Attentat raciste dans le Var : « Un crime de l’ultra-droite radicale », annonce Bruno Retailleau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Quel levier entendez-vous actionner pour contrer l'ultradroite et éliminer cette menace ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Comptez-vous vous inscrire dans une pacification du discours public ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Bruno RetailleauFait
« Ce crime, vous l'avez très bien décrit, il a été non seulement prémédité, mais il a été aussi signé. »
- 0:30Bruno RetailleauFait
« C'est un crime qui est un crime raciste. On le voit d'ailleurs dans les propos, dans les deux vidéos. »
- 0:45Bruno RetailleauFait
« C'est sans doute aussi un crime antimusulman. »
- 1:00Bruno RetailleauFait
« C'est un crime dont l'idéologie s'enracine dans une ultradroite radicale. »
- 1:15Bruno RetailleauFait
« Le racisme c'est un poison et c'est un poison qui peut tuer. »
- 1:30Bruno RetailleauFait
« Tout acte raciste est un acte antifrançais. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur, bien sûr que ce crime est beaucoup plus qu'un crime parce que c'est un drame, c'est une tragédie et au moment où je vous réponds, j'ai encore une pensée pour la victime, pour ses proches, pour sa famille que nous avons comme vous le savez retrouvé, mais aussi pour la communauté tunisienne en France. C'est la raison pour laquelle très vite appelé dès lundi mon homologue tunisien, dès mardi matin, je me suis rendu à l'ambassade de Tunisie. pour témoigner de notre soutien pour des moindier de la plus profonde désapprobation de l'ensemble du gouvernement vis-à-vis de cet acte, vis-à-vis de ce crime.
Ce crime, vous l'avez très bien décrit, il a été non seulement prémédité, mais il a été aussi signé. Prémédité parce que on le voit bien au fur et à mesure que les informations sortent, il a été minutieusement préparé. Il a été donc prémédité, mais il a été aussi signé.
C'est un crime qui est un crime raciste. On le voit d'ailleurs dans les propos, dans les deux vidéos. Une vidéo qui était tournée avant, mis sur Facebook, une autre vidéo après le crime.
C'est donc un crime raciste. C'est sans doute aussi un crime antimusulman. Je dis sans doute parce que c'est au PNAT qui s'est saisi à l'autorité judiciaire désormais d'en faire tout l'éclairage, de le documenter.
C'est sans doute aussi un crime à dimension terroriste puisque le PNAT, le parquet national antiterroriste s saisi. C'est la DGSI et la SDAT, la sous-direction antiterroriste qui sont chargés précisément de l'enquête. Et permettez-moi de vous dire que j'ajoute un 4e critère, une 4e qualification, c'est que quand on voit au fil des jours les différentes informations qui nous sont remontées, c'est un crime dont l'idéologie s'enracine dans une ultradroite radicale comme j'ai pu m'en entretenir avec le procureur national.
C'est un crime par conséquent qui est odieux, qui doit être combattu avec la plus extrême fermeté. Oui, j'ai dit et je le répète devant vous, vous m'avez cité, le racisme c'est un poison et c'est un poison qui peut tuer. Vous avez parlé de la France, de la République.
Je voudrais vous dire que tout acte, tout acte raciste est un acte antifrançais parce que la République ça n'est pas ni la couleur de la peau, ni l'origine, ni la religion. La parole est à monsieur Éric Kerouche pour le groupe socialiste, écologiste et républicain. Merci madame la présidente.
Chers collègues, ma collègue ma question s'adresse au ministre de l'intérieur. 5 semaines après le meurtre d'Abouakar Sissé, un deuxième homicide à motivation raciste et antimusulmane a eu lieu samedi dernier dans le Var. Isham Mirai, tunisien de 45 ans, a été tué par balle.
Nous avons une pensée pour lui, sa famille. Nous saluons l'efficacité des forces de l'ordre pour l'interpellation de son meurtrier, admirateur sans borne du Rassemblement national et client ordinaire de la Fachosphère. Hier à l'Assemblée aujourd'hui, monsieur le ministre, vous avez déclaré que ce que ce crime était prémédité, certainement raciste, sans doute antimusulman et peut-être terroriste.
Cette déclaration contraste nettement avec certains mots et expressions employés au sein du gouvernement comme celle de submersion migratoire qui contribuent à alimenter un climat délétaire et une culture du soupçon. Pour la première fois depuis sa création, le parquet national antiterroriste s'est en effet saisi d'un meurtre possiblement inspiré par les idées de l'ultradroite. Cette menace est bien réelle dans notre pays.
Depuis 2017, au moins 10 attentats ont été déjoués et qui étaient liés à cette ultradroite. En 2023, le directeur de la DGSI alerté sur la montée de cette menace marquée par une banalisation de la violence et une radicalisation idéologique néonazie complotiste, raciste, accélérationniste. Ces thèses sont notamment relayées par l'extrême droite et par certains médias complaisants.
Et comme de nombreux mouvements radicaux, la propagande de l'ultradroite intervient majoritairement en ligne. Ces mouvements, monsieur le ministre, menacent notre République. Ils sont organisés.
Quel levier entendez-vous actionner pour les contreré et les éliminer ? Et à titre personnel, comptez-vous enfin vous inscrire dans une pacification du discours public ? pour vous répondre.
Monsieur Bruno Retaillot, ministre d'État, ministre de l'intérieur. Madame la présidente, monsieur le sénateur, je vais répondre avec la même franchise avec laquelle j'ai répondu à notre précédent à votre précédent collègue, pardon. C'est un crime qui est au dieu.
J'ai utilisé quatre qualificatifs. Raciste, c'est sûr, antimusulman certainement terroriste, vraisemblable et de l'ultradroite. Le parquet national antiterroriste a été saisi depuis ces dernières années d'une vingtaine d'affaires.
Je crois pouvoir dire que une quinzaine d'attentats qui s'enracinaient dans l'idéologie de l'ultradroite radicale, je reprends la terminologie précisément du PNAT, l'ultradroite radicale ont été à l'époque déjoué. Donc oui, il faut être sans aucune concession avec ces mouvements. J'espère que dans les prochaines semaines, j'aurai l'occasion de transmettre la dissolution d'un groupuscule lyonnais, lion populaire pour sa dissolution au conseil des ministres.
Maintenant, je pense que la démocratie c'est le disensus. J'accepte le débat. Vous m'avez connu comme sénateur et nous avons souvent débattu.
Je pense que le débat public bien sûr doit être serein, mais il ne doit pas méconnaître des réalités. Par exemple, par exemple, lutter contre l'islamisme, ça n'est pas lutter contre l'islam. Lutter contre l'islamisme, c'est lutter contre une idéologie politique qui n'a rien à voir avec une religion.
C'est une politique, rien à voir avec la foi. Le pire des amalgames, ce serait de dire que quand on veut taper l'islamisme, on taperait les musulmans. Vous savez, j'ai eu l'occasion de le dire ici.
Les pays qui ont été les plus durs avec les frères musulmans sont pas les démocraties occidentales, ce sont des pays arabes musulmans. Le dernier, c'est la Jordanie. Voilà ce que je veux dire.
Donc on peut avoir des désaccords et je pense que notamment lorsqu'il y a ce genre d'événement, il faut que on se situe à une certaine hauteur et qu'on retrouve peut-être au-delà des débats et du disensus naturel une forme d'unité pour faire face à ces menaces qui sont graves. Ah.
Bruno Retailleau