Sébastien Lecornu propose un réseau "France Santé" pour garantir une offre de soins de proximité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 12:29OuverteRéponse directe
Est-ce que peut-être on peut commencer par rappeler ce que sont les fameuses maisons de santé ?
- 13:20OuverteRéponse partielle
Est-ce que l'intention, revenons donc à cela, l'objectif et le projet du ministre de pensée cette idée de France santé, est-ce que son intention est la bonne ?
- 15:00RelanceRéponse directe
Si je vous écoute bien et si je vous entends bien Sophie Boer, on est d'accord sur ça bien sûr, on n pas formé assez de médecin. Donc le le but c'est de libérer du temps médical.
- 16:40OuverteRéponse partielle
Est-ce que il y a pas aussi un autre problème ? C'est ce que en tout cas souligne certains autres syndicats suite à l'annonce du du nouveau premier ministre Sébastien Lecnu de d'avoir ce projet.
- 18:20OuverteRéponse directe
Est-ce que quand même vous arrivez, votre profession arrive à croire dans les différentes promesses qui sont faites concernant le domaine de la santé aujourd'hui en France ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a des mesures qui ont été en discussion dans la précédente, on va dire sous-françois Bairou que vous souhaiteriez surtout ne pas voir revenir sur le devant de la scène concernant votre domaine de la santé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 13:20Sophie BowerFait
« Cette SA CISA est compliquée, on va être très compliqué à monter. »
- 15:00Sophie BowerPromesse
« Ce qu'il faut, c'est maintenir en activité les médecins qui normalement devraient avoir aller à la retraite. »
- 16:40Sophie BowerChiffre
« 30 € la consultation du généraliste, ils ne sont pas prêts d'y arriver hein. »
- 18:20Sophie BowerFait
« Nous avons donné un bouquet de de solutions à monsieur Vairou quand il nous l'a demandé. »
- 20:00Sophie BowerChiffre
« 30 % de nos patients pourraient passer en télétravail si vous voulez. »
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Et quit à parler santé, autant rester sur un thème qui nous réussit à 7h49 ce matin sur Sud Radio puisque c'était en tout cas la volonté du déplacement du nouveau premier ministre Sébastien Lecnu hier. Il était en région à Macon du côté de la Sonéloire avec ce projet bâtir d'ici 2027 un réseau dit-il de maison France Santé. En réalité avoir une offre de soin à disposition de tous les Français à environ 30 minutes de leur domicile.
Bonjour Sophie Bower. Bonjour. Vous êtes la présidente des médecins libéraux de France, c'est bien ça ?
Présidente du syndicat des médecins libéraux. Tout à fait. Absolument.
Présidente du syndicat des médecins libéraux de France. Alors, est-ce que peut-être on peut commencer par rappeler ce que sont les fameuses maisons de santé parce que c'est visiblement le modèle dont voudrait inspirer le nouveau premier ministre pour tisser ce réseau France Santé. Ensuite, alors les maisons de santé pluridisciplinaires, ce sont des des bâtiments qui abritent sur le même lieu à au moins deux médecins et des professionnels de santé paramédicaux qui peuvent être des infirmières, des kiné, enfin l'ensemble des professionnels de santé paramédicaux et la notion de professionnel de santé est importante euh puisque il y a des gens qui interviennent un peu en marge dans la santé qui sont pas professionnels de santé.
Donc la notion de professionnels de santé est importante. Ouais. Et donc le but c'est le but c'était de créer un établissement au sein duquel vous pouviez retrouver peut-être votre dentiste, votre médecin généraliste, votre kiné et vraiment rassembler cette offre de soin.
C'est bien ça. Alors c'est l'idée. Le problème c'est que ça repose sur un montage juridique complexe qui s'appelle une CISA, c'est-à-dire une société interprofessionnelle euh de soins ambulatoires.
Et cette SA CISA est compliquée, on va être très compliqué à monter. Ensuite, cette est là pour permettre en fait à l'assurance maladie de faire passer des forfaits au niveau de la CISA qui doivent être ensuite réparti entre les professionnels de santé qui exercent ce qui pose les problèmes majeurs de de répartition. Et puis vous parliez des kinés, le problème des kinés, c'est qu'ils ont souvent besoin d'une surface beaucoup plus grande que celle que proposent les maisons de santé pluridisciplinaires.
Et l'autre souci, c'est qu'il existe déjà en France beaucoup de bâtis de ce type qui sont vides. C'està-dire que si on bâtit avant d'avoir l'équipe, ça ne fonctionne pas. Ça c'est sûr.
Quelque chose qui vient d'en haut, ça ne fonctionne pas. et et sur le principe quand même, est-ce que l'intention, revenons donc à cela, l'objectif et le projet du ministre de de pensée cette idée de France santé, est-ce que son intention est la bonne ? C'est-à-dire bon déjà aller consulter visiblement ceux qui sont concernés par le problème.
Est-ce que cette idée de créer des pôles à proximité, cette idée de rapprocher l'offre de soin, on va dire tout simplement des habitants, avoir une offre de soin de qualité à près de 30 minutes de chez soi, est-ce que c'est quelque chose qui vous séduit quand même sur le principe où vous y voyez tout de suite peut-être la pénurie de médecin et les obstacles qui font se dresser face à ce projet ? Alors, le problème qu'on voit actuellement, c'est que ces maisons de santé qui s'installent souvent draînent l'ensemble des professionnels de santé qui sont déjà installés autour. Donc, c'est pas forcément et c'est probablement pas la solution.
Nous avons d'autres solutions à proposer. Ce qui risque de se passer, c'est d'avoir du bâti vide et vous pouvez pas démultiplier les médecins existants. Ce qu'il faut, c'est maintenir en activité les médecins qui normalement devraient avoir aller à la retraite.
Ça s'appelle la retraite active. C'est probablement modifier la réserve médicale pour que ce soit une réserve médicale opérationnelle en permettant aux gens qui sont complètement à la retraite, qui ne font plus d'activité clinique de maintenir leurs compétences en faisant des périodes un peu sur le modèle de l'armée, des périodes d'activité clinique par an et surtout leur donner accès à de la formation continue par exemple par l'intermédiaire de du fond de formation des médecins par l'intermédiaire d'une petite cotisation. Donc il y a d'autres choses à faire.
Nous notre crainte c'est que et bien vous ayez 5000 bâtiments vides ou du moins peut-être avec quelques professionnel euh de santé mais avec la difficulté d'y trouver deux médecins euh ce qui est déjà la difficulté existe de beaucoup d'endroits euh qui existent euh où il y a des paramédicaux et on trouve pas de médecin. Donc ce n'est pas le cœur de la problématique et du fait peut-être que ce projet on va dire va se heurter au mur d'une réalité un peu cruelle. C'est avant tout la pignuurie de médecin.
Si je vous écoute bien et si je vous entends bien Sophie Boer, on est d'accord sur ça bien sûr, on n pas formé assez de médecin. Donc le le but c'est de libérer du temps médical. Pour libérer du temps médical, il y a un dispositif qui existe qui sont les assistants médicaux qui veut dire que maintenant quand vous installez un médecin, l'idéal c'est de qu'il ait non pas un bureau mais trois. un pour une secrétaire, un pour un assistant médical et un pour ses propres consultations.
Donc vous voyez que le problème du bâti va de toute façon se poser déjà sur les bâtiments existants et là les professionnels, les médecins ont besoin d'aide pour pouvoir agrandir leurs locaux parce que à 30 € la consultation du généraliste, ils ne sont pas prêts d'y arriver hein. Il va il y a un moment faut se parler vrai. Donc soit et puis c'est le slogan de sud radio donc il y a aucun sujet avec cette expression.
Mais Sophie Bowa, je rappelle que vous êtes la présidente du syndicat des des médecins libéraux de France. Est-ce que il y a pas aussi un autre problème ? C'est ce que en tout cas souligne certains autres syndicats suite à l'annonce du du nouveau premier ministre Sébastien Lecnu de d'avoir ce projet.
On nous dit qu'il y a 60 % des médecins généralistes aussi qui ne font pas de médecine générale traitante, c'est-à-dire qu'ils font beaucoup d'autres choses, un peu de chirurgie, un peu de voilà de de soins alternatifs. Mais ce ça aussi c'est c'est pas un petit problème à régler. Alors nous on on n'accepte pas forcément cette histoire de soins alternatifs parce que les médecins qui sont donc des médecins qui font de la médecine expertise particulière, c'est comme ça qu'on l'appelle, sont absolument dans le parcours de soins.
D'ailleurs, on souhaiterait que certains d'entre eux puissent devenir des spécialistes. Par exemple, les médecins du sport devraient logiquement et l'Europe le demande à la France d'abord d'ailleurs devenir une spécialité, devenir des spécialistes et on en a besoin dans le cadre du développement du sport santé donc de l'activité physique adaptée. Donc on tout tous les expertises particulières que nous avons et en fait un enrichissement du parcours du patient.
Donc il faut pas opposer les uns et les autres. D'autre part, cette expertise particulière qui s'acquète par du ou par DIU permettent aussi au médecin qui commence en médecine général d'envisager un une modification de carrière et ça maintient une attractivité sur la médecine générale. Donc si vous supprimez ça, ça va être catastrophique.
C'est sûr. Sophie Bo avançons aussi dans dans la discussion notamment pour se poser cette question et est-ce que il y a quand même sur le principe et je m'adresse là aussi à la présidente du syndicat que vous êtes dans votre profession encore une confiance envers ce gouvernement parce qu'on sait qu'il y a une val et c'est un euphémisme des différents ministres de la santé record en quelques années seulement. On se souvient aussi de la période Covid où les soignants, le monde de la santé était censé être la priorité absolue du gouvernement.
On sait que les résultats ont été décevants, c'est un euphémisme. Est-ce que quand même vous arrivez, votre profession arrive à croire dans les différentes promesses qui sont faites concernant le domaine de la santé aujourd'hui en France ? Nous croyons essentiellement, c'est qu'il faudrait commencer vraiment à nous écouter.
Alors, nous avons donné un bouquet de de solutions à monsieur Vairou quand il nous l'a demandé. Euh l'une de ces solutions, c'était les les cabinets euh éphémères sur le modèle de la Franche Comptée, c'est-à-dire une solidarité territoriale. Euh mais euh ça a été complètement déformé puisque il nous a introduit une notion de d'obligation.
Alors que c'est un moment c'est ça c'est quoi ? C'est de jours par semaine le fait qu'un médecin généraliste puisse aller se déplacer dans un désert médical. C'est ça.
C'est de jours par mois. Mais le problème c'est que pendant ce temps vous faites quoi de vos patients dans votre cabinet principal ? Ça veut dire qu'il faut des remplaçants.
Des remplaçants, les nouvelles dispositions la 4e année de de d'internant en médecine générale va nous les assécher un peu. Il y a eu aussi le problème des océan l'année dernière où il y a des gens qui ont préféré redoubler plutôt que de faire des une passer un un examen in classant pour lequel il s'estimait mal préparé. Donc on a on va avoir des difficultés avec les remplaçants.
Donc la seule possibilité c'est de faire ça sur le mode du volontariat. Donc ce qu'il faut c'est commencer à nous écouter. Alors vous parliez de la VAR oui vous parliez Oui, c'est ça.
H ministres de la santé vous parliez d'écouter Sophie Wower. En effet, il y a aussi une question. Est-ce que plus largement on sait quand même que le précédent premier ministre François Bairou envisageit de véritables économies sur la santé avec des propositions qui ont fait parler.
C'est c'est le moins qu'on puisse dire. Est-ce qu'il y a des mesures qui ont été en discussion dans la précédente, on va dire sous-françois Bairou que vous souhaiteriez surtout ne pas voir revenir sur le devant de la scène concernant votre domaine de la santé ? Sophie Bower, bah tout ce qui est les coups de rabot annoncés qui pour nous sont absolument délétaires, euh nous on pense qu'en mobilisant les médecins, on peut arriver effectivement à prescrire différemment.
Je dis pas prescrire moins, mais prescrire différemment. Euh en particulier sur les arrêts maladies, il faudrait qu'on puisse faire des certificats euh demandant aux gens de pouvoir rester en télétravail parce qu'on voit que 30 % de nos patients pourraient passer en télétravail si vous voulez. C'est c'est possible dans leur métier et ça ça pourrait réduire les he de travail en fait à la période très douloureuse où ils ont besoin d'enthal d'être d'être suffisamment lucide et présent pour travailler s pour ça pourrait aider tout le monde.
Merci beaucoup Sophie Bower d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio pour ce créau Sud Radio vous explique et comprendre la volonté du premier ministre de créer des maisons de santé, des Frances santé pour créer vraiment des offres de soins à proximité de chez vous. maximum 30 minutes et on a bien entendu vos arguments notamment sur la pénurie de médecin et la difficulté déjà de votre métier.
Sébastien Lecornu