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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 14 décembre 2011 8 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Jean-Louis Borloo

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Acheter français, c'est un bon slogan ?

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Êtes-vous pessimiste, Jean-Louis Borloo, pour la France, pour les mois à venir ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Valérie Pécresse dit que c'est un choc fiscal qui plongerait les entreprises dans la récession.

  • 5:02OuverteRéponse directe

    Sur le plan politique, vous pensez toujours, pessimiste encore, que Marine Le Pen va faire un carton l'an prochain ?

  • 6:35OuverteRéponse partielle

    Marine Le Pen au plus haut, c'est aussi ce que pense votre conseiller politique Dominique Payet.

  • 7:40OuverteÉludée

    Vous parlez toujours à Rachida Dati ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Invité politiqueFait
    « informer nos compatriotes de l'origine des produits, oui, c'est la traçabilité »
  • 0:24Invité politiqueFait
    « C'est une expérimentation qui a été lancée il y a un an, grâce à Yves Gégaud, avec une association, ProFrance, origine garantie, 50, alors c'est labellisé »
  • 0:41Invité politiqueChiffre
    « le bureau Veritas International qui valide qu'il y a bien 50% d'emplois français incorporés »
  • 1:02Invité politiqueChiffre
    « 50 entreprises labellisées, 500 qui sont en cours de labellisation »
  • 1:19Invité politiqueChiffre
    « il y a 3000 produits qui sont en cours de labellisation »
  • 1:49Invité politiqueFait
    « Je crains que le Fonds européen de stabilité financière, je le dis depuis le 21 juillet, qui n'a pas de ressources propres, autonomes »
  • 1:57Invité politiqueFait
    « comme une taxe carbone aux frontières, ou une taxe sur les carburants embarqués de cargo, ou la taxe sur les transactions financières »
  • 2:43Invité politiqueFait
    « sortir de l'exonération des plus-values des holdings, franchement, c'est une affaire insensée »
  • 2:49Invité politiqueFait
    « cette histoire de LBO, vous savez, quand vous rachetez avec de l'endettement une cible, une PME, que vous puissiez tout déduire, est tout aussi incroyable »
  • 3:21Invité politiqueFait
    « je disais qu'on avait un risque de mise en cause du triple A français et allemand »
  • 3:31Invité politiqueFait
    « en leur disant, le Fonds européen, vous devez le doter d'une ressource propre, à défaut de quoi, vous réunissez des déficits entre eux »
  • 4:26Invité politiqueFait
    « La France a un risque de double dégradation. Un, au titre de sa participation à la zone euro, à ce fonds. Deuxièmement, parce que sa croissance n'est pas au rendez-vous et ses déficits augmentent »
  • 4:44Invité politiqueFait
    « Les Français n'attendent que ça. Ils n'en peuvent plus de payer la TVA sur les baguettes, sur tous les produits de consommation, le transport »
  • 5:25Invité politiqueFait
    « à poser ce débat-là, il n'est pas exclu s'il y a un vrai pépin sur l'euro, c'est-à-dire qu'un pays sorte, deux pays sortent »

Temps de parole

  • Jean-Louis Borloo82 %
  • Présentateur18 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Jean-Louis Bordeaux. Oui, bonjour. Acheter français, c'est un bon slogan ?

0:03
Jean-Louis Borloo

En tous les cas, informer nos compatriotes de l'origine des produits, oui, c'est la traçabilité, on l'a fait sur le bonus malus écologique, je crois qu'il va falloir le faire pour l'ensemble des produits, alors c'est pour la partie CO2, mais on peut le faire aussi sur la quantité d'emploi directe ou de valeur ajoutée qui est contenue dans un produit.

C'est une expérimentation qui a été lancée il y a un an, grâce à Yves Gégaud, avec une association, ProFrance, origine garantie, 50, alors c'est labellisé, parce qu'il faut bien informer nos concitoyens, c'est le bureau Veritas International qui valide qu'il y a bien 50% d'emplois français incorporés, c'est de l'information, et je crois que c'est de l'information très utile.

0:51
Présentateur

C'est efficace, ça peut être efficace pour modifier le comportement des consommateurs, même quand il y a des écarts de prix qui sont considérables.

0:57
Jean-Louis Borloo

En tout cas, à chaque fois qu'on informe le consommateur citoyen, c'est une bonne nouvelle. Donc 50 entreprises labellisées, 500 qui sont en cours de labellisation, c'est de l'information. Moi je considère qu'il faudra donner de l'information sur tous les produits, pour des produits écologiques ou de la part de CO2, ça me paraît indispensable, il y a 3000 produits qui sont en cours de labellisation, et puis il faut le faire aussi pour les produits industriels. Bon, ça peut être efficace donc pour relancer l'économie ? Mais il faut qu'il y ait un label, Origine Garantie France, avec une agence indépendante qui garantisse. Il y a un travail technique derrière.

1:40
Présentateur

Êtes-vous pessimiste, Jean-Louis Borloo, pour la France, pour les mois à venir ? Oui, je suis pessimiste, comme à vrai dire toute personne censée.

1:49
Jean-Louis Borloo

Je crains que le Fonds européen de stabilité financière, je le dis depuis le 21 juillet, qui n'a pas de ressources propres, autonomes, comme une taxe carbone aux frontières, ou une taxe sur les carburants embarqués de cargo, ou la taxe sur les transactions financières, ça soit un endettement de plus. Donc je crains effectivement une dégradation des pays européens signataires de ce Fonds. Et puis pour la France, je crains que nos prévisions de croissance, si j'ose dire, soient optimistes.

C'est pour ça qu'avec d'autres parlementaires, j'ai déposé, et là je vois que tous les jours, il y a des signatures en plus, une proposition urgente pour éviter la dégradation française, une proposition urgente pour, un, mettre en place la taxe sur les transactions financières, comme l'a fait Londres, il n'y a aucune raison de ne pas le faire, et les Allemands ont dit qu'ils le feraient seul, si ce n'était pas fait au plan européen. Deuxièmement, sortir de l'exonération des plus-values des holdings, franchement, c'est une affaire insensée.

Et troisièmement, cette histoire de LBO, vous savez, quand vous rachetez, avec de l'endettement, une cible, une PME, que vous puissiez tout déduire, est tout aussi incroyable. Bon, ça n'a pas convaincu l'UMP,

2:59
Présentateur

Valérie Pécresse, elle dit que c'est un choc fiscal qui plongerait les entreprises dans la récession.

3:04
Jean-Louis Borloo

Oui, mais je pense qu'elle n'a pas lu sérieusement, parce que ça ne touche en aucun cas l'activité économique des entreprises, je dis bien en aucun cas. Je pense qu'il faut qu'on soit très responsable. Qu'en fin juillet, je disais qu'on avait un risque de mise en cause du triple A français et allemand, tout le monde m'a pris pour un dépressif. Moi, je voyais bien que... Non, mais ça, c'est la vérité, quand même. Souvenez-vous de la lettre ouverte que j'ai adressée au président Sarkozy à l'époque, à Mme Merkel à l'époque, en leur disant, le Fonds européen, vous devez le doter d'une ressource propre, à défaut de quoi, vous réunissez des déficits entre eux.

Bref, parce que derrière tout ça, je veux dire, ce n'est pas que de la technique. Derrière tout ça, il y a un risque de récession. Derrière tout ça, il y a des emplois. Il y a des gens qui souffrent. Il y a des gens au chômage. Et vraiment, moi, je souhaite que Mme Pécresse regarde beaucoup plus sérieusement tout ceci. Et je suis convaincu que ce texte serait voté peut-être même à l'unanimité, je veux dire. Bon, ça ne touche ni les ménages, ni les ménages, ni directement les entreprises, ni les artisans, ni les commerçants.

4:06
Présentateur

Les grandes entreprises, si.

4:07
Jean-Louis Borloo

Oui, très marginalement, celles qui sont uniquement sur la partie boursière. Non, mais attendez, on peut continuer, on peut continuer à regarder, à jouer aux cartes sur le pont du paquebot et pas réaliser ce qui se passe. Lisez le dernier rapport de Standard & Poor's pour lequel je n'ai pas d'admiration après les dégâts qu'ils ont faits en 2007-2008. Mais enfin, peu importe, ça existe. La France a un risque de double dégradation. Un, au titre de sa participation à la zone euro, à ce fonds. Deuxièmement, parce que sa croissance n'est pas au rendez-vous et ses déficits augmentent. Donc, on peut discuter quand même deux minutes de 20 ou 24 milliards qui ne sont que des opérations financières.

Je veux vous dire, les Français n'attendent que ça. Ils n'en peuvent plus de payer la TVA sur les baguettes, sur tous les produits de consommation, le transport. Et puis là, qu'il y ait des opérations strictement financières qui échappent à toute fiscalité. Un peu de bon sens.

4:57
Présentateur

Bon. On va reparler de vos propositions économiques un peu plus tard, Jean-Louis Borloo. Sur le plan politique, vous pensez toujours, pessimiste encore, que Marine Le Pen va faire un carton l'an prochain ?

5:08
Jean-Louis Borloo

Moi, je ne fais pas des prévisions. Ce que je dis depuis quatre mois, c'est que, à partir du moment où le Front National a investi le champ de l'euro, si j'ose dire. Je ne sais plus quand c'était en mai ou juin.

5:20
Présentateur

C'était même dès janvier au moment du congrès.

5:22
Jean-Louis Borloo

Peut-être avant. Peut-être un peu avant. C'est-à-dire, à poser ce débat-là, il n'est pas exclu s'il y a un vrai pépin sur l'euro, c'est-à-dire qu'un pays sorte, deux pays sortent. Voilà.

S'il y a un vrai délitement de cette monnaie, il n'est pas exclu qu'elle apparaisse à ce moment-là comme une espèce de chef de file des souverainistes et qu'on se retrouve dans un débat entre un président en exercice qui se représenterait, qui est donc en charge aux manettes avec la puissance que ça suppose, une alternance démocratique plutôt bien organisée qui est celle du Parti Socialiste et un front qui, la colère des peuples aidant, imaginez que la veuve de Carpentras se fasse un petit peu renier son assurance-vie ou ses retraites. parce que son assurance-vie elle a été libellée dans une monnaie qui n'est pas convenable ou avec des empreintes toxiques comme Dexia et bien d'autres.

Eh bien, je pense qu'il y a effectivement un vrai débat là et je suis plutôt de ceux qui ne croient pas au sondage actuel qui pensent qu'elle sera très forte dans 5 mois. Mais pour des raisons... Moi, je ne fais pas de pronostics mais pour des raisons politiques.

6:35
Présentateur

Marine Le Pen au plus haut, c'est aussi ce que pense votre conseiller politique Dominique Payet. Il vous a fait lire son prochain livre ? Non, pas encore. Ah bon ? Ça s'appelle Panique à l'Elysée. Ça paraît chez Grasset en janvier. C'est un ouvrage de politique fiction et il imagine un second tour entre Marine Le Pen et François Bayrou. 19% des voix chacun. Et qui fait son entrée à l'Elysée le 17 mai ? Bayrou, le président Bayrou. Vous voyez ? Lui, Dominique Payet, il y croit à François Bayrou ? C'est bien. Et vous ?

7:03
Jean-Louis Borloo

Je n'ai pas à croire ou pas à croire. Je n'ai pas fait la même analyse politique que lui. On est assez proche politiquement comme vous le savez. Moi, je pense que sous la Ve République, je dis bien sous la Ve République, c'est extrêmement difficile de peser si vous n'êtes pas le premier à l'échéance présidentielle. Ou alors vous faites avant une coalition mais bien avant mais simplement entre les deux tours dire je soutiens plutôt tel ou tel, je ne pense pas que vous puissiez peser. Pourquoi il n'arrivera pas le premier ? Non mais attendez, ça c'est les Français qui décideront. Moi, mon analyse, c'était que je ne croyais pas que je serais le premier.

Par votre conséquence, je préfère peser par mes idées et quelques textes de loi comme aujourd'hui.

7:39
Présentateur

Petite question de petite politique. Vous parlez toujours à Rachida Dati ? Écoutez, je ne l'ai pas eu récemment au téléphone. Bon, si vous l'avez au téléphone, vous l'encourageriez à poursuivre son offensive contre François Fillon ? Je n'ai pas. Je n'ai pas. On continue de le bastonner.

7:54
Jean-Louis Borloo

Qu'est-ce que vous lui diriez ? Je ne sais pas, je n'ai pas eu le téléphone, je ne me suis pas mêlé de ça. Et vous préférez ne pas vous emmêler ? Je ne veux pas m'emmêler. La vie parisienne, vous n'en mêlez pas pour l'instant ? Non, non, je ne m'en mêle pas.

8:06
Présentateur

Jean-Louis Borloo, invité de France Inter. Jusqu'à 9h moins 5, on vous retrouve dans quelques minutes avec les questions des auditeurs d'Inter au 01 45 24 7000 dans un instant la revue de presse. Sous-titrage Société Radio-Canada

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