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Interviewyoutube.com· 28 avril 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationImmigration & asileSécuritéEurope & international

Céline Imart est l'invitée politique de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Céline ImartChiffre
    « JBS qui est le premier cartel de la viande mondiale qui pèse 76 milliards de chiffres d'affaires. »
  • Céline ImartChiffre
    « on a mis 48 milliards d'euros d'argent dans des plan banlieux ces 20 dernières années »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, c'est Linimar. Vous êtes aussi vice-président des des Républicains. Emmanuel Macron, président de la République, était en déplacement dans l'ariège hier.

Il échangé avec des médecins étrangers. Il a critiqué le système en place pour mis en place pour ses ses médecins leurs difficultés à exercer et il a surtout taclé. Bruno Rotaillot, le chef de votre famille politique, il a expliqué, je je reprends ces mots, allez dire à à tous les maboules qui nous explique qu'il faudrait se fâcher avec l'Algérie.

Qu'est-ce que vous répondez au président de la République ? Bonjour Mad. Mais écoutez, d'abord, j'aimerais bien savoir s'il aurait pu aussi traiter de Maboule la mère de Lola qui a été torturée, violée et tuée par une personne sous OQTF algérienne qui n'avait rien à faire chez nous.

J'aimerais bien savoir s'il traite de ma boule aussi Christophe Glaise qui est emprisonné dans les jaules algériennes depuis bientôt 10 mois ou encore Camel Daoud notre pris concours. Euh aujourd'hui, je pense que le rapport de force avec l'Algérie n'a pas été instauré par Emmanuel Macron et il se jette un peu comme ça dans la guerre des adjectifs qualificatifs qui sont finalement très méprisants et très insultants. Mais dans les faits, quand on on regarde l'arrivée de Laurent Nugèz au ministère de l'intérieur a permis de reprendre la coopération sécuritaire.

Euh Laurent Nugnaise était à à Alger mi-février, c'est l'intervention des Allemands qui permérent d'Alger et il a notamment évoqué cette rencontre en disant que la coopération migratoire avait avait repris un mois après le le départ de de Bruno Retaillot, il y a eu cette libération de de Boualem sans sale. Vous êtes sûr qu'il faut un rapport de force ? libération de sans elle est vraiment à l'intervention de la diplomatie allemande.

Donc ça c'est une première chose. Le rapport de force bien sûr qu'il doit être instauré, c'est une évidence parce qu'aujourd'hui il y a des vrais sujets pour la France et pour les Français et légitime sur le plan de la l'immigration. Aujourd'hui, on a des choses qu'il faut revoir et maîtriser sur le plan de la sécurité et bien sûr sur le plan des finances publiques.

Donc quand Bruno Raillot pose sur la table le fait de dénoncer les accords de 68 et le fait il faut arrêter de se laisser piétiner par l'Algérie. Aujourd'hui, monsieur Macron traite de maboule les gens qui ne pensent pas comme lui. Il fait des salamalek à l'Algérie pendant que l'Algérie nous fait des bras d'honneur.

C'est inacceptable de se laisser piétiner de cette manière. Donc ce que Bruno Retaille au propos, c'est d'avoir une ligne de fermeté euh non pas contre les Algériens, mais qui puissent négocier d'égal à égal ou parler d'égal à égal sans humiliation avec le régime algérien. Et aujourd'hui, ça me paraît être une évidence de défendre les intérêts français.

Donc là concrètement, qu'est-ce qu'on doit faire ? Le le dialogue, si Bruno Rotaillot était président de la République, il est il est candidat à l'élection présidentielle, qu'est-ce qu'on doit faire avec l'Algérie ? Il faut qu'il y ait un dialogue malgré tout.

Bien sûr, il faut qu'il y ait un dialogue, mais il faut cesser d'être dans euh cet esprit de repentance permanente et de se laisser humilier. Le dialogue, c'est de dire "Voilà, aujourd'hui nous avons les accords de 1968. La France fait plus que respecter sa part du deal, mais vous vous ne respectez pas la part du deal." Donc si vous ne jouez pas le jeu, notamment sur la reprise des étrangers délinquants en situation irrégulière chez nous, et ben on ne jouera pas le jeu non plus pour les visas puisque vous faites l'objet d'un régime extrêmement favorable.

Bruno Rotaillot, justement, ce sera le candidat LR à l'élection. présidentiel, on parle à présent de de votre parti parce que vous êtes vice-présidente. Qu'en est-il de ces ministres qui étaient LR, je pense par exemple à Vincent Jean-Brin ou encore à à Annie Jeuneva, est-ce qu'ils sont encore membres des Républicains ?

Ils avaient été suspendus dans un premier temps. Alors Vincent Jean Brunin a été effectivement suspendu. Il l'a exprimé d'ailleurs le regret de ne pas avoir pu voter pour l'élection interne puisqu'il n'a pas pu reprendre sa carte.

Il a par ailleurs exprimé qu'il avait été un peu inquiet d'entendre certaines choses dans la bouche de monsieur Rétaillot. Euh alors moi je vous je suis un petit peu inquiète d'entendre certaines choses dans la bouche d'un ministre d'État. Euh notamment quand je vois qu'un ministre d'État confond les chars et les sentores de la gendarmerie.

Ce n'est pas la même chose quand je vois qu'un ministre s'indigne euh que euh nous que Bruno Retagot veille envoyer des centors sur des points de deal mais que le même ministre ne se soit absolument pas indigné quand on a envoyé des centors devant les agriculteurs en arriège. Rappelez-vous au mois de décembre quand on abattait les troupeaux pour cause de DNC. Puis moi ce qui m'inquiète beaucoup aussi dans la bouche d'un ministre, c'est que en fait il refuse de voir qu'on a mis 48 milliards d'euros d'argent dans des plan banlieux ces 20 dernières années et que c'est absolument inefficace.

Donc oui, nous avons raison et Bruno Retaillo a raison de proposer un état d'urgence banlieu et narcotrafice. Je prends les mots de Vincent Jean-Brin qui était interviewé hier. Il dit "En 2027, je ne ferai pas la campagne de de Bruno Rota." C'est si compliqué que ça de vous entendre dans votre famille politique ?

Alors, je je vais dire euh nous ne nous attendons pas à ce qu'il fassent la campagne de Bruno Rétaillot. Je vais vous dire des soutiens comme ça, on s'en passe parce que quand on se range délibérément derrière le soutien à l'immobilisme, derrière le soutien à l'impuissance, c'est qu'on est vraiment rentré directement dans le camp et dans le logiciel de pensée des macronistes. Enfin, ce qui devrait inquiéter aujourd'hui le gouvernement en place au niveau des macronistes, c'est pas que les banlieux méritent mieux que les chars, c'est que dans les banlieux, on a aujourd'hui des personnes âgées qui doivent payer un péage pour prendre leur ascenseur. c'est qu'on a aujourd'hui des balles perdues qui tuent des jeunes et des enfants et on les voit autour des poussettes et puis c'est qu'on a des jeunes entiers qui se font recruter, qui se déscolarisent, qui se font recruter dans des filières de narcotrafic et qui finiront vers une carrière criminelle.

Ça c'est beaucoup plus inquiétant. On le voit, vous vous critiquez, vous évoquez les les macronistes, ça veut dire que pour vous, il ne pourra pas y avoir de de rassemblement de de la droite et du centre pour 2027. Moi, ça me paraît très difficile d'obérer aujourd'hui qu'on a des différences absolument majeures sur la manière de voir le pays.

Le macronisme très clairement a plongé la France aujourd'hui dans un éc un état de chaos, que ce soit sur le plan migratoire, sur le plan sécuritaire, sur le plan de la dette publique. C'est hallucinant ce qui se passe aujourd'hui. Donc les différences sont marquées et elles sont énormes tant sur le plan économique que sur le plan régalien.

On va parler à présent d'agriculture parce que euh votre profession initialement ce n'est pas euh femme politique mais c'est bien agricult agricultrice et et vous l'êtes encore, on a appris par nos confrères du point euh que le géant brésilien de la viande JBS allait capter l'ensemble des quotas du marché européen en ce qui concerne euh ce ce traité du Mercur parce qu'il faut le dire le 1er mail va s'appliquer ce traité du Mercure. Est-ce que c'est inquiétant ? C'est hallucinant monsieur K.

Ce qui se passe aujourd'hui, c'est une première à Bruxelles. C'est-à-dire que non seulement on passe par-dessus la volonté du Parlement européen qui avait mis un point d'arrêt à la ratification de cet accord, la Commission passe par-dessus mais en plus elle vote, elle fait voter au conseil dans un acte technique la délégation, le fait qu'on va déléguer la gestion des quotas d'importation de viande au on va les déléguer au pays du du mercour. C'est une première.

C'est c'est incroyable ce qui se passe. C'est comme si en plus de signer un accord néfaste parce que on va importer de la nourriture qui n'est pas du tout produite avec les mêmes standards que les nôtres, c'est comme si on leur donnait procuration en fait pour gérer ces mêmes côtes. C'est absolument dingue.

Et aujourd'hui cette gestion, elle va bénéficier à un grand cartel de la viande qui s'appelle JBS qui est le premier cartel de la viande mondiale qui pèse 76 milliards de chiffres d'affaires. Rendez-vous compte. JBS, c'est 14 millions de poulets abattus par jour, 75000 beauvins, 115000 ports.

Et ces gens-là, ils ont des scandales de corruption à la chaîne qui traînent derrière eux, des deals avec le département of justice, des scandales sanitaires, des scandales de déforestation, de travail forcé et c'est eux qui vont capter le le marché, les côtés liés au mercour. Comment faire pour pour s'y opposer ? Qu'est-ce que vous allez faire ?

Alors déjà, il faut absolument faire pression pour réclamer le retrait de cet acte et de ce vote technique. Mais ce qui est hallucinant, c'est que qu'est-ce qu'on peut faire ? Il faudrait que la France soit beaucoup plus vocale sur ce sujet à Bruxelles.

Or, Emmanuel Macron a reçu en novembre dernier, un mois avant le vote au conseil sur le Mercossour, a reçu à l'Élysée les frères Baptist, les donc les deux frères qui maîtrisent ce cartel. Donc en gros, en novembre, Macron déroule le tapis rouge à JBS à l'Élysée. Là, on a un vote en comité technique qui déroule le marché européen au frère Baptista et à JBS.

Et ensuite, c'est qui qui va payer l'addition ? ce sont les agriculteurs et les consommateurs français. Et il y a cette guerre aux proches et au Moyen-Orient qui a un impact sur les Français et notamment sur les les agriculteurs.

Il y a ces aides de l'État qui sont très ciblées, des aides aussi au aux agriculteurs. Par exemple, 15 centimes d'euros par litre de gazol routier le le GNR dès le mois de mai. Est-ce que c'est suffisant pour vous ces annonces de Sébastien le cornu Il faut ça va dans le bon sens et si mieux que rien.

Malheureusement ces annonces ne suffisent pas à obérer le fait qu'aujourd'hui l'État n'a plus les capacités d'agir et par son n'importe quoi qu'il en coûte qu'il a fait pendant des années aujourd'hui on a complètement cramé nos capacités de réponse à des crises et donc les agriculteurs, les gens qui bossent, les infirmières libérales, les artisans, les ruxaux encore une fois vont en payer les frais. Donc ces annonces, oui, on peut pas dire que c'est mal mais ça n'est pas suffisant. Ça ne prend pas en compte l'ampleur du problème et encore une fois ça n'arrive pas à effacer cet impossibilisme de la macronie pour répondre à l'urgence des Français.

On parle régulièrement sur nos antennes de la détresse des agriculteurs, de de la situation financière très compliquée pour ces agriculteurs. Selon une étude, 43 % des agriculteurs vivent sous le SMIC. Qu'est-ce qu'on peut faire pour améliorer la rémunération de ces ces agriculteurs aujourd'hui ?

Alors, il y a plein de choses. Je vais vous envoyer le programme agricole que nous avons concreté avec Bruno Rétaillot. Il y a plusieurs choses.

Non, il faut avoir un choc de simplification. Il faut avoir euh il faut baisser les charges et il faut redonner de la compétitivité. Il faut rentrer dans une logique de confiance.

Il faut reprendre en main euh les textes juridiques. Donc, il y a un changement au niveau de la Constitution qui s'impose et il faut reprendre en main aussi les administrations de l'État, les agences indépendantes, l'OFB et l'ANCS, c'est certain. En tout cas euh c'est un vrai sujet par rapport à ce qu'on nous présente dans la loi d'urgence aujourd'hui.

Elle n'est pas du tout à la hauteur de ce que le monde agricole est en droit d'attendre. Merci Céline Marvette vice-présidente des des républicains, eurodéputés LR. Merci d'avoir été notre invité.