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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 9 mars 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Laurent Jacobelli : "Il faut baisser en urgence la TVA de 20% à 5,5% sur les énergies !" (France 3)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous approuvez tout ? L'Iran et le Liban ?

  • 1:09RelanceRéponse partielle

    Donc là, c'est carte blanche, vous dites, aux États-Unis et à Israël ?

  • 1:40RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous dites que vous justifiez aussi les attaques sur le Liban à 100% ?

  • 1:58RelanceRéponse directe

    Donc justement, j'ai une question que je vous repose, Laurent Jacobéli. Où est-ce que le Liban, c'est à part ?

  • 2:26OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la France doit faire dans ce cadre-là ?

  • 3:13OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous attendez, vous, de ce rendez-vous avec Sébastien Lecornu ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Invité politiqueFait
    « L'Iran, c'est évident. Je pense que personne ne peut avoir de peine et de tristesse à l'idée que les ayatollahs puissent être éliminés, avec tout ce qu'ils ont fait subir à leur peuple, notamment les femmes, l'écrasement de l'opposition politique, les révoltes qui ont été brimées dans le sang, plusieurs dizaines de milliers de victimes du régime iranien, et puis le terrorisme alimenté, financé, organisé par l'Iran, dont la France a eu à souffrir. »
  • 1:00Invité politiqueFait
    « Un régime terroriste, théocratique, violent, personne ne les pleurera. »
  • 1:53Invité politiqueFait
    « Le Hezbollah qui est une gangrène. »
  • 2:18Invité politiqueFait
    « Évidemment que le Hezbollah doit être une cible. »
  • 3:22Invité politiqueChiffre
    « Vous savez, il y a à peu près 400 000 Français qui sont dans la zone. »
  • 4:05Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, quand vous faites votre plein d'essence, quand il est à 2 euros le litre, il y a 1 euro pour l'essence, 1 euro pour l'État. »
  • 4:33Invité politiquePromesse
    « La TVA, par exemple, doit être baissée de 20% à 5,5%. »
  • 5:28Invité politiqueFait
    « Les deux. »
  • 6:01Invité politiqueFait
    « Bien sûr. Vous les comptez dans ces 750 listes. »
  • 7:00Invité politiqueFait
    « Chez nous, un candidat qui frôle l'antisémitisme ou le racisme, il est viré. »
  • 7:23Invité politiqueFait
    « Soit démissionner du conseil municipal, effectivement, s'ils ne le font pas, ils devront être mis hors de l'équipe municipale ou du groupe par le maire élu, le chef de groupe. »
  • 15:02Invité politiquePromesse
    « en cassant toute forme de numerus clausus »
  • 15:13Invité politiquePromesse
    « faire le cumul retraite-travail pour les médecins qui vont continuer à pratiquer après l'âge de la retraite »
  • 15:45Invité politiqueFait
    « nous leur donnerons, nous ne sommes pas idiots et nous n'avons pas une vision doctrinaire de l'immigration »
  • 18:17Invité politiqueFait
    « je ne veux pas qu'on labellise les associations féministes et qu'on autorise seulement les associations féministes de gauche ou d'extrême gauche »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli70 %
  • Présentateur25 %
  • Locuteur non identifié4 %

3,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Laurent Jacobelli, merci d'être notre premier invité aujourd'hui. Bonjour, merci. On va évoquer d'abord la guerre contre l'Iran, évidemment, depuis plus d'une semaine maintenant. Les États-Unis et Israël ont de nouveau bombardé cette nuit la cible des dépôts de carburant autour de Téhéran. Hier, l'armée israélienne a mené des raids les plus intenses sur l'Iran depuis le début des offensives, en visant notamment une académie militaire, un centre de commandement souterrain, ainsi que de stockage de missiles. Benhamin Netanyahou a déclaré qu'Israël avait un plan méthodique pour éradiquer le régime iranien. Emmanuel Macron, par ailleurs, vient d'annoncer qu'il se rendra à Chypre demain.

On se souvient que Chypre avait été ciblée la semaine dernière par des drones. L'Iran, mais aussi le Liban, attaqués par Israël et les États-Unis. Est-ce que vous vous approuvez tout ? L'Iran et le Liban ?

0:42
Laurent Jacobelli

L'Iran, c'est évident. Je pense que personne ne peut avoir de peine et de tristesse à l'idée que les ayatollahs puissent être éliminés, avec tout ce qu'ils ont fait subir à leur peuple, notamment les femmes, l'écrasement de l'opposition politique, les révoltes qui ont été brimées dans le sang, plusieurs dizaines de milliers de victimes du régime iranien, et puis le terrorisme alimenté, financé, organisé par l'Iran, dont la France a eu à souffrir. Un régime terroriste, théocratique, violent, personne ne les pleurera.

1:09
Présentateur

Donc là, c'est carte blanche, vous dites, aux États-Unis et à Israël ?

1:10
Laurent Jacobelli

Ce n'est pas carte blanche, ce n'est pas carte blanche. Évidemment, ce qu'il faut maintenant, c'est préparer l'avenir, et donc il ne faut pas écraser et ruiner complètement le pays. Est-ce que ça passe par incester le feu dans l'immédiat ? Écoutez, si aujourd'hui, il y a encore des forces, et il y en a, puisqu'ils viennent de nommer un nouvel ayatollah, un nouvel guide suprême. Pour remplacer Ali Rahménaï. Évidemment, on ne peut pas continuer comme ça. Et puis, il y a tous les proxys, tous les soutiens de l'Iran. Alors, il y avait hier le Hamas, il y a aujourd'hui le Hezbollah. Alors ça, c'est le Liban. C'est le Liban.

1:34
Présentateur

Est-ce que vous dites que vous, les attaques que vous justifiez sur l'Iran, vous les justifiez aussi de la même façon, à 100% sur le Liban ?

1:43
Laurent Jacobelli

D'abord, Marine Le Pen s'est exprimée, elle a déclaré tout son soutien au peuple libanais, qui est très proche de la France et auquel nous tenons beaucoup.

1:49
Présentateur

Mais qui est bombardée aujourd'hui.

1:50
Laurent Jacobelli

Mais qui est bombardée, pas le peuple libanais, le Hezbollah. Le Hezbollah qui est une gangrène. Oui, mais il y a 400 pays libanais qui doivent... C'est vrai, il faut que ça se fasse dans les meilleures conditions possibles.

1:58
Présentateur

Donc justement, j'ai une question que je vous repose, Laurent Jacobéli. Ou est-ce que le Liban, c'est à part ?

2:04
Laurent Jacobelli

Le Liban, c'est à part parce que le Liban n'est pas un État islamique, n'est pas un État terroriste. Malheureusement, il y a en son sein une gangrène qui s'appelle le Hezbollah, qui est l'allié de l'Iran, qui veut l'élimination d'Israël et plus loin, l'élimination de tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Et donc, évidemment que le Hezbollah doit être une cible. Mais il faut bien faire la différence et protéger au maximum la population libanaise. C'est notre vœu, en tout cas, c'est notre choix.

2:26
Présentateur

Alors c'est votre vœu. Qu'est-ce que la France doit faire dans ce cadre-là ?

2:29
Laurent Jacobelli

Écoutez, la France, déjà, si elle avait un rôle aujourd'hui diplomatique, moi je vais vous dire, ce qui est inquiétant, c'est que tout cela se passe… Sur le Liban, qu'est-ce que la France doit faire ? Oui, mais tout cela se passe sans que la France et le président français ne soient consultés une seconde. Ce qui paraissait inimaginable il y a encore dix ans. On s'est complètement effacé de la scène diplomatique. Il faut que le président de la République française puisse avoir une voix forte et écoutée. Aujourd'hui, ce n'est évidemment pas le cas. Alors par exemple, sur le Liban, qu'est-ce qu'il devrait dire Emmanuel Macron ?

Clairement, il doit faire en sorte que le déplacement des populations pour éviter les bombes soit organisé dans les meilleures conditions possibles, que les populations civiles soient épargnées. Mais quel est son pouvoir aujourd'hui ? C'est ça la vraie question. Et c'est pour ça que Jordan Bardella avait demandé une réunion de tous les partis politiques avec le président de la République qui nous explique tous les tenants, les aboutissants. Il a quand même, j'espère, un peu plus d'informations que nous. Et quelle était sa stratégie ?

3:13
Présentateur

Alors justement, cette rencontre aura lieu, non pas avec le président de la République, mais avec Sébastien Lecornu. Marine Le Pen a dit que le RN irait. Qu'est-ce que vous attendez, vous, de ce rendez-vous ?

3:21
Laurent Jacobelli

D'abord, qu'il nous rassure, qu'il nous rassure sur le rapatriement de tous les Français qui sont dans la zone. Vous savez, il y a à peu près 400 000 Français qui sont dans la zone. Les rapatriements ont commencé, il y en a déjà qui sont arrivés en France. Maintenant, on veut être sûr des conditions de vol, des conditions d'accueil, des conditions de sécurité. Et puis, nous lui demandons effectivement d'avoir un rapport très clair sur la sécurité dans la zone, qu'il reprenne un rôle diplomatique. Et puis, on parlera des conséquences pour les Français.

3:46
Présentateur

On va y revenir. Parce que ça, c'est très important. Ça, vous allez mettre au centre des discussions avec Sébastien Lecornu, les conséquences économiques pour les Français. Alors, ce que vous proposez au RN, vous proposez que les taxes, par exemple, sur l'essence, sur les carburants en général, soient baissées. Mais jusqu'à quel niveau ?

4:02
Laurent Jacobelli

D'avant la crise, il y a une semaine ou plus bas encore ? C'est très simple. Aujourd'hui, quand vous faites votre plein d'essence, quand il est à 2 euros le litre, il y a 1 euro pour l'essence, 1 euro pour l'État. Même un peu plus d'ailleurs pour l'État. Imaginez la situation. Le prix du pétrole va flamber puisque le détroit d'Ormouz est dans une situation très critique et que le passage ne s'y fait plus. C'est par là que passe notamment le ravitaillement en pétrole. Qu'est-ce qui va se passer ? Les prix vont augmenter. Comme le prix augmente, la base de calcul des taxes de l'État va augmenter et donc l'État va s'enrichir. Les Français vont s'appauvrir, l'État va s'enrichir.

Ce n'est pas une situation... Mais jusqu'à quel niveau vous voulez descendre ? C'est très simple. La TVA, par exemple, doit être baissée de 20% à 5,5%. Pourquoi ? Parce que les recettes de TVA vont augmenter mathématiquement. Même si les prix rebaissent ? D'abord, nous, on le demande de manière permanente. Mais là, puisque nous ne sommes pas encore au pouvoir, il va falloir patienter encore quelques mois. Il faut que, dans la situation actuelle, en urgence, le gouvernement prenne cette décision parce que sinon, c'est les Français qui vont en payer le prix. Imaginez la situation improbable. Le Moyen-Orient est à feu et à sang. Les Français perdent du pouvoir d'achat.

Le seul gagnant, c'est l'État français qui s'enrichit. Tout cela n'est pas acceptable. Oui, mais si vous ne faites pas de limites vers le bas, c'est l'État français qui va s'endetter. TVA à 5,5%, c'est tout à fait faisable. Et je vous le dis, le maintien de la consommation et la hausse des prix financera l'État. Simplement, ce ne sont pas les consommateurs qui prennent leur voiture le matin pour aller travailler qui en paieront le prix. Ça me paraît assez juste.

5:18
Présentateur

Les municipales, on est à une semaine du premier tour. Le Rassemblement national a investi 750 listes. C'est ce que dit Marine Le Pen. Jordan Bardella a parlé de 650. Qui dit vrai ?

5:28
Laurent Jacobelli

Les deux. Vous avez des candidats, j'allais dire, de plein exercice qui sont encartés Rassemblement national. Vous avez des candidats qui sont encartés UDR, le parti d'Éric Ciotti, avec lesquels nous faisons liste commune. Et puis des candidats, souvent divers droites par exemple, qui ont pris des rassemblements nationaux, nationales, sur leur liste, mais qui ne sont pas eux-mêmes rassemblements nationaux et que nous soutenons. Parce que nous pensons que c'est la meilleure solution pour la commune. Alors ce sont des candidats cachés ? Pas du tout. C'est tout à fait officiel. Notre soutien est officiel. Mais ce sont des candidats qui ne sont pas du Rassemblement national.

Vous savez, nous, on s'appelle un rassemblement. Mais que vous soutenez. Donc vous les comptez dans ces 750 listes. Bien sûr. Vous les comptez dans ces 750 listes. Si quelqu'un a le même programme que nous... Donc ils sont RN sans le savoir. Ils ne sont pas RN, mais ils ont un programme en commun. S'ils ne veulent pas augmenter les impôts, s'ils veulent plus de sécurité, plus de propreté, plus d'événements culturels, eh bien ils font partie de la même famille de pensée. Et c'est normal qu'on les aide à gagner.

6:18
Présentateur

Jordan Bardella, vous vous souvenez, après les législatives de 2024, avait dit, bon, maintenant, on va faire du tri dans les candidats. Les brebis galeuses, c'est lui, c'est son terme. Exit. Oui. Est-ce que pour ces municipales, vous dites, aujourd'hui, il n'y aura plus aucun problème,

6:32
Laurent Jacobelli

même une fois tous les candidats élus ? Écoutez, vous savez combien ça représente de milliers de candidats. Donc évidemment... Vous n'avez pas passé tout le monde au crible. C'est impossible. C'est physiquement impossible.

6:41
Présentateur

Donc il peut y avoir des pertes.

6:43
Laurent Jacobelli

Après, ce qu'il faut, c'est une attitude stricte, régulière et précise. C'est ce que nous ferons. S'il y a une fausse rumeur sur quelqu'un, parce qu'on ne va pas se laisser non plus dicter par Mediapart ou Libération qui est un bon candidat ou pas un candidat, parce qu'il y a des fausses rumeurs qui sont lancées et des fausses accusations. Mais quand c'est vrai, on a toujours tiré les conclusions, on continuera à les tirer. Moi, ce que j'aimerais, c'est que tout le monde fasse la même chose. Chez nous, un candidat qui frôle l'antisémitisme ou le racisme, il est viré. Chez LFI, il est promu. La racialisation des candidats fait partie du programme de LFI. Juste là-dessus,

7:14
Présentateur

vous dites un candidat, mais si c'est quelqu'un qui est élu et que des affaires sont découvertes ou des brebis galeuses, reprenons le terme de Jordan Bardella, ils devront démissionner ?

7:23
Laurent Jacobelli

Alors, soit démissionner du conseil municipal, effectivement, s'ils ne le font pas, ils devront être mis hors de l'équipe municipale ou du groupe par le maire élu, le chef de groupe. On a toujours été très clair. Je le redis une fois encore, chaque parti politique peut rencontrer ces problèmes. Il y a des dizaines de milliers de candidats aux municipales et on n'est pas Sherlock Holmes, on ne peut pas être derrière tous. On fait le maximum, notamment pour les têtes de liste. Ce qu'il faut, c'est que tout le monde en tire les conclusions et je vois que pour l'instant, on est exemplaire, peut-être parce que les attaques des médias sont beaucoup plus fortes envers nous.

7:52
Présentateur

En tout cas, à l'occasion de ces municipales, le RN appelle à faire barrage à LFI. Un front commun contre LFI, a dit d'ailleurs Jordan Bardella.

8:00
Locuteur non identifié

Il n'y a pas de retrait pour une raison très simple, c'est que c'est une élection de liste à la proportionnelle. Donc les électeurs du RN vont se déplacer aux Yon pour voter et avoir des élus RN, que ce soit des exécutifs ou des conseillers municipaux par milliers partout en France. Ce à quoi j'ai appelé ce front commun contre la France insoumise, c'est un appel à ce que les formations politiques républicaines cessent de se mettre d'accord et de retirer leurs candidats pour donner de la voix et donner de la force à la France insoumise.

Je vous rappelle qu'aux élections législatives dans 15 circonscriptions à l'été 2024, les macronistes se sont retirés pour des candidats de la France insoumise et que dans 60 circonscriptions, messieurs Attal et Macron et Philippe ont retiré leurs candidats pour faire élire des députés du nouveau fond populaire.

8:45
Présentateur

Laurent Jacobili, Jordan Bardella appelle donc à un front commun contre la France insoumise mais dans le même temps il dit votre parti, le Rassemblement national dont vous êtes le porte-parole ne retirera pas ces listes au second tour. Comment on fait barrage

8:56
Laurent Jacobelli

sans se retirer ? D'abord on fait barrage en n'acceptant pas l'inacceptable. Je rappelle que la France insoumise aujourd'hui gère une milice violente, la jeune garde à l'origine d'un meurtre. Je rappelle aujourd'hui que la France insoumise est le seul parti qui revendique plus ou moins clairement une forme d'antisémitisme et donc il y a un danger pour la démocratie. Alors ça c'est le contexte. Tout ce qui s'associe à lui. Comment vous faire barrage sans vous retirer ? Il y a bien des cas où vous serez obligés de vous retirer. En faisant un appel à la responsabilité à tous les partis politiques. Ça veut dire quoi ? Qu'on ne refasse pas le scénario des législatives. Mais ça veut dire quoi ?

On n'est pas un macroniste par exemple qui se retire pour faire gagner une liste de gauche dans laquelle il y aurait la France insoumise aux deux ans. Mais ça c'est pour les autres

9:34
Présentateur

Laurent Jacomélie j'entends bien. Bien sûr. Vous voyez bien que pour reprendre cet exemple au moment des législatives pour faire barrage ORN à l'époque c'était ça le Fonds républicain retirait des listes. Il y a bien des endroits où vous serez obligés de retirer des listes pour faire le barrage à LFI.

9:46
Laurent Jacobelli

Pour faire le barrage à LFI il faut des républicains convaincus. Il faut des gens qui ont la démocratie au cœur et qui combattent la France insoumise. Mais ça veut dire quoi ? On le fait sincèrement. Il faut donc des élus ORN. Quel paradoxe de dire pour combattre LFI dans telle commune il n'y aura pas d'élus ORN. Ce serait juste... Laurent Jacomélie

10:01
Présentateur

d'accord j'entends bien mais si par exemple vous êtes dans quelques villes plusieurs villes en troisième position là vous aurez un cas de conscience. Soit vous restez et la liste de gauche avec les filles gagne soit vous retirez et vous empêchez cette liste de gauche de gagner.

10:13
Laurent Jacobelli

On ne va pas endosser la responsabilité de tous les autres. Comment vous faites ? Simplement aujourd'hui il y a plus de 100 listes qui sont fusionnelles déjà au premier tour entre la gauche et l'extrême gauche. Ce n'est pas nous c'est la gauche. Oui mais d'accord. Le Front républicain il aurait lieu à voir avant, aujourd'hui, maintenant on ne va pas laisser ces alliances contre nature gagner ou perdre et nous ne pas avoir des lignes. Oui mais si vous vous maintenez

10:36
Présentateur

tout cela n'aurait pas de sens. Ok mais si vous vous maintenez vous pouvez laisser passer ces alliances contre nature. Et vous croyez que les autres le feraient ? Vous croyez ? Ah oui donc vous attendez des autres qui le fassent ? Pas du tout

10:43
Laurent Jacobelli

mais simplement tout le monde a envie d'avoir des élus plus il y aura d'élus Rassemblement national moins il y aura d'élus LFI. Et nous sommes très clairs dans les communes où nous ne sommes pas présents nous ne voulons pas qu'un seul bulletin de vote aille soutenir une liste où il y a un seul LFI. Pour cela Ce sera un crash test ces éditions voir qui est sincère et qui ne l'est pas notamment du côté de la droite. Alors justement

11:05
Présentateur

parce qu'à ce propos il y a quelques mois ici même Jordan Bardella avait laissé entendre qu'il pourrait y avoir des accords ici ou là avec des républicains. Il a dit en tout cas qu'il tendait la main et qu'il ouvrait la porte. Est-ce qu'il pourra y avoir des accords avec des LR ici ou là ? Nous verrons bien.

11:20
Laurent Jacobelli

Est-ce que c'est dans votre ligne ? En tout cas notre ligne c'est de rassembler c'est d'ouvrir les portes et les fenêtres à tous ceux qui... Même avec des républicains ? Mais pourquoi pas ? D'ailleurs je vais vous dire les électeurs républicains aujourd'hui lorsqu'ils ont à choisir entre la gauche et le Rassemblement national ils n'hésitent pas vous avez quelques cadres qui hésitent pour sauver leur poste et je vous le dis pour les républicains aussi ce sera un crash test. Est-ce que les républicains sont du côté de la gauche ? Du côté des macronistes ? Ou du côté des patriotes ? Il faudra choisir parfois et nous verrons bien quels choix ils font.

Nous on espère la plus large union possible pour défendre les communes et défendre la France et il y a beaucoup d'électeurs républicains qui pensent comme nous alors je leur dis bienvenue.

11:53
Présentateur

À Paris l'enjeu c'est de savoir si la capitale restera à gauche. Droite et extrême droite partent divisées. Face à votre candidat Thierry Mariani vous avez Sarah Knafow de Reconquête. Elle appelle elle déjà au Grand Rassemblement pour le second tour.

12:05
Locuteur non identifié

Si la droite s'unit la droite a une majorité pour gagner. Sinon seul chacun perd. On a compris que M. Bournazel voulait faire gagner la gauche. Moi ça n'est pas mon cas. Moi je veux que la droite gagne à Paris. Par conséquent je continuerai de proposer une alliance et la personne qui refusera l'alliance sera la personne qui fera perdre la droite. Moi je continuerai à tendre la main.

12:24
Présentateur

Laurent Jacobo dit Sarah Knafow elle est prête à faire une union avec vous le RN jusqu'à Rachida Dati pour dit-elle faire gagner la droite. Et vous ?

12:32
Laurent Jacobelli

Écoutez je crois qu'elle est prête à faire l'union avec des macronistes donc j'ai bien compris. Et vous non ? Nous notre candidat Thierry Mariani il n'est pas là pour imaginer les petits accords d'appareil au premier tour. Il est là pour défendre une vision politique de Paris. Plus de sécurité plus de propreté plus de confort de vie. C'est ça le combat de Thierry Mariani. Ce n'est pas de faire alliance pour avoir des postes. Il a une ligne claire il est probablement d'ailleurs le seul dans cette campagne à avoir une ligne claire sans compromission aucune avec ceux qui sont allés travailler avec Emmanuel Macron. C'est sa force finalement dans cette campagne.

13:02
Présentateur

Alors revenons à Sarah Knafo quand elle dit qu'elle est d'accord pour faire toute une union très large à droite pour faire gagner la droite dit-elle vous n'êtes pas d'accord

13:09
Laurent Jacobelli

avec elle ? Monsieur Bournazal n'est pas de droite. La droite c'est quoi ? La droite de qui ? Mais Rachida Dati ? Rachida Dati elle est au gouvernement avec monsieur Emmanuel Macron non ? Donc vous ne faites pas d'alliance ? C'est Thierry Mariani qui décidera on verra bien les scores mais aujourd'hui se précipiter dans une alliance contre nature dès le premier tour comme le font certains candidats ou candidates ça paraît un peu prématuré ils vont nous défendre des convictions. Alors en revanche il y a peut-être un autre scénario possible

13:33
Présentateur

une alliance entre RN et Reconquête au second tour

13:36
Laurent Jacobelli

est-ce que c'est possible ça ? Je ne sais pas honnêtement je ne crois pas que ça en prenne le tour non mais une fois encore c'est Thierry Mariani il y a beaucoup de différences il y a quelques points communs il faut le reconnaître il y a aussi beaucoup de différences

13:49
Présentateur

ça vous rend incompatible ?

13:50
Laurent Jacobelli

Je ne sais pas si on est incompatible je sais que Reconquête a eu souvent des termes assez durs pour le Rassemblement National Marine Le Pen ou Jordan Bardella mais une fois encore Thierry Mariani est un homme d'Etat il a été ministre il est aujourd'hui un député européen donc ça laisse des traces bien sûr que ça laisse des traces mais c'est lui qui prendra les décisions moi aujourd'hui ce que je vous dis c'est qu'il mène sa campagne on n'est pas déjà au deuxième tour et franchement les scénarii on sait bien ce que ça donne au final

14:14
Présentateur

Dans ces municipales parmi les attentes des Français il y a la sécurité que vous mettez vous au centre de votre campagne il y a aussi l'accès aux soins le manque de médecins et vous savez que des communes investissent dans des maisons de santé pour accueillir des médecins

14:24
Laurent Jacobelli

est-ce que vous êtes pour ce système ?

Sur le principe bien sûr parce que souvent les maires d'ailleurs se substituent aux défaillances de l'Etat en matière de sécurité avec les polices municipales avec les maisons de santé le problème c'est que si vous avez une maison de santé et personne à mettre dedans comme praticien ça ne sert à rien donc ce qu'il faut c'est régler le problème de fond c'est vrai que dans les communes au Rassemblement National il y a beaucoup d'efforts qui sont faits pour attirer notamment des généralistes on leur met en place des aides notamment des locaux une facilité d'accès mais ce qu'il faut c'est de le faire de manière générale nous au Rassemblement National on croit à l'incitation pas à l'obligation une incitation par l'installation l'incitation aussi parce qu'il faut régler au niveau national ce problème de santé en cassant toute forme de numerus clausus en faisant qu'il y ait autant de candidats au diplôme de médecin qu'il n'y a de besoin et puis aussi faire le cumul retraite-travail pour les médecins qui vont continuer à pratiquer après l'âge de la retraite ce que le gouvernement attaque aujourd'hui

15:18
Présentateur

les maires sont aussi vous le savez membres des conseils de surveillance des hôpitaux implantés dans leur commune et vous le savez aussi dans beaucoup d'hôpitaux des médecins étrangers moins bien payés parfois non régularisés en situation précaire viennent prêter main forte est-ce que dans ce cas-là vous êtes vous pour leur régularisation leur naturalisation même

15:36
Laurent Jacobelli

mais on est très clair s'il y a un manque de médecins comme un manque d'ailleurs de n'importe quelle profession et qu'il y a des étrangers qui pratiquent cette profession et qui demandent le droit de venir travailler en France nous leur donnerons nous ne sommes pas idiots et nous n'avons pas une vision doctrinaire de l'immigration en revanche ce que nous voulons c'est qu'il y ait des médecins français d'où la fin de toute forme du numerus clausus mais ça ne sera pas

15:56
Présentateur

du jour au lendemain c'est neuf ans

15:56
Laurent Jacobelli

ça ne sera pas du jour au lendemain donc évidemment tous les médecins qui viennent travailler en France généralistes ou spécialistes et qui ont un droit de travailler en France seront bien accueillis je m'étonne bien accueillis mais régularisés naturalisés par contre là c'est un problème naturalisé c'est autre chose il faut en faire la demande je vous pose la question les deux questions s'il remplit les conditions qui avec nous vous le savez seront plus strictes pourquoi pas en revanche régulariser des gens qui sont arrivés irrégulièrement ça paraît quand même plus compliqué c'est pour ça je réponds à votre question vous l'avez posé je dis que c'est un cas qui n'existe pratiquement pas donc vous êtes pour la régularisation des médecins étrangers pas la régularisation l'autorisation d'arriver des médecins étrangers tant qu'il n'y a pas de médecins français mais une fois encore nous ne voulons pas envoyer le signal d'accepter des gens qui ne demandent pas l'autorisation d'arriver en France

16:38
Présentateur

nous sommes aujourd'hui le 8 mars journée internationale pour les droits des femmes il y a une manifestation prévue à Paris cet après-midi et dans d'autres villes vous savez les syndicats et les associations féministes avaient demandé que le collectif Némésis qui a été mis en cause lors de la mort de Quentin de Ranq à Lyon soit écarté et le ministre de l'Intérieur a demandé d'ailleurs au préfet d'écarter les éventuels cortèges Némésis des manifestations pour éviter des incidents est-ce que vous partagez le point de vue de Laurent Nouniez ?

17:02
Laurent Jacobelli

Non je suis étonné que le ministre de l'Intérieur au moment où l'extrême-gauche commet des attentats et des meurtres en France prenne ses ordres à l'extrême-gauche qui lui dictent sa conduite donc ils disent on ne veut pas de Némésis lui il dit

17:15
Présentateur

c'est une question de sécurité et de tranquillité publique

17:18
Laurent Jacobelli

après Némésis fait bien ce qu'il veut et si elle veut le défiler à côté elle le feront mais je ne comprends pas comment on peut imaginer défendre le droit des femmes en le politisant comment le droit des femmes serait réservé à la gauche la gauche qui soutient l'Iran dont on voit bien le sort de réserve aux femmes revenons aux interdictions

17:34
Présentateur

les interdictions

17:35
Laurent Jacobelli

c'est un abus de pouvoir c'est pas un abus de pouvoir c'est pas une interdiction c'est une mise à l'écart bon c'est pas un abus de pouvoir mais je ne vois pas pourquoi on interdirait à des féministes de droite de manifester je ne comprends pas l'idée comme si derrière il y avait un petit message subliminal de la part du ministre de l'Intérieur finalement ce qui s'est passé à Lyon avec la jeune garde ce serait peut-être quand même un petit peu la faute de Némésis moi je ne souscris pas du tout à ce narratif et sur le fond

17:59
Présentateur

de ce que défend Némésis sa présidente c'est Alice Cordier qui a été à un moment membre de l'action française royaliste elle prône la remigration ça c'est vous dit que passe à ORN elle dénonce les viols des femmes surtout quand c'est des auteurs étrangers est-ce que sur le fond

18:11
Laurent Jacobelli

vous partagez leur combat ?

Vous venez de le dire elle a une origine politique qui n'est pas la nôtre en revanche moi je ne veux pas qu'on labellise les associations féministes et qu'on autorise seulement les associations féministes de gauche ou d'extrême gauche elle a son opinion elle a le droit de l'exprimer dire qu'il y a effectivement un problème avec l'immigration aujourd'hui dans la condition féminine française c'est une évidence la propagation du voile un certain nombre d'agressions dues à des étrangers légaux et illégaux c'est une vérité statistique pour autant c'est pas parce qu'on dit cette vérité qu'on doit ne pas avoir le droit de défiler je ne comprends pas comment on peut interdire un groupe féministe qu'il soit politisé ou non de défiler l'action a été faite maintenant je suis très surpris de réserver le droit de défense des femmes à la gauche cette gauche qui est complice de tous ceux qui veulent réduire le doigt des femmes

18:58
Présentateur

mes...