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interviewBLAST (sur YouTube)· 25 juillet 2025 28 min

« RETAILLEAU/MACRON : LA GUERRE DES DROITES EST DÉCLARÉE »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour et bienvenue dans Dissolution, le dernier numéro de la saison. Il y a du rififi en Macroni. Bruno Retaillot est sorti du bois et attaque les macronistes pendant que ces derniers répliquent.

Un coup il échappe de parti, on attendrait plutôt de lui qu'il rassemble plutôt qu'il divise et puis un coup il est ministre. On n'est pas ministre un jour sur deux. Bref, règlement de compte à OKal.

Tu veux dire OK Coral ? Ah ouais, pas faux. OK coral.

Elles sont déroutantes les filles d'aujourd'hui. Un petit tour d'amour et puis s'enfuit. On va revenir sur cet échange stratégiquement crucial entre les deux pôles principaux du socle commun.

On verra en revanche que malgré ce simulacre de désaccord, les options politiques portées par ce socle restent fondamentalement les mêmes. Et pour ça, on va revenir sur la pétition contre la loi du plomb. À quoi elle sert, quelle chance elle a d'aboutir et surtout pour quel résultat ?

On ira ensuite voir les petites infos qui ont pu passer sous les radars avant d'aller du côté des collectivités territoriales pour parler de la loi dite PLM qui révise le mode d'élection pour les municipales de Paris, Lyon et Marseille. Ouais. Mais bon, on va douomer sur notre sort pendant une demi-heure, quoi. [Musique] Je dis donc ce soir l'Assemblée nationale.

Alors pour commencer, on va rire un peu. Bon, l'ambiance a l'air bonne dans ce socle commun. L'ambiance a l'air bonne dans ce socle commun.

Pardon pardonnez-moi de rigoler. Mercredi 23 juillet 2025, dans les colonnes de valeurs actuelles, Bruno Rotaillot a attaqué sans ménagement la Macronie. Ni mouvement politique, ni idéologie.

Le macronisme repose essentiellement sur un homme. Le macronisme alimente l'impuissance et s'achèvera avec Emmanuel Macron tout simplement. et Rotayo n'a pas tout à fait tort, mais comme certains l'ont fait remarquer, il n'est peut-être pas le mieux placé pour faire ses remarques.

Il en devient l'incarnation même du en même temps. Ça fait plus de 18 ans que les LR n'ont pas gagné une élection au niveau national et en même temps, ils se retrouvent aujourd'hui aux responsabilités. À l'intérieur, ils ont tous les ministères.

Ils sont également au transport, ils sont au porte-parolat du gouvernement, ils sont à l'agriculture, ils sont à la santé. Le coqlet Vendéen dressé tout fier sur le tas de fumier de son parti à moins de 5 % aux dernières élections présidentielles se permet de donner des leçons de politique à la formation qui malheureusement pour nous domine la France depuis 8 ans. Ils sont aujourd'hui aux responsabilités.

Donc je pense qu'au lieu de taper toute la journée sur celui à qui ils sont en responsabilité malgré leur score dans les urnes, ils devraient se concentrer sur le sur leur ministère et sur leurs fonctions et leurs missions. Bref, les macronistes n'étaient pas très heureux qu'un de leurs alliés annonce leur fin prochaine et Retaillo n'a pas tardé à enfoncer le clou tout en respectant la fonction hein. Bien entendu, je respecte évidemment à la fois la personne et la fonction présidentielle parce que je suis gauliste.

Mais ça fait pas de moi un macroniste. Chacun le sait depuis longtemps. Chacun doit pouvoir librement, respectueusement aussi assumer sa propre différence politique.

Alors, qu'est-ce qui se cache derrière cette sortie et derrière cette passe d'armes ? Il ne faut pas oublier que Retaillot, il n'est pas que ministre de l'intérieur, il est aussi le président des LR issu de la majorité sénatoriale qui plus. Cette position pivot explique beaucoup de ses stratégies.

Lors de la campagne pour la présidence, Rotaillot avait été attaqué par Vquier pour sa participation au gouvernement qui le rendrait soluble dans le macronisme. Il faut rassembler toute la droite et il faut porter un procès de rupture et nous ne pourrons le faire si nous sommes dilués dans le macronisme. Mais en plus, la préparation des municipales est un enjeu central pour les forces sénatoriales dont est issu Bruno Retaillot.

Et il n'est pas question pour les LR que cette élection donne des résultats qui amalgamment les LR aux macronistes. Les LR veulent une victoire franche et un leadership clair à droite pour écraser les macronistes et les obliger à se raller à leur direction. Ce double jeu apparaît comme extrêmement dangereux alors même que aujourd'hui là soir en ce 22 juillet, on attend de l'action de la part d'un ministre de l'intérieur.

Moi, il me semble qu'à travers tout ça, monsieur Rotaillou exprime surtout le fait qu'il est très pressé et je l'invite plutôt à se concentrer sur aujourd'hui sur par exemple les villes de Nî et de Limoge qui ont vraiment des besoins en terme de sécurité plutôt que de se concentrer sur son hypothétique candidature pour 2027 et le ménage qu'il essaie de faire dans sa propre famille politique. Ouais, les macronistes sont quand même vachement de droite, ne l'oublions pas. Bon, tout ça c'est du calcul médiatique et politique.

Les macronistes veulent finir de souder les LR à leur socle commun pour s'assurer de n'avoir pas de challenger à droite. Rota lui avec sa double casquette, ministre de l'intérieur et président des LR, prépare les élections municipales que ces derniers veulent remporter largement. Les LR ont compris que pour gagner les présidentiels de 2027, il allait falloir écraser les macronistes.

Et pour ça, rien de mieux que le rapport de force électoral. Si les LR remportent largement les municipales, le leadership à droite pour les présidentiels leur sera très favorable. Ils pourront s'attaquer aux plus opportunistes des Macronistes, c'est-à-dire à peu près tous, pour les dessouder de Macron et reconstituer la droite de gouvernement dont ils rêvent tous.

Ces passes d'armes ne sont donc que de la poudre aux yeux et des enjeux de carrière pour masquer qu'aufond. Ils ont la même idéologie. Et c'est ce qu'on va voir dans nos deux grosses rubriques sur la loi du plomb et la loi PLM.

Cela va faire quelques mois qu'on vous parle de la loi du plomb qui a été votée il y a quelques semaines par l'Assemblée nationale. Et entre-temps, une pétition réunissant près de 2 millions de signatures a été déposée sur le portail de l'Assemblée nationale. Et puisqu'on vous a parlé d'aler plus tôt, la pétition contre la loi du plomb a dépassé le nombre de votants pour Valérie PCRES en 2022.

Debout ! [Musique] Alors, pour y voir plus clair, on va d'abord se pencher sur le contenu de cette loi. De quoi parle-t-on ?

Pourquoi est-elle si fortement attaquée et si violemment défendue ? Et bien, peut-être parce que c'est de la merde. On verra ensuite pourquoi cette loi est si problématique démocratiquement parlant et on verra enfin les solutions possibles pour sortir de cette loi criminelle.

Alors cette pétition contre la loi du plomb, elle est surtout dirigée contre ces dispositifs les plus attentatoires à l'environnement et en particulier la réintroduction d'un néonicotinoïde, cette famille de pesticides tu d'abeille, l'acétamye. L'acétamypride, c'est un néonicotinoïde. Ce sont des molécules qui sont 1000 à 10000 fois plus toxiques que leur devancière d'il y a quelques décennies.

Donc, ce sont des molécules qui sont extrêmement toxiques et qui sont efficaces à des doses extraordinairement faibles. Ce qui veut dire que s'il en reste des traces dans l'environnement, elles vont continuer à nuir à l'ensemble du vivant, en particulier aux insectes bien sûr qui sont ciblés. Les dangers de ce pesticides sont énormes parce qu'il est ultra puissant, hyper résistant à la dégradation, soluble dans l'eau et se diffuse très facilement.

La cétami en fait est en solution dans l'eau et et on le retrouve même, on l'a même retrouvé dans l'autre pluie au Japon. Et combiné à d'autres toxiques, il devient encore plus dangereux. Les conséquences de ces incuries environnementales commencent à se faire remarquer de façon spectaculaire même en France.

Ici à propos de la pollution au piface. Dans certaines communes du grand test, l'eau potable a été coupée parce qu'elle est polluée par des pifas notamment. Et pour en comprendre encore plus sur cette loi, on vous renvoie à l'entretien de Paloma sur le sujet.

Alors, pour contrer ces discours dangereux, les lobby de l'agroindustrie et de la chimie ont lourdement influencé le débat public pour attaquer la crédibilité ou le sérieux des dangers que font peser ces substances, rappelant les stratégies déployées par l'industrie du tabac et de la miante. Sur le tabac, il y a eu longtemps ces discussions quand même dans les décennies précédentes. C'était à peu près les mêmes débats d'ailleurs.

C'est ça qui est intéressant. Derrière tout ça, il y a évidemment les enjeux économiques. La filière de la betterave, c'est 23000 agriculteurs, 400000 hectar et 70000 emplois indirects.

Résultat, la France est le premier pays producteur européen de sucre et de bioéthanol. La betterraave est donc un pilier de l'agriculture française. Ce sont des centaines de millions d'euros qui sont concernés.

En amont de la betterraave, les intrans chimiques sont produits notamment par Crop Science, une filiale de Bayern Monsanto. Et en aval, les betteraves à sucre sont vendues ensuite à l'industrie agroalimentaire et les agriculteurs comme les Tabatiers et amianteurs ont leur discours bien rodé. La loi du plomb, elle fait suite à une mobilisation sans précédent du monde agricole où tous les politiques, tous les politiques de tous les partis, les yeux dans les yeux, nous ont dit "Vous avez raison, faut qu'on vous aide à gagner dignement votre vie." Alors, est-ce que c'est vraiment pour ça ?

Parce que l'argument a été répété à foison. Nous, on prend ce qui nous vient, les solutions telles qu'elles nous viennent. Ça fait 20 ans que l'on sait depuis la loi sur la conquête pour la biodiversité que les néonicotinoïdes tous y compris la cétamie prix pose problème qu'on les a interdits pour partie et puis réautoriser de manière dérogatoire.

Ça fait 20 ans que la filière sucre on on lui dit qu'elle va devoir s'adapter. Prétexter que ça coûte trop cher et reporter les efforts à demain toujours demain. Ça va faire 20 ans de demain où l'agriculture française intensive ne s'est pas modifié pour devenir soutenable.

L'ANCES a publié plusieurs études encore en 2018 et en 2021 qui expliquaient toutes les alternatives disponibles et possibles. Les pertes de rendement sur la betterraave sont pas liées au virus qui euh cycl dans les parcelles sans assolement en reprenant euh euh d'une plante et d'une génération à l'autre. Là, c'est le le la jauniss est un problème qui est lié à un type de culture qui pose soucis.

Mais même face à ces éléments accablants, le lobby agricole tient bon. Si moi on me demande euh il y a la fermeture d'un hôpital demain et cetera, je ne vais pas me prononcer, je vais pas signer parce que je suis pas compétent euh pour connaître les tenants et les aboutissants de ça. Et aujourd'hui, malheureusement, beaucoup de Français ont des habits sur tout et ne connaissent pas le sujet.

C'est vrai que fermer un hôpital, bon il y en a tellement. Pas sûr qu'en fermer un, ça change quoi que ce soit. Je veux dire, on peut pas faire 3 m sans tomber sur un hôpital en France.

La méthode du lobby agricole, c'est toujours la même. La pétition n'est pas légitime parce que les gens qui la signent n'y connaîtraient pas grand-chose. Ce qui serait intéressant de de connaître, c'est les connaissances de ces 1000 ce million de signataires.

Quelle connaissance exacte ils ont du sujet ? Est-ce qu'ils l'ont étudié en profondeur ? Est-ce qu'ils ont les tenants et les aboutissants ?

Et le sénateur du plomb dénonce ainsi une sorte de cabale médiatique contre une loi fondamentalement bonne. Cette opposition, elle a instrumentalisé le débat en diabolisant euh les éléments. Je ne suis pas sûr que si euh elle n'avait pas été instrumentalisée euh par l'extrême gauche et par l' écologistes, les Français se seraient saisis de cette pétition de façon spontanée et aurait autant signé.

Alors, comme certains l'ont fait remarquer, cet argument est très problématique. D'abord, c'est vrai pour tout. Toutes les élections à partir du moment où elles mettent en jeu des options politique peuvent être critiqué pour le manque de culture des électeurs.

Ce sont les mêmes. En réalité, c'est un argument extrêmement sensitaire. C'est délégitimer ou interdire le vote au nom de ce que ces représentants du lobby agricole estiment être la connaissance autorisée sur le sujet.

Je n'irai pas discuter de la de l'expertise des gens qui ont cité cette pétition. pas plus que j'irais discuter de la l'expertise du sénateur du plomb par exemple. Bah oui, parce que visiblement le sénateur du plomb c'est plus sur l'accétamride que les scientifiques de l'accétamide. [Musique] [Applaudissements] [Musique] Et c'est le problème fondamental autour de cette loi.

Son adoption s'est faite en dépit du bon sens et en réponse à des pressions inouies venant du lobby agricole. Ce que soulève cette pétition, c'est que la loi a été adoptée en utilisant autant d'outils que possible pour contourner le débat public. Le débat, il a déjà eu lieu.

Dans les débat n'a pas vraiment eu lieu. Pourquoi est-ce qu'il n'a pas eu lieu ? Parce qu'il y a eu une motion de rejet préalable qui a été votée par les macronistes qui a fait que le véritable débat, il a eu lieu à H clos d'une commission mixte paritaire avec des députés, des sénateurs.

Dans le secret. Des macronistes, pour changer, ont essayé de se la jouer Finao. Vous l'aviez voté cette loi vous ?

Non, moi je me suis abstenu. Ah oui, c'est comme les gens qui s'abstiennent de voter contre les peen. Ça permet de de et cette pétition met en jeu des éléments profonds de notre système démocratique, l'argent ou notre survie collective.

Les arguments pour défendre cette loi sont toujours les mêmes. Les autres pays, eux, utilisent la cétamipride. Ça ne sert à rien donc de l'interdire.

Ce que l'on ne peut pas comprendre, c'est que pour nous, il ne serait pas autorisé alors qu'il le serait ailleurs. Mais ce que ces gens ne comprennent pas, c'est que ce pesticide les tue. La discussion, c'est pas le profit ou la compétition économique, c'est un problème de maladie chronique pour les agriculteurs, le public et les riverins dans 10 ou 20 ans.

Si c'est d'autres pays européens qui veulent mettre en danger leur santé et leur population, c'est leur responsabilité. Mais nous, on doit appliquer le principe de précaution. et les données étudiées par les scientifiques ne sont même pas encore suffisantes.

Ces agences se basent sur des tests qui regardent s'il faut quelle dose il faut pour arriver à tuer par exemple la moitié des abeilles hein qu'on aurait dans un élevage. Un peu comme si on faisait sur un humain un test où on essaie de voir jusqu'à combien de bouteilles d'un alcool fort on aurait besoin pour le faire tomber rav que ça n'a rien à voir avec le fait par exemple d'estimer d'évaluer le danger d'une consommation d'alcool assez exagéré hein que l'on aurait en tant qu'humain pendant plusieurs décennies. Donc ce problème de toxicité chronique aujourd'hui il est sous-estimé.

Ce que le monsieur spécialiste du sujet nous explique, c'est que les tests scientifiques menés aujourd'hui sont assez rudimentaires. On prend des abeilles et on cherche à tester la dose minimale qui en tue 50 %. Mais comme il l'explique, ces protocoles scientifiques ne servent à rien pour évaluer l'impact de ces produits sur 20 ans d'utilisation continue.

Alors, profitant de la cacophonie générale, le député RN Julien Audou a attaqué en estimant qu'au fond cette pétition c'était de la désinformation. Aujourd'hui, cette pétition, elle est orchestrée, elle est savamment instrumentalisée par les réseaux d'extrême gauche. Elle est f et verts principalement qui veulent s'en prendre à nos agriculteurs.

Technique classique de l'extrême droite, accuser les autres de ce dont ils sont responsables. Les données scientifiques pleuvent et eux disent soutenir le bon sens des agriculteurs. Mais souvenons-nous de ce qu'ils pensent réellement des agriculteurs et surtout de leur bien-être.

Pour rappel, ce que vous venez d'entendre, c'est Julien Odoule qui demande si la corde utilisée par un agriculteur pour se pendre était bien française. Et ce serait ces gens-là qui défendent les intérêts des agriculteurs. Alors, que faire ?

Peut-être que le Conseil constitutionnel censurera les dispositions les plus graves, mais rien n'est moins sûr. Et certes, la pétition ne conduira probablement qu'à un débat. entendre ce que nous disent les Français.

Il y aura un débat à l'assemblée autour euh de cette pétition, mais ce débat ne remettra pas en cause, ne peut pas remettre en cause le texte qui vient d'être voté. Bon, fallait pas en attendre beaucoup de celle-là hein, mais déjà signer la pétition, c'est obliger les politiques à se débattre, à se défendre même pathétiquement. C'est mieux que rien.

Le droit de pétition est constitutionnellement reconnu et il est né de notre histoire révolutionnaire. La pétition, comme je vous le disais, c'est un droit qui existe depuis la Révolution française. Les Français, les citoyens ont le droit d'interpeller leur gouvernant et donc ça n'est pas une manipulation, c'est un droit constitutionnel.

Avec ces signatures, la pétition sera transmise à la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale qui décidera ou pas de porter la pétition pour un débat sans vote donc à l'Assemblée nationale. Mais le PS a eu une bonne idée. Nous demandons au président de la République d'utiliser l'article 10 de la Constitution qui permet d'avoir une deuxième délibération sur une loi avant sa promulgation.

Cette pétition peut faire pression sur Macron qui pourrait demander une nouvelle délibération de la loi si le gouvernement l'accepte. Elle peut aussi faire pression sur le gouvernement qui déjà se fracture un peu. Agnès Panier Runaché, madame magie de la chaîne de production s'est montré très ouverte à un vrai débat parce qu'une nouvelle délibération, c'est pas une punition.

Ce qui n'a pas plu à Aurore Berger, il a une proposition de loi qui a été soutenue par le gouvernement. Donc la ligne du gouvernement c'est que nous avons soutenu la proposition de loi du plomb. Il y a pas à avoir en permanence des avis personnels.

Quand on est membre d'un gouvernement, on assure n'a pas faire part de son avis personnel. Quand vous êtes quand vous êtes membre d'un gouvernement, vous assumez d'être solidaire des décisions qui sont prises. Les espoirs d'avoir une nouvelle délibération à l'Assemblée sont minces, mais les chiffres record en soutien à cette pétition exercent une influence puissante sur le débat public.

Ça pourrait même peut-être donner un peu de courage au Conseil constitutionnel rassuré par ce soutien populaire massif pour éventuellement censurer cette loi. Derrière cette loi se trouve encore la main pesante du capitalisme industriel soutenu par l'extrême droite. Les États-Unis nous montrent tous les jours que ce système ne mène qu'à la violence.

Violence des oppresseurs et violence des opprimés. Let's go. Alors pour éviter ces drames, vous pouvez alerter votre député.

Pour ça, rien de plus simple. Allez sur cette adresse et taper votre code postal. Vous trouverez alors l'adresse officielle de votre député.

Envoyez-lui un courriel pour lui demander de s'opposer à cette loi. Avec suffisamment de soutien, les députés pourraient faire pression sur le gouvernement et le président pour obtenir une nouvelle délibération. Et vous, si vous n'avez pas encore signé cette pétition, c'est encore le moment pour le faire.

Le lien est dans la description. Allez-y, faites-le maintenant. J'attends.

Ne riez pas, on attend. [Musique] Dimanche 20 juillet, les Japonais ont voté pour leur sénateur. Ce scrutin était crucial pour la coalition conservatrice au pouvoir, déjà affaiblie par la perte de sa majorité absolue à la chambre basse lors des élections législatives de 2024.

Le vote du 20 juillet a été un véritable choc. Comme en France, l'extrême droite a fortement progressé après une percée médiatique importante lors de la campagne. Le parti extrémiste Sansito a obtenu 15 des 248 sièges de la chambre haute accédant au pouvoir d'initiative législative.

Son dirigeant est connu pour des propos radicaux et extrémistes. Selon lui, la réponse au Covid aurait été très exagérée pour profiter au capitalisme international essentiellement juif selon lui. Nipo nationaliste, le parti défend un programme dangereux dans un pays déjà marqué par une justice pénale cruelle et un ordre social illibéral.

Encore merci à Massato pour nous avoir alerté sur ce sujet. En Macronie maintenant, Rachid Adati est renvoyée en corruptionnel dans l'affaire Gon pour recell d'abus de pouvoir, abus de confiance, corruption. et trafic d'influence passif.

Elle aurait perçu 900000 € pour conseiller Carlos Gone sur l'expansion du groupe Renault au Moyen-Orient et au Maghreb. Un travail jugé largement fictif par les juges qui soupçonne Dati d'avoir en réalité fait du lobbing pour Renault. Nous vous en avions déjà parlé notamment lors de son accrochage verbal avec Patrick Cohen sur le plateau de cette Il y a une enquête méiapart qui vous a mis en cause pour harcèlement management toxique pour être si invité sur LCI pour s'expliquer, elle s'est montré peu convaincante et est revenue en plateau agresser le journaliste qui contestait sa version.

Qu'est-ce que vous avez pensé de cette défense ? Des arguments présentés par Rachidati ce soir ? Est-ce que vous avez été convaincu par la façon dont elle expose son cas ?

Alors moi j'ai pas être convaincu. Ça sera la justice de l'être peut-être. Bien sûr.

Ah ah Rachida revient. Voilà. Entendu Guillaume Roquet.

Vous dites attendez alors attendez on va vous donner un micro. Vous dites Renault Nissan n'est pas Renault n'est pas parti civile. Oui.

Avec qui j'ai signé mon contrat d'avocat ? Renault Nissan. Renault Nissan n'est pas Renault n'est pas concerné.

J'ai signé un contrat d'avocat chronomissal c'est tout. Il y avait rien d'autre. Ah ben écoutez si vous vous estimez que c'est tout puisque c'est vous qui avez pris contrôle de ce plateau.

Je reste en régie. Voilà. Alors elle va rester en régie Rachida Dati.

Décidément Dati a un gros problème avec la liberté de la presse. Mais pas que. Comme on l'a évoqué les municipales sont un enjeu central pour la présidentielle de 2027 et depuis quelques mois les macronistes et en particulier Rashida Dati veulent modifier le mode de scrutin pour les municipales à Paris, Lyon et Marseille.

Sans surprise, ce qui se cache derrière cette loi, c'est très probablement la loi vise le régime particulier de ces trois villes. Ailleurs, en France, le scrutin est proportionnel avec un bonus majoritaire. La liste arrivée en tête obtient 50 % des sièges.

Le reste est réparti proportionnellement. La nouvelle loi propose de réduire ce bonus à 25 % pour Paris, Lyon et Marseille, soit-disant pour éviter des dérives antidémocratiques. Mais pourquoi ne pas appliquer cette réforme à Toulouse aussi plus peuplé que Lyon ?

Ciber uniquement ces trois villes, c'est arbitraire. Alors en plus dans ces trois villes, le scrutin est indirect. Les habitants votent par secteur, puis les élus de secteur votent pour les conseillers municipaux qui élisent le maire.

Ce système complexe interroge sur sa capacité à refléter fidèlement le vote, essentiellement parce qu'il permettrait l'élection d'un perdant. Imaginé et créé sur mesure par Gaston de fer en décembre 1982, ce mode de scrutin demeure encore aujourd'hui une anomalie démocratique difficilement lisible pour les électeurs. Et Gaston de fer est très très souvent revenu parce qu'il est vrai que la loi de 1982 visait à favoriser ce ministre en découpant Marseille de façon avantageuse.

Ils utilisent toujours l'argument de faire la fait pour de faire en 82. Quand vous dites il c'est qui ? C'est les les Paul les promoteurs de cette réforme utilise l'argument en disant "C'est Gaston de fer qui s'est écrit une loi pour lui pour les élections municipales de 83." Et c'est vrai, c'est vrai, c'est l'unique cas sur les 24 scrutins qui auraient été organisés dans lequel on a observé cette anomalie insupportable d'avoir un maire élu en ayant eu moins de voix que son adversaire.

Mais depuis, ce cas ne s'est jamais reproduit en vin scrutin. Et d'ailleurs, ce cas avait été corrigé dès 1987. C'était le découpage des secteurs à Marseille.

Le risque paraît donc largement exagéré. Les partisans de la réforme dénoncent le bonus de 50 % et le scrutin indirect. Mais l'appliquer seulement à Paris, Lyon-Mseille, c'est inégalitaire.

Et le système par étage n'a causé qu'un seul vrai problème de faire pour les municipales de 83. Mais en plus, l'opposition à la loi pointe que le nouveau mode de scrutin n'aurait rien changé s'il avait été appliqué aux dernières élections. Toutes les stimulations montre que avec le mode de scrutin qu'il propose, la gauche en 2020 aurait exactement la même chose.

C'est-à-dire elle aurait gagné et elle aurait à l'unité près le même nombre d'élus. Alors pourquoi tout se foint ? Certains soupçonnent une arrière-pensée politique à ce changement.

Nous avons eu un amendement d'un gouvernement de droite qui vise à affaiblir la représentation de majorité municipal de communes centre dirigé par la gauche au sein de métropole dirigé par la droite. La ficelle est un peu grosse, monsieur le ministre. Une alliance droite centre pour affaiblir la gauche.

Rien de nouveau. Mais en plus cette loi pose de vraies questions démocratiques. Ce n'est pas faute pour notre code électoral de prévoir explicitement qu'aucune modification de régime électoral ne peut avoir lieu dans l'année qui précède le premier tour d'un scrutin.

Cette disposition poursuit des objectifs légitimes, stabilité, sincérité du scrutin et protection du droit de l'électeur. Cette dérogation à notre droit électoral n'est qu'au fond qu'un seul des nombreux vis dont est atteinte cette proposition de loi. Je rappelle les conditions inhabituelles de son inscription à notre ordre du jour, l'absence d'étude d'impact, le refus de son auteur de saisir le Conseil d'État malgré la demande de la présidente de l'Assemblée nationale.

Je crois que c'est une première depuis que cette saisie n'existe. Et maintenant, nous voilà siéger en session extraordinaire pour discuter toujours de manière précipitée d'un texte qui ne fait pas consensus et suscite notamment l'opposition du Sénat qui, je le rappelle, représente nos territoires. Les promesses des Macronistes.

Vous présentez tout cela comme si euh les déclarations qui sont faites en euh en réponse à des questions au gouvernement était des déclarations sous serment euh devant un juge. Les problèmes concernent aussi la campagne municipale elle-même. Comment donc distinguer les dépenses liées à l'arrondissement, à la ville, à la métropole ? une nouvelle usine à gaz électoral et bien évidemment source inévitable de contentieux.

Ah oui, c'est vrai que les comptes de campagne c'est toujours un truc hyper clean. Non. Alors le gouvernement se targetait d'être pour le compromis et il avait même promis de ne pas neutraliser le Sénat.

Un engagement qui avait été pris par François Bairou lui-même et réitéré par Patrick Mola, ministre en charge des relations avec le Parlement, de ne pas passer en force euh vis-à-vis du du Sénat. C'est un peu un mépris du Sénat. Là, on assiste un peu à ça.

C'est ce qui fait que très certainement que ce ce passage en force, on va l'appeler comme ça, euh laissera des traces. Encore une fois, les promesses des macronistes. Derrière cette loi, l'enjeu principal est 2026 et surtout Paris.

Ce que nous souhaitons très profondément, ça il n'y a pas de doute, c'est que nous puissions gagner Paris. Certains estiment que la réforme vise uniquement Paris. Il faut le dire clairement, ce texte est pensé pour Paris tant il est vrai que les réalités lyonnaises ou marseillaises ne sont pas prises en compte.

Les acteurs et les représentants de ces villes n'ayant pas été suffisamment et valablement consultés. Les soupçons s'accentuent depuis que Complément d'enquête a révélé un accord entre Macron et Dati pour récupérer Paris. Justement, ce jour-là, quand elle vous appelle, est-ce qu'elle vous dit qu'elle a obtenu des garanties, des engagements de la part du président Emmanuel Macron sur la mairie de Paris ?

Oui. C'est-à-dire bah qui la soutiendrait pour les élections municipales à Paris. Il y a évidemment l'enjeu de la mairie de Paris et donc j'ai l'assurance de l'enjeu de la mairie de Paris euh et que on puisse gagner Paris parce que c'est mon seul objectif.

Cela pourrait être un épisode de la série VIP, des personnages sans scrupules, parfois caricaturaux, qui jouent au pouvoir comme on triche au monopolie. C'est toujours plus satisfaisant quand on gagne en trichant. Dou pas, les faits sont là.

Une loi taillée pour Paris, imposée sans Conseil d'État ni Sénat, c'est suspect. Le Conseil constitutionnel a été saisi et pourrait censurer la loi. Mais quoi qu'il en soit, les municipales de 2026 seront cruciales.

Elles serviront de trempelin aux politiques pour 2027. Gagner localement un peu partout, c'est peser nationalement un peu beaucoup. Comme on l'a vu, les LR préparent méticuleusement ce scrutin qui leur est historiquement favorable.

En remportant largement ces élections, quelle qu'en soit la participation ou la représentativité, les LR revendiqueront une légitimité populaire directe. Leur partie aura été choisie par les Français et ce sera la même confiture à gauche. Le PS, les écolos, les insoumis et les communistes se serviront de ce scrutin pour revendiquer une légitimité et fabriquer un rapport de force pour 2027.

Derrière les municipales de 2026 se cache ainsi la présidentielle de 2027 avec son cortège de surenchère droitière et conservatrice. Alors voter, même dans une mairie acquise, chaque voie contrat dans cette expérience démocratique que les politiques transformeront en sondage modèle géant pour 2027. On vous avait parlé de cette affaire Koukum il y a quelques semaines, cette fraude à plusieurs milliards.

Le gouvernement avait publié un texte que les parlementaires jugerit incompatible avec la loi. Et bien après cette mobilisation parlementaire transpartisane très puissante, le gouvernement a plié et a tout simplement retiré son texte. Dans un souci de compromis après le dialogue que nous avons eu, j'ai décidé de retirer le texte en question, le paragraphe 4 pour être précis puisque la loi effectivement est précise et permet de protéger les contribuables.

La lutte a toujours du bon et parfois elle gagne. Voilà pour cette fois. On se retrouve à la rentrée pour commenter l'actualité politique et parlementaire.

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Comme on vous l'a dit, c'est le dernier épisode de dissolution pour cette saison. Mais vous nous retrouverez cet été dans un décryptage spécial États-Unis pour voir comment Trump utilise les juges pour s'attaquer à la démocratie. Avant de partir, quelques mots de fin.

Cette année a été très mouvementée. Parfois, ce programme a pu ressembler à une collection d'échecs et de trahison. Et ça peut être très déprimant voire angoissant.

Mais on a aussi voulu vous montrer la puissance de la coopération parfois à gauche et parfois en dépit de différences idéologiques profondes. Alors en attendant la prochaine fois, on vous laisse avec cette citation vraiment inspirante. Ils pourront couper toutes les fleurs.

Ils n'empêcheront pas le printemps. Pablo Neroua. [Musique]