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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 10 décembre 2016 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

"Macron défie Valls et le PS" Les questions SMS #cdanslair 10-12-2016

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 30 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse directe

    Macron serait-il un héritier de Rocard ?

  • 1:05OuverteRéponse directe

    La primaire socialiste sera-t-elle organisée comme celle des Républicains ?

  • 1:39OuverteRéponse directe

    Où vont les préférences de François Bayrou ?

  • 2:32OuverteRéponse directe

    À qui vont se rallier Ségolène Royal et Martine Aubry ?

  • 3:07OuverteRéponse directe

    De valse ou de Macron, lequel pourrait éliminer Marine Le Pen dès le premier tour ?

  • 4:34OuverteRéponse directe

    Pour être candidat, il faut beaucoup d'argent. Où les intéressés le trouvent-ils ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09Invité politiqueFait
    « Rocard a inscrit toujours son combat à partir du moment où il est entré dans le Parti Socialiste, dans le cadre du Parti Socialiste. »
  • 0:19Invité politiqueFait
    « Il n'en est jamais sorti. Il a en effet été extrêmement critique. Il représentait cette sensibilité d'une deuxième gauche. »
  • 3:26Invité politiqueChiffre
    « Marine Le Pen est aux alentours de 24% des suffrages exprimés, François Fillon aux alentours de 26%, non pas des suffrages exprimés, mais des intentions de vote, et Emmanuel Macron est à 15%, c'est-à-dire il est 9 à 10 points derrière Marine Le Pen. »
  • 5:55Invité politiqueFait
    « On ressort tout en période électorale, que ce soit la présidentielle ou les primaires. »
  • 7:41Invité politiqueFait
    « Ce sur quoi la gauche socialiste a vécu, c'est l'État-providence qui se met en place après la guerre et leur redistribution dans un cadre national. »
  • 7:54Invité politiqueFait
    « L'économie ouverte, qui est celle d'aujourd'hui, fait complètement voler en éclats ce modèle. »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron36 %
  • Intervenant24 %
  • Intervenant 221 %
  • Intervenant 39 %
  • Présentateur9 %

3,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Intervenant

Première question. Macron serait-il un héritier de Rocard ? Pascal Perrineau.

0:09
Emmanuel Macron

Héritier de Rocard ? Rocard a inscrit toujours son combat à partir du moment où il est entré dans le Parti Socialiste, dans le cadre du Parti Socialiste. Il n'en est jamais sorti. Il a en effet été extrêmement critique. Il représentait cette sensibilité d'une deuxième gauche. Mais à aucun moment, il n'a voulu échapper à cette culture d'un parti qui pourtant a été dur et même extrêmement dur avec lui. Donc à cet égard, même s'il peut y avoir certains points communs entre le parler vrai de Michel Rocard et le parler vrai d'Emmanuel Macron, les deux hommes sont assez différents. Certes, l'un était haut fonctionnaire, l'autre est également haut fonctionnaire.

Mais il y avait, comment dire, une carrière militante. Ça vient de loin, le phénomène Rocard. Le phénomène Macron est un phénomène qui vient de beaucoup moins loin que le phénomène Rocard.

1:05
Intervenant

La primaire socialiste sera-t-elle organisée comme celle des Républicains ? Est-ce qu'il faudra payer, signer un texte ? Oui. A priori, oui.

1:13
Présentateur

Payer moins à 1 euro. Ça sera moins cher.

1:16
Intervenant

1 euro seulement.

1:16
Présentateur

La grande question pour Manuel Valls, notamment, c'est combien d'électeurs se déplaceront à cette primaire. On voit qu'Emmanuel Macron, tout ce qu'il essaye de dire en ce moment, c'est que ce n'est pas là que ça se passe. C'est chez moi, c'est ailleurs, c'est directement à la présidentielle, surtout pas à la primaire pour qu'il y ait le moins de gens possibles derrière, donc le moins de légitimité pour celui qui en sortira.

1:39
Intervenant

Où vont les préférences de François Bayrou dans cette horde de candidats ? À lui même. Oui ? Ça veut dire qu'il va y aller ? Non, je ne crois pas. Je pense qu'actuellement, François Bayrou est dans un petit jeu d'enchaire vis-à-vis du candidat de droite, qui est assez violent d'ailleurs, je crois savoir, c'est assez musclé, et que se joue pour Bayrou l'après-présidentiel si François Fillon est élu. L'après-présidentiel, c'est quoi ? C'est des circonscriptions législatives, et je pense que là, il serait tenté de revenir au Parlement, François Bayrou, qui n'est plus que maire de Pau, il faut le souligner.

Et deuxième chose, des Marocains, pour parler à l'ancienne, des portefeuilles ministériels, pour certains ou certaines, surtout, de ses proches.

2:29
Présentateur

En tout cas, c'est tout sauf Macron.

2:31
Intervenant

Oui, et c'est tout sauf Macron. À qui vont se rallier Ségolène Royal et Martine Aubry ? Éric Fautorino, vous avez une idée ? Non, je n'ai pas d'idée particulière, mais on sait que Ségolène Royal a une certaine tendresse, entre guillemets, pour Emmanuel Macron. D'ailleurs, il emprunte, on parlait tout à l'heure de la démocratie participative. Martine Aubry ira le bol de Macron, vous vous souvenez ? Non, mais je pense qu'en fait, il va y avoir beaucoup d'orphelins dans tout ça.

C'est-à-dire que c'est pour ça que c'est aussi une chance, peut-être pour Macron, et pour constituer une coalition, c'est que ceux qui ont voté Juppé, par exemple, et qui ne vont pas se retrouver tellement dans Fillon, ceux qui, à gauche, ne veulent pas du valse héritier de Hollande, peut-être qu'ils vont se retrouver vers Macron. De valse ou de Macron, lequel pourrait éliminer Marine Le Pen dès le premier tour ? Et avec quelles conséquences pour Fillon ? A priori, aucun des deux.

3:18
Emmanuel Macron

Aucun des deux. Dans les sondages d'intention de vote, ce que valent les sondages à plusieurs mois de l'élection présidentielle, Marine Le Pen est aux alentours de 24% des suffrages exprimés, François Fillon aux alentours de 26%, non pas des suffrages exprimés, mais des intentions de vote, et Emmanuel Macron est à 15%, c'est-à-dire il est 9 à 10 points derrière Marine Le Pen. Donc le handicap est un handicap tout de même lourd. Mais en effet, on verra comment la dynamique prend, parce qu'assez vite, les questions que l'on pose à Macron, à savoir avec qui vous allez gouverner, dans la campagne, on va commencer, pour l'instant, elle est extrêmement silencieuse.

Mais on va poser la question à Marine Le Pen. Marine Le Pen, avec qui allez-vous gouverner ? On voit très bien avec qui François Fillon pourrait gouverner, on voit très bien, si Emmanuel Valls sort de la primaire de gauche pas trop en mauvais état, on voit très bien avec qui il pourrait gouverner, ou du moins être le leader de l'opposition. En revanche, il y a, pour ces deux phénomènes de l'élection présidentielle, que sont Marine Le Pen et Emmanuel Macron, une question forte, avec qui gouverne-t-il ?

4:32
Intervenant

Et avec quel argent ? C'est la question suivante. Pour être candidat, il faut beaucoup d'argent. Où les intéressés le trouvent-ils ? Ils vont notamment à l'étranger. Emmanuel Macron revient de New York, où il est allé faire quelques conférences et rencontrer quelques têtes bien faites, mais il est allé aussi chercher de l'argent. C'est-à-dire quoi ? Rencontrer des donateurs ? Oui, rencontrer des donateurs, des Français de l'étranger. C'est limité à 7500 euros. Voilà, Macron est assez populaire. Par an.

5:00
Présentateur

Donc il faut être beaucoup en ce moment pour recommencer. La même personne peut donner 7500 par an à un parti politique. Donc là, aujourd'hui, en janvier, on peut recommencer.

5:12
Intervenant

Donc il y a l'étranger, et Macron a une certaine cote à l'étranger, parce que notamment les pays anglo-saxons, ils représentent assez bien un courant de pensée. Et puis, bon, il a réussi, pour ce qui le concerne, le mouvement En Marche, et il arrive à recueillir beaucoup de donateurs. Et puis il a des donateurs aussi qui sont beaucoup de chefs d'entreprise, il faut le dire. Et toute la nouvelle économie, toute la nouvelle économie est derrière Macron. Ce sont des gens qui ont de l'argent. Question au sujet de Vincent Péillon. Ne risque-t-il pas de payer sa réforme des rythmes scolaires ratés ? On va lui ressortir ça, évidemment.

5:47
Emmanuel Macron

On ressort tout en période électorale, que ce soit la présidentielle ou les primaires. Je ne crois pas que ça soit un marqueur extrêmement fort. Bon, peut-être dans le petit monde enseignant, qui sera certainement surreprésenté dans le corps électoral de la primaire. C'est vrai que, si vous voulez, les militants socialistes, les adhérents socialistes, les sympathisants socialistes, le poids des enseignants, des enseignants du secondaire et du primaire, est important. Donc ça pourrait avoir un écho à la marge. Et c'est vrai qu'il y a tellement de candidats que la marge peut devenir importante.

6:22
Présentateur

Ce qu'on ne sait pas du tout pour Vincent Péillon, c'est est-ce qu'il a profité de ses deux ans à Neuchâtel pour réfléchir à un programme, à des propositions, ou si finalement il saisit juste une opportunité et qu'il va devoir...

6:33
Intervenant

C'est quand même une grande énigme, François Péillon. Vincent Péillon. Vincent Péillon. Parce que François Hollande ne l'aime pas beaucoup, pas du tout même, à cause de son comportement quand il était ministre d'éducation et où il avait brûlé la politesse carrément en annonçant une réforme avant même que le Premier Conseil des ministres et que le gouvernement soit complètement constitué. Deuxièmement, c'est quelqu'un qui n'a jamais réussi à se faire édire au suffrage universel direct, autant que je sache. Il a été député dans la Somme. Une fois, dans la Somme, oui. Mais il a eu quand même du mal.

Troisièmement, on ne le voit pas avec des troupes, on ne le voit pas, il ne représente pas un courant. Autre question. En renonçant, François Hollande a-t-il souhaité ouvrir la voie à Macron plus qu'à Valls, Eric Pottorino ? Vous avez entendu quand même, Manuel Valls, cette double négation. « Je ne pense pas que François Hollande ne puisse pas me soutenir. » Il aurait pu dire « Je pense qu'il va me soutenir ». Ça aurait été quand même plus simple. Donc on voit bien quand même que là, je crois que, pour Hollande, c'est quand même très compliqué parce que les deux, d'une certaine manière, lui ont manqué. Mais c'est plutôt Macron, à mon avis, pour Hollande.

Pourquoi le socialisme explose-t-il un peu partout en Europe ? Parce qu'il s'est fracassé sur le mur des réalités et du gouvernement.

7:41
Emmanuel Macron

Et puis il y a une question qui est fondamentale pour la gauche socialiste en Europe, si vous voulez. Ce sur quoi la gauche socialiste a vécu, c'est l'État-providence qui se met en place après la guerre et leur redistribution dans un cadre national. L'économie ouverte, qui est celle d'aujourd'hui, fait complètement voler en éclats ce modèle. Donc il faut que cette gauche socialiste réinvente autre chose. Elle ne l'a pas encore véritablement réinventé.

8:05
Intervenant

Il y a un tempérament à ça quand même. Il faut saluer Gerhard Schröder qui a fait les réformes. Merci beaucoup à tous les quatre. Merci à l'équipe qui a préparé cette émission. Dans un instant, c'est l'hebdo avec Anne-Elisabeth Lemoyne. Demain, ne manquez pas ses politiques. Karim Rissouli, dès 18h35. Et j'aurai le plaisir de vous retrouver à 19h45 pour ses polémiques. Lundi, Caroline Roux, bien sûr. Très bonne soirée sur France 5. Sous-titrage Société Radio-Canada