Les Partis Pris : "Iran, la mollarchie paralysée", "Venezuela, les mots et les arrière-pensées" e...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Place au parti prix, c'est le retour. Les premiers parties prix de 2026 nous rejoignent Routel Crièv pour la politique, Pascal Péri pour l'économie et Abnous Chelmani pour l'international. Bonsoir à Moutran.
On va revenir sur le plateau. Vous souhaitez bonne année très heureuse année à chacun d'entre vous et de très bons parties prix comme vous nous l'avez montré tout au long de 2025. Euh c'est vous qui commencez euh Abnous euh parce que euh je ne dirais pas que euh vous êtes peut-être particulièrement euh touché concerné par les événements euh qui se déroulent en Iran.
En tout cas, vous les avez observés. On ne vous a pas encore entendu. On est impatient de le faire sur ce qui retient votre attention sur ces 8 jours de mouvement.
Vous nous dites, vous vous y voyez, la monarchie paralysée, c'est-à-dire, ça y est, moi pour moi, écoutez, c'est plus est-ce que la molarchie va tomber, c'est quand est-ce qu'elle va tomber. Là, c'est vraiment tic tac. Pour moi, l'horloge est en marche.
Je l'ai déjà dit plusieurs fois ici, le plus difficile pour changer un régime, c'est la révolution des mentalités et les fêtes. Je vous renvoie à cette étude qui a été publiée cette cet été. C'est une étude d'ampleur menée pour la par la FondApol et le Gaman, le groupe d'analyse et de mesure des attitudes en Iran. qui confirmait que 81 % et c'est une étude sérieuse étayée des Ianiens ne voulaient plus de la République islamique.
C'est tout. Des des des iraniens mais ouais mais bon comme ils vont s'aller après. Allons-y.
C'est c'est des Iraniens et pas les Israéliens. J'adore. Voilà.
Bon c'est sans appel. Donc ça c'est fait. 81 % IR des iraniens.
Et la grande question c'est pourquoi les molas sont toujours en place et euh et qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui c'est encore différent de 2017, 2019, 2022, 2023 et cetera ? D'abord, faut dire l'une des particules de la molarchie. C'est bien pour ça que j'ai je lui ai donné ce nom de molarchie, c'est le contrôle tentaculaire sur l'économie.
Pour vous faire simple, il y a quatre organismes qui détiennent 60 % de l'économie en Iran. Vous avez euh le guide suprême Ali Hameni qui détient lui-même un kanglomar financier. Vous avez une organisation opaque extrêmement étrange qui est le bras économique des corps des gardiens de la révolution.
Une fondation religieuse de Machade qui est la deuxième ville d'Iran et l'une des beaucoup plus religieuses que Teran. Elle a accrochez-vous la fondation des éprimés et handicapés qui a au fait un vaste empire économique qui est issu de quoi ? de toutes les confiscations de biens après 1979 de tous les exilés dont je fais partie et de tous ceux qui sont partis tous que en gros ils sont allés piquer donc c'est quoi ?
C'est une arnaque, une corruption et une hypocrisie. Et c'est ça, c'est 60 % des permettent cette concentration économique aux gardiens de la révolution de pouvoir, j'allais dire opprimer euh en en toute tranquillité puisque leur pouvoir économique, ils ne le tiennent pas des civils. L'Iran pour être paralysé comme le cas aujourd'hui, il y a pas d'industrie, c'est que c'est tout un système de corruption qui travaille avec l'argent de la drogue, on y reviendra, qui travaille avec en gros de l'argent sale.
Mais ça, est-ce que ça peut pas amener justement à une détermination farouche de ne pas se voir dépossédé ? Bien pour ça qu'il réprime comme ça. C'est bien pour ça qu'il y a eu des milliers d'arrestations après la guerre de 12 jours suite à l'intervention bienvenue israélienne aidé par les Américains.
Il y a quand même eu 30000 arrestations. La torture est systématique, les exécutions publiques sont de plus en plus nombreuses. Mais malgré tout ça, ça n'a pas empêché les Iraniens de continuer à descendre dans les rues.
L'une des premiers mots d'ordre, c'est nous n'avons pas peur. Ça c'est important. Et quand je vous dis qu'il y a quand même quelque chose, c'est que faut toujours regarder, c'est que ça ne date pas d'avanhiers.
Ça ne date même pas des manifestations monstres. Après l'assassinat de Mazamini pour la par la police des meurtres euh en en 2022 euh et qui a touché tout l'Iran géographiquement, ça a commencé en 2017. En 2017 à Machad, donc ville religieuse, manifestation contre le chômage et contre la hausse des prix déjà.
Et là ce qui était intéressant c'est que c'était la première fois que ce n'était pas des manifestations j' pour soutenir des réformistes contre les conservateurs. C'était des manifestation contre le régime. Et c'est dès 2017 atrant à Machad d'ound qu'on a commencé à entendre mort au dictateur.
Nous ne voulons pas de la République islamique. Les gens sont pauvres tandis que le mot là vivent comme des dieux. Ça date de 2017.
Répression comme d'habitude. 2019 rebolotte. Ça commence comme des manifes contre la fin.
Et là apparaît un slogan qui là aujourd'hui en 2025 et raésonne dans tout l'Iran qui est ni Gaza ni Esbola. Je donne ma vie pour l'Iran. La première fois qu'on l'a entendu, c'était en 2019 et pareil ça a commencé à toucher un nombre de villes spectaculaire et le Covid est arrivé.
Ça a bloqué. Donc ensuite mais qu'est-ce qui ferait que cette fois ce régime serait plus fragile et et pourrait d'une certaine manière soit s'effondrer, soit se diviser ? Le bazar.
Le bazar. C'est-à-dire que si en 1979 au moment de la République islamique quand la révolution a été faite où la tout le monde a compris que c'était plié euh c'est quand le bazar s'est mis en grève. Le bazar de Teran faut vraiment le voir.
C'est J'ai toujours l'habitude de dire c'est pas le cœur parce que il y a pas de question d'amour dans le bazar. Ce n'est pas ce n'est ce n'est ce n'est pas la tête. On y pense pas, on y commerce.
C'est le del. Le D, c'est un mot iranien pour dire en même temps le ventre et la maison de l'âme. Donc c'est dire à quel point vous prenez la température en gros euh de l'Iran, de toute l'Iran, vraiment jusqu'au confin euh de l'Iran, le plus éloigné de Terran, c'est le bazar.
Et ça c'est la première fois même si en 2017, il y a eu 3 jours de grève. En 2019, il y a eu 2 jours de grève. Après la mort de Mazamini, il y a eu 5 jours de grève.
Mais là, c'est la première fois que c'est le bazar qui initie le mouvement. Le bazar a initié, ça a été suivi par des ouvriers de la pétrochimie, euh des télécom et cetera. Non, il faut imaginer 80 % aujourd'hui des iraniens vivent sous le seuil de pauvreté. 7 millions d'Iraniens, c'est une population à peu près de 90 millions sont en train de mourir de faim. 2 ti3 du territoire subit des coupures d'eau et d'électricité.
Donc vous en avez deux à 3 heures par jour. Donc l'industrie est aussi bloquée. Le fait que ça soit le bazar qu'il initie change tout. et le fait que minorité ethnique, euh employés euh ouvriers, étudiants, bazar euh hommes, femme, enfin tout le monde, ça a commencé au moment de la révolution femme, vie, liberté, là ça s'accentue et on a beau tiré à balle réel sur la foule, vous avez l'impression que ça baisse et quand vous imaginez "Mais attendez même là, c'était quoi ?
était notre très cher nouveau président soyant réformateur pèesquian qui a admis publiquement il y a 2 jours n'avoir aucune idée de comment résoudre les problèmes. Le directeur de la bande de teran a bien entendu démissionné et les réformes c'est impossible parce que pour réformer il faudrait une réforme économique mais ça veut dire négocier avec les Américains et Raman autant dire qu'il fasse ses bagages. Il faudrait lutter contre la corruption mais c'est dire quoi ? démantrer les gardiens de la révolution, autant dire adieu la révolution.
Il faudrait accepter la fin en gros de la révolution culturelle qui a été l'islamiste. Donc autoriser les femmes à arrêter de mettre le voile et toutes les interdits comme ne pas avoir de chiens, autant dire signer la mort de la République islamique et arrêter de soutenir les proxis toxiques de la région, autant dire perdre toute influence géopolitique. Et il y a quand même un petit événement nouveau, c'est quand même l'arrestation de Madurou.
C'est qu'on ne sait pas et ça c'est vraiment quelque chose qu'il faut qu'on intègre c'est que dès avant Chavez mais ça ça s accentué avec Chavez et surtout avec Maduro, l'Iran et le Vénézuela, c'est une histoire autour du Esbola. C'est l'argent du Esbola est blanchi au Venezuela. Le trafic de drogue qui vient soutenir le Esbola.
C'est comme ça que le le Isbola est financé, ça vient du Venézuela. Je vous avais montré cet homme qui mariait, vous savez, l'un des plus grands euh dignitaires militaires qui avait marié sa fille, qui était en gros décolleté avec sa femme, deu et cetera. Lui, il a dû démotionner d'un de ses 43 postes prestigieux.
Pourquoi ? Parce qu'il a été pris la main dans le sac avec l'une des familles qui bosse avec le Venezuela qui blanchit l'argent du Esbola et qui a la tête du narcotrafic. Là, ils sont en panique.
Donc, il y a quand même une conjonction de fait qui fait que c'est possible. Et on continue à crier les jeunes dans les rues Terran. Euh nous sommes les enfants des petits enfants de Cyrus Land.
C'est une adresse directe à Israël pour rappeler que ce même Cyrus le Grand en - 539 avant Jésus-Christ avait libéré les juifs de Babylone. Et c'est comme leur dire on l'a fait maintenant faut venir nous libérer des mollas et des barbu et ça sera formidable. Donc oui tic tac tic tacons les heures, contons les jours.
Ils ne peuvent plus que tomber, c'est inévitable. Voilà. Et pour conclure, faut savoir que demain les commerçants du bazar dont vous nous parlez depuis tout à l'heure organise une grande marche vers le parlement.
Donc c'est le cœur du mouvement et on verra s'ils prennent le parlement, c'est joué. Et et je tiens à dire qu'à Rome qui est la plus grande ville religieuse, c'est là où tous les molas sortent diplômés, on a entendu de à la République islamique. On l'avait un peu entendu en 2017 mais là c'est s généralisé.
Amnous route, votre parti [rires] politique ce soir. Alors, vous vous intéressez aux réactions face aux événements à Caracas, face aux événements au Venézuela et vous dites "Il y a les mots et les arrièrespensées. Qu'est-ce qui a retenu votre attention ?" Bon, alors on a évoqué évidemment les déclarations d'Emmanuel Macron qui ont été d'abord très critiqué parce qu'elle ne condamnait pas clairement la méthode brutale de Trump.
Moi, je trouve que il a d'abord préféré insister sur le retour de la démocratie qui est le véritable enjeu et qui est loin d'être acquis. Euh mais quand même, il a été obligé aujourd'hui de rectifier et il a rappelé que cette méthode n'était ni approuvée ni soutenue. Mais ce qui m'a aussi intéressé, c'est les autres, ceux qui l'ont critiqué très violemment.
Qu'est-ce qu'ils ont pensé ? La première réaction et à mes yeux la plus choquante est quand même cette manifestation organisée par Jean-Luc Mélenchon et ses amis. Pas seulement pour dénoncer l'opération américaine, mais surtout pour demander le retour de Nicolas Madura.
Écoutez, il faut sans barguinier exiger la libération et le retour immédiat de Nicolas Maduro libre au Venezuela. ainsi bien sûr que son épouse qui dans cette histoire est une sorte de capture que fait l'empire pour impressionner ses adversaires. Alors au passage dans cette manifestation, le drapeau américain a été brûlé par la foule.
Petite foule quand même. Bon, j'ai pas souvenir que le drapeau russe a subi le même sort après l'invasion de l'Ukraine ou même qu'il y a eu une manifestation immédiate dans les heures qui ont suivi l'invasion alors que c'était le même projet. Il a raté mais c'était l'enlèvement d'elsk et le la chute du régime.
Bon, on le sait, Jean-Luc Mélenchon, il est partisan de l'adhésion de la France à l'alliance bolivarienne, vous souvenez en 2017, c'est ce qui a été très bah vous souvenez, ça a été un des grands Quel succès d' Oui, c'est ça. Non, mais il il ça été un des grands chocs quand on a compris ce que ça voulait dire. Et revendique lui-même une idéologie proche de ses dirigeants latino-américains qui arrive avec l'étiquette de gauche et qui en fait installe une dictature sans pitié.
Euh il a toujours été fasciné par le tchavisme. Euh et ce qui se passe c'est qu'il n'appelle pas au retour de la démocratie au Venezuela aujourd'hui. Il appelle au maintien du régime qui a exilé 8 millions de ses habitants et qui a détourné la mane du pétrole depuis des décennies.
Alors certains observateurs euh euh ont l'impression qu'il se verrai bien comme un Maduro français. Je les laisse analyser les choses comme ils veulent. Passons à Dominique de Ville.
Euh, bon, évidemment, il est fort de sa stature de du véau français sur les rac en 2003 et il a fortement condamné l'opération Trump, traité Emmanuel Macron de soumis au président américain de vassal de Trump et il a dit "C'est la légitimation des changements de régime par la force, aussi détestable que soit les gouvernements renversés, les précédents montrent que les changements de régime ne mènent ni à la démocratie, ni à la paix, mais au cas où qu'on se réfère à la situation en Irak ou en Libye." Alors, c'est pas faux, c'est intéressant évidemment. Moi ce qui m'a frappé c'est que il y a une toute petite allusion au régime dictatorial et pas vraiment un mot de sympathie pour le peuple vénézuezuélien dans un long message sur X.
Je vous en ai donné qu'un tout petit extrait làin. Euh et c'est un un peu surprenant pour un homme qui a grandi à Caracas. Il a vécu à Caracas.
Euh bon alors je vais pas penser que c'est lié au fait que selon une enquête du monde ses activités de conseil post matignon l'ont souvent conduit dans ce pays où Hugo Chavez le considérait selon ce même journal. le quotidien du soir comme un vieil ami, je cite. Côté RN, qu'est-ce qui se passe ?
Bah euh c'est dans un même cœur que Jordan Bardella et Marine Le Pen condamnent d'abord clairement le régime Maduro. Des millions de Vénézué ont souffert de cette dictature sanguinaire, personne le regrettera, dit Jordan Bardella. Il existait 1000 raisons de condamner le régime de Maduro communiste et oligarchique autoritaire dit Marine Le Pen.
Mais dans le même temps et en même temps comme on peut dire, ils insistent sur le respect du droit international qui peut pas être à à pardon à géométrie variable. Le renversement extérieur d'un gouvernement par la force ne saurait constitué une réponse acceptable. Et pour Marine Le Pen, la souveraineté des États n'est jamais négociable.
Elle est inviolable et sacrée. Renoncer à ce principe pour le Venézuela reviendra à accepter notre propre servitude serait un péril mortel. Alors qu'est-ce cela pour les amis entre guillemets de Donald Trump ?
Alors voilà, qu'est-ce qu'on y voit ? Effectivement, une volonté d'équilibre et surtout une occasion de se débarrasser de l'étiquette de Trumpisme de façon assez claire et euh plutôt facile parce que c'est au nom de la souveraineté française. Plus inattendu pour bientôt conclure, cette réaction de Gabriel Atal. qui se verait liste sans langue de bois.
Alors lui, il dit "Bah hypocrisie, dans ces atternoements, les déclarations de façade et les condamnations sans effet, rappelez-vous, les Européens, sortez de vos positions de spectateur impuissant du délitement et de défenseur ba d'institutions totalement désormais dépassées." Totalement dépassé. Et oui.
Donc, hypocrisie et institution totalement dépassé. Intéressant quand même parce que euh c'est un peu contradictoire avec le langage habituel. Alors pour finir, noter la condamnation du régime Maduro par Raphaëlman qui est pas très surprenante et qui demande en même temps à l'Europe de réagir immédiatement sur le Groenland en installant une base militaire pérenne, ce qui enverrait un signal de fermeté face à Trump et qui permettrait de tuer l'argument américain sur notre incapacité assurer la sécurité du Gourenland.
Bon alors quand même moi je sais pas tout à fait si on est capable même si il faut absolument essayer de défendre le Groenland mais de quelle façon si on est capable de façon militaire d'aller s'installer au Groenland comme européen et de s'opposer à l'armée américaine. Peut-être qu'il y a d'autres moyens comme ça de trouver pour défendre le Groenlande parce que il y a deux enjeux maintenant fondamentaux et à mon avis c'est là-dessus qu'il faut insister. Le retour de la démocratie au Venezuela, c'est ça l'enjeu fondamental et défendre le Groenlande évidemment.
Mais de quelle façon ? C'est là où la diplomatie peut jouer un rôle où en tout cas les grands principes peuvent aussi de nouveau être invoqués. Pascal là-dessus euh Oui oui.
Je pense que enfin nous devons défendre le Groenlande. Le le Groenlande c'est central aujourd'hui en terme géopolitique. Nous avons les moyens militaires de le faire.
Il y a aucun doute sur ce sujet. Les Européens disposent des outils pour contrôler ou aider le Danemark à mieux contrôler le Groenland. Il faut rappeler que la ceinture de ce territoire, ce sont des métaux précieux et des terres rares.
Il faut rappeler aussi que c'est la deuxème voie de passage avec le réchauffement climatique. C'est 10 jours de transport gagnés par rapport aux routes habituelles, au bouchon du canal de Suè ou du canal de Panama pour ce qui vient de Chine jusqu'en Europe ou ce qui part d'Europe vers le reste du monde. Donc c'est absolument essentiel aujourd'hui.
La seule chose qui manque, qu'est-ce que c'est ? C'est la volonté politique, c'est la volonté de puissance, c'est la capacité à dire "Nous sommes chez nous and we we stand clear". Voilà pour reprendre une formule américaine à la Donald Trump.
Bah on verra peut-être dans les jours qui viennent si un frémissement de ce côté-là de l'Union européenne. Indispensable de de réagir. Ça fait longtemps qu'on attende que l'Europe se rende compte qu'elle est aussi un empire et qu'au lieu de montrer du doigt les autres en disant "Oh mon dieu, le réveil des empires." Et si nous aussi on se réveillait, ça serait peut-être la puissance.
Faut pas avoir peur là. Exactement. On revient à un sujet économique et un sujet français.
Pascal, vous nous dites ce soir grève, les médecins ont raison de passer à l' Oui, je je pense que l'État ne devrait pas blâmer les médecins, en particulier les médecins libéraux. Il devrait avoir le courage de dire à l'opinion aux français aujourd'hui que la consommation de services médicaux comporte un coût. Alors la santé n'a pas de prix d'accord avec ça, elle a un coûpt et à mon sens il est déplacé d'en rendre responsable les professionnels.
Alors la grève des libéraux parce que c'est de ça dont il s'agit généraliste et spécialiste, va s'étaler entre aujourd'hui et le le 15 janvier. Les médecins sont invités à interrompre leur activité pendant une journée. Ça c'est pour les médecins de ville.
Et puis il y a les médecins qui exercent en clinique dans le secteur privé notamment euh qui eux sont appelés à cesser leur activité du 11 au 14 euh de ce mois. Le raisonnement du gouvernement, il est simple et à mon avis hors sujet. Il est fondé sur le dérapage des dépenses de santé.
Elles augmentent, c'est vrai, de façon constante et c'est très préoccupant. Mais qui faut-il incriminer ? Si les arrêts de travail explosent, si le transport sanitaire augmente ?
Si la distribution de soins médicaux, de soins et de services médicaux augmente elle aussi. La santé n'est pas un marché qui est réglé par l'offre et la demande avec un arbitrage par le prix. C'est un marché de besoin aujourd'hui.
Et le gouvernement voudrait donc sanctionner les médecins qui prescrivent trop. C'est une idée qui est complètement folle. C'estàd que c'est l'idée des quotas. au-delà d'un certain euh type de gestes médicaux, euh l'administration viendrait dire en réalité aux médecins euh libéraux, vous avez trop prescrit tel médicament, vous avez trop distribué d'arrêts de de travail et en cas d'échec des discussions avec les organisations syndicales, donc le gouvernement propose même d'aller jusqu'à la baisse de rémunération de certains actes médicaux.
Peut-être c'est vraiment en cas d'excès euh manifeste. Non, mais très bien. Vous situez dans un territoire, je réfléchis à ça cet après-midi, vous situez dans un territoire où vivent par exemple des gens qui exercent des métiers pénibles parce qu'il y a aujourd'hui une distribution géographique des métiers.
Et bah, vous constatez, le médecin constate parce que c'est le médecin référent que il y a des femmes de ménage, des gens qui travaillent sur les chantiers, des aides soignantes qui ont mal au dos. Bon, logique, qu'est-ce qu'on fait ? Au-delà d'un certain quotat de d'arrêt de travail pour mal au dos, on dit "C'est fini, terminé, vous vous n'y avait pas".
Donc c'est parfaitement stupide. La maladie en fait, l'État reprend ce qu'il sait faire de mieux, de pire là en substance, c'est cette espèce de maladie du contrôle et de la surveillance. Alors, nous sommes malgré tout dans un pays où les politiques entretiennent depuis très longtemps le mythe de la santé publique.
C'est peut-être là d'ailleurs qui est la la clé. Non, la santé publique elle est pas gratuite en réalité. Nous sommes dans un pays où vous pouvez consulter trois ou quatre fois le même médecin pour la même pathologie au cours d'une semaine et vous nous sommes dans un pays où le modèle est totalement hospital centré aujourd'hui avec une dépense administrative qui est absolument délirante.
J'ajoute un élément, c'est que la société française, elle vieillit. Ces dépenses de protection sociale vont donc continuer d'augmenter et le moment se rapproche selon moi où il faudra dire aux Français que tout ceci comporte un prix, que ce prix il faut le payer, peut-être travailler plus, cotiser plus. Nous ne pouvons pas à l'avenir nous ne pourrons pas à l'avenir avoir un système de protection sociale de sociale de pays riche avec l'économie d'un pays en déclat.
Oui, et il faudra peut-être trouver un moyen de responsabiliser mais c'est vrai que la voix semble bien étroite et notamment à vous écouter. Merci à vous trois pour ces premiers parties prix de l'année et merci à vous de nous avoir suivi.
Emmanuel Macron