Ce qu'il faut savoir pour voter (NFP) ce dimanche 7 juillet
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 61 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Jean-Luc MélenchonFait
« On a des fondamentaux, on a des boussoles. La justice sociale, la règle verte, une diplomatie indépendante au service de la paix et le pouvoir au peuple avec la 5 la 6e République et plus la 5e justement. »
- 3:30Jean-Luc MélenchonPromesse
« Tout est prêt pour annuler la retraite à 64 ans. Tout est prêt pour augmenter le SMIC et les minimas sociaux. »
- 10:00Clémence GuetéFait
« Le Rassemblement national, c'est la répression qui prime sur la prévention et sur l'éducation. »
- 13:00Clémence GuetéChiffre
« 3 millions d'enfants qui vivent actuellement sous le seuil de pauvreté en France. »
- 16:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« On a donné à tous ces bon ariens 223 milliards par an d'aide aux entreprises, n'est-ce pas ? En fait, c'est aide aux actionnaires parce que vous leur donnez des sous à un bout. »
- 22:00Jean-Luc MélenchonFait
« La meilleure affaire que le pays puisse faire, c'est que vous soyez heureux. »
- 0:30Jean-Luc MélenchonChiffre
« 25 % de l'humanité c'est plus que c'est que la nuit. »
- 3:00Jean-Luc MélenchonPromesse
« augmenter le SMICIC »
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[acclamation] [musique] Ouais. [musique] Bonsoir les camarades. Quel plaisir et honneur d'animer ce dernier meeting de campagne à Champign sur Marle.
Meeting rendu possible par le travail des militantes, des militants des équipes du siège et du service d'ordre. Un immense merci à eux. [acclamation][applaudissements] La façon dont nous avons mené cette campagne éclair d'entre deux tours fut impressionnante.
Le déploiement militant de la France insoumise massif. Les camarades ont redoublé d'efforts dans toutes les circaux. Tractage, porte à porte, collage.
Chacune et chacun conscient de la responsabilité historique que nous portons et qui appelle une action claire antiraciste pour le partage des richesses, pour la retraite à 60 ans, pour la hausse des salaires. C'est comme ça qu'on lutte contre l'extrême droite et les fachaud. Ouais.
En parlant clair [acclamation][applaudissements] et on est en ferme sur la rupture ce dimanche, c'est eux ou nous. Et dès lundi, nous pouvons gouverner pour tout changer, nos vies et la France toute entière. Pour ça, nous avons besoin d'une majorité absolue du Nouveau Front populaire et d'un maximum de députés insoumis car ils le savent, vous le savez, tout le monde le sait.
Les garant de l'application du programme, c'est nous les insoumis. Sals et ceux [applaudissements][acclamation] sales et ceux présents ici Clémence Gueté, Yes Loufoc, Jean-Luc Mélenchon et bien sûr Mathilde Panot, Manu Bompa, Rachel Kéké et tous les autres. Et la prochaine personne à s'exprimer sur cette scène fait partie des personnes les plus tenaces du mouvement insoumis.
Elle l'a redit hier sur France 2 pour la faire céder sur le programme Ils peuvent se lever tôt. Un tonneur d'applaudissement pour la députée et coprésidente de l'Institut Clémence Geté. [applaudissements] Bonjour tout le monde.
Bonjour. Merci pour votre accueil. C'est très impressionnant.
Vous êtes très nombreux. Merci à tous les camarades qui se déploient depuis 3 semaines avec une énergie incroyable. Merci à vous d'être là.
Merci au service d'ordre, aux équipes techniques du siège et aux militants de la circonscription. [applaudissements] Alors moi, je m'exprime devant vous, libéré d'un poids puisque j'ai eu la chance et le grand honneur d'être élu au premier tour comme 32 candidats et maintenant députés du Nouveau Front populaire et 19 de la France insoumise. [applaudissements][acclamation] Mais les amis, on est passé à l'Assemblée nationale cette semaine et je vous le dis la semaine prochaine, on doit y retourner beaucoup beaucoup plus nombreux.
Et pour ça, je compte sur vous. Dimanche, on nous a présenté à la télévision des cartes des projections, des scénarios de politique fiction. On ne doit pas se laisser distraire.
Là, il y a deux possibilités, deux hypothèses sur la table. La première, le Rassemblement national peut obtenir une majorité absolue. La deuxème, le Nouveau Front populaire peut obtenir aussi une majorité absolue.
Et c'est tout. Et le reste c'est du blabla, ça n'existe pas. Je vous le dis parce qu'on commence à entendre une petite musique désagréable à base de coalition, de front républicain, de gouvernement provisoire.
C'est la mélodie du renoncement. C'est le goût de la trahison qui arrive. Et on nous demande à nous insoumis à quelles conditions nous pourrions en être.
Je vous le dis très clairement, ce scénario n'existe pas. Nous irons au gouvernement pour appliquer notre programme. Rien que le programme et tout le programme. [applaudissements][acclamation] On a des fondamentaux, on a des boussoles.
La justice sociale, la règle verte, une diplomatie indépendante au service de la paix et le pouvoir au peuple avec la 5 la 6e République et plus la 5e justement. Et pour ça au Nouveau Front populaire, tout le monde est d'accord. Nous avons milité ensemble, nous avons tracté ensemble, nous allons gagner ensemble.
On peut le faire les amis. On est on a des candidats dans plus de 300 seconds tour en France. On a choisi de retirer certains candidats pour le second tour.
On a pris notre part en responsabilité pour empêcher l'extrême droite d'avoir une majorité. Et maintenant, c'est à vous de prendre vos responsabilités et d'emmener notamment l'è Louffoc qui est ici à l'Assemblée nationale. [applaudissements][acclamation] Vous avez la chance de pouvoir en faire votre député.
C'est quelqu'un qui ne lâchera rien pour vous, pour la dignité de chacun depuis des années. Il se bat pour les droits des enfants, une des cause les plus nobles qu'il soit. Liè a écrit un livre qui s'appelle Dans l'enfer des foyers où il a écrit "Je suis né sans toi, je dépends de l'État de cette République qui prône la liberté, l'égalité, la fraternité à certains mais l'inverse à d'autres.
Je veux pouvoir entendre Liè Loufock dire ses mots à la tribune de l'Assemblée nationale et construire avec nous un monde meilleur pour tous les enfants de ce pays. [applaudissements] Il faut le faire. Et je veux aussi dans le département que vous le fassiez pour Louis Boyard, pour Rachel Kéké, pour Adelle Amara, pour tous les candidats du Nouveau Front populaire.
On a besoin d'eux. [applaudissements] Je suis allée dans le pays, je suis allée soutenir ici en Île-de-France des camarades, je suis allée aussi dans les sonnes un peu plus loin et je suis allée aussi cette semaine dans le Tarn et dans les RAU. Et partout, partout j'ai vu la peur que provoque l'idée que le Rassemblement national arrive au pouvoir pour la première fois de notre histoire par les urnes.
La crainte, c'est que demain on devienne un citoyen, une citoyenne de seconde zone parce que l'on a hérité telle ou telle nationalité de ses parents et nous nous en sommes fiers. La crainte que des agressions racistes, homophobes se multiplient. La crainte que le peu d'égalité, de liberté, de fraternité qu'il reste dans certains endroits nous soient retirés.
L'extrême droite aux portes du pouvoir déjà, vous l'avez vu, ça libère la parole raciste, ça libère les agressions possibles. J'ai une pensée pour les camarades de bon œil, les gens, les mamans, les enfants qui se sont fait intimider hier par des colleurs du Rassemblement national qui ont parlé d'un nettoyage à venir. J'ai une pensée aussi pour une militante de ma circonscription qui a subi des insultes racistes pendant la campagne parce qu'elle milite pour le nouveau Front populaire parce que c'est une citoyenne parce qu'elle est noire et parce que le Front National est un parti raciste.
Nous ne voulons pas de ça. Je vous invite les amis dimanche à relever la tête à être fier de ce que nous sommes parce que nous sommes fiers et parce que nous savons. Nous avons une compréhension claire partagée de ce qu'est le projet du Rassemblement national.
On sait que les fascistes au pouvoir n'apportent rien de bon que de la division du peuple, qu'ils ne veulent pas augmenter le SMIC alors que les gens comptent après la virgule à partir du 10 du mois qu'ils ne veulent pas prendre aux riches qui brûlent leurs millions et la planète sur notre dos. Tout le monde l'a vu. C'était très clair pendant les pendant les deux dernières années de mandat.
Tout le monde l'a vu aussi ces trois dernières semaines quand Jordan Bardella plateau de télé après plateau de télé a renoncé à toutes ses mesures si ce n'est le fond raciste de son programme. La dernière en date c'était hier soir. La TVA, vous savez la baisse de TVA c'était son unique et dernière mesure pour le pouvoir d'achat et monsieur Bardella est allé dire que ce serait une mesure temporaire mais dans la durée mais temporaire.
Donc bref, on ne comprend plus rien. La seule chose qu'on comprend c'est qu'il n'y a rien à espérer de ces gens. Camu a dites attention quand une démocratie est malade, le fascisme vient à son chevé mais ce n'est pas pour prendre de ces nouvelles.
Je sais qu'ici nous en avons une conscience accrue. À la haine et à la peur, nous opposons l'espoir. Dans 3 jours, les amis, le grand soleil d'été pourra avoir un air de liberté.
On vous a beaucoup parlé de nos mesures d'urgence. Dès qu'il sera nommé, le premier ministre du Nouveau Front populaire prendra en urgence les décrets qui s'imposent pour rendre la vie plus douce. Tout est prêt pour annuler la retraite à 64 ans.
Tout est prêt pour augmenter le SMIC et les minimas sociaux. Avec vos bulletins de vote, vous pouvez faire en sorte que des millions de gens qui se privaient de vacances et qui voyaient leur compte bancaire dans le rouge pourront respirer à partir de dimanche soir. Et pendant ce temps, nous on va continuer le travail.
On va préparer les grandes lois qui s'imposent sur l'éducation notamment pour que les fournitures scolaires ne créent plus un trou dans le budget des familles pour la rentrée de septembre prochain, pour recruter des profs, pour les payer dignement, pour que les élèves ne soient pas plus de 19 élèves par classe. Tous les enfants de ce pays ont droit à l'égalité, à une école publique de qualité. Et après, on continuera avec l'hôpital, les crèches, les ÉPADes, c'est les premiers chantiers parce que avec le nou N nou nouveau Front populaire, plus personne ne va mourir sur un brancard.
On n'acceptera plus que le secteur privé s'empenne à nos aînés, s'enrichisse sur le dos de nos enfants. Dimanche, ce n'est pas qu'un vote contre, c'est un vote pour reprendre notre destin en main avec Jean-Luc Mélenchon et celles et ceux qui luttent dans le champ politique depuis des années avec Liè Loufock et celles et ceux qui ont mené leur combat dans tous les champs de la société. Je conclus avec une citation de Victor Hugo qui dit "Ceux qui vivent, ce sont ceux qui lutte, ce sont ceux dont un dessin ferme emplit l'âme et le front, ceux qui haut destin gravissent l'appreme.
Ceux qui marchent pensifs et pris d'un but sublime, ayant devant les yeux sans cesse nuit et jour ou quelques saint saint labeur ou quelque grand amour. Les amis, la victoire, l'amour, tous ensemble, c'est à porté de bulletin de vote. C'est dimanche.
On va gagner, on va y arriver. [acclamation] Merci. À présent, à présent, je vous demande d'applaudir le candidat qui nous accueille ici dans sa circo.
Il fait face au pire de LR à base de pour les pesticides et contre le mariage gai. Il faut absolument que Liè soit élu car à l'Assemblée dès dès la semaine prochaine comme Clément l'a dit, il luttera notamment pour les droits de l'enfance. Un tonneur d'applaudissement pour Liè Loufoc. [acclamation] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Chers amis, bonsoir. [acclamation][applaudissements] Merci, merci d'être aussi nombreux ce soir sur cette place.
Merci Clémence, merci Jean-Luc et merci à mon équipe de campagne sans qui cette campagne n'aurait évidemment pas été possible, à Davy et à Ophélie. Merci aux militants de tous les partis du nouveau Front populaire qui ont sillonné chaque marché, qui ont parcouru chaque rue, qui ont frappé à chaque porte de notre circonscription et qui m'ont initié à mes premiers tractages, mes premiers collages, mes premiers marchés, mes premiers débats. Merci à la France insoumise d'avoir pris la décision de m'investir, moi qui n'avais jamais fait de campagne auparavant et qui vient de la société civile.
Et enfin, merci aux collectifs, aux associations, aux syndicats et aux citoyennes et citoyens qui massivement ont rejoint cette campagne pour venir grossir nos rangs et qui encore aujourd'hui par centaines étaient sur le terrain à tracté et on continuera de le faire d'ailleurs jusqu'à la dernière seconde. Si j'ai décidé de me présenter à cette élection, c'est parce que comme vous, j'ai été profondément choqué par les scores du Rassemblement national à l'élection européenne, peut-être plus encore par la décision d'Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée nationale en prenant le risque de voir les extrémistes, les fascistes accéder au pouvoir et prendre le gouvernement. C'est une trahison de millions d'électeurs qui se sont déplacés aux urnes en 2017 et en 2022. pour faire barrage à l'extrême droite.
On va les battre. Et oui, on va les battre. Cette cette dissolution, elle est intervenue à un moment important pour moi.
Elle est intervenue alors que depuis 10 ans, moi et mes camarades, réclamions la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les dysfonctionnements de l'aide sociale à l'enfance. C'est notre système de protection de l'enfance. Nous avions réussi à l'obtenir [grognement] et cette dissolution a entraîné son arrêt sec douchant l'espoir de milliers de personnes qui dans le cadre de leur prise en charge à l'aide sociale à l'enfant sont énormément souffert.
Cette dissolution, elle est profondément grave parce qu'elle ne nous laisse que deux choix. Le choix du pire avec l'accession du Rassemblement national et de toutes ces composantes fascistes au pouvoir ou le choix du meilleur avec le programme du nouveau Front populaire. [applaudissements] J'ai décidé de me présenter parce que le programme du Rassemblement national est un programme extrêmement grave pour les enfants de notre pays mais pour les enfants du monde entier.
La préférence nationale qui est leur colonne vertébrale aura un impact considérable sur tous les enfants de notre pays. Le programme du Rassemblement national, c'est la suppression de la protection pour les enfants de nationalité étrangère. C'est même leur expulsion du territoire français.
C'est la suppression de l'aide médicale d'État alors même que des centaines de milliers des dizaines de milliers d'enfants en sont bénéficiaires. Les privant ainsi de soins médicaux pourtant essentiels à leur développement. C'est la suppression de l'excuse de minorité qui condamnerait les enfants à des peines équivalentes à celles d'adultes, ne faisant plus la différence entre un mineur et un majeur.
Enfin, c'est la suppression, c'est la c'est la pardon, c'est la c'est l'enfermement des enfants qui ont des problématiques scolaires, qui ont des problèmes de comportement à l'école. Le Rassemblement national, c'est la répression qui prime sur la prévention et sur l'éducation. Pour appliquer le programme du Rassemblement national, la France devrait sortir de la convention internationale des droits de l'enfant.
Nous serions le premier pays dans le monde à franchir cette ligne rouge. C'est évidemment un signal catastrophique pour les enfants de notre pays, mais c'est également un signal catastrophique pour les enfants du monde entier. J'ai décidé d'être candidat parce que depuis 7 ans, j'observe la politique conduite par Macron et son gouvernement.
C'est une politique qui est catastrophique et dont le bilan parle même. C'est 3 millions d'enfants qui vivent actuellement sous le seuil de pauvreté en France. C'est des milliers d'enfants qui en fin d'année dernière, en plein hiver, n'avaient plus de toit au-dessus de leur tête.
Faute de place en centre d'hébergement. C'est des ces 200 enfants qui franchissent la porte d'un commissariat ou d'une gendarmerie pour des faits de maltraitance. Et c'est des centaines des dizaines de milliers d'enfants victimes de maltraitance qui faut de place à l'aide sociale et à l'enfance reste en danger au sein.
Je voudrais parler plus spécifiquement aux électeurs de ma circonscription. Je voudrais vous dire de ne pas vous tromper. Mon opposant, monsieur Berrios, a déjà été député sous la mandature de François Hollande à l'Assemblée nationale.
Monsieur Beros a voté contre la loi relative à la transparence de la vie publique, a voté contre la loi sur le mariage pour tous, a voté contre la loi pour la modernisation du système de santé. Il a voté contre la loi sur la lutte contre la corruption. D'ailleurs, monsieur Berrios fait l'objet d'une enquête préliminaire par le procureur ouverte par le procureur de la République pour prise illégale d'intérêt.
Nous ne sommes pas dup si monsieur Berrios se présente à cette élection, c'est notamment pour obtenir une immunité parlementaire. Clémence l'a dit, hier, il s'est produit quelque chose d'extrêmement grave à Bonœil. La candidate du Rassemblement national et ses militants ont molesté des femmes et des enfants devant une école.
Cela n'a entraîné aucune réaction de monsieur Berrios. Je crains que s'il devait être élu dans notre circonscription, il fasse alliance avec le Rassemblement national et vote l'ensemble des lois qui seraient soumises au Parlement par ce parti. Vous l'aurez compris, pour nous, pour les enfants, cette élection, c'est aussi une question de vie ou de mort.
Si je suis candidat, j'appliquerai évidemment le programme du Nouveau Front populaire. Je le défendrai quoi qu'il arrive et si vous votez pour moi, dès la rentrée scolaire, l'école sera gratuite. [applaudissements][acclamation] Nous augmenterons le passe sport de 150 € pour garantir que le droit à l'accès, le droit à la culture et au loisirs pour chaque enfant soit effectif. [applaudissements] Nous réduions les effectifs par classe et nous titulariserons les AESH.
Nous créerons des places d'hébergement pour les enfants à la rue et nous réformerons massivement le système de protection de l'enfance. [acclamation] [applaudissements] L'extrême droite, ce n'est pas seulement une politique catastrophique pour les enfants et leurs droits. C'est un programme dont les priorités sont dangereuses pour l'ensemble des Françaises et des Français et des habitants de notre pays.
Pour la planète, mais aussi pour les personnes LGBTQ et plus, pour les personnes handicapées, pour les étrangers, pour les personnes Romes, pour les habitants des quartiers populaires et pour toutes les personnes qui n'ont pas la peau blanche et les cheveux blonds. Alors dimanche dans l'isoloire votez nouveau Front populaire. [acclamation] [applaudissements] À présent, je vous demande d'applaudir celui sur nous pouvons tous compter quand il y a la tempête et qui en 40 ans de vie politique a mené un seul combat sans trahir, celui de nous rendre notre dignité. [acclamation] Le fondateur de la France insoumis, Jean-Luc Mélenchon. [acclamation] Bon, comme toutes les choses importantes ont déjà été dites, je m'en vais vous parler du reste.
Merci d'être là. Je vais m'exprimer pas seulement comme l'insoumis que je suis, mais j'espère aussi porter la parole de ceux qui ont d'autres appartenances politiques ou qui n'en ont pas. Mais je sais que si vous êtes là, vous savez pourquoi vous y êtes et pourquoi vous vous feriez reproche à vous-même si vous n'y étiez pas.
En effet, en effet, notre pays est entré dans un moment de son histoire dont quoi qu'il arrive, il ressortira profond profondément différent de ce qu'il était auparavant. Il y a des moments comme ça dans l'histoire. Bien sûr, toutes les élections en France, la France est une nation très politique.
Toutes les élections en France depuis la grande révolution de 1789 oppose toujours non seulement des une vision de la vie, une manière de se représenter la société, le rapport au monde et depuis que les écologistes nous ont ouvert l'esprit d'orina avant dans notre pratique politique, nous intégrons avec ce qu'on appelle la nature. Je ne peux strictement rien pour ce micro. Faut peut-être je ne peux pas le gourouter.
Donc oui, la France a toujours eu des élections politiques et comme la France est une nation politique, les grands événements qu'elle a rencontré, elle les a toujours rencontré non seulement avec passion comme tous les autres peuples du monde, mais toujours en confrontant des grands systèmes, des grandes visions du monde. Chez nous par exemple le dernier ép et ça compte faire ça tout le temps. Il y a sûrement quelqu'un qui s'en occupe là.
Non. Bon alors je recommence. Je disais que le dernier épisode en date, c'était la décolonisation et la France a vécu la décolonisation dans des tensions extrêmes et mettant en scène des principes fondamentaux qui l'ont opposé avec une violence qu'on n'a pas connu dans d'autres pays.
Et d'ailleurs, cette décolonisation n'est pas terminée car elle continue à exister aujourd'hui en Calédonie, et je voudrais que ce soir nous ayons une pensée contre le colonialisme. Mais voyez-vous, davantage peut-être que contre le colonialisme, contre l'irresponsabilité du président de la République qui délibérément a provoqué une situation de tension, de violence, d'exagération dont il est le seul responsable parce que c'est lui qui a violé l'accord qui permettait pour la première fois de l'histoire de France une histoire de décolonisation respectueuse, non violente. pactisé et tranché par des élections.
C'est lui qui avec cette désinvolture qu'on lui connaît a voulu jouer sur un coup de D la suite des événements dans un territoire où depuis 40 ans ont travaillé patiemment à construire quelque chose qui soit une issue collective. Il a brutalisé tout le monde, fait avancer d'un an la date du référendum et provoquer les dégâts que vous savez. Enfin, il paraît qu'on va ramener en Calédonie Kanaki les quatre personnes qu'on avait mis en garde à vue, c'est-à-dire en détention préventive ici dans l'hexagone, les séparant par 17000 km du reste de leur famille. car des personnes qui sont en détention préventive ne sont condamnées à rien parce que leur procès n'a pas eu lieu et c'est donc un abus de pouvoir absolu que de les séparer de leurs familles, de leurs enfants.
Cette élection, nous l'avons bien vu avec l'élection européenne auparavant. On s'est étonné que nous autres et beaucoup d'entre nous se soient saisi de l'élection européenne pour protester contre le colonialisme en Palestine et que nous ayons lutté instantanément pour le cesser le feu et la fin du massacre. [acclamation] Mais à cet instant, bien sûr, l'élection de députés du Nouveau Front Populaire signifie que nous avons la volonté absolue, si nous avons la majorité absolue, de reconnaître l'État de Palestine de manière à montrer que la logique de guerre, la logique du colonialisme, la logique de la violence ne mène nulle part.
Et nous sommes sensibles au fait, mesdames, messieurs, et comme je suis douloureusement surpris de voir qu'une fois de plus, il est à peu près impossible d'arriver à parler de quoi que ce soit de sérieux dans une élection comme si c'était un divertissement. Mesdames, messieurs, tous notre pays est en première ligne de tous les théâtres de guerre et la question de la guerre ou de la paix est posé à travers le résultat des élections qui auront lieu ce dimanche. Car selon que c'est les uns ou les autres qui l'emportent, et bien alors on aura une politique à 100 % tournée vers la paix ou bien une politique tournée vers l'acceptation graduelle de la guerre.
La guerre ne produit rien d'autre que de la violence, de la haine, des destructions et ce sont des destructions définitives. Ce n'est pas un jeu vidéo. Les Français sont exposés en première ligne lorsque, par exemple, pour la défense légitime, normale, nécessaire de l'Ukraine contre son envahisseur russe, nous nous déployons dans des conditions telles que nous pourrions devenir nous-mêmes belligérants contre la Russie.
Ce que nous ne voulons pas. Nous ne voulons pas faire la guerre. Alors, je le dis avec toute la force que je sais qu'il y a en vous déjà.
Nous n'acceptons pas qu'un pays règle les problèmes avec son voisin par l'invasion. Car nous-mêmes français, nous avons été envahis quatre fois en un siècle par notre voisin et ça nous rend particulièrement sensible à la mauvaise habitude d'envahir le voisin. Mais pour autant, je voudrais vous rappeler que nous avons 2000 Français engagés sous l'uniforme qui sont présents en Roumanie, en Lonie, en Estonie, en Lituanie et en Pologne. et que pour un coup mal placé depuis la Russie ou pour une riposte partant depuis l'Ukraine, nous serons en première ligne et transformé en belligérant.
Car la logique quand vous êtes frappé en guerre, c'est que vous répliquez et que la réplique amène l'escalade. Nous sommes en première ligne aussi en Palestine parce que du fait que la guerre continue et qu'il est impossible de faire entendre raison parce que les États-Unis d'Amérique ne le veulent pas à monsieur Netaniau, alors la guerre continue et elle se propose de s'exporter jusqu'au Liban. Et au Liban, pas touche au Liban.
Le Liban est un état souverain. Mais le Liban, sur la ligne de la frontière, sur la ligne de la frontière, il y a 700 militaires français sous casque bleu et par conséquent pour un nos but qui partirait du mauvais côté ou qui tomberait au mauvais endroit. Alors mesdames, messieurs, une nouvelle fois les Français seraient en première ligne et quand on est en première ligne et qu'on reçoit un coup et bien évidemment on riposte et c'est comme ça que se font les escalades.
De la même manière, les Français sont en première ligne dans la zone que l'on appelle Asie Pacifique. Mesdames, messieurs, que c'est loin, que c'est loin. Monsieur Mélenchon, pourquoi nous parlez-vous d'Asie Pacifique ?
On a déjà assez de problèmes comme ça. Monsieur, s'il vous plaît, taisez-vous parce que sinon je perds le fil de mon discours. Merci.
E je suis un être humain comme les autres, hein. Bon, merci. Merci.
Je vous dis l'Asie pacifique parce que là-bas est en train de murir une guerre entre les États-Unis d'Amérique et la Chine et combien d'autres protagonistes. Là-bas, il y a 50 % de l'humanité. Là-bas, il y a 60 % de la richesse du monde qui se fabrique.
Là-bas, il y a 90 % de tout ce qui arrive en Europe comme marchandise. Et nous sommes en première ligne parce que la Polynésie dite française est là-bas, parce que la Calédonie Kanaki est là-bas, parce que l'île de la Réunion est dans l'océan Indien, parce que Mayotte s'y trouve et cetera. Nous sommes en première ligne.
La guerre et la paix et l'affaire du prochain gouvernement. Et voilà pourquoi vous avez intérêt cette fois-ci peut-être davantage qu'à d'autres occasions de bien comprendre ce qui est en jeu. Pour la première fois, nous ne nous opposons pas seulement sur des programmes politiques, sur des mesures qui bien sûr à chaque fois rendent compte de visions différentes.
Évidemment que quand nous affrontions la droite classique, à chaque fois c'était la question de la retraite, à chaque fois c'était la question de la sécurité sociale. Et bien sûr que la sécurité sociale, c'est plus qu'une assurance, c'est une vision du monde. La sécurité sociale cela signifie quelque chose qui pour nous est un idéal de vie.
Cela signifie chacun donne selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Dans le domaine de la santé, ça veut dire que vous cotisez d'après votre pays, mais que quand vous avez un cancer, riche ou pauvre, vous êtes traité de la même manière et vous êtes soigné par la fraternité et la communauté de tous ceux qui parlent leur cotisation. Voilà ce que nous faisions jusqu'à présent, mais maintenant il s'y rajoute quelque chose de terrible.
Et comme je vous l'avais dit en 2012, j'avais dit ça se finira entre et nous parce que les politiques néolibérales qui ont détruit nos sociétés, explosé les grandes corporations, détruit les services publics, pulvériser la société, créer le travailleur ubérisé, l'auto-entrepreneur autoesclave, et cetera et cetera. cette société ne se laisserait pas pulvériser sans se chercher de nouveaux points de repère. Et depuis 50 ans qu'ils sont là, car je le rappelle le Front National, il est en mouvement depuis 1971, bénéficiant de toutes les complicités de toutes les complicités médiatiques pour sa dédiabolisation.
Pendant que nous étions diabolisés à mort, pendant que nous sommes divisés, pendant que nous avons eu des politiques qui ne convenaient pas pour rassembler notre peuple et l'unifier par ses revendications communes, eux ont continué étape par étape à avancer jusqu'au point où nous voici heureusement que nous avons d'abord fait tout ce chemin qui nous a permis d'affirmer qu'il n'y avait de gauche qu'en rupture avec l'ordre établi, en rupture avec le capitalisme. en rupture avec le productivisme absurde qui détruit le monde dans lequel nous vivons. Et bien aujourd'hui, toute la gauche est d'accord sur ce point et s'il y a des discussions pour savoir où on met le curseur, nous sommes bien tous d'accord pour dire que si on continue les politiques néolibérales, la société toute entière sera détruite.
Si on continue la politique de négation de l'urgence du changement climatique et des questions de la destruction de l'écosystème, votre génération jeunes gens n'aura plus le même monde à sa disposition que celui que nous nous avons pu connaître dans la mienne. car vous n'aurez plus de monde du tout parce que les sociétés seront disloquées par le changement climatique, par la montée des eaux, par les événements climatiques extrêmes qui la disloqueront au moment où elle est la moins organisée, où elle a le moins de moyens, le moins de services publics. Voilà le moment historique.
Et dans ce moment historique, ce que nous abordons, ce que nous affrontons de nouveau parce qu'il est à la veille du pouvoir, c'est quelque chose dont on doit dire le nom. une politique raciste car ce qu'ils veulent c'est la négation du principe de base sur lequel est construit l'idée républicaine et l'idée d'une patrie commune. Résumons les principes philosophiques qui sont à l'œuvre.
Nous autres tous autant que nous sommes. Nous croyons que nous sommes tous semblables. Ce n'est pas un acte de foi.
Nous le constatons. Nous sommes tous semblables. Alors si nous sommes, je n'ai pas dit identique, j'ai dit semblable.
Nous sommes semblables par quoi ? pas par notre couleur de peau, pas par nos religions, pas par notre genre, pas par notre taille, pas par notre poids. Nous sommes semblables par nos besoins qui sont les mêmes.
Et parce que nous avons les mêmes besoins, alors nous avons les mêmes droits à les voir respecter et accomplir. [acclamation] Voilà mesdames, messieurs, la base de la philosophie républicaine et de l'idéal de ce qu'on appelle la gauche, c'est-à-dire l'idée que nous sommes libres, égaux et fraternels. Et eux viennent et disent non, nous ne sommes pas les mêmes parce que la race, il n'y a pas de race ailleurs que dans l'œil du raciste.
Les races n'existent pas [acclamation] par la religion. Bien sûr, les religions sont différentes, mais nous autres ici en France, au terme de 3 siècles de lutte de religion, nous avons inventer la laïcité qui n'est pas un athéisme d'état, mais qui est le respect de la liberté de conscience de chacun qui fait de la religion son affaire privée et ne la met pas dans la sphère publique. Voilà à quoi nous nous opposons en ce moment.
Voilà le choc des deux idées. Mais je veux aller plus loin. Il y a maintenant plusieurs soirs que je vais plus loin en disant "Les amis, je sais qui vous êtes tous de gauche.
Il y a des discours qu'il est temps d'un qu'il est temps de mettre en perspective. Ça suffit de parler de respect de la diversité. Nous ne sommes pas de la diversité, nous sommes semblables.
Ça suffit de dire il y a la lutte contre le racisme, il y a la lutte pour les droits des femmes, il y a la lutte pour le droit à l'éducation. Tout ça, c'est une seule et même chose parce qu'il se passe quelque chose que nous devons affirmer avec enthousiasme, avec volonté de le faire ensemble. Quoi ?
Faire ensemble la Nouvelle-Fance. Il faut arrêter de se sentir comme à la marge. Nous sommes le cœur de la société.
La Nouvelle-Fance, c'est celle qui hier était rurale. Et tu es un gamin. La France était une France des campagnes.
Maintenant, c'est une France des villes. Par million, vous n'avez jamais rien connu d'autre que la vie en ville. Par million, vous dépendez des services publics communs pour produire et reproduire votre existence matérielle. et votre vie toute entière est déterminée par le fait que vous payez ou non la facture d'eau et d'électricité.
Et c'est le premier rapport social que vous avez. Il est à la maison la première aliénation. Si vous ouvrez le robinet et que la flotte coule pas, il y a pas de négociation entre votre soif et le robinet.
C'est le robinet où il coule pas d'eau qu'à le dernier mot et c'est d'une violence totale. Ça c'est la vie en ville. Ensuite, dans ces années, les années 50, c'était un monde dans lequel les femmes n'avaient pas le droit d'avoir un carnet de chèque, dans lesquels elles ne pouvaient pas travailler sans l'autorisation de leur de leur de leur mari.
Et bien maintenant, nous sommes dans une société qui s'est profondément féminisé. Et sur chacun des points que je viens d'évoquer devant vous, je vais en évoquer encore quelques-uns. Oui, il y a deux réponses.
La réponse des racistes, la réponse de ceux qui veulent le marcher partout, c'est les mêmes. Ceuxl vous disent "Oui, bah les services publics, on verra parce que c'est des fonctionnaires qui s'en occupent et c'est tous des fénéants." On sait ce qu'ils pensent de ça.
Quant au droits des femmes, vous le savez tous parce que vous savez tous ce qu'ils votent, comment ils se comportent. Quand les questions des droits des femmes sont posées dans des votes au Parlement européen, au Parlement français, ils votent toujours contre nous, contre les libertés que nous voulons étendre. Une France urbanisée, une France féminisée, une France plus éduquée.
Dans les années 50, il y avait 10 % de jeunes gens qui avaient le bac. De Rénant, il y en a 70 à 80 %. N'écoutez pas les vieux schn qui vous disent "C'était mieux avant.
Ce n'est pas vrai. Avant, j'y étais, c'était pas mieux. Et tous ces gens qui sont là à raconter des histoires pour vous humilier, aujourd'hui, le niveau d'éducation est monté et il a été également réparti entre les filles et les garçons.
Et ça se voit dans les résultats à l'université, au bac et ainsi de suite. C'est une France plus connectée. Vous avez pas connu ça vous le bled enfin où on est.
Il y en a 20 parci, 30 par là, 200 dans un coin, il parlent jamais aux autres. Et dans le village, ceux qui habitent en haut, il parlent pas à ceux qui habitent en bas et cetera. Aujourd'hui, vous êtes une France connectée.
Chacun d'entre vous connecté comme 90 % des Français connectés par l'internet. Vous avez votre réseau d'amis, vous parlez, vous échangez, vous apprenez des centaines de choses qu'il était impossible de connaître à d'autres époques où il fallait consulter l'encyclopédie qui coûtait des sous pour savoir ce qu'était ceci, ce quiétait cela. Voilà ce qui est cette Nouvelle-Fance.
Mais par-dessus tout le cœur de cette Nouvelle France, c'est que au milieu du siècle précédent, un français, une française sur 10 avait un ancêtre étranger, je veux dire un grand-père ou une grand-mère étrangère. Aujourd'hui, c'est un sur qu 25 % de la population de ce pays. Voilà de quoi on parle.
Et c'est le moment où ils viennent pour dire vous allez rentrer chez vous. Ah bon ? Ah bon ?
Alors ceux qui sont les immigrés de Haute Savoie de Bonneville qui sont ici en région parisienne, ils vont retourner à Bonneville. C'est ça que vous voulez dire ? Ou bien est-ce que vous voulez dire comme vous l'avez dit à Carlos Bilongo retourne en Afrique mais pas de bol.
Il est né ici et ses parents sont enterrés ici. Ces gens-là parlent d'un monde qui n'existe pas. Leur racisme est uniquement un prétexte pour mettre de côté une partie de la population et l'humilier et vouloir la faire travailler plus que de raison pour moins que les autres en lui demandant en plus de se taire, en la menaçant, en l'humiliant.
La Nouvelle-Fance, c'est nous. Je vous demande de vous l'approprier, jeunes gens. [acclamation] Vous vous qui avez des grands-parents étrangers, rappelez-vous que si vous en avez un sur qu et bien ça veut dire qu'il était forcément avec quelqu'un d'autre parce que sinon vous n'y seriez pas ici aujourd'hui en train de m'écouter.
Alors ça fait pas un sur qu cette fois-ci ? Ça en fait bien plus. Ça veut dire que nous sommes tous un seul et même et unique peuple.
Voilà [acclamation] le peuple français. C'est nous maintenant. C'est nous qui crions dans nos meetings.
On est chez nous. On est chez nous. On est chez nous.
On est chez nous. Voilà. Voilà ce qu'il était temps de dire.
Alors, c'est un grand changement dans la manière d'être. Il faut être fier de ça. Oui, nous sommes la Nouvelle-Fance et nous allons la construire de la manière suivante.
Oui, elle sera féminisée. Oui, elle sera socialisée. Oui, on respectera les gens.
On les soignera, on les éduquera tous sans exception. Quelle que soit leur couleur de peau, quelle que soit leur religion. Voilà la France qu'on va bâtir. [acclamation] Mais c'est pas tout.
On va d'abord réparer les dégâts et les dégâts, ils sont immenses. La masse de la population des quartiers populaires que le Front populaire doit d'abord et avant tout représenter, avant tout représenter le peuple. cette masse. 60 % des quartiers populaires n'ont pas de bureau pour l'emploi et c'est pourtant là qu'il y a le plus de chômage. 40 % des quartier populaires n'ont pas de crèche, 10 % n'ont pas de dessert en transport public et il y a deux fois moins de médecins spécialistes dans nos quartiers populaires qu'ailleurs.
Voilà tout ce qu'il faut réparer. Quand je vous parle d'une Nouvelle-Fance, c'est celle qui donne un droit égal et pas seulement en parole, un droit égal à tout le monde de vivre dignement et d'être traité dignement. C'est dans les quartiers populaires que la France a son avenir pour une raison simple à comprendre, c'est que 40 % de la jeunesse du pays s'y trouve et que notre peuple est un peuple vieillissant comme tous les autres peuples d'Europe et qu'il n'y a aucun avenir pour une société quand les enfants ne peuvent pas accéder à une vie qui soit meilleure que celle de leurs parents.
Et il faut la force d'invention de la jeunesse. Il faut sa bravoure et son inconscience parfois même pour que les chemins nouveaux soient ouverts. Et il faut arrêter d'avoir peur de la terre entière parce qu'on a aucune raison d'en avoir peur parce que nous avons encore besoin de bras, nous avons encore besoin d'intelligence, nous avons encore besoin de monde et de jeunesse.
Et cette jeunesse, il faut la traiter comme la part la plus précieuse de notre société. Comme l'ont fait vos parents, jeunes gens qui se sont coupé les veines pour que vous puissiez être éduqué, pour que vous alliez à l'école. Eux ont travaillé dur, ont fermé leur bouches, se sont mis à l'écart.
C'est à la hauteur de leur sacrifice que vous devez doré avant vous mettre tous et se mettre à cette et hauteur. C'est étudié avec sérieux pour s'améliorer, pour être meilleur demain. Mais je sais ce que vous allez me répondre.
C'est dur d'étudier sérieusement quand on est obligé en même temps de travailler pour se payer ses études. C'est la raison pour laquelle ce n'est pas un luxe qu'il y a dans le programme du Nouveau Front populaire de dire qu'il doit y avoir une allocation d'études pour la jeunesse et en particulier pour la jeunesse de l'enseignement professionnel dont parfois 90 % d'une classe va au travail tous les soirs et pendant le weekend. Cette jeunesse, c'est la jeunesse certainement parmi la plus importante part de la population de ce pays.
Savez-vous combien au total il y a de jeunes gens qui sont dans l'enseignement professionnel, dans l'apprentissage ou dans la voie technologique ? La moitié de la jeunesse de l'enseignement secondaire, la moitié de notre jeunesse. Il faut arrêter de la mépriser, il faut arrêter de la maltraiter.
Il faut la respecter, il faut l'encourager, il faut l'aider à étudier parce que nous avons absolument besoin d'eux, des métiers qu'ils apprennent. Il n'y a pas de société développée sans cette jeunesse là. Voilà, je vous parle de tout ça avec toute la force qu'on peut y mettre.
Alors, écoutez les gens. Quand on vous dit le programme coûte trop cher, écoutez un homme qui a vécu un paquet de campagne électorale, c'est tout le temps la même musique. Chaque fois qu'il est question d'augmenter les salaires, les voilà qui mettent en mouvement leurs plus gros organes, la glande lacrimale, il pleurent.
C'est la ruine du pays, c'est la catastrophe. C'est eux qui ruinent le pays et qui viennent nous donner des leçons. C'est eux qui font 1000 milliards.
C'est eux qui désorganisent tout. Et vous avez même des journalistes qui commentent en disant "Oui tiens, il y a un prix Nobel d'économie qui dit que le programme du Front populaire est un programme qui fonctionne et qu'il est très bien. Et vous avez un journaliste qui, comme vous le savez, les journalistes savent tout sur tous les sujets.
On se demande quand est-ce qu'ils ont le temps d'attendre, d'apprendre puisqu'il passe la journée en terre assis devant la caméra." Et qui dit "Bah cette femme, elle a dû lire entre les lignes." Voilà, voilà le matchisme.
D'accord ? Comme c'est une femme qui l'a dit, c'est forcément une bêtise. Bah pas de bol mon pote.
Elle est prix Nobel d'économie. Et toi tu es quoi ? Et ben rien du tout.
Alors tuis-toi. Bon bien sûr que non faut pas je taire hein. Moi ils veulent me faire terire et vous voyez bien ce que ça donne, c'est raté.
Mais ce que ça signifie c'est que vous devez arrêter d'avoir peur. Ne croyez pas que nous n'ayons pas travaillé. Nous avons travaillé avec sérieux à chiffrer.
Vous que vous avez entendu tout à l'heure, vous l'avez sous la main. Clémence Gueté. En tout cas, auprès de nous, c'est elle qui pefine de mois en mois le programme.
Alors, la question c'est pas combien ça coûte. Ça, c'est une question de gens qui sont radins de leur trésors à eux. La question c'est qui c'est qui paye ?
Voilà la vraie question. [acclamation] [applaudissements] On a donné à tous ces bon ariens 223 milliards par an d'aide aux entreprises, n'est-ce pas ? En fait, c'est aide aux actionnaires parce que vous leur donnez des sous à un bout.
Normalement, d'après ce qu'il racontait pour les plus jeunes, vous avez pas connu ça mais alors il venait avec la mine sucrée et il disait les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain qui seront les emplois d'après-demain et ma cousine et ma sœur et cetera et cetera. D'accord. Oui oui oui, c'était ça.
Et puis ils avaient l'air très sérieux. Si vous disiez mais on peut en avoir un peu au passage. Ah non, vous allez ruiner le pays.
Bon, on connaît cette musique. Et bien, où sont passés ces milliards qu'on leur a donné ? On a le droit de poser la question où ils sont.
Ils sont rentrés là, vous regardez à la sortie, il y en a pas. Où s'est passé ? Ce n'est pas passé dans l'investissement, mesdames, messieurs.
Ils avaient largement de quoi acheter des nouvelles machines pour soulager les forts au travail. Ils avaient de quoi payer des laboratoires pour chercher des nouvelles procédures. Ils avaient de quoi payer de nouveaux équipements pour qu'ils soient plus respectueux de de l'environnement.
Ils ne l'ont pas fait. Qu'est-ce qu'ils en ont fait ? Ils se sont gavés.
Ils se sont gorgés, ils ne savent plus quoi en faire et tout cet argent est parti tout dans la sphère financière et vous n'en avez pas revu la couleur. Et à intervalle régulier, il y a une grande catastrophe financière et tout ça part en fumée. Et pendant ce temps, le peuple lui a travaillé, il a donné toute son énergie, toute son intelligence pour faire tourner le mieux possible le travail qui lui était assigné.
C'est injuste, il faut que ça cesse. Alors, dites-vous bien une chose, de l'argent, il y en a beaucoup, pas un peu, beaucoup. Et il est tout à fait possible de le répartir autrement.
Et maintenant, je vais vous dire encore ceci. La meilleure affaire que le pays puisse faire, c'est que vous soyez heureux. Parce que quand on augmente les salaires et notamment les petits salaires, les gens dépensent tout.
Et quand il dépense tout, tant mieux parce que ça fait tourner la boîte, ça crée de l'activité, ça crée de l'emploi, ça crée de l'impôt, ça crée des taxes. Voilà mesdames pourquoi le bonheur est la meilleure des choses en économie. Et ces gens feraient bien de chiffre un jour ou l'autre le prix du malheur qui s'aiment parce que quand vous le donnez pas, c'est à la paye des gens.
Alors, on achète comme on peut, là où on peut et c'est tous le moins cher. Et alors, on crée d'abord un venin. L'idée que c'est moins cher qui est bien.
Ben non, parce que moins cher, c'est toujours plus cher pour quelqu'un, pour celui qui doit s'user au travail, produire davantage pour que ça coûte moins cher. Mais la deuxième chose, c'est que les uns payent moins cher et les autres peuvent payer plus cher. Et qu'est-ce qu'ils peuvent payer plus cher ?
Ils peuvent payer plus cher. Ceux qui sinon les rendrai malades et rend malade la masse. Savez-vous combien coûte le diabète qui vient de trop de sucre ? 50 milliards ça coûte à ce pays.
Ça c'est la sécurité sociale qu'il paye. Vous voulez des ressources ? Diminuez le malheur, augmentez le malheur et vous le bonheur et vous aurez plus dans la caisse.
L'épidémie d'obésité, elle ne vient pas du fait que les gens mangent trop. c'est que ce qui mange n'est pas bon et la malbouffe elle aussi elle crée des dégâts. 12 milliards par an.
Diminuez le malheur, vous augmenterai le bonheur et vous rempirez la caisse. Voilà les deux visions de la vie. Voilà les visions de la vie qui s'opposent.
Et voilà pourquoi c'est déjà assez dur de le faire comprendre parce que il y a tant de gens qui ont tellement l'habitude de se priver que quand on leur dit bah si il y a des sous, ils disent oh oui monsieur Mélenchon va bon et vous avez tous les petits monsieurs je sais tout et madame je sais tout là de la télévision qui rapplique en disant vous allez ruiner le pays c'est trop la catastrophe vous avez des gens qui sont là la mine sucrée importante. Ils ont tout compris mieux que vous et il vous explique pourquoi vous êtes des Benés et que vous comprenez rien. Alors voilà pourquoi déjà il faut résister à ça.
Mais maintenant il y a pire. Il y a ceux qui disent bah c'est normal à cause des immigrés et donc tous les problèmes viendraient des immigrés. Ils ne savent même pas que les immigrés sont maintenant des Français de la 2e de la 3e génération.
Et on va le leur montrer. Qui est-ce qui ici a un grand-père étranger ? Levez la main.
Voilà, madame Le Pen, regardez bien ce qui se passe ici. Regardez les gens qui lève la main. Levez la main là.
Si vous avez pas honte, alors vous levez la main. Voilà cette France là. On est chez nous, on est chez nous, on est chez nous, on est chez nous, on est chez nous.
Ce soir Zmour il dort pas, c'est la catastrophe est commencée. Et ben moi, je suis fier d'être le facteur de cette catastrophe. Ça me fait plaisir. [acclamation] [applaudissements] Et vous voyez, faut que j'arrête parce qu'il paraît que vous êtes de foot tout à l'heure.
J'ai encore une chose à dire, c'est à propos du SMIC. Vous les avez vu avec le SMIC. Ah, c'est trop cher pas pouvoir et cetera.
D'abord, il croit qu'on est on n'est pas assez intelligent pour comprendre que s'il y a un problème, on le règlera. S'il y a des entreprises qui ont un problème, on le règlera. Mais on perdra le speak plus haut, 15 %.
Quelle horreur ! Attendez les gens, mais tout le temps ils disent que c'est la Il y a déjà quelqu'un qui pleure parce que c'est la catastrophe. Bon mais moi je me rappelle, j'y étais en une nuit, ils ont eu tellement peur, ils ont lâché un SMIC. 35 % de hausse en 1968.
Il y en a bien un ou deux qui étaient ici. C'est grâce au syndicat hein qu'on a eu ça. Voilà, 35 % de hausse.
Et puis chez les espagnols, en deux coups, 30 % de hausse du SMIC. Et ben ils ont créé 8400 emplois. Et je vais vous en dire une bien bonne aussi, c'est que non seulement ils ont créé 8400 emplois, mais ils ont donné des papiers à 6400 travailleur honnête qui n'avaient pas de papier et ils les ont sortis [acclamation] de l'illégalité.
Parce que les autres, ça les arrange qu'il y a des gens qui soient dans l'illégalité. Et souvent, le plus souvent 99 % des cas, c'est de braves gens qui demandent seulement à pouvoir travailler, s'occuper de leur gosses et de leur famille et rien d'autre. Alors quand ils ont parlé du SMIC, évidemment ils ont fait trois arrière mais vous avez vu comment je leur clou le bec en 5 minutes.
Je commence par dire qui c'est qui est payé au SMIC dans ce pays ? Les femmes. 80 % des smicars sont des femmes.
Vous êtes en train de discuter l'augmentation du salaire des femmes à qui vous n'arrêtez pas sans arrêt de demander des efforts supplémentaires, à qui vous voulez supprimer un certain nombre d'allocations. Si quand leur gamins échappe à leur contrôle parce que ça arrive à chaque fois qu'un gamin devient adolescent, ça fait partie du programme génétique qui se mettent en danger. Et alors là, vous leur dites "On va vous supprimer c, on va vous supprimer ça.
Tiens, fou aussi en prison pendant que tu y est. Ah, il y en a qui disent tiens quelle bonne idée. Vous les connaissez.
Il y a pas de limite à leur brutalité. Il y a pas de limite à leur volonté de contrôler la vie des gens, de se mêler de tout et surtout des autres, pas d'eux. Parce que si on se met les deux, alors on verrait que dans le camp de madame Le Pen, dans ces candidats, il y en a au moins 45 qui sont des azou absolus racistes jusqu'au bout des ongles, déjà punis pour avoir fait des des séquestrations, des agressions.
Et vous l'avez vu cette menteuse professionnelle dire à la télé "Oui, quand il y a un problème, ça dépend comment on le traite après." en parlant de ses dingots qu'elle a avec elle, mais elle ment cette femme est restée assise à côté d'un type qui est libraire d'une d'une librairie négationniste. Alors là, comme antisémitisme, on fait pas au-dessus pendant 2 ans et après elle vient à la télé tranquillement et personne lui cloubec pour lui dire "Mais madame, vous mentez et c'est à moi qu'on vient demander ce que je fais des candidats qui posent problèmes." Mais voici ma réponse.
Il y en a pas tout simplement. [applaudissements] Non, il y en a pas. Et oui, parce qu'ils sont venus me voir.
Je termine avec cette histoire là pour vous faire un peu sourire parce que moi au début ça m'a pas fait sourire mais après oui. Vous avez un fichier S. Ah mon dieu, un fichier S candidat.
Et on commence par nous dire ça. On a dit "Mais attendez, qui c'est qui vous l'a dit ? Fichier S, c'est pas public.
Si vous tapez qui est fichier S, vous trouvez pas. Même sur Gog là, ils le disent pas. Donc c'est bien quelqu'un qui leur a dit celui-là il a violé la loi de son métier.
C'est interdit de raconter ce qu'il y a dans les fichiers. Et deuxièmement, et ben oui. Non mais alors alors on va qui voulez-vous que ce soit par la force des choses un policier.
D'accord. Ah bah oui. Alors vous croyez tout ce que dit la police ?
Vous vous êtes bien les seuls hein. Bon et puis après bah oui et puis après qui c'est qui est fichiest dans ce pays ? Alors oui les terroristes ou soupçonnés d'eux mais les écolos.
Alors le gars où la fille défend les hérissons, il vient avec une pancarte jusqu'au commissariat, pas en fichier. S le syndicaliste, il est là, il fait un tract pour dire bah le génocide c'est pas acceptable. Et voilà qui arrive toute la marée chaussée à 6h du matin, il le cuueille en slip.
C'est pas sa meilleure tenue. Et àout vend ses gamins au poste et jusqu'à 11h du matin et après qui il est condamné à un an de prison avec surcis. Encore heureux non ?
Voilà, voilà ce que c'est leur histoire de fichier S. Par conséquent, c'est une honte. Et moi, je vais vous dire, nous sommes fiers de ce fichier S parce qu'il a été fichi S parce qu'il lutte contre les fascistes. [acclamation] [applaudissements] Voilà.
Alors, à part ça, qui sait que vous avez encore à nous reprocher ? Ah ben attendez si si ils en ont trouvé un autre. Sébastien de Logu.
Nous on le considère comme hein. [acclamation][applaudissements] Non mais vous allez voir c'est une histoire de fou. Le gars il faisait je sais pas quoi et il avait une boîte de de pizza qu'on venait de livrer les pizzas au siège.
Je sais pas pourquoi il a la boîte de pizza et dessus il y a marqué four de pierre. Lui, c'est la pizza qui l'intéresse, il mange pas le carton. Donc et alors, ils nous ont fait monsieur Me habib que vous connaissez tous.
Lui, il a dit "Ben, c'est antisémite. Et voici qu'on invente la pizza antisémite à cause de la boîte en carton qu'on mange pas." D'accord ?
Et voilà, c'est tout ce qu'ils ont à nous dire. Mais vous l'avez entendu comme moi, je suis pas en train de vous raconter des histoires. Vous l'avez entendu dire ça ? et ils prennent des arguments pareils au sérieux et ils pensent qu'on va les prendre au sérieux.
Oui, on les prend au sérieux. Ils sont bêtes comme leurs pieds racistes pareil. Et donc on les prend au sérieux.
Voilà, j'ai essayé de vous faire sourire dans quelque chose qui est pas drôle à raconter mais voilà ce qu'on a à faire. Mesdames, messieurs, il y a 16 millions d'abstentionnistes dimanche au premier tour, 16 millions de gens. Ça veut dire que vous en avez tous au moins un ou une dans votre famille ou dans vos copains.
C'est là que vous devez intervenir. Je vous mets en alerte. Les Français, je vous l'ai dit, c'est un peuple politique et j'ai bien dit tous les Français, quel que soit leur grand-père ou leur grand-mère.
Et tout d'un coup, ça peut les prendre de sortir de chez eux pour aller voter dimanche. Et personne peut savoir ce qu'ils vont faire. Ils peuvent tout d'un coup dire "Allez, on va régler le problème, il nous faut une majorité." où ils peuvent ne pas le faire, où ils peuvent choisir pour nous ou ils peuvent choisir donc il faut vous mettre au boulot pour le jour qui vous reste et faire en sorte que le plus de gens aillent voter.
Il faut que les gens s'occupent de leur affaire. Là nous écrivons l'histoire de France. Tout à l'heure, elle vous a dit une chose importantissime, Clémence.
Clémence est une dirigeante du mouvement insoumis comme moi-même. Nous parlons donc pour nous-mêmes et je suis sûr que je parle pour beaucoup d'autres aussi. Il n'existe aucun cas où l'un quelconque d'entre nous participerait à un gouvernement de coalition Ragnaga.
Aucun cas. [acclamation] Vous nous aurez élu comme vous l'avez élu comme vous allez éluire lies. [acclamation] sur un programme et on lèvera pas la main pour autre chose.
Mais ne croyez pas que pendant la semaine où on vous aura amusé avec cette histoire de coalition qui veut rien dire, il ne se passe pas des choses pendant ce temps. La chose qui se prépare, c'est l'alliance de toutes les droites sous la direction du Rassemblement national. Et là, ils arriveront à trouver une majorité depuis le Rassemblement national. en passant par les LR maintenus, en passant par les macronistes de droite parce que figurez-vous qu'il y en a un paquet là-dedans, qui a déjà pris l'habitude de voter ensemble la loi immigration, de voter ensemble la loi séparatisme, de voter ensemble contre le rétablissement de l'ISF, de voter ensemble contre l'augmentation des salaires, de voter ensemble, de voter ensemble, de voter ensemble.
Là, il y a une majorité possible. Aujourd'hui, ils prennent tous leur mine indignées, mais demain, ils sont capables d'être là pour dire "Nous nous sacrifions dans l'intérêt de la bonne gouvernance et cetera." Alors, avant que le 2e tour a lieu, c'est pas la peine de parler du 3e, mais je veux vous mettre en garde et appeler votre vigilance et votre mobilisation et vous donner votre part de travail.
Je viens de le dire voter faire voter mais c'est pas rien délire liè parce que voyez-vous nous autres vous savez qu'on s'est partagé les circonscription les parties du nouveau Front populaire et nous nous voulons que dans les prochains élus il y ait des gens du terrain et c'est pas toujours facile à faire d'abord parce que les gens du terrain ils se méfient ils ont pas toujours envie de venir parce que souvent dans leurs propres activités c'est pas une bonne chose d'être marqué politiquement on le comprend parce qu'ils veulent parler à tout le monde. Quand vous êtes dans le milieu associatif, vous avez pas vocation à parler que aux gens de gauche, vous parlez à tout le monde, surtout quand vous vous occupez de cas qui intéresse tout le monde. Là, en l'occurrence pour l'IS, c'est les gosses.
Et les gosses, c'est l'étape numéro 1 de la société hein. Vous ratez ça et ratez la suite. Donc, il y a intérêt à s'en occuper et de près.
Mais il faut d'abord qu'ils acceptent de venir. Ensuite, bah il faut se pousser. Bah oui, les gens, c'est comme ça, hein.
Faut se pousser. C'est-à-dire que d'autres qui sont des militants, des bons militants, des personnes dévouées au combat et ben il faut alors on lui dit "Bah attends, c'est machin qui va y être." Pourquoi ?
Bah parce qu'il sait c'est une élection nationale. Je veux vous dire que le thème que porte l'IS, les camarades ont commencé à le traiter dans la précédente mandature et notamment dans une commission d'enquête. Tout ça est arrêté.
Nous avons besoin de donner des voix au sans voix de la même manière que c'est des quartiers populaires que sont venus Carlos Bilango et d'autres Rachel Kéké, Sébastien Delogu, chacun portant une cause, un combat William Martinet celui du logement, je vais pas faire toute la liste mais vous m'avez compris et bien on a besoin que l'IS y soit pour porter la voix des gamins qui ont pas de voix, de ceux qui sont oubliés, abandonnés. Je ne dis pas maltraiter, ce serait injuste, mais abandonner au sens où ils n'ont pas d'expression politique parce que personne ne s'en occupe. Pour la première fois, il va y avoir quelqu'un dont ça va être la vocation de le faire.
Mais quel [raclement de gorge] enfer ce pollen ? Non mais je vous jure ça plus le machin la dédi diesel. Moi qui était élevé à la campagne à Tanger.
Non, c'est pas la campagne. Bon, vous m'avez compris. Vous a besoin de lui.
C'est ça que je veux vous dire. On n'est pas juste en train de vous proposer un gars sympa. Il est sympa.
Je sais pas s'il est sympa ou pas. Peut-être qu'il est odieux. Mais en tout cas, son engagement son engagement est important.
C'est pour ça, mesdames, messieurs, que vous allez deux fois faire quelque chose d'utile, d'abord les lire et donc être vous-même représenté dignement. parce que vous serez représenté par quelqu'un qui aura passé sa vie à s'occuper des autres. Et ça c'est très important d'être représenté par des gens comme ça. [applaudissements] Et deuxièmement, parce que vous allez donner une voix à des milliers de gosses et vous voyez, c'est quand même devenu la honte dans ce pays. 300 qu'on pas d'abri.
Je vais vous dire juste comme ça. Un jour, moi j'habite au boulevard Magenta. Horrible et ça fait un vacarme là-dedans.
Mais vous savez de quoi je parle ? Parce que les principales revendications dans les quartiers, c'est l'isolement du logement. OK.
Article 1. Article 2. Le bruit.
Ah bah oui, le silence et une revendication. [rires] Et article 3, on sait même plus ce que ça veut dire. La nuit.
Nuit noire. 25 % de l'humanité c'est plus que c'est que la nuit. Et ben vous le soir, ouvrez la fenêtre et vous allez voir c'est le noir.
Non, c'est on n'est pas dans le noir. Bref, toutes ces revendications qui sont dans nos quartiers qu'on porte ensemble et qui sont au fond les revendications de d'une espèce. Voilà pourquoi maintenant vous allez faire tout ça et vous allez le faire bien.
Alors, je me permets de m'attribuer une autorité que je n'ai pas. En tout cas, vous ferez semblant. [grognement] Je vous demande de le faire avec sérieux et discipline.
C'est-à-dire quand vous allez rentrer tout à l'heure après le foot, vous prenez la feuille de papier et vous notez tous ceux que vous allez appeler pour vérifier s'ils ont bien voté, s'ils vous ont pas raconté des histoires la semaine dernière et s'ils vont venir cette fois-ci. Et au début, vous allez le faire avec respect. Ne faites pas les leçons de morale aux gens.
Les gens, ils en ont plein d'eau qu'on leur fasse des leçons de moral. Tu as pas voté, c'est la honte. Ah, le peuple va être n'importe comment.
Il faut donc respecter les gens à qui on parle en leur présentant des arguments. Mais là, faut être corias, vous expliquer les arguments. J'espère que vous avez fait une petite provision là, hein.
Et puis vous vous apercevez qu'il a pas compris ou elle a pas compris. Alors, qu'est-ce que vous faites ? Vous recommencez jusqu'à ce qu'il comprenne.
Tu as bien compris pourquoi faut augmenter le SMICIC ? Tu as augmenté pourquoi le malheur coûte plus cher que le bonheur et cetera et cetera. tout ce que vous avez grapillé de ce que j'ai raconté, de ce qu'a raconté Lè et et Clémence.
Voilà. Et je demande qu'on le fasse avec discipline, c'est-à-dire en pensant à l'amour qu'on a pour ce pays. Je vous ai parlé tout à l'heure, je vous ai dit "Nous sommes la Nouvelle-Fance.
Nous allons nous approprier tous autant que nous sommes ce pays. Nous n'allons plus marcher à reculon. Personne n'aura besoin de s'excuser d'être de telle ou telle religion ou d'être de telle ou telle couleur.
Ce pays est à nous. On l'a dit tout à l'heure. Vous savez pourquoi ?
Parce qu'on l'aime. Et vous savez pourquoi on l'aime ? Parce qu'on aime les gens qui s'y trouvent.
Ceux qui détestent les autres ne peuvent pas aimer la France. Voilà. Bon courage, au boulot tout le monde. [acclamation] [applaudissements] [musique] [musique] Dieu nous travailérance il [musique] [musique] [musique] Oh Oh. [acclamation]
Jean-Luc Mélenchon