L'invité de Bourdin Direct : Renaud Muselier - 28/04
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteRéponse directe
Avec qui ?
- 0:23RelanceRéponse directe
C'est qui ?
- 0:47OuverteRéponse partielle
D'abord et ensuite ?
- 1:01RelanceRéponse directe
On va essayer d'en savoir un peu plus quand même
- 1:24FerméeRéponse directe
Est-ce que La République En Marche va vous soutenir ?
- 1:56RelanceRéponse directe
vous êtes en train de parler d'un arbre mort, comme le maire de Bordeaux
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Invité politiqueFait
« je suis d'abord LR, je suis un homme de droite et du centre, je suis un garçon ouvert. »
- 1:30Invité politiqueFait
« Sûrement pas, j'ai toujours dit pas d'accord d'appareil, donc il n'y aura pas d'accord d'appareil, je le dis, je le répète depuis le début. »
- 2:01Invité politiqueFait
« Je vais aller jusqu'au repenti du Front National. »
- 2:28Invité politiqueFait
« Il y a un ennemi commun, oui. »
- 2:29Invité politiqueFait
« Il y a un problème, le premier ennemi majeur, c'est quand même le Covid, quand même. »
- 2:55Invité politiqueFait
« On n'est pas dans un combat présidentiel pour aider Mme Marine Le Pen pour prendre le pouvoir pour les prochaines élections. »
- 4:42Invité politiqueFait
« Quelle est sa plus-value ? Quelle va être sa plus-value ? Qu'est-ce qu'elle va proposer le plus ? »
- 5:11Invité politiqueFait
« Effectivement, quand M. Castaner m'a tendu la main précédemment, j'ai dit test PCR pour tous, même dans ma famille politique. »
- 6:19Invité politiqueFait
« On est dans une situation où je pense que les partis donnent donner un sens, mais ce n'est pas eux qui priment. »
- 7:14Invité politiqueFait
« Mais le Front National, d'abord, M. Mariani, il a eu une dérive intellectuelle importante, politique. »
- 7:55Invité politiqueFait
« Moi, quand j'étais secrétaire d'État aux Affaires étrangères, j'étais avec Jacques Chirac aux Nations Unies, avec Dominique Villepin. Lui, il était chez Saddam Hussein. »
- 8:10Invité politiqueFait
« Là, aujourd'hui, on le voit bien dans la commémoration du génocide des Arméniens. Lui, du côté de M. Aliyev et d'Azerbaïdjan, contre les Arméniens. »
- 13:55Invité politiqueChiffre
« je vais récupérer 5 milliards d'euros »
- 14:07Invité politiqueFait
« On a mis en place la ligne nouvelle, tous nos trains roulent à l'heure, excusez-moi du peu, alors qu'on était la plus mauvaise région de France. »
- 15:01Invité politiqueChiffre
« 500 000 vaccins Spoutnik en précommande »
- 16:26Invité politiqueFait
« la revue Lancet dit que le Spoutnik est fiable à hauteur de 95%. »
Temps de parole
- Renaud Muselier74 %
- Présentateur26 %
≈ 11,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC, RMC, l'interview à Pauline de Valherbe. Bonjour Renaud Muselier, vous êtes président de la région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur, vous êtes président de l'Association des Régions de France et vous êtes désormais candidat à votre propre succession, candidat à la présidence de la région Sud. Avec qui ?
Avec tous ceux qui me soutiennent.
C'est qui ?
A commencer par ma famille politique, l'ensemble des acteurs culturels, l'ensemble du monde économique, associatif, sportif, l'ensemble de ceux qui composent ma majorité aujourd'hui à la région où j'ai huit composantes différentes, du modem, agir, en marche, LR bien sûr, je suis d'abord LR, je suis un homme de droite et du centre, je suis un garçon ouvert.
D'abord et ensuite ?
Ensuite, tous ceux qui me soutiennent sont les bienvenus. Et donc, vous savez, je suis donc candidat, je vais composer une liste, il y a beaucoup de spéculations sur la façon dont la liste va être plus prête.
Mais on va essayer d'en savoir un peu plus quand même, Renaud Muselier, parce que vous laissez des petits messages quand même, Sibyl Aguirre, dans votre communiqué pour annoncer que vous êtes candidat. Vous dites, je suis un homme du Sud, je parle avec tout le monde, je travaille avec les gens raisonnables, je sais fédérer les énergies.
C'est vrai, je crois en tout cas, et c'est manifestement ce que je pense qu'on peut constater dans le bilan qui est reconnu par tous et toutes.
Pour un moment, je vais vous poser la question de manière très franche, est-ce que La République En Marche va vous soutenir ? Est-ce que vous serez le candidat des deux ?
Sûrement pas, j'ai toujours dit pas d'accord d'appareil, donc il n'y aura pas d'accord d'appareil, je le dis, je le répète depuis le début.
Pas d'accord d'appareil.
Mais je me permets de vous rappeler que je le dis depuis le début. Par contre, effectivement, quand on compose une majorité avec ce qui va se passer devant nous, je vais l'ouvrir sur la totalité de l'échiquier, entre les verres raisonnables, vous savez ceux qui sont quand même pour les arbres de Noël, vous savez ceux qui sont pour les Tours de France, vous savez ceux qui ne vont pas faire lancer les mosquées,
vous êtes en train de parler d'un arbre mort, comme le maire de Bordeaux.
Voilà, ceux-là, les verres, je dirais, raisonnables. Je vais aller jusqu'au repenti du Front National. Ceux qui ont fait l'aventure du Front National et qui ont vu que c'était une folie. Et il y a le reste sur la base de ma colonne vertébrale, c'est-à-dire des Républicains de ma région, ma région d'abord, le bon sens voudrait que tout le monde me soutienne.
Le bon sens voudrait que tout le monde vous soutienne, parce qu'il y a un ennemi commun ?
Il y a un ennemi commun, oui.
C'est le Rassemblement National ? C'est Thierry Mariani ?
Il y a plein d'ennemis. Il y a un problème, le premier ennemi majeur, c'est quand même le Covid, quand même. Parce que c'est le problème aujourd'hui.
On va évidemment en parler.
Donc, oui, mais enfin, c'est quand même un ennemi, parce que c'est dans les deux mois qui viennent, c'est essentiel. Jusqu'aux élections, c'est ça. Après, il y aura le redressement de la région, ou la suite, stop ou encore pour moi. Et au profit de qui ? Et là-dedans, tous les soutiens sont bons à la mise en place d'un tremplin sur les présidentielles. On n'est pas dans un combat présidentiel pour aider Mme Marine Le Pen pour prendre le pouvoir pour les prochaines élections. On est pour savoir qu'est-ce qu'on va faire pour la région et avec qui dans les six ans qui viennent. Ce qui n'est quand même pas du tout le même match.
Et donc, on ne m'entraînera pas dans un match qui est un match de campagne présidentielle, que ce soit dans ma propre famille, que ce soit dans la famille de La République En Marche, dans laquelle il n'y aura pas d'accord d'appareil, il n'y aura pas d'accord d'appareil avec personne. Je veux simplement, et le bon sens, faire en sorte que je souhaite d'ailleurs, peut-être, qu'en fait, on puisse s'entendre pour la vie dans cette région.
Je voudrais qu'on arrête de tourner autour du pot et qu'on comprenne vraiment de quoi il s'agit. Renaud Muselier.
Je ne tourne pas autour du pot, je suis très clair quand même. Un petit peu quand même. Non, je ne dis pas ce que vous voulez entendre, ce qui n'est pas pareil.
Je voudrais juste comprendre, moi je ne veux rien entendre, je veux juste comprendre. Vous dites pas d'accord d'appareil, ok, ça veut dire que ça ne va pas se décider à Paris, dans les bureaux des différents partis. En revanche, ça peut être un accord de personne. On pense notamment à Sophie Cluzel, qui est membre du gouvernement aujourd'hui, et qu'il pourrait avoir sa place à vos côtés.
Sophie Cluzel est candidat quand même.
Mais est-ce qu'elle pourrait vous rejoindre dès maintenant ?
Je ne sais pas, il faut lui poser la question.
Mais si elle le proposait, vous diriez oui ?
Pour l'instant, elle ne l'a pas proposé.
Mais vous aimeriez qu'elle vous le propose ?
Non, mais parce que, pour l'instant, on ne l'a pas proposé. Quel est le problème qui se pose à moi ? Aujourd'hui, je suis dans une situation où je suis plutôt en force. Aujourd'hui. Je sais qu'il faut additionner. Et on gagne toujours à rassembler. Je sais qu'il faut se dépasser. On s'honore toujours au dépassement. Et donc, il faut sortir des familles. Il faut sortir des appareils politiques. Pour arriver à aller plus loin, pour arriver à faire un projet. Autour d'un bilan, autour d'une personne, sur un projet. Et là-dedans, vous avez, bien entendu, aujourd'hui, Sophie Cluzel qui est candidate. Donc, moi, je pense fondamentalement, quelle est sa plus-value ? Quelle va être sa plus-value ?
Qu'est-ce qu'elle va proposer le plus ? Aujourd'hui, je travaille globalement plutôt très bien. Vous avez dit que c'est d'accord de personne. Je travaille globalement très bien avec M. Le Maire, avec qui on a traité tout le problème de la crise économique. Je travaille plutôt très bien avec Mme Bourne, avec qui on a traité toute la crise sociale. Je travaille très, très mal avec M. Véran, qui a été en retard sur tous les ballons. Et qui, chaque fois qu'on lui propose quelque chose, il prend 3-4 mois de retard avant de donner une réponse qui lui est favorable. Alors qu'on lui avait proposé d'avoir 3 mois d'avance. Donc, effectivement, les personnes ont un sens. Effectivement, quand M.
Castaner m'a tendu la main précédemment, j'ai dit test PCR pour tous, même dans ma famille politique. Programme, compétences, région, république. Donner de base. Et aujourd'hui, on verra bien ce qui se passera. Pour ma part, le bon sens voudrait que la majorité présidentielle me soutienne. Oui, voilà.
Le bon sens voudrait qu'ils vous soutiennent. C'est-à-dire qu'ils ne présentent pas leur propre candidat, soit qu'ils fusionnent avec vous, soit au moins qu'ils ne jouent pas contre vous.
Après, ils peuvent jouer ce qu'ils veulent. C'est leur partition. Non, moi, je ne joue pas.
Pardon, mais vous retrouvez tout seul, parce qu'il y a un côté qui même me suive, mais la crainte que vous pouvez avoir, c'est qu'acceptant finalement des alliances avec, au cas par cas, on l'a bien compris, des personnes avec qui vous vous retrouvez, avec qui vous vous entendez bien, avec qui vous avez le même projet, qui peuvent, certains d'entre eux, venir de La République En Marche. Est-ce que vous n'avez pas peur que votre famille d'origine vous tourne le dos ?
J'ai le soutien des trois présidents de Métropole. Christian Estrosi, Berfalco. Ils sont conscients de cette main tendue quand même qu'on fait. Et Martine Vassal. Je viens d'être élu président de la Fédération des Bouches-Jouraunes, qui a multiplié par deux son nombre d'adhérents, avec Martine Vassal. On est dans une situation où je pense que les partis donnent donner un sens, mais ce n'est pas eux qui priment. Et je pense qu'on doit se dépasser, fondamentalement. Et je le vois bien d'ailleurs, puisque la totalité des gens qui m'ont apporté leur soutien jusqu'à maintenant, sont derrière moi, par rapport à mon bilan, par rapport à mon projet.
Et donc on est dans une démarche, qui est une démarche de la région d'abord. Voilà, notre région d'abord.
Avec quand même deux ennemis, vous le disiez, il y a le Covid, ok, et puis il y a le Rassemblement National, avec quand même quelque chose d'assez étrange. C'est que vous étiez frère et que vous êtes désormais ennemis, puisque face à vous, pour le Rassemblement National, ce sera Thierry Mariani. Est-ce que vous n'avez pas le sentiment que, certes, mathématiquement, vous disiez tout à l'heure, il faut additionner. Mathématiquement, ok, vous gagnez, si vous vous alliez dès maintenant avec des personnalités issues d'autres familles politiques que la vôtre. Mais, sur le fond, vous donnez un argument au Rassemblement National, qui pourra dire qu'on est seul contre tous.
Mais le Front National, d'abord, M. Mariani, il a eu une dérive intellectuelle importante, politique. Nous, on était amis parce qu'il était député...
Ce qui est fou, c'est qu'il a quand même été le candidat, que vous serez là, pour votre famille.
Ce qui est fou, c'est sa dérive intellectuelle et politique, c'est surtout ça qui est fou. Mais elle s'est faite au fil de l'eau, quand même, parce qu'il était le meilleur candidat contre le Front National en triangulaire, au moment où le Front était très fort dans le Vaucluse. Il a toujours gagné contre le Front. Souvenez-vous des plateaux télé, ce qu'il disait à Marine Le Pen ?
Peut-être parce qu'en fait, les gens du Front votaient pour lui.
Précisément. Non, parce qu'il avait une droite positionnée sur ses valeurs. Et qu'il est passé en face. Mais il a évolué. Moi, quand j'étais secrétaire d'État aux Affaires étrangères, j'étais avec Jacques Chirac aux Nations Unies, avec Dominique Villepin. Lui, il était chez Saddam Hussein. Il y a eu un dérapage, petit à petit. Là, aujourd'hui, on le voit bien dans la commémoration du génocide des Arméniens. Lui, du côté de M. Aliyev et d'Azerbaïdjan, contre les Arméniens. Et donc, il y a une dérive totalitariste de M. Mariani, qui a dérivé politiquement. Et qui, aujourd'hui, vient dans la région, pour montrer que Mme Le Pen peut gagner les présidentielles. Elle peut gagner ?
Bien sûr qu'elle peut gagner. Bien sûr qu'elle peut gagner. À partir du moment où vous faites une compétition dans une élection, bien sûr que vous pouvez gagner.
C'est-à-dire que vous voulez dire qu'elle peut gagner parce qu'elle est candidate ou est-ce qu'elle peut gagner parce qu'elle a vraiment ses chances ?
Tout le candidat peut gagner, sinon il n'y va pas, quand même. Et les sondages ne l'ont jamais donné gagnante. Mais néanmoins, on voit bien qu'il y a un resserrement du dispositif, de l'écart. Donc, mécaniquement, je ne suis pas absolument convaincu que les Français aient envie de tomber dans les mains de Marine Le Pen une espèce d'aventure absolument invraisemblable, très dangereuse et dramatique, que je combattrai toute ma vie. Parallèlement à ça, aujourd'hui, M. Macron est dans une situation compliquée sur le plan politique et la droite n'a pas encore de candidat. Donc, le peuple français se décidera quand il y aura la décision. Et vous décidera quand il y aura la décision ?
C'est-à-dire qu'en fait, puisque justement, vous vous inscrivez dans cette perspective que vous évoquez de vous-même, ça veut quand même dire qu'à un moment...
C'est vous qui m'avez emmené sur le terrain des présidentielles et j'y réponds. Parce qu'aujourd'hui, vous avez M. Mariani qui est candidat contre moi.
Et que les Républicains sont faibles, vous pourriez à ce moment-là faire l'inverse ? C'est-à-dire, ce que vous demandez aujourd'hui, certains qui viennent de la République en marche, qui pourraient...
Je ne demande rien, moi.
Vous vous dites, finalement...
Je ne demande rien. Je suis en tête. Vous jouez un peu avec les mots, quand même. Mais je connais le programme français. Et vous aussi. Donc, je vous entends et je vous écoute. Et donc, vous me dites, moi, je ne me demande rien. Voilà. Je trouve que le bon sens... Je suis ouvert à tout, dans la totalité du spectre. Et le bon sens voudrait que la majorité présidentielle me soutienne. Voilà. Et là-dedans, l'enjeu pour la région, il est pour savoir qui va piloter cette région dans les six ans qui viennent.
Revenons quand même sur ce qui s'est passé, justement, aux dernières élections régionales. Cet accord contre le Rassemblement National, qui s'appelait à l'époque Front National, il s'est fait dans l'entre-deux tours. Christian Estrosi, Christophe Castaner et Marion Maréchal-Le Pen. Pourquoi vous n'attendez pas ? Est-ce que c'est parce qu'entre-temps, le péril est devenu plus grand ?
Non, mais ce n'était pas du tout la même situation.
Non, mais c'est parce que le péril est devenu beaucoup plus grand.
Oui, mais vous comparez les choses et qu'ils sont... C'est ce sentiment, quand même, d'une alliance,
d'une sorte de Front Républicain dès le début, quoi.
Mais ce n'est pas un Front Républicain. À l'époque, M. Castaner représentait la gauche unie dans son bloc complet et il était sortant au nom de la gauche. Nous avions Marion Maréchal-Le Pen, qui était donné entre 41 et 44% en permanence. Ce qui n'est quand même pas du tout le cas de M. Mariani aujourd'hui. Il y a quand même 10 points de moins, je me permets de vous le rappeler. Et nous étions avec Christian dans une situation où nous avions tourné en deuxième position. À ce moment-là, M. Castaner a décidé, et c'est un accord que j'avais passé avec lui d'ailleurs à l'époque, de se retirer. Mais aujourd'hui, ça ne sera plus le cas la prochaine fois. Plus personne ne se retirera.
Tout le monde sera là au deuxième tour.
Plus personne ne se retirera.
Non, plus personne ne se retirera. C'est fini ce temps-là ? Oui, je pense que c'est fini. Je pense que c'est fini. Donc soit, mais prenons-en l'acte. Donc la dernière fois, on ne s'est retrouvée qu'à deux. Et on a fini vainqueur avec Christian, mais de justesse. Aujourd'hui, on est dans une autre situation où on avait à l'époque une poussée très nette du Rassemblement National, qui est toujours très haut d'ailleurs, et avec une candidature très bonne. Bon, M. Mariani, ce n'est pas un perdre de l'année quand même, si je puis me permettre.
Oui, mais s'il n'est pas si bon, pourquoi vous avez si peur ?
Vous savez quoi, j'ai peur. Vous voyez, j'ai peur. Ben, quand même. En fait, soyons sérieux. J'ai peur. Vous me voyez avoir peur. Mais je n'ai pas peur du tout. Je suis organisé. Je suis structuré. Je suis déterminé. Je suis fidèle à ma ligne politique. Je suis fidèle à mes engagements que j'ai toujours eus dans le RPR, dans l'UMP, dans les Républicains, où j'ai toujours fait rempart, comme un bébé Chirac, que j'étais en son temps au Front National. Ça, c'est clair. Il n'y a jamais eu de porosité sur ma ligne. Jamais. Maintenant, je suis président de région sortant. J'ai beaucoup travaillé avec tout le monde. Personne ne conteste ce travail. Et je veux, je souhaite arriver à gagner.
Parce que je ne veux pas partir dans des dérives qui entraîneraient une catastrophe pour notre pays.
Quand vous dites dérive, justement, qu'est-ce qui vous distingue le plus de Thierry Mariani ? Vous le disiez, vous étiez sur les mêmes bancs au départ. Aujourd'hui, plus du tout. Vous allez être adversaire. Vous parliez de sa radicalisation, notamment sur les questions internationales. Dans la région, dans vos programmes, qu'est-ce qui fait que, franchement, c'est blanc et noir ?
Il ne parle que de sécurité, qui n'est même pas dans son domaine de compétences. Il dit toute la journée que...
Vous ne parlerez pas de sécurité ?
J'en ai déjà fait beaucoup. Mes trains, c'est 100% sécurisés. Mes lycées, c'est 100% sécurisés. Ça, ça dépend de moi. Dans mes parcs régionaux, j'ai fait ma garde régionale. Dans les abords des lycées, j'ai fait mes médiateurs. Partout où je suis en domaine de compétences, partout où il y a des subventions de la région auprès des associations, ceux qui ne signent pas la charte anti-radicalisation, avec des preuves à l'appui, ne sont pas subventionnés. J'ai fait des formations dans les associations, comme la totalité non personnelle, sur les signes de radicalisation auprès de nos équipes. On a avancé. On n'a pas attendu M.
Mariani pour s'occuper de la sécurité dans la région, dans nos domaines de compétences. Je paye des gendarmeries, je paye des policiers, je paye des caméras, je paye du matériel. Nous le faisons en accord avec la police nationale, en accord avec la gendarmerie, en accord avec les municipalités, pour apporter des zones de sécurité, là où nos collègues maires ou les services de l'État défaillants nous le demandent.
Donc vous y mettez les moyens ? Donc j'y mets les moyens. Sur la sécurité, vous ne mettez pas ça tout à fait au même niveau ? Lui, il en fait la priorité numéro un, y compris dans les domaines qui ne sont pas les siens, on a bien compris. Et quoi d'autre ?
Après, moi, je m'occupe de l'économie, je m'occupe de l'emploi, je m'occupe du fonctionnement général, je m'occupe des fonds européens, je vais récupérer 5 milliards d'euros, je viens de signer un contrat de plan État-région avec le Premier ministre qui est deux fois et demi, celui qui avait été signé par M. Ouzel et M. Valls, ancien Premier ministre. On a mis en place la ligne nouvelle, tous nos trains roulent à l'heure, excusez-moi du peu, alors qu'on était la plus mauvaise région de France. On avait les trains qui étaient les plus en retard et les plus mauvais services de France. Aujourd'hui, ça roule.
On a maintenant projection, mais j'aurai l'occasion d'en dire sur mon projet un peu plus tard, mais moi, je ne suis pas en train de dire que je soutiens... Enfin, lui, qu'est-ce qu'il fait ? Il fait campagne pour Marine Le Pen qui lui a demandé de venir sur ordre. Voilà, moi, personne ne me donne des ordres.
M. Lien, on l'a bien compris. Vous appelez... Enfin, voilà, vous êtes ouvert et le bon sens voudrait que les membres du rassemblement de la majorité vous soutiennent. Mais il y a quand même un autre bilan parce que vous l'avez dit tout de suite, vous avez dit on a quand même un ennemi qui est le Covid. Là-dessus, vous avez été extrêmement impliqué. Pas seulement parce que vous êtes médecin, mais aussi parce que vous avez parfois devancé les décisions de l'État. Il y a un point, par exemple, sur lequel vous avez devancé. Ce sont les vaccins. 500 000 vaccins Spoutnik en précommande alors qu'ils ne sont toujours pas autorisés. Vous en êtes où, là-dessus ?
Une fois qu'ils sont autorisés... J'ai fait comme, vous savez, tout simplement. Comme j'ai des conflits assez importants en permanence avec M. Véran, je me suis collé à l'Europe puisque moi je suis un pro-européen. Les Allemands ont dit ok, on commande les Spoutnik ou on les précommande. Le land de Bavière qui j'ai de très bonnes relations qui est un des landes les plus puissants d'Europe en a commandé 2 millions et demi ou en tout cas précommandé.
Donc la précommande, je me l'ai adressée à l'ambassadeur de France qui m'a adressé au ministre des affaires de la Santé russe qui m'a mis en contact avec la Fondation pour passer une précommande de 500 000 quand ils seront autorisés dans le cadre de l'autorisation européenne. Justement. Comme les Allemands. Je fais comme les Allemands dans le cadre et donc le jour où ils sont autorisés je les achète et je les mets dans le circuit de la vaccination dans ma région. C'est très simple. Et s'ils ne sont pas autorisés vous n'aurez pas payé ?
Je ne les ai pas.
Vous n'aurez pas payé ?
Non, je n'aurais pas payé j'aurais précommandé. Il n'y a pas d'account. Mais vous savez c'est exactement la même chose qu'on a fait que le gouvernement enfin plus exactement le gouvernement n'a pas fait mais qu'a fait l'Europe pour le commande des Pfizer ou des Moderna ? Qu'est-ce qu'ils ont fait cet été ? Ils ont précommandé auprès de Pfizer auprès de Moderna auprès d'AstraZeneca ils ont précommandé et une fois que l'autorisation est arrivée et que les normes ont été données mais pour le Spoutnik pour 95% enfin la revue Lancet dit que le Spoutnik est fiable à hauteur de 95%. Voilà.
Et ça fait quand même maintenant près de 4 mois je crois que la demande d'autorisation a été proposée aux Européens qui n'est toujours pas arrivée. Est-ce qu'il faut
autoriser toutes les tranches d'âge à être vaccinées quand on voit le nombre de créneaux de vaccination et de doses qui ne sont pas utilisées ?
Moi depuis le début depuis le mois de septembre je pense je dis qu'il faut donner la possibilité à ceux qui veulent se faire vacciner de se faire vacciner et pas en permanence et pas en permanence de dire je veux absolument vacciner ceux qui ne veulent pas. Vous ne voulez pas être vacciné et bien vous n'êtes pas vacciné. On a des vaccins alors on a fait la première vague très bien pour ceux qui pouvaient et qui voulaient l'être. aujourd'hui on voit qu'on plafonne qu'on perd du temps et bien ouvrez à ceux qui veulent l'être vaccinés et tous ceux qui veulent l'être ils sont vaccinés.
Alors par exemple en termes d'organisation vous faites la catégorie des tranches d'âge qui sont ciblées par exemple de 9h à 13h ou à 15h et puis de 15h à 17h vous faites rentrer tout le monde et voilà au moins vous ne perdez pas une seule dose et comme ça vous concentrez la tranche d'âge cible au moment où c'est ouvert et puis pour que vous ne perdiez pas vous ouvrez à tout le monde le reste de l'après-midi et à ce moment-là vous vaccinez tout le monde et vous verrez que ça ira beaucoup plus vite ça va c'est un effet d'entraînement ça c'est un effet d'entraînement et d'accélération et donc vacciner ceux qui veulent
et ça vous seriez prêt à le faire tout de suite dès aujourd'hui
bien sûr mais on voit bien la polémique aujourd'hui on voit bien la polémique aujourd'hui alors hier on manquait de vaccins et aujourd'hui on a trop de vaccins et on a des doses qu'on perd enfin je suis les fous là donc vacciner ceux qui veulent l'être c'est peut-être plus ça Emmanuel Macron mais je voudrais revenir sur un truc c'est que quand même dans cette parce que vous avez rappelé que j'étais médecin oui ça a un sens vous savez que c'est quand même la seule maladie au monde qu'on ne soigne pas on n'en parle jamais on ne parle jamais de soins jamais on en a quand même
beaucoup parlé
non on ne parle que des vaccins il y a des choses qui ont été tentées ce débat là de l'hydroxychloroquine a pollué la totalité du reste c'est à dire aujourd'hui en réanimation ils ont fait des normes progrès enfin il vaut mieux essayer d'éviter d'aller en réanimation mais vous êtes en réanimation mais pour ne pas mourir il faut être pris très tôt pour être pris très tôt il faut tester dépister tout le monde et après vous mettez le feu du doigt dans l'oxymètre derrière vous prenez des corticothérapies vous prenez des anticoagulants vous prenez des antibiotiques vous prenez des hydromax je ne parle pas de l'hydroxychloroquine parce que ça pose un problème mais ça veut dire qu'aujourd'hui nous ne parlons pas de médecine alors que des centaines de milliers de médecins en France se soignent et que le ministère de la santé ne disent jamais ce qu'il faut faire
moi je voudrais quand même comprendre Renaud Muselier vous sous-entendez que si on élargissait ce test et ses soins il y a des gens aujourd'hui qui meurent faute d'être soignés et dont on pourrait éviter qu'ils meurent
trop tard ils sont soignés trop tard parce que le protocole sanitaire sur autorisé aux médecins
on sait faire mais on ne fait pas
on sait faire on ne le dit pas et donc on fait chacun comme il peut ou comme il veut en fonction des règles de la médecine et du serment d'hypocrite ou d'hypocrate que l'on a passé donc à partir de ce moment là le serment d'hypocrate nous fixant une méthodologie de travail nous avons aujourd'hui des médicaments sur le marché qui nous permettent de soigner qui nous permettent de soigner mais rappelez simplement que la prise en charge précoce entraine évite la réanimation
un mot encore vacciner les assesseurs et les présidents de bureaux de vote Emmanuel Macron l'envisage est-ce qu'il faut l'autoriser ?
bien sûr vacciner tout le monde vacciner tout le monde ceux qui veulent vous savez garder un bureau de vote c'est difficile quand même de dimanche et de suite surtout il va faire beau ils ont plutôt tous envie peut-être d'aller à la plage et de profiter des bars, des terrasses des restaurants, des cafés et donc ceux qui gardent les bureaux de vote je les en remercie surtout les bénévoles militants qui le font et bien vaccinez-les ils font un effort de républicains ou ils font une journée entière bien vaccinez-les au contraire vaccinez leur famille aussi vaccinez tout le monde
vaccinez tout le monde Renaud Muselier président de la région Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur et on l'a bien compris candidat à votre réélection avec tous ceux qui vous aiment il est 8h54 il est 8h54 à la fin de la région
on l'a bien compris on l'a bien compris on l'a bien compris à la fin de la région
Renaud Muselier