Laurent Jacobelli : "Il y a une volonté de mise à mort politique contre Marine Le Pen !" (RTL)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:54OuverteRéponse directe
Pourquoi la juge a-t-elle condamné à l'inéligibilité ?
- 2:19RelanceRéponse directe
Il faut que vous répondiez sur les deux points évoqués.
- 3:30FerméeRéponse directe
Qui a voté l'exécution provisoire ?
- 4:04FerméeRéponse partielle
Il n'y a aucun recours possible ?
- 12:02FerméeRéponse partielle
Il n'y a aucun recours possible ?
- 13:10OuverteRéponse directe
Le RN s'était-il préparé à cette éventualité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« C'est une volonté de mise à mort politique, oui, quitte à choquer M. Pablo Vivien, je le redis et je l'assume. »
- 0:05Invité politiqueFait
« Oui, c'est une justice politique qui s'est exprimée, ça ne veut pas dire que toute la justice est politique, mais là elle l'est. »
- 0:11Invité politiqueFait
« C'est d'ailleurs le juge elle-même, la juge elle-même qui le dit. »
- 0:14Invité politiqueFait
« Pourquoi est-ce qu'elle condamne à l'inéligibilité ? »
- 0:22Invité politiqueFait
« Avec exécution provisoire, c'est parce qu'elle dit que le fait que soit candidate, c'est elle qui parle, à l'élection présidentielle, une personne condamnée en première instance n'est pas possible. »
- 0:32Invité politiqueFait
« Marine Le Pen, au moment où on se parle, est présumée innocente, Yves Calvi, parce qu'elle va faire appel de la décision, et donc elle estime, et je la crois, qu'elle est innocente. »
- 0:44Invité politiqueFait
« Et bien cette personne innocente, on lui a confisqué le droit d'être candidate à l'élection présidentielle. »
- 0:48Invité politiqueFait
« S'il n'y a pas là un scandale démocratique, alors je ne sais pas comment on peut l'appeler. »
- 1:52InvitéFait
« Elle a rappelé qu'il y avait 40 contrats fictifs qui ont servi à enrichir le parti, alors même que ces personnes qui étaient payées par ces contrats par le Parlement européen, en fait, travaillaient pour le parti, et que ça a vicié, selon le tribunal, le jeu démocratique français. »
- 2:30Invité politiqueFait
« Vous comprenez qu'une candidate qui l'a déjà été, et qui normalement devait l'être à nouveau, dans la vie politique de la Ve République, qui donne l'impression d'avoir tapé dans la caisse, non pas pour elle, tout le monde l'a bien compris, mais pour faire tenir la boutique, ça pose quand même un sérieux problème. »
- 2:56Invité politiqueFait
« Le problème, c'est qu'elle ne puisse pas se présenter à l'élection présidentielle avant même d'avoir le résultat de l'appel. »
- 3:02Invité politiqueFait
« Marine Le Pen n'est plus députée européenne. Marine Le Pen n'est plus présidente du Rassemblement National. Non seulement elle est innocente, mais même si elle voulait mettre en place le système qu'on l'accuse d'avoir mis en place, elle ne pourrait pas le faire aujourd'hui. »
- 3:41Invité politiqueFait
« On peut donc se poser la question du jugement et de son efficacité et de sa justesse. »
- 4:20Invité politiqueFait
« Par exemple, est-ce que je peux citer l'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel ? »
- 4:28Invité politiqueFait
« Que les juges sont allés contre le Conseil d'État et contre les électeurs. Et c'est l'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel. »
- 4:42Invité politiqueFait
« Dans quel pays au monde peut-on imaginer que la candidate favorite de l'élection présidentielle ne puisse pas se présenter ? »
- 5:01Invité politiqueFait
« On lui aura fait... On l'aura empêché d'être candidate. On aura privé les électeurs français de la candidate naturelle à la présidence de la République. »
- 5:20Invité politiqueFait
« Est-ce que vous croyez que dans une démocratie mature, c'est normal ? Bien sûr que non, c'est un hold-up, c'est un coup d'État des juges. »
- 14:16Invité politiqueFait
« Ça faisait partie des trois ou quatre scénarios envisagés, on n'est pas d'une naïveté aussi confondante que vous le décrivez. »
- 14:38Invité politiqueFait
« Pour les raisons que j'ai décrites tout à l'heure. Marine Le Pen ne remplit pas les conditions pour être inéligible avec exécution provisoire, selon nous. »
- 14:48Invité politiqueFait
« Deuxièmement, on ne pouvait pas imaginer que dans une démocratie mature, on puisse empêcher le leader de l'opposition se présenter juste après un sondage qui montre que plus d'un tiers des Français s'apprêteraient à voter pour elle au premier tour. »
- 26:30Invité politiqueFait
« Nous avons le dirigeant du Modem qui, suite au procès, devient Premier ministre, et la dirigeante du Rassemblement national qui, elle, est mise au banc des élections. »
- 27:10Invité politiqueFait
« Vous dénoncez une justice politique ? Ah, mais clairement, je l'assume. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli71 %
- Invité11 %
- Invité 24 %
- Invité 33 %
- Locuteur 53 %
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C'est une volonté de mise à mort politique, oui, quitte à choquer M. Pablo Vivien, je le redis et je l'assume. Oui, c'est une justice politique qui s'est exprimée, ça ne veut pas dire que toute la justice est politique, mais là elle l'est. C'est d'ailleurs le juge elle-même, la juge elle-même qui le dit. Pourquoi est-ce qu'elle condamne à l'inéligibilité ? C'est pas facile, mais j'y arriverai un jour. Avec exécution provisoire, c'est parce qu'elle dit que le fait que soit candidate, c'est elle qui parle, à l'élection présidentielle, une personne condamnée en première instance n'est pas possible.
Marine Le Pen, au moment où on se parle, est présumée innocente, Yves Calvi, parce qu'elle va faire appel de la décision, et donc elle estime, et je la crois, qu'elle est innocente, et donc c'est comme ça qu'elle doit être regardée. Et bien cette personne innocente, on lui a confisqué le droit d'être candidate à l'élection présidentielle. S'il n'y a pas là un scandale démocratique, alors je ne sais pas comment on peut l'appeler. Et ça tombe bien, parce que Sophie Nomeyer de notre service, ce police-justice, veut réagir.
Oui, effectivement, moi j'étais à l'audience ce matin, et la présidente du tribunal a pris soin de motiver, très longuement, ça a pris près de trois heures, cette décision. Elle a justement expliqué que cette décision était rendue au nom du peuple français, et non pas au nom d'une partie des électeurs, et qu'il n'y avait rien de politique dans cette affaire, qu'elle, elle savait bien qu'il y avait un enjeu au-delà de la salle d'audience, mais qu'elle comptait bien faire comme d'habitude.
Et donc, cette décision, effectivement, elle explique qu'il pourrait y avoir un trouble irréparable à l'ordre public si une personne était candidate, voire élue, alors même qu'elle est condamnée à une peine d'inéligibilité en première instance, et qui pourrait l'être encore par la suite, c'est comme ça qu'elle l'a justifiée. Elle évoque aussi le risque de récidive. Pardonnez-moi, donc elle anticipe l'élection présidentielle ?
Elle le dit. C'est ce qu'elle dit. C'est normal que ça crée du débat. C'est donc politique.
Mais elle explique aussi qu'il y a un risque de récidive, et surtout, elle a rappelé les faits. Elle a rappelé qu'il y avait 40 contrats fictifs qui ont servi à enrichir le parti, alors même que ces personnes qui étaient payées par ces contrats par le Parlement européen, en fait, travaillaient pour le parti, et que ça a vicié, selon le tribunal, le jeu démocratique français. Enfin, disons qu'elle est condamnée pour des faits précis, et pas condamnée.
Alors, je crois qu'il faut que vous répondiez. Oui, il y a deux choses. Il y a la condamnation que vous venez d'évoquer, mais là, une fois encore, il y a appel. Donc, pour l'instant, Marine Le Pen est innocente des faits que vous venez de citer. Deuxième chose. Vous comprenez qu'une candidate qui l'a déjà été, et qui normalement devait l'être à nouveau, dans la vie politique de la Ve République, qui donne l'impression d'avoir tapé dans la caisse, non pas pour elle, tout le monde l'a bien compris, mais pour faire tenir la boutique, ça pose quand même un sérieux problème. Le vrai problème... Je le dis avec des mots un peu direct.
Non, mais vous avez raison d'être direct, et je vais l'être tout autant. Le problème, c'est qu'elle ne puisse pas se présenter à l'élection présidentielle avant même d'avoir le résultat de l'appel. Je termine. Risque de récidive, mais lequel ? Marine Le Pen n'est plus députée européenne. Marine Le Pen n'est plus présidente du Rassemblement National. Non seulement elle est innocente, mais même si elle voulait mettre en place le système qu'on l'accuse d'avoir mis en place, elle ne pourrait pas le faire aujourd'hui. Techniquement, aucun risque de récidive. Pire encore, le trouble à l'ordre public. Qu'est-ce que vous croyez ?
Que Marine Le Pen soit candidate est un plus grand trouble à l'ordre public plutôt que d'empêcher la candidate favorite des Français d'être candidate ? Mais si finalement elle est condamnée à la fin. Sur ces deux points, c'est le juge... Cette exécution provisoire, c'est juste un outil qui est à la disposition de la justice.
Qui a été voté par les parlementaires ? Et voté par les parlementaires ?
À deux conditions, le risque de récidive et le trouble à l'ordre public. Dans les deux cas, Marine Le Pen ne remplit pas les deux conditions. On peut donc se poser la question du jugement et de son efficacité et de sa justesse. Julien Fontera ? La présidente a estimé qu'il pouvait y avoir récidive parce que Marine Le Pen avait encore une activité politique et qu'elle était encore en mesure de pouvoir mettre en place un système de détournement de fonds publics. Et puis par ailleurs, l'idée que Marine Le Pen, le parti s'étant enrichi, ne partait pas à égalité sur la ligne de départ avec les autres candidats à l'élection présidentielle.
Je vais juste rappeler aussi les mots du parquet de Paris, pour le coup, au moment des réquisitions, qui rappelait que les conséquences d'une infraction sont à imputer à la personne qui commet cette infraction et pas au juge qui punit.
Non mais vous avez raison, mais il y a d'autres avis que le vôtre. Par exemple, est-ce que je peux citer l'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel ?
C'est pas mon avis, je cite le parquet ou le tribunal.
Monsieur Schottel, qu'est-ce que dit monsieur Schottel ? Que les juges sont allés contre le Conseil d'État et contre les électeurs. Et c'est l'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel. Oui, cette décision, elle doit être mise en cause et elle doit être interrogée. Interrogée par la grille de lecture de la démocratie. Dans quel pays au monde peut-on imaginer que la candidate favorite de l'élection présidentielle ne puisse pas se présenter ? Imaginez que ça soit arrivé ailleurs. Dans des pays où il y a un fonctionnement démocratique... La démocratie c'est de pouvoir faire appel, Yves Calvi.
Aujourd'hui, même si Marine Le Pen fait appel, elle ne pourra pas être candidate à la présidentielle. Et imaginez, imaginez, parce que nous c'est ce que nous croyons, qu'en appel elle soit relaxée. On lui aura fait... On l'aura empêché d'être candidate. On aura privé les électeurs français de la candidate naturelle à la présidence de la République. Je vais te faire de l'humour, je vous dirais pas... Elle aura son nom de mandat, mais... Est-ce que vous croyez que dans une démocratie mature, c'est normal ? Bien sûr que non, c'est un hold-up, c'est un coup d'État des juges. Alors, Karl Meus, on en est où ce soir ?
On voit la réaction du Rassemblement National qui est très forte, parce que pour eux, c'est pas un juge qui condamne, c'est un système qui élimine. Et on voit bien dans cet axe de défense qu'effectivement, donc, il y a remise en cause de la motivation de la juge. Et pour le coup, on peut en discuter. Trouble à l'ordre public, récidive, honnêtement, ça doit pouvoir se discuter. Parce que la juge n'était pas obligée de condamner l'inéligibilité 4 ans. Elle pouvait dire... 5 ans. 5 ans. Elle pouvait dire 12 à 18 mois. Et elle pouvait ne pas mettre d'exécution provienne. Elle ne l'a pas mis pour louer à Lyon. Alors, vous dites, c'est collégial, hein. Ils sont trois.
Oui, mais en l'occurrence, c'est elle qui a prononcé le jugement. Oui, c'est collégial. C'est le tribunal. C'est les juges. Mais ça renforce l'argument du Rassemblement National de dire que c'est un système qui vise à empêcher une candidate à devenir. Et donc, maintenant, la stratégie du Rassemblement National va être d'aller sur le terrain politique, puisque c'est le système. Il faut dénoncer ce système et on verra demain à l'Assemblée et ce soir, ce que dit Marine Le Pen, sur la partie politique. Alors, depuis 13 heures que cette inéligibilité a été, avec exécution provisoire, a été prononcée par la juge.
On débat, bien entendu, sur le fait de savoir si Marine Le Pen peut ou non, in fine, se présenter à la présidentielle de 2027. Y a-t-il le moindre recours possible ? C'est la question que nous nous poserons dans quelques instants. La décarbonation des entreprises est indispensable pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Bettina Laveau, vous êtes responsable solution énergétique pour les entreprises chez EDF. Bonjour. Bonjour. Alors, dites-nous, comment EDF accompagne les entreprises dans leur décarbonation ?
Eh bien, chez EDF, nous nous engageons aux côtés des entreprises dans leur transition énergétique autour de trois types d'actions. Réguler son activité pour consommer mieux et au bon moment, électrifier ses équipements et ses process, et produire sa propre énergie renouvelable et locale.
D'accord. Et alors, qui bénéficie de cet accompagnement et pour quels résultats ?
EDF propose des solutions adaptées à toutes les entreprises. industries, PME, tertiaires. L'objectif, c'est de réduire ses émissions de CO2 et maîtriser son budget dans la durée.
Merci beaucoup et à bientôt pour un nouveau rendez-vous.
C'était Mission Décarbonation avec EDF.
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RTL, s'informer ensemble.
Il est 19h30. RTL Soir, on refait le monde. Avec Yves Calvi. L'essentiel de l'actualité avec Aude Vernuccio. Bonsoir, Aude.
Bonsoir et bonsoir à tous. Elle prendra la parole dans une demi-heure maintenant, après sa condamnation. Marine Le Pen va-t-elle contre-attaquer ? A ce stade, pas de présidentielle pour elle en 2027. Elle écope de 4 ans de prison, dont 2 fermes aménagées sous bracelet électronique et de 5 ans d'inéligibilité dans l'affaire des eurodéputés. Son avocat annonce qu'elle va faire appel. Édition spéciale jusqu'à 21h sur RTL. Les réactions dans la classe politique. François Bayrou, le Premier ministre, s'est dit troublé par le jugement. Pour Jean-Luc Mélenchon, le leader insoumis, la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple.
Pour l'écologiste Marine Tondelier, Marine Le Pen doit payer sa peine. Elle est une justiciable comme une autre. Ce sont ses mots. A l'étranger, les ultra-conservateurs resserrent les rangs. Je suis Marine, lance le Premier ministre hongrois Victor Orban. Elon Musk, patron du réseau social X, dénonce, lui, un abus du système judiciaire. Il met en garde contre un retour de bâton. Haute Vernoucheau qu'on retrouve à 20h pour d'autres informations.
RTL, édition spéciale avec qui il qu'elle vit. Et nous sommes avec Karl Mayus, rédacteur en chef au Figaro Magazine. Laurent Jacobelli, porte-parole du RN, député de la Moselle. Pablo Piovivien, rédacteur en chef de la revue Regards. Julien Fautrat de notre service politique à RTL. Et Sophie Neumeyer, journaliste au service police-justice de notre radio. C'est à vous que je m'adresse, Sophie. On dit depuis 13h que cette inéligibilité avec exécution provisoire, prononcée par la juge, empêche Marine Le Pen de se présenter à la présidentielle de 2027. Il n'y a aucun recours possible ?
Alors, si. Et elle a une petite chance encore de se présenter à l'élection présidentielle. Enfin, je dis petite, une chance en fait. Puisque son avocat a d'ores et déjà annoncé qu'il allait faire appel. Et effectivement, la cour d'appel peut, elle, prendre une décision. Alors, soit suivre le tribunal et donc la condamner. Soit juste à l'inéligibilité simple, soit avec l'exécution provisoire. Mais elle peut aussi reconnaître l'innocence que Marine Le Pen clame depuis 10 ans. Il faut savoir que l'audiencement devant la cour d'appel, c'est 1 à 2 ans en moyenne. Donc, ça peut encore passer avant 2027.
Et en plus, le parquet général peut décider, alors ça c'est au parquet général de le choisir ou pas, peut décider d'audioncer un peu plus rapidement que prévu cet appel pour pouvoir purger justement la question de la culpabilité de Marine Le Pen avant 2027.
– Julien Fautrat, il ne s'était pas préparé à cette éventualité au ARN d'après vous ? – Et non, alors ça c'est quelque chose qu'on a… – Alors, Laurent Jacobéli me fait… – Allez-y et puis Laurent Jacobéli va nous faire… – Mais c'est un petit peu dans les discussions que j'ai eues depuis quelques jours.
C'était plus, on pense à une inéligibilité, mais pas d'exécution provisoire. Et puis, le caractère de Marine Le Pen, c'est de plutôt se préparer au dernier moment, de ne pas gamberger pendant des mois et des mois. Bref, il y avait tout ça.
Et encore aujourd'hui, des personnes, des cadres du parti que j'ai eus au téléphone qui m'expliquaient, on est abasourdi, on ne s'y attendait pas, il y avait un effet de sidération. Alors, peut-être que Laurent Jacobéli pourra nous donner un petit peu plus de détails, mais il y a même une personne proche de Jordan Bardet qui m'a dit, c'était un impensé, c'était un tabou. On n'osait pas lever le petit doigt et en parler à Marine Le Pen, parce que Marine Le Pen, au parti, elle a cette autorité-là. Donc, oui, il y a probablement un impensé sur cette question de l'exécution provisoire. Il n'y a personne qui osait regarder Marine Le Pen dans les yeux et lui dire, ça peut t'arriver Marine ?
Mais elle le savait. Laurent Jacobéli. Ça faisait partie des trois ou quatre scénarios envisagés, on n'est pas d'une naïveté aussi confondante que vous le décrivez. Évidemment, ça faisait partie des scénarios que nous avions imaginés. En revanche, notre analyse nous poussait à croire que c'était probablement le scénario le plus improbable. Ce qui ne veut pas dire que... C'est précisément ce que je dis. Oui, mais ça ne veut pas dire qu'on est tombé des nus, malheureusement. On savait que c'était une des possibilités. Pourquoi ça nous paraissait improbable ? Pour les raisons que j'ai décrites tout à l'heure.
Marine Le Pen ne remplit pas les conditions pour être inéligible avec exécution provisoire, selon nous. Deuxièmement, on ne pouvait pas imaginer que dans une démocratie mature, on puisse empêcher le leader de l'opposition se présenter juste après un sondage qui montre que plus d'un tiers des Français s'apprêteraient à voter pour elle au premier tour, ce qui est historique. Aux alentours des 35%.
Et donc, après le report de voix improbable de la droite vers LFI, de LFI vers la droite pour empêcher les électeurs d'avoir leur victoire, après l'arrêt d'une chaîne de télévision, on ne pouvait pas imaginer que dans notre démocratie aussi abîmée, on empêcherait une candidate à la présidence de la République de courir pour cette élection. Malheureusement, on semble se diriger vers cela. C'est un terrible constat de perte démocratique pour notre pays, de renoncement à la démocratie par un système qui a compris qu'à la loyale, il ne pouvait pas gagner et qu'il était prêt à toutes les tricheries. Pablo Pio, Vivien.
Je trouve assez extraordinaire de voir toutes les arguties et les péripéties intellectuelles de la part des cadres du Rassemblement National, mais ça vaut aussi d'ailleurs pour les proches de Nicolas Sarkozy, de passer, ça fait maintenant 50 ans en fait, qu'il nous bassine avec le manque de sévérité de la justice, et pour une fois que ça tombe sur vous, alors là, tout d'un coup, la justice ne fait mal son travail, elle est trop sévère, elle vous condamne. Elle a condamné, pour l'instant, il y a eu un appel ou il n'y a pas eu d'appel. Il y a eu d'appel, donc Marine Le Pen est présumée innocente. Elle est présumée innocente. Merci de le dire.
Mais condamnée quand même, ce qui est quand même très rare. Exactement, mais je ne dis pas le contraire, mais ça s'appelle l'état de droit, et ça s'appelle nos lois, des lois que, ça a été rappelé tout à l'heure, vous avez voté. Non, nous n'étions pas au Parlement à ce moment-là. Vous n'avez pas voté vous ? Oui, Marine Le Pen, mais il n'y avait pas, il y avait des députés du Rassemblement national. Il y avait des députés RL. Et qu'est-ce qu'ils ont fait ? Il y en avait deux, et Laurent Jacote-Bellet, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Eh bien, ils ont voté pour la loi Sapin 2. Non, non, Marion Maréchal, c'est abstenu. Et l'autre ? Ils ont voté contre. Ok, autant pour moi.
Alors, je remballe cet argument. En revanche, ça a été voté par les législateurs. Et donc, il s'avère que, je suis désolé pour vous, mais lorsqu'un élu manque de probité, je pense qu'il n'y a que vous et les puissants qui trouviez ça complètement inconséquent que le déclarer inéligible. Moi, je considère qu'un élu qui manque de probité, qui soit déclaré inéligible, je trouve ça assez logique, voire nécessaire. Quand elle sera, Laurent Jacote-Bellet, définitivement, ton ami ou innocent.
Mais ça arrive régulièrement que la peine d'inéligibilité avec exécution provisoire soit prononcée, et ça vaudrait dire, dans ce cas-là, que Marine Le Pen demanderait une immunité ?
Non, ça veut dire qu'un élu doit respecter le droit exactement comme tous les autres citoyens. Il n'est pas au-dessus des lois, mais il n'est pas en dessous non plus. Or, aujourd'hui, le droit à l'appel, le droit à une deuxième juridiction, est fondamental dans notre démocratie. fondamentale. Et c'est vrai pour vous, M. Pio Vivien, c'est vrai pour tout le monde. Pour vous, M. Calvi, si demain vous êtes accusé de quelque chose... Mais parfois, il y a des mandats de dépôt. Ça existe aussi dans notre droit. Mais c'est pas vrai. Ça existe dans notre droit, les mandats de dépôt. Laurent Jacote-Bellet, ça existe dans notre droit. Mais c'est terminé. Une phrase, quand même. Ça existe.
Parlez-en, des mandats de dépôt. Non ! Moi, je suis ravi par cette décision. Pour l'instant, on ne m'a pas interdit de parler encore. Allez-y. Je pense qu'on ne vous prive pas de parler ce soir. Donc, Marine Le Pen fait appel. Attendons l'appel avant de la condamner. Ça paraît une évidence pour tout le monde. Aujourd'hui, la décision, elle est quand même très grave. Oui. C'est pas simplement... On ne lui interdit pas simplement d'aller chez le boulanger ou chez le boucher. On lui interdit d'être candidate à l'élection présidentielle. L'élection fondamentale de notre démocratie. Alors qu'il y a une attente populaire pour Marine Le Pen, que vous pouvez contester.
Mais c'est ce que montrent les sondages. C'est un acte de déni de démocratie qui est terrible et qui n'est pas, en termes de droit, aussi évident que vous le dites. D'abord parce que des politiques de tous bords trouvent cela quand même très étonnant. Des juristes de tous bords s'alarment un peu de la décision qui a été prise. Donc, ce n'est pas un univers aussi facile à dépeindre que vous le faites. Les juristes, si je puis me permettre, ils s'alarment aussi de la déconstruction et des attaques systématiques de notre État de droit. Et ça, par exemple, vous n'en faites jamais l'écho.
Jamais vous dites que ce n'est pas possible d'attaquer le droit international comme c'est fait de façon systématique par le Rassemblement national. Ce n'est pas possible d'attaquer le droit communautaire comme vous le faites aussi. Je suis sûr que si vous le faites, vous remettez sans arrêt en question la hiérarchie des normes. Vous remettez sans arrêt en question le fait qu'on ait un droit communautaire qui s'applique aussi en France. On a besoin de pouvoir changer les choses quand même. D'accord, mais vous l'attaquez. Vous attaquez la question. Ça s'appelle la démocratie. Je sens bien que c'est une notion qui est en train de perdre de sa valeur.
Mais vous mettez en opposition la souveraineté populaire. Vous mettez en opposition la souveraineté populaire et l'État de droit. Là, c'est excessivement... Non, absolument pas. Il juge au nom du peuple français. C'est un bon débat que vient lancer Pablo Piovivia. Et on va continuer donc d'en débattre tous ensemble dans quelques instants.
Édition spéciale sur RTL avec Yves Calvi.
À l'écoute des pros avec TGV Inouï. Quand on se déplace souvent pour le travail, disposer d'un espace adapté pour se concentrer, c'est essentiel. C'est ce que propose justement la business première de TGV Inouï. Charlotte, bonjour. Bonjour. Vous êtes architecte d'intérieur et vous voyagez régulièrement en TGV Inouï. Qu'est-ce qui vous permet d'être productive en business première ?
Eh bien, avant, j'essayais de travailler dans la gare, ce qui n'est pas forcément évident. Maintenant, je m'installe au calme dans le salon Grand Voyageur. Je peux avancer sur mon travail ou me poser avant de monter dans le train.
Et justement, comment ça se passe une fois à bord ?
C'est devenu un vrai bureau mobile.
D'accord.
J'ai un espace calme et confortable. C'est parfait pour travailler. J'ai une prise électrique à portée de main. Je branche mon ordi. J'ai le Wi-Fi. Et en plus, l'accueil est toujours aux petits soins.
Moi, je voulais savoir, est-ce que ça change la façon de travailler en déplacement ?
Oui, complètement. Quand j'arrive à mes rendez-vous, je suis sereine et préparée. Et à mon retour, comme j'ai avancé sur mon travail à bord, Tout est fait et je rentre chez moi à l'esprit tranquille.
Et ça change tout. Merci Charlotte.
Voir condition sur sncfvoyageur.com
Il est l'un des chanteurs français les plus populaires.
Et il a vendu plus de 3 millions d'albums.
Les enfants l'adorent.
Et nous aussi.
Soprano sera avec nous demain en direct à 9h40 sur RTL.
Alors à demain. À demain.
Plaisir simple numéro 13. On pourrait écouter un tube de sa jeunesse. Plaisir simple numéro 14. Repartir la distribue à neuf quand on sort de chez Motrio. Jusqu'au 31 mai chez Motrio. Profitez de 40 euros de remise sur le changement de distribution. Motrio. Simplifions l'entretien auto. Offre réservée aux particuliers, voire conditions dans les garages participants. Rendez-vous sur motrio.fr.
Bonjour, je m'appelle Eya Belkirat. Je suis conseillère EDF pour les entreprises. Mes clients entrepreneurs veulent une gestion sans imprévue de leur budget électricité. Alors je leur propose un contrat EDF adapté à leur activité, dont la part énergie est à prix fixe de 1 à 4 ans. Ils peuvent ainsi mieux maîtriser leur budget et être plus tranquilles. Appelez-nous au 3022. EDF. Service gratuit pris d'un appel local.
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Yves Galvi. Édition spéciale sur RTL.
Je trouve quand même insensé que des gens trouvent anormal que Mme Le Pen soit inéligible. Quelqu'un qui est élu par le peuple doit à ce peuple l'honnêteté. Et donc, si on veut avoir des politiques honnêtes, quand quelqu'un a fait des bêtises, eh bien, il ne va plus pouvoir être élu. Jamais. Moi, je vais plus loin. Jamais. Droite, gauche, on veut faire de la politique. On se doit d'être honnête.
Ce message a été posé cet après-midi par Françoise, pardonnez-moi, par Florence, une auditrice d'RTL, au 3210. Elle est très carrée dans la façon dont elle exprime les choses. Qu'est-ce que vous avez envie de lui répondre, ce soir, Laurent Jacobelli ? Eh bien, je lui dis, Florence, vous n'avez pas tort, mais si demain, vous êtes accusée de quelque chose et que vous êtes condamnée en première instance, vous aurez le droit de faire appel si vous êtes convaincue d'être innocente. Ce droit, moi, j'aimerais qu'on l'applique aussi à Marine Le Pen, qui n'est pas une sous-citoyenne, qui a le droit, elle aussi, de défendre son innocence en appel.
Et tant qu'elle ne l'a pas fait, elle est présumée innocente. Je le redis parce que c'est important. Et donc, il est bizarre de condamner quelqu'un qui est innocent. Si demain, Marine Le Pen est vraiment relaxée, c'est-à-dire qu'on reconnaît qu'elle n'est pas coupable des faits pour lesquels on l'accuse, et qu'elle a été empêchée d'être candidate à la présidentielle, notre démocratie aura été cassée, brisée, et je ne sais pas comment on s'en remettra. Vous avez été surpris par ce jugement, Karl Meus ? Non. Qui n'est pas définitif, on le rappelle. Non. Moi, ce qui m'a surpris, c'est ce que disait Julien Fautra, c'est la surprise du Rassemblement National.
On a bien vu, en novembre-décembre, après les réquisitions, il y avait vraiment là, d'abord, ils ont accusé le coup, et ensuite, ils sont devenus très offensifs. Et puis, ces derniers jours, on a bien vu les confidences qui étaient faites aux uns et aux autres, nous aussi, Paul Lobaché, Guillaume de Mongeau, chez nous, ont pu accéder à Marine Le Pen, et on sentait... Alors, il y avait à la fois le côté, je prends les choses au moment où elles viennent, je ne veux pas... C'est la personnalité de Marine Le Pen. Voilà. Je ne veux pas m'embrouiller l'esprit, me torturer l'esprit avec quelque chose qui peut-être n'inviendra pas. C'est probablement sa nature, ça.
Mais un homme politique, une femme politique, qui aspire au plus haut niveau, sait qu'elle doit envisager, non seulement les hypothèses, mais les préparer. Et ce qui est assez incroyable, c'est qu'on a l'impression que, certes, ça faisait partie des hypothèses, mais ce n'était pas l'hypothèse qui était, au RN, considérée comme la plus probable. Résultat, vous avez des gens au RN, ils ont fait une réunion cet après-midi, il y a des gens qui ont dû rentrer en catastrophe de leur circonscription. Il y a des gens qui n'avaient pas organisé l'idée qu'après l'énoncé du jugement, il fallait tous se réunir, donc tous être présents. Jordan Bardella, il partait au Parlement européen.
Au départ, Jordan Bardella avait prévu de ne pas être à Paris. Il avait prévu d'être à Strasbourg, au Parlement européen. Donc, vous voyez, il y avait comme, bon, pourquoi être là ? Donc, ils n'y ont jamais cru, et pourtant, on parle quand même, Laurent Jacobelli, d'un préjudice de 4 millions fait sur les fonds européens. Ce n'est quand même pas rien ? Ce n'est pas rien, mais nous, nous estimons, et je vais quand même expliquer à nos auditeurs, ces 4 millions ont payé des salaires de gens qui ont travaillé. J'entendais tout à l'heure, ça a enrichi le parti, ce n'est pas sur un compte d'épargne du parti.
C'est qu'il y a eu des collaborateurs d'engagés, on leur a donné une mission, sous prétexte que pour nous, un collaborateur politique fait de la politique, pour le Parlement européen, il est un fonctionnaire du Parlement européen. C'est deux visions différentes, on peut en débattre, et ça a été d'ailleurs le cœur du débat, mais on n'a pas volé l'argent, il n'a pas servi à enrichir ni Marine Le Pen, ni qui que ce soit dans le parti, il n'y a pas eu de corruption, il y a eu des salariés qui ont travaillé, qui ont été payés, et payés à des salaires normaux. Donc, j'aimerais quand même le préciser, pour ne pas qu'il y ait de comparaisons absolument disproportionnées.
Mais j'aimerais dire, parce que depuis tout à l'heure, on parle du droit, on parle qu'il doit s'appliquer à tout le monde. Moi, je suis quand même étonné pour deux cas à peu près similaires. Nous avons le dirigeant du Modem qui, suite au procès, devient Premier ministre, et la dirigeante du Rassemblement national qui, elle, est mise au banc des élections. Excusez-moi, mais en termes de traitement équitable et égalitaire, on a fait mieux. Ce n'est pas tout à fait le même cas. C'est quand même assez largement comparable. Mais les sommes ne sont pas les mêmes. Probablement. Et puis, il y a eu des condamnations au Modem.
Et puis, il y a eu des condamnations au Modem du président du Modem qui est quand même devenu Premier ministre. Il y a eu des condamnations au Modem, quand même. Mais pas le patron du parti. Donc, une fois encore, il faut faire très attention. Oui, bien sûr, nous croyons en la justice, mais la limite, c'est la justice politisée qui veut décider à la place du peuple.
Un petit mot sur la condamnation du Modem. Le montant de l'infraction était bien moindre et le tribunal n'avait pas estimé qu'il y avait tout un système qui avait été mis en place autour de la personne...
Ne vous en déplaise, il y a des règles. Non, oui, mais ces règles ne semblent pas être les mêmes pour tous. Vous dénoncez une justice politique ? Ah, mais clairement, je l'assume. Très bien. On va écouter Ludovic Friat, président de l'Union syndicale des magistrats, l'USM, qui était l'invité de Céline Landreau et Éric Brunet à la mi-journée. Écoutez ce qu'il répondait, justement, concernant cette accusation.
Ce n'est pas la justice qui est politique, c'est les conséquences de sa décision qui ont des répercussions politiques du fait de la qualité même de Mme Le Pen. Je ne peux pas laisser dire, laisser entendre qu'il y a en France une justice politique qui est là volontairement pour barrer le chemin à un quelconque homme ou femme politique. Il ne faut pas inverser les valeurs. Le procès, lui, il fait suite à quoi ? Il fait suite à des agissements qui sont au terme de la loi votés par tous, votés par le Parlement, votés par nos représentants, susceptibles d'être répréhensibles. Ce sont des infractions. Il ne faut pas l'oublier et infracer les valeurs. Voilà, le président de l'USM,
qui n'est vraiment pas un syndicat de gauche, essaie de montrer que, tout simplement, les choses se sont passées normalement, M. Jacobelli. Eh bien, écoutez, j'ai la liberté de penser et de dire que nous estimons que la peine prononcée est disproportionnée par rapport aux faits et disproportionnée par rapport aux conséquences qu'elle implique. Je le répète, dans notre démocratie, et je crois que c'est un cas unique en Europe, la candidate de l'opposition, donnée gagnante, ce sont des sondages, ce n'est pas une prévision, bien sûr, ne pourra pas se présenter à l'élection présidentielle. Ça arrive quand même quelques semaines après ce qui s'est passé en Roumanie.
Il y a un sentiment, aujourd'hui, en France et en Union européenne, que quand on défend des idées patriotes, des idées souverainistes, eh bien, on est un peu au banc de la société et que tout est bon pour vous interdire de parler. C'est quand même gênant. Et je le répète, moi, je ne croyais pas, il y a dix ans, quand je me suis engagé en politique, que j'aurais à traverser une France où on interdit des chaînes, où on condamne des femmes politiques à ne pas être élues, avant même un appel. Je trouve honnêtement que ça ne ressemble pas à l'idée de la démocratie qu'on peut se faire.
Laurent Jacobelli