Vincent Peillon - Les Matins de France Culture, 20 septembre 2012
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
7h42 l'invité les matins donc le ministre de l'éducation nationale vincent peillon jusqu'à 20h50 re bonjour monsieur peillon alors vous êtes à la tête on le sait désormais d'un des trois seul ministère à être épargné par les coupes budgétaires autant dire que la pression baisse sur la pression pèse sur vos épaules le président de la république avait fait de la jeunesse une de ses priorités et par conséquence éducation nationale doit donc un être une également et vous avez ainsi promis à l'école sous forme de concertation qui ont lieu d'assurance pour man de la refonder rien que ça vous êtes philosophe de formation vous connaissez par coeur votre foi laïque celle de ferdinand buisson et pour un peu parfois vous prendriez des accents de jules ferry nous allons parler éducation nationale avec vous aujourd'hui le luxe d matin c'est que nous avons le temps d'aborder très nombreux sujets et d'autres sujets encore il y aura bien sûr la formation les violences scolaires les effectifs toutes sortes de choses l'état même de la conservation que vous avez menées et que vous menez en ce moment en vue d'un projet de loi pour la fin du mois d'octobre je crois enfin il y a une actualité aujourd'hui qui peut être serait un bon sujet de 17 pour le philosophe que vous êtes sauf qu'on se demande quand même faut-il encore et une fois de plus se rabattre le sujet de peut-on rire de tout monsieur le philosophe ministre l'examen national vincent peillon oui on le doit et on doit réfléchir et l'on doit en parler beaucoup parce que ce qui se passe n'est pas rien la violence qui s'exerce les craintes tout ça pour une démocratie mérite quand même d'être pris fortement en considération ce que vous avez dit est juste au plan des principes est indiscutable ça a été d'ailleurs très important pour notre société notre civilisation que la liberté d'expression nous en parler au passé ça a été important et a dit non pour la reconstitution historique c'est comme ça qu'on a fait la démocratie c'est précisément en assurant cette liberté de pensée et d'expression et il faut la préserver surtout si elle est menacée ç'a toujours été le cas il ya toujours eu des gens qui ont voulu empêcher d'autres de parler ou d'écrire ou de penser dès que cela arrive moi dans ma responsabilité d'ailleurs le ministre de l'éducation nationale je tiens à dire que c'est le premier point c est intangible on ne peut pas transiger avec ça quand on commence les transactions avec la liberté de conscience de pensée et d'expression alors on est sur le très mauvais chemin et on a de très nombreux exemples vous savez premier pas vers les totalitarismes c'est toujours une forme de servitude volontaire qui consiste à s'autolimiter ou data contre des expressions donc ce sujet est très préoccupant la liberté après le principe doit être affirmée on en fait différents usages chacun précisément parce que c'est la liberté doit juger lui-même de l'usaj qui n'en fait pas les autres c'est la liberté ce serait contradictoire c'est pas à moi de décider de ta liberté mais le fort de la liberté c'est d'ailleurs au coeur même de l'éducation quand on dit on veut rendre les enfants autonomes autonome ça veut dire capacité autonome de se donner à soi même la règle chacun à mesurer l'usagé qu'il fait de sa propre liberté c'est pour ça que j'ai trouvé votre papier fort bien fait car il ya le principe et puis il ya les conséquences de l'exercice de cette liberté simplement je veux dire une chose je ne crois pas et c'est une affaire très ancienne parce que dans le fond on se dit c'est un reproche qu'on fait souvent aux gens de principe ce serait un pur moraliste il ne se préoccupe pas des effets de mais il faut qu'il y ait dans une société démocratique quelques personnes qui n'ont pas à se préoccuper des effets de leurs paroles c'est un journal satirique c'est la liberté d'expression les difficultés les menaces elles relèvent pas des journalistes c'est une affaire politique qui préexiste quand même à charlie hebdo et qui suivra le jour où on demande précisément à tous ceux qui sont dans la position de ne pas avoir à se préoccuper des effets de se taire à cause des effets on au début de la difficulté ont fêté le tricentenaire de rousseau cette année et on sait l'importance pour la révolution française de cette pensée politique et morale sont inséparables il y a une forme d'expression qui n'a pas à se préoccuper des effets et qui est précisément l'irruption dans le politique d'une parole qui n'est pas politique elle même et donc liberté d'expression le principe est intangible nous avons être préoccupé évidemment et chacun à faire le bon usage et j'imagine que les journalistes du journal satirique charlie hebdo on n'est pas obligé de lire on n'est pas obligé de l'acheter on n'est pas obligé doivent aujourd'hui s'est interrogé car ça pose des vrais problèmes politiques surtout pour ceux qui sont à chazeau en charge de la sûreté mais ne faisons pas pesé ni sur rené sur d'autres mais on n'a pas l'impression que le premier ministre disait tout à fait la même chose que vous c'était un peu étonnant que en même temps on entende un premier ministre dire qu'il condamnait la caricature de charlie hebdo que laurent fabius au caire certains étaient au caire sans doute gêné aux entournures était tout de même à la fois rappelant les principes de la libre expression me disant que créent les acteurs ne soient pas opportune de choses que de jeunesse que dès qu'on met de la moindre des petites réserves on ne met pas le doigt dans un engrenage qui fait que c'est la liberté d'expression qui paiera écoutez l'évidence peut être comprise par tout le monde d'abord ça ne sera pas franchement j'espère même entre les français un sujet de désaccord deuxièmement on vient de le dire chacun dans sa responsabilité celle du premier ministre et celle du ministre des affaires étrangères c'est de protéger la vie d'un certain nombre de français et lorsqu'ils s'expriment il s'exprime bien entendu en vous parlant à vous mais à d'autres aussi c'est de la politique c'est la politique tout gagné avec la politique est question au ministre l'éducation nationale est toujours sur ce thème sur cette affaire charlie hebdo vous disiez tout à l'heure que il faut s'efforcer de rendre les enfants autonomes est ce que pour rendre les enfants autonomes vous souhaitez vous ministre l'éducation nationale qu'on commente cette affaire dans les écoles qu'on en parle parce que ce serait par exemple un sujet de morale laïque cette année au coeur de la préoccupation les enseignants doivent en parler bien sûr des principes de la démocratie non elle cette affaire mais c'est une illustration c'est quoi la liberté de conscience qu'est ce que le blasphème je vois bien que dans une république laïque vous avez employé ce terme à un moment certains croient qu'il ya des choses qui peuvent être d'ordre blasphématoire pas du tout il n'y a pas de blasphème chez nous si un problème avec la liberté d'expression il ya des recours juridiques mais là le droit ça n'est pas la force donc on a le droit d'exercer aucune violence à l'égard de ceux avec qui on est et vous avez le début d'une réflexion sur des tas de sujets on vient de l'évoquer mais en fait quand même nos instructions officielles personne ne les connaît l'école en instruisant éduque à la liberté la première phrase des instructions officielles pour la maternelle servir quand même de grands principes sur cette phrase vous pouvez tenir une année c'est quoi la liberté quelles sont ces différentes manifestations quelles sont les différentes théories de la liberté que ce soit dans l'ordre physique dans leur biologique dans l'autre sociologique dans land etc tout ça fait partie je lisais encore ce matin quelle incompréhension la morale laïque ce serait l'ordre moral il ne faudrait jamais parlé de la question du bien du mal du juste de l'injuste c'est pas pour les enseigner tel un nouveau credo tel à nouveau une nouvelle orthodoxie c'est précisément pour être capable d'interroger toutes ces valeurs et de voir de quelle façon ce socle très difficiles que nous avons constitué nous sommes quand même l'europe a été traversée non seulement par des guerres de religion mais par d injustice majeure par précisément d oppression à l'égard de différentes formes de liberté et ses revenus encore dans le tout ça a permis de constituer un certain nombre de garde fous de principe il faut les apprendre ville réfléchit on est dans l'urne et dans les principes et dans la réalité de la classe i fé comment le prof pour parler de cela à une classe qui peut-être ne va pas vouloir l'entendre ou qui va se sentir insulté parce que pour elle dire ce que vous dites à savoir qu'on peut enseigner les religions etc c'est un blasphème parce que ce serait évoqué une religion comme au fond ces personnes ces élèves de par leur éducation le sentirez comme une insulte d'abord les professeurs le vincent peillon d'abord les professeurs le font très bien nous demandez rien de nouveau excusez moi on a bâti l'école laïque face à l'église catholique et c'était exactement le sujet déjà tous les instituteurs comment faire et relisez la lettre de jules ferry aux instituteurs amener les gens france culture 8h16 lors de la chronique de brice couturier mais avec un petit changement avant voir d'habitude vous avez pris un gros coup de froid bri oui je suis malade je regrette beaucoup de ne pas être présent physiquement parce que je voudrais bien voulu poser des questions directement à vincent peillon mais je veux le faire par téléphone alors dans les biens prix de votre convive d'accord voilà vous écoute alors au cours des quinze jours qui ont suivi la rentrée deux incidents sont venus rappeler que l'école est confronté à un problème de violence le fait que les victimes étaient des enseignants montre que la situation se dégrade en effet ce sont de plus en plus les représentants des institutions qui partait incarne une autorité subissent la contestation l'insultent où les cours dans un tas dans un collège près de poitiers unir d'élèves de 4e n'a pas apprécié qu'un professeur relève sur le pays correspondance qu'un devoir n'avait pas été fait une version physique en pleine place dans un lycée professionnel de bordeaux c'est un élève de 18 ans qui s'en est pris d'abord aux meubles puis physiquement à un enseignant parce qu'il ne supportait pas le coup porte sur le système politique du maroc son pays d'origine cette montée de la violence envers les professeurs à bien des origines mais on peut en relever plusieurs d'abord les parents se comporte de plus en plus envers l'école comme des consommateurs de services scolaires leurs chérubins doit acquérir les fameuses compétences au rythme prévu à cumuler les félicitations et passer automatiquement dans la classe supérieure et si ce scénario idéal est pris en défaut on se retournera contre le fournisseur comme lorsque le portable fonctionne pas correctement étrange mentalités ensuite cette dévalorisation de la fonction enseignante s'inscrit dans le cadre plus général d'une crise de l'autorité cette crise de l'autorité est là je cite accompagner le développement du monde moderne comme l'écrivait hannah arendt qui relevait que c'était précisément dans l'éducation en tant que transmission d'un certain type de savoir sur le monde que cette crise était la plus manifeste or expliqué encore à je la cite la perte de la permanence et de la solidité du monde est identique à la perte de l'autorité perte d'autorité du côté des enseignants sentiment de précarité chez les élèves cette crise de la culture se traduit aussi par le fait je cite encore arendt que nous avons cessé de vivre dans un monde commun où les mots possède un sens indiscutable nous abordons les uns aux autres ajouté t-elle le droit de nous retirer dans nos propres mondes sens on sait bien ce que nous observons aujourd'hui à l'école victime collatérale de la montée des communautarismes identitaire écoutons le secrétaire général du principal syndicat des chefs d'établissements le fmp des om je le cite dans l'express de cette semaine la question communautaire à l'école est le problème que les pouvoirs publics ne veulent pas voir tout devient objet de dérivés de créer des tensions même un arbre de noël qui n'est pourtant pas un symbole chrétien sans citation comment en est on arrivé dans un pays comme le nôtre qui n'est pas la colombie à ce que les enseignants soit amené en très grand nombre à devoir souscrire à des assurances contre les risques de violences ne serait ce pas à l'éducation nationale de le faire à leur place ou mieux encore de règle et globalement ce problème de violence à l'école car de sa résolution tout le reste dépend comment par exemple imposer la carte scolaire à des parents qui savent que pour leurs enfants elle va signifier une relégation dans un collège où il sera humilié racketter matu ont ils ou elles se rendre à chaque jour la peur au ventre d'où les enseignants à peine nommé n'auront de cesse de chercher à s'échapper alors monsieur le ministre vous venez d'annoncer la création d'un observatoire de la violence au sein de votre ministère au moins pourrait-il avoir pour mérite de cesser une dissimulation du phénomène qui était largement pratiqué par vos prédécesseurs mais s'il devait stop ça va devoir se limiter à la production de nouvelles statistiques s'ajoutant à celle dont nous disposons déjà il décevrait et les professeurs et les élèves qui en droit à un environnement pacifié merci brice couturier votre chronique à réécouter sur france culture point fr monsieur le ministre vincent peillon ont d'abord cette violence existe elle existe dans toute la société elle existe dans l'école pour commencer par là où vous avez fini ce vers l'action ce n'est pas du tout ce que nous avons fait d'abord je suis le premier ministre à avoir déféré systématiquement devant les procureurs tout professeur agressé par l'article 40 je le ferais systématiquement pas seulement au nom de l'éducation nationale mais au nom de la communauté nationale car je crois que nous devons tous être aussi chacun doit prendre ses responsabilités comme adultes auprès des professeurs deuxièmement nous avons créé à la demande de françois hollande un nouveau métier ce sont les assistants de prévention et de sécurité que nous sommes en train de former ses 500 postes qui ont été créés et plus de postes dans la durée ils vont d'abord dans les établissements difficiles car n'oubliez jamais que 50% des faits graves de violence sont concentrées sur 10% des établissements enfin troisièmement j'ai pas créer un observatoire l'observatoire international exister dans le monde universitaire était d'ailleurs d'une très grande qualité j'ai demandé c'est la première fois dans l'histoire d'un ministère qui a plusieurs siècles que le mot violence soit reconnu dans l'organigramme est dans la réalité de ce ministère et donc nous avons créé une délégation ministérielle à la lutte contre les violences scolaires et donc à la prévention qui a trois objectifs un objectif de connaître les réalités oui nous sommes le ministère des lumières je pense que pour les traiter si on veut pas être dans l'émotion le fait divers je pourrais vous en dire beaucoup sur les événements que vous avez cités certains sont vraies d'autres sont totalement inexacte d'ailleurs le professeur lui-même fait le travail médiatique pour dire c'est pas exactement ce qui a été dit dans les médias parce que ça c'est un vrai problème mais donc un travail de connaissance sur cette violence à l'école qui ne correspond pas du tout d'ailleurs à l'idée que les gens en ont deuxièmement bien entendu un travail d'action c'est à dire mettre en place comme nos auxiliaires prévention et sécurité un certain nombre de mécanismes qui concerne la vie scolaire qui permettent de lutter contre cela association des parents etc on pourrait décrire c'est pour ça que j'ai rattacher cette délégation auprès de la direction générale de l'enseignement scolaire c'est à dire la mise en oeuvre des pédagogies et puis troisièmement c'est faux un mental et nous en sommes en train de le transformer totalement la formation initiale et continue des professeurs et des personnels de l'encadrement vous citiez philippe tournier de telle sorte que nous soyons armer nos personnels soient armés pour faire face à toutes ces questions que vous avez soulevés mais qui sont lourdes quand même le monde commun qu'il faut reconstruire les valeurs laïques arracher les gens quand même je les dis et j'ai vu les réactions à leur enracinement leurs opinions leurs préjugés et donc leur violence être capable entre tous les enfants de france de rebâtir du commun est de faire que ce commun nous permettent de vivre ensemble plutôt que ces gestes de violence donc nous ne sommes pas dans l'observation seulement il faut pas mépriser la connaissance nous sommes véritablement dans la connaissance au service de l'action et c'est pourquoi j'ai demandé à eric debarbieux qui est celui qui a dans le fond fait admettre qu'il y avait de la violence à l'école dans notre pays mais qui est aussi reconnue internationalement depuis 15 ans d'accepter c'est très très important de quitter l'université pour venir dans le ministère y compris avec des universitaires mais aussi des gens d'action des inspecteurs des professeurs pour que nous agissions et j'y tiens beaucoup nous prenons ce problème très au sérieux cela dit là vincent peillon vous vous situez dans la continuité de ce qu'avait prévu de faire luc chatel puisque eric debarbieux offrant avait déjà piloté les états généraux de la sécurité à l'école nous sommes exactement dans l' inverse eric debarbieux qui est un militant avait fait que vous venez de dire le présidence d'un conseil scientifique là il est dans l'action pour pour luc chatel déjà pas pour luc chatel pour le ministère et pour la france il a été très déçu il l'a dit oui parce que la première mesure allons sur les contenus d'autant plus qu'on est avec vous donc on peut en profiter quelle est la première mesure des états généraux de la violence demandé par les chercheurs plus d'adultes dans les établissements comprenez bien quand même pour qu'il y ait un peu de sûreté de sécurité et de tranquillité dans les établissements il faut mettre des adultes quand même quelle est l'action majeure de la droite depuis quelques années fox a réalisé qu'il fait mais de la police la douche est une très mauvaise idée même si je travaillais avec l'ensemble des corps de deux fonctionnaires s'étaient d'ailleurs une des mauvaises idées enfin une des mauvaises propositions que la droite a sorti comme les portiques à la sortie des états généraux qui était en contradiction avec les recommandations d'eric debarbieux en l'ensemble de la communauté universitaire mais la première chose je tiens à le dire quand même c'est que dans les écoles et dans les lycées il faut les adultes pas détruire 80 mille postes mais qu'il y ait des surveillants qu'il y ait des conseillers principaux d'éducation qu'il y ait des professeurs tout ça aide beaucoup à ce qu'on appelle le climat scolaire quand c'est plus le cas surtout dans les établissements difficiles vous avez un problème je vous rappelle qu'à la rentrée nous avons créé dans l'urgence 6000 postes il y avait les postes de professeurs mais il ya 2000 assistants d'éducation c'est à dire ce qu'on appelait autrefois les surveillants des postes de cpe et les postes dont j'ai parlé c'est à dire ce nouveau métier libertas que répondez-vous aux chefs d'établissement que si tu es tout à l'heure brice couturier qui disais donc que la question communautaire est un problème de plus en plus important est que les pouvoirs publics ne veulent pas voir moi je pense vincent peillon elle est au coeur depuis d'ailleurs ce matin de nos débats elle est au coeur de nos préoccupations moi je la vois très nettement et c'est pour ça que je n'arrête pas de dire qu'il faut rebâtir du commun mais je vous demande à tous les cols fera dans les années qui viennent tout ce qu'il faut sur le plan matériel et intellectuel tout à l'heure je les dis c'est l'objectif du président de la république le redressement et ça passera par l'école elle est la france de demain mais le reste de la société ne doit pas se défausser sur l'école de ses responsabilités c'est pas le tonneau des danaïdes c'est à dire on va demander à l'école l'école du respect l'école du commun l'école de la raison l'école du long terme et à l'extérieur on sera irrespectueux on fera vibrer l'émotion on coupera les phrases en quatre et on fera perdre le sens ça c'est pas possible si les adultes de france pense qu'ils ont maintenant une responsabilité et ils ont maltraité nous avons mal traité notre jeunesse il faut aussi quand même reconnaître c'est pas tous ces petits sauvageons qui serait responsable de même ça n'existe pas nous avons nos responsabilités d'adulte alors les enseignants les professeurs les ministres mais tout le reste de la société donc il faut se mettre à cette question nous ne pouvons pas accepter les dérives communautaristes nous ne pouvons pas accepter qu'il y ait des violences de cette nature et nous avons à défendre nos valeurs parce que la république a des valeurs et là dessus je voudrais dire quand même quelque chose il faut quand même accompagner l'effort de l'école d'un effort profond de justice sociale parce qu'il faut analyser aussi les mécaniques du repli communautaire et ses mécanismes du repli communautaire ce sont des crises d'identité que vivent un certain nombre de gens parce qu'ils ne trouvent pas les éléments de la reconnaissance et de la confiance dans la société où ils sont hélas nous avons aussi tout un travail à faire face à la violence de la société dont vous parlez puisque les choses sont liées violence à l'école on ne peut pas avoir une école qui souhaitent un îlot préservé au milieu d'une société de violence christine christiane taubira vient donc de publier une circulaire sur les prisons est là s'est également exprimé sur une certaine manière d'aborder la violence elle a parlé des peines planchers que vous socialiste vous apprêtez à a beau dire vous savez ce que dit l'ump l'ump dit que en faisant cela on lance un message aux délinquants et donc on lance un message aussi à la violence telle qu'elle s'exerce dans les écoles no15 ayant je crois que l'accumulation de lois sécuritaires entre guillemets de la droite a conduit on le voit à une absence cruelle de résultats donc je pense que c'est un objet qui doit pas être de communication voire d'excommunication dix ans les uns contre les autres je pense qu'il faut prendre ces questions très au sérieux la droite ne l'a pas fait elle a fait de la gesticulation elle a diminué les effectifs de police elle a multiplié je le vois par exemple la suppression des allocations familiales la loi ciotti pour les élèves absents c'est totalement c'est la caisse des allocs d'allocations familiales qui vient de faire un rapport pour montrer que ça n'a aucun effet notre préoccupation doit être les effets alors si vous me demandez est-ce que nous sommes là nous sommes laxistes je vous réponds non au fond d'une intransigeance et d'une rigueur absolue à l'égard de la délinquance et en même temps le redressement moral intellectuel du pays il doit être dans la justice mais le message là il n'est pas qu'on va être moins puni le ciron comme et tel ou tel acte de délinquance donc à l'école ou à l'extérieur nom n'aura pas moins plaisant payant on doit d'ailleurs être puni plus vite plutôt parce que c'est ça on doit avoir des peines qui sont proportionnelles aux infractions que l'on commet et on doit surtout faire parce que vous savez c'est toujours pareil c'est comme dans la médecine on doit prévenir parce que qu'est-ce que c'est que ce jeu on peut remplir et c'était labrecque nouvelle phrase de victor hugo on peut remplir les prisons autant qu'on veut si on n'a pas éduquer les gens avant pourquoi nous nous disons par exemple une chose aussi simple qu éducation et or it et aux primaires parce que chacun sait que ça se joue très tôt ce qu'est ce qui se joue les apprentissages cognitive bien sûr mais aussi la socialisation le fait de pouvoir être à l'aise dans son langage c'est à dire dans sa structuration du monde sait les enfants de deux ans trois ans quatre ans cinq ans six ans et là il faut mettre le paquet il faut même dire à ceux qui nous écoutent que ce travail de redressement ça va pas se faire encore en une déclaration une loi une année il faut que nous nous remettions artix et ce comme un art défendre nos valeurs c'est un travail de 5 ans de 10 ans de 15 ans mais il faut essayer d'inverser cette ce moment qui est un moment de décomposition et imaginez quand même c'est ce que dit fort bien le professeur de bordeaux des compositions collective c'est terrible de voir ces actes de violence cette école abîmé comme ça c'est la république est abîmée mais des compositions pour ces jeunes eux mêmes quand il a pété les plombs toutes les difficultés nous sommes le pays où les adolescents se suicide le plus c'est une fierté pour nous adultes tout ça est lié donc nous avons quand même à faire un travail en profondeur et ce sera très intéressant sur des affaires comme les rythmes scolaires ou d'autres nous avons abandonné notre jeunesse de voir si ce pays veut nous adultes se redresser ou par carla ne nous avons un bon test pour sortir des commentaires de notre propre malheur parce qu'elle en est là la france 1 à se mettre des cendres dessus à dire est ce qu'on veut se redresser est-ce qu'on veut avancer est ce qu'on veut faire pour les jeunes ce qu'on avait fait pour nous d'ailleurs quand je regarde beaucoup de sujets alors là on aura un bon test de notre volonté à avancer agnès bénassy quéré oui vous avez parlé tout à l'heure de résultat ce qui est normal pour quelqu'un qui est en charge d'un aussi et grands ministères et est responsable de tant de données publiques alors quand on parle de résultats les économistes pensent immédiatement à la question de l'expérimentation qui se prêtent extrêmement bien à l'école - dans d'autres domaines de la politique publique est-ce que dont vous avez un grand nombre de dossiers est absolument clé sur votre bureau est ce que vous envisagez de faire des expérimentations avant la généralisation de nouveau disposer de ces clés ou d'appareils la violence il ya la question récurrente de la sectorisation du rythme scolaire détails des classes voilà donc vous avez la chance d'avoir un pays avec des régions vous avez possibilité d'avoir des groupes tests pour véritablement vérifier ce fameux résultats un de manière scientifique entre guillemets comme le font les médecins les chercheurs en médecine avant de généraliser un médicament vincent peillon d'abord l'expérimentation existe c'est ce qui est même l'innovation ce qui me fait de la peine et c'est pour ça que j'ai dit qu'ils vont aller re créer un conseil de l'innovation c'est que dans le fond il n'y a pas de remonter du bas vers le haut dans notre système et il ya même pas et là je vais me servir beaucoup de l'internet ayant même pas de mutualisation de mise en commun de ces différentes expériences c'est à dire que ce qui nous avoue expérimente quelque part ne peuvent pas mutualiser leurs expériences avec d'autres donc c'est tout a volé notre action nous allons développer des choses existent déjà mais c'est tout à fait essentielles y compris qu'on prenne cette habitude deuxièmement dans la loi nous allons voir et je ne peux pas tout vous dire ce matin mais nous favoriserons un certain nombre d'expérimentations c'est à dire une forme si vous voulez de liberté qui est absolument nécessaire aux bonnes pratiques pédagogiques car il faut aussi comprendre que les professeurs les chefs d'établissement sont des concepteurs que les terrains sont différents ils doivent pouvoir avec les collectivités locales avec pouvoir expérimenter ou adapter un certain nombre de pratiques donc j'y suis profondément favorable après ma responsabilité c'est quand même on parlait du commun que tous les enfants de france aient les mêmes droits et les mêmes devoirs il ya un très grand danger on l'a vu parfois et je les ai vus même sur savez l'enfer est pavé de bonnes intentions là on laisse se développer ces initiatives et bien il y a des gens qui ont plus et des gens qui ont moins à l'arrivée c'est par exemple l'effet de la réforme du lycée l'effet de la réforme du lycée qui était parti d'une bonne idée donc elle a été faite par mes prédécesseurs jean va laisser un peu de souplesse on va pouvoir faire des blocs et bien le résultat c'est que ceux qui ont plus ont toujours plus ceux qui ont moins ou toujours moins on évoquer la carte scolaire tout à l'heure et et vous aviez une inquiétude mais la droite l'a assoupli résultats de l'assouplissement de la carte scolaire c'est que les collèges les plus défavorisés hélas toutes les études le montrent plusieurs puisque vous parlez d'évaluation eh bien on était encore plus défavorisés donc il faut faire très attention et j'y veillerai penser aux rythmes scolaires pensez aux pratiques culturelles il faut faire très attention quand on donne ses libertés que ces libertés soit pas l'occasion d'accroître encore dans un pays donc quand même le tissu géographiques sociales et mythes et d'accroître encore les inégalités il faut de la péréquation il faut de la solidarité il faut quand même que tous les enfants et du commun les mêmes droits et les mêmes devoirs le même accès à la culture le même accès au sport le même accès aux langues étrangères le même accès à l'internet ça n'est pas le cas aujourd'hui alors vincent peillon d'aucun tout de même 10 parfois oui c'est très bien de parler de la question de la violence scolaire mais au fond là le vrai problème de l'éducation nationale aujourd'hui c'est que nos enfants apprennent à lire correctement à écrire encore mieux et qu'ils sachent se compter et bien sûr revient régulièrement dans les dossiers la question du décrochage scolaire en connais le rapport de l' ocde qui a porté son rapport regards sur l'éducation de 2012 où le taux de scolarisation des jeunes de 15 à 19 ans est passé de 89 % 95 84 % en 2010 quel est pour vous quand même ce qui serait quand même l'autre vraie priorité d'abord le lait la formation des profs cette question du savoir lire écrire compter le nombre d'élèves par classe la semaine de quel jour de combien de jours c'est quoi la chose qu'il faut faire passer tout de suite là c'est la même chose en fait tout ce que j'avais dit c'est précisément les priorités parce que c'est un peu tout faire en même temps je voudrais d'abord vous dire une chose c'est que entre celui qui a du mal à lire et à écrire celui qui est violent et celui qui décroche il y a véritablement quand vous regardez les études un lien très étroit lorsqu'on a du mal à s'exprimer lorsqu'on est mis en difficulté très tôt lorsqu on redouble les cp on entre dans des voies qui finissent par le décrochage et lorsqu'on a cette difficulté la quête une difficulté relationnelle sociale d'insertion d'épanouissement et vous savez qu'on meure même plus jeunes de plusieurs années donc on se retrouve dans des situations d'échec donc toute responsabilité et c'est pour ça que tu es mots très simples sont dans le fond et je le disais hier encore à dijon une inversion totale quand on dit priorité aux primaires les gens pensent qu'en france on l'a fait on est le seul pays où on met moins d'argent au début que dans la suite c'est à dire le collège et le lycée et on met beaucoup moins d'argent dans alors l'argent c'est pas joli de dire comme ça mais je vais vous dire ce que ça traduit dans le cp l'école maternelle le ce1 que les autres pays européens or comme c'est là que les difficultés ont lieu et c'est là qu'elles ne sont pas convenablement traité nous avons d après ces difficultés se reproduise tout au long des parcours des destins scolaires et sociaux alors il faut mettre le paquet sur le primaire ça veut dire des enseignants formés c'est très difficile d'apprendre à un enfant à lire ou à écrire on est le seul pays qui a supprimé cette formation est donc nous portons un grand projet qui est absolument nouveau c'est pas le retour aux écoles normales ou le havre agricole chez rieur du professorat et l'éducation et à quelle échéance de rentrée 2013 les yeux s p e vont être ouvertes deuxièmement nous allons modifier les rythmes scolaires on se plaint que les enfants ne sache pas lire écrire etc mais précisément leur donne plus de temps d'apprentissage on à 140 quinze jours 144 je vous avez raison du jour de classe tous les autres pays sont 180 200 on était nous mêmes à 180 il ya encore quatre ans et donc on fait subir à nos enfants et aux élèves des choses que nous sommes même pas imposé à nous mêmes le grand historien antoine pau me faisait remarquer ya pas longtemps qu'on a enlevé une année de classe entre cp et cm2 mais comme on est très exigeants évidemment on n'a pas du tout diminuer les programmes on les a bourré et donc on fait des journées extrêmement chargé et urgente pour les enfants qui n'ont lieu dans 15 autres pays donc remettre en place une formation des enseignants changer les rythmes scolaires et adapté temps scolaire étant éducatif être capable de faire une vraie priorité aux primaires des moyens plus de maîtres queux de classe pour les enfants qui sont en difficulté des pédagogies rénové voilà ce sont les trois axes majeurs de la grande réforme que nous allons proposer je crois que de savoir qu'elle va votre cabinet en ce moment on discute ferme pour ouvrir les après midi des enfants à des activités différentes qu'est-ce que cela recoud parce que c'est trop tôt pour en parler ou est-ce que vous pouvez nous dire un peu de quoi il s'agit et si notamment il y à ce cheval de mer également à ce jeu ce ce de mer je ne sais pas si c'est bien français et cette question de l'aigle de la question des caisses de l'éducation artistique mais est en train de réfléchir ou pas à ouvrir ces fameuses après midi l écoute des écoles à des enfants aujourd'hui les activités différentes bien sûr vous parler de peur des expérimentations ça existe certains nombre d'endroits déjà deuxièmement je l'évoquais tout à l'heure là où on a été capable y compris dans des endroits qui connaisse précisément de la violence de mettre en place des projets artistiques des pratiques artistiques des résidences artistiques avec des artistes qui viennent on a des résultats extraordinaires sur la réussite des élèves et sur la baisse de la violence y compris dans les quartiers nord de paris et dans certaines banlieues très proche donc c'est tout à fait souhaitable mais évidemment on retrouve deux problèmes un ça coûte un peu d'argent ça coûte un peu d'argent parce qu'il faut évidemment investir et 2 puisque ça coûte de l'argent si on veut le faire il faudrait faire que tout le monde puisse y avoir droit je veux me faire comprendre une collectivité locale très riche lyon paris etc a plus de facilité à financer pour des tas de raisons vous le comprenez bien des pratiques sportives ou culturelles l'après-midi que évidemment une communauté de communes de la haute saône ou du fin fond de la lozère or nous notre responsabilité c'est de faire quand même que soit vous êtes de cette banlieue vous êtes de cette campagne vous êtes de ce centre ville vous devez avoir comme enfants les mêmes droits et donc nous sommes dans une négociation discussions plus d'ailleurs aujourd'hui très approfondie avec les collectivités locales qui sont engagés dans cette affaire les parents d'élèves qui ont évidemment leur mot à dire les grands mouvements d'éducation populaire qui prend en charge les enfants après 1 quels sont les personnels qui font ces accompagnements pour voir si on veut la rue doit aussi mais sans la culture avec cette compliquer ses affaires toujours très compliquée d'un travail en commun rue de valois à notre ministère ou pour être honnête c'est le projet que nous portons ensemble avec aurélie filippetti moi j'ai beaucoup d'abord d'amitié de respect pour elle mais regardez bien ces déclarations et l'orientation de sa politique depuis le début cette question de l'éducation artistique des pratiques culturelles est au coeur de son orientation politique et nous cherchons d'abord nous travaillons dans deux groupes de travail au sein mais nous cherchons à construire évidemment cela ensemble pour des tas de raisons que vous pourrez développer mais je suis déjà trop long alors iberia de lire et d'écrire apprendre à lire et à écrire je vais vous poser une question concrète avec un témoignage bellomia mon père 90 ans il quitte l'école certificat d'études pas une seule faute d'orthographe mois 60 ans formation universitaire 3 4 fautes mon fils mario fait plus de fautes que moi ma fille 20 ans fait plus de fautes que son frère est ce que c'est un mouvement comme ça c'est grave ou est ce que c'est un problème secondaire l'orthographe alors vincent payant d'une part ce n'est pas vérifiée par les études que l'on a pas ce qu'on a toujours dit andorre oui oui je suis sûr donc on a toujours tendance à mais tant mieux un dans le fond a regretté le paradis perdu l'aller l'âge d'or depuis elliott c'est comme ça on préfère mon nom ci mais on fait plus de fautes d'orthographe ou jouer ma grand mère lors chacun sur l'expérience qu'ils étaient très fiers d'avoir uniquement de certificat d'études pendant six mois je ne fais pas une faute d'orthographe m'a envoyé des lettres quand j'étais aux côtés de vacances et qu'elle y avait à peu près une faute par mots mais je continue de dire tu as la découverte est fait alors bravo pour votre père moi j'ai eu l'occasion avec des premiers ministres quelques grands intellectuels et est allé voir les manuscrits même de très grands écrivains français c'est souvent bourrés de fautes d'orthographe et donc il faudrait pas là encore qu'on tire and is qu'on tyrannise nos jeunes gens nous on faisait aucune faute d'orthographe et je dois vous dire que moi même j'ai passé l'agrégation avec le bled à côté de moi 6e 5e parce que il peut arriver que les uns et les autres fassent quelque peu fort et donc je suis pour l'orthographe je suis pour cette politesse de l'esprit je suis pour que mais je pense que il n'y à pas l'évolution vous dites enfin dernière chose quand même parce que il ya cinquante ans alors vous avez parlé du certificat d'études mais il ya 50 ans et amène 20 ans il y avait beaucoup moins de jeunes beaucoup moins de citoyens qui avaient accès à la connaissance et à la culture qu'aujourd'hui il faut se rend compte quand même que nos sociétés et ce qui se joue d'ailleurs avec des sociétés à l'extérieur de nous on a toujours un discours pessimiste lundi c'est quand même que beaucoup plus de gens et des couches nouvelle socialement ont taxé précisément aux études à la connaissance et à la culture c'est quand même globalement une bonne nouvelle alors plusieurs questions encore qui sont dans votre actualité bien sûr par exemple faut-il ou non en finir une fois pour toutes avec les notes à l'école primaire le demandent beaucoup d'enseignants monsieur le ministre et puis aussi corollaire quand c'est toujours de la notation quand enfin les systèmes d'évaluation qui tétanisent les enseignants seront ils abandonné il ya déjà des éléments puisque du système d'évaluation deux très importants que j'ai fait interrompre un les évaluations l'année dernière et là ce qu'on appelle le livret personnel de compétences qu'il va qui va être profondément simplifié donc je lisais dans un certain journal qu'on n'avait pas bougé l'évaluation on n'a jamais autant bougé et pris de décision aussi vite maintenant sur la question des notes je me suis exprimé à plusieurs reprises je souhaiterais d'ailleurs c'est globalement un qu'on passe d'une société de la défiance est une société de la confiance et la première chose c'est donner aux enfants confiance en eux mêmes on apprend bien que quand on a plaisir à apprendre c'est aussi dans le fond une chose très importante pour l'école de comprendre que l'enfant doit s'y trouvaient bien c'est comme ça qu'on apprend le mieux est de ce point de vue là notre système de notation est trop souvent blessant et donc il faut que la notation soit un encouragement et pas quelque chose qui décourage beaucoup d'enfants alors c'est pas est-ce qu'il faut des notes ou pas de notes c'est pas tout noir ou tout blanc sait il faut mettre en place ça existe d'ailleurs il ya plein de méthode pour le faire des systèmes d'évaluation qui soit disons plus encourageant est plus formatrice dans le fonds pour les élèves donc tout ça et je voudrais dire une chose très simple et les enseignants et la grande refondation de l'école elle sera pas simplement c'est pas des circulaires c'est pas des stylos c'est pas que de l'argent c'est des pédagogies j'ai dit depuis un an et demi que toute l'équipe qui m'entoure qui sont tous des gens qui ont enseigné qui aiment l'école qui est consac meilleur d'eux-mêmes ont une entrée dans les sujets c'est pas bercy qui dirige aujourd'hui le ministère d'éducation nationale ce sont des professeurs ce sont des gens qui connaissent et qui respecte et qui place au plus haut le lien entre un professeur et un élève qui est le fond de la faire et donc les questions pédagogiques sont au coeur de la conservation et je vous propose d'écouter tout de même parce que l'émission avec amélie sur les questions nationales sans enseignant c'est pas terrible on voit là écoutez donc ce cas le témoignage car acolyte christophe payet c'est le témoignage de pierre danthine fardoux qui prof pablo picasso à fontenay-sous-bois dans le val-de-marne qui a signé dans le ruc sur le site de rue89 une pétition pour demander l'augmentation des effectifs d'élèves dans son établissement ecoutez-la dockett clémentine fardeau au micro de christophe payet est en action depuis le jour de la prérentrée du côté des professeurs qui ont fait grève des élèves qui ont bloqué l'établissement les parents et parce que depuis deux ans une quinzaine aux avions entre 30 et 32 en classe de seconde et cette année nous en avons 30 plus de 34 ans moyens dont 35 dans plusieurs cas trente quatre élèves de plus c'est moins de temps pour chacun pour s'exprimer notamment cours de langue pour que nous enseignons locution les suivre les accompagner dans un processus d'apprentissage et d'orientation parfois compliqué oui nous avions eu beaucoup d'espoir effectivement en entendant que la casse de l'école publique c'était fou que ce nouveau gouvernement allait changer les choses pour l'instant de chez nous c'est vrai que c'est difficile à croire dans la mesure où on a une situation bien pire que les années précédentes on comprend pas pourquoi l'année où on nous dit ça va commencer à aller mieux là maintenant chez nous c'est pire que les 15 dernières années changement avec la gauche il faut que ça soit très vite là il faut qu'une rouvre notre classe qu'on puisse enfin me dire oui effectivement elle est elle revenue la santé donc les croire on a vous le savez créer 6000 pas juger tout leur plus de 1000 postes de professeurs des écoles mais et le budget de cette année c'est la droite encore et donc ses quatorze mille postes supprimés donc j'ai pu réouvrir 670 classe mais on ne peut pas faire et d'ailleurs ça fait partie de la réflexion que les uns les autres doivent avoir sur le temps sur la vérité des propos donc les professeurs l'ont fort bien compris c'est pour ça que la rentrée s'est bien passée cette rentrée elle est mieux elle est nettement mieux mais elle est encore l'héritage de la droite je dis un mot quand même et ce sera d'ailleurs une information nous allons avoir à recruter près de quarante mille professeurs et donc mon gros problème c'est pour qui l'édition de l'an pour la rentrée 2013 dans les années là la fenêtre viennent il faut les trouver parce que ce qu'on a pas parlé mais il faudrait faire trois ans des missions de l'état les recrues de l'été les ans au maximum de la réouverture des listes et je le ferai et j'annonce d'ailleurs parce que je vois les problèmes de remplacement qui sont entre n 2 dire que nous finissons à l'instant une discussion avec les représentants syndicaux pour réouvrir encore au delà des 1000 que j'avais données sur les professeurs des écoles les listes complémentaires car il y aura des tensions de remplacement et donc nous avons déjà 90 postes supplémentaires que nous allons recruter dans les jours qui viennent pour faire face dans les haies dans les académies dont la sienne d'ailleurs les plus déficitaires à quelques problèmes mais là nous sommes dans l'oeuvre de réparation par rapport à la destruction qui a été celle de la droite et je ne veux pas seulement qu'on répare on va réparer mais je veux aussi qu'on change l'école en profondeur la gauche elle doit pas simplement venir corriger ce que la droite pour établir ce que la droite a défait elle doit avoir une beaucoup plus grande ambition transformatrices donc un nous allons réparer ça mérite un peu de temps il faut un peu de temps mais deux nous avons aussi une plus grande ambition c'est celle de changer l'école alors je vous demande et une questions courtes une réponse assez courtes nécessairement vous avez dit quelque part que vous comptiez vous vous aviez l'intention de travailler très étroitement avec les entreprises qu'est ce que vous comptez faire est ce que vous pensiez à l'apprentissage qui est un sujet très important quand on compare les performances de la france l'allemagne traditionnellement on dit que l'apprentissage est bien mieux organisé en allemagne et permet aux jeunes d'accéder à l'emploi je rencontre à partir de la semaine sans que j'y donne une centaine de chefs d'entreprises des plus grandes entreprises et grandes pme tous leurs représentants car je crois que c'est un problème français d'abord cette division absolument insupportable entre les savoirs noble et les autres et notre jeunesse 3 millions de chômeurs énormément de jeunes en les premières victimes surtout les milieux défavorisés je pense que l'éducation en tout cas par mon intermédiaire doit faire une part du chemin lorsqu'il faut mieux ajuster les formations aux métiers on a un peu de marge donc je veux en débattre avec les chefs d'entreprise je pense qu'ils ont aussi une part du chemin faire quand je regarde la dépense éducative de collectivités locales sont bien investis mais nous avons encore un monde patronal qui ne s'investit pas assez dans l'école et donc je veux que ce dialogue se noue il y a un lien entre redressement éducatif et redressement productif je veux qu'ils aient lieu des questions qui arrive sur twitter tenez puisse-t-il oublier le ministre le temps politique est privilégié le temps éducatif c'est tout l'enjeu françois hollande a accepté en faisant de l'école une priorité ce que je dis très tôt quand on va agir pour des enfants en difficulté qui sont des enfants de moins de trois ans nous allons nous adresser à des citoyens qui vont vivre au 22ème siècle la constitution empêche aujourd'hui qu'un président de la république fasse plus de deux quinquennats vous le savez les effets de la politique que nous allons mettre en oeuvre ils seront pour après le deuxième quinquennat c'est ça la réalité des choses et dans 2 3 ans ou quatre ans on va avoir les tests pisa qui vont dire la situation se dégrade encore en france parce que ce sont les élèves qui évidemment un relevé de l'absence de formation des professeurs etc et donc il faudra faire le gros dos donc je lui avais dit c'est courageux visiblement c'est quand même le choix qu'il a fait de temps en temps il faut que le temps politique au sens noble disons celui de l'action publique prenne le pas sur le temps politiciens voir permettait le mois sur le temps médiatique et dernière de la question certains s'inquiètent de ce que vous n'ayez pas dé sanctionner des enseignants qui avaient été lourdement sanctionné le code appelle les assistent les enseignants résistants qui n'avait pas voulu appliquer quelques unes des directives de des ministres darcos ou chatel qui ont été sanctionnés rétrogradation salariés à les autres et on attend que vous fassiez quelque chose vous savez que l'école française était nourri sur le principe moral et c'est la fameuse mont alaric laïque de kort agit toujours de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigée en loi universelle alors il n'était pas d'accord avec mon prédécesseur dans un cadre démocratique nos prédécesseurs avaient élu démocratiquement moi je vais faire une réforme il ya des gens qui seront pas d'accord mais alors il désobéit rond sont des fonctionnaires d'état bon que les gens réfléchissent un peu un ministre de l'éducation qui va dire mais vous pouvez ne pas respecter évidemment l'aimé où on va donc moi j'ai beaucoup d'amitié pour eux on a partagé beaucoup de valeur mais venir et dire à écouter la loi finalement quand on la respecte pas c'est pas grave il y aura une petite contradiction car il se fait qu il ya d une diversité d'opinions dans le pays il ya une démocratie cette politique de la droite que j'ai profondément combattu je suis content qu'on s'en soit débarrassé elle avait été décidée par les français dans un vote démocratique on peut passer exemptés surtout quand on est un fonctionnaire d'état d'appliquer quand même les politiques démocratiquement choisis par nos concitoyens un tout petit peu un tout petit peu de bon sens dans cette affaire mais ils ont toute ma sympathie
Vincent Peillon