David Habib : les députés socialistes ne voteront pas la motion de la droite
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- David HabibFait
« Les coups portés, la violence, les délires d'un « observateur » qui renonce à toute mesure, à toute retenue pour devenir l'acteur principal d'un passage à tabac public, les images vues par le monde entier. »
- David HabibFait
« Plus de deux mois de silence, d'espoir que personne ne vienne contrarier cette stratégie de la dissimulation. »
- David HabibFait
« Ainsi, on le punit le 3 mai et on lui attribue un logement le 9 juillet. Ainsi, on lui interdit d'assurer son art en dehors de l' Elysée et rétrospectivement, on le voit partout, y compris veillant, comme dirait monsieur Castaner, sur les bagages de messieurs M Bape et Pogba. »
- David HabibPromesse
« Il y a un an vous nous parliez de république exemplaire. Douze mois après, votre goût du pouvoir a supplanté votre souci de la démocratie. »
- David HabibFait
« Petit à petit, des voix nouvelles viennent regretter que ce gouvernement, le vôtre monsieur le premier ministre, soit un gouvernement de droite qui penche de plus en plus à droite, qui ne dit pas son nom mais qui à chaque fois, notamment en matière économique et en matière sociale choisit les options libérales. »
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, La motion de censure déposée par le groupe Les Républicains est légitime. L'affaire Benalla est une affaire grave : les coups portés , la violence, les délires d'un « observateur » qui renonce à toute mesure, à toute retenue pour devenir l'acteur principal d'un passage à tabac public, les images vues par le monde entier. Tout cela est grave, mais, cette gravité ce sont aussi les attributs de police, le brassard, le poste de radio, le casque et plus largement les facilités, y compris port d'arme, données à un jeune homme de 26 ans logé dans le Palais présidentiel C'est, ensuite, une affaire de mensonges, ceux d' une majorité et d' un pouvoir qui vacillent depuis les révélations du Monde.
Les faits se sont passés le 1er mai . Ils sont connus, par presque tous, les 2 ou 3 mai, et il a fallu attendre le 19 juillet, et le travail du journal le Monde pour qu'ils soient révélés aux français. Plus de deux mois de silence, d'espoir que personne ne vienne contrarier cette stratégie de la dissimulation.
C'est enfin une affaire du pouvoir parce que du ministre de l'intérieur au délégué général de LREM, de l' Elysée aux différents cabinets ministériels, tout le monde savait, tout le monde croyait en l'impunité du pouvoir et, par extension, en l'impunité partielle du fautif. Ainsi, on le punit le 3 mai et on lui attribue un logement le 9 juillet. Ainsi, on lui interdit d'assurer son art en dehors de l' Elysée et rétrospectivement, on le voit partout, y compris veillant, comme dirait monsieur Castaner, sur les bagages de messieurs M Bape et Pogba.
Ainsi, on le prive de son salaire mais on lui verse l'intégralité de celui-ci. Vous êtes devant nous, monsieur le premier ministre, parce que cette affaire révèle les failles morales de la majorité, qui joue des faiblesses de l'opposition, de la lassitude des français et des espoirs de changement qu'il y a toujours dans ce pays. Il y a un an vous nous parliez de république exemplaire.
Douze mois après, votre goût du pouvoir a supplanté votre souci de la démocratie. Vous avez été faibles parce que vous étiez politiquement forts. C'est l'un des travers bien connu de la cinquième république.
L'affaire Benalla ne s'arrêtera pas à ces motions de censure. Elle ne s'arrêtera pas à une commission d'enquête qui a déshonoré notre assemblée. La justice, la presse continueront à faire éclater la vérité.
Nous n'avons jamais demandé des têtes. Nous n'avons recherché qu'une chose : la vérité . Cette motion de censure, je le disais au début de mon intervention est légitime.
Pour autant nous ne la voterons pas. Parce que le but d'une motion de censure, c'est de faire tomber un gouvernement pour le remplacer par une nouvelle majorité. Or, dans le cas présent, ce n'est ni notre objectif, ni celui des Républicains.
C'est d'ailleurs pour cela que nous avons déposé une autre motion. Pour ce qui nous concerne, nous, députés socialistes, nous voulons profiter de ce moment particulier pour redire qu'en France il y a une gauche et une droite, que toutes deux sont respectables, que toutes deux participent de l'histoire de notre république, mais qu'elles ne peuvent s'additionner, en toute innocence. Emmanuel Macron a voulu le faire ; il a tort.
Ceux dans la majorité, qui se réclament de cette conscience sociale, de cette tradition socialiste, le mesurent à chaque texte. Petit à petit, des voix nouvelles viennent regretter que ce gouvernement, le votre monsieur le premier ministre, soit un gouvernement de droite qui penche de plus en plus à droite, qui ne dit pas son nom mais qui à chaque fois, notamment en matière économique et en matière sociale choisit les options libérales. Il y a un combat à mener pour la vérité.
Et il y a un combat à mener pour que dans ce pays, puisse émerger une autre politique économique, une autre politique sociale. Il y a une gauche et une droite. Nous socialistes, nous respectons le combat qui a été mené avec dignité par les députés républicains et notamment par Guillaume Larrivé.
Mais, nous sommes des progressistes, nous pouvons mêler nos voix aux Républicains pour faire éclater la vérité mais pas pour gouverner. Il y aura Monsieur le Premier ministre, un avant et un après affaire Benalla. Nous sommes des politiques .
Notre responsabilité, c'est désormais de porter, avec plus de force, plus de conviction, plus de confiance, un projet de gauche respectueux de cette tradition sociale et définitivement ancré dans les évolutions de notre monde, de notre pays. J'ai entendu les propos de M.Ferrand tout à l'heure.
M.Ferrand, nous siégions il y a quelques mois dans le même groupe, M.Ferrand, il y a quelques mois, lorsque M.
Le Maire considérait que M.Macron était un homme sans projet parce que c'était un homme sans conviction, vous étiez le premier à vilipender ces propos. Alors Monsieur Ferrand, aujourd'hui parce que la vie politique nous rappelle que les propos tenus sont souvent rappelés, la vie politique vous amène M.Ferrand, comme d'autres, comme moi-même à être beaucoup plus circonspect sur les évolutions du débat public.
Et donc, c'est la raison pour laquelle les députés socialistes ne voteront pas la motion qui a été présentée par le groupe LR.
David Habib