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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 5 septembre 2022 47 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Présidence Les Républicains : la bataille est lancée

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Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Émilie, est-ce que la candidature de Bruno Retailleau change profondément la donne pour vous ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Jean-Daniel Lévy, est-ce que si on parle de popularité tient justement c'est pas faire un jeu à Bruno Retailleau de dire qu'il est peut-être un peu moins identifié connu du grand public qu'Éric Ciotti ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Jean Garrigue, si on si on prend un peu la personnalité là de alors on est sur les deux pour l'instant favori évidemment on va pas jouer jouer l'élection avant qu'elle qu'elle soit réalisée on dirait un mot de rien Pradier ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Mathieu, moi ce qui me frappe c'est que c'est quand même une bataille de second couteau on parle du on parle des républicains on parle du parti qui a Gérard France pendant 10 ans sur les dernières de décennies...

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Jean-Daniel Lévy, sur les thématiques de cette rentrée politique et de cette rentrée gouvernementale qui pourraient servir à l'air vous voyez ce que je veux dire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:00Jean GarrigueFait
    « ce sont deux candidats par défaut parce que celui qui avait vocation à prendre le parti Laurent Wauquiez s'en est abstenu »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour bonjour à toutes et à tous je suis très heureux de vous retrouver pour la saison 2 de sens public grâce à vous l'émission a remporté un vrai succès d'audience la saison dernière merci donc de votre fidélité on va conserver la même exigence éditoriale continuée de donner du sens à l'actualité se mettre au service des citoyens vous proposer des clés de compréhension des mutations profondes de notre société et cette saison comme l'an dernier je vous donne rendez-vous tous les jours du lundi au jeudi en début de saison c'est bien de redonner les dates et les horaires donc c'est du lundi au jeudi c'est à 18h en direct c'est à 22h en rediffusion 90 minutes qui seront découpés en deux grands débats un débat d'actu et un autre volontairement décalé de l'actualité du jour débat de société plus prospectif et justement c'est à la fin du mois que le gouvernement doit présenter son plan de sobriété énergétique mais la première ministre et le président de la République occupe déjà le terrain Emmanuel Macron tenait une conférence de presse tout à l'heure pour annoncer même s'il n'a pas employé ce terme une éventuelle taxe européenne sur les super profits faut dire qu'avec un mégawatt-heure qui a dépassé les 1000 euros fin août et un parc nucléaire qui tourne à 40 % de ses capacités la France va devoir résoudre une équation très compliquée quelle marge de manœuvre réponse dans trois quarts d'heure mais d'abord l'actualité politique et notamment la campagne pour l'élection du nouveau président du parti les républiques Bruno Retailleau sans doute Aurélien Pradier le match s'est lancé ce week-end à Angers Audrey était sur place au campus des jeunes LR porté par les encouragements de quelques jeunes Bruno Retailleau le patron des sénateurs LR entre deux plein pied dans la bataille pour la présidence du parti sa stratégie est simple rassembler et relever une droite qui a selon lui trop déçu les Français à condition c'est qu'après tant d'échec au présidentiel on peut relever le gant il y a pas de fatalité ma condition et à une seule condition c'est qu'on ne se contente pas de ripoliner la façade et qu'on change tout du sol au plafond face à lui le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti un ami avec qui il partage de très nombreuses idées chacun essaye donc de marquer sa différence sur le régalien on est à peu près tous d'accord c'est sur l'économie qu'aujourd'hui qu'il faut définir une ligne voilà et là on a du travail à faire et moi j'ai des lignes elles sont claires avec une baisse massive des impôts quelle ligne choisir quel chef pour l'incarner les cadres et les militants sont divisés certains restent fidèles aux députés sudistes c'est un homme qui est loyal qui n'a jamais trahi qui a été fidèle à sa famille politique ce sont des valeurs importantes que doit incarner un président un candidat en tout cas à la présidence de notre famille politique d'autres comme le sénateur Stéphane Le rues dulier ancien soutien d'érections l'unité le rassemblement devront être les maîtres mots et donc je pense humblement que Bruno Retailleau par son expérience de président de groupe peut relever ce défi qui s'offre à nous pour les années à venir des divisions qui pourraient profiter à un troisième homme Aurélien Pradier qui se revendiquent d'une droite plus sociale même s'il ne sait toujours pas déclaré ce que je peux simplement vous dire c'est que il faut toujours se méfier des troisième homme ou des 3e femme dans notre famille politique comme dans toutes les autres élections en général c'est vers celui qui n'est pas attendu que les surprises arrivent les ténor du parti ont encore trois mois pour faire la différence mais cette compétition interne dans une famille politique divisée laisse craindre une nouvelle guerre des chefs à droite et pour ce premier débat de cette nouvelle saison de sens public je suis très heureux d'accueillir Émilie zappalski bonjour bienvenue vous êtes communicantes fondatrice de l'agence Émilie conseil Jean-Daniel Lévy bonjour et bienvenue directeur délégué d'Harry interactive Jean Gary l'historien président du comité Histoire parlementaire bienvenue Jean heureux de vous retrouver et Mathieu croissanto très heureux de retrouver Mathieu également éditorialiste politique présent tous les lundis et les mercredis dans l'émission Les mardis et les jeudis c'est Laetitia cruppa qui est à votre place alors on commence donc cette bataille pour la présidence des républicains qui va animer l'actualité politique pendant les trois prochains mois puisque le premier tour de se tiendra les trois et quatre décembre Emily s'appelle je démarre sur la candidature de Bruno retaillewesk est-ce qu'elle change profondément la donne pour vous bah les deux érections et Bruno retailleux sont à peu près sur la même ligne sur le côté régalien alors on voit un Bruno Retailleau qui se veut plus rassembleur un peu plus calme on va dire mais je dirais que Éric Ciotti l'avait réussi son coup pendant la primaire des républicains parce qu'il était sorti du lot il s'était révélé finalement et quelque part c'est sa ligne qui a été suivie un petit peu maladroitement par Valérie Pécresse mais il a imprimé quand même beaucoup à la fois sur sa personnalité et aussi sur sa ligne parce qu'il sort en tête du premier tour au Congrès ensuite il perdent s'il a moins de soutien mais il sort en tête et puis quelque part c'était là outsider c'est celui qu'on avait pas vu venir qui a eu beaucoup de personnalités une façon de faire un style même avec son accent il y avait quelque chose qui marquait vraiment les esprits donc je pense qu'en termes de popularité et de sortir un petit peu du lot il a le devant après ils sont sur la même ligne donc est-ce que ça peut changer vraiment c'est vrai que le troisième homme aurait bien Pradier plutôt gaulis social un peu plus macrocompatible d'ailleurs on pourrait dire va changer la donne on pense tout de suite à la si on se projette un petit peu plus loin c'est l'après Macron c'est le post Macron qui va être intéressant parce que des candidatures comme Aurélien Pradier pour des gens déçus par Macron avec une France qu'on dit beaucoup à droite même si moi je suis un petit peu sceptique sur cette analyse on comprendrait qui pourrait récupérer un petit peu les cendres d'un macronisme un peu en tout cas des macronistes un peu déçus si moi seulement de second mandat mais tout le monde fait les mêmes analyses ce projet déjà dans l'après Macron on fera aussi cette analyse dans la seconde partie de ce débat parce qu'on va parler du du Parti socialiste après la tribune que Bernard Cazeneuve a publié dans Le le Journal du Dimanche Jean-Daniel Lévy est-ce que si on parle de popularité tient justement c'est pas faire un jeu à Bruno Retailleau de dire qu'il est peut-être un peu moins identifié connu du grand public erikiotti alors un c'est pas faire un jure et en plus c'est vrai voilà pour une fois je dis quelque chose de juste ça commence bien cette saison et dans le cas des enquêtes qu'on peut être amené à réaliser on a en gros 80% des Français qui déclarent qu'ils sont carrés de pouvoir me parler d'eriki en tout cas d'avoir un avis ça tombe à 65 % lorsqu'on parle de Bruno Retailleau ça c'est le premier aspect puis le deuxième aspect quand on entre dans le détail et notamment auprès de la population qui va le plus nous intéresser c'est-à-dire les sympathisants pas les électeurs mais les sympathisants républicains il y a et une notoriété qui est plus importante en faveur d'érections notamment parce que il a déjà passé en fait l'étape du congrès de la fois précédente avec également un rôle de la télévision qui a été fondamental et donc dans ce contexte là une croissance de l'exposition la notoriété qui a été extrêmement importante donc il y a qui profite chez les proches des républicains en faveur d'Éric Ciotti et qui même en termes de questions de confiance qui est la question que nous posons de manière régulière un avantage également en faveur d'Éric Ciot par rapport à Bruno Retailleau pour faire vite sur 100 proches des républicains vous en avez 51% qui déclarent accorder leur confiance à Éric Ciotti et un tiers à peu près qui déclare accorder leur confiance à Bruno retaillod et peut-être rappelé que ça sera quand même un congrès donc c'est à dire fermer auprès des militants et pas auprès sur les cartes à jour quoi comme ça prenne un public qui va être un public restreint ou là si je me trompe pas il y a un peu plus de 50 000 personnes et qui sont en fait concernés en tout cas aujourd'hui et puis effectivement comme vous l'avez indiqué il va y avoir des mobilisations de cartes c'est-à-dire en fait faire en sorte que dans les fédérations et puis ça va le plus de personnes qui sont inscrites avec l'hypothèse qu'elle soit amenée à voter pour les personnes qui les ont fait s'inscrire tout à l'heure il y a une analyse régionale qui va être faite forcément dans les dernières semaines qui précéderont le premier tour Jean garrigue si on si on prend un peu la personnalité là de alors on est sur les deux pour l'instant favori évidemment on va pas jouer jouer l'élection avant qu'elle qu'elle soit réalisée on dirait un mot de rien Pradier on va parler de Serge gouar qui est l'aire d'Orléans qui est officiellement candidat lui aussi on n'oublie pas mais si on parle de ce de ce duel qui s'annonce en très lexioti et Bruno retaillod en terme de personnalité peut-être d'héritage politique qui sont assez proches comment vous les situez en tout cas sur le régalien ils sont assez proches faut d'ailleurs rappeler au fond que ce sont deux candidats par défaut parce que celui qui avait vocation à prendre le parti Laurent Wauquiez s'en est abstenu c'est quand même une donnée importante parce que le candidat potentiel pour la présidentielle de 2027 c'est Laurent Wauquiez a priori ce que tout peut arriver en politique et donc de la relation qui existera entre soit erikioti soit Bruno retaillod soit Aurélien Pradier et Laurent Wauquiez découleront beaucoup de choses pour pour cette famille quand Bruno retaillod parle de ripolinet il doit ripoliner une famille qui est avec une lézarde majeure au cœur de cette famille on l'a vu au moment de la campagne de de Valérie Pécresse qui était une campagne je dirais comme on disait dual presque presque écartelé entre entre deux lignes là c'est pas le cas ils ont à peu près le même ADN sur le plan régalien le l'avantage me semble-t-il mais d'ailleurs ça a été évoqué dans le reportage de Bruno Retailleau c'est quand même d'être depuis longtemps le patron des sénateurs républicains or le Sénat aujourd'hui c'est quand même le bastion et c'est là où ils sont majoritaires et c'est quelque chose qui à l'intérieur de sa famille politique la crédibiliser mais en même temps ce qu'on disait tout à l'heure sur le plan de la comment dire d'une forme de charisme en tout cas de de popularité c'est c'est plutôt c'est plutôt érikiotique qui aurait l'avantage mais je le répète à droite dans la tradition de la famille politique il faut avoir une personnalité charismatique c'est sûr et sinon il y a pas rien n'est possible mais il faut aussi quand même ménager des sensibilités on voit kervé Morin par exemple les les centristes sans tristes de droite on dit d'emblée non pas pas de pas d'accord si c'est petit donc ça aussi c'est des donc risque de risque effectivement que la lézarde dont vous parlez s'agrandissent encore un peu plus Matthieu moi ce qui me frappe c'est que c'est quand même une bataille de second couteau on parle du on parle des républicains on parle du parti qui a Gérard France pendant 10 ans sur les dernières de décennies on parle voilà de qui a donné Jacques Chirac qui a donné Nicolas Sarkozy enfin voilà il y a par ministre en amande ils ont jamais été ministre Éric Ciotti était un outsider et un an depuis il s'est forgé tout à fait journal il est passé dans les politiques à droite qui peuvent prétendre d'être des politiques de premier plan mais c'était pas le cas il y a encore un an donc c'est tout frais c'était un second couteau un patron de fédération importante il faut d'ailleurs le signaler il est le patron de la fin ça fait des Alpes-Maritimes qui est une des plus grosses fédé des républicains donc ça explique aussi le le succès au Congrès mais mais Bruno Retailleau c'était quelqu'un qui était dans l'ombre de François Fillon il y a d'ailleurs quelque chose d'intéressant je me disais des seconds couteaux parce qu'il ne prétend pas aujourd'hui en tout cas jouer les premiers rôles c'est à dire que Hélin et l'autre sont des proches de Laurent Wauquiez qui lui ne cache pas ses ambitions pour pour 2020 donc on joue la présidente d'un parti d'habitude quand on prend un parti c'est qu'on veut le pouvoir enfin classiquement c'est ce qui s'est passé avec moi à gauche c'est déjà ce qui s'est passé quand Christian Jacob est devenu le président de c'était l'idée de ne pas avoir un présidentiable et de le faire sortir du bois plus tard ça leur à Paris il faut ensuite qu'il tire les leçons des présidentielles parce que Bruno retaillod dit tout doit changer d'une seule au plafond alors généralement on ajoute et on va ouvrir les portes et les fenêtres enfin il y a toujours une rhétorique comme ça de la refondation ripoliner que Emmanuel Macron avait employé dans le débat d'entre deux tours mais pourquoi faire est-ce que c'est pour continuer à dire en 2012 on aurait dû gagner mais on a perdu en 2017 on aurait dû gagner mais on a perdu les Français sont d'accord avec nous en 2022 on aurait dû gagner on a perdu on ne change pas le programme qui est bon recycler des vieilles idées Sarkozy si c'est ça les républicains passeront à côté de l'essentiel l'essentiel quand on dit refondation c'est changer non seulement le casting les hommes pardon mais aussi les idées le programme et la stratégie c'est-à-dire quelles alliances et alors là est-ce que faut plutôt s'allier de temps en temps avec les macronistes ou de temps en temps avec reconquête ou et pourquoi pas avec le RN cioti avait dit que il était plus proche de l'urine que des manuel Macron en souvenir voilà c'est ça c'est ce sont des débats qui va falloir trancher mais c'est donc pas juste une affaire de casting que vous portez ils ont une première phase c'est de se rassembler de savoir quelle ligne et vous avez dit les seconds couteaux mais non seulement ils sont ça mais ils sont second couteau aussi sur les thématiques le régalien c'est pas la priorité à l'heure actuelle on est plus sur l'inflation d'énergie et l'écologie ils sont complètement absents de cette thématique sauf le nucléaire ils ont absolument rien travaillé sur ces idées là et ils ont rien de différencier en vous dites en effet soit ils sont un petit peu proches du RN sur la sécurité l'immigration soit ils sont un peu proches de Macron mais ils ont pas de ligne il y a pas de et ça ça va être important moi je trouve que ce qui est intéressant justement dans le côté présidentiable après c'est Éric ciotique a tout de suite sorti le ces cartes en disant moi de toute façon je soutiens Laurent Wauquiez donc quelque part il arrive pour être président du parti mais il a déjà dit qu'elle était son choix Laurent Wauquiez il fait son chemin quand même en tant que président de la Région Auvergne Rhône-Alpes il a fait un fond régional souverain il fait ses petites expérimentations comme si c'était comme si la région servait un petit peu de marche-pied pour faire quelque chose de plus national il le fait de manière très indépendante par rapport même aux autres présidents de ou président de Région de droite il fait son chemin il dit à l'état moi je n'ai pas envie de travailler avec vous sur la formation sur ce fond pareil un souverain il est il dit je fais ce que je veux il fait son chemin il se met un peu la stratégie de Valérie Pécresse et de Xavier Bertrand de s'appuyer sur leur bilan de fil en région ça cette personnalité moi j'ai des doutes aussi en termes de communication et de personnalité charismatique Laurent Wauquiez bon il fait son effort il croit un petit peu sur sa région moi j'ai quand même un petit peu de je suis un peu sceptique mais en tout cas l'idée de cioti de dire moi je suis là pour être le marche-pied d'un candidat c'est pas idiot non plus il donne sa couleur tout de suite et il projette pour son après c'est normal on peut pas s'en empêcher on se projette tous déjà dans la prochaine présidentielle vous rendez compte mais il y a d'abord quand même l'enjeu de comment se positionner face aux mains tendues de l'exécutif c'est assez intéressant alors on va on va quand même parler aussi des autres candidats ou quasi-candidat il y a d'abord Serge groart donc le maire d'Orléans qui lui est officiellement candidat il prône un accord de gouvernement avec la majorité macroniste ça c'est ultra minoritaire Jean-Daniel Lévy aujourd'hui au sein de cette famille politique pas forcément d'un point de vue d'opinion mais a priori d'un point de vue militante oui d'un point de vue d'opinion quand vous interrogez en fait la manière de se positionner en fait chacune chacun des groupes politiques les personnes qui là être proche des réplicats sur les plus enclins à considérer que il doit y avoir des accords et en tout cas pas d'opposition systématique de la part de leur députés quand vous interrogez les électeurs qui ont voté pour un candidat de la nuque un candidat du RN par exemple globalement là ils sont beaucoup plus sur l'opposition systématique à l'égard de cette effectué de la part du président applique ou de la part de la majorité présidentielle pour autant quand on analyse et si on analyse en fait ce qu'on a sous les yeux c'est à dire le dernier congrès interne des républicains la ligne est une ligne beaucoup plus dure entre guillemets c'est-à-dire beaucoup plus d'opposition mais c'est pas illogique c'est-à-dire que il faut quand même aujourd'hui être militant répliquant et se dire ce que c'est à dire que c'est une personne qui déclare envers et contre tout alors même que ils ont ils n'ont pas été qualifiés pour le deuxième tour de l'élection présidentielle en 2017 ce qui a pu apparaître comme étant un accident alors qu'ils n'ont pas été qualifiés pour le deuxième tour de l'élection présidentielle et là de manière extrêmement magistrale en 2022 que on se déclare aujourd'hui proche des répliques donc quand on est proche des répliques un qu'on paye une cotisation et qu'on est militants en aucune manière à mon avis on estime qu'il faut être un marche-pied ou en soutien à l'égard du président de la République sur la question d'autorité sur la question la sécurité sur la question la liberté sur la question du rapport au travail pour prendre 4 thématique il y a clairement une césure entre cette frange de population là et ce que peut penser le reste de la population d'ailleurs moi ce qui m'a frappé ce week-end lors du campus déjeuner enfin il y a beaucoup de ces jeunes militants qui ont jamais connu elle est au pouvoir parce que ça fait 10 ans qu'ils sont pas au pouvoir donc c'est très bien moi je suis toujours admiratif de la passion politique mais Jean Gary c'est quand même une dimension qu'il faut pas oublier est-ce que ça ça peut servir à Aurélien Pradier qui est entre guillemets le le troisième homme plus jeune qui c'est quelque chose qui va s'abîmer dans le combat des chefs en tout cas c'est ce qu'il dit c'est quelque chose qu'il faut pas négliger moi j'ai suffisamment travaillé sur l'image de l'homme providentiel pour dire qu'au fond les tentations du Sauveur c'est le titre d'expolis c'est toujours construite comme ça sur le charisme d'un leader donc ça a été le général de Gaulle ça a été Chirac ça a été Nicolas Sarkozy qui avait pris le parti parce qu'il y avait ce charisme du leader se rassembleur parce que pour le reste si on se parle franchement qu'est-ce qu'au jour de vie alors actuel les républicains ont apporté de 9 ou d'original politique le travail programmatique a pas suffisamment été fait comme on l'a dit c'était un proche de François Fillon on peut imaginer que son programme il a beau dire qu'il va ripolini ça va être très proche de ce que nous proposait François Fillon avant le Pénélope gate donc franchement aujourd'hui pour peu que du côté de la macronie on fasse émergé au centre droit candidat du style de d'Edouard Philippe qui est un peu de charisme et qui soit capable de rameuter une partie des troupes et qui sur le plan de du programme économique et social soit pas très très loin de ce qu'on pourrait provoquer pardon les républicains sur sur la droite sur le plan du régalien de l'identité de l'immigration vous avez quand même il y a un terrain qui est occupé Rick Zemmour veut rester dans le jeu politique on se demande où est l'espace politique on se demande où est précisément cette capacité à émerger 6 semaines 6 semaines sauf si le macronisme ne survit pas Emmanuel Macron si le macronisme s'effondre et à mon sens s'il est vraisemblable que il se disloque mais là il y aura il y aura quelqu'un qui va émerger à droite d'Emmanuel Macron alors je vais vous redonner la parole Émilie mais je voudrais qu'on entend de Annie genvar qu'elle a la présidente du parti LR aujourd'hui qui dit je vais jouer un rôle d'arbitre elle veut une compétition mais pas la guerre quand on préside il faut pouvoir être un peu au dessus de la mêlée et pour l'instant mon rôle est d'arbitré cette compétition car c'est une compétition évidemment mais ça ne doit pas être une guerre donc moi je suis un peu la garante de l'unité est-ce qu'il y a un risque quand même Émilie parce que quand il y a une compétition comme celle-là surtout avec la tradition de la de la droite dont on parlait c'est que les fêlures nous que vous évoquiez s'élargissent que que la bataille rangée et puis Jean le disais l'historique de ce parti c'était plutôt l'émergence naturelle quelque part d'un homme providentiel et c'est pas du tout l'histoire a montré que quand il y avait des guerres de chef c'était très compliqué quand on recontait les votes c'était encore plus compliqué ça sombrer encore plus ça faisait sombrer encore plus le parti moi ce que je pense en effet je pense qu'ils peuvent jouer la montre en fait mais ça va être le positionnement pendant le quinquennat de Macron et délicat mais l'idée c'est de savoir comment se positionner pour jouer la course de fond s'il y a des déçus de ma ils le font un petit peu quelque part avec cette assemblée nouvelle configuration c'est eux qui ont fait voter par exemple les 30 centimes à la pompe alors que le gouvernement voulait quelque chose de plus ciblé donc ils essaient de jouer cette équilibre délicat entre pactiser un petit peu avec avec la majorité relative mais en apportant leurs idées tout en essayant de montrer leurs différences mais encore une fois moi je le rappelle je pense qu'ils ont pas assez d'idées ça marrant parce que je me souviens qu'il y a quelques années les jeunes de LR disaient il nous faut des nouvelles idées et ben ils en ont pas des nouvelles idées ils ont aucune ligne nouvelle le régalien ne suffit plus pourtant moi je pense qu'il pourrait avoir une place on le dit cette France qui est à droite elle cherche pas forcément toujours Éric Zemmour bon il faut quand même un petit peu le remettre aux oubliettes même si réapparaît mais le rassemblement national Marine Le Pen a réussi à se désaboliser ce normaliser mais il y a des gens qui iront toujours pas voté pour elle donc il y a quand même une place à se faire s'ils arrivent à se rassembler ou lequel des deux en très Richie et Bruno Retailleau peu faire ça avoir et puis moi ça sera d'ailleurs le thème de notre second débat dans une trentaine de minutes on va parler de la politique énergétique du du gouvernement mais je voudrais vous entendre j'en ai Levi sur les thématiques de cette rentrée politique et de cette rentrée gouvernementale qui pourrait servir à l'air vous voyez ce que je veux dire c'est celle qui les portes qui pourraient leur offrir l'occasion et en tout cas l'occasion assez candidat qui se présente pour devenir président du parti de ce différencier de marquer un territoire de être à la fois une voix médiane entre le parti au pouvoir d'Emmanuel Macron et le RN de l'autre côté dans le cadre d'une étude qu'on a une grosse étude qu'on vient de réaliser pour le magazine challenge en fait on avait identifié qu'il y avait trois principales en fait mesures qui étaient attendues de la part des Français en tout cas trois sujets principaux le sujet de l'écologie de l'environnement c'est pas là-dessus sur laquelle LR est amené à se distinguer le sujet du pouvoir d'achat qui a très profondément progressé on a vu que c'est là dessus en fait qu'ils avaient pris position même si entre les députés les sénateurs ce n'est pas exactement la même ligne politique était suivie notamment sur le rapport à l'essence faut-il ou pas bloquer le prix d'essence à 1,50 € et puis la troisième question qui était la question de l'avenir de la jeunesse ce sur quoi peut-être LR peut être également un peu plus entendu parce qu'en fait il y a également une dimension de perspective en fait aujourd'hui qui n'est pas tout à fait entendu de la part des Français lorsqu'on les interroge sur ce que peut être les ce qui peut être les perspectives d'Emmanuel Macron et le projet politique qui peut être porté de la part d'Emmanuel Macron si on est sur un regard qui va être un regard un peu plus ciblé c'est-à-dire pas l'ensemble des Français mais les électeurs qui situent à droite sur l'échiquier politique on va ajouter notamment la thématique de la sécurité et de l'immigration qui sont d'ailleurs de plus en plus liées auprès de cette frange de population alors que avant quand vous interrogez des proches des réplicans et déclarer plus avec beaucoup plus de sécurité et beaucoup moins d'immigration qu'ils ne le font à l'heure actuelle et ce sont des points qui n'ont pas réussi à être palier de la part de Gérald Darmanin quand bien même celui-ci vient de cette partie de la droite donc il y a aujourd'hui clairement sur la question de la sécurité un point sur lesquels il y a une attente de la part du cœur de cette électorat là en disant il faut faire en sorte qu'on soit amené à mieux vivre à avoir moins peur et à faire en sorte qu'on puisse plus se projeter collectivement vers l'avenir il s'adresse en plus à un électorat qui est un électorat en moyenne même si ça s'est pas vu la dernière élection présidentielle plus âgée que la moyenne des Français et dont on sait qu'ils sont plus sensibles que les autres à cette thématiques de la sécurité alors l'autre actualité politique de ce weekend c'est ce manifeste pour une autre gauche lancée par l'ancien Premier ministre de François Hollande Bernard Cazeneuve texte publié dans le Journal du Dimanche signé par 400 personnalités de gauche en désaccord avec la ligne pro nuque du premier secrétaire du PS Olivier Faure Mathieu on va vous entendre analyser cette tribune de Bernard Cazeneuve signe son retour d'abord plus qu'une tribune c'est un long manifeste plus une interview s'il vous plaît donc c'est vente et services après vente on n'est jamais mieux servi que par soi-même fallait au moins ça pour le retour dans l'arène du plus pince sans rire des socialistes français alors qu'on se le dis quand même Bernard Cazeneuve ne revient pas pourquoi tout simplement parce qu'il n'était pas parti explique-t-il et puis ne roule pas pour lui ne remplit pas un rôle il sert une cause poursuit-il faut modeste en fait on a retenu les pics de l'interview la majorité macroniste et ça fan club la gauche qui est rétréci à ses franges les plus sectaires la grande internationale de la lutte contre le barbecue le PS qui sait tout ouisé bref on peut voir que Bernard cazen n'a pas perdu le sens de la formule qui fait mouche sur le fond en fait il nous joue un air qui est assez connu c'est celui de la gauche de la transformation comme il l'appelle contre la gauche de la de l'incantation c'est le vieux débat qui oppose depuis plus de 100 ans les réformistes contre les révolutionnaires à gauche le font pour le coup n'est pas franchement révolutionnaire même s'il faut noter le retour d'un mot quand même qui avait disparu du vocabulaire socialiste je trouve c'est le progrès qui apparaît beaucoup dans la Tribune le terme de progrès la martingale de Bernard Cazeneuve c'est la suivante en gros des services publics de qualité pour permettre une réelle ascension et justice sociale des valeurs républicaines réaffirmées notamment la laïcité on aime l'Union européenne on fait de la transition écologique mais avec du nucléaire et puis je lui ai dit que les corps intermédiaires dans cette société fracturée tout ça casse pas trois pattes à un canard mais c'est plutôt bien fait c'est propre on a presque envie de dire comme la télé dans les années 80 merci Bernard mais mais il y en a plusieurs mais le premier port sur son rôle Bernard c'est pas n'importe qui quand même il a été c'est un proche de François Hollande il a été ministre de François Hollande pendant 4 ans et demi pendant 6 mois il a même été son premier ministre bref il est donc aussi à sa façon d'une certaine manière comptable de ces années-là et de la situation dans laquelle la gauche s'est retrouvée en 2017 mais de cela j'ai pas compris s'il y avait le début d'une analyse auto critique talent pour l'amnésie chez certains dans le manifeste le second mai il porte sur l'instant pourquoi maintenant et pas plutôt d'une certaine façon parce qu'après tout Bernard Cazeneuve aurait pu reprendre le PS comme beaucoup de ses camarades le lion demandé à l'époque mais à l'époque c'était sans succès il ne voulait pas Bernard Cazeneuve aurait pu se porter candidat à la présidentielle comme beaucoup de ses camarades le lui ont demandé à l'époque mais là encore s'en guerre plus de succès vous l'avez compris tout le monde a le droit de changer d'avis et de choisir son calendrier Bernard Cazeneuve le fait mais on peut légitimement se demander si Cazeneuve et sa cavalerie n'arrive pas à trop tard pour sauver le Parti socialiste on en profite pour rappeler les les prochaines échéances pour les socialistes mais le prochain congrès d'abord début 2023 qui permettra aux socialistes de s'adonner à leur sport favori qui se diviser pour mieux se compter là il est quand même intéressant alors on verra ceux qui ont été exclus ou non parce qu'il ne soutenaient pas l'accord avec la nuit pèse vous savez qu'il y a eu des grandes discussions mais en tout cas ça devrait permettre en tout cas de de ce compter à des fautes en shining même si je pense que Olivier fort sur part quand même assez favoris dans cette aventure parce qu'il est quand même auréolé de cet accord qui a donné des députés et qui a fait longtemps la voix du PS et après cette étape il y a une seconde échéance évidemment qui sont les élections européennes alors là c'est la première occasion de voir si les toutous du PS reprennent leur indépendance ou s'il reste dans la meute de la lupesse on verra c'est dans 2 ans et on va rebondir sur cette analyse Émilie zapaleski c'est la cavalerie Bernard il arrive il arrive en retard mais c'est un peu les vieux de la vieille parce que quand même on est on est sur un effet vous avez du ministre de des premiers ministres on est sur Stéphane Le Foll enfin on est Cambadélis voilà c'est le PS revisité moi ce que je trouve intéressant c'est qu'ils arrivent en effet Carole Delga qui s'est rajouté aussi et pas Hidalgo par contre mais Carole Delga oui ça fait partie peut-être des figures qui peuvent monter sur la gauche je trouve qu'ils arrivent après la bataille et d'une manière un peu opportuniste parce que finalement quelque part il y a des thématiques de gauche qui sont réapparues dans le débat qui ont infusé dans le débat on le voit même encore la dernière main avec la conférence d'Emmanuel Macron même si Bercy Emmanuel Macron ne veut pas absolument dire taxe sur les super profits on est quand même sur une taxe sur les énergéticiens qui va être distribué je parle au niveau européen sur les ménages qui a été annoncé par Emmanuel Macron cet après-midi alors toute la procédure européenne qui doit suivre mais en tout cas c'est dans les tuyaux elles existait pas je pense que ça vient aussi du fait que à l'Assemblée nationale il y a des crieurs qui font partie de la nupette qui ont un petit peu imposé ces thématiques Elisabeth borne n'était pas contre donc il y a ces valeurs qui refont jour on peut aussi parler Bruno Le Maire parler du crédit un crédit un peu recherche vers ça c'était une idée des écolos plutôt l'isfaire donc on voit qu'il y a des thématiques qui qui reprennent à leur qu'on dit c'est pour ça que moi je suis un peu sceptique on dit que la France est à droite et là peut-être que Cazeneuve s'est rendu compte qu'il y avait une opportunité pour reparler de ses valeurs de gauche et qui avait un public qui était preneur de ça mais oui ils arrivent au bout de la bataille la nupes malgré tout ce que tout le monde a dit elle tient on va voir pour les élections prochaines européennes mais pour l'instant il sera bon mais oui mais en attendant oui à chaque fois on dit elle va se fracturer ça va pas tenir elle tient elle fait des propositions ensemble ils tiennent malgré tout avec des voix différentes Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs a dit c'est pas grave si on a des voix différentes du moment qu'on a un accord minimum puis on avance avec ceux qui veulent marcher je pense que c'est tout ça que case neuve a vu il arrive un peu tard il avait pas envie bon voilà maintenant il voit l'opportunité mais moi j'y crois pas j'y crois pas du tout je pense que ça n'a pas peur ça peut pas reprendre il y a trop cette espèce d'ombre qui a fait qui a Hollande finalement de dépeçage du PS et il y a plus cette ligne que représente d'une manière beaucoup plus extrême la nupaisse et parce que il était largement commenté mais ça m'intéresse de savoir ce que vous en pensez mais un mot de la popularité de Bernard Cazeneuve mais évidemment vous l'avez testé notamment avant la présidentielle il est populaire mais pas suffisamment pour se lancer dans une présidentielle c'est c'est quoi la l'analyse en fait sur le papier il pourrait être suffisamment populaire pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle sur le papier c'était là qu'il y a quand même une grande différence entre la popularité et le comportement électoral aujourd'hui il y a une image qui est une image d'homme droit de personnes qui d'ailleurs a su tenir pendant la période des attentats qui a la République cheville au corps et qui globalement donne le sentiment d'avoir un cortex qui est assez fort et qui est pas toujours présent en fait de la part des personnes qui sont issues du Parti socialiste et pour autant dès lors qu'on teste d'un point de vue général au terme d'intention de vote ou en termes de parcours politique qui pourrait jouer à l'avenir c'est confiance ou cette opinion extrêmement poétique a tendance à se dilapider de manière extrêmement rapide expliqué les le côté j'y vais j'y vais pas ça explique ou c'est la cause une des raisons explicatives à nos yeux c'est-à-dire que jusqu'à présent il y a un peu la perception en fait de la part des électeurs que Bernard Cazeneuve a envie d'être président mais n'a pas toujours envie de faire campagne il a envie d'exercer des responsabilités mais il a pas envie de tout mettre en oeuvre pour pouvoir aller chercher ses responsabilités il y a un regard très ambivalent de la part de nos compatriotes c'est-à-dire qu'ils sont extrêmement critiques et les gars des responsa positif ou on leur dit vous voulez toujours le pouvoir vous faites tout pouvoir y arriver etc mais dans un même élan quand ils le font pas ils bénéficient pas d'un support d'un point de vue d'opinion et jusqu'à présent il y a pas vraiment une campagne c'est à dire qu'il y a pas eu d'actions qui ont été menées de la part de Bernard Cazeneuve il y a pas eu de tourner des fédérations il y a pas eu en fait de d'expression de sa part en disant je souhaiterais être candidat à l'élection présidentielle il y a pas eu même de mobilisation de troupeau et donc dans ce contexte là c'est plus en fait une forme de figure tutélaire qui existe et qui ne permet pas aujourd'hui de se transformer en termes de regard extrêmement positif sur un registre qui est extrêmement différent c'est exactement ce qui s'est passé pour Christiane Taubira qui était extrêmement forte d'un point de vue d'opinion qui disposait d'un capital de d'appréciation de la part des électeurs de gauche d'un point de vue général qui était extrêmement élevé mais dès lors qu'on l'a testé en termes d'intention de vote dans le cadre de l'élection présidentielle et je dis ça avant qu'elle n'ait pas plus présentée elle était très basse donc il y avait cette forme de différence entre une forme de capacité à pouvoir donner des lignes de conduite qui sont appréciables mais qui sont pas forcément en capacité pour être porté par l'émetteur à proprement parler alors le PS tout utilisé par Jean-Luc Mélenchon on écoute la réponse d'Olivier fort c'est le premier secrétaire du PS évidemment c'était sur France Inter hier un certain temps que ce qui m'intéresse ce ne sont plus réalistes qui sont contre tout le monde enfin qui a une espèce de gauche qui n'aime pas la gauche qui n'aime pas les écologistes qui n'aiment pas les communistes qui avaient signé cette tribune en fait je vois qu'il y a des gens qui sont des soutiens de longue date de d'Emmanuel Macron qui soutiennent son action au gouvernement je vois des gens qui bizarrement on demandait aussi être soutenu par la nuque pour leur élections législatives et qui maintenant sont je peux donner le nom et le pas là pour faire les mêmes droping mais il y a des gens qui vous verrez vous regarderez des gens qui n'ont pas eu de concurrents à gauche pour leur élections et qui maintenant vient de dire les insoumis les écologistes Jean garrigue cette expression Olivier Faure toutou de Jean-Luc Mélenchon ou le PS toutouisé qu'est-ce que vous en pensez alors d'abord je pense qu'il est pas très honnête de la part d'Olivier fort de renvoyer les 400 signataires de ce de ce manifeste et notamment Bernard Cazeneuve un soutien plus ou moins déguisé à Emmanuel Macron ou au contraire un mécanisme par rapport à la nupes parce que Bernard Cazeneuve il y a beaucoup de défauts mais au moins on peut lui reconnaître celui d'une certaine rigueur ça lui a été reproché d'ailleurs mais pour ne pas lui son argument pour expliquer une forme de mise en retrait c'est de dire que justement il ne voulait pas perturber ce qu'était les campagnes successives de du Parti socialiste et on ne peut pas lui reprocher d'avoir été à la soupe auprès de Macron ça c'est un fait important deuxièmement si vous comparez en termes de statut par rapport à l'opinion publique en termes de stature d'hommes d'État Bernard Cazeneuve et Olivier fort je pense que la différence elle est elle est immédiate pour la plupart des Français maintenant la question de la totorisation elle est fondamentale parce que c'est la question de l'avenir de la gauche je veux dire que on s'est bien qu'elle a été la trajectoire de Jean-Luc Mélenchon avec Mélenchon est parti de du Parti socialiste parce qu'il était en désaccord avec la ligne et surtout parce qu'il était minoritaire et parce qu'il était parce qu'il voulait il a décidé à un moment donné [Musique] exactement et je sais tout simplement l'explication de de la démarche d'un Cazeneuve je pense Cazeneuve pense que c'est une autre gauche qui peut faire gagner les gauches donc est-ce que est-ce que c'est encore un calcul qui est applicable en 2022 ça c'est encore autre chose et encore plus en 2027 mais de toute manière on voit bien que là il y a quelque chose qui se joue dans la reconstruction de la gauche or moi j'estime que au cas où probable il y ait une sorte de dislocation de la macronie dans les cinq ans qui viennent c'est inévitable il va y avoir un potentiel il va y avoir un espace politique justement pour cette gauche pour ces républer républicains de gauche que représente Bernard cazen et donc je suis pas du tout sûr que son initiative aujourd'hui soit condamnée à l'échec c'est une possibilité mais si vous voulez sur le plan politique à long terme il y a éventuellement un espace pour lui Matthieu il va venir détestation que les uns et les autres se voient entre Jean-Luc Mélenchon et ses anciens camarades du PS il y a chez certains en PS c'est qui est exactement ce que disent les gens c'est vrai qu'ils ne pensent pas qu'il y ait de majorité sociologique majorité et la doctorale en France pour une offre de gauche radicale on se retrouve on disait révolutionnaire parce que ces gens-là qui sont pas des thurifères forcément de François Hollande disent on sait bien que en France vu la pyramide des âges vue l'âge des votants le penchant pour la radicalité et minoritaire il y aura pas 50% plus un des Français qui voteront forcément vers vous j'en ai pour répondre à cette question jusqu'à présent de l'histoire jusqu'à présent c'est le sens de l'histoire après ce qui est intéressant c'est que il y a une différence entre le propos qui peut être tenu et la personnalité qui le tient c'est-à-dire que quand vous testez aujourd'hui un somme d'argument qui sont exprimés de la part de la France insoumise sans dire aux personnes interrogées que ça provient de la France et sans même utiliser le terme Jean-Luc Mélenchon globalement il y a un soutien qui est un soutien qui n'est pas majoritaire mais qui est même trois ans écrasant que vous ça rejoint ce que disait Émilie sur la France à une forme de justice sociale qui traverse globalement notre pays quasiment depuis 1789 si vous ajoutez un terme à côté de cela à quel terme français insoumise ou si vous ajoutez un deuxième terme qui est un terme Jean-Luc Mélenchon là pour le coup et ben le regard est un regard beaucoup plus distant parce qu'en fait il y a pas uniquement le fond il y a également la forme la manière dont les idées sont exposées et leur effet politique qui peut être perçu de la part des citoyens parce que ça n'apparaît pas toujours comme étant par la suite une adjonction de mesure mais un système politique et là ce système politique va également interroger d'un point de vue plus générale alors on sait que du côté de la France insoumise il théorise le fait que de toute façon il faut parler fort parce qu'il dit autrement on se fait jamais entendre voilà donc ils sont justement pris dans cette forme des taux en se disant qu'ils sont obligés s'ils veulent se faire entendre passer le mur du son médiatique entre guillemets arriver à créer justement ces lignes de fracture d'un point de vue d'opinion et dans un même mélange qui pas toujours rejetée dans l'absolu en tout cas mesure par mesure et alors ça explique aussi la stratégie de ce parti d'opposition mais ce n'est pas le seul face au Conseil national de la refondation je pense que Steve Jourdain doit être juste là Steve bonsoir heureux de vous retrouver pour la saison 2 de sens public vous serez la régulièrement évidemment comme d'autres brillants journalistes de la rédaction de de Public Sénat alors on fait un peu de pédagogie vous nous rappeler ce qu'est ce CNR le CNR c'est une nouvelle méthode de gouvernement en tout cas comme ça qu'Emmanuel Macron a présenté les choses petit retour en arrière Thomas on est début juin juste avant les élections législatives Emmanuel Macron accorde alors une interview à la presse régionale et il annonce un changement de méthode pour son second quinquennat manière de répondre à ceux qui l'accusent de pratiquer un pouvoir trop solitaire trop vertical trop jupitérien il déclare la chose suivante j'ai porté cinq objectifs pendant la campagne électorale l'indépendance le plein emploi neutralité carbone les services publics pour l'égalité des chances et la Renaissance démocratique avec la réforme institutionnelle pour les atteindre je veux réunir un conseil national de la refondation avec les forces politiques économiques sociales associatives des élus des territoires et de citoyens tirés au sort il faut rassembler la nation autour de ces priorités fin de citation on le voit le CNR c'est à l'origine quelque chose de très ambitieux c'est pas vraiment étonnant on est juste avant les élections législatives et Emmanuel Macron pense obtenir une majorité plutôt confortable à l'Assemblée nationale on sait comment ça s'est terminé pour lui effectivement ça c'est donc début juin qu'est-ce qu'on sait depuis est-ce qu'on a plus de détails sur les contours de ce conseil national leur fondation non non pour le moment tout est flou la seule chose qui est sûre c'est que ça sera François Bayrou qui présidera les débats on nous dit aussi qu'Emmanuel Macron pourrait soumettre certaines propositions du CNR en référendum et puis c'est à peu près tout Thomas c'est à peu près tout ce qu'on sait du Conseil national de la chronique c'est tellement flou concernant même de la majorité présidentielle certains d'où de son utilité ce matin il y a le droit de Pivet président de l'Assemblée nationale a essayé de remobiliser les troupes écouter là le Parlement siège et siège en ce moment même le Parlement ça n'est pas que la séance publique dans l'hémicycle je pourrais habitude de dire l'hémicycle c'est la partie émergée de l'iceberg évidemment la question avant jeudi c'est qui va y participer pas Gérard lâcher pas le président du Sénat regardez cette lettre qu'il a envoyé Emmanuel Macron c'était fin août le risque de confusion que le Conseil national de la refondation recèle et les incertitudes qui demeurent sur son rôle véritable et perçu comme une forme de contournement du Parlement c'est-à-dire de la représentation nationale pas le Gérard Larcher donc pas de Sénat ou CNR ce jeudi même son cloche du côté des oppositions RN elle est en UPS tous dénonce une opération comme de la part du chef de l'État je vous ai fait une petite liste de ceux qui en seront et de ceux qui n'en seront pas c'est non pour les principales associations des liloko associations des maires de France assemblés des départements de France région de France c'est donc non également pour les républicains le RN la nups et le syndicat solidaire en revanche c'est oui pour la République en marche évidemment le modèle la CFDT la CFE-CGC la CPME ou encore le Medef on attend maintenant la position la réponse définitive de la CGT et de Force ouvrière mais a priori pour les deux centrales syndicales ce sera non ce sera niet pour elle aussi le CNR pour l'instant une institution très très confidentielle merci Steve pour cette analyse est-ce qu'il est mort nez ce CNR Jean Gary c'est toujours difficile de le dire il parait assez mal le Conseil National de la Résistance à l'époque il avait deux avantages c'est que il était porté par le général de Gaulle dans le prestige historique était incontournable c'est pas le cas d'Emmanuel Macron et puis il pouvait s'appuyer sur l'ensemble des partis politiques de la droite à la gauche et des syndicats qui qui étaient représentés plus les mouvements de résistance donc là on est évidemment dans un cas de figure totalement différent avec ce conseil national de de la refondation c'est vrai qu'on n'en sait pas grand chose mais c'est vrai aussi que au moment où on assiste quand même une résurgence du parlementarisme dont je me suis félicité abondamment donc moi je suis pas le seul d'ailleurs notamment sur ce plateau notamment sur ce plateau on assiste à une résurgence du Parlement ça a été le Sénat au départ et qu'à faire Benalla et cetera c'est le c'est aujourd'hui l'Assemblée nationale il y a un C2 c'est économique social environnemental on se demande véritablement ce que peut être le le l'espace d'évolu à ce à ce à cette nouvelle Assemblée maintenant dans l'absolu moi je suis pas con parce que on a assez reproché à Emmanuel Macron sa président jupiterienne le fait de créer quelque chose une instance de concertation préliminaire au débat parlementaire mais l'instance de concertation qui soit pas simplement de la concertation qui soit ensuite une instance de proposition y compris d'amendement de ce que pourrait être la ligne proposée par le Président de la République externe une instance dans laquelle on pourrait véritablement transformer ce que ce qu'est le chronomètre je sais bien que là je suis dans une utopie totale mais ça dans l'absolu ça pourrait être très intéressant je vous demande d'être bref les uns et les autres parce que le temps a filé un mot là dessus d'avant grand débat national convention citoyenne sur le climat le résultat de décision ça a été zéro donc c'est encore une concertation pour blablater moi ce que je trouve assez comique c'est que c'est vrai que ça ressemble un peu à ses œufs un Conseil économique social et environnemental bis c'est François Bayrou qui devrait prendre la tête du Conseil national et le CESU a retoqué un petit peu la première note que Bayrou avait fait sur le quand il est au commissaire aux plans quoi donc il se fait retoquer sur l'écologie sur la pauvreté et là on nous remet ça avec François Bayrou à la tête je trouve qu'on prend beaucoup de temps pour les diagnostics qu'on connaît déjà il faudrait peut-être des décisions je pense que c'était pas le lieu forcément d'un diagnostic moi je pense qu'on peut pas dire on peut pas dire en France il y a une crise de la représentation démocratique on a des taux d'obtention record on a une société fracturée qui a un discours qu'un constat que font à peu près toutes les forces politiques et jeter toute initiative de d'essayer de faire un peu autrement alors bien sûr Emmanuel Macron est derrière pensé bien sûr il espère embarquer tout le monde dans un calendrier de réforme et bien sûr son passé ne peut pas pour lui parce qu'il est une présence très verticale après il a pas des choses élector la Suisse puisque a priori il pourra pas se représenter ça c'est une chose mais de la part des oppositions eux aussi ont des arrières pensées c'est que les gens ne veulent pas y aller pourquoi mais pour essayer de faire chuter Macron de pas faire un cadeau à l'exécutif allez et donc les mêmes qui se targuent le mot sur il faudrait concilier la France il faut pouvoir élaborer ensemble il faut rechercher du consensus aucun de vue de consensus tout le monde est en césarien mais d'ailleurs c'est intéressant parce que je dis qu'est-ce qui va se passer à Marcoussis vers une sorte de de comptage parce qu'a fait Steve dans sa chronique à l'instant bon bah il y a le constat de la des chaises vides vous voyez ce que je veux dire j'en ai une vie et ça je pense moi que dans l'opinion ça ça finira par peser parce que c'est peut-être de la corne c'est peut-être vide de sens mais le gouvernement l'exécutif tend la main aux opposition au Parlement là au CNR pour l'instant sans avoir de réponse encore une fois je suis pas je suis pas dupe de du caractère de comme de cette main tendue mais comment ça pèse dans l'opinion ça les refus successifs là pour l'instant en fait personne ne sait exactement ce qu'elle CNR et je pense que nous quatre au taux la table on n'est pas forcément d'accord sur à quoi il va servir donc enfin plus l'objet sera défini plus en fait les Français pourront se positionner par rapport à celui-ci parce qu'en fait genre indiqué en fait que c'était probablement une instance de concertation préalable à la mobilisation en fait des corps législatifs constitués ça a pas forcément été indiqué de cette manière là et même voilà et donc et donc même le fait que du côté d'en marche ou du côté des ministres à travers des indiscrets plus ou moins discrets et ils disent en gros on y croit pas on n'est pas d'accord on est on a du mal à savoir ce que c'est ça ça rend les choses difficiles donc peut-être que déjà le premier aspect ça sera définir l'objet définir la temporalité peut-être définir une méthode de travail un objectif précis puis après voir justement si les Français sont plus ou moins sévères avec ceux qui vont adopter la politique de la chaise vide merci beaucoup merci à tous les trois d'avoir participé à ce premier débat de la saison 2 de sciences publiques on était j'espère au niveau de la saison 1 donc je veux pas trop la ramener c'est sur les téléspectateurs qui jugeront en tout cas c'était un plaisir de redémarrer avec cette actu politique et avec vous quatre