Présidentielle : les sondages chamboulent tout ! - Reportage #cdanslair 03.10.2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
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La surprise de ce début de présidentielle, c'est lui, Éric Zemmour.
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Les séistes toujours pas déclarés candidats perturbent le jeu politique ?
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Selon ce sondage, il atteindrait même 15% des intentions de vote ?
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Alors ce matin, à droite, on tente de se montrer rassurant ?
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Nous, chez les Républicains, nous gardons notre sang-froid.
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Un candidat qu'ils désigneront en décembre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« En un mois, ses intentions de vote ont pratiquement doublé. »
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« considérés comme troisième homme aujourd'hui. »
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« Selon ce sondage, il atteindrait même 15% des intentions de vote »
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« ce sondage, il faut le redire, n'a aucune valeur prédictive. »
- 0:39InvitéFait
« On est encore très loin de la présidentielle, on est à 7 mois »
- 0:42InvitéFait
« des sondages qui ont été faits à une trop longue distance sont ensuite démentis. »
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« on a nous un sujet à droite, c'est que pour l'instant, nous n'avons pas encore notre champion »
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« À l'intérieur, une clause anti-Zemmour qui empêche le polémiste d'y participer. »
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« Aujourd'hui, tous reprennent mon discours pour tenter de vous séduire. »
- 1:39InvitéFait
« Éric Zemmour, en fait, est le point de pivot entre le Rassemblement National et les Républicains. »
- 2:16InvitéFait
« La droite ne pourra pas tenir si elle attend encore deux mois »
- 2:25InvitéFait
« Emmanuel Macron qui continue de multiplier ses coups de boutoir pour siphonner de plus en plus le vote de droite. »
- 2:28InvitéFait
« C'est ce qu'il fait systématiquement depuis 2017 et depuis la nomination d'Édouard Philippe à Matignon. »
- 2:37InvitéFait
« les deux candidats radicaux, de droite extrême ou d'extrême droite, Marine Le Pen et Éric Zemmour »
- 2:50InvitéFait
« Quand il n'y a plus rien à débattre, ça laisse de la place à tous ceux dont l'excès sert d'argumentation. »
- 3:23InvitéFait
« Si on écoute à chaque fois, en septembre-octobre avant une élection, les sondages et les médias, on a le mauvais cheval qui arrive. »
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« Est-ce qu'il faut, pour se faire entendre aujourd'hui, faire le buzz, avoir des propos très franchement limites en termes de démocratie, de république ? »
- 3:55PrésentateurChiffre
« En 2002, Jean-Pierre Chevènement a été monté à 14% d'intention de vote, mais n'atteindra finalement qu'à peine 5% le jour du scrutin. »
Temps de parole
- Présentateur34 %
- Invité13 %
- Invité 212 %
- Invité 310 %
- Invité 47 %
- Invité 57 %
- Invité 66 %
- Invité 76 %
- Invité 85 %
≈ 7,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La surprise de ce début de présidentielle, c'est lui, Éric Zemmour. En un mois, ses intentions de vote ont pratiquement doublé. Les séistes toujours pas déclarés candidats perturbent le jeu politique, considérés comme troisième homme aujourd'hui. Selon ce sondage, il atteindrait même 15% des intentions de vote, talonne Marine Le Pen et se place désormais devant Xavier Bertrand, si celui-ci était désigné candidat chez les Républicains. Alors ce matin, à droite, on tente de se montrer rassurant.
Nous, chez les Républicains, nous gardons notre sang-froid. D'abord parce que ce sondage, il faut le redire, n'a aucune valeur prédictive. On est encore très loin de la présidentielle, on est à 7 mois, et on sait très bien que des sondages qui ont été faits à une trop longue distance sont ensuite démentis. Donc une élection présidentielle, c'est aussi important de le redire, elle se cristallise dans les 3 derniers mois. Et là, c'est pas le cas. Après, c'est vrai qu'il faut être honnête, on a nous un sujet à droite, c'est que pour l'instant, nous n'avons pas encore notre champion, c'est-à-dire que nous n'avons pas de candidat naturel.
Un candidat qu'ils désigneront en décembre. Le parti vient de fixer les règles pour cette primaire. À l'intérieur, une clause anti-Zemmour qui empêche le polémiste d'y participer. Car les Républicains s'inquiètent. Éric Zemmour ne cesse de faire du pied à son électorat, comme ce jour-là, lors d'un colloque sur le conservatisme.
Aujourd'hui, tous reprennent mon discours pour tenter de vous séduire. Ne soyez pas dupes. Les anciens Chirakiens qui voudraient vous représenter se disent opposants de Macron. Mais que lui oppose-t-il vraiment ?
À un discours qui convainc ses sympathisants LR.
Éric Zemmour, en fait, est le point de pivot entre le Rassemblement National et les Républicains. Il prendrait des voix des deux côtés. Donc je pense qu'on devrait tous se rassembler derrière lui pour qu'enfin on ait un vrai président de droite en 2022. Moi, j'aurais préféré que ce soit une primaire ouverte pour qu'on puisse avoir un vrai débat d'idées. Un débat d'idées entre des personnalités plus au centre, comme Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, et un débat d'idées avec aussi des personnalités comme Éric Zemmour, qui est le grand absent de cette primaire fermée.
En attendant la désignation d'un candidat à droite, Éric Zemmour profite du vide, selon ce sondeur.
La droite ne pourra pas tenir si elle attend encore deux mois, sachant qu'elle est totalement prise dans un étau entre, d'une part, Emmanuel Macron qui continue de multiplier ses coups de boutoir pour siphonner de plus en plus le vote de droite. C'est ce qu'il fait systématiquement depuis 2017 et depuis la nomination d'Édouard Philippe à Matignon. Et d'un autre côté, les deux candidats radicaux, de droite extrême ou d'extrême droite, Marine Le Pen et Éric Zemmour, qui, on le voit bien dans le cas d'Éric Zemmour, contribuent à affaiblir la candidature de la droite.
Même constat chez Nicolas Sarkozy, l'ancien président tacle Éric Zemmour.
Quand il n'y a plus rien à débattre, ça laisse de la place à tous ceux dont l'excès sert d'argumentation. Est-ce que vous pensez à Éric Zemmour en disant ça ? Non mais, pour moi... Qui s'appuie beaucoup sur l'histoire, sur le patrimoine culturel français. Mais pour moi, il n'est pas la cause du vide, il est le symptôme.
Une autre candidate est-elle aussi fragilisée par le polémiste ? Pourtant, Marine Le Pen veut faire bonne figure.
Non, ça ne m'inquiète pas, parce que j'ai vu des candidats monter, puis descendre. Si on écoute à chaque fois, en septembre-octobre avant une élection, les sondages et les médias, on a le mauvais cheval qui arrive. Nous, on est sereins. Ça va peut-être vous étonner, mais on est sereins. Est-ce qu'il faut, pour se faire entendre aujourd'hui, faire le buzz, avoir des propos très franchement limites en termes de démocratie, de république ? Est-ce qu'il faut débattre avec Éric Zemmour ? Marine Le Pen pourrait le faire ? Marine Le Pen est candidate à la présidente de la République. Lors de la campagne, il y aura des débats. Elle débattra avec tous les candidats.
Alors cette propulsion dans les sondages, va-t-elle se concrétiser pour Éric Zemmour ? En 2002, Jean-Pierre Chevènement a été monté à 14% d'intention de vote, mais n'atteindra finalement qu'à peine 5% le jour du scrutin.