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Discours / meetingPublic Sénat (sur YouTube)· 18 juillet 2024 10 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

« Le Président doit faire des propositions pour sortir du chaos », appelle Bruno Retailleau

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Bruno RetailleauFait
    « monsieur le Président mes chers collègues l'exercice auquel nous allons nous livrer cet après-midi témoigne d'un grand désordre pas de majorité à l'Assemblée nationale pas de Premier ministre pas de ministr au ban qui sont vides »
  • 0:35Bruno RetailleauFait
    « le macronisme n'était pas un hypercentrisme mais plutôt un égocentrisme »
  • 1:00Bruno RetailleauFait
    « une dissolution s'est fait pour résoudre une crise avait dit général de Gaulle pas pour en provoquer une »
  • 5:50Bruno RetailleauFait
    « la haine des flics la désobéissance civile qui n'est autre que l'appel à désobéir à la loi que nous votons »
  • 7:30Bruno RetailleauFait
    « Robespierre n'est pas un héros c'est un bourreau »
  • 9:10Bruno RetailleauFait
    « il faut parfois sortir de la logique des partis et je pense qu'il y a quelques évidences qui s'imposent pour la nomination du Premier ministre »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

monsieur monsieur le Président mes chers collègues l'exercice auquel nous allons nous livrer cet après-midi témoigne d'un grand désordre pas de majorité à l'Assemblée nationale pas de Premier ministre pas de ministr au ban qui sont vides et euh seulement un gouvernement démissionnaire chargé d'expédier les affaires courante ce grand désordre et à mon sens à l'image de la voie sans issue dans laquelle le président Macron a conduit le pays deux origines à cet impasse une origine une cause qui tient au président et une autre qui tient je crois profondément au tripartisme la première cause le président de la République je me souviens très bien quelques mois après sa première élection 2017 dans une tribune j'avais alors écrit que le macronisme n'était pas un hypercentrisme mais plutôt un égocentrisme comment comprendre cette dissolution en dehors de cette analyse là comment comprendre et expliquer cette inexplicable dissolution si on ne tient pas compte de ces éléments personne bien entendu ne s'y attendait une dissolution s'est fait pour résoudre une crise avait dit général de Gaulle pas pour en provoquer une et bien sûr depuis le président de la République s'est adressé non pas au français d'ailleurs c'est une lettre aux Français mais en réalité c'est une lettre au partis politiqu dans cette lettre il n'y a aucune leçon sur les messages que les Français ont fait passer au prier tour ou au second tour surtout au premier tour là où on choisit second tour on élimine comme si le président de la républi n'avait pas voulu tenir compte du premier tour et qu'il s'était réfugié dans une posture toute assez facile de l'entre de tour celle du grand ordonnateur du Front républicain qui ne règle rien pour l'avenir parce que un rejet et on le voit aujourd'hui un rejet n'est pas un projet fort heureusement les Français ont clairement indiqué que ils ne faisaent pas confiance au rassemblement national pour gouverner la France mais mes chers collègues on aurait tort de balayer d'un revers de main ses angoisses attentes qui ont été portés par des millions et des millions de Français notamment au premier tour il y a un paradoxe d'ailleurs vis-à-vis de ceux qui souhaitent lutter contre ce mouvement mais qui en même temps ne veulent pas lutter contre les causes qui l'amènent à franchir élection après élection des nouveaux records l'autre cause je le disais c'est le tripartisme un bloc central de AES radicales bien sûr c'est pratique pour se faire rélire bien bien sû mais je me souviens je me souviens d'une très belle phrase de François furé dans un article quelques mois avant sa mort il avait écrit fr François Furet c'est un avantage sans nom d'avoir un allié objectif sous les traits d'un adversaire radical évidemment j'ajoute qu'il ne faut pas en abuser et précisément le tripartisme c'est aussi un poison c'est un poison pour la démocratie parce que ça sousentend qu'il n'y a d'autre alternance que radicale et c'est aussi un poison pour la 5e République qui est faite pour le fait majoritaire et le tripartis quand vous divisez à peu près en trois un paysage politique vous n'avez pas de majorité et aujourd'hui il n'y a plus de majorité la démocratie est comme en mode pause et la République est sous la pression de Monsieur Mélanchon dont les affidés appellent à marcher sur Matignon et et dont les supplétifs voudrait que l'on place l'Assemblée nationale aujourd'hui sous surveillance est-ce acceptable bien sûr qui sûr que non alors évidemment le président de la République qui reste la clé de voûe de nos institutions doit désormais faire des proposition pour sortir du chaos il a les clés notamment institutionnelles pas toutes mais il en a que peut-il faire certainement pas nommer un Premier ministre issu des insoumis je considère et je le redis ici à cette tribune que les insoumis se sont rentrchés par eux-mêmes de l'arc républicain avec un an avec un antisionisme qui malheureusement est parfois le masque peu convenable de l'antisémitisme avec un mépris pour nos institutions la haine des flics la désobéissance civile qui n'est autre que l'appel à désobéir à la loi que nous votons nous et bien entendu cette fascination pour la violence théorisée par Chantal mouf monsieur Mélanchon je le cite encore monsieur voilà si si je je vais le citer il faut passer du peuple révolter au peuple révolutionnaire on sait ce que ça donne les révolutions ce sont les guerres civiles que peut-il faire que peut-il faire je ne confis s'il vous plaît non je ne confonds pas 89 et 93 certainement pas et pour moi Robespierre n'est pas un héros c'est un bourreau mais je ne confonds pas ici je ne confonds pas ici cette gauche là avec la gauche républicaine notamment qui vit au Sénat et dont je sais parfaitement qu'elle a chevillé au corps la République simplement simplement j'observe que vous avez signé un pacte un programme avec LFI qui est une sorte de Bad Godesberg inversé de la gauche française extrêmement radicale et si on retranche de l'Arque républicain et les filles arthmétique ement du coup le bloc de gauche s'affaiblit et ne trouverait jamais une une majorité à l'Assemblée nationale c'est ma conviction profonde je pense que et je ne crois pas à une grande coalition vous voyez je pense qu'une grande coalition c'est le mariage des contraire c'est le grand en même temps c'est la parousie de l'EN même temps et il me semble qu'au contraire c'est dans la clarté que nous devons travailler pour la France en revanche je je pense que dans ces moments dans ces moments de l'histoire il faut revenir à nos grandes leçons des leçons d'histoire parce que quand la politique est suffisamment affaiblie comme elle est aujourd'hui qu'elle s'avère incapable de tenir les reines de l'État ou même du destin des Français il faut parfois sortir de la logique des partis et je pense qu'il y a quelques évidences qui s'imposent pour la nomination du Premier ministre la première ça n'est pas au parti de nommer le Premier ministre de le désigner c'est au président République c'est la constitution de la 5e République deuxème chose j'ai proposé de se décaler et plutôt que de prendre dans les partis un profil il vaudrait sans doute mieux que le Président de la République choisisse il y a un choix une personnalité qui ne soit pas simplement de la société civile ni technique mais qui par Sonora par sa stature et le sens de l'État connaissent bien l'état et fait autre chose peut-être que un passage dans l'administration et cheviller au corps là encore intérêt général il y a ce genre de profil et c'est important et enfin je pense qu'on peut avoir en commun mes chers collègues un agenda législatif parce qu'il nous faut éviter le chaos pour la France y compris une crise financière le premier acte législatif ce sera le budget et une crise financière c'est pas les plus riches qui en règle générale en souffr le plus c'est au contraire les Français les plus modestes je crois donc il y a un passage il appartient au président de la République de le prendre simplement au milieu de ce champ de ruine il y a le Sénat et peut-être peut-on nous s'accorder là-dessus au milieu de champ de ruine il y a le Sénat le Sénat qui est debout le Sénat qui est un amer un repère un pôle de stabilité je pense qu'on av collectivement un rôle important le rôle de la transparence soyons mes chers collègues la démocratie du grand jour pas la démocratie des combinaisons d'arrière-couloir pas la démocratie là aussi des manigances d'un certain nombre de manigances d'arrière boutique soyons aussi ayons cette exigence législative ça me paraît important parce que bien entendu il y a le dernier mot à l'Assemblée nationale mais on voit bien que une procédure de dernier mot quand une major quand il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale donne tout son rôle au Sénat c'est une évidence l'Assemblée nationale pourra dire non jamais elle ne pourra dire oui il y a ici au Sénat une majorité et nous seuls peut-être seront en mesure de voter des textes et donc je pense qu'au milieu de cette agitation de cette C confusion je pense que le Sénat devra et nous tous d'ailleurs quel que soit l'ment sur lesquels nous siégeons le Sénat devra incarner ce qui manque peut-être le plus à la France la force de l'équilibre la force de la stabilité mais aussi la voix de la raison la voix de la raison pour la France pour la République et pour les [Applaudissements] Français merci monsieur le président [Musique]