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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 2 septembre 2011 7 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsSécurité

Prières de rue, ça continue ! (Marine Le Pen)

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:36Invité politiqueChiffre
    « Ce phénomène concerne rien qu'à Paris plus de 2500 personnes chaque semaine. »
  • 1:54Invité politiqueChiffre
    « on construit en France chaque année 150 nouvelles mosquées. »
  • 5:09Invité politiqueChiffre
    « Saviez-vous qu'en 2010, jamais le pouvoir n'a accepté d'accueillir autant d'étrangers en France ? 203 000 ! »
  • 5:44Invité politiqueChiffre
    « En 10 ans avec Nicolas Sarkozy à la barre, la hausse est donc vertigineuse, plus 78% d'immigration. »
  • 5:18Invité politiqueChiffre
    « Un record sous la Ve République qui bat d'autres records en 2008 et en 2009 et qui sera d'ailleurs évidemment battu en 2011. »
  • 5:41Invité politiqueChiffre
    « En 2000, sous Lionel Jospin pourtant, la France avait accueilli 114 000 étrangers réguliers. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen100 %

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Marine Le Pen

Je souhaite revenir aujourd'hui sur un problème important, tellement emblématique de l'imposture de la politique du président de la République Nicolas Sarkozy et de son ministre de l'Intérieur Claude Guéant, les prières de rue. Souvenez-vous, pour avoir osé dénoncer le rassemblement illégal de milliers de musulmans chaque vendredi dans plusieurs rues de notre pays, notamment à Paris, j'ai été vertement critiqué, parfois insulté, diffamé, aussi bien par le Parti Socialiste, des associations subventionnées comme le MRAP que par l'UMP. Le pouvoir sarkoziste a même donné instruction au parquet d'engager une enquête pour me poursuivre devant le tribunal correctionnel.

Soyez-en conscients, si je ne l'avais pas fait en décembre dernier, jamais cette question n'aurait été évoquée dans le débat public. Les responsables politiques actuels et l'opposition de pacotilles que représente le Parti Socialiste ne souhaitent pas qu'on parle des problèmes des Français. C'est uniquement lorsque je les mets sur le devant de la scène politique qu'ils font semblant de s'en saisir et qu'ils font semblant d'agir. En ce qui concerne l'inaction du pouvoir, l'exemple des prières de rue est édifiant. Cette terrible atteinte à la laïcité et aux valeurs de notre République n'a jamais cessé depuis ces longs mois que j'en parle. Bien au contraire, rien n'a été réglé.

Parallèlement, peu à peu, la vérité que je dis depuis longtemps émerge dans les médias. Ce phénomène concerne rien qu'à Paris plus de 2500 personnes chaque semaine. Ces gens affluent pour beaucoup de banlieues et il ne s'agit en aucun cas uniquement de fidèles habitant les zones concernées, ce qui prouve que ce n'est pas un problème lié au manque de mosquées. D'ailleurs, permettez-moi de le rappeler, on construit en France chaque année 150 nouvelles mosquées. Les prières dans les rues, c'est un acte politique, militant. C'est la manifestation d'un fanatisme islamiste qui s'enfonce dans la République comme dans du beurre du fait de la lâcheté et de la faiblesse du pouvoir.

On nous dit maintenant qu'il faudrait être affecté au prieur de la rue Mira à Paris, une ancienne caserne militaire, j'ouvre les guillemets, solution temporaire en attendant l'édification de nouveaux lieux de culte à Paris. C'est ce que précise le ministère de l'Intérieur. La préfecture de Paris annonce d'ailleurs qu'elle prendra financièrement en charge le coût des travaux pour transformer cette caserne en lieu de prière. Le plus drôle peut-être, c'est que manifestement, les prieurs en question n'en veulent pas. Mais où est la loi de 1905 ? De quel droit le pouvoir bafoutit ainsi la laïcité et nos lois ? Et quel sera le coût de cette nouvelle reculade du gouvernement de Nicolas Sarkozy ?

Les Français exigent de le savoir. Je me fais à travers ce message leur porte-parole. Combien coûtera aux contribuables Français ce nouvel affront à la laïcité ? Il faut prendre tout à fait autrement le problème. Il faut enfin le traiter. Si on le souhaite vraiment, si on fait preuve de la fermeté nécessaire pour faire respecter la loi, les prières de rue peuvent cesser immédiatement. Il suffit d'abord de n'autoriser aucune occupation temporaire du domaine public. Et si cette interdiction n'est pas respectée, il faut mettre les effectifs de police nécessaires et sanctionner sévèrement, comme il se doit, les individus qui se livrent à de telles activités.

La plupart des musulmans en France ne posent pas ces problèmes. Ils prient chez eux ou dans les mosquées déjà construites. Et s'il n'y a pas assez de mosquées, c'est aux fidèles de les financer. Les prières de rue doivent tout simplement faire de même. Et ce n'est certainement pas à la République, à la France de se plier à leurs règles. C'est à eux de s'adapter ou de quitter notre pays s'ils ne sont pas d'accord avec nos lois.

D'ailleurs, quand je rétablirai ce qu'on appelait la double peine, lâchement supprimée par Nicolas Sarkozy quand il était ministre de l'Intérieur pour complaire aux associations subventionnées, le fait de prier dans la rue pour un étranger et de récidiver sera un motif de renvoi dans son pays. Quant à la loi de 1905 sur la laïcité, elle doit être sanctuarisée, conservée en l'État et surtout appliquée. Car elle est aujourd'hui détricotée en douce, par le pouvoir de Nicolas Sarkozy. Ce problème, enfin, marque l'échec dramatique de l'immigration de masse. A ce sujet, ne soyez pas dupes.

Les déclarations quotidiennes de Claude Guéant et des enfumeurs de la droite populaire ne sont là que pour tromper les électeurs. En fait, ils veulent vous refaire le coup de 2007. Il s'agit de discours électoraliste pour cacher la réalité de la politique réellement mise en œuvre. Mais c'est toujours comme ça avec Nicolas Sarkozy. Un seul chiffre. qui le montre bien. Saviez-vous qu'en 2010, jamais le pouvoir n'a accepté d'accueillir autant d'étrangers en France ? 203 000 ! Un record sous la Ve République qui bat d'autres records en 2008 et en 2009 et qui sera d'ailleurs évidemment battu en 2011. Vous le verrez bientôt.

Et je parle bien sûr des chiffres officiels fournis par le ministère de l'Intérieur qui n'intègrent donc pas les nombreux clandestins. Mais en 2000, sous Lionel Jospin pourtant, la France avait accueilli 114 000 étrangers réguliers. En 10 ans avec Nicolas Sarkozy à la barre, la hausse est donc vertigineuse, plus 78% d'immigration. Une réalité tellement éloignée des promesses de 2007 et des discours tonitruants régulièrement entonnés dans les médias. Nous devons restaurer l'autorité de l'État et les lois de la République. Nous ne devons pas faire preuve de laxisme, de lâcheté. Jamais nous ne devons reculer face au fanatisme.

Et il faut rompre avec ces mauvaises habitudes du pouvoir en place qui aggravent les mots que la France connaissait déjà si durement quand le Parti Socialiste était au pouvoir. Mon message d'espérance, c'est tout simplement le rétablissement sur chaque mètre carré du territoire national de la loi de la République. La France est maîtresse chez elle. Je remettrai ce principe au cœur de l'action publique.