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Podcast / conversationINA Histoire· 19 octobre 2022 27 minPortrait personnelInstitutions & élections

Simone Veil : Auschwitz (2/4) I Podcast INA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Simone VeilFait
    « on voit qu'il y en a qu'on met de côté quand il y a des enfants des gens qui disent qu'ils sont fatigués ou autre »
  • 19:00Simone VeilFait
    « elle m'a dit tu es trop jolie pour mourir ici je vais essayer de faire quelque chose pour toi »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Simone Veil seul l'espoir apaise la douleur [Musique] un podcast original produit par Lina écrit par les avenstein avec le concours de Dominique Missika [Musique] [Musique] [Musique] 15 avril 1944 après deux jours et demi d'un transport insupportable le convoi numéro 71 partie de Drancy arrive à Auschwitz birkena Simone Veil sa sœur Milou et leur mère Yvonne débarquent sur le quai au milieu de la nuit [Musique] Simone Veil seul l'espoir apaise la douleur deuxième épisode à Auschwitz avril juillet 1944 [Musique] [Musique] le train s'arrête boscomment très vite les portières s'ouvrent puisque ce sont des wagons abestiaux des gens pyjama avec rayé qui se précipite qui nous font sortir très vite les aboiements de chien cet éclairage très dur du fait qu'il y a sur le quai ces lampes projetées vers la lumière projetée vers les wagons et puis une sortie très très rapide des wagons avec ses bagnards pour nous ils sont habillés comme des bagnards et qui nous font sortir des trains les chiens qui aboient tout ça se passe très très vite certains ont ça m'a un petit bagage moi j'ai l'impression de j'avais rien je veux pas voir le sac à main d'ailleurs pas l'impression d'avoir eu quoi que ce soit bon d'autres n'ont pas lâché leur petite je me souviens d'une amie qui avait gardé comme ça à son sac où il y avait un petit flacon de parfum ou des choses comme enfin des choses personnelles mais sans ça aucune réalise aucune rien vraiment uniquement ce est tout petit bagages on est mis dehors et puis mis en rond sous ses projecteurs et puis un de ces bagnards qui est français vraisemblablement et choisissent je pense toujours des gens qui sont de la nationalité de ce du convoi qui arrive ça les aide ça leur permet non pas de tranquilliser mais que les gens comprennent il faut qu'ils se mettent en France il y en a qui me dit qu'elle a je vous avais je dis 16 ans et demi dites que vous avez 18 ans et ça c'est arrivé à beaucoup de d'entre nous enfin parmi les jeunes en sachant que à 16 ans quelquefois on entre dans le camp mais que très souvent n'entre pas ton état 18 c'est l'âge et donc on se met en rang nous on entre toutes les trois donc on ne se rend pas compte si vous voulez très bien de ce qui se passe sinon qu'on voit qu'il y en a qu'on met de côté quand il y a des enfants des gens qui disent qu'ils sont fatigués ou autre toutes les trois on se pose même pas la question comme toutes les trois on est mis ensemble etc on dit même pas qu'on est fatigué ni rien on est et sans doute tout chercher à comprendre et on imaginant qu'effectivement les camions vont nous les gens qui ont les camions vont nous rejoindre mais on se pose pas beaucoup la question à ce moment là la rampe n'est pas encore la nouvelle rampe jusqu'à montrer mon histoire n'est pas encore créé c'est juste avant et donc on va à pied jusqu'à ce que dans à l'intérieur du camp on est dans une espèce de bâtiment en béton où il y a rien il y a rien il y a quelques fenêtres dans les coins on s'assoit on se met par terre on essaye de dormir et on parle entre nous et puis celles qui n'ont prenons de quelques heures comme ça les celles qui sont avec nous qui avaient des la famille qui sont montés dans le camion t'inquiète pas ne rien puis les capots commencent à venir des déporter on commence à nous dire si vous avez des bijoux si vous avez de l'argent donnez-le nous parce que toute façon on ne garde rien du tout alors autant nous le donner j'avais une amie qui était venue avec nous Nice déjà qui avait souviens toujours elle avait un flacon de parfum je rachète le même de temps en temps toujours en pensant en pensant à elle et alors parce qu'on a entièrement mis sur nous plutôt que l'idée que ça nous serait pris et puis on attend on les entend elle nous disent des choses épouvantables on écoute pas et puis on essaie même pas de dormir parce que c'est ça doit être faire 5 6 heures du matin arrive alors toute une un groupe de capots les unes pour nous raser pour nous raser la tête d'autres pour et tout ce qui peut y avoir parce qu'on peut avoir comme poil sur le sur le corps avec tout de même cette chance et la signale parce que c'est important qui a été que dans ce qu'on voit la plupart des femmes n'ont pas eu les cheveux rasés ça on s'en est rendu compte ensuite que les autres normalement quelques-unes ont les cheveux rasées mais très peu en principe alors on a les cheveux coupés courts mais pas rasés ce qui est tout de même psychologiquement très très différents et puis ensuite le tatouage alors évidemment le tatouage c'est ça ne fait pas mal ma femme on se dit si on est tatoué c'est que d'abord on est plus considéré comme des numéros mais surtout c'est que on n'est pas destiné à sortir d'ici enfin c'est quelque chose qui restera pour toute la vie ça c'est la chose à laquelle on pense et puis comment ça courir le bruit enfin on commence à nous dire ou plutôt comme celle qui était la plupart avait de la famille qui était parti assez rare les gens qui sont non pas une famille soit partis dans les camions a demandé et c'est là où les les capots les blocs les anciens commencent à dire mais regarde la fumée voilà ils ont été gazés et c'est fini et on a vraiment on croit que c'est l'intoxication on n'arrive pas à le croire ce qui montre que nous n'avions pas pu imaginer même quand il y avait eu les camions qui on est personne n'a hésité à prendre le camion et on a donc un numéro c'est assez commode d'avoir un numéro moi maintenant quand j'ai pour un numéro donc je vais être sûr de me souvenir je sais pas pour un coffre pour une clé je prends j'ai deux dates comme ça j'ai mon numéro et puis le 18 janvier 45 c'est 18h45 j'ai un certain nombre de choses comme ça j'ai une petite valise que j'aime fermer chez moi c'est ce qui me sert de numéro bien sûr on va l'oublier mais aussi le 18 janvier 45 [Musique] alors on est en reste entre nous dans le même bloc tout ensemble en quarantaine mais en fait on a travaillé pendant la quarantaine c'est à dire que ça changeait tous les jours mais que comme il y avait des wagons le carré avec les pierres qu'il fallait décharger ou charger qu'il y avait toujours des choses à nettoyer à niveler à autre en fait on est resté très peu de temps dans le bloc complètement et très rapidement même pendant la quarantaine on a fait du terrassement ce qui était la grande occupation dans les temps pour tous ceux qui ne savaient pas faire quelque chose utilisable dans une usine ou autre que pouvait avoir les c'était les pierres il y avait des wagons très vite très très vite on a déchargé des pierres de wagons qui arrivaient ce qui construisait ce que je pense tous ces travaux de terrassement c'est toujours demandé il servait parce que certains là je crois que les pierres il y en avait besoin mais sans ça très souvent on transportait des trucs on faisait des fossés on notait toutes les pierres d'un terrain là c'est à plus tard alors quand j'étais à beaubreak qui a un terrain tout plein on passait son temps au terrain à ôter des pierres il y avait eu des pierres dans le terrain mais jamais compris à quoi ça servait si vous voulez en faire un tennis vous connaissez déjà Marceline vous la rencontrez dans le camp non j'ai rencontré quand non je la connaissais pas du tout nous on était resté très peu de temps à Drancy on était resté entre nous donc c'est assez rapidement qu'on se rencontre au camp parce qu'on est parmi les plus jeunes un peu plus jeune que moi il y avait Sonia enfin on était quelques plus jeunes il y avait Laurette aussi Laurette qui était danseuse et qui va danser pour la chef du camp SS qui aimait les voir danser et en même temps avoir un petit job bon alors on était au moins 10 à être nettement plus jeune que les autres et alors il y a un grand si vous voulez entre avoir 16 ans 15 ans et demi 18 et puis alors celles qui ont plus de 18 ans c'est alors qui parle de leurs amours qui parlent de leur vie et déjà faite et nous on a les petites qui sont là traînés partout écoutez partout qui cherche à ne pas travailler c'est curieux parce que ma sœur qui était harvestro qu'elle m'a dit que c'était un peu la même chose il y avait aussi un décalage entre celle qui était alors là c'était plutôt autour de 20 ans et puis celle qui était qui avait déjà une vie plus organisée et que celle qui était plus âgée trouvait toujours que les jeunes étaient insupportables nous c'était curieux l'attitude des femmes qui avaient 25 ans enfin moi je l'ai entendu par exemple certaines dire avant vous êtes jeune bon alors vous savez pas ce que c'est de la vie vous savez pas ce que vous perdez n'a l'air de dire presque il y avait des rivalités d'âge entre les Marceline et moi on sait tout de suite on est devenu très amis avec deux ou trois autres mais surtout moi c'est surtout avec Marceline que je me suis lié au camp avec de temps en temps la volonté d'échapper au travail et de se cacher dans un coin pour ne pas aller travailler c'était l'ancien ne pas aller travailler c'était plus facile pendant la quarantaine qu'ensuite ensuite ensuite on était affecté dans du commando enfin c'était beaucoup plus difficile pendant quarantaine c'était on est arrivé plusieurs de trois fois enfin on se cachait un peu pour le départ des commandos une fois qu'il s'était parti c'était on restait on va cadre dans le camp essayer de voir un peu ce qui avait et c'est comme ça qu'une fois d'ailleurs on est tombé sur le blog des communistes françaises dont on garde l'une et l'autre souvenir horrible pourquoi parce que nous on a entendu parler français alors on était très contents on a dit tiens il y a un blog de françaises on savait pas qu'elle j'étais et donc on s'est approché à ce moment-là elles étaient arrivées tôt elles sont arrivées en 142 ou 40 début 43 je sais plus et elle avait eu un début de travail au camp et de conditions de vie très dur il y avait une épidémie typhus enfin à ce moment là on s'approche et on commence à leur parler Marceline elle avait 15 ans et demi moi j'avais pas 17 ans j'ai commencé à leur parler et elle nous traite de sale juive pratiquement en disant écoutez si vous avez fait de la résistance vous n'en seriez pas là [Musique] alors moi ensuite quand on m'a parlé la solidarité je dois dire que Marceline et moi quand on nous parle de la solidarité dans les camps même entre si vous voulez des portations différentes ça nous laisse un peu sceptique voilà c'est un souvenir pour l'une et l'autre très amer elle nous aurait dit bon vous êtes très bien suivent bon mais cet agressivité à notre rencontre un peu Marceline encore plus que moi qui était bon était vraiment [Musique] tout à fait passer mais on l'aurait oublié facilement si au retour on n'avait pas entendu un discours pour nous expliquer qu'il y avait eu une solidarité générale parce que ça c'est intéressant le problème de la solidarité parce qu'il y en a eu à la fois plus et moins qu'on me le dit d'abord quand les gens étaient en famille plupart du temps au sein d'une famille la solidarité s'il y avait deux ou trois personnes c'est on a vécu les uns sur les autres enfin c'est même en dehors de ça il y a eu très souvent on avait la copine qu'on avait connu à la prise en prison ou à Drancy ou autre ou travaillant et donc il y avait des petites solidarités et entre lesquelles les gens ils partagent tout souvent je voyais notamment c'est ces petites polonaises au Slovaques qui étaient devenus bloc-elle chef de bloc ou capot ou n'importe quoi et qui était quelquefois très dur parce qu'elles étaient depuis fin 39 dans le déco ghetto que j'avais perdu toute la famille quelquefois de sous leurs yeux dans les ghettos 30 ou 40 personnes comme ça d'un seul coup fusil ou autre alors elle s'était beaucoup endurcie et je me dis toujours la plupart du temps comme elles étaient là depuis longtemps j'avais j'occupais certaines postes de responsabilités je me disais elles ont une chose qu'il reste c'est qu'entre elles sont capables de partager n'importe quoi c'est à dire que elle donne leur vie l'une pour l'autre et au moins ça reste des sentiments humains sans celles n'aurait plus rien du parce que comme elles n'ont que personne elles n'ont plus rien quand elles lutte elle lutte pour elle mais aussi pour la copine et très souvent il y a eu tout de même beaucoup de ce genre de solidarité pas seulement pour une amie mais de voir quelqu'un en grande difficulté les gens n'ont pas fait contrairement à ce qu'on dit les gens n'ont pas fait du tout n'importe quoi je veux dire il y a eu des histoires de mère et fille qui sont terribles moi qu'on a entendu comme ça moi j'ai entendu comme ça une je sais plus si c'est la mère qui était venue rejoindre sa fille qui avait été arrêté ou le contraire celle qui est venue retrouver l'autre et morte et l'autre pas enfin c'est des histoires terribles il y avait pas beaucoup de mer n'avait très peu on avait très peu parce que comme compte tenu de l'âge à laquelle on était admis dans le camp minimum et de l'âge maximum ça faisait une très petite fourchette enfin très peu de monde qui remplissent vous les deux remplissez la condition et maman c'était un peu miraculeux parce que elle aurait été des habillée on n'aurait pas pris parce qu'elle avait été opérée la vésicule biliaire et que non ou deux avant et que ça ne s'était jamais cicatrisé donc si on n'avait pas passé le sélection à ce moment-là j'amène serait entré dans le camp mais elle se tenait très droites elle était très digne très belle et c'est comme ça qu'elle était entrée dans le camp enfin je sais pas très peu de mes amis ont gardé en fait il y avait très très peu d'adultes dans il y avait pas mal de femmes 30-35 ans mais ne pouvait pas à ce moment-là même si elles avaient des enfants d'abord sur la plupart si elles avaient des enfants n'étaient pas entrés parce que c'est les enfants jeunes et qu'elle s'était resté avec leurs enfants voilà il y en avait tout de même quelques-unes mais c'était plutôt des jeunes filles ou des jeunes femmes dont les parents étaient plus âgés et les parents n'étaient pas entrés ou des frères et soeurs du jeûne qui n'était pas rentré dans le camp [Musique] là moi j'ai l'impression surtout d'avoir été gardé par des SS pas tellement par des capots et alors dans les blocs c'était le chef de blocs ça c'est des très souvent les Juifs polonaises au Slovaques qui avait été très jeune quelquefois mais qui était là depuis très longtemps et puis les Françaises on était handicapés toute façon vous pouvez pas avoir de poste responsabilité sauf celle qui était d'origine polonaise ou qui était d'origine allemande et qui parlait mais sans ça on parlait uniquement français elle était pas imaginable ni qu'on travaille dans les bureaux ni qu'on travaille et encore ce handicap il a été beaucoup plus lourd pour les Grecs et les hollandaises parce que alors là elle avait parlé des langues personnes d'autres parlait elles étaient très perdue très perche vous rappelez d'une certaine sténia sténia oui ça c'est une polonaise non juive qui m'a aidé enfin j'ai jamais encore maintenant je me demande pourquoi elle m'a aidé je ne sais pas elle était plus que capot elle était chef du camp déporté je crois comme prostituée ou comme moi comme un et elle était la responsable du camp au point de vue si vous voulez comme des portées mais elle était au dessus des capots et de tourner les blancs elle bon j'ai dit j'ai dit que j'avais eu la chance qu'on n'est pas les cheveux rasés en plus je peux rester pratiquement moi je vivais à Nice j'avais même à dû aller à la plage ou en tout cas au soleil ou n'importe quoi vivre dans une famille ou en plus on vivait pas mal la vie était plus facile dans cette famille je vais voir où j'habitais que ce que nous avions eu auparavant j'avais plus de facilité matérielle financière enfin recevait les paquets je crois de la campagne c'était on avait une vie qui était une vie matérielle relativement facile alors j'avais bonne mine je suis resté quelques jours seulement à l'Excelsior et quelques jours à Nancy donc quand je suis arrivé à birkenan j'étais physiquement en très bonne forme en plus en plus j'étais j'avais la peau brune j'avais 16 ans 17 ans et je me souviens déjà pendant la ce qui était d'ailleurs très désagréable très pénible ces filles elles étaient depuis long temps donc des boutons sur la peau des fois très abîmés alors quand elle voyait tout d'un coup une fille qui avait l'air de sortir de la plage et autres elles étaient toutes là vous taper c'était un peu le supporter alors as-tu montré du doigt et là c'était nia ça n'a pas du tout été comme ça simplement en passant quand on sortait du camp pour aller dans les travaux de terrassement on était par tranche de 5 et c'est elle qui était toujours elle c'était une de ses fonctions c'était de contrôler les départs et les arrivées une fois elle m'a vu elle m'a arrêté elle m'a dit tu es trop jolie pour mourir ici je vais essayer de faire quelque chose pour toi alors ce qu'il y avait arrangé les choses je dois dire c'était parce que les choses sont toujours un peu cumulatives dans ce il y avait l'histoire des cheveux mais les cheveux c'était presque tout le convoi mais il y avait une jeune juive polonaise qui était rescapé du du ghetto de Varsovie des dernières qui avaient sorti il y avait été à l'autre après puis qui était là et qui était architecte et elle parlait français un peu pas très bien mais enfin elle parlait pas mal français et je crois que c'était un dimanche je m'entend parler français et elle me dit oh une Française etc elle m'a dit parce que je serais contente de parler avec une Française et elle me dit de devenir dans son blog on va voir et j'étais alors là comme celle quand on arrive en quarantaine on a des haillons des espèces de trucs de chiffon qu'on essaye de mettre sur soi mais qui était épouvantable elle me dit écoute vraiment je vais essayer que tu es une robe convenable alors quand elle était architecte pour moi elle rendait service sur les avait plus à manger j'en sais rien plus je parle ça il y avait un troc énorme dans les temps et elle me dit pour une portion de pain elle m'a acheté elle m'a acheté deux ou trois robes qui étaient à ma taille et d'ailleurs j'ai une amie Ginette que je vois souvent très souvent à toutes les manifestations vont se rencontrer qui est aussi très aussi dans les jeunes c'était aussi une amie de Marceline et qui me dit il n'y a qu'une personne mais j'avais donné quelque chose tu m'as donné une robe moi j'avoue bien complètement que j'avais donné une robe on avait pas le même gabarit le fait d'avoir à la fois bonne mine une robe une robe convenable etc c'était on est tout de même elle m'a dit bon et je suis la seule personne qui n'a jamais qu'elle n'est jamais aidé alors tout de suite je lui m'a sorti durant avec ma mère et ma sœur et je dis elle m'a dit ben je veux faire quelque chose pour toi et on parlait beaucoup d'un petit camp qui était juste à côté en réalité j'ai toujours pensé que c'était plus loin et c'est en y retournant une autre fois on y allant que j'ai vu c'est tout près mais on faisait un grand détour autour de je suis pour y aller alors que c'était à 4 km enfin c'était rien et mais j'avais entendu parler de ce camp on parlait de sanatorium Bob break comme de l'endroit où on pouvait vivre survivre et je dis on part c'est toutes les trois elle m'a dit d'accord alors j'ai attendu bon quelque chose et puis au bout de quelques jours on était convoqué toutes les trois et là j'ai eu vraiment une je me suis dit qu'est-ce que j'ai fait j'ai fait une folie parce que j'ai vu que on devait passer un examen enfin contrôle médical et qui avait le contrôle médical se passait devant ma gueule et qu'il a mis naturellement maman avait toujours cette on était nu et qu'il a mis mon côté et là alors ce qui est là ce qui est extraordinaire c'est qu'elle est vraiment à ce qu'on parle parce que elle a elle a dit parler mais elle lui dit pour maman que c'était elle qui avait pris cet engagement et donc on est parti toutes les trois [Musique] [Musique] Simone Veil [Musique] seul l'espoir apaise la douleur un podcast original en quatre épisodes produit par Lina réalisée par mexomnoises écrit par les avenstein avec le concours de Dominique Missika avec la voix d'isadorada musique originale Michael yo [Musique] ce podcast a été réalisé à partir du témoignage de Simone Veil recueilli par Catherine Bernstein le 9 mai 2006 dans le cadre de mémoire de la Shoah une initiative de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et de Lina [Musique] [Musique]

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