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Discours / meetingUnion Pour le Nord· 31 décembre 2014 5 minAutoproduitActualité / polémiqueSanté

Intervention de Brigitte Lherbier sur le budget Santé

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groupe Union pour le Nord. Monsieur le président, chers collègues, politique volontariste du département qui n'a comme seule compétence obligatoire que la protection maternelle et infantile et la planification familiale. Elle est relativement épargnée par la chute des crédits, même s'il reste modeste au regard du budget départemental.

En effet, le budget primitif 2015 passe de 6 million,9 d'euros à 64, ce qui est raisonnable. Or, notre département est particulièrement touché et la situation sanitaire reste préoccupante. Le plan département santé bien-être est trop récent pour que l'on puisse avoir connaître ses effets et je regrette l'absence de précision sur le projet de convention entre la région et les départements du nord pas de calé car la santé est l'affaire de tous et c'est ensemble qu'il faut véritablement travailler.

J'en profite également pour rappeler que le groupe Union pour le Nord est favorable au soutien des maisons de santé et à la participation financière de notre institution sur la partie investissement. Je voudrais attirer votre attention sur deux points qui me tiennent à cœur. Le premier celui des assistantes maternelles.

Un récent article de la Voie du Nord sur les modes de garde et les agréments du conseil général m'a interpellé. Ça s'appelait trop d'assistantes maternelles à l'abassé par rapport au nombre d'enfants à garder. Actuellement, on donne l'agrément euh alors qu'aucune demande d'emploi n'est faite pour le territoire visé simultanément.

Ne peut-on pas essayer de clarifier la situation et proposer aux associations, aux familles et aux collectivités un schéma d'organisation associant par exemple aussi les représentants de la CAF afin que chaque agrément corresponde à des besoins véritables. Nous avons la solution de la des maisons d'assistantes maternelles qui se développent grâce à l'agrément du département mais sans intervention financière de celle-ci. Ça a l'air de bien se passer.

Un des avantages des mames porte sur la mutualisation des moyens et de l'organisation. Un second point est relatif à la protection maternelle et infantile. La pénurie médicale nous guide et avant qu'il soit trop tard, il serait souhaitable de provoquer une véritable vocation chez les jeunes médecins.

Pour cela, une reconnaissance officielle des médecins de PMI par les agences régionales de la santé ne serait pas superflu. De même, pourquoi ne pas encourager les ARS à ouvrir l'enveloppe spécifique consacrée à l'amélioration de la qualité et de la coordination des soins au département ? Les centres de santé y ont bien accès.

La PMI a besoin de moyens et si elle veut entièrement jouer son rôle tant dans l'orientation médicale, je pense qu'elle le fait déjà très bien, mais aussi social. Et à ce titre, nous devons rester extrêmement vigilants sur la qualité des interventions sociales. Il est nécessaire d'agir à temps.

Prenons l'exemple de la maltraitance en enfant qui est un réel problème de santé publique mais qui si elle est repérée à temps et suivie de mesures appropriées de protection peut sauver des vies. Dans la plupart des facultés de médecine, le module maltraitance et enfant en danger, protection maternelle et infantile n'est étudié qu'en gros 1 heure sur l'ensemble du cursus de formation médicale. Nous n'avons pas les moyens d'agir sur les programmes universitaires, mais notre devoir en tant qu'institution responsable de la PMI est de permettre à ceux qui qui y exercent d'avoir toutes les clés en main pour signaler des actes de maltraitance.

Chargé des relations publiques au sein de la faculté de droit de l'île 2. Je ne manquerai pas de réitérer de réitérant encore ses propos auprès de monsieur le président Vanendrich puisqu'il est le président de la grande université droit et santé. Mais je compte aussi sur vous les uns et les autres sur le département pour appuyer cette démarche car nous avons la responsabilité de la la responsabilité légale de la protection de l'enfant ce qui est lourd de conséquence.

Les services de PMI certes ont un regard médical, mais surtout n'oubliez pas d'avoir ce regard social et de détecter au plus vite et toujours les actes de maltraitance. Monsieur le président, chers collègues, le groupe Union pour nos nord votera favorablement ce budget en souhaitant que la PMI retrouve son rôle d'acteur social un peu délaissé à mon sens au profit uniquement de son rôle d'acteur médical. Je vous remercie de votre grande attention.

Je me propose de donner la parole au vice-président pour qu'il puisse nous donner quelques éléments de réponse mais il y a matière. M.