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InterviewC à vous (sur YouTube)· 5 février 2025 52 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileDéfense

Budget 2025, censure, la gauche : François Hollande réagit- C à vous : l’intégrale - 05/02/2025

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 18:20OuverteRéponse directe

    Vous avez voté la censure du gouvernement Barnier, mais pas celle du gouvernement Bayrou. LFI le dénonce. Vous nous expliquerez votre choix.

  • 22:30OuverteRéponse directe

    Ca interroge l'Europe et la France. Comment on s'en préserve ? Avec quels garde-fous ?

  • 33:20OuverteRéponse directe

    En France, on a enfin un budget. F.Bayrou a déclenché le 49-3 pour le faire adopter. Le PS, dont vous faites partie, n'était pas convaincu par ce budget, mais a décidé de ne pas voter la motion de censure déposée par LFI. Ce choix de non-censure était aussi pour respecter le désir de stabilité que vous ont exprimé directement les Français ?

  • 41:40OuverteRéponse directe

    Le groupe Socialiste a déposé une motion de censure spontanée en réaction aux propos de F.Bayrou sur le sentiment de 'submersion migratoire'. Il fallait sanctionner ces termes ?

  • 46:40OuverteRéponse directe

    Ne pas censurer le gouvernement était aussi un moyen d'éloigner définitivement le PS de LFI ?

  • 53:20OuverteRéponse directe

    Votre rivalité est-elle en train d'asphyxier la gauche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 19:10F.HollandeFait
    « C'est une démocratie apparente. Il a été élu par une majorité d'Américains. Le Congrès est réuni valablement. Mais à quel moment une démocratie bascule ? »
  • 23:20F.HollandeFait
    « Les garde-fous ont été les Constitutions, qui fixaient précisément les limites de chaque pouvoir. Les États-Unis avaient une Constitution particulièrement rigoureuse. »
  • 34:10F.HollandeFait
    « Les Français sont un peu décontenancés par la situation politique depuis la dissolution, peut-être même avant... Ils veulent de la stabilité. »
  • 43:20F.HollandeFait
    « Il fallait interpeller. Il y avait un terme, ça ne veut pas dire que le sujet ne se pose pas. Bien sûr que la question de l'immigration est présente partout et est à traiter avec humanité. »
  • 55:00F.HollandeFait
    « Je n'ai aucune rivalité avec J.-L.Mélenchon. J'ai des désaccords stratégiques, pas seulement avec J.-L.Mélenchon. »
  • 1:05:00F.HollandeFait
    « On devrait envoyer tous ceux qui sont tentés par la xénophobie et le racisme en Syrie... Comprendre comment se passe l'exil, c'est peut-être un film qui a été fait. »
  • 1:10:00F.HollandeFait
    « La voiture que j'avais empruntée pour la journée de mon investiture était décapotable. Je revendique le fait que pour les voitures présidentielles, il faut qu'elles soient couvertes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

Bonsoir. Mohamed, votre Story? - M.Bouhafsi: En Afghanistan, les femmes n'ont pas le droit de parler dans les rues.

Hier, les talibans se sont attaqués aux derniers médias faits par les femmes et pour les femmes. - A.-E.Lemoine: Emilie? - E.Tran Nguyen: Une des déclarations les plus sidérantes de D.Trump, qui veut évacuer les Palestiniens pour faire de Gaza "la Côte d'Azur du Moyen-Orient". - A.-E.Lemoine: On en parle avec B.Tertrais, auteur de "La Question israélienne", paru aujourd'hui.

Patrick? - P.Cohen: Gaza, c'est un projet.

La réalité, à Washington, c'est la prise de contrôle par E.Musk du coeur de l'administration américaine, le centre de prépaiement du Trésor, dans lequel il veut couper à sa guise et sans contrôle. - A.-E.Lemoine: C'est presque qualifié de putsch.

Ca fait réagir notre invité, l'ex-président F.Hollande. Merci d'être là.

Vous avez voté la censure du gouvernement Barnier, mais pas celle du gouvernement Bayrou. LFI le dénonce. Vous nous expliquerez votre choix.

Lorrain? - L.Sénéchal: Une madeleine de Proust pour beaucoup.

La DS fête ses 70 ans. On est allés la voir au salon Rétromobile. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Le film "5 septembre" est sorti aujourd'hui.

Le 5 septembre 72, c'était la prise d'otages tragique des otages israéliens. Septembre noir. Le film est hyperréaliste et montre une nouvelle forme de traitement de l'information.

C'était déjà l'information en continu pendant les 22 heures de la prise d'otages. - A.-E.Lemoine: Après 20h, on célèbre les 40 ans de "Télématin", l'émission devenue incontournable lancée par W.Leymergie.

Il nous racontera ses souvenirs d'ancien combattant, entouré des visages actuels de "Télématin": J.Arnaud, D.Thévenot, M.Lauqué...

On regrette l'absence de F.Flament, retenue par une grippe. A.Lecaron lui a transmise.

F.Flament m'a demandé de préciser le patient zéro de cette épidémie de grippe à la matinale. Le dîner est préparé par V.Regine.

P.-A.Damecour est arrivé in extremis. - P.-A.Damecour: Bonsoir.

Qu'est-ce qu'on mange? - V.Regine: Les gambas sauvages avec une déclinaison de betteraves et mignonneries. - P.-A.Damecour: On va se régaler.

Si vous avez de l'eau, je prends aussi. - A.-E.Lemoine: Prenez les escaliers, Pierre-Antoine.

L'Edito de Patrick...

Un coup de force au coeur de l'Etat américain. - P.Cohen: Les médias ne savent plus où donner de la tête en s'épuisant à courir derrière les annonces extravagantes de Trump, 3 par jour en moyenne.

C'est fait pour ça. Pendant que le monde entier est stupéfait et indigné par son dernier délire sur Gaza, un homme, un milliardaire sans droits ni titres, qui ne rend compte à personne d'autre que Trump, a pris le contrôle de l'énorme machine administrative du pays. Plus de 6000 milliards de dollars.

E.Musk, avec une poignée de collaborateurs, des ingénieurs ou stagiaires de 19 à 23 ans, sont aux commandes depuis 2 jours du système de paiement du Trésor américain. Il a en mains toutes les données personnelles et financières de centaines de millions d'Américains, entre autres données.

Un haut fonctionnaire du Trésor a tenté de se mettre en travers en refusant de donner les clés du système à Musk jusqu'à ce que le courageux soit mis à la retraite d'office par le secrétaire au Trésor. Le récit évoque des putsch de République bananière, avec des mercenaires en treillis. On a vu ça dans des films.

Ils investissent la Banque centrale et forcent les coffres du gouverneur. Mais on n'est pas à Bangui. On est à Washington, au coeur de la 1re puissance mondiale, dans un bâtiment auprès de la Maison-Blanche pour un événement inédit. - A.-E.Lemoine: L'opposition démocrate dénonce un coup de force. - P.Cohen: Oui, les mots sont forts, mais qui les entend encore? ... - P.Cohen: H.Clinton dénonce un coup d'Etat. "Coup", en anglais.

Les démocrates n'ont aucun levier pour s'opposer à l'intrusion institutionnelle de l'homme le plus riche du monde. - A.-E.Lemoine: E.Musk va vraiment tailler les financements à sa guise? - P.Cohen: Il a commencé.

Il a annoncé la fermeture d'Usaid, l'agence chargée du développement à travers le monde. 10 000 employés. Ils sont tous mis à pied dès vendredi.

Ceux qui sont à l'étranger, les deux tiers d'entre eux, ont un mois pour fermer leurs bureaux et rentrer aux Etats-Unis avec leur famille. Musk a proposé un plan de départ à 2 millions de fonctionnaires. Il a embarqué dans sa commission le même coast killer que chez Twitter, sans doute pour appliquer les mêmes méthodes dans son groupe, dont 80 % sont mis à pied ou licenciés.

Des données du ministère de l'Education, que Trump a promis de charcuter... - A.-E.Lemoine: Que dit-il? - P.Cohen: Il explique que rien de ce que décide Musk ne se fait sans son accord. ... - P.Cohen: Musk est là pour virer les mauvais, dit Trump, qui ne dissipe pas l'impression d'un forcené enfermé dans la salle des machines. - A.-E.Lemoine: Une leçon pour nous, Européens? - P.Cohen: La fragilité d'une démocratie quand s'installe à sa tête un pouvoir autoritaire.

H.Clinton avait mis en garde pendant la campagne. ... - P.Cohen: Pas de refuge, pas de sanctuaire, même aux Etats-Unis.

Les garde-fous, les contre-pouvoirs n'arrêtent plus les fous. La preuve par Musk. - A.-E.Lemoine: Les Etats-Unis fonctionnent encore comme une démocratie? - F.Hollande: C'est une démocratie apparente.

Il a été élu par une majorité d'Américains. Le Congrès est réuni valablement. Mais à quel moment une démocratie bascule?

C'est une question à se poser là-bas et ici. A partir de quelle procédure, de quel mécanisme, nous passons de la séparation des pouvoirs, la limite fixée à tout exécutif, à un moment où tout est permis, tout est possible? A quel moment la confusion entre les milieux d'affaires et un pouvoir politique s'opère, ce qui fait perdre toute garantie sur sa vie privée ou même sur les mouvements de capitaux ou économiques?

Aux Etats-Unis, nous en sommes...

Je considère que nous sommes concernés. On pourrait dire: "C'est chez eux..." Non, nous sommes concernés.

C'est en train de se jouer. De savoir si la démocratie américaine va pouvoir mettre une résistance, si elle pourra arrêter le processus, ou si les Etats-Unis vont basculer. Imaginez ce que ça veut dire, que la 1re puissance mondiale bascule, y compris avec son pouvoir militaire, économique, financier.

On pourrait penser que c'est une anecdote de plus. Avec ce système de Trump, on ne sait plus ce qui est vrai ou pas. Mais comme l'a dit P.Cohen, Musk, son coprésident, est dans la salle où il peut tout contrôler, tout licencier.

Trump confirme. Il pourra prendre les dons des fonctionnaires et dire: "Pas ceux-là." Ca a commencé dans la législature.

Il va pouvoir contrôler toutes les données des citoyens. Ce qu'il faut qu'ils possèdent, quel est l'état de leur fortune et donc savoir comment il peut lui-même les contrôler. - A.-E.Lemoine: Ca interroge l'Europe et la France.

Comment on s'en préserve? Avec quels garde-fous? - F.Hollande: Longtemps, les garde-fous ont été les Constitutions, qui fixaient précisément les limites de chaque pouvoir.

Les Etats-Unis avaient une Constitution particulièrement rigoureuse, précisément pour éviter les concentrations de pouvoirs. Les présidents ne pouvaient pas nommer qui ils voulaient et s'introduire, comme c'est le cas, dans la magistrature. Le 2e garde-fou était la justice.

Il y avait des comportements sanctionnés qui évitaient qu'il puisse y avoir des abus de pouvoir. Nous allons voir si le système américain, le système du Congrès, qui contrôle l'exécutif, va tenir. L'intrusion dans le Capitole il y a quelques années, c'était l'acte préparatoire de ce qui se fait.

L'acte violent...

Celui-là est beaucoup plus grave, d'une certaine façon. Ensuite, est-ce que les juges américains, la Cour suprême, pourront intervenir? La Cour suprême, Trump la contrôle.

Enfin, le pouvoir économique peut-il s'inquiéter? L'un d'entre eux va déterminer la vie des autres. Le capitalisme, d'une façon, va-t-il réagir par rapport à un risque, celui qu'il y ait une entreprise qui prenne le contrôle des autres? - P.Cohen: Ils ont des intérêts communs... - A.-E.Lemoine: On les a tous vus à l'investiture de D.Trump. - F.Hollande: Parce qu'ils ont peur.

Une dictature, quand elle arrive, c'est le point de bascule. Comment elle s'impose? Par la peur, par l'intérêt.

Pour Musk, c'est l'intérêt. Pour les autres, c'est la peur. Il faut trouver un ennemi.

Un système autoritaire a besoin d'un ennemi. Je vais vous inquiéter davantage: les ennemis, c'est nous, l'Europe, la démocratie. Ce qui se passe aux Etats-Unis peut avoir des conséquences sur la vie économique, sur le système de contrôle des grandes entreprises, puisqu'ils s'en prennent à la Commission européenne, et sur la démocratie.

Pour eux, la démocratie est presque un système obsolète, qui peut être changé. Elle n'est plus nécessaire. Il y a eu des phrases de Trump qui devraient nous inquiéter. "C'est peut-être la dernière fois que vous votez." "Peut-être que la prochaine fois, vous n'aurez même plus besoin de voter..." Ne laissons pas faire.

Essayons de prendre conscience pour nous-mêmes. C'est ça qui doit compter. La France a connu sa Révolution et ses institutions, droits de l'homme, séparation des pouvoirs...

Sommes-nous près ou loin du point de bascule? Aux Etats-Unis, ils en sont tout près. Nous n'en sommes pas là, mais ça peut arriver.

Dans quelques pays européens, c'est en train de se produire... - P.Cohen: V.Orban est un modèle pour les Etats-Unis, souvent cité. - F.Hollande: Il y a 4 pays dans l'UE dirigés par des partis d'extrême droite.

Il peut y avoir des coalitions d'extrême droite. Nous pouvons avoir ce type...

Pas forcément d'imitation, mais il y a des tabous qui sont tombés. - A.-E.Lemoine: En France, on a enfin un budget.

F.Bayrou a déclenché le 49-3 pour le faire adopter. Le PS, dont vous faites partie, n'était pas convaincu par ce budget, mais a décidé de ne pas voter la motion de censure déposée par LFI.

Ce choix de non-censure était aussi pour respecter le désir de stabilité que vous ont exprimé directement les Français? - F.Hollande: Oui...

Les Français sont un peu décontenancés par la situation politique depuis la dissolution, peut-être même avant...

Ils veulent de la stabilité. Même s'ils ne sont pas ravis des décisions prises par le gouvernement de F.Bayrou, ils veulent pouvoir prendre leurs décisions, que ce soient des entreprises ou des particuliers, en connaissance de cause, y compris sur leurs impôts, sur les avantages ou les prestations qu'ils peuvent toucher.

C'est pour ça que le PS, et il faut saluer son rôle et sa place, a pris ses responsabilités pour permettre la stabilité tout en donnant, et je crois qu'il faut en reconnaître le bien-fondé, la discussion, la négociation. Ca ne va pas de soi. Quand on est dans l'opposition, il y a une majorité, un gouvernement...

Là, les socialistes ont fait le choix de discuter et de voir ce qu'il était possible d'obtenir, notamment pour l'Education nationale, pour la Santé, améliorer les dépenses pour les Ehpad, pouvoir rediscuter des retraites dans un conclave prochain...

Ils ont à la fois permis la stabilité et permis aux Français de connaître une protection ou un progrès. Ca n'aurait pas pu se faire si le gouvernement lui-même n'avait pas été ouvert à ce type de discussions. Je crois qu'il a joué pleinement son rôle d'opposant et de responsable. - A.-E.Lemoine: Vous entendez poursuivre ce rôle le plus longtemps possible?

Le fait d'avoir en quelque sorte les clés, jusqu'en 2027... - F.Hollande: Ayant été président de la République, j'ai peut-être plus de devoirs que d'autres.

Le groupe socialiste, dans sa quasi-unanimité, a fait ce choix. C'était important qu'il le fasse, en se disant que ça pouvait décontenancer une partie de ses électeurs...

A mon avis, non. Ceux de LFI, c'est possible, et encore, ce n'est pas sûr. - P.Cohen: Même au prix d'une motion isolée la semaine prochaine sur les valeurs... - A.-E.Lemoine: On y vient juste après. - F.Hollande: Quand on a hérité d'une grande formation politique qui a gouverné la France, on a peut-être plus de conscience de ce qu'on peut faire.

Par ailleurs, le PS, le mouvement socialiste, la gauche réformiste a vocation à gouverner demain. Si elle se comporte dans l'opposition dans une forme brutale, une forme de blocage, elle ne peut pas prétendre gouverner demain. Elle se donne des conditions pour gouverner. - E.Tran Nguyen: Le groupe Socialiste a déposé une motion de censure spontanée en réaction aux propos de F.Bayrou sur le sentiment de "submersion migratoire".

Il fallait sanctionner ces termes? - F.Hollande: Il fallait interpeller.

Il y avait un terme, ça ne veut pas dire que le sujet ne se pose pas. Bien sûr que la question de l'immigration est présente partout et est à traiter avec humanité. Il y a eu un mot qui a heurté.

Pas seulement celui de F.Bayrou, mais aussi celui de B.Retailleau...

Cette motion n'est pas faite pour renverser le gouvernement. Ca n'aura pas de conséquences de ce point de vue, sauf si le RN s'y ajoutait, ce qui serait très contradictoire par rapport à sa position, puisqu'il va au-delà de la formule de F.Bayrou.

Nous prendrions alors nos responsabilités. Ce n'est pas fait pour faire tomber le gouvernement. C'est fait pour l'interpeller et lui dire qu'il y a des sujets à traiter avec lucidité, mais aussi avec responsabilité, ne pas se jeter des mots à la figure pour complaire à tel ou tel parti, en l'occurrence le RN. - A.-E.Lemoine: Ne pas censurer le gouvernement était aussi un moyen d'éloigner définitivement le PS de LFI? - F.Hollande: C'est LFI qui s'est éloignée, d'une certaine façon. - A.-E.Lemoine: LFI dit que le NFP a été interrompu par la décision du PS. - F.Hollande: Il y a eu une alliance électorale il y a quelques mois autour d'un programme.

On pouvait en penser ce qu'on en voulait. Il y avait une alliance électorale. Ca n'a pas permis d'être majoritaires.

Ca a permis d'avoir une force à l'Assemblée nationale, mais pas majoritaire. Cette alliance va gouverner. Je regrette, mais elle va gouverner.

A partir de là, que faut-il faire? LFI et J.-L.Mélenchon disent qu'il faut censurer tous les gouvernements qui vont se présenter pour ensuite provoquer une élection présidentielle anticipée.

Madame Le Pen dit ou fait dire que dès que la possibilité d'une dissolution arrivera, il faudra censurer. Moi, et je pense que les socialistes non plus, je n'ai pas cette position, y compris dans le Nouveau Front populaire. On a été élus.

On veut travailler pour améliorer les choses. Quelles élections arrivent? Les municipales, bon... dans beaucoup de villes dirigées par des socialistes.

Concernant les législatives...

Je ne ferai rien, à titre personnel, pour qu'il puisse y avoir des élections dans les prochains mois. Le pays n'a pas besoin d'élections. Il a besoin d'actions, de redressement sur nombre de points et de progrès. - P.Cohen: Encore un mot sur qui s'est éloigné de l'autre.

Aujourd'hui, c'est le PS qui est isolé, pas LFI. LFI a voté la censure avec les communistes et Les Ecologistes. - F.Hollande: Ils se sont retrouvés dans une censure, mais Les Ecologistes comme les communistes disent qu'ils veulent continuer à travailler avec les socialistes... - P.Cohen: Donc à négocier avec le gouvernement si ça se produit? - F.Hollande: Ils l'ont fait.

A titre personnel, et je pense parler au nom de la gauche qui veut gouverner, je pense que nous avons intérêt à avoir des relations de travail avec Les Ecologistes et les communistes. Tant pis si... - P.Cohen: Mais pas les insoumis? - F.Hollande: Ils ont considéré en dehors d'eux-mêmes. - A.-E.Lemoine: "Le NFP est réduit d'un parti", dit J.-L.Mélenchon. - F.Hollande: Laissons-les seuls.

Que peuvent-ils faire? La démonstration est faite. Ils ne peuvent pas censurer un gouvernement, ils ne peuvent pas provoquer une élection présidentielle anticipée, ils restent à leur place. - A.-E.Lemoine: "Libération" a résumé la situation de la France par un "duel sans fin".

O.Faure ne dit pas grand-chose de différent. - O.Faure: Il y a 2 personnalités importantes de la gauche, J.-L.Mélenchon et F.Hollande, qui nous conduisent à une incapacité à se parler et à rendre les gauches irréconciliables, à avancer.

Il y a une asymétrie entre l'un et l'autre. - A.-E.Lemoine: Votre rivalité est-elle en train d'asphyxier la gauche? - F.Hollande: Je pense que c'est un malentendu.

Je n'ai aucune rivalité avec J.-L.Mélenchon.

J'ai des désaccords stratégiques, pas seulement avec J.-L.Mélenchon.

J.-L.Mélenchon a été candidat 3 fois sans y parvenir.

Je ne suis pas dans une répétition de débats ou de combats. Il m'importe de montrer qu'il y a un mouvement, celui de La France insoumise, avec ou sans J.-L.Mélenchon...

Un jour, il n'y aura plus J.-L.Mélenchon, j'imagine.

Il y a ce mouvement dans une stratégie de blocage, de confrontation, parfois de brutalisation et d'incapacité à accéder au pouvoir. Quand un candidat de LFI se présente, je le constate sans m'en réjouir, c'est plus repoussoir que si c'était un candidat socialiste. Face au RN, il y a même une espèce de distinction entre un candidat du RN et J.-L.Mélenchon...

Il fait plus peur que les candidats du RN. Tout l'enjeu, à gauche, c'est d'être les 1ers à gauche, et très largement, comme je l'ai fait en 2012. J'ai fait 28 % et il a fait 12.

L'affaire est réglée. - P.Cohen: On va en rester là... - P.Lescure: L'élection présidentielle, c'est dans 2 ans.

Pour qu'E.Macron aille au bout de son mandat, c'est aussi, peut-être, le temps de trouver, pour la "gauche réformiste", le bon candidat ou la bonne candidate. - F.Hollande: D'abord, je suis pour que ça aille jusqu'au bout, pour respecter les institutions et permettre la stabilité, mais aussi pour nous préparer.

Ce n'est pas pour désigner un candidat tout de suite. Je laisse J.-L.Mélenchon, E.Philippe et d'autres se présenter.

Ce n'est pas le moment. Ce qu'il faut faire maintenant, c'est le plus important, c'est construire un programme et un projet pour le pays. Non pas pour dire que ça va arriver tout de suite, mais dans ce monde...

Tout a changé en quelques mois, voire en quelques années. Dans ce monde, avec cette force qui est celle du populisme, avec ce risque pour la démocratie, avec une confrontation commerciale qui sera extrêmement bouleversante pour l'économie, avec une remontée du chômage, avec une remise en cause de l'Etat...

La formule de Musk est reprise. On a vu J.Milei avec sa tronçonneuse et tout le monde a souri.

La formule est maintenant reprise. Quand on est devant ce monde, avec une Europe très divisée et une extrême droite très forte, que fait-on? C'est ça, l'enjeu: travailler pour que les Français se disent: "Nous voulons une France forte." Si la France n'est pas forte, claire sur ses intentions et capable de défendre un modèle social sans doute réformé, le populisme l'emportera.

C'est une responsabilité, pour les socialistes, de préparer la suite, l'alternance. S'ils ne sont pas là, la droitisation de la droite et de l'extrême droite fera que nous aurons sûrement des solutions extrêmement dangereuses pour notre pays. Il faut à la fois rassurer et faire espérer. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous, F.Hollande.

D'autres sujets à vous soumettre, notamment dans la Story de M.Bouhafsi. ... - M.Bouhafsi: C'est l'histoire de 28 millions de femmes abandonnées par la communauté internationale.

Près de 4 ans après leur retour au pouvoir, les talibans interdisent à toutes les femmes d'étudier, de parler à voix haute dans la rue et même d'avoir une fenêtre dans leur chambre. Dans certaines villes, le téléphone portable leur est proscrit. Hier, Radio Begum, station animée pour des femmes et par des femmes, a été interdite. - Il y a des listes.

Les collaboratrices étaient effrayées. Ils ont ramassé du matériel et arrêté 2 de nos collaborateurs. Ils les accusent de collaborer avec des médias basés à l'étranger et de leur communiquer des informations.

Radio Begum est un média qui dérangeait profondément le régime. C'est un moyen de plus pour mettre les femmes afghanes au silence. J'ai peur qu'on ne puisse pas reprendre nos activités. - M.Bouhafsi: Depuis 2021, grâce au courage de la journaliste H.Aman et d'autres, ce média permettait de redonner la parole à des femmes. - Nous avons tous les programmes scolaires afghans.

Ca représente des matières qu'on ne peut plus enseigner, comme les sciences et les mathématiques. C'est pour ça qu'il était important d'avoir un média visuel. Chaque vidéo dure 15 minutes environ.

Ca représente 1 heure de cours. Nous sommes là pour nous battre pour le droit des femmes. C'est ça qui dérange. - M.Bouhafsi: Certaines confiaient à l'antenne leur envie de se suicider.

Le matériel de la station a été confisqué. Des employés ont été arrêtés. Peu d'informations filtrent sur les conditions de détention.

Un journaliste a été détenu 284 jours. Il s'est confié sur les conditions de détention afghanes. - Les femmes sont torturées, voire violées.

On m'a arraché les dents. On m'a donné des chocs électriques. Malgré tout, elles résistent dans cette prison des renseignements.

Elles chantent. Le soir, j'entendais leurs cris à cause de la torture. Ils utilisent ces techniques pour faire avouer et les faire taire. - M.Bouhafsi: Des mesures prises contre les femmes par le chef suprême en Afghanistan. - M.Bouhafsi: Après ce discours et une tentative d'arrestation, ce vice-ministre des Affaires étrangères a dû fuir aux Emirats arabes unis.

Les conditions de vie des femmes inquiètent jusqu'au sommet des plus grandes instances mondiales. L'ONU en arrive presque à supplier les Etats-Unis. ... - M.Bouhafsi: Un message qui ne trouve absolument aucun écho auprès de D.Trump.

C'est lui qui a décidé de suspendre l'aide américaine aux pays étrangers. Hier, le président américain ne trouve rien de mieux que d'humilier une femme au bord des larmes. ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, B.Tertrais.

Vous êtes auteur de ce livre. Il est disponible depuis aujourd'hui. Merci de votre présence au lendemain de cette conférence de presse hallucinante de D.Trump, où il a été question de Gaza.

Cette désinvolture à l'égard de cette journaliste afghane et, d'une façon générale, à l'égard des femmes et du peuple afghan, ça en dit long de son désintérêt total. - B.Tertrais: C'est lui qui avait signé le fameux accord de retrait américain. - P.Cohen: C'est J.Biden qui a tout pris... - B.Tertrais: Biden n'a fait qu'exécuter, respecter la parole américaine.

Cette femme concentre un peu tout ce dont Trump n'a rien à faire. Déjà, c'est une femme. C'est un mauvais point.

En plus, elle est afghane. Elle lui rappelle, quelque part, son échec d'avoir ordonné ou préparé un retrait dans de mauvaises conditions. Peut-être que l'administration Biden a aussi sa part de responsabilité, mais c'est Trump qui avait signé cet accord.

J'étais à Kaboul en 2020. C'est bien d'en parler. A l'époque, on parlait beaucoup d'un échec.

Tous ceux qui sont allés là-bas, y compris des soldats français, ont fait un travail pour permettre à des filles d'aller à l'école, à des femmes de travailler. A Kaboul, les femmes disaient: "Arrêtez de nous parler d'échec ou de succès. Je n'ai pas envie de revenir à avant." Malheureusement, c'est ce qui se passe. - A.-E.Lemoine: La suppression de Radio Begum étouffe encore plus la voix des femmes afghanes.

D.Trump avait eu un tête-à-tête avec B.Nétanyahou. ... - A.-E.Lemoine: Une déclaration qui sidère les journalistes en face et qui semble presque surprendre B.Nétanyahou, alors qu'ils en avaient sûrement parlé ensemble.

Ce n'est pas une improvisation. C'était écrit. B.Nétanyahou n'en revient même pas.

Il n'en demandait pas autant. - B.Tertrais: Je pense que lui-même était sidéré.

On voit que Trump lit un texte. Ce n'est pas improvisé. Il en a forcément parlé à B.Nétanyahou.

B.Nétanyahou ne peut pas dire autre chose que: "Vous allez changer l'histoire." Ils n'ont pas de très bonnes relations personnelles, Trump et B.Nétanyahou.

En lui disant "vous allez changer l'histoire", il le flatte. Avec Trump, il faut faire de la flatterie. Si Trump place la barre là, peut-être qu'il acceptera, voire encouragera B.Nétanyahou et l'extrême droite israélienne à annexer au moins une partie de la Cisjordanie.

C'est quand même le rêve d'une grande partie de la coalition. - A.-E.Lemoine: C'est quoi, la géopolitique selon Trump? - B.Tertrais: Le monde est un gigantesque marché immobilier.

La métaphore n'est pas simplement due au fait qu'il parle de construction et de transformer Gaza City en une sorte de Miami. Trump a fait une grande partie de sa fortune dans l'immobilier. Ce ne sont pas des transactions comme vous et moi on a pu en connaître.

C'est "d'abord, je tape sur la tête très fort et après, on discute". Cette initiative qui m'a sidéré...

C'est un homme qui n'a aucune limite. Aucune limite dans tous les domaines. - F.Hollande: L'intervention de Trump est à la fois inacceptable et elle n'a été acceptée par personne...

Peut-être seul B.Nétanyahou en a convenu, tout en étant...

Elle est irresponsable. Ca voudrait dire que les troupes américaines viendraient à Gaza après avoir mis de côté, déporté 2 millions de personnes qui vivent à Gaza. - P.Cohen: La Maison-Blanche dit ce soir qu'ils n'ont pas de troupes américaines là-bas. - F.Hollande: C'est irréalisable parce que les conditions ne rendent pas cette opération possible.

La méthode...

On dit qu'il est fou. Il utilise la folie avec une méthode tout à fait appropriée aux affaires. "Je vous dis que votre immeuble ne vaut rien, qu'il va s'effondrer, mais je vais vous l'acheter pour 10 dollars." La personne se dit: "Finalement, je n'ai pas fait une mauvaise affaire." Ce qu'il fait avec ces déclarations, c'est dire aux Palestiniens: "Estimez-vous heureux.

Finalement, on ne viendra pas, mais vous allez continuer à être occupés." C'est exactement ce qu'il fait avec le Groenland: "On va prendre le Groenland. Finalement, on ne le prendra pas, mais vous allez nous donner vos terres rares." C'est ce qu'il a fait avec les Mexicains. "On va vous renvoyer tous les étrangers.

Finalement, on ne va pas tous les renvoyer." Pareil avec les Chinois. Les Européens aussi.

C'est cette méthode. Si on n'est pas préparés à comprendre, on est sidérés, on est impuissants. Bah non.

Il ne faut pas rentrer dans la transaction. Il faut dire qu'il y a des choses inacceptables. Le droit international, ça ne se bafoue pas.

Les conditions que vous mettez pour le droit commercial ne sont pas acceptables. Les Européens sont toujours dans une logique transactionnelle. "On va dialoguer." Mais non!

Il ne faut pas dialoguer! "Vous nous en mettez 10? On va vous en mettre 20." - B.Tertrais: C'est ce qu'a fait le Canada.

Ca a plutôt bien marché. J.Trudeau a eu la bonne attitude.

Nous, Européens, on n'a pas encore été taxés, mais ça ne va pas tarder. - A.-E.Lemoine: Pour en revenir à Gaza, les Etats-Unis précisent qu'ils ne financeront pas la reconstruction à Gaza.

Ca veut dire que la solution à 2 Etats prônée encore par la France s'éloigne de plus en plus? - B.Tertrais: Oui.

Mais la France a quand même raison de continuer à la promouvoir. Si personne ne la promeut, plus personne n'y pensera. Ca reste, à mon sens, la moins pire des solutions possibles, peut-être même celle qui donnera la possibilité à Israël d'être un Etat peut-être en paix, qui sera encore un Etat juif et démocratique.

Depuis le 7-Octobre, les voix qui promouvaient cette solution à 2 Etats sont de plus en plus désabusées. On peut les comprendre. L'idée de la coexistence pacifique est une idée assez insupportable à entendre pour nombre d'Israéliens et on peut les comprendre. - A.-E.Lemoine: Il y a eu une sidérante unanimité en Israël aux annonces de D.Trump, pas que dans l'extrême droite. - B.Tertrais: Quand on a vécu un choc comme celui du 7-Octobre, on compte ses amis.

L'Amérique de Trump a transféré l'ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem. Un geste qui a eu beaucoup de popularité en Israël. "Trump, c'est ce qu'on a.

On fait avec. Au moins, il nous soutient." Ca suscite une certaine unanimité dans le pays. - E.Tran Nguyen: Le front de la guerre en Ukraine...

V.Zelensky s'est dit prêt à des négociations avec V.Poutine.

Il est aussi prêt à donner accès aux Etats-Unis aux ressources stratégiques de l'Ukraine pour s'assurer du soutien de D.Trump. ... - E.Tran Nguyen: V.Zelensky sait parler le Trump. - B.Tertrais: Exactement.

Il a tout compris. Ca fait un an et demi que les Ukrainiens se préparent au plus haut niveau à l'hypothèse de la présidence Trump. Ils s'y sont préparés mentalement beaucoup mieux que nombre d'Européens.

Il a compris qu'avec Trump, il fallait parler un langage qu'il comprenait. Il a dit qu'il était prêt à négocier. Il dit aussi que s'il faut donner des compensations visibles du point de vue de l'opinion américaine et pour l'économie américaine, il y est prêt.

Ca ne veut pas dire qu'il va le payer en terres rares. Il envisage de donner un accès privilégié à des compagnies américaines. C'est tout à fait compréhensible.

A mon sens, il a tout compris. Ca fait apparaître Poutine comme celui qui bloque la négociation, aujourd'hui. - F.Hollande: Les Ukrainiens sont dans une situation très difficile.

L'armée russe, appuyée par des Coréens du Nord, a avancé et continue d'avancer. V.Zelensky est dans une impasse, d'une certaine façon.

S'il n'obtient pas le soutien de Trump, de qui peut-il l'obtenir? Des Européens? Avec quelles garanties de sécurité?

L'entrée dans l'Otan lui est refusée. Il est obligé de faire une négociation d'abord avec Trump pour l'avoir ensuite avec Zelensky. S'il ne l'a pas avec Trump aux conditions de Trump, Trump l'aura directement avec Poutine.

Nous, Européens, qu'est-ce qu'on doit faire dans ce moment? On a été trop réticents dans les aides que nous avons apportées à l'Ukraine. Que devons-nous faire?

Accepter de donner des garanties de sécurité. C'est le plus difficile pour l'Europe. Quelles garanties de sécurité?

Avoir des troupes sur le terrain ukrainien après d'éventuelles négociations? Est-ce que les opinions publiques sont prêtes à l'accepter? Dire qu'en cas d'attaque, nous serions de nouveau comme dans une alliance Atlantique qui ne dirait pas son nom, prêts à utiliser nos propres armes pour défendre les Ukrainiens?

On est en train de préparer quelque chose pour les années qui viennent qui est tout à fait différent du passé. Il faut qu'il y ait une Europe à quelques pays qui assure cette défense. Si nous ne le faisons pas, entre Trump, Poutine et la Chine, nous nous préparons à des heures difficiles pour des générations proches et lointaines. - A.-E.Lemoine: Très rapidement? - B.Tertrais: Je suis d'accord avec F.Hollande.

La question est de savoir si la présence européenne en Ukraine pour garantir un éventuel accord...

On n'y est pas du tout. Est-ce que ça suffirait pour dissuader la Russie? Est-ce que ça suffirait pour rassurer les Ukrainiens?

On peut être d'accord sur la méthode, mais avoir un doute sur le résultat. On ne se dirige pas encore vers un cessez-le-feu en Ukraine. - A.-E.Lemoine: Merci.

Restez avec nous. Je signale votre livre. Le 5/5 de L.Sénéchal.

La route des Oscars s'est transformée en calvaire pour "Emilia Perez". - L.Sénéchal: Il est pourtant en tête des nominations, mais c'est la descente aux enfers depuis que des messages racistes de l'actrice principale ont fait surface.

Des dizaines de messages dans lesquels l'actrice a présenté ses excuses. ... - L.Sénéchal: K.S.Gascon effacée, cancel de de la campagne du film pour les Oscars.

Voici la page du site de Netflix qui promeut le film. Elle renonce aux conférences de presse. Le visage du film, c'est Z.Saldana.

Elle est obligée de répondre aux questions sur la polémique. ... - L.Sénéchal: K.S.Gascon explique ses dérapages par son changement de genre. "Pendant un temps, je me suis sentie perdue dans ma transition, cherchant l'approbation dans le regard des autres." - A.-E.Lemoine: Au Royaume-Uni, une téléréalité est censée sensibiliser sur le sort des migrants. - L.Sénéchal: Un programme très controversé.

Ca s'appelle "Retourne d'où tu viens". Le principe est de prendre des Britanniques très opposés à l'immigration et de les envoyer sur les mêmes routes que prennent les migrants en partant de pays dévastés comme la Somalie ou la Syrie. ... - L.Sénéchal: Il y a notamment Dave, un candidat qui propose d'installer des mines sur les côtes britanniques pour faire sauter les bateaux de migrants.

Au fil de l'aventure, il change de point de vue. Les détracteurs y voient un "Pékin Express" en beaucoup plus cynique. Les créateurs revendiquent une émission pédagogique. ...

C'est ce que dit la productrice pour justifier le concept de l'émission. L'ONG Amnesty International se dit profondément déçue par la chaîne publique britannique. - A.-E.Lemoine: Tous les moyens ne sont pas bons pour faire changer d'avis?

La fin justifie les moyens? - F.Hollande: On devrait envoyer tous ceux qui sont tentés par la xénophobie et le racisme en Syrie...

Comprendre comment se passe l'exil, c'est peut-être un film qui a été fait, notamment récemment: "L'Histoire de Souleymane". On n'a qu'à prendre, non pas les racistes, mais ceux qui ont fait ce voyage. - A.-E.Lemoine: Des auteurs stars boycottent un dîner avec J.Bardella. - L.Sénéchal: Cette année, parmi les plus gros vendeurs de livres, il y a le président du RN.

Ce n'est pas du goût du Goncourt, K.Daoud, du Renaudot, G.Faye, entre autres.

La liste est longue. Ils ont claqué la porte de ce déjeuner. "Boire du champagne avec J.Bardella..." A.Nothomb maintient sa présence.

La direction de "L'Express" réagit. ... - A.-E.Lemoine: Pas de commentaire?

On passe à l'anniversaire d'une voiture mythique. - L.Sénéchal: Présentée en 1955 lors du Mondial de l'auto de Paris, la DS surprend immédiatement par des lignes avant-gardistes. - Large comme un crapaud, allongée comme un brochet, effilée comme une mouette en plein vol, cette voiture est celle qui offre le minimum de résistance.

Une contenance familiale à l'arrière. La DS se conduit seule ou presque. Il suffit au conducteur d'avoir des yeux auxquels on offre les meilleures conditions de visibilité.

Un parebrise le plus large possible dont les montants ont une épaisseur inférieure à l'écartement oculaire normal de manière à supprimer tout angle mort. - L.Sénéchal: C'est devenu la voiture des présidents.

L'Elysée commande une voiture d'apparat. La DS est liée à l'attentat auquel a réchappé le général de Gaulle en 62. - Le général de Gaulle a encore une fois servi de cible.

Dans un coin de rue, une rafale. Mais les voitures ne ralentissent pas. Puis, nouvelle rafale.

Les voitures sont passées. C'est un miracle que ni le président ni madame de Gaulle n'aient été atteints. - B.Tertrais: Je recommande vivement la visite du Mémorial de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises.

On voit la collection des DS présidentielles, notamment celle avec les impacts de balles. C'est un très bel endroit pour l'histoire de la Ve République. - F.Hollande: Puisqu'on en est aux formules promotionnelles...

Il y a un musée en Corrèze où sont présentées les voitures présidentielles. Il y a une forme de magie de la voiture. La voiture que j'avais empruntée pour la journée de mon investiture était décapotable.

Je revendique le fait que pour les voitures présidentielles, il faut qu'elles soient couvertes. - L.Sénéchal: Un message à votre attention dans la voiture.

Je vous invite à l'ouvrir et à lire ce que la voiture a à vous dire et peut-être répondre à cette question. - F.Hollande: "Est-ce que vous aspirez à être à nouveau son passager?" A la conduire, oui! - L.Sénéchal: J'imagine qu'on n'a pas le temps d'aller... - A.-E.Lemoine: Si! - L.Sénéchal: On va regarder la nostalgie de ceux qui ont connu la DS. - Elle représente ma jeunesse. - C'est une voiture, quand elle est sortie, qui avait 20 ans d'avance.

C'est un ovni. - Une oeuvre d'art. Elle est belle.

J'en ai moi-même une. C'était l'ancienne voiture du président de l'Assemblée nationale. - Le confort, la tenue de route...

On partait en week-end. On dormait dedans. - Pas mal de maux de coeur à l'arrière. - Je vomissais dedans à chaque fois. - L.Sénéchal: P.Cohen? - P.Cohen: J'ai fait beaucoup de route avec! - A.-E.Lemoine: Je rappelle votre livre, B.Tertrais.

Merci, monsieur le président.