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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 28 octobre 2023 101 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileJusticeSécuritéSolidarités & famille

40 ans de lutte des quartiers populaires | conférence AMFIS 2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Comment les organisations présentes analysent-elles la nature coloniale et irréformable de la police ?

  • 11:00RelanceÉludée

    Comment France insoumise gère-t-elle les contradictions avec ses partenaires sur les appels au calme et les alliances controversées ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quel impact les émeutes de 2005 ont-elles eu sur la mobilisation politique dans les quartiers populaires ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Comment sensibiliser les jeunes des quartiers à la participation politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:00Eric CoquerelFait
    « la question n'est pas de la reconquête républicaine mais tout simplement que ces quartiers et le droit à la République ce qui fait que on en est loin »
  • 27:00Jamel AttalaFait
    « le corps policier de l'époque il faut le remettre dans le contexte la plupart des policiers de l'époque c'était des anciens appelés de la guerre d'Algérie »
  • 30:00Jamel AttalaFait
    « l'idéologie d'extrême droite elle a pénétrer profondément tout le corps policier »
  • 42:00Jamel AttalaPromesse
    « nous on est prêt à faire cet effort là et tout ça donc c'est une offre »
  • 45:00Sonia ChaouchFait
    « le comité va dénoncer cette première violence c'est-à-dire ces violences policières celles qui ont tué Adama »
  • 48:00Anne-Charlotte ArnouxFait
    « les violences policières c'est ça arrive pas par hasard c'est il y a un continuum d'injustice qui qui existe qui préexiste »
  • 2:00Fait
    « c'est un déferlement de haine en fait et c'est de la haine qu'on reçoit »
  • 4:00Fait
    « il y a eu deux manifestations interdites par la police en juin 2020 et juin 2023 qui ont été organisés de bout en bout et qui n'ont donné aucun prétexte à la police d'un point de vue violent si ce n'est la plus violence la police elle-même »
  • 6:00Chiffre
    « le plan de rénovation urbaine au quartier Framboisin c'est 500 logements qui est touché c'est un tiers du quartier »
  • 8:00Fait
    « les charges locatives au extrêmement augmenté que les loyers les bailleurs sociaux ne se sont pas pendant cette période d'inflation »
  • 10:00Fait
    « la police elle exécute les ordres du gouvernement et c'est toujours le même problème c'est ce gouvernement qui est là et qui détruit nos services publics »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bien moi je propose qu'on commence tout de suite je suis content de voir que malgré une concurrence c'est importante en face à Louise Michel cette salle soit remplie pour une thématique que j'estime absolument fondamentale qui est celle des quartiers populaires alors pourquoi c'est ce débat pourquoi c'est de proposition ça s'inscrit dans une préoccupation qui est la nôtre qui a été aussi assez fortement la mienne depuis quelques années c'était l'idée que on ne pouvait pas avoir dans ce pays un mouvement de gauche digne de Stones c'est-à-dire qui pose la question de la révolution citoyenne si ce mouvement ne se repose pas d'abord sur les classes populaires et quand je dis les classes populaires c'est à commencer par celle qui subissent toutes les discriminations notamment dans les quartiers ce qu'on appelle les quartiers populaires dont il faut bien le dire depuis plusieurs années la gauche était institutionnelle d'abord mais pas que très largement si ce n'est différenciés en tout cas pris aussi des distances avec les conséquences qu'on a pu connaître moi la réflexion je m'étais fait en 2017 c'était de me dire député de Seine-Saint-Denis quand j'arrivais dans un dans un quartier j'avais 6-7 personnes qui disaient on a voté pour vous puis il y en avait deux trois autres qui me disaient bon on aurait bien voté mais on s'est abstenus on ce n'était pas inscrit etc et je suis absolument persuadé qu'il n'y aura pas de victoire d'une gauche telle que nous la représentons notamment de France insoumise mais également dans le cadre des alliances qu'on a pu faire dans la news sur un problème de rupture si nous ne sommes pas capables non seulement d'incarner la question des quartiers populaires mais surtout si les quartiers populaires ne se saisissent pas à un moment donné de l'outil que nous sommes pour considérer que ce sont les leurs et notamment les acteurs des mobilisations des quartiers populaires dans un respect aussi également de leur autonomie par rapport au luxe voilà ce que moi j'ai considéré ce qui m'avait amené à en 2018 faire les rencontres commerciales des quartiers populaires à Épinay qui consistait à donner la parole à différents acteurs bon ça juste en introduction pour dire qu'à mon avis c'est un fil que nous continuons et je suis assez heureux de constater qu'au moins sur la question des thématiques sur la question de la représentation on en est loin on y viendra sûrement dans la discussion mais sur la question des thématiques oui France insoumise aujourd'hui revendique et ce mobilise sur les différentes thématiques des quartiers populaires ça c'est l'introduction le deuxième point c'est que on sait que cette année c'est une année pas comme les autres parce que entre guillemets j'aime pas trop le terme mais j'utilise comme ça rapidement c'est une année potentiellement commémorative par rapport à la marche pour l'égalité et contre lassise de 83 c'est-à-dire qui aujourd'hui 40 ans bon et elle arrive finalement pile poil j'allais dire par rapport à la situation actuelle pourquoi la poêle par rapport à la situation actuelle c'est qu'on vient de connaître une situation dans le pays de deuxième vote des quartiers après celle de 2005 qui éclaire j'allais dire d'un jour assez spécial ce qui se passe dans ce pays vis-à-vis des quartiers moi j'étais assez intrigué que de faire le constat et le rapport alors on nous dit ça n'a pas de rapport la France la République et autres c'est pas les États-Unis d'accord on peut être ok sauf que ce que j'ai pu constater c'est que au moment de l'assassinat Floyd aux États-Unis il y a eu des émeutes extrêmement violentes extrêmement violente y compris d'ailleurs avec certaines formes d'émeutes qu'on n'a pas forcément à assumer de pillage pour le pillage de choses comme ça il y a eu toutes sortes dans les émeutes il y a toutes sortes de choses et n'empêche au moment de l'histoire de Floyd et bien à aucun moment aucune manifestation dans le pays sur la question de l'assassinat de Floyd par des policiers n'a été interdite autrement dit aux États-Unis mine de rien alors que les émeutes étaient extrêmement violentes on a considéré on a continué à considérer que le phénomène important c'était la cause ses émotes c'est-à-dire l'assassinat de feuilles un paradoxe en France ou au bout de très peu de temps au bout de quoi deux trois jours le phénomène qui a été prise en compte par l'exécutif par le système politique ou médiatique ça a plu était l'assassinat de Naël par des policiers qui lui-même faisaient suite à chaque fois plus de meurtres de jeunes notamment depuis la modification de la loi 2017 sur le contrôle de le refus d'obtempérer mais c'était les émeutes c'est ça qui était vécus et considéré comme les Lions majeurs sur lequel il fallait réagir et seulement toute personne qui se posait les questions comme France insoumise de réagir sinon on était considéré comme hors de l'arc républicain ça a été la suite de la ce que vous connaissez je trouve que cette comparaison elle a quand même des à la quand même elle a quand même quelque chose de pédagogique d'abord parce que c'était la négation de quelque chose qui ne peut plus être considéré comme un problème de bavure mais un problème systémique de rapport avec la police dans notre pays notamment vis-à-vis des jeunes des quartiers populaires empruntent de racisme systémique quand on dit raciste systémique ça veut dire que tous les flics sont racistes ça veut dire que par exemple quand un policier on vient à contrôler un jeune 20 fois plus parce qu'il est vécu comme arabe ou comme ou racisé comme noir et bien ça c'est du racisme même pas dire que le flic qui contrôle le fait de manière de manière de manière j'allais dire avec un a priori raciste comment dire de au premier degré mais n'empêche il le fait parce qu'il considère c'est un danger parce que quelque part il projette lui-même quelque chose qui le reproduit donc première problème le rapport entre la police s'est dégradé dans ce pays notamment si je compare sur les dernières années notamment par rapport à 2005 et la réforme Sarkozy de fin de la police de proximité vous connaissez à peu près tous les éléments ensuite qui en font un élément aujourd'hui majeur dans les quartiers c'est à dire qu'il y a un rapport conflictuel avec des policiers venant souvent l'extérieur et en plus avec j'allais dire une espèce d'extrême droiteisation de l'espace politique ou médiatique sur le rapport police population notamment police jeune ça c'est la première chose bon et ça c'est quelque chose qui évidemment nous interroge sur l'histoire des des mobilisations et des puisque c'est de ça dont il s'agira aujourd'hui des luttes dans les quartiers et notamment avec l'émergence depuis quelques années de manière massive de tous les collectifs liés à des familles à des victimes de de violences policières je pense notamment mais pas que au comité d'Adama qui représente ici et avec depuis quelques années la l'émergence de manifestations de masse de dizaines de milliers de personnes parfois interdites et qui ont pourtant lieu et qui représentent évidemment quelque chose absolument massif donc première chose à mon avis qui qui incarne bien notre moment notre époque c'est ce rapport police population et la façon évidemment quand je dis rapport police population c'est pas selon l'accusation de la police en tant que tel c'est la manière dont la police est utilisée comme moyen de contrôle social des quartiers bon c'est une vieille histoire qui qui renvoie l'idée que les classes laborieuses étaient classes dangereuses au 19e siècle c'est toujours la même histoire qui se profile mais qui connaît l'arbre un regain absolument fondamental dans la période deuxième chose c'est j'allais dire le regain aussi de de nouvelles formes de racisme alors non pas que le racisme soit quelque chose qui naissent aujourd'hui dans les années pour qui se souvient Dupont la joie le film de Boisset qui souvient de ce qui s'est passé justement ce qui a donné naissance à la marche de 83 c'est évidemment quelque chose qui est pas nouveau pour autant il prend des formes nouvelles d'abord il prend des formes nouvelles parce que paradoxalement on a un système aujourd'hui qui fait en sorte que ceux qui n'encent le racisme sont considérés comme raciste parce que il renvoie à notre société le fait que le racisme existe dans ce pays autrement dit on a des des inversions de de norme moi je me souviens la Une de ma de Marianne en train d'attaquer ce qu'ils appelaient les racialistes et les racialistes étaient tous ceux qui dénoncent le racisme dans le pays voilà au nom d'un principe universaliste qui auquel je m'aurait fait mais qui n'est que principielle malheureusement très souvent et bien on dénonce on déni aux gens qui en sont victimes le fait de dénoncer la racine deuxième forme aussi de racisme qui s'est développé qui à mon avis très lié à la question du choc des civilisations nées sous-bouche dans les années dans les années 90 et qui a été largement apporté le fait aussi que la figure de l'arabe est devenue la figure de l'islam c'est à dire que on a quelque part transformer et mis déterminés des termes religieux de discrimination sur la question du racisme et qui fait que nous nous avons été amenés en tant que France insoumise à effectivement prendre position sur la marche contre l'islamophobie considérant que c'était la quelque chose qui était une catégorisation de racisme évidente et qui se développait ni qui ne fait que se développer qui explique malheureusement pas mal de choses aussi en termes de critiques politiques ou médiatique dans le pays et puis troisième élément je m'arrêterai là-dessus c'est la question sociale qu'il faut pas oublier bon moi je j'étais assez étonné là j'ai pas une anecdote c'est malheureusement c'est un drame mais au moment donc des émeutes on a parlé on a dit que à certains moments les jeunes mettaient le feu à leurs écoles et qui finalement dans dans détruisait pour certains que le bien commun qui pouvait rester justement des populations déjà qui subissent toutes les discriminations c'est vrai mais sauf que dans le même temps quelques semaines après dans ma circonscription Élisa Nice et la semaine dernière il y a l'incendie de la plus grande tour d'habitation de la cité Jaurès qui a fait trois morts d'une tour d'habitation depuis des années les le bailleur social est mis en question parce que en attendant la rénovation il y a un laissé aller de dégradation de cet immeuble l'immeuble a fini par prendre feu et ça arrive très souvent Seine-Saint-Denis et il y a eu trois morts si je dis ça c'est qu'évidemment la question aujourd'hui on n'a pas attendu les les révoltes populaires les révoltes dans les quartiers pour que des bâtiments dans les quartiers prennent feu n'ont pas du fait qu'on mette le feu mais du fait tout simplement que l'état du logement social dans ce pays n'a jamais été aussi catastrophique le fait que d'un point de vue économique et social les questions du travail sont toujours aussi dramatiques dans les quartiers et je ne parle pas également de cette fameuse phrase de de Macron et disons vaut mieux uber que dis-leur bon bah vécu Macron a les deux c'est à dire que le principal employeur des jeunes en Seine-Saint-Denis aujourd'hui c'est Hubert donc je ne pense pas que ça soit une projection d'avenir pour justement pouvoir j'allais dire avoir un statut professionnel et de vie normale dans une société et le deal lui reste évidemment prégnant peu et puisqu'il se nourrit du de la misère sociale voilà un peu le tableau qui explique pourquoi dans ces quartiers et c'est ça aussi qui était intéressant dans les personnes que j'ai invité aujourd'hui pour qu'il réagissent et bien qu'est-ce qu'ils ont de particulier par rapport à telle autre lieu de de concentration de classe populaire dans ce pays c'est qu'il concentre absolument toutes les discriminations sur les mêmes personnes au point où aujourd'hui contrairement à ce qui peut être affirmé la question n'est pas de la reconquête républicaine mais tout simplement que ces quartiers et le droit à la République ce qui fait que on en est loin et c'est là aujourd'hui à mon avis ce que nous devons construire bien pour intervenir donc il a demandé de réagir sur ces luttes qui ont émaillé 40 ans d'histoire des quartiers populaires mais aussi sur les luttes actuelles parce que c'est c'est la réalité actuelle des quartiers c'est que il se passe beaucoup de choses et de réactions par rapport au sujet dont j'ai parlé j'ai invité donc Jamel Attala président de l'association des marcheurs historiques de 1983 qui va nous parler de ça mais aussi des suites j'ai invité Tarek kaftari cofondateur du mouvement de l'immigration des banlieues j'ai oublié de le dire parce que dans toute cette histoire c'est aussi l'émergence un moment donné de structuration autonome qui reste d'actualité des quartiers et le MI on a évidemment fait partie j'ai invité et qui était dans le collectif on s'emmêle il y a encore peu de temps mais il nous dira lui-même comment les choses évoluent j'ai invité Sonia Chaouch et anchel Charlot Arnoux du comité la vérité pour Adama qui représente donc aujourd'hui ce comité 1% dans les luttes pour sur les violences policières et puis dianut Traoré militant du quartier Framboisin à Saint-Denis qui est notamment très très impliqué dans les questions associatives les questions sur le logement je signale aussi dans la salle la présence de Nordine islamique qui est là qui est aussi un des historiques mouvements d'intégration du MI pardon et qui prendra aussi la parole même si on ne pouvait pas évidemment élargir autant qu'on l'aurait voulu peut-être les interventions autour de la table et qui fait partie de ces personnalités historiques des quartiers et dont la parole sera importante voilà Jamel je te donne la parole tout de suite pour commencer merci après ce que vient de dire Eric faut profiter un petit peu plus ah ouais quartier populaire moi j'ai pour parler de moi en quelques mots moi je suis venu en Algérie je suis arrivé en France dans les années tout début année 70 et quand mon père nous emmené en France on a on a atterri sur Lyon parce que mon père travaillait dans tout ce qui était tissu la région lyonnaise elle était assez connue pour tout ce qui était tissu quand on est arrivé on a habité d'abord dans les petits bidonvilles de Vénissieux il y en avait quelques-uns ça a été assez résorbé assez vite ensuite on est parti au Minguettes c'était des nouveaux quartiers des grands ensembles qu'on a construit activement parce que on était dans la période des 30 glorieuses donc le syndicat patronal de l'époque avait instamment assisté auprès du gouvernement de l'époque pour ouvrir à l'immigration donc il y avait des vagues qui sont arrivés donc quand on est arrivé dans ce quartier c'était un quartier Mons les Minguettes rien que les manguettes ça faisait obamo à peu près entre 15 et 20 000 habitants qu'on prend tout le territoire et tout de suite nous on arrivant là j'ai grandi dans ce quartier à l'âge de 10 15 16 ans j'avais compris que j'étais déjà on va dire un corps plus ou moins un peu étranger dans le sens où quand on se baladait dans dans nos quartiers on était à l'école comme tout le monde mais bien souvent on avait des problèmes avec la police mais comme dans différents quartiers quand on est jeune on fait un peu de bruit on se fait un petit peu remarquer mais le corps policier de l'époque il faut le remettre dans le contexte la plupart des policiers de l'époque c'était des anciens appelés de la guerre d'Algérie ils avaient 20 ans ils se retrouvent donc policier pour une grande majorité moi 14 15 ans quand je me faisais interpeller par la police on m'appelez pas au jeune ou ceci ou cela on m'appelait petit fait de Laga c'est encore un mot qui raisonne dans ma tête et j'ai 60 ans aujourd'hui donc que ça me faisait quand même voilà à ce moment là j'ai véritablement compris que j'étais quelqu'un qui venait d'ailleurs et que je pouvais pas que je pouvais pas rentrer dans enfin où en tous les cas mon contestait d'être de rentrer dans ce cadre en France voilà et je suis devenu jeune adulte et les violences étaient de plus en plus intense et j'étais pas le seul d'ailleurs tout tous les jeunes de de notre quartier et c'est installé dans ce quartier des Minguettes à l'époque dans les années 2079 début 80 comme une espèce de de violence qui s'est installée de manière permanente avec la police du coin et les jeunes de de ce quartier là pour la grande majorité une fois arrivé jeunes adultes le le le domaine du travail pour nous c'était difficile d'y accéder donc déjà on était marqué parce qu'on habitait un quartier populaire qui était lui déjà stigmatisé tous les cas montrer du doigt et on voulait arriver comme tout le monde jeune à 18-20 ans dans le marché de l'emploi et que ça commençait à se boucher donc on était pour une grande majorité des des jeunes des jeunes chômeurs dans ce quartier il a confrontation avec la police elle devenait de plus en plus intense tellement intense que pour les jeunes que nous étions dans ce quartier à l'époque on avait une limite une frontière qu'on avait construit dans notre tête on pouvait pas sortir au-delà de notre quartier pourquoi on pouvait pas sortir de notre quartier parce que la violence on la santé elle était palpable et on avait des jeunes de chez nous qui quand ils sortaient ils revenait complètement cabossé si je vous montre ce que j'ai dans la jambe et à la tête elles sont pas je sais pas je suis pas tomber j'ai ramassé aussi des coups parce que c'était comme ça les conditions les conditions à l'époque alors c'était quoi la réponse qu'on pouvait donner nous parce qu'on était rentré dans un cercle de violence et on n'était pas gagnant dans cette affaire on pouvait pas répondre nous-même de manière violente donc à cette époque là c'était un petit peu on va dire un petit peu à la mode de tout ce qui était la question non violence souvenez-vous en 82 il y avait le film sur Gandhi il y avait aussi les séries télévisées sur Martin Luther King et de manière naturelle nous-mêmes on s'est un peu inspiré de ça on s'est dit pourquoi on pourrait pas parler à ce pays à la République à la société française dans son entièreté pour leur dire ben nous on est là on existe on est des jeunes peut-être venant d'ailleurs on n'a pas la couleur locale vous avez tout de suite compris que moi je venais d'Algérie donc maghrébin je m'appelais pas François mais je grandissais dans ce pays je m'inscrivais dans ce pays et je voulais avoir ma place comme tous les jeunes Français français de l'époque donc voilà notre solution c'était de de lancer un mouvement non violent et on avait imaginé de faire la marche parce qu'on a été un petit peu aussi influencé à cette époque et quand on a on s'est dit eh ben on va traverser la France on va aller au contact de cette population leur dire laisser la situation dans laquelle nous on vit dans le quartier et que les questions de quartier popul l'anxiété de véritables questions parce que c'était des populations tiers qui vivaient dans ces quartiers et qu'on oublie constamment le sur le question de l'emploi sur les questions de la santé sur les questions de logement moi je me souviens jusqu'à aujourd'hui quand mon père demandait un changement de logement ça prenait 5 voire 10 ans c'était toujours difficile et quand on a lancé cette idée de marche au début on n'imaginait pas d'abord comment comment on allait la faire quel soutien on pouvait avoir donc on a rencontré plusieurs associations de l'époque et notamment le grand rassemblement de Larzac où on a rencontré énormément d'associations et c'est à partir de là qu'on avait commencé à construire l'itinéraire et on a voulu un itinéraire parlant c'est-à-dire un itinéraire Sud Nord comme un espèce de dialogue entre les pays du Sud et les pays du Nord donc on a commencé à marcher mais sans savoir si ça allait prendre aussi ou si le peuple français allait venir vers nous et petit à petit la première la première phase de des étapes c'était dans le sud c'était difficile on a vécu des situations difficiles même des situations qui auraient pu virer au drame notamment à Loriol où on avait été braqué par des gens avec un fusible mais plutôt intimidé on va dire ça comme ça et on commence on continue notre bonhomme de chemin et notre discours il était très simple nous vivons des situations difficiles de violence mais nous vivions vivions un racisme prononcé à cette époque là alors comment il se prononçait c'était tout simple quand on allait demander du boulot ou on envoie nos CV on était constamment de manière permanente recalée très peu de jeunes de notre quartier avaient un emploi dire dans les dans les années 80 très très peu donc on était vraiment dans un on est rentré dans un chômage de masse cette jeunesse aussi alors comment avoir notre place comment interpeller la République pour leur dire nous aussi on fait partie de ce pays nous aussi on veut que les grands principes républicains s'appliquent à nous comme à tout le monde et 40 ans après fortes et se constater que ce qui se passe dans les quartiers la question elle est toujours posée comment aujourd'hui cette république elle peut lutter contre des discriminations visibles parce qu'on le voit tous les jours je prends des exemples tout simple et même un exemple personnel j'ai une fille qui est pénaliste depuis deux ans pour trouver du boulot elle galère et quand elle envoie des courriers pour aller travailler à l'étranger à la des réponses donc on a un problème dans ce pays avec avec ces populations là la violence dans les de dans de la police aujourd'hui pour moi elle est un peu différente par rapport à celle de 80 je suis pas je suis pas en train de dire qu'elle est plus brutale mais elle est pas de la même nature à l'époque tu disais tout à l'heure le la grande partie du corps policier c'était des anciens d'apnées de la guerre d'Algérie aujourd'hui moi cette violence dans les quartiers populaires généré par la police ça veut dire pour moi quelque chose de simple c'est que l'idéologie d'extrême droite elle a pénétrer profondément tout le corps policier je suis pas en train de dire que il y ait pas de policier sympathique moi j'en connais pour vous dire j'ai un ami qui est policier de la BAC habitat à Vénissieux mais qui opèrent dans un autre quartier et oui et oui j'en ai un non mais il m'a raconté quelque chose d'extraordinaire vous savez ce qui m'a raconté un copain policier de la BAC qui est antillais je me suis battu avec un collègue parce que quand il allait dans le quartier de La Duchère il contrôlait 10 fois dans la journée les mêmes personnes rien que pour les emmerder c'était pas du boulot c'était rien pour les emmerder tous tout simplement donc ça c'est des choses qu'on vit dans les quartiers il s'agit pas de dire voilà tous les policiers sont méchants tous les policiers sont racistes ou ils ont une pratique discriminatoire envers deux c'est ces populations mais le corps policier vraiment infesté par l'idéologie d'extrême droite et ça c'est dangereux c'est dangereux ce qui s'est passé à Nanterre avec avec Naël c'est pas un peu c'est pas quelque chose de voilà d'exceptionnel parce que ça on le voit tous les jours si je vous raconte les témoignage de jeunes dans des quartiers aujourd'hui qu'en 18 20 ans ça veut pas dire qu'ils sont qu'ils soient des des jeunes tranquilles respectueux de la tranquillité des gens dans leur quartier ils peuvent être un peu délinquants mais quand ils se font contrôler parfois ou emmener dans des coffres déplacer à 10 km et le jeter à deux trois heures du matin pour pour rentrer à pied ça c'est des choses qui existent dans parce que moi je vis dans les quartiers populaires je suis pas un petit bobo qui habite dans les dans la le centre-ville j'ai toujours habité dans le quartier populaire vous avez parfois des policiers qui viennent en mer des jeunes dans les quartiers comme des vrais véritables voyous à des éléments de langage de voyou comme des jeunes dans des quartiers quand vous êtes policiers je suis désolé vous représentez quand même quelque chose les forces de l'or donc le respect des uns et des autres et dans leurs éléments de langage bien souvent ils ne respectent pas ces populations quand ils arrivent et ils débarquent ils ont des éléments de langage qui font peur et c'est vraiment enfin moi j'ai envie de dire ce qui s'est passé à Nanterre c'est quelque chose qui pourra se reproduire je suis j'ai pas envie d'alerter ou de ou dire simplement faire peur ou imaginer quelque chose dans ma tête mais je pense sincèrement qu'on est encore loin de de d'apaiser la situation ce qui s'est passé à Nanterre on risque de l'avoir puissance 10 dans les années qui viennent voilà [Applaudissements] j'ai un peu le gars qui est jamais content qui est jamais toujours quelqu'un qui renaque et tout qui les choses doivent se passer d'une certaine manière après ça se passe différemment et tout ça bref d'abord je remercie les gens qui m'ont invité je remercie à France insoumise merci Monsieur Coquerel chose que il a beaucoup fait pour que cette conférence est Dieu voilà maintenant on va passer je vous énumérer des noms je vais voir si c'est des noms de gens que vous connaissez vous avez entendu parler je pense pas je vais commencer à essayer des gens qui sont bougies macome il y a plein de noms comme ça je peux vous en citer d'autres des gens qui sont vivants Mohamed Houcine parlait tout à l'heure Nordine 19 ni par exemple il fallait il y a plein de noms de gens comme ça Hamza n'importe quoi tu vois Farida je vous dis ça pourquoi en fait je vous dis ça pour que vous compreniez que les quartiers ils ont une histoire c'est pas un truc de de compassion qu'on cherche on cherche pas à ce que les gens ils viennent ils disent bon allez la police du tout une fois que le tweet il est passé et que ça va faire un petit scandale tout ça devient du folklore et je vais te mettre un peu provocateur et tout la polémique qui a autour de Médine tout ça machin pour moi c'est du folklore pourquoi parce que derrière ça derrière c'est nous tout ça il y a une histoire il y a des gens qui essaient de se battre pas simplement pour se plaindre et dire la police à l'appétit elle a fait ça moi je peux vous raconter des tas de trucs je me suis engagé avec d'autres gens qui sont quelques-uns qui sont dans la salle ou ailleurs contre les violences policières avant que ce soit à la mode parce que maintenant c'est à la mode marqué un truc maintenant tous les gens la gauche c'est bien c'est pas mauvais mais je veux dire un peu donner le tempo en fait un peu donner le tempo des choses je vais vous donner un truc vous allez comprendre visuel parce que moi je suis à un récalcitrant en fait par exemple il y a une manifestation qui va se durer le 23 septembre et les gens qui étaient là tout à l'heure ils en ont parlé mais il a fallu cette manifestation pour qu'elle ait lieu par rapport à ce qui s'est passé à Nanterre on passe pour la justice sociale contre les violences sexistes des violences policières pour la justice climatique je suis pour tout le reste c'est tout mais ça donne un sens ça donne quelque chose ça dit quelque chose moi je pars de là où je suis c'est à dire je pars de cette histoire des quartiers où il y a eu des gens qui se sont battus depuis très très longtemps c'est pas depuis aujourd'hui depuis très très longtemps il parlait de la marche en 83 heureusement moi j'étais jeune j'avais 20 ans donc j'ai vu des gens partir comme ça tout à la télé ou dans les journaux je me suis dit quoi c'est la première fois que je voyais des gens qui nous ressemblaient qui avaient un discours qui était un peu près qu'on comprenait comprenait ce qu'il voulait dire c'était quoi leur intention en fait c'était la première marche des quartiers c'est tout c'est des gens qui disaient voilà nous on n'a pas envie de vivre comme des rats on n'a pas envie d'être considéré comme des soucisoyens on a envie d'être comme tout le monde c'est pas simplement une envie c'est une exigence c'est-à-dire que on va se battre pour ça on va pas croyez pas on a l'impression que tes quartiers c'est un lieu où les filles qui peuvent venir frapper des jantes ou les politiques ils peuvent venir faire des tweets des trucs ouais machin ouais les musulmans c'est si cela machin oui les délinquants c'est aussi ça non les quartiers ils ont une histoire ils ont une mémoire sauf que cette mémoire elle est pas reprise par tout le monde la gauche justement a tout fait pour la la mettre en la marginaliser à tout faire à travers SOS Racisme c'est un exemple machin j'ai vu qu'ils avaient leur sport de là-bas et tout ça ça m'a fait rigoler un petit peu je trouvais que bon voilà c'est ils sont plus à la tribu ils sont dans les stands bon c'est pas grave donc la gauche a tout fait pour que les revendications des gens ou ce que les gens voulaient et ben c'est elle qui détermine ça à travers je sais pas la gauche elle a ses structures on va pas parler de parce que on peut faire un lit on peut faire un débat tout tout le monde est au désaccord on va dire voilà la racine c'est méchant la police elle me semble méchant ça c'est méchant ouais je sais pas quoi où ce système là machin moi je suis pas venu pour ça moi ça m'intéresse pas ça se débat là je devrais parler de ça dans les quartiers avec les gens j'en ai rien à [ __ ] les gens ils veulent savoir comment c'est quoi l'alternative pour nos quartiers c'est quoi l'alternative politique vous vous êtes les filles la plupart des gens qui sont là avec la France insoumise normalement vous devriez porter une alternative politique pour nos quartiers faire en sorte que les gens ils aient plus de pouvoir c'est ça qu'on veut on veut pas genre les gens ils nous aiment nous aiment pas on peut avoir le même poids que les autres le même poids politique que les autres et on pense que les gens vont en particulier les filles ils ont une responsabilité là-dedans ils doivent faire ce pas là ils doivent faire en sorte de nous aider à nous organiser à nous autoriser à nous organiser politiquement dans les quartiers pour pas avoir besoin de de du ni du paternalisme ni comment on appelle quand les mères ils achètent des gens c'est quoi le truc non pas le compromis non c'est quoi le clientélisme ça veut dire sans passer par ça et c'est ça la question qu'on pose nous depuis des années moi je participe à la création de 15000 15000 de plein de comités de plein d'associations on a fait des des journaux on a fait des concerts on a fait des manifestations on a fait des forums on a fait des enfin je sais pas moi je vois tout à l'heure j'ai oublié de dire essaie c'est un jeune qui a 17 ans qui est mort le 28 dans la nuit du 28 enfin non il a été arrêté le 28 il est mort dans le commissariat on va le fourrer à Mantes-la-Jolie il a une histoire qui est intéressante pourquoi parce que lui il était asthmatique il faisait quoi 47 kg à 17 ans ça veut dire qu'il était vraiment maigre et tout ça et il a été tabassé par des policiers et tout ça qui sont assarnés sur lui l'ont pas tué sur le coup il a été au commissariat et comme il était asthmatique sa mère que Dieu et son âme est décédé il y a pas très longtemps elle a été lui porter de la ventoline et ils ont refusé la ventoline et le médecin qui est venu du le sculpter il a dit qu'il avait pas besoin sauf qu'il est mort quelques heures plus tard et cette histoire elle a été portée par des gens des quartiers elle a été portée aussi par un avocat qui s'appelle maître Henri Leclerc qui vous savez qui c'est mettre en ligne claire qui était à un moment donné président de la Ligue des droits de l'homme et qui était dans les gens qui étaient en train de discuter sur la réforme du Code pénal et vous savez ce que ça a donné c'est que n'importe qui d'entre vous il se fait arrêter il est au commissariat il a droit à un avocat la première une histoire qui qui part des quartiers mais en fait qui a donné une loi qui permet à chacun d'avoir un droit de plus moi je trouve personnellement que les mouvements des quartiers ou que les politiques les gens qui se font de la politique dans les quartiers sont méprisés par la gauche sont méprisés par la gauche qu'elle soit radicale ou pas radical ça veut dire que on n'a pas moins donné que les autres je veux dire les gens par exemple qui étaient actes ou qui étaient dans des petits moments tout pourri là genre je parle comme ça m'a l'air de parler peu importe je dis noir ou je sais pas quoi ou tel truc machin ils ont eu accès à des postes politiques dans des parties des parties sont allés les chercher pour leur dirai vous nous intéresser ça veut pas dire que ça nous intéresse moi j'ai une carte de séjour de toute façon ça risque pas donc c'est pas un problème donc mais ça veut dire qu'il faut un choix il faut un choix ils choisissent de dire cela ça nous intéresse cela il nous intéresse on a l'impression que les quartiers ça l'intéresse personne exceptionnellement pour une rachète kéké machin tatati ok il y a pas de problème on comprend mais vu que quand même l'histoire de ces quartiers le le comment dire l'apport la peur que ces quartiers sont fait au mouvement social je parle pas de simplement genre pour faire bien au moment social on a fait des apports on s'est battu sur un tas de de choses que les gens je suis pas loin encore d'accord parce que j'ai l'habitude qu'on ce que je suis un peu long et tout ça donc je vais en venir en fait j'ai oublié au fait vous nous on a besoin de vous vous avez besoin de nous mais comment faire pour travailler ensemble nous moi personnellement je veux pas prendre ma carte à la France insoumise parce que non non mais je veux dire non non mais non mais c'est bon je sers à rien je mets pas voter moi j'ai pas mon bref je vais pas prendre ma carte à la France insoumise parce que je vous reproche je vous reproche de reproduire ce que les autres ils ont fait déjà par le passé voilà pourquoi parce que il ne suffit pas d'être contre d'assemblée nationale porter le truc et tout ouais machin nana la police tue le truc non non c'est pas ça qu'on attend de vous on attend de vous qu'on élabore ensemble une alternative pour nos quartiers une politique alternative c'est ça qu'on veut c'est ça qu'on veut mettre en place c'est difficile je sais parce qu'il y a des je vois moi comment ça se passe moi je parle pas je parle normal tu vois je vois que on a préféré une une association par le haut c'est à dire Roussel tondeuillier manuel bon pas Mélenchon Olivier port a au truc de l'Union Populaire qui nous intéressait comme concept et tout ça de dire voilà on va passer par ces gens-là parce qu'on a ce problème là nous parce que le problème qu'on a il parlait tout à l'heure de ça Jamel problème qu'on a il est simple on a affaire qui a des on a rien à faire qui a des récalcitrant tout le monde il pleure sur les élections quand il y a un taux doit d'abstention de 80%, mais qu'est-ce qu'on fait entre deux on va attendre de négocier à chaque fois qu'il y aura des élections et on va punir mais venir les mêmes etc machin donc nous allez l'année dernière on avait appelé à voter Mélenchon dans un collectif qui s'appelait on s'en mêle on avait pris une centaine d'acteurs des quartiers tout ça veut dire voilà nous on pense que le le candidat pour qui beauté c'est Mélenchon parce que puis l'ambiance on a l'impression que on est devenu des des sangliers qui puent dans la forêt donc et donc on avait fait ce pas là moi je vous cache rien je vous dis la vérité on a été négocié avec les gens de la France insoumise et tout ça jusqu'à aujourd'hui c'est c'est zéro tu vois c'est rien il y a rien qui se passe savoir quelques quelques spécimens comme Coquerel c'est ça la vérité qui qui s'intéresse à ces questions là les autres ne veulent pas mettre le pied dedans ça veut dire ne veulent pas franchir le pas ne veulent pas prendre la responsabilité de dire voilà au-delà que ces gens là on va les défendre tout ça à travers des trucs on va aller manifester contre l'islamophobie tout ça il y a pas de problème on va faire avec eux parce que parce que c'est nos frères et nos soeurs et que ils sont le même truc que nous il y a pas de problème et que s'ils ont mérité de la République ils ont Mérite de la République et s'ils ont mérité de la gauche ils ont mérité de la gauche alors pourquoi moi je suis un peu le mec énervé je voulais dire tout ça je suis énervé pas contre vous en fait moi je veux pas que vous le preniez pour vous je sais la différence qu'il peut y avoir entre les niveaux et tout ça je la connais il y a pas de problème nous on a cette difficulté là pour aller parler moi les jeunes ils viennent me voir parce qu'ils me considère comme un politicien moi je suis pas un policier en vérité mais bon peu importe je l'accepte il vient de me voir alors qu'est-ce qui se passe on fait quoi tout là c'est quoi ton truc tout je peux avoir il croit que j'ai un pouvoir comme vous certains ils sont conseillers municipaux les mecs ils viennent voir un logement ce système donc nous on veut réintroduire de la politique dans le quartier la gauche doit choisir c'est pas compliqué c'est où c'est nous ou c'est le populiste qui vont l'emporter dans nos quartiers dans nos quartiers ils vont l'emporter dans nos quartiers vous allez être étonné du nombre de gens qui m'ont voté Marine Le Pen en 2027 vous verrez ils vont grignoter ce côté là et nous croyez pas que les quartiers ils vous sont acquis parce que l'année dernière il y a eu un vote massif dans les quartiers pour Mélenchon il y a eu un vote massif pour pour Hollande il y a eu un vote massif pour Ségolène Royal dans les quartiers les gens ils ont espéré c'est pas la même et tout mais c'est pas grave moi ce que je mets sur la table c'est que nous on est prêt quand je vous énumérer dénoncé pour vous dire quoi en fait c'est pour vous dire que les gens ne connaissent pas l'histoire des quartiers comment tu veux à travers une petite caramel bidon là à travers deux tentes machin soyons sérieux on fait de la politique on est en train de s'amuser c'est pas à travers trois mois avant les élections et tu vas faire le travail et tout ça nous on pose la question si tu veux faire une assemblée constitution si tu dis le pouvoir au peuple et tout ça machin commence par là où tu es dans les territoires et tout ça nous on est prêt à faire cet effort là et tout ça donc c'est une offre machin je vais aller plus loin que ça veut dire voilà Jamel qui est à droite qui est à ma droite là et voilà c'est quelqu'un qui a fait des choses et tout ça à l'époque tout ça machin qui a continué à faire des choses et tout ça il a failli être de il a failli être député j'allais dire la palette candidat a Vénissieux bon ça c'est parfait comme ça parce que bon truc de candidature un peu artistique d'après moi bon c'est une autre histoire là bientôt il y a des élections européennes je pense que c'est le moment d'envoyer des signaux à des gens puisque ça marchera pas le truc de d'européenne avec toute la nuit ce matin réunis et tout ça machin je pense qu'il y a des gens qui sont issus de ces quartiers qui devraient avoir leur place moi je candidate pas donc j'ai pas de mal à ça parce que lui il aura eu du mal à le dire voilà c'est ça la vérité donc voilà donc moi je ne sais pas d'agresser les gens de la France insoumise je sais pas de dire c'est des mauvais tout ça machin nous les questions c'est des questions qu'on se pose nous on se pose nous parce que nous on voit c'est le business qui l'emporte dans nos quartiers c'est le populisme qui l'emporte et je crois que les gens sont pas conscients de de populisme c'est aussi le le le les gens qui croient dans des théories machin le complotisme et tout ça qui l'ont porte plus facilement et nous on est là on tape depuis des années on tape à la porte de pour que la gauche ces questions là comme disait tout à l'heure Eric soit au centre parce que vous avez vu pendant les élections vous avez vu des débats sur les quartiers vous par X Y Z personne n'a parlé d'une alternative c'est quoi l'alternative c'est quoi le pouvoir dans les quartiers il y a des pouvoirs dans les quartiers il y a des maisons pour tous il y a comment dire des structures qui existent qui font l'éducation populaire mais l'éducation populaire ça fait longtemps que ceux qui sont qui doivent la promettre la promouvoir n'y croient plus donc c'est à nous de les remplacé nous moi je dis c'est trop tard moi j'ai 61 ans ça y est c'est bon je suis à la casse mais c'est au plus jeune non non c'est au plus jeune moi je parle sérieusement et tout ça c'est au plus jeune de porter cette question d'éducation Paul populaire dans le quartier pour qu'il y ait plus de culture plus d'éducation plus de politique parce que moi je vois pas de médecine politique dans nos quartiers je sais que je suis à 16 minutes mais lui il était à 10 minutes donc il faut gratter comme un peu non voilà deux minutes deux minutes deux minutes juste voilà encore une fois je pense que c'est possible de faire des choses ensemble mais faire ces choses ensemble c'est quoi en fait vous le matérialisez le matérialiser c'est quoi nous on va remettre de la solidarité dans les quartiers pas de la solidarité informelle formelle il y a une différence entre les deux nous on veut mettre de la convivialité et nous on veut que les gens ils pensent qui compte autant que n'importe qui et pour ça on a besoin de gens comme vous mais vous avez besoin de savoir aussi l'histoire de ces quartiers et de vous former à ça moi c'est la proposition que je vous fais et la proposition qu'on a fait à la France insoumise depuis maintenant six mois qu'elle est sur la table et il n'y a pas de réponse alors moi j'aimerais bien je sais que vous allez pas me répondre mais je vous dis où est-ce qu'on je lui dis on n'est pas là qu'a critiquer tout ça on a proposé ce cadre là et tout ça on a dit puisque vous voulez acheter des maisons vous avez un peu Tune et tout vous l'achetez des maisons et vous voulez faire des trucs dans les quartiers et tout ça nous on va pas faire une baraque avec écrit dessus la France insoumise parce que c'est pas la peine c'est inutile c'est pas ça le problème c'est de créer une dynamique pour qui est un rapport de force favorable aux gens et c'est ça qui fait que les gens s'intéressent à la politique et qui iront vers vous vers d'autres peu importe voilà merci [Applaudissements] merci à Tarek et à Djamel d'avoir fait un vaste communicant au niveau du [Musique] je passe la parole maintenant à Sonia Chaouch et Anne-Charlotte Arnoux pour le comité la vérité pour Adama à vous de vous organiser bonjour à toutes et à tous d'abord merci Eric Coquerel de nous avoir invités de nous permettre encore une fois de porter le combat en tout cas dans parler à nouveau donc en toute humilité je vais apporter mon témoignage donc moi c'est Sonia Chaouche j'ai 39 ans je suis éducatrice spécialisée depuis 2007 et depuis 12 ans je travaille sur Sarcelles en prévention dans les quartiers donc j'ai travaillé avec Anne-Charlotte à mes côtés avec à ça Traoré pendant des années c'est ça a été le notre point de rencontre on va un petit peu en toute humilité parler un peu de l'histoire du comité qui comment dire qui connote un peu avec ce que Tarek vient de dire le comité malheureusement émerge le 19 juillet 2016 à la suite d'un drame un drame familial le décès d'Adama Traoré le jour de son anniversaire donc Adama Traoré dans sa ville à Beaumont-sur-Oise se promène et puis un contrôle d'identité le fait s'enfuir en fait il va être pourchasser par trois gendarmes et puis et puis il va mourir sous le poids de ces trois gendarmes en fait cette enfin le comité va dénoncer cette première violence c'est-à-dire ces violences policières celles qui ont tué Adama et elles vont aussi enfin le comité va dénoncer ce cette systémie en fait de de qui précède ces brutalités policières comme le disait Tarek c'est-à-dire le contrôle officiel permanent quotidien répétitif la déshumanisation le harcèlement subit au quotidien par ces jeunes donc voilà ici le comité il est il est constitué particulièrement d'une famille la famille Traoré mais pas que il y a les amis d'Adama les amis de la sœur aînée à sa Traoré des militants et des artistes le lendemain je crois le lendemain les premiers militants vont venir Youssef Brakni Nordine Almamy Kanouté Tarek des militants qui vont qui vont donner en fait une ligne directrice auquel enfin à laquelle le comité va se tenir va se tenir dès le début en fait un socle un discours et une direction en fait c'est à dire que ces premiers militants vont nous dire ce qu'il ne faut pas faire surtout et ce qu'il faut faire et comment il faut le faire on invente rien on n'a pas décidé de faire les choses comme ça on se considère comme des héritiers voilà nos prédécesseurs ont luttait avant nous que ça soit Tarek ou Jamel à côté enfin qui ont pu évoquer leurs expériences ou je pense aussi aux mouvements des travailleurs arabes qui ont été aussi les premiers collectifs pacifistes qui ont voilà lutté marcher et qui se sont auto-organisés voilà on est des héritiers on se combat on combat c'est parce que le mot est lourd un combat on estime que c'est un combat la sémantique est particulière mais elle est un peu similaire à la guerre mais on est on est dans une bataille depuis 7 ans maintenant 7 ans clairement au niveau judiciaire on a on est dans un bras de fer judiciaire aussi depuis 7 ans une bataille d'expertise on a voulu rendre visible et lisible via les réseaux c'est aussi une des façons nous de c'était aussi une de nos façons de pouvoir construire aussi notre système de défense de façon autonome c'est de pouvoir aussi véhiculer tout ce qui se passait tout le côté judiciaire qu'on mené de pouvoir l'exposer auprès des gens et on est une génération qui utilisons beaucoup les réseaux donc c'était un vecteur de pouvoir voilà rendre compte de pouvoir pointer du doigt en fait tout se dysfonctionnement ainsi que l'acharnement médiatique qui a pu qui a pu être fait notamment et qui est comment dire complètement [Musique] semblable à toutes les autres familles de victimes ou toutes les victimes de violences policières c'est-à-dire qu'on criminalise la victime on les déshumanise on criminalise la famille aussi donc voilà avec des propos toujours comment dire toujours stigmatisant on a quand même une des juges parce qu'il y a eu plusieurs juges d'instruction dans l'affaire d'Adama Traoré a quand même porté plainte contre Adama Traoré alors qu'il était mort en fait on en est à un harcèlement qui qui en est quand même assez déboussolant quoi c'est c'est hors réalité donc ça fait 7 ans 7 ans qu'on se bat quand je vous le disais 7 ans qu'on essaye de de faire aussi évoluer des choses comme je vous disais la première des violences contre laquelle on se base et les violences policières mais forcément ça va au-delà ça va au-delà c'est ça touche toutes les injustices sociales raciales surtout dans les quartiers d'autant plus que nous on a beaucoup travaillé on travaille encore beaucoup dans les quartiers et notamment les quartiers du Val d'Oise ou du 93 c'est ça a toujours été déjà une question et quelque chose qu'on conscientisé depuis toujours depuis qu'on y travaille mais qui a été renforcé forcément avec notre notre expérience militante et cette expérience du terrain donc voilà nous on [Musique] je sais pas si tu veux que je te passe la parole à Charlotte pour que tu puisses rebondir mais brièvement je pense que je vais pas empiéter mais ce que disait Tarek quand il évoquait tous ces noms Adama Traoré fait partie de cette longue liste malheureusement il y en a eu il y a eu beaucoup d'autres Adama Traoré après voilà la question qu'on se pose les inter les interrogations qu'on peut avoir elles peuvent être similaires à celle de Tarek mais c'est qu'est-ce que l'on peut faire dans ces quartiers comment on peut impulser quelque chose comment on peut s'investir nous le comité on fait beaucoup de tournées des quartiers c'est important de pouvoir écouter de pouvoir discuter de pouvoir échanger de pouvoir voilà essayer de pouvoir comment dire pas faire impliquer les jeunes mais en tout cas de les laisser s'exprimer d'abord et de surtout les écouter c'est important voilà et donc du coup aussi par rapport à l'expérience qu'on a pu en faire c'est qu'on a pu aussi pouvoir enfin on a pu travailler aussi on a pu avoir l'occasion de travailler avec d'autres collectifs d'autres organisations sur une réflexion qui était un peu plus large donc à Charlotte je vais te laisser en parler bonjour [Applaudissements] donc comme a dit Sonia ça a un peu en tout humilité qu'on vient témoigner au nom du Comité puisque à ça n'était pas disponible elle pouvait pas venir Youssef était déjà engagé aussi donc voilà excusez-moi donc on n'est pas on est un peu moins rodé sur les interventions publiques donc on vous demande aussi beaucoup de compassion ce que je peux dire par rapport au Comité pour ma part donc ça fait un petit peu moins de 7 ans que j'en fais partie donc comme a dit Sonia nous on s'est rencontré au travail en tant qu'éducatrice de prévention spécialisée à Sarcelles donc on intervenait auprès des jeunes dans les quartiers et puis quand quand Adama est mort en fait donc par le biais de Sonia qui était tout de suite partie prenante dans le comité j'avais des informations et progressivement je l'ai intégré c'est assez remuant c'est pas forcément facile il y a des choses auxquelles on n'est pas préparé en fait on a beau les voir de loin conscientiser que c'est une certaine chose sont pas normales mais qu'on ça arrive aux personnes à côté de nous c'est très très difficile de réagir et aussi pour ma part ça m'influencé sur sur beaucoup de choses après on voulait proposer une petite partie sur qu'est-ce que ça nous a appris si on devait extraire des choses de notre expérience au sein du comité sur par rapport à la partie qui disait comment on fait pour s'auto-organiser et comment on fait pour que les gens dans les quartiers puissent avoir accès aux droits à la justice donc en fait on se disait déjà dans un premier temps que les violences policières c'est ça arrive pas par hasard c'est il y a un continuum d'injustice qui qui existe qui préexiste et qui permettent que ça puisse arriver et que ça puisse arriver souvent dans la plus grande indifférence c'est à dire qu'il y a un tel discours qu'on a intégré qu'on arrive à se dire encore quand un jeune meurt entre les mains de la police ou de la gendarmerie mais qu'est-ce qu'il a fait qu'est-ce qu'il a fait pour que ça arrive et donc très souvent on nous on l'a on l'a appris par la suite parce qu'on n'était pas nécessairement impliqué sur les violences policières en tant qu'éducatrice dans les quartiers mais qu'en fait ça c'est un procédé c'est un procédé et une des premières choses qui arrivent quand un jeune est mort c'est criminaliser la victime et puis si jamais la famille elle décide d'aller au conflit et d'aller à contresens du discours médiatique et politique qui était assortie de l'événement elle va être criminalisée aussi comme ça on décourage assez rapidement la famille de se battre et faut savoir que parmi toutes les familles que à ça et le comité ont rencontré il y en a énormément qui décide de ne rien faire par peur des représailles et d'ailleurs je pense que ça va pas s'arranger parce que ce matin sur les nouvelles que je pouvais avoir sur mon téléphone et on en a discuté on a vu ça à plusieurs chacun de notre côté quand on voit à des jeunes qu'on expulse fièrement avec leur famille de leur logement sociaux parce que ils ont participé aux émeutes ou révoltes ça dépend sous quel aspect on préfère les considérer il y a de quoi être choqué et la question que je me pose c'est ce que toute les personnes qui jouent un rôle dans les instituts les institutions publiques qui aussi commettent des infractions est-ce que elle-même et leur famille sont expulsés de leur logement fièrement voilà donc je pense que ça va pas nécessairement s'arranger mais en tout cas le rôle qu'on peut jouer c'est que on n'est pas obligé d'être une famille victime ou d'être un proche de victimes pour intervenir et on peut considérer que notre rôle il commence déjà dans les discussions avec nos voisins et dans nos familles parce que parfois on peut être un peu surpris de voir qu'on n'est pas tant que ça sur la même longueur d'onde c'est aussi dans notre rôle quand on embauche des gens ou comment on accueille nos collègues sur les missions aussi qu'on remplit et comment on décide de les remplir parce qu'on est tous finalement contact à un moment donné les uns avec les autres et on peut faire la différence dans nos familles dans nos entreprises dans notre quartier dans notre logement même donc c'est important en fait de considérer que toutes ces petites discriminations là au quotidien elle joue un rôle dans dans les violences policières aussi c'est l'extrême en fait parce que finalement ce qu'on fait ou ce qu'on fait pas ça donne une forme à la société dans laquelle on vit la deuxième chose que pour ma part j'ai appris au sein du comité c'est qu'on peut s'appuyer sur le collectif en fait bon bah une citation toute simple tout seul on va plus vite ensemble on va plus loin ça se vérifie mais ce qui était important aussi pour moi c'était de dire que en fait on doit être au clair avec ses objectifs on choisit son combat on est au clair avec ses objectifs on est au clair avec ces valeurs et après en fait on est cohérent dans son discours on est cohérent dans ses actes et on est cohérent dans ces relations et le fait de rester cohérent parce que des valeurs on en a plein surtout au moment où ça va bien et quand ça va pas les valeurs elles sont durement mises à l'épreuve et le comité Adama et la famille Traoré ils ont été très très durement mis à l'épreuve et en fait s'ils avaient pas tenu le cap dans leur discours dans leur revendications s'ils avaient pas été cohérent dans leurs actes ils auraient jamais pu tenir en fait et faut savoir que quand on a préparé la marche 2023 c'était dans la plus grande non non là je parle 2023 du coup c'était donc il y a quelques mois c'était dans la plus grande indifférence on savait même pas si aller avoir des médias parce que de toute manière on était un peu passé à autre chose étant donné qu'une actualité en efface une autre et qu'on est un peu tous pareils des fois on en a marre et on a envie de passer à autre chose et que au bout de 7 ans c'est pas réglé va peut-être falloir commencer à penser à faire autrement ou à oublier l'idée de la justice et en fait ce qui s'est passé c'est que il y a eu la mort de Naël pourquoi en 2020 quand il y a de multiples elles appellent à la marche suite à la mort de George Floyd c'est parce qu'il y a une légitimité et il y a une légitimité parce qu'en fait le discours et les actes ils ont été cohérents au cours des 7 dernières années et qui pleuvent qui vendent qu'il neige ou qui fasse beau les actions elles ont pas changé les idées n'ont pas changé et les valeurs n'ont pas changé donc en fait ça permet d'être une boussole un petit peu par rapport à ce qui se passe dans la société ça peut gonfler par moment on peut en avoir marre d'avoir toujours le même discours ça fait longtemps qu'on l'entend on peut avoir envie de passer à autre chose mais la seule façon de remporter un combat c'est de le choisir c'est de s'y tenir essayer de pas lâcher même quand on en peut plus et parce que les actualités nous rappellent que c'est pas fini en fait c'est pas qui je suis désolé j'ai pas fini je peux je vais aller vite sur les points suivants donc ce qui était important aussi c'est de s'approprier le discours le narratif en fait c'est pas les autres qui ont délègue pas le combat c'est on explique notre histoire en humanise les victimes on est quelqu'un on arrive avec des idées on est peut-être moins légitime que des personnes qui sont dans la politique ou dans le combat depuis longtemps mais en fait à partir du moment où on a décidé de s'engager on a le droit d'y aller aussi ensuite ce qui est important c'est la transmission c'est ces fameux militants qui se déplacent à chaque fois qu'il y a un décès et qui viennent informer parce qu'en fait là vous mettez les pieds dans autre chose on a confiance plus ou moins naturellement dans les institutions parce qu'on grandit avec cette confiance qui nous a inculqué dès lors qu'on met les pieds dans ce type de conflit cette confiance elle va si sérieusement elle va s'y à l'encontre de la justice elle va s'y à l'encontre de la police elle va s'y à l'encontre des médias et malheureusement elle va s'y aussi à l'encontre des concitoyens en fait c'est hyper compliqué à vivre ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui et donc autre chose donc il y a l'international qui est très important parce que à plusieurs reprises ça nous a permis aussi de bénéficier d'oxygène et de visibilité parce qu'il y a une légitimité qu'on nous a pas toujours accordé en France mais qu'on a réussi à avoir à l'étranger ce qu'on aime bien dire ouais mais regardez ce qui se passe là-bas et d'autres disent mais regardez ce qui se passe chez vous aussi on a du mal à l'entendre oui on n'est pas aux États-Unis mais on a une histoire commune en fait il y a beaucoup de choses qui sont passées par la France pour aller là-bas et si on fait un peu la généalogie dans nos propres familles on a tous un peu de Français qui ont quitté à un moment donné pour aller aux États-Unis et parfois même qui se sont impliqués dans le système moi je le dis personnellement parce que c'est quelque chose que j'ai découvert dans ma famille en fait donc on a une histoire commune avec les États-Unis et c'est pas anodin en fait qu'on est des liens qui se construisent avec ce pays-là dans nos combats et la dernière chose que moi j'ai pu apprendre avec le collectif et avec la ça c'est que c'est très important de créer des espaces aussi de détente des espaces où on se réserve des espaces où on se ressource en fait parce que en nourrissant qui on est parce que franchement c'est c'est moi pour ma part le mois de juin et juillet il était très difficile par rapport à tout ce qu'on a vu avec la mort de Naël comme déchaînement médiatique c'était méchant c'était gratuit c'est une pauvre maman qui a perdu son fils et on n'a pas jugé qui elle est qu'est-ce qu'elle a fait ou pas fait on ne le sait pas et tout ce qui s'est passé derrière c'était aberrant mais pour beaucoup de mon âge je pense que ça nous a atteint psychologiquement et nous le fait de repartager d'être sollicité d'avoir préparé la marche à ce moment-là c'était très très compliqué parce que c'est un déferlement de haine en fait et c'est de la haine qu'on reçoit et c'est difficile de l'évacuer donc il y a vraiment une logique aussi enfin une pratique dans le comité qui est instauré bah parce que c'est les personnes elles sont comme ça c'est de nourrir qui on est pour ensuite se ressourcer et nourrir le combat en fait on part de qui on est pour combattre on s'adapte pas à tel ou tel modèle de militantisme en fait on est qui on est et c'est aussi ce qui fait que ce combat là il en est là aujourd'hui merci merci je veux dire totalement dans les dans tout ce qui a pu faire le comité Adama il y a deux choses qui m'ont impressionné au-delà de plein d'autres éléments de marge de masse c'est qu'il y a eu deux manifestations interdites par la police en juin 2020 et juin 2023 qui ont été organisés de bout en bout et qui n'ont donné aucun prétexte à la police d'un point de vue violent si ce n'est la plus violence la police elle-même et c'est aussi cette capacité d'organisation qui qui est utile à tout mouvement dernière intervenantes du Hangout Traoré alors djangoo elle vient du monde associatif collectif aux Francs moisins sur les questions de logement elle elle a fait le pas comme Rachel kéké qui elle vient du moment de mobilisation syndicale qui est avec nous également pour également rejoindre France insoumise et toi aussi tu représentes bien justement un pan de cette histoire des quartiers populaires notamment à travers les associations qui en goût à toi le parle merci bonjour à tous je m'appelle Django Traoré habitant du quartier Franc-Moisin à Saint-Denis je sais pas si vous situez un petit peu où se trouve le quartier Franc-Moisin c'est pas loin du stade de France on a juste une passerelle qui sépare le quartier Franc-Moisin du Stade de France alors je vous raconter mon parcours moi j'ai été militante parce qu'en fait j'étais tirée au sort en tant que membre du Conseil citoyen en 2015 en 2015 il y a un plan de rénovation urbaine qui est tombé sur le quartier Franc-Moisin et j'ai reçu ce fameux courrier dans ma boîte aux lettres qui m'a dit que je dois venir à une investiture au sein de la mairie de Saint-Denis pour être membre du Conseil citoyen à vrai dire j'ai mis plusieurs années à comprendre ce que c'était membre du Conseil citoyen et aujourd'hui j'ai compris que c'était une coquille vide et un sac vite troué donc donc c'est pour ça la suite de ça qu'on a créé le collectif Franc-Moisin on s'est dit qu'entre habitants la seule solution qu'on avait pour se battre contre ce rouleau compresseur qui est le qui est la rue parce que la rue au même titre que parcoursup au même titre que les services publics au même titre que les transports les armes médicaux c'est un rouleau compresseur au même titre que les violences policières nous sommes face à des rouleaux compresseurs dans ces quartiers populaires et la seule manière de de lutter contre ça et ben c'est l'autorisation donc nous le collectif Franc-Moisin on a décidé de mener plusieurs batailles c'était la première chose la rue la rue nous directement on a fait un plan un plan on s'est dit aujourd'hui on vote pour le maire on vote pour les présidentielles pourquoi pas voter pour un plan de rénovation urbaine et puis c'est à partir de là qu'on a dessiné notre quartier et on a appelé l'architecte pleine communes le maire et on a fait un vote c'était sur le bâtiment 13 on s'est dit automatiquement il fallait faire un vote sur cet immeuble parce que cet immeuble était en bon état et il fait très bon de vivre à l'intérieur c'était juste 30 logements 32 logements qui étaient concernés au niveau du bâtiment 13 en sachant que le plan de rénovation urbaine au quartier Framboisin c'est 500 logements qui est touché c'est un tiers du quartier de Quartier fait il est grand il y a pratiquement 2000 logements sociaux entre 8000 à 10000 habitants donc on s'est dit qu'on va faire ce référendum et comme par hasard il y a eu aucune abstention tous les locataires sont descendus et ils ont voté pour que l'immeuble reste tel quel ça c'est des petites batailles des petites batailles des petites victoires qui font très très plaisir mais vous savez on est face à un rouleau compresseur ils ont mis une clause de revoyure donc la clause de revoyure fait qu'on va repartir en bataille contre contre ce fameux plan il y a le bâtiment 7 aussi qui a été sauvé de la même manière et il y a une manifestation qu'on a fait il y a pas longtemps Éric aussi était présent c'était le pont tournant comme je vous ai expliqué tout à l'heure le Franc-Moisin est coupé par rapport au Stade de France ils nous font un pont pour aller au stade de France sans ce pont on ne peut pas se rendre au niveau du Stade de France en sachant qu'il y a la moitié des enfants qui vont de l'autre côté de la passerelle pas de pont manifestation comment ça se fait pendant deux ans qu'il n'y a pas de pont le pont est en panne la pièce est en Chine donc ça fait deux ans qu'on attend la pièce donc on a fait une manifestation on a réussi à mettre le pont le financement du pont dans l'enveloppe des JO et plein de communes donc normalement on devrait avoir un pont normalement l'année prochaine ça aussi c'est des batailles et c'est de l'autorisation qu'il faut faire et qui est absolument indispensable on a eu aussi des surfacturations d'eau il y a de l'année dernière il y a 2 ans on a eu des surfacturations d'eau qui allait jusqu'à 5000 € au niveau des décomptes de décompte de charge non non 5000 euros c'est la faute du bailleur pareil manifestation devant le bailleur et on a eu de la chance les les surfacturations d'eau ont été éliminées par le bailleur 5000 euros en plus c'était pas possible juste pour vous rappeler aussi que les quartiers populaires c'est la solidarité l'entrée de la générosité le vivre ensemble c'est ça qui a fait qu'aujourd'hui le collectif Franc-Moisin ben on reste quand même un quartier soudé mais c'est un quartier qui est déjà sur une terre militante quand je vous dis une terre militante et que des gens en 1983 il y avait déjà la marche qui était chez nous on avait une antenne de la marche qui était chez nous et j'avais trois ans donc c'est une terre de militantes on était rassemblé avec les 4000 et on a fait cette cette fameuse cette fameuse marche il y a énormément de thématiques fédérateurs dans les quartiers populaires comme je vous ai énuméré tout à l'heure le logement le logement les services publics et transports les emplois les déserts médicaux il parcourt sup au niveau de la jeunesse qui a un massacre et un scandale si on organise pas qu'on ne fasse pas de l'auto-organisation nous allons jamais y arriver créer du lien c'est très très important le lien le crée on peut le faire dans un hall d'immeuble ou à l'extérieur en débat ouvert en faisant en faisant des des discussions des discussions ouvertes comme elle m'a appris Christelle m'a dit les discussions ouvertes en plein air favorise favorise le lien et ce lien là si on l'a pas on ne peut pas construire sur la durée on ne peut pas révolutionner un quartier on part sur des problèmes existants et ces problèmes là il faut les régler et pour les régler il faut que tout le monde soit ensemble donc aujourd'hui le collectif framboise je peux même dire qu'on est d'informations publiques d'utilité publique directement parce que directement c'est le délégué du préfet Ben qui nous appelle et qui nous demande qu'est-ce qui va qu'est-ce qui ne va pas parce que voilà on est envahi Dora si nous voient si nous écoutent on aimerait bien une belle dératisation ce serait pas mal alors les obstacles aussi rencontrés en tant que militant vous savez très très bien que en tant que militant c'est très très difficile parce qu'il y a des obstacles aussi les bailleurs sociaux ne répondent pas souvent à nos réponses ou nos calculs pas ou au contraire nous met carrément de côté donc le militant est vu comme un criminel le militant est vu comme une menace le militant est vu comme un danger mais qui a la capacité qu'à capacité de rassembler et de s'organiser bah c'est tout ce que possède le collectif en moins un donc on va donc ils utilisent tous les moyens et ça c'est ce que je trouve vraiment très très grave d'incriminer le militant qui essaye de s'organiser c'est qu'ils vont utiliser tous les moyens pour essayer de le couper les vibres par tous les moyens possibles ils peuvent même si une personne a une association et qui est militant lui coupait directement les subventions et ça je pense que c'est vraiment très très grave et même lui retirer son local donc un vrai problème de de construction sur le terrain le terrain et au niveau des municipalités là aussi c'est pas il y a un gros problème de d'égalité et d'équité sur ces sujets là je vais juste vous parler un petit rappel sur les charges locatives je sais pas si vous avez tous vu que les charges locatives au extrêmement augmenté que les loyers les bailleurs sociaux ne se sont pas pendant cette période d'inflation pendant cette période où tout a été dur pour tout le monde pendant cette période où on sortait à peine du covid que les bailleurs sociaux n'ont pas hésité à augmenter leur charge mais ils sont partis de de plein fouet ils se sont dit tout façon ce sont des locataires ils ont rien à faire ils vont quand même payer les charges ben nous aussi on a dit non c'est pas ça se passe pas comme ça on prévient déjà le locataire déjà la première des choses on nous prévient on nous explique pourquoi ça augmente et si c'est utilisé si tu expliques pas et ben on parle aussi en manif on lui demande des comptes pourquoi ils augmentent ces charges là donc nous on pensait qu'on était vraiment tout seul le collectif le nous on pensait qu'on était vraiment tout ça jusqu'à qu'on se rencontre qu'en fait que ça a touché toute la France entière de du Nord Sud Marseille Paris Lyon Grenoble tout le monde a été touché c'est à partir de là qui a été créé l'appel national des locataires où on a une Rev situation phare qui la baisse des charges locatives on se rend compte aujourd'hui que rien n'a augmenté rien n'augmenter les salaires n'ont pas augmenté les minima sociaux n'ont pas augmenté les minimum vieillesse aussi n'a pas augmenté mais par contre le loyer et les charges augmentent donc ça c'est une bataille nationale qu'on doit mener une autre bataille nationale qu'on doit mener et dire à ses bailleurs sociaux qui sont la plupart dans les quartiers populaires que à un moment donné on n'est pas leur vache à lait vous avez des comptes à nous rendre et comme nous on a des comptes à vous rendre quand je pense à ce qui s'est passé à l'Île-Saint-Denis c'est très très grave parce que nous aussi on envoie des des courriers au bailleur on lui demandant ben ce serait bien un jour de nous de faire de la prévention sur les gestes d'incendie ce serait bien quand même nous les locataires des quartiers de nous faire de la prévention sur les gestes incendies des gestes d'évacuation rien rien des ascenseurs en panne pendant x temps rien rien au budget obligé de s'organiser de taper du point de créer de créer un collectif et de mener des combats donc au final le bailleur qui doit qui nous doit des qui nous doit carrément des explications ben non c'est nous locataires qui devront aller chercher ses explications là la lutte doit continuer elle va continuer et aussi je pense que les adolescents qui sont là je sais que je sais pas s'il y a des adolescents mais je sais que les adolescents qui sont dans les quartiers populaires ben la formation elle doit l'arrêter parce que je pense que il y a de la limite au niveau du militantisme mais il y a aussi la transmission que nous nous présentons nous devons transmettre aussi à la future génération en leur disant écoutez on vit dans ça parce que il y a ça on vit dans ça parce que ça n'a pas été fait plusieurs flèches au niveau du collectif Franc-Moisin donc on fait l'éducation populaire important l'éducation aussi sportive de temps en temps culturel et politique parce que vous savez très bien que le logement est politique donc voilà je vais m'arrêter là [Applaudissements] merci bien goût je trouve qu'on a eu plusieurs interventions qui ont été assez représentatives de pas mal d'immobilisation je vais tasser drastique je peux prendre six interventions de pas plus de 2000 chacune et je vais alterner homme femme parce que ensuite il faut qu'on a notre conclusion rapide et que on rend de la salle il y a pas un deuxième micro 6000 il faudrait quelqu'un pour le merci pour l'intervention édifiante déjà première question au regard des origines colonialistes extravagistes et racistes de l'institution de la police certaines chercheuses comme Angela Davis Ricordeau ou Françoise Vergès postule que c'est une intention fondamentalement irréforme et colonialisme et impossible à réformer qu'est-ce que les organisations ici présentes en pensent notamment les organisations militantes juste pour Adama par exemple et deuxième question comment on fait à la France insoumise avec les équipes dirigeantes nos partenaires UPS quand il ne cesse de faire des appels au calme qu'ils alimentent des polémiques stériles comme celle de Médine qui sont absents des manif entiers racistes ou qu'il préfère parfois aller à des manifs avec des syndicats policiers d'extrême droite il y a Nordine et après je prends deux femmes donc là j'ai bonjour bonjour tout le monde moi ce que je voudrais simplement vous rappeler nous pour la plupart moi je suis né à Nanterre j'ai grandi à Nanterre c'est ma ville je voulais qu'on rentre aussi hommage à la famille de Maëlle le courage de sa maman qui a été un moment elle savait plus elle savait plus tellement où donner de la tête d'ailleurs il y a des gens qui ont commencé à faire des commentaires un peu bizarre par rapport à elle moi mon père qui nous a quitté à pas très longtemps il habitait à Suresnes et c'est une famille qui habitait sur elle et j'ai vu grandir sa maman j'ai vu grandir c'est tonton ce jour-là j'étais à l'hôtel et moi c'est c'est des choses qui tout de suite me monte me monte à la tête donc je me suis dit je vais aller voir sur place j'ai été voir sur place en plus des images qui avaient été faites ces histoires là aujourd'hui elles sont visibles parce que il y a des femmes des hommes qui ont le courage de filmer il filme ce qui se passe dans la rue et je trouve que pour moi s'il y avait pas eu ça mais je pense que Naël il serait mort de fois donc je voulais qu'on salue ces personnes là début des années 80 nous un notaire on a un garçon qui s'appelait qui s'est fait tirer dessus par un beauf qui s'appelle depuis tout ce jour-là je peux vous dire j'étais j'étais un peu j'étais un peu choqué quand pour les garçons de la cité et à ce moment-là on s'est dit on peut pas laisser les choses comme ça donc on a réagi peut-être là ils disent on a fait des émeutes oui on a fait des émeutes oui on a montré que le prix de la vie de abdelby à l'époque ça coûte ça coûtait très cher donc on s'est organisé on a fait en sorte se mettre autour de la famille et pareil pour être indiqué un lycéen qui était quelqu'un qui s'occupait d'association qui a toujours essayé de faire du bien autour de lui on a essayé de criminaliser ce que expliquer tout à l'heure ce bien c'est le phénomène dans toutes les affaires donc nous après on s'est organisé on habitait en cité transit je sais pas si on a ils savent ce que c'est une cité transit ou alors une cité d'urgence on n'est pas considéré comme des véritables locataires on est considéré comme des sous-locataires et le vrai le vrai locataire c'est l'organisme bailleur comme la setrapa ou différents organismes gestionnaires je voulais dire Jamel t'a oublié tu as oublié qu'il y a une grève de la fin tu as oublié la grève de la fin quand même il y a une grève de la fin en avril 83 si je dis pas de bêtises au quartier montmusot l'association qu'ils ont monté l'association SOS à venir m'inquiète à l'époque et nous de la cité d'où on habitait un hôtel on a été on a été pour les soutenir on avait 20 ans mais on était déterminé à ce que les frères ou les soeurs nous soient plus considérer de la même manière on a tout fait à l'époque pour se rendre au Maguet on a été les soutenir il faut savoir que quelque temps après quelques temps après il y a eu la marche mais il faut savoir comme le comme le disait Djamel ou Tarek que si je commence comme ça vous éliminerez c'était j'ai été enterré mon papa j'étais au cimetière de Maghnia le long le long de la caserne militaire je vais conclure il y avait une tombe et c'était la tombe de Mohamed Diab qui est mort au commissaire à l'époque à Versailles Mohamed diable voilà donc [Musique] [Applaudissements] merci beaucoup pour vos interventions une toute petite question sur les émeutes de 2005 pardon ça marche pas du tout c'est bon ok d'accord c'était juste une question sur c'était une question sur les émeutes de 2005 qui ont quand même en effet assez important sur toute la France et les quartiers populaires aussi et je voulais savoir si dans les habitants des quartiers comme d'un point de vue politique des élus locaux et des quartiers etc est-ce qu'il y a eu un avant et après les amis de 2005 ça c'est fini ok du coup ma question c'est en fait il y a dans nos quartiers il y a aussi un comment dire parmi nous les jeunes un mal-être identitaire il y en a beaucoup qui se reconnaissent pas forcément dans la France telle qu'on nous l'a présente dans les médias il se sentent pas forcément très républicains et du coup ça fait qu'il s'écarte beaucoup de la vie politique alors que ben justement il devrait être les premiers concernés puisque c'est ceux qui ont le plus de choses à revendiquer du coup ma question ce serait comment sensibiliser mon entourage comment sensibiliser les jeunes de mon quartier pour les inciter à participer à la vie politique et justement comme vous le disiez s'auto-organiser pour faire revendiquer leurs droits et voilà [Applaudissements] bonjour Alors moi enfin le sujet c'est les quartiers populaires et quand on dit quartier populaire c'est des gens issus des migration pour moi c'est ce que ça représente en majorité et dans ce que les noms que tu es énumérés enfin on n'a pas entendu de Françoise Pierre Paul ou c'est que des noms à consonance étrangère malheureusement c'est [Musique] oui malheureusement donc ces choses durent perdure depuis des dizaines des dizaines et des dizaines d'années nous sommes à la troisième quatrième génération et ça empire on vit toujours la même chose des violences pour des violences populaires policières qui veulent omertre à part des rassemblements à part des manifestations qui nous interdisent de plus en plus que faire enfin moi j'avais je m'attendais plus à voir des réponses que un état des lieux là pour l'instant c'était plus un état des lieux qu'on connaît malheureusement depuis les années 80 et que ça empire la mise enfin les quartiers populaires on les prend pour des laboratoires des Kia un France là France travail on va où c'est dans les quartiers populaires l'ont rue les rénovations urbaines c'est où c'est dans les quartiers populaires on est vraiment des laboratoires pour l'État quoi donc que faire la le contrôle ou faciès c'est voilà c'est systématique pour les jeunes moi les miens ils le vivent mais tous les jours et parfois par le même policier 10 15 fois par jour il vient oui je veux t'emmerder bah voilà c'est juste pour voilà pour provoquer et j'ai une dernière intervention et on arrête là et pour qu'on ait des petites conclusions très rapides on essaiera de donner des déjà long alors bonjour à tous alors moi je suis aussi originaire de Nanterre et je voulais juste partager une petite anecdote ou juste après le décès de Naël paix à son âme le gouvernement parce qu'on n'a pas beaucoup parlé du gouvernement et de Monsieur Macron ont décidé de fermer des classes sur les collèges de Nanterre donc suite à la mobilisation des camarades sur l'établissement on a réussi à maintenir et à gagner donc il y a pas de fermeture de classe mais moi ce que j'aimerais dire c'est que dans nos quartiers populaires on a besoin de service public les seuls services publics qu'on a dans nos quartiers populaires c'est les jeunes c'est le seul service public qui nous reste j'ai travaillé dans les quartiers nord à Marseille allez voir à la rose quartier nord de Marseille il y a plus rien il y a plus rien il reste un petit peu de keuf un peu de poste mais il y a plus rien et je pense qu'aujourd'hui je rejoins ce qui a été dit on est plus des indigènes on a plus besoin de on sait nous aussi réfléchir on est en capacité de s'émanciper on est en capacité de discuter on est en capacité de construire des choses donc je pense que n'oublions pas le principal responsable parce que pareil on a parlé de la police mais la police elle exécute les ordres du gouvernement et c'est toujours le même problème c'est ce gouvernement qui est là et qui détruit nos services publics et qui est dégomme les les habitants des quartiers populaires parce que c'est eux les premières victimes c'est eux les victimes de la réforme et de l'assurance chômage c'est eux les victimes de de ce qui c'est sur le RSA merci quand on a des et je finis après quand on a des partisans de la nups qui parlent de la France du travail il s'adresse à qui merci allez des rapides thérapies de conclusion de chacun une minute pas plus et on va faire dans le sens inverse de ce qu'on a fait tout à l'heure donc tu commences il marche au micro vas-yang si tu as des choses à dire si tu es pas obligé moi tout ce que j'ai à dire c'est que moi tout ce que j'ai à dire je vais pas répondre à toutes les questions parce que je sais pas si vous si vous vous rendez compte que moi je suis énormément terrain c'est que voilà tout se passe sur sur le terrain comme j'ai énuméré tout à l'heure les services publics pareil il y en a pas parcoursup là j'ai énormément de bacheliers qui a été broyé par par concept qui vont se diriger vers des alternances et ils sont pas envi d'aller là-bas ils veulent continuer les études normalement comme tout le monde je pense aussi à eux il y a énormément de problématiques sur ces quartiers mais il faut s'organiser c'est l'organisation qui fera tout c'est l'organisation qu'il fera tout basculer si on s'organise pas bah il y a pas d'évolution dans ces quartiers on a été des laboratoires pendant x temps ben maintenant c'est fini le laboratoire on veut du concret voilà merci à vous pour conclure alors je sais pas si je pourrais répondre vraiment à ta question juste je pense que enfin si je l'ai bien compris en tout cas c'était comment un peu éradiquer la gestion coloniale policière c'est ça enfin de la police mais moi je pense que tant que et c'est ce qu'on disait juste avant d'ailleurs enfin on avait cette discussion tant que déjà entre entre eux il n'y aura pas de dénonciation de vraiment d'auto-organisation de leur côté pour dénoncer pour pour voilà en fait on pourra rien faire clairement c'est vraiment quelque chose de très collectif là encore il faut que tout le monde puisse puisse comment dire casser ce système et pour casser ce système je pense qu'il y a beaucoup de chantier à faire avant et tant qu'il y aura pas quelque chose qui se passe dans ce corps dans ce corpus même de l'extérieur ça va être très compliqué donc comme disait monsieur tout à l'heure effectivement il faut aussi parler de ce gouvernement et de la gestion de ce gouvernement qui reste aussi encore une gestion coloniale dans nos quartiers clairement on parle enfin voilà moi je parle de quartier comme ça parce que j'y travaille depuis 12 ans et effectivement le service public manque tout manque et j'ai aussi malheureusement il y a aussi quelque chose qui se brise aussi dans cette jeunesse malheureusement elle vit elle vit tellement de stigmates elle elle ne se reconnaît plus comme tu disais elle a du mal à se reconnaître complètement à part entière dans cette société et surtout elle est brisée il y a quelque chose qui enfin en tout cas il y a quelque chose de très brisé et il faut vraiment davantage s'impliquer il faut qu'il y ait davantage d'acteurs de terrain beaucoup plus de maillages associatifs politiques et en fait c'est ce qui manque à l'heure actuelle à mon avis voilà merci en tout cas pour pour aujourd'hui pour répondre rapidement à ta question du coup et aux questions en général en fait toi là où tu vois c'est très technique tu proposes enfin tu pensais à une société alternative c'est vraiment des sujets où très approfondi faut savoir que la plupart des gens qui sont là en fait c'est des gens qui aspirent juste à travailler acheter une maison élever leurs enfants dans des bonnes conditions et qui ont été propulsés en fait de par leur vie par là où ils habitent par qui sont par leur expérience par celle de leurs proches dans un combat et du coup on va pas jusque là certains le développent ils vont plus loin Sonia la fait son mémoire de Master sur le comité Antony qui est là elle a fait aussi son mémoire sur le comité et il y a beaucoup de d'entre nous en fait on est plus sur en fait on a grandi avec une idée des institutions nous rappelons ces institutions à l'ordre à leurs devoir tout comme qu'on appelle les bailleurs à leur devoir tout comme on rappelle l'éducation nationale à ses devoirs on peut pas bibbronner les gens avec un discours on est là pour votre bien tout ce qu'on fait c'est pour vous on est tous égaux et en fait dans la pratique c'est pas comme ça que ça se passe donc la lutte elle est déjà là c'est pas de dire oui bon bah révolutionnons l'école ça pourquoi pas après mais du coup déjà il y a une urgence c'est d'avoir accès à nos droits accès à la justice accès à l'éducation a accès à un logement digne accès à la sécurité aussi quand on circule dans l'espace public et du coup ça veut dire que par rapport aux questions que vous pouviez avoir bah en fait c'est sur chaque chose qui nous touche déjà nous pour commencer comment on s'organise en fait parce que on peut dire on s'attaque au plus gros sujet au plus gros problème celui qui est le plus éloigné mais en vérité on n'a pas besoin d'aller chercher très loin des problèmes dans les logements il y en a plein moi personnellement j'ai des infiltrations d'eau des moisissures ça a pris deux ans à se régler que le bailleur et ce que j'ai remarqué c'est que la plupart des gens ils abandonnent soit ils lavent tout seul soit il bricole soit j'accepte et puis après les enfants ils sont à l'hôpital parce qu'ils ont des allergies respiratoires et autres tu disais l'école on va voilà qu'est-ce qui se passe au sein de l'école qu'est-ce qu'on peut faire comment on peut s'organiser nous entre étudiants au sein de l'école on n'a pas besoin d'aller à 400 km de dire moi ça a vécu que je veux mener mon combat c'est qu'est-ce qui se passe chez nous qu'est-ce qui nous touche et comment on peut soutenir les gens qui font déjà quelque chose nous des fois il y a des gens qui sont super loin ils peuvent nous ils veulent nous aider pourquoi pas il nous aide mais en fait si tu regardes à côté de chez toi il y a une famille de victimes de violences policières qu'est-ce que tu peux lui apporter en fait t'as pas besoin d'être un expert tu peux être juste là pour aider quand ils vont faire des stands pour un événement commémoratif tu es là quand il manifeste tu es là pour les conseillers tu es là pour faire une affiche tu es là pour faire des photos une vidéo ce que tu veux mais déjà ça ça aide les gens ne serait-ce que les écouter et et être conscient qu'ils existent en fait tout simplement merci pour répondre à des questions on n'est pas des victimes tu vois on n'est pas des victimes en fait on est des gens on prend le responsabilité on a nos propres responsabilités on a nos responsabilités dans ce qui se passe dans le quartier les gens des quartiers au loin une responsabilité elle est pas très grande mais ils ont une responsabilité le problème c'est de faire avec les autres comment on fait avec les autres comment on fait avec le reste de la société pour que comment dire on soit pas toujours dans un déni démocratique moi je pose la question du pouvoir dans les quartiers on pose la question du pouvoir et pour qu'on ait du pouvoir si on n'a pas de pouvoir si on n'a pas du dur si on n'a pas la Maison pour Tous pour rien inventer les trucs des maisons pour tous et des sons sociaux faut réinventer l'éducation populaire et ça passe par des gens comme nous il y a pas que nous on détient pas la vérité mais ça passe par des gens comme nous et je pense que c'est ça qu'on devrait c'est ça qu'on devrait faire parce que les gens qui sont censés mettre en place tous les trucs de comme là la partie passion des habitants la co-construction que des trucs mais nique c'est de la rigolade c'est pas sérieux ça ne c'est je veux dire tout le monde sait que c'est pas sérieux et tellement c'est pas sérieux que ces mots là ils veulent plus rien dire même l'égalité des droits ça veut plus rien dire il y a plein de choses comme ça donc moi je pense que notre rôle notre responsabilité moi je veux pas faire pleurnicher les autres sortes parce que moi je suis pas d'accord pour dire que c'est comme pendant la colonisation c'est pas vrai ouais j'aurais pas voulu prendre la colonisation tu vois moi je pense que il y a des c'est pas la même chose faut pas faut pas la facilité c'est pas de de faire des mots pour le plaisir des mots oui c'est une gravité quoi je veux dire il y a des gens ils tuaient des gens devant tout le monde ils étaient pas policiers machin et puis ils avaient rien c'est pas le cas aujourd'hui c'est pas vrai dire je dis n'importe quoi mais bon bref pour dire que on a notre responsabilité nous on flippe pas cette responsabilité nous on demande aux gens de et les pieds aujourd'hui et d'autres de la gauche de prendre leur responsabilités parce que ce qui se prépare c'est le pain au pouvoir et je sais pas comment les choses si on n'est pas organisé pour se défendre réellement sérieusement je sais pas où on va aller j'espère pas que ça va se passer on va tout perdre pour que ça se passe pas mais imaginons que ça se passe alors ça voudrait dire qu'il y a la fréquence nationale là ça veut dire c'est la [Musique] moi je vais refuser mais je vais refuser pas que dans les paroles je pars en plus dans les paroles voilà merci [Applaudissements] j'entends toujours les mêmes mots depuis une quarantaine d'années toujours rénovation urbaine repeindre les cages d'escalier les politiques d'enrue où il y a des investissements énormes par des centaines de milliers de millions et de milliards parfois d'ailleurs c'est repris par les éléments de langage de l'extrême droite oh mais on a trop tellement trop investi dans ces quartiers on a beaucoup investi pour les bailleurs sociaux on a beaucoup investi dans dans le béton on va dire ça mais on n'a pas investi dans dans l'humain dans les services publics je les vois depuis une quarantaine d'années c'est réduit en pot de chagrin et c'est vrai tout à l'heure j'ai entendu le monsieur le sel service public dans ce quartier c'est la police il y a pas si longtemps j'ai invité enfin une journaliste qui travaille sur une bande dessinée dans le cadre des 40 ans de la marge donc les quartiers populaires je l'ai emmené à Vénissieux au quartier de la pyramide et je l'ai emmené volontairement dans des quartiers où il y avait que des jeunes qui roulaient leur joints par dehors à la vue tout le monde des dans l'alcool c'est des choses qui existent dans ces quartiers là il y a de la détresse en même temps parce que c'est des gens qui se sont complètement abandonnés vous avez des gens même dans des quartiers populaires qui bénéficient de la solidarité des gens dans les quartiers mais en même temps qui dorment dehors tout ce qui est sans papier machin et tout ça vous avez des SDF dans les quartiers populaires qui sont en sécurité dans les quartiers populaires et pas dans les centres-villes je prends par exemple Perrache ou ils se font violence entre eux ou parfois ils se font agressés et quand ils habitent dans les quartiers enfin quand ils sont SDF dans ce quartier ils sont plus ou moins protégés cette solidarité elle est naturelle on leur amène des sandwichs des machins comme ça les quartiers elles sont ils sont la République les amis pendant 40 ans il y a le continuera encore de l'enner ce qui s'est passé avec Naël c'est des choses qui se sont passées déjà auparavant et ça soit ça ça continuera j'ai entendu tout à l'heure il est quasiment difficile de réformer la police je pense que c'est possible c'est dur c'est pas facile c'est pas évident mais c'est dur et on doit aller chercher dans l'histoire aussi parce que il y a l'histoire de de cette police qui est de Vichy est-ce que son histoire aussi culturelle la police a besoin d'être réformée profondément et je pense qu'il faut le faire maintenant merci trois mots puisqu'on a interpellé France insoumise j'ai pas pris prétention à répondre au nom de français soumises mais trois choses rapidement justes la première c'est que moi je pense qu'on vit dans une période d'extrême droiteisation accélérée et que malheureusement il y a même pas besoin de Le Pen pour qu'elle ait lieu il suffit d'entendre les propos d'armanin encore cet été et dans ce cadre là je réponds je réponds de ce point de vue là Tarek le rôle de France insoumise oui c'est de continuer à être mobilisé sur les luttes notamment des quartiers parce que tout le monde ne court pas pour l'être de manière évidente et le fait que quand on lutte sur les violences policières quand on est sur la manifestation seul l'organisation de gauche à ne pas participer à la manifestation des syndicats extrêmes droits de flacieux flics devant l'Assemblée nationale quand on est une des seuls organisations à être contre la marche contre l'islamophobie j'allais dire on ne reçoit aucun un cadeau là-dessus le moins qu'on puisse dire on se fait traiter tous les noms et donc je pense que c'est important qu'on continue à le faire et que malheureusement c'est pas la bonne et pour répondre par rapport à la nups pour répondre par rapport à du peste moi j'enregistre les progrès que je peux ce que je constate c'est que par rapport à 2005 il y a eu un tout petit mieux un tout petit mieux pas beaucoup plus mais un tout petit mieux quand même de la part de la gauche par rapport à la manière dont la réagit en dehors du NPA à peu à 2005 où ça a été vécu comme uniquement quelque chose qui était de l'ordre de l'émeute extérieure extérieure et a condamné là il y a eu comme un petit peu mieux le fait que pendant terre tous les parties de gauche étaient sauvenus manifester ça a peut-être vous sembler un progrès moindre et moi il y a quelques années j'étais un des seuls militants politiques dans les manipulations sur les violences policières on était quelques autres mais je veux on est très peu moi je prends ça comme un acquis et de ce point de vue là il faut qu'on continue à le faire deuxième chose pour répondre à la question éminemment politique moi ce que je crois c'est que la question est aussi celle d'un rapport de force la politique qui celle d'un rapport de force et oui moi je me prononce pour l'organisation autonome en termes de réseaux ce que vous voulez des quartiers populaires et de façon à ce que ça intègre ce que nous nous proposons France insoumise tu l'appelles l'Union Populaire moi ça me va c'est à dire un espèce de nouveau front populaire dans lequel il y a à la fois les mouvements politiques les collectifs les réseaux les associations et bien évidemment ce qui structurera les quartiers populaires aura toute sa place et ça ça commence de la part de France insoumise moi je l'ai déjà dit et je me reprenons il serait absolument incompréhensible que France insoumise de ne pas la place aux européennes dans les prochaines élections merci significatives et bien plus importantes représentant des luttes des quartiers populaires je le dis et je le répète et je continuerai à me battre dans ce sens là pour terminer juste là dessus je crois tu ne l'as pas dit mais je crois qu'il est il y a un objectif d'assembler des quartiers populaires nationales des quartiers populaires dans les mois à venir et je pense que nous devons le soutenir en respectant l'autonomie pour notre part il y aura une contribution c'est que le 16 décembre nous ferons une deuxième des rencontres nationales sur les quartiers populaires on a discuté ensemble dans lesquels seront invités pour continuer à réfléchir mais je pense que les filles doivent avoir vocation à travailler à l'émergence autonome de réseau des quartiers populaires voilà donc c'est le 16 décembre on n'oublie pas la manifestation du 23 septembre et là aussi c'est un progrès le nombre de organisation qui vont appeler contre les violences policières et je vous donne rendez-vous à 20h30 ici pour un formidable film de mes amis Samir Ramada Abdallah qui est au premier rang et meugnis sur une mémoire vivante vous aurez un peu plus d'informations comme ça sur les noms qui a égréner tous les tout à l'heure Tarek c'est à dire sur l'histoire de 40 ans lutte dans les quartiers populaires c'est à 20h30 ici et croyez-moi ça vaut le coup merci [Applaudissements]