"Macron a une autorité internationale puissante" : Jean-Pierre Raffarin sur LCI|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 10 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le profil de Bruno Rotaillot est à la hauteur de ceux que vous avez connus ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Vous trouvez que les LR sont devenus un mouvement de protestation ces derniers temps ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le ralliement entre les deux camps LR et centre est inévitable selon vous ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce que cette droite peut y arriver en 2027 en proposant des solutions comme envoyer les délinquants en prison en Guyane ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur la portée politique de Donald Trump sur la scène internationale ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il se trompe réellement quand il dit qu'il ne se passera rien sans dialogue USA-Russie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Jean-Pierre RaffarinFait
« Beaucoup de gens étaient partis avec vers le Front National, le Rassemblement national aujourd'hui. Beaucoup de gens aussi étaient partis avec Macron. »
- 17:00Jean-Pierre RaffarinFait
« Trump a retenu cette leçon du département d'État américain, c'est qu'il faut séparer les influences de la Chine et de la Russie. »
- 22:00Jean-Pierre RaffarinFait
« Trump considère l'Europe comme un adversaire, il a même dit une fois un ennemi. »
- 24:00Jean-Pierre RaffarinPromesse
« Il faut travailler à une réforme de l'ONU, un conseil de sécurité qui puisse fonctionner. »
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[Musique] 74,31 % voilà le score de Bruno Rotaillot à la présidence des LR. Bonsoir monsieur le premier ministre. Bonsoir.
Bonsoir à tous. Merci. Ravi de vous recevoir ce soir.
Avant d'avoir votre regard sur les sous-bressaux géopolitiques, j'aimerais qu'on s'arrête un instant actualité oblige sur cette nouvelle présidence DLR. Retrouvons retrouvons tout de suite notre équipe sur place pour savoir justement si c'est une bonne nouvelle. Noé Gandio, bonsoir.
Vous êtes au QG des Républicains. Une victoire écrasante ce soir. Oui, une victoire écrasante et un score qui a surpris absolument tout le monde, les militants, les cadres y compris dans le cran de Bruno Retaillot.
Personne ne s'attendait à un tel plébiscite. On espérait un score supérieur à 60 % mais personne n'osait imaginer un tel résultat. Près de trois adhérents sur quatre ont voté pour Bruno Retaillot. et dans le camp du ministre de l'intérieur, on me dit deux choses ce soir.
D'abord que ce score, il vient valider la stratégie de Bruno Rotaillot d'entrer au gouvernement et de prendre la lumière place Vovau et puis deuxième chose ce score, il donne toute la légitimité à Bruno Rotaillot pour placer ses proches, ses fidèles au poste stratégique du parti sans laisser trop de place à Laurent Voquier. À partir de ce soir, le ministre de l'intérieur a derrière lui 120000 adhérents et tous les cadres du parti, bref, tout l'appareil de LR à son service, au service de ses ambitions présidentielles. C'est un pas décisif, franchi en vue de 2027.
Merci Noé Gandillo et Alila Bradinat qui vous accompagne ce soir. Monsieur le premier ministre, vous qui avez connu la droite sous toutes ces coutures, j'ai envie de dire, est-ce que le profil de ce vainqueur est à la hauteur de ceux que vous avez pu connaître ? Oui, d'abord c'est une très bonne nouvelle parce que le type est bien, c'est un personnage de qualité, le type Bruno Rota.
Bruno Rotaillot et il est élu et il est c'est quelqu'un de qualité. Moi, je l'ai connu comme président de groupe, je l'ai connu comme président de département, comme président de région. C'est quelqu'un de bien, c'est quelqu'un d'honnête, il a des convictions et donc c'est il représente la droite conservatrice.
C'est un positionnement, on peut être d'accord, pas d'accord mais fondamentalement c'est quelqu'un qui a des idées, des propositions, qui sait écouter, qui sait vraiment manager les choses. Et puis il a fait cette en effet cette option, comme vous le disiez dans le reportage, l'option de choisir et de revenir à un parti de gouvernement. Car du temps de l'UMP, du temps du RPR, du temps de l'UDF, quand la droite était puissante et qu'elle gagnait les élections, c'était un parti de gouvernement.
C'était pas un parti de protestation, c'était pas un parti marginal, c'était un parti qui avait comme ambition le gouvernement de la France. Et donc repartir avec cette logique, c'est très important. Donc je suis très heureux de ce résultat, mais c'est un point de départ.
Il faut maintenant construire le parti. Il faut pouvoir faire en sorte que le parti est un projet, qu'il est une organisation et qu'il ait cette éthique de gouvernement. Donc c'est tout un dispositif qu'il faut aujourd'hui réinventer comme ce fut le cas quand on a transformé le RPLDF en UMP, quand on a mené ces grandes batailles qui ont fait que on avait une famille politique de droite du centre qui était capable d'assumer le gouvernement de la France.
Donc monsieur le premier ministre, vous trouvez que les LR c'est devenu un mouvement de protestation ces derniers temps ? Moi je pense que avant l'entrée au gouvernement de Rota les gens qui étaient dans ce parti en grande partie avaient quitter ce parti. Beaucoup de gens étaient partis avec vers le Front National, le Rassemblement national aujourd'hui.
Beaucoup de gens aussi étaient partis avec Macron. Donc on a eu une dispersion importante. Je pense qu'une des raisons pour lesquelles Voquier a perdu, même si c'est un type qui a des qualité évidente, une des raisons pourqu c'est qu'il a créé une crise dans le parti quand il n'a pas voulu faire le choix entre Macron et le Front National.
Donc un cordon antifont national s'est créé. Ceux qui étaient partis au Front National, ils votent plus aujourd'hui donc je suis pas étonné de ce résultat puisqueau fond la stratégie qu' avait Vquier de de cette proximité avec le Front National et ce parallélisme qu'il créait avec le Nini de l'époque le mettait en situation où au fond les gens qui étaient d'accord avec lui sont déjà partis au Front National. Pourtant pour le renvoquer voter pour Bruno Rotaillot c'est voté pour les Macronistes.
C'est ce qu'il dit. Oui, mais c'est c'est naturellement de la polémique de campagne électorale. Le fond de l'affaire, c'est que il s'agit d'une famille politique historique euh que connaît bien Rotaillou.
Il préside un grand groupe au Séan, c'est le même groupe que le groupe UMP autrefois. Donc l'espace politique, il commence aux marges du socialisme et puis il s'arrête au marge du Front National. C'est ce grand espace là qui est très important.
Au fond, il y a beaucoup de Français aujourd'hui qui ont deux adversaires politiques, les extrémistes et les socialistes. Et donc entre tous ces choix politiques qui sont des politiques de refus pour quelqu'un du centre ou de droite au fond républicaine, il est clair que il y a de l'espace mais il va falloir le construire cet espace comme les Giscar, les Chirak, les SarkoZ comme tous ces dirigeants de l'UMP à l'injoute. Il faut créer aujourd'hui ce grand bloc républicain et démocrate qui va rassembler cet espace et qui va permettre à au centre et à la droite de gagner les élections présidentielles de 2027.
C'est ça, je crois, le grand sujet pour lequel il va falloir que cette génération-là soit aussi unitaire que le fut la génération précédente qui a construit euh cette UMP qui a été quand même un des leviers de la victoire de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy de manière significative. Jean-Pierre Affarin, vous n'avez jamais caché votre sympathie pour Édouard Philippe qui souhaite tout de même visiblement ramener Bruno Rotaillot dans son écurie pour 2027. Est-ce que le ralliment entre les deux camps est inévitable selon vous ?
Est-ce que selon vous la droite ne peut gagner sans se rallier au centre ? On a vu les mots de François Baïou ce soir qui vont s'afficher à l'écran. Est-ce que cette union des droites, cette grande droite doit aussi rassembler le centre selon vous ?
Ça, je le pense. Je pense que sans un grand bloc républicain et démocrate, la victoire est impossible. Je j'apprécie ce qu'est Édouard Philippe, ce qu'il a fait, ce qu'il est.
Je pense qu'il est bien placé pour rassembler au second tour, mais ce qui compte aujourd'hui, c'est que tous ces leaders puissent s'entendre. C'est une personnalité, il y a d'autres personnalités. Travaillons à la cohérence des uns et des autres, faisons en sorte qu'il y ait une capacité à ce que les hommes soient en position de gouverner le pays.
On ne gouverne pas tout seul. On ne gouverne pas tout seul. Il faut rassembler un certain nombre de gens.
Moi, je me souviens dans mon équipe gouvernementale, j'avais un Sarkozi, j'avais un Fillon, j'avais un Villepin, il y avait beaucoup beaucoup de gens qui étaient au autour pour constituer une équipe gouvernementale. Donc, il faut rassembler. La politique, c'est le rassemblement ou alors c'est la radicalisation.
Mais ça, la radicalisation, c'est les extrêmes. Ça conduit, je le dis, à l'exclusion, ça conduit notamment à la brutalité. On le voit à l'Assemblée nationale et je pense que ce qu'il faut aujourd'hui, c'est d'apaiser le pays, travailler, préparer l'alternance, préparer la capacité à gouverner et c'est je pense un sujet sur lequel maintenant Retaillot doit travailler.
Mais cela doit se faire à partir d'une vision gouvernementale. On dirige un pays en se préparant à le gouverner, en faisant en sorte que le moment où la fonction suprême vient dans la famille politique, on est prêt à gouverner. Pour le renvoquer, tout de même, ce rassemblement passe par Gérald Armanin jusqu'à Sarfo.
Et ce vers une coalition de cette façon qu'on doit voir une droite se diriger ? Je crois que maintenant ce qui est important c'est que des gens comme Retaillot avec Eler, des gens comme Édouard Philippe avec Horizon, des gens avec Renaissance, tous ceux qui veulent pouvoir travailler. Maintenant, il va falloir construire un projet politique, une vision.
Il va falloir construire un horizon pour la France. Et donc, il est important qu'il y ait une perspective. Il y a pas de bonne politique sans une perspective.
Qu'est-ce que c'est qu'un bon leader ? Un bon leader, c'est quelqu'un qui rend cohérent et compatible une destination et une politique, un chemin. Et c'est ça qu'il faut faire maintenant.
Où va-t-on ? Comment redresse-on la situation française ? Comment on donne des perspectives aux jeunes français ?
Et comment on construit le chemin qui va conduire à cette nouvelle France qu'il faut inventer ? Ça inclut Sara Knafo selon vous ? Bah là on verra ça plus tard.
Je pense que bah c'est tout de même une question qui se pose. Est-ce que Marion Maréchal ce matin était dans l'événement du dimanche et a dit Laurent Voquier et Bruno Rotaillot ce qu'ils ont de bon c'est qu'ils n'ont pas exclu le RN par exemple. Je je je pense que il est clair que le choix de ce grand bloc qui va conduire à la victoire présidentielle, c'est un bloc républicain et démocrate.
Donc tous ceux qui ont flirté, qui flirtent avec les extrémistes ne sont pas naturellement les bienvenus dans dans cette situation. Et ce qui compte bien sûr, c'est de la fermeté. Il faut une vraie droite et c'est vrai qu'on a besoin d'une vraie droite dans ce pays et c'est vrai que Rotaillo peut incarner cette vraie droite.
Il faut aussi qu'elle sache s'entendre avec le centre et puis que des personnalités capables de rassembler puissent émerger. Moi je soutiens Édouard Philippe parce que je crois qu'il a cette capacité mais je n'ai rien contre Retaillot que j'aime beaucoup que j'estime et que je pense qu'il peut être utile à la France et on verra bien le destin qui lui sera donné par les Françaises et les Français. Faut faire confiance au pays aussi.
Le pays il a son bon sens. Le pays va il va il va faire émerger les gens, le pays va les observer puis va le pays va choisir. N'ayons pas peur, surtout évitons les primaires.
Ça, je pense que la primaire c'est le plus catastrophique. J'ai vu en un dimanche l'UMP couper la tête d'un président de la République, d'un ancien président et de deux anciens premier ministres pour décapiter une famille politique qui a rien de tel que les primaires. Non, on doit discuter, on doit voir qui va émerger.
Il faut faire en sorte qu'il y ait cette volonté de rassemblement et à partir du travail qui va être fait. Et je pense que ce qui est important pour les jeunes aujourd'hui ou pour ceux qui ont des ambitions pour la France de demain, c'est de pouvoir travailler à la construction du pays. Et là, c'est une mission que Rotaillo peut très bien animer.
Vous savez bien qu'au sein des Républicains, certains exclusent totalement de parler avec le centre par exemple. Est-ce que vraiment vous pensez que sans des primaires, il pourrait y avoir un candidat désigné ? Mais il y a des moments où on peut s'exclure ?
Il y a des moments dans les batailles électorales où on peut avoir quelques frictions et que les frontières sont un peu nerveuses. Mais sur le fond après, il faut gagner. Il y a deux tours.
Probablement que euh le Rassemblement national est déjà au second tour quand on les sondages dans le P. On va voir ce qui va se passer parce que ça a l'air de chahuter un peu à l'intérieur mais globalement on peut faire le pronostic qui peuvent être au second tour. Ça veut dire qu'il y a qu'une place au second tour et donc tous ceux qui voudront jouer des perspectives personnelles, individuelles, égoïstes échoueront.
C'est le rassemblement qui gagnera. Car les Français ont compris. S'ils savent qu'il y a pas de primaire, ils savent que c'est le rassemblement qui permettra à la France de trouver une nouvelle perspective.
Et ce rassemblement-là, il doit être fait par le travail, par les attitudes. Je pense que des gens comme Édouard Philippe, comme Rota qui sont des gens honnêtes, qui sont des gens travailleurs, qui sont des gens responsables, ils vont savoir construire cet avenir ensemble. Vous avez parlé de fermeté.
Est-ce que cette droite peut y arriver en 2027 en proposant des solutions comme envoyer les délinquants en prison en Guyane comme le propose Gérald Darmanin ? Men, je crois que Général a raison d'avoir des des de l'éloignement complet d'un certain nombre de narcotraafiquants. Je pense que c'est c'est utile.
Alors, que ce soit en Guyan ou ailleurs, il faut que ce soit dans des prisons isolées avec un isolement renforcé. Ce qu'il faut naturellement, c'est que organiser des conditions d'accueil et de local d'intégration territoire possible. Donc je ne sais pas ce qui s'est discuté actuellement en Guyane, mais je trouve tout à fait possible de construire des des ressemblants.
Vous savez, j'avais fait un grand plan prison, je crois que c'est le dernier grand plan que que qu'on a fait dans ce dans ce pays. Bien, naturellement, on discute avec les maires pour voir les import les besoins de gendarmerie qu'ils ont, les besoins de de soutien qu'ils ont et les besoins d'isolement qu'il faut pour ces dangereux trafiquants. Donc je trouve que c'est plutôt une bonne approche et je trouve que Darmanin a raison de de se donner des défis de cette nature qu'on a pas traité jusqu'à maintenant et qu'il faudra traiter.
On a vu des suffisamment d'expériences très douloureuses où on a vu des gens perdre la vie parce qu'ils protégeaient la République et qu'ils essayaient de contenir les méfets de ces narcotrafiquants. Monsieur le Premier ministre, l'actualité internationale avec vous euh désormais Donald Trump a annoncé euh qu'il aurait Vladimir Poutine au téléphone demain. Quel regard vous portez sur la portée politique de Donald Trump sur la scène internationale jusqu'à présent ?
Je pense que euh Donald Trump est assez imprévisible. Euh on voit quand même que il des revirements et que il construit souvent des rapports de force pour pouvoir négocier. C'est un grand dealer.
Donc il est assis. Il y a une chose qui est très prévisible, c'est que toute façon c'est un agent réactif qui travaille au fond malgré lui pour l'Union de l'Europe parce que plus il parle, plus l'Union se rassemble. Plus il considère que l'Europe comme un adversaire, plus l'Union a besoin d'organiser son propre avenir.
Donc de ce point de vue-là, c'est un agent réactif qui n'est pas inutile pour l'unité européenne. C'est le seul point qui est à peu près prévisible. Ce que je vois bien de toute façon, c'est que la ligne directrice, c'est d'abord la tension avec la Chine.
C'est ce qui compte pour Domalt, y compris quand il cherche à avoir de bonnes relations avec Poutine. Car Kissinger disait toujours "Ne mettez jamais les intérêts de la Russie dans le même pot que les intérêts de la Chine." Je pense que malgré toutes ces provocations, Trump a retenu cette leçon du département d'État américain, c'est qu'il faut séparer les influences de la Chine et de la Russie.
Et puisqu'il a choisi la Chine comme adversaire numéro 1, il cherche à s'amouer avec la Russie. Mais je vois bien que ces rodo monont pas provoqué aujourd'hui la démarche de paix. Je vois bien qu'il y a des difficultés majeures.
Donc on reste très inquiet sur cette guerre qui fragilise ce peuple ukrainien qui est aujourd'hui dans une tragédie et pour lequel nous voulons vraiment une perspective de paix rapide. Une diplomatie 2.0, on peut le dire sous Trump 2 le 2e mandat.
A-t-il tort quand il dit ceci ? Écoutez, il ne se passera rien tant que Poutine et moi ne nous rencontreront pas. D'accord ?
Et il est évident qu'il n'allait pas y aller. Il n'allait pas y aller si je n'étais pas là. Et je ne crois pas qu'il se passera quoi que ce soit, que cela vous plaise ou non.
Tant que nous ne nous serons pas rencontré, lui et moi, nous nous réunissons mais nous allons devoir résoudre ce problème parce que trop de gens meurent. On parlait de surceau européens à l'instant. Est-ce que quand il réagit de cette manière en disant il ne se passera rien tant que je n'ai pas rencontré Vladimir Poutine, tant qu'il n'y aura pas eu un dialogue États-Unis Russie clairement.
Est-ce qu'il se trompe réellement ? Je pense qu'il a créé ce théâtre pour pour cela. C'est parce qu'il voulait il veut apparaître comme le faiseur de paix au niveau mondial.
Donc il s'est- désigné comme l'interlocuteur de monsieur Poutine. C'est c'est son propre rôle, c'est son propre scénario, c'est la mise en scène qu'il a organisé. interlocuteur rement, mais ça ça montre bien quand même que Poutine qui joue cette carte-là, qui joue ce dialogue avec le président américain, ça montre bien que Poutine est pour fragiliser l'Europe, que Poutine dans sa stratégie est a une stratégie de fragilisation de l'Europe parce que c'est Poutine qui refuse le rôle à l'Europe dans cette affaire et donc il y a une sorte d'entente qui est un peu nébuleuse. mais que l'on ressent quand même sur le terrain réel, c'est que Poutine et Trump tous les deux sont favorables à une fragilisation de l'Europe.
Et donc, on ne peut pas compter sur ces discussions là pour un renforcement de l'Europe. Essayons au moins que ça débouche sur la paix. Si ça débouchait sur la paix, nous serions très satisfaits.
Mais nous sommes sans illusion. Aujourd'hui, Trump considère l'Europe comme un adversaire. Il a même dit une fois un ennemi, ce qui est quand même extraordinairement pour notre allié extraordinairement désagréable et et pénible à supporter.
Mais c'est pour ça que beaucoup de pays européens aujourd'hui prennent leur distance avec les États-Unis. Mais sur le fond des choses, à chaque fois que Poutine et Trump parlent ensemble, c'est contre l'Europe. Mais est-ce que le président Macron a eu raison quand il dit ceci à Tyrana ?
Écoutez. Face au cynisme du président Poutine, je crois que je suis sûr même que le président Trump, soucieux de la crédibilité des États-Unis d'Amérique, va réagir parce qu'en fait la proposition de cesser le feu, la proposition de rencontr haut niveau, ce sont des propositions américaines. Elles sont importantes, elles ne peuvent pas avoir une telle réponse.
Est-ce qu'il y a une réelle indépendance vis-à-vis du gendarme du monde quand le président français dit ceci ? Ben je pense que le président français, il a raison de dire ça parce que il veut mettre Trump devant ses responsabilités. Il connaît bien Trump.
Ils ont déjà été présidents tous les deux en même temps. Donc ils ont beaucoup de ils sont histoire, ils échangent régulièrement donc et et donc il le met devant ses responsabilités. Vous êtes responsable et si les choses vont mal, c'est en grande partie à cause de vous.
Donc je ne veux pas croire que vous n'êtes pas responsable au point de ne pas vouloir traiter cette affaire. Donc je trouve que c'est un un discours qui est très responsable et d'ailleurs vous savez sur le plan international je trouve que on est très médisant quand on critique le président Macron moi qui circule beaucoup à travers le monde entier il a une autorité internationale puissante. Je vois bien qu'il y a des problèmes en France.
Je vois bien que il y a il y a des contestations, des protestations sur le sol national, mais sur la politique internationale, il a aujourd'hui une forte audience et je crois qu'il a une réelle influence quand il dit ça. Cette mise en cause, je dirais de l'inaction de Trump en terme d'efficacité, c'est quelque chose qui pousse Trump à la responsabilité. Emmanuel Macron est à l'offensive sur toutes les initiatives européennes.
On l'a vu également lors du sommet de la communauté politique européenne qui s'est tenue à Tirana. Euh est-ce qu'il y a réellement une possibilité d'avoir cette coalition des volontaires qui euh se ferait une sorte de travail à l'unisson euh après le cesser de feu en Ukraine ? Vous croyez ?
Je c je crois que c'est c'est possible. D'abord, il faut obtenir ce cesser le feu, mais je crois que c'est c'est possible d'avoir une une volonté de retrouver une Ukraine développée et donc d'y avoir une sorte de fédération des bonnes volontés. Je crois que c'est c'est possible.
C'est même l'intérêt de tout le continent européen à nouveau de de se rassembler. Donc je je crois que que c'est possible. Mais naturellement, ce qui euh gêne aujourd'hui toutes nos relations internationales, mais aussi tous nos débats politiques, c'est cette bataille entre le souverainisme et le multilatéralisme.
Le souverainisme euh qui se veut s'opposer au multilatéralisme et et rend les choses incompatibles. Mais on voit bien, on a besoin de souverainisme parce qu'on a besoin de frontière, on a besoin d'état nation, on a besoin de culture nationale pour mobiliser un peuple. Mais il y a un certain nombre de sujets sur lequels ce n'est pas la nation qui peut répondre.
Quand vous avez des pandémies, quand vous avez la planète à sauver, quand vous avez des sujets internationaux, vous avez besoin de droit international. Donc il faut de la nation et il faut du droit international. Il faut pas opposer les deux.
Tous ceux qui opposent les deux sont en train de fragiliser notre monde aujourd'hui. Nous avons besoin d'une ONU qui fonctionne. Nous avons besoin d'une Union européenne qui rassemble.
Mais nous avons aussi besoin d'une nation qui valorise sa culture, qui protège ses frontières, qui apporte des sécurités. C'est la nation qui assume la sécurité. Mais on a aussi besoin de la paix et la paix, ça se fait avec les autres.
Et donc attention, cette course au souverainiste plus intégrale, ça conduit à quoi ? Ça conduit aux tensions et ça conduit à la guerre. Donc, il faut apaiser les choses et bien reconnaître que naturellement on a besoin des nations qui ont construit les peuples et c'est essentiel pour manager notre propre avenir.
Mais on a aussi besoin des relations internationales, de la création du droit international. Et aujourd'hui, ce qu'on voit partout, c'est que le droit recule. L'ONU ne produit plus de normes de droit.
L'OMC ne répond plus de droit. On voit bien qu'il il y a plus de droit international vivant. Et quand le droit recule, c'est la violence qui avance.
Et aujourd'hui, nous sommes dans un monde qui est dominé par la violence. C'est la course aux états-Puissances, c'est la course au super souverainisme. Et ça, ça va dans la mauvaise direction.
Alors, comment redonner une forme de puissance à ces organisations internationales ? Puisque on le voit dans le monde d'aujourd'hui avec les leaders qui arrivent sur la scène internationale dont Donald Trump qui méprise les organisations internationales. Est-ce qu'il y a une possibilité de revoir au cœur de notre diplomatie des organisations internationales comme l'ONU qui sont en perte de vitesse ?
Je pense qu'il faut au fond avoir une ligne de conduite très claire, c'est-à-dire qu'on parle avec tout le monde parmi ceux qui ne nous attaquent pas dans notre intégrité territoriale ou culturelle ou politique. Quand je crois que c'est la ligne de de Gaulle, quand on est attaqué dans notre identité, on est résistant mais quand on n'est pas attaqué dans not on parle avec tout le monde et on parle avec l'adversaire. Donc il faut parler avec Trump, donc il faut parler avec ses ginping, il faut parler avec tous ceux qui ne nous agressent pas.
Mais on peut pas parler aujourd'hui avec Poutine. Nous sommes des résistants vis-à-vis de Poutine. Et ça, je pense qu'il faut bien avoir ces lignes de de grande distinction de nos comportements.
Et ça veut dire que il faut travailler à une réforme de l'ONU, un conseil de sécurité qui puisse fonctionner, à un nouveau multilatéralisme, qui ne soit pas un multilatisme chinois ou un multilatéralisme américain, mais qui soit vraiment un multilatéralisme des nations. Et puis naturellement, il faut travailler sur cette capacité à faire de l'Europe aujourd'hui une force et redonner un leadership à l'Europe. Et le leadership de l'Europe pour moi, et je crois l'un des lueurs d'espoir dans une situation qui est assez sombre, nous avons une lueur d'espoir, c'est sans doute le renouveau du franco-allemand car le vrai leadership de l'Europe, ce sera toujours et pour longtemps le franco-allemand. certes ouvertes aux autres, certes tenant les autres, ayant une conscience de l'altérité, mais au moins une puissance qui fait une puissance continentale.
Il y a aussi l'adaptation de Donald Trump sur le dossier chinois de que vous avez mentionné en Europe, certains poussent afin qu'on noue de nouveaux partenariats avec Zinping. C'est le cas d'Enrico Lettin qui a dit face aux excès de Trump vis-à-vis de l'Europe, nous devons être prêts à nous rapprocher de Pékin, tout le monde le sait. Jean-Pierre Affarin, vous êtes un grand cynophile.
Est-ce que c'est la solution ? Je crois que la solution c'est de préserver les équilibres. Nous ne pouvons pas être dans un camp contre l'autre.
Les entreprises françaises, elles veulent être sur le marché américain et sur le marché chinois. Et donc nous devons veiller à l'équilibre. Vous savez cette tension entre les États-Unis et la Chine dans toute hypothèse, elle est mauvaise.
Si on va vers une tension majeure, une escalade des souverainismes, une bataille sur Taiïwan, on aura sans doute des tensions qui conduiront à des exercices militaires redoutables. Et donc, on sera perdant parce on sera engagé dans une affaire qui sera une affaire de grande complexité et de désordre mondial. Mais attention, il y a le scénario de l'affrontement, mais il y a aussi le fait que un peuple de commerçants et un dealer sont capables aussi de s'entendre et peuvent très bien s'entendre sur le dos de l'Europe.
On le voit avec les métau rares, on le voit avec un certain nombre de choses. Nous sommes dépendants des uns et des autres. Et donc, il faut faire très attention à éviter cette tension qui est et d'éviter que nous puissions avoir un jour, un moment ou un autre, cette nécessité de de choisir l'un des deux partenaires, ce qui voudrait que nous dire qu'on est dans un affrontement mondial.
De ce point de vue- làà la seule règle, c'est de trouver une puissance dans l'Europe et cette puissance, on la trouvera par un franco-allemand qui est aujourd'hui une seule des hypothèses que nous ayons pour constituer un rapport de force. Aujourd'hui, on a fait enf on fait un rapport de force avec la Chine sur le véhicule électrique. On augmente nos tarifs.
Les Français votent pour, les Allemands votent compte. Quelle est notre autorité quand les français et les Allemands dans un rapport de force avec plus forts que nous ne sommes pas rassemblés ? Il y a eu un certain retour en arrière sur les droits de douanes notamment sur les véhicules électriques après les droits de douanes de Donald Trump.
Voilà mais il faut que français et allemands soient soient d'accord. Vous savez Jacques Chirac il était là je pense sur un des sujets comme nous avons aujourd'hui. Il dirait pas "On va se séparer sur le véhicule électrique, on va se séparer sur le Mercosour." Il dirait le Mercosour c'est d'abord l'agriculture.
Alors tu laisses la France décider et les Allemands s'alignent sur la position de la France. Et nous l'automobile c'est les Allemands, ben les Allemands décident et on s'alignera sur la position des Allemands. Tenons compte les uns des autres mais faisant en sorte que nous ayons vraiment dans les réunions internationales des positions franco-allemandes rassemblées et pas divisées.
La division en politique c'est l'échec. C'est vrai pour les rations internationales, c'est vrai aussi pour Retaillot, Édouard Philippe et les autres. Merci monsieur le premier ministre.
Ce sera le beau de la fin. Don't
Jean-Pierre Raffarin