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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 24 mars 2026 88 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleSanté

Bonjour chez vous ! du 24 mars 2026

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 48 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:49OuverteRéponse directe

    Quel souvenir gardez-vous de Lionel Jospin ?

  • 9:26OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il représentait pour vous ? Quelle gauche incarnait-il ?

  • 12:27OuverteRéponse directe

    Quel enseignement tirez-vous de ces municipales ?

  • 15:11RelanceRéponse directe

    C'est un signe de fracture ?

  • 15:46OuverteRéponse directe

    Pour vous, les alliances PS-LFI ont-elles échoué ?

  • 15:57RelanceRéponse directe

    Ça vous satisfait qu'elles aient échoué ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:49InvitéFait
    « Il y a 48 heures, le président américain menaçait encore de frapper les centrales électriques iraniennes. »
  • 2:03InvitéFait
    « j'ai ordonné au ministère de la guerre de reporter temporairement les frappes prévues contre des cibles énergétiques et électriques majeures en Iran. »
  • 2:33InvitéFait
    « Le gouvernement prévoit un échelonnement des cotisations sociales accordées aux entreprises de pêche qui en feront la demande. »
  • 2:40InvitéFait
    « Un étalement des échéances fiscales et des prêts de trésorerie garantis par BPI France. »
  • 8:23InvitéFait
    « La diminution du temps de travail, les 35 heures, les emplois jeunes, la CMU. »
  • 10:33PrésentateurFait
    « c'est le quinquennat, et il l'a défendu, ce qui est une erreur majeure et un coup porté à la Ve République. »
  • 17:26InvitéChiffre
    « Les candidats soutenus par les Républicains remportent 638 villes de plus de 9000 habitants, soit 57,6% d'entre elles. »
  • 17:52InvitéFait
    « Emmanuel Grégoire infligeant une défaite cinglante à la candidate des Républicains, Rachida Dati, qui s'incline 9 points derrière son rival. »
  • 18:03InvitéFait
    « Jean-Michel Aulas, ancien président de l'OL soutenu par LR, récolte 49,33 des voix, laissant donc la mairie à l'écologiste Grégory Doucet. »
  • 18:34InvitéFait
    « Stéphane Roudot, maire d'Hiverdroite, s'empare donc de la capitale du Finistère. »
  • 18:48InvitéFait
    « Clermont-Ferrand, ville de gauche depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, passe à droite. »
  • 19:02InvitéFait
    « Ludovic Fagot défait la maire sortante avec 53,29% des voix. »
  • 29:09PrésentateurFait
    « Évry-Courcouronne à 57%, Stéphane Baudet, que certains donnaient perdant, a gagné face à une députée LFI. »
  • 37:10InvitéPromesse
    « créer un centre de santé communale par exemple qui faisait partie des nombreuses propositions des socialistes dans cette élection municipale ça change la vie des gens »
  • 38:55InvitéFait
    « Jordan Bardella c'est le nouveau porte-parole du MEDEF »
  • 39:23InvitéFait
    « le parti de Jordan Bardella c'est par exemple le parti qui ne veut pas prendre plus à ceux qui gagnent le plus pour redistribuer »
  • 40:40PrésentateurChiffre
    « 1000 villes sont dirigées par des socialistes il y a 1000 maires socialistes en France encartés au parti socialiste »
  • 44:46PrésentateurChiffre
    « François Picmal a perdu l'élection imperdable à Toulouse il avait un total gauche qui était supérieur à 53% »
  • 50:51PrésentateurFait
    « Lionel Jospin dans une de ses dernières interviews sur BFM télé avait dit il faudrait que chacun range un peu son égo »
  • 55:06PrésentateurFait
    « Lionel Jospin c'était une orientation le réalisme de gauche conjugué les réalités économiques avec les avancées sociales »
  • 56:48InvitéFait
    « Lionel Jospin a effectivement défendu la loi du 6 juin 2000 qui pose une alternance stricte hommes-femmes sur les listes électorales »
  • 57:15InvitéFait
    « il demande à ce que les soldats fusillés pour l'exemple réintègrent pleinement la mémoire collective nationale »
  • 1:02:40PrésentateurFait
    « la plus grande faillite des instituts de sondage sur la 5ème république ce n'est pas 2002 c'est 95 »
  • 1:03:44PrésentateurFait
    « emploi jeune CMU 35 »
  • 1:05:29PrésentateurFait
    « c'est exactement ce qui s'est passé pour Lionel Jospin en 2001 qui gagne Paris Lyon et Dijon »
  • 1:06:40PrésentateurFait
    « Martine Vassal avait été défaite par Michèle Rubirola »
  • 1:09:15PrésentateurChiffre
    « le RN fait 30 à 33% à différentes élections »
  • 1:09:20PrésentateurFait
    « le RN fait 30 à 33% à différentes élections avec ses leaders de l'époque Pascal Régué et Renat de Perdomo Jean-Marie Le Pen veut s'implanter également à Marseille »
  • 1:09:40PrésentateurFait
    « la structure électorale du vote Alizio c'était exactement la même que celle de Martine Vassal »
  • 1:09:46PrésentateurChiffre
    « ils étaient quasiment au coude à coude et ça se termine avec 34 d'un côté et 12 de l'autre »
  • 1:10:29PrésentateurFait
    « la Valette qui finit à 42% au soir du premier tour est balayée par le Front Républicain »
  • 1:10:36PrésentateurFait
    « Michel Bonus qui a 15 points et qui n'attend pas deux heures en trois heures il se retire pour empêcher que l'or la Valette passe »
  • 1:14:26PrésentateurFait
    « en 2015 la gauche s'était retirée aux élections régionales il y a la surface à Marine Maréchal exactement »
  • 1:14:28PrésentateurChiffre
    « Christian Estrosi avait une quinzaine de points de retard il y avait 300 000 voix c'était la région c'était pas la ville de Nice »
  • 1:14:51PrésentateurChiffre
    « l'addition des votes Le Pen Zemmour faisait 35-36% »
  • 1:15:35PrésentateurChiffre
    « une majorité très nette de maires de villes de plus de 3500 ou 10 000 habitants ont été réélus »
  • 1:15:52PrésentateurChiffre
    « Proust-Plantier fait 35% finalement il fusionne Proust fait 21 ou 22% »
  • 1:25:37PrésentateurChiffre
    « l'alliance Briançon Pigmal était majoritaire ça faisait 52,5% »
  • 1:25:50PrésentateurFait
    « on avait un électeur Briançon sur 5 des socialistes qui au second tour ont choisi Jean-Luc Moudinck ou même de ne pas voter »

Temps de parole

  • Présentateur83 %
  • Invité8 %
  • Invité 24 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mardi 24 mars pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. Et deux actualités dans cette émission. On reviendra sur la disparition de Lionel Jospin à l'as de 88 ans. Quel héritage politique laisse-t-il la gauche plurielle dont il a été l'artisan ? Est-elle encore possible aujourd'hui ? On va en parler dans une heure avec l'éditorialiste Françoise de Gois et le sondeur Frédéric Dhabi.

Et puis dans une demi-heure, on aura également la réaction de Pierre Jouvet, le secrétaire général du Parti Socialiste dont Lionel Jospin a été premier secrétaire. Avec Pierre Jouvet, on reviendra également sur l'autre actualité de cette émission. Les municipales vont-elles fracturer le PS alors que l'alliance conclue entre socialistes et insoumis a échoué dans de nombreuses villes ? Et puis les Républicains, qui restent la première force politique locale, met-ce une victoire en trompe-l'œil alors que leur électorat est grignoté par le RN dans de nombreux territoires ? Vont-ils le payer au sénatorial ? Le sénateur apparenté à l'air Jean-Rémy McGonnet est avec nous. Bonjour à tout à l'heure.

Et puis à la une de nos régions, on ira à Marseille, cible du RN conservé par la gauche. Alors que pensent les Marseillettes ? Ce résultat est allé aux purgates du journal La Marseillaise sera avec nous depuis la cité phocéenne. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous.

1:35
Invité

Et on commence avec les repères de l'actualité.

1:36
Présentateur

Bonjour Clémentine-Louise.

1:37
Invité

Bonjour Auriane.

1:38
Présentateur

A la une de ce mardi 24 mars, le revirement de Donald Trump qui évoque des négociations avec l'Iran.

1:43
Invité

Oui, il y a 48 heures, le président américain menaçait encore de frapper les centrales électriques iraniennes. Mais à la surprise générale, Donald Trump annonce désormais des négociations avec Téhéran. Comme je l'ai annoncé plus tôt, à la suite des discussions préliminaires qui ont eu lieu ces deux derniers jours entre les Etats-Unis et l'Iran, j'ai ordonné au ministère de la guerre de reporter temporairement les frappes prévues contre des cibles énergétiques et électriques majeures en Iran. Ils en ont en effet de très, très grosses installations et leur construction coûte extrêmement cher.

Il faut des milliards de dollars pour fabriquer un seul de nos puissants missiles et celui-ci s'abat sur le sol comme s'il était fait de poussière. Et face à la hausse des prix du carburant, le gouvernement annonce des mesures. Oui, soulager les pêcheurs et les entreprises de transport avec des dispositifs de soutien à la trésorerie. Concrètement, le gouvernement prévoit un échelonnement des cotisations sociales accordées aux entreprises de pêche qui en feront la demande. Un étalement des échéances fiscales et des prêts de trésorerie garantis par BPI France. Les TPE, très petites entreprises, pourront également profiter de prêts de court terme exceptionnels.

Mais face à ces annonces, les professionnels dénoncent des mesurettes et réclament des réductions à la pompe. Et on passe aux municipales. Et quelques heures après la fin de cette élection, cap sur la présidentielle. Oui, l'heure est au bilan pour les partis politiques et tous les regards se tournent désormais vers 2027. On en parle avec Jérôme Rabier.

3:13
Présentateur

C'est l'heure du bilan dans tous les camps politiques. Avec un même mot d'ordre de la gauche à l'extrême droite, éviter la dispersion pour 2027. Dans un paysage politique fragmenté, seule l'Union, au-delà des partis,

3:25
Invité

offrira une chance aux différents camps de se qualifier au second tour et d'éventuellement l'emporter. Au PS, ils sont nombreux à vouloir couper tous les ponts avec LFI, à l'image de François Hollande. Il faut qu'il y ait une candidature socialiste, social-démocrate, comme on voudra.

3:42
Locuteur 3

C'est-à-dire avec le parti socialiste, avec la place publique, avec la convention, avec la société civile.

3:47
Présentateur

Tous ceux qui veulent qu'il y ait cette offre-là doivent présenter un candidat à l'élection présidentielle.

3:52
Invité

Au sein du socle commun qui unit la droite et le centre, les municipales ont offert une perspective. Là où ils étaient unis, les résultats ont été plutôt bons.

4:01
Présentateur

Mais pour le patron des LR, cela ne peut se faire à n'importe quel prix. Il y a une possibilité de victoire en 2027 à deux conditions. Il faut à la fois être capable de se rassembler, mais sur un projet qui sera puissant. C'est ce que je veux porter. À l'extrême droite, deux stratégies émergent. Une union des droites qui appellent de leur vœu reconquête et l'UDR d'Éric Ciotti. Ou une stratégie plus large voulue par le Rassemblement national.

4:27
Invité

Il ne faut pas ouvrir à droite, il faut ouvrir à tous les Français. Il faut arrêter avec ces considérations. Je crois vraiment que l'élection présidentielle, c'est l'élection précisément où il faut s'adresser à l'ensemble des Français. La course à la présidentielle est lancée avec des partis comme LR et le PS qui doivent trancher sur les modalités de départage des nombreux candidats annoncés. Sébastien Lecornu a fait parvenir une lettre au maire, nouvellement élu. Et dans cette lettre, il les alerte sur une participation trop faible.

Il appelle les maires de France également à l'unité, à ne céder ni aux fractures ni aux postures, mais de rester fidèle à l'esprit de responsabilité qui fait tenir la République. Un hommage national sera rendu jeudi à Lionel Jospin. Oui, Lionel Jospin, décédé ce week-end à l'âge de 88 ans, chef de gouvernement de 1997 à 2002 sous Chirac. Il s'était retiré de la vie politique après sa défaite à l'élection présidentielle en 2002 qui avait offert le second tour à Jean-Marie Le Pen.

5:29
Présentateur

Et Lionel Jospin, il était indissociable de la ville de Sainte-Gabel, commune du Sud-Toulousain, son fief électoral. Et on va aller justement en Haute-Garonne. Bonjour Monique Courbière, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes la maire de Sainte-Gabel. Lionel Jospin, il avait été parachuté dans votre territoire. C'était devenu son fief électoral depuis 1986. Vous l'avez côtoyé. Quel souvenir vous gardez de lui ? Alors, parachuté, oui, si on veut. Mais parachuté, il était très ami avec l'ancienne maire, avec Jacques Pic. Donc, le parachutage me gêne un peu. Oui, effectivement, il n'était pas de chez nous. Quel souvenir je garde ?

Je garde un souvenir d'un homme droit, d'un homme loyal, d'un homme intelligent, qui a apporté beaucoup au Conseil départemental, à la Commune, mais qui a apporté aussi énormément au Parti Socialiste. Il était revenu il y a quelques années sur votre commune pour inaugurer le collège qui porte son nom. Comment ça s'est passé ? Ça s'est passé qu'il allait de soi, étant donné qu'il était ministre de l'Éducation nationale, que le collège soit nommé Lionel Jospin. C'est un travail qui avait été fait avec les enfants. Et notre conseiller départemental, c'est José Messini. Et du coup, il est venu inaugurer. Il était très heureux d'inaugurer ce collège. Pourquoi ?

Parce qu'il était très attaché à l'éducation, Lionel Jospin. Un dernier mot, Madame le maire. Comment ont réagi les habitants de Sainte-Gabel ? Et on l'a vu, Emmanuel Macron a annoncé un hommage national jeudi. Comment la Commune de Sainte-Gabel va rendre hommage à Lionel Jospin ? Alors, ça va s'organiser ce matin. On va organiser quelque chose de ce matin. En accord avec la famille. Voilà, on en sera un peu plus dans la journée. Mais on va rendre hommage à Lionel, qui était proche des habitants de Sainte-Gabel. Alors, plus trop maintenant, parce qu'il est rentré sur Paris. Mais oui, tous les anciens sont affectés. Tous les anciens.

Et notamment, je pense aux anciens coincés municipaux qui ont travaillé avec lui. Tout le monde est affecté. C'était un grand tome, Lionel Jospin. Merci beaucoup. Merci, Monique Courbière. Merci, maire de Sainte-Gabel, d'avoir été avec nous. Et la classe politique a rendu hommage hier à l'ancien Premier ministre. On va écouter quelques-unes de ses réactions recueillies par Cécile Cixou.

8:02
Invité

Il était à la fois une référence, un repère et un inspirateur. Et je souhaite qu'un hommage national puisse lui être rendu à la hauteur de ce qu'il a apporté à ce pays. Lui qui avait emmené la gauche plurielle au pouvoir en 1997, qui avait été l'auteur de grandes réformes qui ont changé la vie des Françaises et des Français. La diminution du temps de travail, les 35 heures, les emplois jeunes, la CMU.

8:27
Présentateur

C'était un homme qui était d'abord un militant. Vous savez qu'il a assisté à Paris aux réunions de section jusqu'à une date récente. Et il avait la délicatesse souvent de nous envoyer un petit message, de nous passer un petit coup de téléphone dans les moments difficiles, pour à la fois venir aux informations et avec beaucoup de justesse, de bienveillance, nous donner son analyse.

8:46
Locuteur 3

Je le connaissais depuis le début des années 80. J'avais appris à connaître la rigueur de son propos quand il était premier secrétaire du PS. Et puis encore récemment, nous parlions de la Nouvelle-Calédonie. Voilà, donc c'est une vie qui compte, je crois, pour les Français, pas seulement pour la gauche, mais qui a énormément pesé aussi pour moi.

9:05
Invité

Lionel Jospin, c'est quelqu'un qui nous a porté haut. Nous étions une équipe de gauche rassemblée, socialiste, bien sûr, vert et communiste. Il y avait une parfaite entente, des débats, etc. Mais on travaillait d'abord pour les Françaises et pour les Français. Et lui était bien loin des égaux et des ambitions personnelles. Il travaillait pour la France. Jean-Rémo Gogné, on a vu ces quelques réactions politiques. Qu'est-ce qu'il représentait, Lionel Jospin, pour vous ? Quelle gauche incarnait-il ?

9:32
Présentateur

Alors avant d'incarner la gauche, c'est un homme public important de cette Ve République. C'est un homme, ça a été dit par Madame la maire de Saint-Gabelle, qui donnait l'impression d'être quelqu'un de loyal, avec des principes. C'est quelque chose qui, voilà, aujourd'hui n'est plus vraiment monnaie courante. Donc voilà, et au moment où il décède, un homme comme lui, forcément, moi je pense à ceux, Madame la maire l'a très bien dit tout à l'heure, qu'ils l'ont apprécié, qu'ils l'ont aimé. Et c'est forcément une tristesse. Maintenant sur le plan politique, je parle bien du plan politique uniquement, c'est différent.

Alors il représente pour moi, si je prends trois exemples de ces réformes, ce qui a précipité notre pays là où il en est aujourd'hui, c'est-à-dire d'abord les 35 heures, bien évidemment, que des entreprises décident de travailler 35 heures, ça les regarde, mais qu'on impose, ça a été le début du déclin de notre pays. Un second, même s'il était porté par le président de la République à l'époque, Jacques Chirac, c'est le quinquennat, et il l'a défendu, ce qui est une erreur majeure et un coup porté à la Ve République, important.

Et puis le troisième, il correspond plutôt aux collectivités, c'est la loi SRU, qui a commencé aussi à montrer la mise sous tutelle des communes et des erreurs majeures. – Qui impose des quotas de logement social. – Voilà, voilà. – Pour vous c'est la mise sous tutelle des communes cette loi ? – Ah bah oui, et la contrainte, jamais par le… au contraire, pour quelqu'un qui se targuait de force de progrès, là c'est un recul, à mon avis, pour les collectivités, et même si le Premier ministre actuel envoie des lettres au maire pour leur dire qu'il représente la petite République dans la Grande, tout ça, Gambetta l'a dit avant, et la réalité est tout autre.

Mais voilà, pour Lionel Jospin, c'est triste de voir quelqu'un disparaître qui a fait partie du paysage politique et qui, je le rappelle, était loyal et avait, je pense, une notion de la morale pointue. – Et Lionel Jospin qui fait la une de plusieurs quotidiens régionaux, on va regarder trois unes, notamment ce matin, la une de la dépêche du midi de la Voix du Nord et de l'Union consacrée à la disparition de Lionel Jospin. Et puisqu'on parle des unes de la presse régionale, on va regarder trois autres sur le thème des municipales et qui concernent plus particulièrement la droite, on va les regarder ensemble, la une de Nice matin.

Éric Ciotti, pourquoi il a gagné, décryptage de la méthode qui lui a permis de battre Christian Estrosi et de devenir le nouveau maire de Nice. La deuxième une, c'est celle du Maine Libre, la victoire du RN, ce qui va changer à la Flèche. La Flèche, c'est une commune de la Sarthe gagnée par le Rassemblement National, symbole de ces nouveaux territoires conquis par le parti. Et puis la dernière une, c'est celle du Dauphiné, une figure de la droite. Alain Carignan, je passe la main au lendemain de sa défaite à Grenoble. Face à la candidate de la gauche, Laurent Ruffin, Alain Carignan, 77 ans, a annoncé quitter la vie politique. Il ne siègera pas dans l'opposition au Conseil municipal.

De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Alors vous ne m'en voudrez pas si je vous reparle une fois de plus de football avec moi, c'est impossible. Mais parce que Nice a pour moi un sentiment et l'OGC Nice est profondément ancré chez moi, je choisirais celle de Nice matin.

12:42
Invité

Et cette victoire d'Éric Ciotti, pourquoi il a gagné selon vous ?

12:47
Présentateur

Je pense qu'il y a à un moment un phénomène d'usure, un phénomène d'hypermédiatisation et de sensibilité du public par rapport à ça. Éric Ciotti n'a pas ménagé sa peine dans la campagne qui a été, au dire des deux candidats d'ailleurs, une campagne terrible. Voilà, Nice a choisi. Je crois qu'il y a aussi, derrière tout ce phénomène, l'usure, après les analyses politiques, elles vont aller dans tous les sens. On avait déjà vu qu'au premier tour, il y avait une avance quand même très importante et on avait senti monter pendant la campagne un élan pour Éric Ciotti. Voilà, donc c'est une victoire qui n'est pas forcément une surprise.

Éric Ciotti qui était investi par les Républicains et puis dans l'entre-deux-tours, Bruno Retailleau a... Pardon, Christian Estrosi qui était investi par les Républicains et puis dans l'entre-deux-tours, Bruno Retailleau a refusé de soutenir Christian Estrosi en ne soutenant pas non plus Éric Ciotti. Vous avez compris ses propos ? Alors, les comprendre, ça serait faire injure de dire que le président Bruno Retailleau n'est pas clair. Il y a à l'évidence et depuis longtemps une problématique et les deux sont résumés puisque Christian Estrosi est quand même étiqueté comme étant un soutien d'Emmanuel Macron et Éric Ciotti, lui, était républicain et a basculé dans l'extrême-droite.

Donc, au milieu de tout ça, je pense que c'est surtout les Niçois qui ont décidé. Les états-majors politiques, je ne sais pas s'ils ont vraiment influé sur le vote des Niçois. Et c'est ce qu'il faut comprendre. On va revenir sur Nice, sur les conséquences pour les sénatoriales dans quelques instants avec Clémentine. Mais d'abord, un mot plus large, quel enseignement vous tirez de ces municipales ? Alors, le premier enseignement, c'était assez drôle, si ce n'était pas à pleurer, de voir dans les différents plateaux télévisés dimanche soir, c'est que tout le monde dit qu'il a gagné. Voilà. Pour moi, le grand gagnant, et ça c'est malheureux, c'est l'abstention.

Et il faut se rendre compte qu'y compris sur des scrutins locaux qui, traditionnellement, ont une participation plus importante, eh bien là, la participation est en baisse. Si on compare, pas avec 2020, puisque 2020, il y avait l'effet Covid, encore une fois, il faut être très prudent, mais avec 2014, là, on est à 6 à 7 points en retrait. Et c'est quelque chose d'extrêmement préoccupant de voir que dans notre démocratie... C'est quoi, c'est un signe de fracture ? Parce que jusque-là, les municipales étaient plutôt épargnées par l'abstention. Les gens allaient voter pour leur mère. Là, ça veut dire quoi, selon vous ? C'est un désintérêt.

C'est un désintérêt et un mécontentement, puisque ce désintérêt, c'est pas uniquement on va aller à la pêche aujourd'hui parce qu'il fait beau et on va pas aller voter. C'est plus parce que les gens y croient de moins en moins. Et ça, croyez-moi, c'est extrêmement important sur un scrutin comme celui des municipales. Et c'est grave. Autre enseignement, avant de parler de la droite des Républicains, sur ce qui s'est passé à gauche et ces alliances entre la France insoumise et le PS qui ont beaucoup fait parler. Pour vous, elles ont échoué ? Non seulement pour moi, mais si on ne prend que les Toulousains, par exemple, la Ville Rose, bien entendu, ça a échoué.

Ça vous satisfait qu'elles aient échoué ? Vous avez commencé ce plateau en parlant de Lionel Jospin. Je pense que malheureusement, vous voyez ce que je veux dire, quand je parlais de constance, de principe, de loyauté et de morale, Lionel Jospin n'aurait pas trempé là-dedans. Et ça, ce sont les accords de la honte. Et ça ne concerne pas que la gauche. Vous voyez ce que je veux dire ? Je pourrais avoir aussi cette réaction vis-à-vis de la droite. Il y a eu des accords de la honte à droite aussi ? Alors, encore une fois, je crois que les États-majors sont toujours un peu dépassés par ce qui se passe localement.

Parce que localement, vous aurez le personnage, un LFI ou un personnage du Rassemblement national, qui peut avoir un profil plus doux que celui qu'on affiche au niveau national. Donc, par l'aide-alliance ou autre, non, les alliances, l'alliance de la honte entre le PS et LFI, qui n'a pas de sens, elle n'a pas fonctionné. Ça, c'est très clair. Mais à droite, vous craignez qu'elles arrivent ? Mais à droite, ce n'est pas un secret. Il y en a qui prônent le rassemblement des droites.

Donc, si, par exemple, un parti comme LR prônait le rassemblement des droites, il se dissoudrait automatiquement, alors que depuis des années, et depuis Jacques Chirac, qui l'avait bien instauré, on a dit, et très clairement, les Républicains ont dit, la marche à suivre, nous n'avons pas d'alliance à faire. Parce qu'encore une fois, le pouvoir est une chose, ensuite, il faut l'exercer. Et justement, on va parler de la droite DLR. Quels enseignements tirés de ce scrutin pour le parti ? D'abord, ce chiffre. Les candidats soutenus par les Républicains remportent 638 villes de plus de 9000 habitants, soit 57,6% d'entre elles.

Et Clémentine, les Républicains, qui remportent des bastions symboliques de la gauche, mais peine à rivaliser dans les grandes métropoles.

17:41
Invité

Oui, et première en liste, la capitale qui a intronisé dimanche soir, l'héritier d'Anne Hidalgo, pardon, le socialiste Emmanuel Grégoire, infligeant une défaite cinglante à la candidate des Républicains, Rachida Dati, qui s'incline 9 points derrière son rival, alors que les protestiques les donnaient au coude à coude. Deuxième défaite, mais beaucoup plus serrée, à Lyon, où Jean-Michel Aulas, ancien président de l'OL soutenu par LR, récolte 49,33 des voix, laissant donc la mairie à l'écologiste Grégory Doucet. Et puis, à Nantes, le candidat LR espérait le hold-up du siècle, comme il le disait, mais l'hôtel de ville restera bien rose avec la maire Johanna Roulan.

18:23
Présentateur

Alors, malgré ses défaites ou ses non-victoires

18:26
Invité

dans les métropoles, les Républicains, ils raflent des villes à la gauche. Oui, et pas n'importe lesquelles, ils raflent des bastions historiques de la gauche, comme par exemple à Brest, où les socialistes régnaient depuis 37 ans. Stéphane Roudot, maire d'Hiverdroite, s'empare donc de la capitale du Finistère. Et puis, encore plus symbolique, Clermont-Ferrand, ville de gauche depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, passe à droite, le maire sortant socialiste avait misé sur une alliance avec le candidat de la France insoumise. Et puis, dernière conquête remarquée à droite, Besançon, où la gauche et les écologistes remportaient habituellement les scrutins.

Eh bien, Ludovic Fagot défait la maire sortante avec 53,29% des voix. Et puis, plus petite, mais tout aussi importante, Cherbourg et Tulle, ville de François Hollande, basculent également à droite. Clémentine, vous avez une question ? Oui. Quel bilan vous tirez de ces résultats des Républicains quand on voit les villes que vous avez prises, que vous avez perdues ?

19:22
Présentateur

Alors, au niveau national, c'est un ancrage plus important dans le pays, confirmant que, comme l'a dit Bruno Rotaillot, que LR est la première force politique locale. Et ça, c'est très important. Après, la difficulté, c'est l'ombre au tableau, c'est qu'aucune des grandes métropoles, que ce soit Paris ou Marseille, n'ont basculé. Vous l'avez rappelé fort, justement. Et ça, ça pose quand même un problème, parce que c'est toujours la partie immergée de Lisbeth que l'on voit. Et ça, quelque part, c'est un problème, que ce soit l'échec de Rachid Haddati.

Je veux revenir aussi, ce sera un clin d'œil, vous le savez avec moi, mais vous avez, on a parlé un petit peu football, mais le président de l'OL, ça dit une chose aussi, parce que cette victoire était annoncée depuis le début. C'était un raz-de-marée, et puis, en fait, c'est une défaite. La politique, et je ne dis pas ça dans un sens péjoratif, c'est aussi un métier. Et là, c'est l'exemple même où vous avez un candidat en face qui est complètement... Enfin, que Lyon soit quand même reparti dans cette direction-là est une indication, c'est un vote démocratique, mais ça dit beaucoup aussi sur ce qu'est devenu la politique. Un mot sur Rachid Haddati.

Vous avez travaillé avec elle sur la réforme de l'audiovisuel. Sa défaite à Paris, c'est quoi ? C'est une défaite de la droite ou c'est une défaite personnelle de Rachid Haddati ? C'est les deux, si vous le voulez, parce que quand on parle de la droite, je n'ai jamais cru que M. Bournazel était à droite, par exemple. Et l'ensemble de sa liste, dire que c'est une liste de droite, ça interroge, vous voyez ce que je veux dire.

20:56
Invité

Mais il est où, Pierre-Yves Bournazel ?

20:57
Présentateur

Je ne sais pas. Il est à un endroit… Il est membre d'horizon pour les téléspectateurs qui… Il est à un endroit et c'est une excellente question parce que tout le monde parle de 2027, ça y est, la page est tournée, pour que 2027, pour que la droite gagne, elle ne pourra pas gagner toute seule. Ou alors, qu'est-ce qu'on appelle la droite ? Il faudra que ça soit la droite et le centre et peut-être un peu plus largement. À un moment donné, ça a été appelé le socle commun. Est-ce que ces forces-là sont capables aujourd'hui de trouver un candidat, un seul, pour réussir à battre les extrêmes qui sont une honte pour notre pays ?

Encore une fois, les gens qui votent pour les extrêmes, c'est une chose, mais par rapport à l'histoire de notre… Et il faut les respecter, mais par rapport à l'histoire de notre pays, c'est quand même incroyable qu'on en soit arrivé là. On entendait dans le journal Bruno Retailleau dire qu'il faut se rassembler autour d'un projet puissant. Ça vous paraît possible ? Et on se rassemble de où à où ? Parce que là aussi, les choses divergent selon les ténors de la droite. Bien sûr. Alors, se rassembler, on sait très bien qu'on va avoir deux blocs extrêmes. Tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans ces blocs extrêmes vont devoir converger. Parce qu'à un moment donné…

On se rassemble des Républicains au PS ? On se rassemble de où ? Vous pensez que le PS ne va pas aller avec LFI à un moment donné ? On sait exactement ce qui se passe à chaque fois. La gauche se rassemble. C'est l'accord de la honte qu'on a vu sur les municipales et je vous annonce que ça sera exactement la même chose. Le tout orchestré par celui qui est le plus… D'abord, le meilleur tribun, le plus intelligent et le plus habile dans tout ça qui est M. Mélenchon. Voilà. Et qui représente pour moi véritablement le danger pour notre pays. Voilà.

Donc, si on veut qu'au deuxième tour des élections on parlait de Lionel Jospin et il s'est retiré de l'avis politique quand il a vu cet échec qu'il avait eu en 2002, si on veut qu'il se passe la même chose et qu'on ait le choix entre deux extrêmes en 2027, il faut se réveiller et d'une façon ou d'une autre que les hommes et les femmes de bonne volonté qui ne se reconnaissent pas dans les extrêmes arrivent à converger, je pense, je fais partie de ceux qui pensent que c'est tout à fait possible.

23:05
Invité

L'UDR a vocation à remplacer les Républicains. C'est ce qu'a dit Éric Ciotti

23:08
Présentateur

dimanche soir après sa victoire. Est-ce qu'il a retort ? Alors, avec tout le respect pour Éric Ciotti, quand on est en période électorale on peut sortir quelques balivernes. Celle-ci en est une. Que ça soit son souhait, voilà, on se rappelle de l'épisode quand même terrible où il avait trahi sa famille politique. Lui qui dit être un homme droit, là c'était l'exemple d'une trahison totale. Quand on trahit une fois on peut trahir plusieurs fois. s'il veut rêver que les LR rejoignent l'UDR, il peut le rêver encore une fois. Je ne pense pas que ça soit. Est-ce qu'il n'a pas un peu raison quand on regarde les résultats ?

Est-ce que dans les bastions, en tout cas dans des villes où il y a un électorat de droite, vous n'êtes pas mangé par les LR ? Nîmes qui était la plus grande ville détenue par les Républicains. Le RN fait quasiment 15 points de plus. Marseille, 5% pour Martine Vassal, 25 points de plus pour Franck Alizio. Cannes-sur-Mer, perdu par les LR. Menton qui passe au RN ? Je vous l'ai dit tout à l'heure, gagner une élection c'est une chose, ça demande une certaine stratégie, une combination à un moment donné. Exercer le pouvoir ensuite et faire avancer les choses, c'en est une autre. C'est forcément quelque chose qui amène à l'échec parce qu'on n'est pas d'accord

24:26
Locuteur 3

sur des choses fondamentales. fondamentales. Voilà.

24:29
Invité

Et les résultats municipaux, ils préfigurent déjà l'élection sénatoriale. C'est en septembre prochain, Clémentine. Oui, et pour rappel, les sénateurs sont élus par un collège de grands électeurs composés à 95% d'élus locaux et surtout de conseillers municipaux. La composition des conseils municipaux influence donc directement celle du Sénat et parmi les départements renouvelables cette année, les départements notamment du Sud-Est où les cartes ont été rebattues dimanche soir et c'est dans les Alpes-Maritimes que le Mercato s'annonce particulièrement renversant. Les LR peuvent perdre certainement des sénateurs pour laisser la place à des élus du Rassemblement National.

Cela est dû à la victoire d'Éric Ciotti à Nice et du Rassemblement National à Menton et puis les LR céderont peut-être aussi quelques sièges dans le Gard avec la victoire de la gauche à Nîmes.

Dans les Bouches-du-Rhône, a priori, peu de changements à prévoir puisque Marseille reste à gauche Aix-en-Provence à droite et puis dans le Var qui compte aujourd'hui trois sénateurs LR et un sénateur RDSE et bien Toulon reste à droite mais la deuxième plus grande ville du département la Seine-sur-Mer passe aux mains du Rassemblement National faisant donc espérer un autre sénateur peut-être au mouvement et l'enjeu est de taille pour le Rassemblement National qui a aujourd'hui trois sénateurs et qui espère passer la barre des dix car à partir de dix sénateurs et bien on peut former un groupe politique au Sénat Monsieur Egoné est-ce que vous pensez qu'au vu des résultats des municipales le Rassemblement National peut atteindre cet objectif de dix sénateurs ?

26:04
Présentateur

Vous l'avez dit tout à l'heure dans l'analyse globale le Rassemblement National sans qu'il y ait vraiment de coups d'éclat le Rassemblement National est implanté partout avance continue sa progression dans mon département ce n'est pas le cas par exemple en Essonne mais quand même il n'y a pas forcément de gens qui sont inscrits au parti du Rassemblement National mais qui sont de sensibilité qui sont maintenant dans des exécutifs et forcément ça aura des répercussions tout le monde s'est ici au Sénat et on s'y attend qu'à un moment donné puisque c'est l'image de nos territoires le Rassemblement National soit représenté plus qu'il ne l'est aujourd'hui j'allais dire malheureusement c'est la démocratie qui veut ça donc il faut encore une fois le respecter et s'y plier et écouter et débattre et c'est dans le débat qu'on fera valoir les idées et vous parlez de votre département de l'Essonne on va s'y rendre à Evry bonjour Teddy Vaurie merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef du Républicain de l'Essonne Teddy on va revenir avec vous sur les municipales en Essonne la droite est plutôt confortée bonjour Oriane bonjour Jean-Rémane oui effectivement dans notre département la droite a eu des résultats extrêmement favorables des victoires significatives à Corbeil-Essonne à Rissorangis notamment donc ça augure bien des prochaines échéances qu'elles soient cantonales ou sénatoriales qui sont un peu plus loin dans notre département mais justement comme toujours quand on est en position favorable le danger c'est déguiser les appétits individuels et monsieur le sénateur est-ce qu'il n'y a pas un risque là de voir la machine à perdre se remettre en route sur des prochaines échéances et est-ce qu'il ne faut pas que la droite soit vigilante à ce sujet pour assurer des victoires qui semblent plutôt probables à venir alors d'abord bonjour Teddy Vaurie et c'est ma petite minute aussi de félicitations à tous parce que dans vos émissions de mettre à l'honneur la presse quotidienne régionale c'est quelque chose de particulièrement important croyez-moi donc merci merci à cela oui déjà donc confirmer qu'en Essonne c'est justement une victoire de la droite et du centre en limitant justement l'extrémisme alors qu'on avait eu sur des législatives quand même une poussée de LFI très importante là en Essonne les résultats sont au-delà des espérances bien au-delà des espérances ça a été rappelé par Teddy Vaurie alors maintenant la suite je pense que ça ça se gère plus et c'est pour ça que ça fonctionne en Essonne sur l'aspect humain et sur ce qu'ont fait réellement les élus qu'ils soient locaux départementaux régionaux ou nationaux c'est là-dessus que les gens votent et c'est la raison pour laquelle en Essonne ça a été plutôt un succès c'est qu'on juge sur des résultats voilà pas parce qu'un tel parce qu'il y a beaucoup d'élus qui ont été justement qui sont considérés à droite mais qui comme moi par exemple ne sont pas encartés je siège je suis très heureux de siéger au groupe Les Républicains au Sénat mais je suis non inscrit à un parti politique et j'y tiens et c'est ça le succès en Essonne c'est le succès du travail d'élus qui sont ou confirmés on a passé pas sous silence mais au premier tour la préfecture de l'Essonne Évry-Courcouronne à 57% Stéphane Baudet que certains donnaient perdant a gagné face à une députée LFI et ça il faut le dire Corbeil est tombé quand même c'est juste incroyable et on va avoir un dernier point Teddy avec vous parce qu'il y a un autre point notable en Essonne c'est la faiblesse des extrêmes ouais effectivement une grande faiblesse vous venez de le dire monsieur le sénateur les députés LFI finalement n'ont pas eu d'influence majeure sur ce scrutin pour ce qui est des candidats du rassemblement national ou appuyé par le rassemblement national également beaucoup d'échecs locaux mais malgré tout ils continuent à s'implanter ils sont de plus en plus présents comment faire pour enrayer cette implantation des extrêmes dans notre département est-ce que c'est juste le travail des élus locaux ou est-ce que ça doit jouer peut-être aussi au niveau national et sur le message national qui est renvoyé par les élus à le message national je crois que il faudrait être aveugle ou sourd pour ne pas le comprendre il y a un ras-le-bol de notre population ou elle ne se déplace pas pour aller voter ou alors une partie de cette population se déplace pour voter pour des extrêmes ça c'est une chose je prends mon exemple personnel dans ma commune de Limours je suis conseiller municipal j'ai été réélu depuis 2001 j'ai été 17 ans maire de cette commune on a apaisé les choses on a fait un vrai travail en face de nous nous avions un candidat reconquête qui est arrivé un petit peu comme ça voilà il a fait 20% des voix pourquoi a-t-il fait 20% des voix sur un programme inapplicable qui est un tissu de choses qui sont totalement d'abord qui ne tiennent pas compte de la réalité et pourtant il y a 600 611 personnes qui ont voté pour eux ça se respecte mais ces gens-là croyez-vous qu'on les fait basculer en non cette ville est une ville apaisée dans laquelle il y a énormément de choses qui se font et je crois que les gens y vivent très bien au bout d'un moment vous n'empêcherez pas des gens qui en ont ras-le-bol passez-moi l'expression d'exprimer dans les urnes et de se défouler voilà le meilleur antidote c'est le travail et être en proximité vis-à-vis des populations merci beaucoup merci d'abord Teddy Vaurie rédacteur en chef du Républicain de l'Essonne d'avoir été avec nous et merci Jean-Rémoignogne d'avoir été notre invité

31:26
Invité

dans 20 minutes on se retrouve Clémentine pour la revue de presse oui mais on parlera de Lionel Jospin et des souvenirs qu'il a laissés dans nos territoires et notamment en Corse

31:33
Présentateur

évidemment on va voir ça et on va en parler tout de suite avec le secrétaire général du Parti Socialiste Pierre Jouvet qui nous rejoint bonjour Pierre Jouvet merci beaucoup d'être notre invité ce matin député européen secrétaire général du Parti Socialiste on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche bonjour Christelle bonjour Aureyane bonjour Pierre Jouvet

32:04
Invité

on va revenir

32:06
Présentateur

sur les enseignements évidemment des municipales mais d'abord on a appris hier la disparition de Lionel Jospin ancien Premier Ministre ancien Premier Secrétaire du Parti Socialiste Emmanuel Macron a annoncé un hommage national jeudi c'était une demande du Parti Socialiste on imagine que vous êtes satisfait est-ce que le PS aussi va lui rendre un hommage particulier

32:25
Invité

de quelle manière ?

32:25
Présentateur

oui nous sommes en train d'y travailler en lien avec sa famille nous travaillons depuis hier et nous sommes en contact étroit avec ses proches c'est pour nous une très grande tristesse moi vous savez j'ai commencé mon engagement politique le 22 avril 2002 au lendemain de la défaite qu'il avait vécue au premier tour de cette élection présidentielle dont on se souvient tous j'avais 15 ans et je me suis engagé en politique parce que j'admirais l'homme la droiture et surtout la façon qu'il avait d'incarner la politique changer la vie par les actes concrets des 35 heures en passant par la couverture maladie universelle le PAX les emplois jeunes c'était une histoire une époque et puis surtout un engagement celui d'un homme fidèle fidèle à sa formation politique le parti socialiste et puis aussi une histoire qui est celle du rassemblement de la gauche de cette gauche plurielle qu'il a créée et qui reste pour nous une boussole Lionel Jospin c'est un exemple c'est un modèle et je crois que pour les socialistes que nous sommes pour le socialiste et le dirigeant politique que je suis aujourd'hui c'est un modèle quotidien et donc ça nous a fait je le dis en simplicité sur votre plateau beaucoup de peine et beaucoup d'émotion en apprenant sa disparition dernière fois que je l'avais rencontré et c'est marrant d'ailleurs qu'on soit ici les circonstances le font c'était au Sénat à l'occasion d'une réunion qu'on avait faite à laquelle il était venu et il était toujours extrêmement bienveillant plein de conseils très chaleureux très précis vous savez c'était un homme qui était extrêmement précis dans ce qu'il disait chaque mot était pesé on est là dans des débats politiques parfois très agités très mouvementés c'était voilà cette façon de faire de la politique qui est admirable

34:08
Invité

vous citiez des réformes importantes la CME les emplois jeunes les 35 heures le PAX c'était des réformes structurelles qui ont marqué les électeurs l'opinion publique aujourd'hui on a l'impression que les programmes ne font plus rêver est-ce que la gauche peut encore changer la vie aujourd'hui ?

34:23
Présentateur

oui je crois que la gauche peut et la gauche doit changer la vie vous savez on passe et vous me le disiez avant que nous rentrions là ensemble sur le plateau on fait beaucoup de temps d'antenne et beaucoup de plateaux à parler de débats d'alliances pas alliances de commentaires électoraux etc. qui en vérité nous intéressent beaucoup nous les journalistes les politiques etc.

mais finalement on ne parle pas assez de la vie des gens ce que moi j'ai regretté par exemple dans cette campagne des élections municipales qu'on vient de vivre c'est qu'on n'a pas suffisamment parlé des projets on voit qu'il y a des différences d'approche et d'appréciation et moi ce que je souhaite c'est que les socialistes et on travaille à ça puissent proposer un projet qui soit un projet qui transforme profondément notre pays vous savez Christian Bertrand notre pays est très fracturé on l'a vu à l'occasion de ces élections municipales et c'est une fracture qui est béante quand on est en territoire rural ou on habite en territoire rural ou périurbain et qu'on a l'impression d'être assigné la résidence d'être déclassé de voir des services publics s'éloigner de ne pas avoir un espoir suffisant pour ses enfants quand je discute moi avec mes voisins et que je vois la peur qu'ils peuvent avoir pour l'avenir demain qu'ils ne se projettent plus dans une forme d'avenir collectif que les uns et les autres peuvent se regarder un peu du coin de l'œil avec crainte parfois avec peur on est là pour enchanter un projet qui n'est pas celui qu'on veut mais sauf que vous avez vu

35:48
Invité

les résultats Pierre Jouvet

35:49
Présentateur

dans le bassin minier dans le grand est des territoires qui autrefois votaient à gauche aujourd'hui ils votent pour le rassemblement national est-ce que c'est pas l'échec de la gauche à répondre aux préoccupations concrètes des français mais c'est l'échec de tous aujourd'hui la progression de l'extrême droite et là encore on est ici dans cette maison du sénat on va le voir en septembre la victoire du rassemblement national dans un certain nombre de territoires elle va avoir des incidences concrètes au sénat en septembre prochain pour vous ils ont un groupe c'est acquis oui je pense qu'ils auront un groupe oui à mon avis ils auront entre 10 et 15 sénateurs de ce que je vois en tout cas sur les cartes électorales mais c'est un échec collectif c'est l'échec collectif aussi d'une classe politique et notamment à droite qui a été défaillante ces derniers mois et ces dernières années à vouloir rompre le cordon sanitaire avec l'extrême droite française c'est finalement mais à gauche dans les territoires

36:37
Invité

qui votaient pour vous autrefois

36:38
Présentateur

on voit quand même clairement se dessiner

36:40
Invité

une France déville où la gauche est une France rurale où le RN progresse énormément

36:45
Présentateur

pas que parce que regardez le parti socialiste a gagné par exemple à Mont-de-Marsan le parti socialiste a gagné à Pou on a gagné dans des villes sous préfectures et préfectures dans la Drôme on a gagné des territoires comme Cré Saint-Rambert d'Albon donc on voit aussi qu'il y a aussi des réalités locales mais ce que nous devons porter c'est la capacité dans le projet commun de la gauche à transformer la vie des gens vous savez créer un centre de santé communale par exemple qui faisait partie des nombreuses propositions des socialistes dans cette élection municipale ça change la vie des gens moi j'ai été élu local pendant plus de 10 ans quand j'étais maire les gens la première inquiétude c'est de ne pas avoir un rendez-vous chez un médecin généraliste et ça demeure ça c'est des débats qui sont totalement obscurcis d'un point de vue politique à l'échelle nationale on en parle un peu plus la question du pouvoir d'achat elle est centrale on a l'impression dans un débat un peu hystérisé au niveau national que ces sujets-là n'existent pas mais en fait mais là on a surtout

37:44
Invité

l'impression que les électeurs de gauche aujourd'hui

37:45
Présentateur

ils ne vous font plus confiance là-dessus quand vous voyez une ville comme Yévin qui bascule au Rassemblement National L'Anse c'est un bastion socialiste vous l'avez gardé vous l'avez gardé mais l'écart est infime entre l'EPS et le Rassemblement National moi je ne vais pas faire croire vous savez moi je ne suis pas un illusionniste je ne vais pas faire croire au lendemain d'une élection quand il y a eu des élections et des moments difficiles vous parlez de Yévin c'est pour nous une défaite incontestable voilà c'est une défaite Yévin c'est une ville extrêmement populaire le maire de Yévin Laurent Duporge qui ne se représentait pas a mené pendant des années une politique absolument remarquable moi j'ai eu l'occasion d'aller à Yévin plusieurs fois Yévin c'est une ville qui souffre c'est une ville qui a été abandonnée par l'Etat c'est une ville qui a vu les services publics reculer c'est une ville où le niveau de pauvreté est très élevé où le taux de chômage est important et où en réalité malheureusement tout ça a une consécration électorale à un moment donné parce que l'extrême droite arrive aujourd'hui à faire croire mais je le dis c'est une illusion à ces femmes et à ces hommes qui sont en difficulté au quotidien qu'ils vont leur apporter des réponses concrètes on sait que ce n'est pas ça quand vous écoutez la réalité du discours politique par exemple qui est porté par Jordan Bardella Jordan Bardella c'est le nouveau porte-parole du MEDEF et on voit bien que Jordan Bardella quand il va au MEDEF par exemple pour prendre juste cet exemple-là aux universités du MEDEF il est applaudi à tout rompre la réalité c'est que ces femmes et ces hommes par exemple qui vivent à Liévin qui ont pu voter pour l'extrême droite dimanche à Liévin et qui se disent que le Rassemblement National c'est le parti de la justice sociale et de la justice fiscale qui va leur redonner du pouvoir d'achat je leur dis que c'est un leurre parce que le parti de Jordan Bardella c'est par exemple le parti qui ne veut pas prendre plus à ceux qui gagnent le plus pour redistribuer que le parti de Jordan Bardella ce n'est pas le parti qui veut mettre de l'argent dans l'hôpital public dans l'école publique de leurs enfants ce n'est pas le parti qui ces dernières années a aidé à la reconstruction des territoires en difficulté donc c'est à nous effectivement de faire ce travail mais une fois encore je le dis je pense que nous passons nous et je me mets dans le lot responsables politiques de gauche beaucoup trop de temps à parler sur les plateaux télé de questions de tambouilles électorales plutôt que de projets politiques de fond et il est temps de remettre du fond dans le débat public

40:02
Invité

ce que vous appelez tambouilles électorales ce sont par exemple les accords passés entre les listes socialistes et les listes de la France insoumise qui ont été un échec à Toulouse à Limoges enfin je ne vais pas vous faire la liste c'est ça que vous appelez tambouilles électorales

40:14
Présentateur

en partie c'est à dire qu'en fait imaginons ce dont on parle 35 000 communes en France on a parlé pendant une semaine sur tous les plateaux télé une semaine de 7 accords électoraux

40:25
Invité

mais vous n'y voyez pas un message envoyé par les électeurs

40:27
Présentateur

quand même à travers ces échecs il n'y a pas une lecture nationale en fait vous savez quel est le message envoyé par les électeurs dimanche parce que là aussi je pense qu'il faut mettre des choses à plat le message envoyé par les électeurs dimanche c'est que à l'heure où nous nous parlons ce matin 1000 villes sont dirigées par des socialistes il y a 1000 maires socialistes en France encartés au parti socialiste sur les 10 plus grandes villes de ce pays 6 d'entre elles sont dirigées par des maires socialistes près de 10 millions de français 10 millions de français ont un maire qui est membre du parti socialiste le parti socialiste il a le plus petit village de France c'était déjà le cas comme la plus grande ville du pays là où vous n'avez pas fait d'accord avec Calafi donc c'est c'est ça la réalité ce qui a attiré le regard

41:12
Invité

médiatique c'est de dire là où vous faites des accords avec Calafi vous avez perdu les électeurs

41:18
Présentateur

en fait on a un débat médiatique et politique je m'excuse de le dire qui veut se focaliser de manière exclusive exclusive sur les histoires d'alliances la question de tel cas de figure etc je vais vous dire ceux qui ont perdu les élections au deuxième tour sont en réalité malheureusement et je le regrette je le déplore ceux qui devaient les perdre à l'issue du premier tour vous savez il y a une mécanique qui est infernale en politique et qui est vieille comme la science politique donc ce que vous dites c'est que quand vous n'êtes pas en tête quand vous n'êtes pas en tête au premier tour de l'élection c'est extrêmement compliqué quel que soit ce que vous faites entre les deux tours de gagner au deuxième c'est ça la réalité donc ça veut dire qu'en fait les alliances elles n'ont servi à rien je pense que les alliances ça ne sert à rien de passer ces alliances en tout cas que les alliances aient été faites ou qu'elles n'aient pas été faites elles n'ont pas de mon point de vue amplifié un résultat ce que je conseille y compris à Nantes Joana Roland elle aurait pu gagner sans alliance avec la France Non mais je ne dis pas que Joana Roland vous voyez c'est l'exemple typique Joana Roland elle était en tête au soir du premier tour donc elle a conforté sa dynamique de victoire et ensuite elle a fait un choix politique local que moi je respecte Vous savez qui sommes-nous ?

J'entends beaucoup de responsables politiques en gauche depuis des jours Vous nous dites matin que le parti socialiste que les élus socialistes ont trahi leur parole pour rien Non bien sûr que non parce que vous savez les élus locaux socialistes qui ont pu faire des accords ils l'ont fait dans un cadre très précis avec des gens qu'ils connaissaient localement avec qui parfois la gauche travaille depuis des années avec qui on peut militer dans des associations Vous savez la vie politique c'est pas quelque chose de statique simplement dans des débats télé de posture entre des dirigeants politiques qui sont à couteau tiré dans des débats et avec des responsables politiques qui sont parfois irréconciliables Ma conviction la plus profonde

42:59
Invité

Joana Roland à Nantes elle ne travaillait pas

43:01
Présentateur

depuis des années avec la France Insoumise et ça ne se passait pas royalement bien entre le PS et la France Insoumise à Nantes Attendez elle pouvait très bien travailler et elle l'a fait dans un accord technique avec des gens qui sont sur cette liste à Nantes je ne sais pas ce qu'elle a fait précisément à Nantes elle a jugé que c'était le meilleur choix de stratégie Oui mais est-ce que vous comprenez que ça donne un peu l'impression Joana Roland elle est numéro 2 du parti socialiste est-ce que ça ne donne pas un peu l'impression que votre parole au PS vos convictions vos valeurs elle s'arrête un peu à la peur de perdre son siège Notre parole c'était de dire il n'y a pas d'accord au premier tour national il n'y aura pas d'accord national au deuxième tour il n'y a pas eu d'accord national nous avons construit nous avons construit nous avons construit nous avons construit une stratégie pour ces élections municipales qui s'est avérée payante la stratégie c'était de rassembler de manière inédite sous ces dernières années la gauche sociale écologiste communiste on a rassemblé ce qu'on a appelé l'arc de Ruffin à Glucksmann appelez-le comme vous voulez mais c'était à peu près ça cet arc de rassemblement qu'a-t-il permis ?

Il a permis d'être non seulement en tête de la gauche partout ou quasiment partout et de créer des dynamiques de victoire pour le deuxième tour c'est ce rassemblement là qui est victorieux et qui doit permettre d'amener un chemin pour la suite et pour l'avenir vous savez moi j'ai eu l'occasion la dernière fois que je suis venu sur votre plateau on a longuement parlé de la question de la France insoumise de ses dirigeants politiques je vous ai dit ce que j'en pensais je pourrais vous le redire ce matin je pense que Jean-Luc Mélenchon par ses outrances par ses saillies les quelques-uns qui sont autour de lui sont en train aujourd'hui d'affesser le mouvement politique qu'ils ont créé quand vous voyez par exemple à Toulouse ce qui s'est passé entre les deux tours de l'élection et vous voyez une chose très simple c'est que François Picmal a perdu l'élection imperdable à Toulouse il avait un total gauche qui était supérieur à 53% est-ce que vous parleriez aujourd'hui d'un front anti-LFI qui se serait levé mais c'est ça le drame de ce pays

44:58
Invité

donc vous faites quand même une lecture nationale de ces scrutins en disant il y a un mouvement anti-LFI qui n'existait pas en 22 qui n'existait pas en 24

45:06
Présentateur

qui existait déjà en 24 mais qui existait déjà en 2024 mais qui est plus fort aujourd'hui mais c'est bien ça le drame on parlait tout à l'heure du rassemblement national très franchement il y a quand même une inversion du système de valeur quand même dans ce débat politique à un moment donné vous avez la gauche qui historiquement on parlait de Lionel Jospin porte l'espoir l'alternative politique dans ce pays c'est la gauche c'est l'émancipation c'est la liberté c'est les grandes transformations et on a aujourd'hui par les choix politiques qui ont été faits par Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise par l'hystérisation d'une certaine forme de la droite qui veut en fait mêler ses voies à celle de l'extrême droite une inversion du schéma de valeur où maintenant on vient faire un barrage contre la gauche qu'ils appellent l'extrême gauche qu'on peut appeler la gauche radicale et donc qui en fait après par corrosion fait sur tout le reste de la gauche mais tout ça est en fait absolument catastrophique aujourd'hui et c'est là où on voit bien que l'impasse dans laquelle est Jean-Luc Mélenchon et dans laquelle les dirigeants de la France Insoumise sont en train de se faire mais est-ce que le PSC est pas dans une impasse est-ce que ces municipales elles n'ont pas montré que vous ne pouvez pas faire sans Jean-Luc Mélenchon et sans la France Insoumise mais on a fait sans la France Insoumise dans 95% des endroits de ce pays excusez-moi je redis les chiffres parce qu'on peut avoir là aussi une vision exclusivement sur Jean-Luc Mélenchon combien la France Insoumise a gagné de villes dans cette élection municipale 7, 8 peut-être je ne sais plus sur les 7 villes qu'ils ont gagnées ils en ont gagné 6 exclusivement sur la gauche il n'y a aucune progression il n'y a aucune victoire sur la droite et sur l'extrême droite aujourd'hui qui est la force première aux élections municipales de la gauche ça reste et ça restera demain le parti socialiste qui est celui qui est arrivé à faire le rassemblement qui permet de créer l'alternative qui permet d'élargir le cercle de la gauche c'est le parti socialiste donc ne nous trompons pas sur quelques éléments

46:55
Invité

comprendre les accords entre les deux tours comprendre les accords entre les listes PS et les listes LFI quand il dit même si j'étais Toulousain je voterais François Picmal est-ce qu'il ne sous-estime pas à ce moment-là le front LFI qui est en train de se constituer dans l'électorat mais vous savez est-ce qu'aujourd'hui il ne faut pas avoir une parole très claire par rapport à LFI

47:13
Présentateur

mais très claire de quoi ? il va dire plus jamais d'accords même nationaux même locaux

47:18
Invité

je veux dire pardon

47:19
Présentateur

des accords nationaux il n'y en a pas il n'y en a pas eu il n'y en aura pas que les choses soient claires il n'y en aura pas aux élections présidentielles non mais là je vais quelle crédibilité elle a la parole

47:28
Invité

d'Olivier Faure à la présidentielle quand il dit il n'y aura pas d'accord avec Jean-Luc Mélenchon avec la France Insoumise est-ce que sa parole a pas perdu sa crédibilité ? mais il n'en a pas fait pardon

47:38
Présentateur

excusez-moi mais ce qu'on construit pour la présidentielle c'est bien différent nous construisons pour l'élection présidentielle un rassemblement qui veut faire justement de toute la gauche du premier tour qu'on nous a fait c'est-à-dire les socialistes les écologistes les communistes les amis de Raphaël Glucksmann et Raphaël Glucksmann lui-même les anciens insoumis François Ruffin Clémentine Autain Alexis Corbière que ces femmes et ces hommes-là on les fasse travailler ensemble autour d'un projet commun pour avoir une candidature commune pour permettre d'être en capacité d'être devant aux élections présidentielles et d'être ensuite en capacité de gagner justement parce qu'on voit bien au travers de cette élection municipale qu'il n'y a pas un front anti-socialiste quand on est au deuxième tour et qu'on est en capacité de battre la droite et l'extrême droite certains partis socialistes ne veulent pas

48:25
Invité

cette primaire notamment François Hollande il demande même à ce qu'il y ait un nouveau congrès il le suggère qu'est-ce que vous lui répondez

48:31
Présentateur

à ça ?

écoutez franchement franchement un ancien président de la république qui au lendemain d'une élection municipale n'est pas en capacité de reconnaître objectivement le bilan de situation qui a été fait et qui dès 20h02 passée faisait des interviews et court les plateaux télé pour demander je n'avais pas lu ce que vous disiez si c'est le cas un nouveau congrès mais franchement les gens s'en moquent et moi aussi je vais vous dire les choses il demande le départ de l'effort non parce qu'hier il a été invité au journal de 20h je vois qu'il n'a pas dit exactement ça donc s'il veut une ligne politique différente moi je n'ai pas de problème à débattre qu'il vienne le dire qu'il vienne assumer ces lignes franchement on va donner le spectacle aux français dont on parlait tout à l'heure qui attendent de nous qu'on leur apporte des solutions dans un moment d'exigence politique maximum où Jordan Bardella est à 36% des voix dans les sondages à une élection présidentielle où le premier concurrent derrière a 20 points de retard les socialistes vont s'enfermer dans une pièce et s'écharper sur un congrès non moi j'appelle tous les socialistes aujourd'hui un à se rassembler deuxièmement à construire ensemble une dynamique de projets qui permettent concrètement de répondre aux attentes des français mais autour de qui qu'est-ce qu'on fait sur la question de l'école qu'est-ce qu'on fait sur la question de l'hôpital qu'est-ce qu'on fait sur l'organisation territoriale qui aujourd'hui est destructurée mais autour de qui c'est autour de qui est-ce qu'aujourd'hui votre candidat naturel c'est pas plus François Hollande qu'Olivier Faure vous savez quoi le candidat celui qui deviendra le candidat naturel sera celui qui arrivera à rassembler autour de lui celles et ceux qui créeront suffisamment de dynamique pour être au deuxième tour de l'élection moi je ne fais pas de la politique pour témoigner je ne suis pas là pour dire quel va être celui qui va faire 7, 8, 9, 10% moi ce que je sais c'est que quand nous avons rassemblé la gauche et les écologistes la gauche non-mélenchoniste pour l'appeler comme ça comme ça tout est très clair sur ce plateau nous sommes non seulement en tête de la gauche mais bien souvent nous sommes premiers ou au pire nous sommes deuxième et ce que je sais c'est que face à l'extrême droite nous sommes les seuls à pouvoir battre l'extrême droite celui ou celle qui arrivera dans cette configuration de rassemblement en portant un projet d'espérance pour le pays à créer cette configuration là sera mon ou ma candidate le reste n'a pas d'intérêt vous savez Lionel Jospin dans une de ses dernières interviews sur BFM télé avait dit il faudrait que chacun range un peu son égo et bien moi j'aimerais que chacun range un peu son égo parce qu'en fait c'est tourné de plateau de télévision pour aller dire que lui elle moi je suis le meilleur la meilleure sans rien proposer à côté tout ça n'a pas de sens et vous savez quoi quand les français voient ça à la télé ils voient monsieur ou madame X qui dit je suis je suis ils prennent leur télécommande et ils appuient sur off et ils éteignent la télévision donc nous on doit proposer une forme beaucoup plus puissante

51:27
Invité

aujourd'hui certains élus demandent à Olivier Faure une clarification notamment Boris Vallot jusqu'à présent ce qu'il a dit c'était des accords locaux il a un peu rejeté la faute sur les candidats les têtes de liste au niveau local est-ce qu'il va y avoir une clarification à la suite de ce scrutin de dimanche par exemple ce soir lors de la réunion que vous allez avoir au parti socialiste est-ce qu'Olivier Faure doit porter une parole forte ce soir

51:51
Présentateur

il y aura des explications qui seront données c'est un débat politique mais qu'est-ce qu'une clarification mais vous attendez une réunion houleuse vous attendez

51:59
Invité

une réunion houleuse

51:59
Présentateur

je sais pas mais non mais une réunion vous savez écoutez franchement là aussi on peut faire semblant moi j'ai pas de problème à faire semblant c'est ce que je dis d'ailleurs à tout le monde au téléphone je le dis de manière très simple on se connait tous depuis 20 ans on fait de la politique ensemble c'est une réunion houleuse vous croyez qu'on va rentrer dans une salle et qu'on va se jeter dessus les uns sur les autres non on va avoir de la confrontation de points de vue de débats politiques qui peut permettre d'avancer sur un certain nombre de choses moi ce que je crois je vais vous dire Christelle Bertrand c'est qu'au-delà des postures de plateau de télévision les socialistes quand vous les prenez de manière individuelle ne sont pas éloignés les uns des autres et je pense que chacun partage une stratégie cohérente qui est de dire que nous devons construire un pôle de rassemblement de la gauche et des écologistes pour aller à l'élection présidentielle pour nous permettre de la gagner voilà ce que nous devons Un mot sur Strasbourg Pierre Jouvet la victoire de Catherine Trottmann à Strasbourg c'est une victoire du PS ou pas ?

Oui Catherine Trottmann est socialiste Ah donc là elle est redevenue socialiste Elle a fait une connerie Catherine Trottmann pardon mais là aussi franchement je suis désolé on est mardi ça fait des jours que je fais des plateaux télé à essayer de raconter les choses Catherine Trottmann quel intérêt avait-elle d'aller s'allier avec un membre du parti Horizon aucun voilà aucun Catherine Trottmann elle était en tête du premier tour Cet accord ceux qui l'ont conclu en dehors du PS est-ce qu'elle est en dehors du PS ou est-ce qu'elle est redevenue du PS ?

Catherine Trottmann avait été suspendue de son logo pendant les quelques jours de campagne Catherine Trottmann n'a jamais été exclue du parti socialiste Catherine Trottmann c'est une grande figure du parti socialiste c'est une grande figure de la gauche ce sera une excellente maire de Strasbourg et j'ai pas de doute sur la politique qu'elle mènera en tout cas je le souhaite mais pardon on doit pas inverser les valeurs nous on est de gauche on sait où on se situe et quand on est de gauche on fait pas des alliances avec le parti d'Edouard Philippe qui porte la retraite à 67 ans à voter le budget de la sécurité sociale dans une démarche il y a eu aussi des discussions avec le PS vous savez la politique vous me l'avez dit pendant un certain nombre de temps dans l'émission la politique c'est la clarté et bien la clarté c'est que moi je veux qu'on dise aux électeurs qu'on est clairement de gauche qu'on porte un projet qui va radicalement changer le pays que nous ne sommes pas fusionnables dans la Macronie en train de finir dans la Macronie finissante que nous avons un projet politique clair qui est celui d'une gauche qui veut réformer rassembler les écologistes les démocrates de ce pays et qu'on n'est pas là dans des combines avec des macronistes ou des ex-macronistes tout ça n'est pas compréhensible pour les gens sinon et je regrette Dernier mot Pierre Jouvet est-ce que vous avez déjà fait des projections sénatoriales pour le parti socialiste ?

On est en train d'y travailler je pense que nous serons dans une certaine forme de stabilité a priori de ce que je vois mais on aura l'occasion d'en reparler On aura l'occasion d'en reparler sénatorial c'est en septembre Merci beaucoup Pierre Jouvet la une de la dépêche Christelle, Lionel Jospin singulier et pluriel c'est à la une de votre journal et Lionel Jospin il fait la une de plusieurs de nos quotidiens régionaux ce matin on va les regarder dans quelques instants mais avant ça on écoute l'hommage de François Hollande à l'ancien Premier ministre c'était hier soir sur France 2 C'est une idée de la gauche qui n'ont pas disparu mais qui ne trouvent plus cette incarnation qui a été la sienne pendant des décennies Lionel Jospin c'était une orientation le réalisme de gauche conjugué les réalités économiques avec les avancées sociales c'était une méthode la gauche pluriale la gauche pluriale c'était pas l'addition des sensibilités ou la fragmentation c'était une ligne

55:22
Invité

c'était une ligne rose-rouge-vert comme dit Jean-Luc Mélenchon

55:24
Présentateur

c'était une ligne la clarté et autour de laquelle il pouvait y avoir le rassemblement et quand il n'y avait plus cette harmonie on sait ce qui s'est apparu le 21 avril 2002 ensuite Lionel Jospin c'est une rigueur morale et la gauche a besoin d'une éthique toujours plus peut-être que d'autres formations politiques

55:48
Invité

et Clémentine ce matin Lionel Jospin il fait la une de nombre de nos quotidiens régionaux Oui Lionel Jospin s'invite à la une dans nos régions regardez à la une de la Voix du Nord alors ça va apparaître dans pas longtemps à la une de l'Union et à la une de la Dépêche et puis on découvre aussi enfin on suit le souvenir des villes et des communes où Lionel Jospin est passé mais aussi de ses rencontres comme celle avec René Soume dans les Pyrénées-Orientales c'était dans les années 80 alors aujourd'hui René Soume elle a 86 ans mais à l'époque elle était la première femme élue députée dans les Pyrénées-Orientales elle a rencontré Lionel Jospin sur les bancs de l'Assemblée nationale avant qu'il soit nommé ministre de l'Éducation nationale en 88 et elle explique qu'il a toujours été présent aux côtés des rares femmes à l'Assemblée elle dit rendez-vous compte nous n'étions que six femmes à l'Assemblée elle salue donc son combat pour la parité en politique Lionel Jospin a effectivement défendu la loi du 6 juin 2000 qui pose une alternance stricte hommes-femmes sur les listes électorales pour les scrutins de listes

56:57
Présentateur

et direction l'Aisne désormais où l'ancien Premier ministre était en déplacement à Crown c'était en 98 et Lionel Jospin s'attaque alors à un sujet brûlant 80 ans après la fin de la guerre

57:06
Invité

Oui et c'est sur le sort des mutants c'est-à-dire les soldats qui ont refusé de combattre que Lionel Jospin s'attarde il demande à ce que les soldats fusillés pour l'exemple réintègrent pleinement la mémoire collective nationale alors évidemment cette déclaration a soulevé de vives critiques au sommet de l'État mais grâce à elle des familles qui avaient perdu la trace de leurs proches fusillés ont pu retracer le décès de leurs proches et c'est une œuvre que poursuivra ensuite François Hollande en décidant de mettre en ligne tous les dossiers des fusillés Et puis on termine en Corse où Lionel Jospin a marqué l'histoire institutionnelle de Lille Oui entre 98 et 2002 Lionel Jospin se saisit du dossier Corse marqué par l'assassinat du préfet Erignac en 98 et puis la série d'attentats à Ajaccio contre des bâtiments publics pendant trois mois les élus des élus de la Corse vont se retrouver tous les lundis à Paris face à des membres du gouvernement pour élaborer un texte avec à la clé des transferts de compétences et puis le 28 juillet 2000 l'Assemblée nationale votera ce texte à une large majorité alors malheureusement enfin malheureusement non mais en tout cas le Conseil constitutionnel ensuite réduit fortement l'ampleur des dérogations à la loi dont aurait pu bénéficier Lille et c'est à provoquer la colère des indépendantistes

58:30
Présentateur

Merci Clémentine d'avoir parcouru pour nous ce que disent les journaux régionaux de Lionel Jospin et c'est vrai que du coup on apprend des choses assez originales qu'on n'a pas forcément entendues depuis hier Merci Clémentine Autre journal qui parle ce matin de Lionel Jospin c'est La Marseillaise On va à Marseille retrouver Léo Purguet Bonjour Léo Merci beaucoup d'être avec nous Président éditorial du journal La Marseillaise et à lire dans vos pages des réactions à la mort de Lionel Jospin Oui bien sûr des réactions nationales mais aussi des réactions locales de personnalités qui ont bien connu l'ex-premier ministre de la gauche plurielle On pense à la sénatrice Marie-Arlette Carlotti qui souligne la rectitude morale de Lionel Jospin et puis également le maire tout juste réélu de Marseille qui au soir du second tour a d'ailleurs salué la figure de Lionel Jospin et rappelé qu'il avait une forme d'approche commune avec lui sur le rassemblement des gauches puisque dans le printemps marseillais on retrouve aussi bien sûr au-delà des socialistes les communistes les écologistes et les forces citoyennes Léo vous restez avec nous on va revenir dans quelques instants sur les municipales avec vous mais on va d'abord parler de Lionel Jospin Françoise de Voix nous a rejoint Bonjour Françoise Merci beaucoup d'être avec nous

59:58
Invité

Frédéric David directeur général opinion de l'IFOP nous a également rejoint avant de parler des municipales

1:00:04
Présentateur

on va continuer cet hommage à l'ancien premier ministre Lionel Jospin dont on a appris le décès hier à l'âge de 88 ans quel souvenir vous vous gardez de Lionel Jospin Françoise ?

Le souvenir le souvenir du 21 avril vous savez moi j'étais reporter dans une grande radio qui s'appelait France Inter c'était au service politique et j'ai le souvenir de ce 21 avril et j'ai le souvenir d'une image qui ne me quittera jamais c'est à dire que en fait l'équipe de Lionel Jospin on l'a su après savait déjà qu'il n'était pas qualifié mais personne en fait n'ose le prévenir personne n'ose lui dire et là je salue quand même les sondeurs parce que je salue Gérard Le Gall parce que Gérard Le Gall est le seul qui depuis 15 jours 3 semaines alerte il le dit le mardi d'avant sur le fait que les courbes peuvent se croiser il est tourné en ridicule et en fait il n'est pas du tout entendu par l'équipe de campagne véritablement et donc j'ai ce souvenir du 21 avril c'est Jean-Marc Ayrault je crois qui lui dit

1:00:58
Invité

un discours de perdant

1:01:00
Présentateur

oui mais c'est pas simplement Jean-Marc Ayrault c'est vraiment l'ensemble de la campagne il n'y a personne pour acheter l'autre et on ne peut pas leur jeter la pierre parce que personne n'y croit et j'ai ce souvenir du 21 avril où nous sommes arrivés les journalistes je vois cette équipe est au courant on voit arriver Lionel Jospin à 18h30 il est souriant je vois ce grand escalier de marbre dans ce loft magnifique qui était l'atelier il monte en souriant il est très détendu et en réalité en haut de l'escalier en fait sa vie s'effondre mais nous on le sait pas et c'est cuisant pour moi c'est comme si j'y étais encore aujourd'hui il arrive il est éliminé non seulement il est éliminé coup de tonnerre parce que les journalistes ne sont pas comment dirais-je que des journalistes ils sont aussi des citoyens maintenant on a l'habitude d'avoir l'extrême droite au second tour mais là vraiment et derrière je quitte la vie politique c'est un traumatisme total et quand j'ai refait cette histoire parce qu'on l'a refaite tellement de fois je me dis je vois le décalage entre cet homme souriant qui monte il sait même pas que sa vie politique s'est arrêtée ce soir-là il dit je me retire de la vie politique et il ne reviendra jamais sur sa décision il essaiera un tout petit peu en 2005 mais c'est un cas un peu traumatique pour les sondeurs il y a bien sûr le 21 avril 2002 maintenant aujourd'hui on aurait peut-être les instituts les politiques qui auraient plus vu cette question de marge d'erreur qui avait vu Gérard Le Gall de rapprochement des courbes il ne faut pas oublier que là il faut le dire très ouvertement la plus grande faillite des instituts de sondage sur la 5ème république ce n'est pas 2002 c'est 95 il n'y a pas une enquête d'opinion qui donne Jospin et Jospin au second tour en tête il est donné au second tour mais il n'est jamais premier alors ça nous incite aussi ça nous oblige à être prudents pour 2027 parce que lui et Jospin commencent à être testé que fin janvier 95 puisque jusqu'en 94 c'est Michel Rocard c'est Jacques Delors il est lui retraité presque puisqu'il perd sa circonscription de Sainte-Gabelle en 93 il se retire un peu du jeu politique et il revient fin 94 début 95 dans une primaire face à Henri Emmanuel et c'est vrai qu'en fin de campagne Jacques Chirac baisse Édouard Ballot dans le monde et c'est Lionel Jospin qui en profite dire aussi que pendant les 5 ans où il est Premier ministre il a une popularité extrêmement forte parce que ça ne s'est quasiment plus jamais vu les Français même ceux qui étaient opposants au gouvernement Jospin voyaient une cohérence voyaient un cap voyaient des grandes orientations emploi jeune CMU 35 qu'on ne les partage pas ou pas et c'est vrai que quand Jacques Chirac lance cette dissolution hasardeuse pour reprendre le mot de Lionel Jospin Lionel Jospin quand même pris de court mais tout est prêt les équipes le programme les orientations peut-être que la gauche en 2024 au moment de la dissolution de Macron n'était pas aussi prête notamment sur les incarnations et sur le programme quand bien même il y avait le programme des nouveaux fronts populaires effectivement c'est quelqu'un qui aura beaucoup marqué les Français je note aussi qu'il y a un mot qui revenait toujours à son encombre dans les enquêtes qualitatives c'est honnêteté honnêteté et probité oui alors moi je voudrais quand même que ok c'est un hommage absolu etc il y a eu aussi véritablement la fin et c'est un pied de nez et c'est un drôle de pied de nez de l'histoire de voir Lionel Jospin disparaître parce qu'en fait il est mort dimanche je crois disparaître pour le second tour de ses municipales lui-même qui avait subi la défaite en 2001 qui avait été transformé par la narration de toutes les équipes en victoire c'est-à-dire ce village Potamkine c'est-à-dire ce désastre électoral enfin cette très grande gifle électorale marquée par les victoires de Paris Lion et Dijon et c'est incroyable de voir que Lionel Jospin qui en 2001 subit cette défaite on commence à voir véritablement les raisons de 2002 qui apparaissent dans cette défaite et bien qu'il meurt le jour de municipales aussi importantes qui sont en fait des municipales tout à fait à mon point de vue terribles qui pourraient illustrer en réalité un adage que je transforme c'est qui gagne paire c'est exactement ce qui s'est passé pour Lionel Jospin en 2001 qui gagne Paris Lyon et Dijon en fait paire et c'est exactement ce qui se passe pour le parti socialiste qui gagne Marseille Paris Amiens en réalité paire sur les accords avec LF et justement on va parler de ces municipales à Marseille on vous retrouve Léo président directeur éditorial du journal La Marseillaise Léo dans La Marseillaise ce matin vous vous projetez sur les suites de ces municipales avec notamment la bataille pour la présidence de la métropole absolument il y a une donnée qui a changé dans notre territoire c'est la réforme Paris-Marseille-Lyon qui désormais fait que les conseillers métropolitains sont directement issus du conseil municipal de Marseille et non plus des secteurs ça paraît un petit peu compliqué comme ça mais c'est très simple ça signifie que la majorité municipale marseillaise va peser beaucoup plus significativement dans cette assemblée vous le savez il y a eu pendant tout le long du mandat une rivalité des tensions entre la mairie de Marseille dirigée par Benoît Payan et la métropole dirigée par Martine Vassal avec une raison simple et bien ils étaient tous les deux candidats en 2020 et Martine Vassal avait été défaite par Michèle Rubirola elle s'est appuyée sur les maires de droite de la métropole pour en devenir la présidente et à partir de là il y a eu effectivement une tension très forte entre les deux institutions Martine Vassal qui n'a pas réussi son pari de remonter son score au second tour tant s'en faut puisqu'elle l'a presque divisée par deux et bien a annoncé au soir du second tour qu'elle ne serait pas présidente de la métropole qu'elle ne se présenterait pas au suffrage des conseillers métropolitains et donc à partir de là et bien le jeu s'ouvre avec plusieurs noms qui sont avancés le maire de Salon Nicolas Isnard la maire d'Aix Sophie Joassin ou encore le maire de Mimé et Georges Christiani sont des noms qui sont avancés pour l'instant personne ne s'est déclaré très officiellement et Benoît Payan martèle une chose c'est que désormais du fait de cette réforme personne à la métropole ex-Marseille-Provence ne pourra faire sans Marseille sans le printemps marseillais la majorité municipale marseillaise et donc nous nous approchons sans doute d'une logique beaucoup plus intercommunale que celle que nous avons ont connu par le passé avec chaque maire qui d'une certaine manière décidera chez lui c'est très important parce que ça n'est pas qu'une affaire institutionnelle ce sont des domaines de la vie quotidienne qui sont très importants comme les transports la gestion des déchets l'environnement l'urbanisme le logement et donc pour toutes ces raisons-là les Marseillais vont avoir un oeil attentif le 2 avril lors de la réunion de la métropole qui choisira son président et bataille à suivre et on en reparlera avec vous merci Léo Purguet pour cette intervention la une de la Marseillaise et la forte majorité de Benoît Payan ce qui nous fait dire un mot sur Marseille sur la métropole on commence par Marseille Frédéric ?

Oui, Marseille cohérence très forte de Benoît Payan tout au long de la campagne comme à Mickaël Delafosse à Montpellier à Emmanuel Grégoire ou à Arnaud Deslandes pas d'accord avec à l'EFI il a quand même bénéficié du retrait qui a été qualifié de républicain de Sébastien Delogu on s'est on s'est comment dire étonné de la percée du RN elle est quand même extrêmement ancienne dès les années 80 le RN fait 30 à 33% à différentes élections avec ses leaders de l'époque Pascal Régué et Renat de Perdomo Jean-Marie Le Pen veut s'implanter également à Marseille le fait majeur je trouve sur cette élection alors est-ce que c'est un enseignement en filigrane pour 2027 c'est la capacité de Franck Alizio à remplacer la droite quand on regardait la structure électorale du vote Alizio c'était exactement la même que celle de Martine Vassal c'est pour ça qu'en tout début de campagne ils étaient quasiment au coude à coude et ça se termine avec 34 d'un côté et 12 de l'autre Je suis assez frappé moi de je tirais l'enseignement de Marseille mais je le prendrais également de Toulon bien sûr que le rassemblement national conforte ses berceaux Marseille, Toulon, Nice comment dirais-je c'est le berceau véritablement du FN du Front National et donc je ne suis absolument pas étonné comme Frédéric du score de Franck Alizio mais par contre je suis assez heureuse et je regarde ça avec beaucoup d'ironie j'entends tellement depuis des années des mois et des mois le Front Républicain est mort c'est fini pas du tout regardez ce qui s'est passé à Toulon alors la valette qui finit à 42% au soir du premier tour est balayée par le Front Républicain parce qu'il y a une attitude républicaine même du sénateur à l'air Michel Bonus qui a 15 points et qui n'attend pas deux heures en trois heures il se retire pour empêcher que l'or la valette passe donc ça c'est le premier point deuxième point je vais assez vite pardon Oriane c'est intéressant ce que disait notre camarade de la Marseillaise il met un point sur les métropoles aujourd'hui les métropoles ont plus de pouvoir quasiment que les villes et vous allez voir ce qui va se passer à Lyon la difficulté que Grégory Doucet déjà qui a gagné dans la douleur avec le recours qui est posé je ne sais pas où il ira en tout cas il a gagné dans la douleur et par contre ce qu'il a perdu c'est un bien très précieux c'est la métropole et quand on sait que la métropole par exemple a le pouvoir d'urbanisation par exemple à Lyon c'est-à-dire que toute la politique écologique portée par Grégory Doucet sera barrée par la métropole ces deux-là en plus de ça se détestent cordialement et donc quand vous n'avez pas d'accord si vous voulez entre la ville et la métropole ce que voulait faire François Picmal et François Briançon à Toulouse c'est-à-dire François Picmal à moi la mairie François Briançon à toi la métropole et bien c'est un sujet c'est vraiment un sujet mais un sujet qui va encore à mon avis si on est dans cette dichotomie cette dissociation va encore accélérer l'idée dans l'opinion de l'impuissance des maires les maires sont les élus préférés des français mais ils sont considérés comme impuissants de plus en plus oui c'est complètement ce qu'on avait essayé de montrer avec Brice Socol dans notre livre avec cette crise du politique décharper les tempêtes merci de le dire gentil non mais c'est vrai qu'on a vu avec cette équipe du politique dans les déterminants du vote des déterminants nationaux insécurité avec trafic de drogue ce qui a coûté très cher par exemple aux maires socialistes de Clermont-Ferrand plutôt très bien élues en 2014 et en 2020 santé, accès aux soins pouvoir d'achat et d'aide des sujets nationaux régaliens qui redescendent à l'échelle locale et c'est vrai que peut-être que ce dégagisme plus fort que prévu même si la big picture la grande tendance c'est qu'une majorité très nette de maires de villes de plus de 3500 ou 10 000 habitants ont été réélus il y a ce sentiment que même le maire ne peut plus vraiment changer la vie et on voit que cette défiance à l'égard du national a contaminé la sphère locale Un mot puisque vous parliez du rassemblement national qui grignote des territoires on regarde la lune de Nice ce matin c'est Éric Ciotti pourquoi il a gagné à la une de Nice ce matin allez-y Françoise pourquoi il a gagné parce que moi j'ai une question pour Frédéric j'ai juste une réponse extraordinairement simple pourquoi il a gagné parce que la candidate écologiste ne s'est pas retirée parce que vous avez une leader qui s'appelle Marine Tondelier qui écume à peu près les plateaux 6 à 8 fois par semaine qui a fait de la lutte contre le RN et je n'enlève pas sa sincérité puisqu'elle-même est d'énormément la priorité et qui dans un cas concret et précis à Nice face à Éric Ciotti qui est purement un candidat d'extrême droite allié du RN dans ce cas précis quelle que soit la nature de Christian Estrosi quels que soient les reproches qu'on peut faire à Christian Estrosi il y a une hiérarchie des périls normalement à gauche il y a une hiérarchie des périls et bien dans cette hiérarchie des périls elle ne retire pas Juliette Chesnel elle n'exige pas que Juliette Chesnel se retire et si Juliette Chesnel s'était retirée de toute façon Éric Ciotti était battu et ça on peut m'expliquer que non parce que l'image estrosi ça ça c'est une faute très lourde qui n'est pas assez soulignée à mon avis je ne comprends pas comment les journalistes ne demandent pas à Marine Tondelier quelle est cette donc quelle est cette incohérence entre le discours et la réalité oui c'est vrai que c'est quelque chose qui pourrait lui être comme quelque chose qui lui coûterait cher et qui serait vu comme un acte lourd en 2015 la gauche s'était retirée aux élections régionales il y a la surface à Marine Maréchal exactement Christian Estrosi avait une quinzaine de points de retard il y avait 300 000 voix c'était la région c'était pas la ville de Nice alors c'est vrai que là aussi la structure de vote Estrosi-Cioti était la même alors on peut il y a les résistants de la dernière heure qui vont tout expliquer sur la personnalité de Christian Estrosi c'était un maire populaire qui avait un bon bilan il y a eu une forme d'usure Nice est une ville très marquée à droite à la présidentielle l'addition des votes Le Pen Zemmour faisait 35-36% et c'est vrai qu'effectivement il y a Eric Schioti qui a réussi à incarner une forme de renouveau face à Christian Estrosi avec 40 ans de vie politique Autrement sur Eric Schioti

1:15:05
Invité

Frédéric

1:15:05
Présentateur

est-ce que sa victoire elle est spécifique à Nice à son électorat à son contexte ou est-ce qu'elle dit quelque chose de l'union des droites est-ce que comme le dit Eric Schioti l'UDR a vocation à remplacer les LR ?

En tout cas dans le quart sud-est pour l'instant ce côté union des droites massif c'est vraiment le quart sud-est puisque on l'a vu aussi à Avignon où la droite a pris la ville c'est un cas très spectaculaire il était divers droite mais pas marqué à droite mais Nîmes c'est très très spectaculaire la droite se divise fortement au premier tour d'ailleurs comme en 95 où déjà elle avait perdu la ville au profit du parti communiste français l'histoire se répète l'addition des voix Proust-Plantier fait 35% finalement il fusionne Proust fait 21 ou 22% on voit très bien qu'il y a eu une part très importante des électorats qui sont allés sur l'Assemblée Nationale attention à ne pas faire de cet exemple du sud-est un cas national mais en tout cas ce qui est très fort et on l'a vu dans beaucoup d'enquêtes c'est la capacité des électeurs de droite à ne pas attendre les états-majors pour soutenir et voter pour le Rennes puisque la force de Bardella c'est pour une partie très importante de l'électorat de droite Oui mais je le redis encore encore une fois contre exemple absolu tout le monde nous dit l'alliance des droites est en marche regardez strictement Rachida Dati à Paris Rachida Dati à Paris fait converger sur son nom Sarah Knafo l'extrême droite d'Éric Zemmour reconquête Thierry Mariani elle fait converger la renaissance le parti d'Emmanuel Macron elle fait converger les LR elle fait donc elle incarne cette alliance des droites je ne dis pas que Paris c'est la France mais regardez le message que les parisiens envoient ils envoient un message de un nom absolument cinglant et terrible d'ailleurs je pense à titre personnel pour Rachida Dati et justement vous parlez de l'alliance des droites on va écouter donc ça marche pas à l'alliance des droites mais on va écouter à Paris ça va marcher parce qu'on va commencer à se projeter pour la présidentielle on va écouter ce matin Laurent Wauquiez patron des députés LR et Gabriel Attal le patron de renaissance tous deux dans des matinales

1:17:20
Invité

moi ce que je souhaite c'est que la priorité des LR ne soit pas chaque parti à côté de chaque parti de désigner à tout prix son candidat à la présidentielle ce que je souhaite c'est que les LR et c'est l'appel que je fais se fixent comme objectif d'être le moteur du rassemblement de la droite je prends une droite qui est un peu plus centriste comme Edouard Philippe je prends une droite qui est un peu plus dure comme Sarah Knafot moi j'assume de vouloir remettre ensemble vous savez d'où ça allait quand c'était Nicolas Sarkozy on allait de Jean-Louis Borloo jusqu'à Philippe Devilliers Wino Retailleau qui est à la tête de LR et des responsables qui ont des postes importants chez LR je pense à François-Xavier Bellamy qui très clairement ont refusé d'appeler à battre l'extrême droite à Nice en plus pour un candidat de la droite ce qui est quand même totalement incompréhensible et si cette clarification n'en vient pas ou si la ligne de LR c'est désormais de faire ce qu'on appelle l'union des droites mais en réalité c'est l'union de la droite et de l'extrême droite évidemment qu'on ne partage absolument rien avec ça et que pour ce qui est de la construction de l'avenir puisque c'est la question que vous posez j'imagine que vous pensez à l'élection présidentielle de 2027 ça ne peut pas faire partie d'une alliance avec nous

1:18:24
Présentateur

Eric ?

Oui on voit deux lignes complètement différentes l'alliance de le rappel de l'époque Sarkozy de Borloo à Philippe Devilliers Sarah Knaffo à Edouard Philippe je vois quand même quelque chose il y a une pression assez forte du peuple non pas de droite mais du socle commun c'est à dire les sympathisants LR Renaissance Horizon Modem et j'avais eu ça dans une enquête pour le point à vouloir éviter à tout prix à tout prix un second tour Bardella Mélenchon qui est vu comme le second tour catastrophe et il y a une pression pour que ces différents partis s'entendent peut-être dans le cadre d'une primaire elle paraît tellement loin entre des parties si différentes entre deux lignes si différentes mais au fur et à mesure qu'on va rentrer dans la campagne présidentielle si la petite musique c'est un Bardella à coup sûr au second tour rien n'est que moi en tout cas vainqueur de la présidentielle au premier tour et un Jean-Luc Mélenchon en dynamique qui aura cette pression pour faire une sorte de rédiction ad candidatum c'est-à-dire réduire factoriser cette offre électorale Inconclavum Inconclavum voilà On les enferme Inconclavum et Aléa Yacta Est et Réguina en bout là-bas Coupe Choui et Cartagino de l'Inda Est Au-delà des saillies latines de Françoise J'aime beaucoup qu'on parle latin Il y a cette pression pour avoir une offre plus réduite Parce que lui c'est un homme élégant Frédéric Dhabi et puis c'est quelqu'un qui est très courtois moi je n'ai aucune courtoisie voyez-vous avec Gabriel Attal je ne comprends rien je vous le dis tout de suite pourtant ça fait combien ?

25 ans que j'analyse la politique et que cela fait je ne comprends rien à ce que raconte Gabriel Attal et d'ailleurs je pense que personne ne comprend rien à ce que raconte Gabriel Attal je vois bien son zigzag permanent un coup à gauche un coup à droite essayer de faire renaître ce macronisme qui ne vit que par Emmanuel Macron on ne peut pas comment dirais-je avoir tous les défauts d'Emmanuel Macron c'est-à-dire ambiguë souvent figurique obsédé par la communication et par soi-même sans avoir vraiment les qualités parce que le président il a quand même un certain nombre de qualités je ne comprends rien à Gabriel Attal il n'a rien foutu pendant ses élections municipales il peut se targuer d'avoir Cazenave qui a gagné à Bordeaux mais qu'est-ce qu'il fait à Paris Gabriel Attal oh là là c'est affreux Bruno Retailleau n'a pas appelé à voter contre Rick Chautier qu'est-ce qu'il fait Gabriel Attal à Paris il accepte que la candidate se fusionne avec son candidat Bournazel mais est-ce que vous avez vu ce banquet ce banquet de la droite vous imaginez que Rachida Dattis a allé de Sarah Knafo Éric Zemmour Marine Le Pen à Gabriel Attal sérieusement et Emmanuel Et on le voit qu'à peine les municipales terminaient la présidentielle est déjà lancée cap sur la présidentielle résumée par Jérôme Ravier C'est l'heure du bilan dans tous les camps politiques avec un même mot d'ordre de la gauche à l'extrême droite éviter la dispersion pour 2027 dans un paysage politique fragmenté seule l'Union

1:21:32
Invité

au-delà des partis offrira une chance aux différents camps de se qualifier au second tour et d'éventuellement l'emporter au PS ils sont nombreux à vouloir couper tous les ponts avec et les filles à l'image de François Hollande Il faut qu'il y ait une candidature

1:21:48
Locuteur 3

socialiste social-démocrate comme on voudra c'est-à-dire

1:21:50
Présentateur

avec le parti socialiste avec place publique avec la convention avec la société civile tous ceux qui veulent qu'il y ait cette offre-là doivent présenter un candidat à l'élection présidentielle Au sein du socle commun

1:22:01
Invité

qui unit la droite et le centre les municipales ont offert une perspective là où ils étaient unis les résultats ont été plutôt bons

1:22:09
Présentateur

mais pour le patron des LR cela ne peut se faire à n'importe quel prix Il y a une possibilité de victoire en 2027 à deux conditions il faut à la fois être capable de se rassembler mais sur un projet qui sera puissant c'est ce que je veux porter à l'extrême droite à l'extrême droite deux stratégies émergent une union des droites qui appellent de leur vœu reconquête et l'UDR d'Éric Ciotti ou une stratégie plus large voulue par le Rassemblement national

1:22:34
Invité

Il ne faut pas ouvrir à droite il faut ouvrir à tous les français il faut arrêter avec ces considérations je crois vraiment que l'élection présidentielle c'est l'élection précisément où il faut s'adresser à l'ensemble des français

1:22:49
Présentateur

La course à la présidentielle est lancée avec des partis comme LR et le PS

1:22:53
Invité

qui doivent trancher sur les modalités de départage des nombreux candidats annoncés

1:22:59
Présentateur

On a parlé des alliances à la droite on le voit on a entendu François Hollande la question elle va aussi se poser à gauche est-ce que ces municipales ont changé la donne Françoise ?

Oui je pense profondément parce qu'effectivement il y a une forme d'erreur collective à mon avis qui a été commise et je suis assez savoureusement et ironiquement j'observe ça avec beaucoup d'ironie et du coin de l'oeil François Hollande effectivement qui s'est posé en champion anti-LFI en essayant de piquer le mistigri à Raphaël Guzman et qui en réalité lui-même a été fusionné avec LFI à Tulle et ça véritablement les gens l'ont compris vous savez ce qui tue la politique je le redis éternellement je ne cesse de le dire au fil de mes éditos dans mes conversations ce qui tue un politique c'est l'incohérence on ne peut pas faire un texte au bureau national sur Jean-Luc Mélenchon qui est antisémite et complotiste et laisser faire des accords et là où c'est un peu moche c'est de tout mettre sur le dos d'Olivier Faure quand vous regardez la liste des accords qui ont été passés finalement le courant d'Olivier Faure il n'en a passé que deux c'est à dire Nantes et Toulouse tout le reste Limoges Brest Clermont Tulle Toulouse pas Toulouse Toulouse Clermont Avignon c'est véritablement Boris Vallaud et François Hollande c'est véritablement les autres leaders donc ils sont en train d'essayer de faire la peau à Olivier Faure sur un truc finalement c'est dix petits lignes tout le monde a tenu je vous laisse répondre Frédéric on va juste écouter ce que dit ce matin à propos de ça Pierre Jouvet le secrétaire général du parti nous avons construit une stratégie pour ces élections municipales qui s'est avérée payante la stratégie c'était de rassembler de manière inédite sous ces dernières années la gauche sociale écologiste communiste on a rassemblé ce qu'on a appelé l'arc de Ruffin à Glucksmann appelez-le comme vous voulez mais c'était à peu près ça

1:24:54
Invité

vraiment payante cette stratégie Frédéric électoralement

1:24:57
Présentateur

non trois fois non Françoise parle d'or sur la perte de cohérence quand les français ne comprennent pas ils le sanctionnent oublions les villes où le PS était sortant Brest Clermont Toulon on peut parler d'une certaine usure qui a été reconnue même par beaucoup de maires regardons les villes où le PS pouvait être en conquête Toulouse Limoges clairement avec LFI devant Avignon ils étaient sortants Avignon on va dire Toulouse Limoges LFI était devant on a vu un phénomène assez incroyable arithmétiquement l'alliance Briançon Pigmal était majoritaire ça faisait 52,5% ça se termine avec une victoire très nette pour Jean-Luc Moudinck supérieur à ses scores de 2020 et 2014 pourquoi ?

parce qu'on avait fait une enquête avec Fiducia et la dépêche qui donnait 51,49 ça a été encore plus fort on avait un électeur Briançon sur 5 des socialistes qui au second tour ont choisi Jean-Luc Moudinck ou même de ne pas voter on voit clairement que quand l'alliance n'est pas comprise quand elle était en décalage avec le discours national de la direction du PS avec les valeurs de ce socialisme du sous-ouest ils ont sanctionné Limoges c'est quand même une ville qui a été au PS pendant 60 ans un candidat LFI entre guillemets qui avait une autonomie propre qui est un des rares qui a fait un score au premier tour supérieur au score de M.

Mélenchon de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle c'est absolument rarissime et pourtant ça a été également sanctionné le maire Santan avait fait 11% au premier tour la gauche aurait dû gagner c'est Guillaume Guirin qui l'a emporté C'est très intéressant ce que dit évidemment Frédéric parce que c'est quelque chose que l'on pressent et que personne ne veut voir mais qu'on va voir vous allez avoir un double barrage républicain maintenant vous avez un barrage républicain contre LFI et vous avez un barrage républicain contre le Rassemblement national il y a et ça c'est terrible finalement d'avoir des états-majors je pense surtout au vert parce que d'avoir des états-majors qui refusent d'entendre que la dérive de Jean-Luc Mélenchon est quelque chose qui révulse profondément les gens ramener cela à une diabolisation de plateaux de journalistes est une erreur profonde l'attitude politique les mots de Jean-Luc Mélenchon ont passé un cac qui a vraiment percolé au plus profond du pays et on le retrouve dans les résultats ce que je veux dire c'est que ce double front républicain a aussi un impact sur la mobilisation sur mobilisation de la droite et du centre à Toulouse mobilisation de la gauche pour faire barrage au RN à Marseille et un degré moindre à Toulouse attention on va le voir à la présidentielle vous risquez d'avoir au premier tour un front républicain deux gens de gauche pour que Jean-Luc Mélenchon n'arrive pas au second tour plus que jamais le premier tour et le second tour seront très distincts merci à tous les deux merci beaucoup pour votre éclairage Frédérique et Françoise merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat sur la plateforme

Bonjour chez vous ! du 24 mars 2026 · Pourquijevote