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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 22 décembre 2025 6 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Budget : S.Lecornu tente encore d'éviter le 49.3 par le compromis

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Pourquoi est-ce que Sébastien Lecornu a cédé à cette revendication ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Quelle lecture vous faites de cette séquence ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Thomas BonetFait
    « le 493 aurait l'avantage de couper cours à tout cela »
  • 2:00Yvan RfolFait
    « il y a une fausse habileté qui est prêtée au premier ministre disant qu'il a réussi malgré tout à tenir »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

13h [musique] 14h Europe Info 13h32 sur Europe la suite d'Europeinfo avec vous Cléie Mathias et les deux journalistes Thomas [musique] Bonet et Yvan Ryoufol quand même sur ce budget cette loi spéciale qui se prépare elle est là vousz vous soufflez déjà il en Rio écoutez Philippe Juventin rapporteur les républicains du budget à l'Assemblée qui a estimé que le PS souhaitait en coulisse le retour du 493 il était sur BFM TV ce matin partis socialistes au fond même s'ils ont des affichages parfois un peu olé holé quand ils nous ont demandé la semaine dernière, ils sont venus me voir en me disant "Nous voulons 10 milliards de dépenses en plus." Je leur ai dit "Écoutez les gars, vous rêvez, c'est pas possible. Au contraire, nous on va vous baisser la dépense." Il ils souhaitent la stabilité, ce sont des gens responsables.

Donc je pense que le Parti socialiste sera d'accord pour un 493. Il faut simplement bah les traiter, regarder leur demand. Ils vous le disent, ils vous le disent mais ils en privé.

Oui, bien sûr. Mais pourquoi est-ce que Sébastien Lecornu a cédé à cette revendication ? Finalement, il le réclame tous ce 493.

Thomas Bonet. Oui, il pensait bien faire. Il pensait acheter le le soutien, la sympathie des des socialistes.

Alors, ça a été un peu le cas parce que c'était une demande, faut quand même le rappeler à la base des des socialistes lorsqu'ils ont commencé à à négocier, à discuter avec le Premier ministre. Là, oui, aujourd'hui tout le monde constate que c'était une erreur. Alors, pas forcément, c'est un outil constitutionnel qui est mais voilà, c'est à sa main.

Et en fait, ce qui se passe là pour que on va pas rentrer dans les détails trop techniques, mais personne ne veut assumer la paternité de ce budget parce qu'il y a un peu de concession au Parti socialiste, un peu de concession à la droite, un peu de mesure du gouvernement. Personne n'est totalement ravi de de cette de ce de cette feuille de route budgétaire. Donc le 493 aurait l'avantage de couper cours à tout cela et de voilà de d'avoir un budget qui permettrait de contenter un petit peu les les uns et les autres.

C'est la seule question maintenant parce que là il y a plus vraiment de suspense. La question c'est est-ce que Sébastien Lecornu peut revenir sur cet engagement et surtout comment il le présente à la fois au socialistes mais aussi aux français. il a te pris un engagement et il pourrait s'en affranchir mais faudrait l'expliquer.

Je pense que c'est aujourd'hui le sens des discussions qu'il a ouvert à à Matignon depuis hier. Yvan Rfol, quelle lecture vous faites de cette séquence ? Moi, je trouve ce spectacle est navrant, mais on se rend compte qu'il y a eu effectivement un consensus politique pour une stabilité qui a amené d'ailleurs à un immobilisme et en fait, c'est cette immobilité là qui décrédibilise, me semble-t-il, toute cette fin de règne.

Pour moi, je vois ça comme une fin de règne, comme un monde qui s'épuisse, ce monde politique qui s'épuise et avec lui d'ailleurs la 5e République, j'en ai déjà parlé ici, mais il me semble que à travers toutes ces six magré là, d'abord il y a une fausse habileté qui est prêtée au premier ministre disant qu'il a réussi malgré tout à tenir et en effet, il a tenu, il a passé, il passera peut-être l'hiver même, mais il tient parce que l'ensemble de de du dispositif politique, enfin rassemblement national non compris n'a qu'une trouille, c'est d'aller aux urnes pour essayer de pour pour demander au Français de trancher. Si les Français avaient tranché, il y aurait des majorités qui se seraient davantage homogène qui se serait qui se serait révélé. Et donc moi, je vois un spectacle navrant, ce spectacle effectivement d'un monde politique qui s'accroche à à ses à ses acquis mais qui sera balayé, me semble-t-il, assez rapidement parce qu'il y a une forme de dégagisme qui qui est commence à qui commence à monter et singulièrement en voyant cette immobilité, cette immobilis, cette incapacité des députés alors qu'on ils avaient peut-être l'occasion de montrer leur créativité législative et là ils ont été ils ont montré que que leur facilité à vouloir toujours taxer davantage et et surtout enfin ne pas prendre leur responsabilité dans des réformes dans des réformes d'état.

Donc euh je pense je trouve que ce spectacle est est accablant et signe en effet euh de mon point de vue la mort de la 5e République. La mort de la 5e République. Oui, je je trouve que la Saint-Gerre République prouve là que non seulement son présidentialisme isole les hommes quand ils n'ont pas l'envergure des hommes d'état et pour l'instant nous avons des petits hommes des petits hommes d'état et son son aspect parlementaire également à travers ses disputes et ses ses incapacités à vouloir euh de se se ressourcer auprès de la démocratie parlementaire de la démocratie directe montre que ce parlementarisme là en tout cas euh alors justement j'allais venir on m'a posé la question à Thomas Bonet parce que la la 5e République est plutôt un régime présidentiel avec une dose de parlementarisme mais mais le socle c'est plutôt le côté présidentiel qui est important et là ce qui a ce qui semble en tout cas pour l'instant avoir échoué mais à l'issue de 2 de 3 mois de discussion c'est plutôt le côté parlementarisme.

Oui. Oui. Avec quand même à noter que tout le blocage vient de l'Élysée et que c'est l'Élysée le point de blocage.

C'est pour ça que je suis un peu en désaccord avec Ivan parce que je trouve que malgré tout la 5e République tient encore. que je trouve qu'elle est soumise à à rue d'épreuve. La le véritable problème, le nœud du problème à mon sens, c'est que le président de la République après avoir perdu trois élections parce que je rappelle qu'en 2022 lorsqu'il est réélu, il n'a pas de majorité ensuite législative qui suivent, il perd les élections européennes et il perd ensuite les élections après la dissolution.

Donc après trois élections perdues, il se maintient coûte que coûte au pouvoir en maintenant à Matignon un premier ministre issu de sa famille politique. Pour moi, elle est là la véritable hérésie par rapport à la 5e République. J'ose espérer qu'après 2027 avec un nouveau président, une nouvelle présidente, une nouvelle assemblée peut-être avec une dissolution qui serait prononcée dans la foulée, on pourrait retrouver un peu l'esprit de cette 5e République.

Moi je ne crois pas. pessimist cet esprit s'est épuisé parce la 5e République dans son présidentialisme et dans son centralisme a épuisé également tous les tous les ressorts démocratiques dans le fond et c'est ceci qui qui apparaît aujourd'hui c'est que nous vivons une crise de la démocratie et il faut en urgence démocratiser la démocratie et on ne peut pas démocratiser la démocratie quand vous avez un un pouvoir personnel à ce point confisqué par un seul homme qui en plus n'a pas l'envergure de référendum dans ce qui est prévu par sil mettez des référendum encore j'applaudirai mais il ne veut pas de référendum Oui, mais c'est prévu dans la 5e République. Je veux dire que si un un nouveau président ou une nouvelle présidente arrive par exle au rassemblement national, ils voudront fonctionner un homme par ex.

Je pense qu'on qu'on les a épuisé parce que je ce que je comprends en tout cas de des aspirations de l'opinion, c'est qu'elle ne veut plus de ses pouvoirs hiérarchiques. Elle préfère des des pouvoirs horizontaux, des pouvoirs décentralisés, des pouvoirs plus participatifs. Et la 5e République, de mon point de vue, mais c'est un vrai débat bien sûr.

Je n'ai pas la science que la 5 réplique [rires] ne répond plus à ceci et qu'il faudrait un un véritable parlementarisme pour être plus clair encore. Euh, on sessera à ce débat mais peut-être pas tout de suite.