"Mélenchon n'est pas violent" Michel-Édouard Leclerc répond sur LCI|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous êtes en tête des personnalités préférées avec 49 % d'opinion favorable, quelle est votre réaction ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Vous avez été proche de Michel Rocard et du PSU, quel héritage en tirez-vous aujourd'hui ?
- 4:00OuverteRéponse directe
La social-démocratie est-elle morte selon vous ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a-t-il échoué en ne déléguant pas assez ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Comment relancer la croissance et la consommation en France ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Le pouvoir d'achat est-il lié à la sécurité selon vous ?
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Le résultat de ce sondage IPOP fiduciale pour Paris Match. Il faut l'afficher sondage parce que là c'est des bonnes nouvelles pour vous franchement là c'était Noël avant l'heure. Michel Eddouard Leclerc opinion favorable he personnalité préférée.
C'est la c'est la formule Michel Eddouard Lecler 49 % vous êtes en tête. Alors, on peut pas citer tout le monde, mais quand on compare à certains au centre droit et au centre gauche, parce qu'on part du principe, vous êtes plutôt dans cette mouvance là, au sens large, même si vous le dites juste avant, vous êtes très ouvert, vous êtes devant Dominique de Villepin, devant Édouard Philippe, devant Gabriel Latal, devant François Hou et première réaction personnelle. Ouais, je suis quand même pas du je suis très flatté, je suis honoré, ça me rend responsable, ça ça m'interpelle genre chrétien coupable, vous voyez, c'est la côte qu'on m'accorde et que les le public m'accorde, je vais en faire quelque chose.
Je veux en faire quelque chose et je me dois à la société mais ça n'existe pas par ma personne. Il faut quand même le dire très clairement. Est-ce que ça donne envie de s'engager davantage ?
Faut faut pas se leurer. Oui, je suis un entrepreneur engagé avec des entrepreneurs engagés mais ma côte de popularité je la dois aussi à mes collègues entrepreneurs dans un dans un maillage territorial très fort qui fait que ce que je peux dire si c'est suivi des faits dans un magasin dans un drive ou sur le plan local ça fait sens mais par contre sans eux je ne suis qu'une voix parmi d'autres. Ça fait longtemps que vous Ça fait longtemps que vous labourez le terrain.
Je pense que j'aimerais bien une chose qu'on découvre chez vous qui qui est souvent méconnue. Vous venez de loin, vous avez été recardien par quand on remonte dans les photos en politique, vous avez été très présent, pas au sens partisan mais très engagé, très parti, très Oui. engagé dans beaucoup de domaines.
Et ça c'est votre point de départ recardien. Ouais. Alors, je l'ai connu par mon père Édouard Leclerc euh mon père et ma mère.
Michel Rocard s'intéressé au mouvement paysan. Euh les fondateurs du PSI, du PSU, Parti social unifié, je le dis pour les plus jeunes parce que il aulation, on a eu je crois qu'un seul maire en France, il s'appelait le fol, c'est pas le maire du M, c'est c'était à Saint-Brieux et Michel Rocard suivait la modernisation de l'agriculture française et il était sur les dans les tracteurs des premières ventes directes que mon père organisait sur Paris, je connais comme ça. Et j'aimais bien cet homme parce que il savait faire alliance entre le pragmatisme, les le travail sur un marché, les métiers et le concept.
La alors il était pas toujours le bon pédagogue de ce qu'il voulait faire. Il a été broyé par la machine militaire mais j'aimais beaucoup cet homme. Est-ce que ça a un sens aujourd'hui cette mouvance soci appella comme on veut social déémocrate ? vous avez été proche, je vais encore citer des noms qui sont très oubliés aujourd'hui comme le PSU mais of Palm chez les Nordiques, Chrykill, l'Autrichien, tout ça, ce sont des gens qui ont que vous avez connu, ces gens qui étaient plutôt de centre gauche mais considérant comme les Allemands hein qu'il fallait une économie sociale de marché, un vrai marché mais qui après redistribue bien.
C'est ça. Moi, j'ai été formé par des leaders politiques, par la pensée de leader politique qui était considéré comme des modèles à l'époque. Le modèle suédois, je sais pas franchement si on le mytifiait ou pas mais Olof Palmeux c'était quelqu'un que tout le monde respectait.
Le pechu c'était en Allemagne. Est-ce que ça peut marcher encore aujourd'hui ? Beaucoup disent c'est fini la social-démocratie c'est mort.
Toutes ces idées de on a un marché fort et puis on redistribue ça. C'est la vieille Europe, c'est fini. Est-ce que vous vous y croyez encore ?
Je je ne crois je crois au primat du politique, au primat du projet collectif sur euh les oligarques, les intérêts privé ou même l'esprit d'entreprise. À un moment donné, il faut faire société et celui qui fait société, il est au-delà des intérêts privés. Donc je crois à la mission du politique qui n'est pas forcément bien pratiquée aujourd'hui.
Je crois au primat du politique. Je crois à l'esprit d'entreprise. Je pense que le marché peut apporter beaucoup d'émulation.
C'est comme le sport, c'est la compétition est et c'est comme dans les arts ou dans l'amour, hein. La compétition c'est ça vous révèle. Et euh mais par contre, je pense que oui, c'est ça.
Et la social-démocratie, c'est ça. Stroska ne se serait pas explosé en vol pour ses affaires personnelles. Il incarnait assez bien ça.
Il regroupait cet esprit là. Allez, on c écoutent vont dire c'est vraiment des des passéistes qui parlent beaucoup du passé. Mais d'après vous les bifurcations manquées, vous avez dit alors Stroscan qui aurait peut-être été cette gauche un peu libérale, recar, ils ont tous perdu he vos copains.
Ouais. Euh qui d'autre ? Bah moi j'aimais beaucoup Pierre Bergovois.
Alors, Pierre Berigovis aussi, c'était euh c'était quelqu'un qui venait du terrain, qui avait pas fait de grandes études, il était pas du clan, il était pas casté euh et ce type avait une générosité personnelle euh pour la chose publique euh formidable quoi. Emmanuel Macron, c'était la grande promesse. 2017, c'est quelqu'un qui vient de la gauche, rappelez-vous, on oublie un peu aujourd'hui. 2017, on disait rentré d'abord chez François Hollande, hein.
C'est voà. Et alors, qu'est-ce quel est le bilan à ce stade ? pas fini mais à ce stade d'après vous d'Emmanuel Macron et bien moi je pense à à la force de la social-démocratie à condition qu'elle s'appuie sur les acteurs politiques et économiques de nos régions, du terrain et cetera.
L'échec Macron, c'est de d'avoir passé outre à ces relais qui étaient peut-être moins futé, qui a peut-être fait moins d'études, qui était moins saintsimonien, qui était moins moins dans le concept. Alors que ce qui est important, c'est pas d'avoir raison, c'est pas simplement d'avoir la vision, c'est de faire appliquer par des gens et on doit avoir l'abnégation de de faire créer par des gens qui qui il faut prendre le temps de la pédagogie. Il faut Moi, je suis pour la décentralisation.
Alors, il a pas assez délégué d'après vous. Ah bah ou ouais ou c'est sûr. C'est c'est assez étonnant d'ailleurs parce que la pensée philosophique à laquelle il se réfère, je vais pas simplement parler de Ricker, l'aurait dû amener à décentraliser énormément, à faire confiance, à déléguer à je sais pas au président de la région Bretagne, au président du Finistère, au président de la Gironde.
C'est l'esprit de la 5e République. Non, il a je pense que c'est une mauvaise interprétation du gaolisme. La fonction doit à mon avis rigidifier la chose.
Je viens de relire le bouquin de Jean Lacouture sur la biographie du général de Gaulle. C'est sûr que l'homme euh physiquement il fait aujourd'hui par rapport à nos enfants, il est rigide, il est homme du passé, il est onctueux. Euh mais je pense que justement c'est pas le modèle physique qu'il faut copier, mais c'est quand même le modèle d'intégrité, le modèle d'ouverture qui est qui est quand même intéressant.
Il démissionne en 68 devant la chienl comme il disait mais il revient quand même hein. C'est c'est il essaye et c'est quand il voit que politiquement ça passe pas qui s'en va. Mais moi j'aime bien cette probité euh un ancien militaire, un haut fonctionnaire, un chef d'entreprise peut-être.
Mais ça c'est c'est la c'est ça la qualité première. Et mais les gens si vous étiez vous si vous étiez vous président de la République, est-ce que la fonction devrait être un peu décentralisée ? Je pense que la présidente, un président même dans le privé, il dirige pas.
Un président c'est celui qui fédère, un président c'est celui qui incarne, un président c'est celui qui influence mais il dirige pas. Le le le tort de d'Emmanuel Macron, c'est de vouloir faire les deux. Quand il y a eu les gilets jaunes et qu'il a fait le Tour de France lui-même dans un numéro d'acteur et de spectacle assez impressionnant, faut faut reconnaître. et il l'a fait à la place de ceux qui l'avaient fait élire et qui auraient dû faire ça parce que du coup quand ça marche pas, c'est lui qui prend les coups quand quand le parlement et l'exécutif à Paris sont bloqués, heureusement que nous en région et là c'est encore le Breton qui parle, heureusement que nous en région euh on prend le même train pour aller à Paris, nos enfants vont dans les mêmes écoles.
Heureusement que nos élus trouvent les voies des compromis. Enfin, je sais pas à Brest le la création d'un stade de foot, ça fait des pages et des pages dans West France et le Télégramme. On sait plus si le débat il est de gauche et de droite ou s'il est macroniste ou elle est fiste.
Aujourd'hui, c'est le sujet lui-même qui l'emporte. Ça veut dire que si vous deveniez président de la République, ça ce serait un point de de décentraliser, d'ouvrir Je je me suis jamais vu président de la République. D'accord, faut que ce soit clair.
Et et c'est pas un jeu pour moi. Moi, ça m'intéresse euh d'aider gens. J'aime les gens.
Je pense que la France se déclasse là au fur et à mesure alors qu'elle a un potentiel formidable et j'aimerais bien mon ego serait satisfait de faire partie des gens du privé ou du public qui essaieraient de rassembler les français de leur redonner confiance. Michelard, vous voyez la la multiplicité des candidatures, certaines crédibles, d'autres moins. Il y a un petit côté évidemment avec la le jeu de bascule avec les filles et Ren d'un côté, bah parfois on se dit avec 12 % on peut sauter du premier au second tour et du second tour.
Voilà. Quand vous voyez bah il y en a plein là encore. Ces derniers jours de quel œil vous les regardez ?
Ah mais je regarde pas ça. Ah mais bien sûr vous les regardez. Non non je vous jure qui bien sûr que vous regardez.
Franchement, je vis avec il y a 180000 salari dans les centres nuclaires. Je vis avec des représentants de de dans toutes ces régions de chefs d'entreprise de de collaborateurs. Nous, on est projeté sur 2035.
On a décidé de quitter dans notre tête l'obsession, la tétanisation que produit les débats parlementaires depuis 3 ans pour tracer notre route et amener d'autres avec nous. Comment relancer la croissance et la consommation ? Parce que dans le système dont vous parliez tout à l'heure, on a bien compris votre idée, c'est la vieille idée, appelons ça comme vous voulez.
Je dis social-démocrate par confort. C'est il faut d'abord produire le plus possible avant de partager. Enfin, il faut produire.
Comment on relance ça ? Moi je dis je justement euh une des erreurs de euh des ministres sous Emmanuel Macron, c'est d'avoir opposé les catégories agriculteur contre industrie, euh VTC, Uber contre taxi. C'est c'est on comprend l'idée de concurrence les agriculteurs sur les parkings des magasins.
Mais ça même l'intersectionnalité des luttes ne produit pas un projet et donc la division dans laquelle est la société française même entre corporation aujourd'hui elle est pas rappelez-vous pendant le Covid quoi. On avait créé les commerçants essentiels et les non essentiels. Reconnaissez que quand on vit ça c'est terriblement déclassant quoi pour vous vous n'êtes pas un antiétatiste.
Moi, je vous ai pas mal pratiqué maintenant. Je suis surpris. Il y a une sorte de malentendu.
Comme vous venez de l'économie, on se dit "Ah, il va dire on va tailler dans l'État et cetera." Non, non, vous êtes plutôt indulgent. C'est plutôt une forme de régulation.
Je crois que vous allez recevoir Thierry Breton tout à l'heure. Il en parle au niveau européen. Même sur le marché français, il faut des autorités de régulation.
Il faut une régulation euh par rapport aux droits de la concurrence, euh par rapport aux droits de l'entreprise, au droits commercials, mais il faut une régulation aussi euh des flux sociaux euh de la migration, des dépenses. Euh vous dites en substance, plutôt que de vouloir absolument économiser euh de façon un peu radine ici ou là, l'idée c'est de produire plus, de créer plus. Pardon encore pour ma métation ma métaphore commerciale mais un commerçant qui est trop endetté he sauf aller à la casse et aller au redressement judiciaire ce que peut pas faire un un pays comme la France qu'est-ce qu'il fait ?
Il va pas sur le pas de sa porte taper les consommateurs et tendre la main ou leur dire "Vous rentrez chez moi et vous payez." Un commerçant, il essaye, il change sa vitrine, le restaurateur pareil, il change son menu et il dit "J'ai changé, venez chez moi." Et on peut faire accepter des choses contraignantes aux consommateurs, aux citoyens si de l'autre côté la contrainte apparaît marginale par rapport à l'espérance d'un futur.
Et c'est cette espérance d'un futur programmé qui n'existe pas. Mais c'est quoi l'équivalent pour l'état ? Aucun français ne connaît le plan.
Alors, c'est quoi votre équivalent pour l'État ? Là ce que vous venez de dire, c'est on comprend très bien cette logique mais qui est pleine de bon sens mais l'équivalent pour l'État en France c'est quoi ? Bah l'État aujourd'hui soit dans son domaine régalien la défense hein pendant qu'on nous demande d'économiser de ou 3 milliards, on parle du plan l'État, du plan de RAI ou du plan de réarmement de l'Europe.
On est entre 500 et 1000 milliards. Donc c'est inaudible pour quelqu'un qui gagne 2000 balles par mois euh euh comme ça qui nous écoute. C'est inaudible qu'on leur dit il faut que vous ayez un peu moins de retraite que vous travaillez plus. pour économiser ça quand de l'autre côté on dit que un un plan de réarmement est nécessaire et et probablement vrai d'ailleurs et que on cite ces sommes-là, c'est inaudible pour les Français.
Mais ça veut dire le pouvoir d'achat puisque tout revient là, vous venez de dire l'exemple du français qui a 2000 € le pouvoir d'achat, comment est-ce que vous l'augmentez ? Le il y a deux sujets pour les Français, le pouvoir d'achat et la sécurité et pour moi c'est deux deux sujets liés. On on lit toujours le le thème de la sécurité au thème de l'immigration.
Ça c'est l'exploitation politique RN même l'R et cetera. En fait l'insécurité, elle est aussi dans le fait de savoir si nos gosses auront des emplois, s'ils auront des retraites, si on peut acheter un appartement, combien d'annuités de travail il faut pour acheter un logement, est-ce qu'il faut acheter une bagnole ou ne pas en acheter et attendre ? Ça participe de l'insécurité, vous comprenez ?
Donc moi, pour moi aujourd'hui la réponse au pouvoir d'achat c'est de libérer du salaire. C'est de pour pouvoir pour pouvoir que les entreprises sortent de la trappe de bas salaire, il fautch il faut trouver un autre mode de financement du système social. enlever les charges sur le salaire, aussi bien la charge patronale que salariale, ça se programme, hein, je dis pas comme ça avec la potion magique, ça se programme de manière à ce que les entreprises euh investissent euh dans l'emploi, proposent aux jeunes des emplois intéressants, que des jeunes puissent espérer acheter un logement euh en programmant.
Voilà. Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? C'est comme il y a pas d'espérance d'augmentation de salaire suffisante, dès qu'on en a, on épargne.
On a le taux d'épargne le plus élevé d'Europe. Donc on n'est pas en faillite, on est c'est juste la mécanique qui n'est pas relancée. Un mot d'optimisme.
Vous vous insistez sur le fait que contrairement au lieu commun, bien sûr il y a beaucoup de françaises et de Français qui souffrent, mais en réalité l'économie française, européenne et d'ailleurs américaine se porte pas si mal. Ouais. Bah ouais.
Mais d'ailleurs, c'est un petit peu de votre faute aussi. être le Saint-Sébastien, pass. Jusqu'à présent, le Saint-Sébastien des médias là.
Et franchement, on la France a battu le record mondial euh de visite touristique. Ouais. Euh la carte postale des Jeux Olympiques, ça a marché du feu de Dieu.
D'accord. Notre-Dame reconstruite euh pas même pas dans la douleur avec l'argent des riches et l'argent des pauvres, hein. Parce que il y avait les deux qui se faisaient le concours là pour qui serait le meilleur messen Pinot et Bernard Arnaud.
Mais Notre-Dame en 5 ans, premier monument du monde visité doublant la tour Effel. C'est un succès français. Quand on a un projet de l'effort, euh là il y a pas à gauche et droite.
On est bien d'accord. Je dis pas qu'il faut pas une gauche et une droite hein, mais là il y a pas cette tension et on a le record mondial. Et malgré ça, vous trouvez des restaurateurs, des épiciers qui disent "Ouais, mais ils nous ont pas acheté grand-chose".
Mais ça c'est de notre faute parce que quand on a 100 millions de visiteurs qui viennent dans notre pays et qu'on leurevend pas grand-chose, ça c'est un problème professionnel. Est-ce que la politique est un métier ? La politique est un métier aujourd'hui.
Oui. Ouais. C'est un métier.
Et c'est là où où on peut on a le droit sans nourrir le populisme de poser la question du professionnalisme de nos hommes politiques. Ils le sont pas assez. Non non, je me permets de dire ça sans sans arrogance et euh je voudrais qu'il l'entende juste de professionnel à professionnel.
Il y a pas de pédagogie euh on n'explique pas assez, on délègue pas et je pense que dans la dans la course euh aux Égos, on a abouti à une fragmentation de du message politique qui fait qu'il n'est plus audible euh dans nos chaumières. Et du coup, heureusement heureusement, on a des élus territoriaux, on a des élus en province qui prennent les décisions pendant ce temps-là. Si l'élection avait lieu ce dimanche, comme disent les Surs, pour qui voteriez-vous ?
Euh, je sais pas. Et et je voterai pas pour moi parce que je serai pas candidat. Alors, pour qui ?
Je ne sais pas. Non, non, qui peut répondre ça ? Qui qui d'éclairer ?
C'est pas vrai. D'abord, vous avez peur de dire non ? Non, d'abord tout le monde peut Faut pas des V papiers.
Je suis là. Non non, c'est c'est parce que vous me prenez le territoire là à la banon là, vous vous dites vous parlez. Non, moi je je d'abord je sais pas et combien même j'y réfléchirai là tout haut et trouverai, je ne peux pas en tant que incarnant la marque Lecler engager dans mes choix le le l'ensemble des collaborateurs de Leclerc.
Donc euh y aller, ce serait aussi me séparer euh de cette au risque de conflit d'intérêt de me séparer des centre. Je reviens à ce sondage hein parce qu'il est il est très marquant. Alors les sondages valent ce qu'ils valent mais vous avez 74 ans.
Ouais pas encore. Presque presque. Vous faites moins.
Merci. Oui vous faites moins. C'est c'est bien.
Euh quand on cours chez lecler on arrêter vraiment ça. Quand quand on voit sondage il se passe quelque chose. Alors c'est ça peut peut-être que ça se dégonflera dans 3 mois.
Ça c'est universel, mais vous ne pouvez pas ne pas y penser, vous dire que politiquement il y a quelque chose à à faire avec ça. Qu'est-ce qui pourrait vous déterminer ? Euh non, enfin aujourd'hui je je me trouve plus efficace là où je suis avec les équipes avec lesquelles je travaille pour faire avancer la décarbonation la COP 20.
Non non mais c'est c'est mon projet. Il y a des hommes politiques et femmes qui sont venus de l'armée de Gaulle, exemple extrême bien sûr euh de la banque comme Pompidou, des enseignant, on peut venir de partout où la politique n'est pas comme métier. Un certain nombre politiciens d'ailleurs, ça leurait reproché hein ne sont jamais sortis des bureaux de campagne.
Oui. Oui. À côté de ça, il y a eu des haut fonctionnaires remarquables hein.
Non, moi qu'est-ce qui pourrait vous faire changer d'avis ? les projets, je moi je j'ai très je reviens des États-Unis, j'ai très peur quoi. Les gens s'autocensurent, euh l'écologie ça devient euh un ennemi.
Moi, je pense qu'on reviendra pas en arrière. Je veux accélérer avec tous les gens qui veulent bien. Et c'est beaucoup de monde, vous savez, dans la distribution, on a tellement de fournisseurs, ça représente énormément de de secteurs d'activité que si nous on n'y allait pas, l'économie française n'y pas.
Donc nous allons y aller. Je veux ça, la décarbonation, la souveraineté. La souveraineté hein.
Et je veux qu'on arrête d'opposer le commerce à l'agriculture, à l'industrie. Ça en Allemagne par exemple, il travaille beaucoup plus ensemble. Et je veux être de ce côté-là et si il y a un politique qui reprend ça, j'irai avec lui.
Jean-Luc Mélenchon