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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 10 novembre 2023 28 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Départements : inquiétudes face aux défis

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment gérez-vous l'afflux de mineurs non accompagnés dans les Alpes-Maritimes ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les défis concrets pour les départements face à cette situation ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    L'État compense-t-il suffisamment les coûts engendrés par ces mineurs ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    La loi Taquet doit-elle être révisée sur l'hébergement des mineurs ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous précisément de l'État sur la décentralisation ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] la presse quotidienne régional et les télévisions locales vous présentent le club des territoires et avec nous pour ce club des territoires spécial ici au Congrès des départements de France à Strasbourg trois présidents de département chenes kirouni bonjour merci beaucoup d'être avec nous vous êtes la présidente socialiste du département de la Meurth etmos Gan de guerri bonjour merci d'être là président LR du département de lin et Frédéric Bierry qui nous accueille chez lui merci Frédéric Bierry président de cette collectivité européenne d'Alsace dont on vient de parler on a beaucoup de sujets à aborder avec vous on va parler de la décentralisation des finances des aides sociales mais d'abord de la question des mineurs non accompagnés des mineurs étrangers isolés c'est l'un des sujets de ce congrès alors que le Sénat examine en ce moment même la loi immigration et qu'il en a beaucoup été question hier soir en séance euh et on va voir comment ça se passe dans les départements Jérôme Rabier s'est rendu du côté de Nice car en 2023 le nombre de migrants mineurs non accompagnés a explosé dans les Alpe maritime un enjeu important pour le département qui a obligation de les prendre en charge au titre de la protection de l'enfance et pour la police aux frontières qui doit assurer un dispositif particulier on regarde les Alpes maritimes sont le principal point d'entrée de migrant en France alors à la frontière franco-italienne sur route dans les montagnes ou dans les trains les contrôles sont permanents ici en garde menton Gard avant de nombreuses forces de police opèrent un contrôle strict c'est le première première gare en entrée France donc on a un contrôle systématique de tous les trains qui vont passer ici par menton gare avant pour être contrôler parce que 70 % à 80 % de des entrées irrégulières se font par ce point de passage messieur bonjour c'est un contrôle de police vous pouvez nous sortir une carte d'identité s'il vous plaît dans ce trainlà aucun migrant mais quand ils ont moins de 18 ans une prise en charge spécifique doit avoir lieu et cette année ce sont plus de 5000 mineurs qui ont déjà été interpellés en fait le majeur il est non admi donc on lui notifie un refus d'entrée on le renvoie en italiion le mineur en fait on on considère qu'il est sous la sous notre protection et la protection après du département et donc le temps où nous il est dans nos locaux on on a un espace qui est dédié au mineurs et dans lequel on va on va attendre sa prise en charge par le Conseil département une fois conduit au poste de la police aux frontières il doit franchir une première étape c'est un cas unique en France une expérimentation une première appréciation de la minorité à lieu par les équipes du département les personnes sont interroger sur leurs conditions de vie au pays sur leur parcours migratoire leur autonomie le but étant de réunir le faisceau d'indice nécessaire à rendre la vie que nous donnerons à la police aux frontières avec cette appréciation la police au frontière décide ou non de renvoyer en Italie pour ceux qui sont considérés comme mineurs une nouvelle étape s'organise la police aux frontières les confie à la collectivité départementale au service de la protection de l'enfance en quelques années les équipes ont vu le nombre d'arrivées explosé on est passé de environ 1800 entrées en 2019 à plus de 6200 entrées seulement au 31 octobre de l'année 2023 avec un chiffre attendu qui tournera en fin d'année à 7500 mineurs non accompagnés pris en charge par les services départementaux le premier défi est de pouvoir mettre à l'abri ses mineurs 500 places sont prévues pour cet accueil d'urgence s'il le faut des hôtels complètent les installations pérennes après ces premiers jours tous les mineurs doivent avoir un entretien pour encore s'assurer de leur minorité ce jour-là ils sont une dizaine à avoir rendez-vous on a une grille d'évaluation qui effectivement reprend le parcours reprend familial les raisons pour lesquelles ils sont partis de leur pays et leur projet éventuel en France on peut compter environ un tiers des jeunes qui sont reçus qui ne sont pas mineurs une immense majorité de ces jeunes admi mineurs ou non FuG dans les premiers jours sur ceux qui restent et seront pris en charge une moitié environ est envoyé dans d'autres départements au titre de la solidarité nationale les autres sont confiés par un juge au département qui it s'en occuper jusqu'à leur 18 ans on a la prise en charge de ces jeunes dans leur quotidien et dans la globalité de leur vie on intervient sur la question du logement on intervient bien sûr sur tout ce qui relève de leur scolarité de leur formation des actes administratifs de leur santé et puis on les prépare évidemment à l'autonomie face au nombre toujours plus important les coûts pour le département explose une situation intenable pour les élus et c'est un problème qui est un problème d'État alors soit l'État prend en charge cette cet accueil soit il nous donne davantage de moyens pour le faire parce qu'aujourd'hui le budget a carrément explosé entre l'année dernière et cette année on était à 13 millions d'euros et on en est à 28 le département des Alpes Maritimes n'est pas le seul à tirer la sonnette d'alarme l'Assemblée des départements de France demande une réforme dans la prise en charge de ces mineurs non accompagnés voilà on a vu ce sujet de Jérôme Rabier dans les Alpes Maritimes évidemment un département frontalier donc qui fait face à une explosion des cas mais est-ce que ces mineurs non accompagnés c'est une difficulté de gestion pour l'ensemble des départements Frédéric Berry oui ben bien évidemment parce que on est sur un effet volume qui a explosé on a une expertise he de longu dates sur l'accueil des mineurs non accompagnés avec beaucoup de réussite hein c'est des jeunes qui viennent et qui ont envie de s'insérer dans le territoire on est un peu un eldorado pour eux et donc on a de très très belles réussites avec avec ces jeunes mais aujourd'hui notre difficulté elle est double c'estàdire à la fois en protection de l'enfance classique on a une augmentation du nombre d'enfants des informations préoccupantes en en augmentation et des des troubles du comportement de plus en plus difficiles à gérer et ce ce greffe là-dessus une augmentation en volume très importante chez nous on a doublé le nombre de MNA en une année avec la difficulté de recruter d'avoir suffisamment d'établissements de lieux d'accueil adaptés donc c'est c'est partic parculièrement difficile et en même temps pour nous c'est une mission qui nous tient à cœur et on essaie de trouver les meilleures solutions Jean de Guer vous aussi qui frontalier est-ce que est-ce que c'est compliqué à gérer oui c'est très compliqué à gérer le département de l' est un département frontalier près de l'Italie mais aussi dans plein dans la le couloir de la vallée du rô donc ce remonte du Midi également nous concerne ce qu'il faut bien voir c'est que la situation a vraiment évoluée depuis un an il est arrivé au 1er septembre 2023 autant de mineurs non accompagnés que durant toute l'année 2022 donc on voit qu'il reste encore 4 mois à comptabiliser c'est énorme et donc ce qui vient d'être dit chez notre collègue charlan ginésie dans les Alpes Maritimes et se répercute partout en France le problème aujourd'hui le premier défi en dehors de l'aspect financier bien sûr qui coûte très cher au département c'est d'abord l'hébergement et là aujourd'hui nous n'avons plus de possibilité je parle dans l'un mais je sais que l'autre département c'est la même chose d'avoir de possibilité d'hébergement et nous n'avons plus non plus de main d'œuvre pour s'occuper de ces mineurs non accompagnés parce que nos équipes s'amenuisent parce que nos équipes se fatiguent parce que nos équipes se découragent et puis derrière et bien on a même plus l'occasion de s'occuper de nos propres mineurs dans nos départements c'est là-dessus où le fait devient très grave donc il faut absolument que l'État nous vienne en secours on va revenir sur les solutions chez NES kirouniv vous comment ça se passe du côté de la mur nous nous sommes confrontés comme l'ensemble des départements évidemment à une augmentation du du nombre de mineurs non accompagnés qui nous ont sollicité depuis euh justement ces quelques mois et notamment l'été moi je ne fais pas d'opposition justement entre les mineurs non accompagnés et le reste de nos enfants à partir du moment où la personne le jeune est évalué mineur il intègre la protection de l'enfance et avec effectivement les difficultés que nous rencontrons dans le cadre de la protection de l'enfance parce que je veux aussi euh dire de manière assez forte la question de la protection de l'enfance de l'accompagnement des places d'hébergement les problématiques d'attractivité des métiers des travailleurs sociaux c'est une problématique globale que nous connaissons maintenant depuis de nombreuses années nous le budget de la protection de l'enfance de manière encore une fois élargie MNA et les autres en 10 an il a il a doublé et le budget 2024 que je suis en train de travailler que nous allons voter en décembre il va également augmenter donc oui il y a une problématique en lien avec l'arrivée d'un certain nombre de MNA mais moi j'ai besoin d'être accompagné par l'État pour sécuriser les parcours une fois qu'ils sont évalués mineurs euh nous les prenons en charge quand ils sont majeurs c'est à l'état de prendre en charge et là la sécurisation des parcours n'est pas toujours justement très euh très précise ouais mais mais qu'on comprenne bien t qu'est-ce que vous attendez précisément de l'état du gouvernement aujourd'hui est-ce que ce sont des moyens financiers pour vous aider à gérer est-ce que c'est une reprise en main d'une partie notamment de la période d'évaluation en tout cas de mise à l'abri en attendant l'évaluation qu'est-ce qu'il faut que l'État fasse alors plusieurs plusieurs choses d'abord les financements il faut qu'on ait les financements adaptés c'est c'est c'est lié à la politique migratoire donc la charge financière de l'accompagnement de ces enfants devrait être complètement assumée financièrement euh par l'État puisque c'est lié à la politique migratoire qui est une compétence régalienne euh euh l'é donc vous gardez la gestion de l'évaluation la mise à l'abri et vous demandez une compensation g alors la la le moment avant avant l'évaluation de la minorité c'est à l'État nous demandons que l'État assure la mise à l'abri mais dès lors que la minorité est reconnue par pour ses enfants c'est à nous de l'assumer et pourquoi nous parce que tout simplement on a une expertise sur ce sur l'accompagnement de ces jeunes on a des éducateurs qui qui qui font ce travail là merveilleusement avec beaucoup d'engagement donc on on a ce ce cette cette euh cet ADN de de la protection de l'enfance et donc on pense que on SAA bien évidemment mieux le faire au regard de l'expertise qu'on a sur la question mais il faut qu'on a les financement adaptés moi j'ai un désaccord sur de quelle politique publique relèv les mineurs non accompagnés pour moi il relève de la protection de l'enfance en revanche là où je rejoins mes collègues c'est qu'à partir du moment où l'évaluation détermine la majorité oui l'État doit prendre ses responsabilités concernant la mise à l'abri concernant l'éberge ement et là je sais que nous avons tous collectivement des difficultés à accompagner et sécuriser ceux qui sont mineurs et qui doivent nécessiter justement une protection dans le cadre de laaz la protection de l'enfance par les départements et ceux qui sont majeurs qui là relèv de la responsabilité de de l'État au titre de l'hébergement et au titre de la politique migratoire Jean de guerri vous là-dessus parce que du coup on a deux positions qui sont un petit peu différentes très bien moi je partage bien évidemment ce qui vient d'être dit notamment surtout de mon collègue Frédéric Biry puisque pour moi le fait de la politique migratoire relève de l'État c'est un phénomène régalien c'est de la responsabilité de l'État je dirais même c'est la responsabilité de l'Europe ensuite en ce qui concerne la protection de cette enfance là oui il faut que le gouvernement prenne en charge l'abri le temps que nous évaluons parce qu'il faut que l'évaluation reste à la charge des départements pour des questions d'efficacité de rapidité et de connaissance aussi et par la suite les jeunes qui sont vous l'avez entendu dans le reportage plus d'un tiers ne sont pas mineurs il faut tout de suite que ça revienne de la responsabilité de la charge de l'État uniquement parce qu'aujourd'hui accompagné des mineurs oui non jusqu'à 21 ans ce ne sont plus des mineurs et ça ne doit pas en cette période de 18 à 21 ans être à la charge des départements déjà ça nous donnera une bouffée d'oxygène mais ça ne suffit pas il faut qu'ensuite l'état intervienne davantage financièrement auprès des départements qui on va peut-être en parler tout à l'heure sont au bord du gouffre au niveau au niveau fin on va parler une dernière tout de suite parce que vous vous vous parlez notamment des mesures qui ont été mises en place par la loi taqué il y a aussi la mesure que du fait que vous ne pouvez plus héberger à l'hôtel ces mineurs est-ce qu'il faut revenir là-dessus justement mais bien sûr il faut absolument que la loi taqua soit revu aujourd'hui plus aucun hôtelier ne veut prendre nos mineurs donc nous n'avons plus de maire qui acceptte de nous donner ou nous prêter des hébergements pour mettre ces pauvres enfants donc on est quand même blé d'accord peut-être mais je je vaux d'abord terminer mon propos si tu permet donc il faut d'abord que la loiqu soit revue il faut permettre toutes sortes d'hébergement et si N dans je parle dans l'un si je n'ai pas les hôtels pour héberger ces jeunes là je ne sais plus où les mettre et je suis en responsabilité pénale face à ces enfants don il faut quand même à un moment donné dire les choses en face et qu'on trouve les vrais moyens et arrêter de nous pendre des choses qui derrière sont pas applicables non mais je je je je je partage pour partie hein il y a pas un désaccord fondamental mais moi je crois qu'on a aussi une problématique je le disais de sécurisation des parcours à partir du moment où on a un jeune qui est accompagné qui est formé qui trouve un employeur et bien on a une difficulté aussi de remise en question des titres de séjour si nous avions une fluidité de l'octroi de titre de séjour quand le jeune a été accompagné une évaluation positive de cet accompagnement des employeurs qui sont prêts à les intégrer et à les recruter et bien dans ces cas-là facilitons cette régularisation et ça fera aussi une fluidité dans les places qui sont proposées on a aussi un embolisement parce que le parcours n'est pas fluide peut-être si je peux revenir sur l'hôtel c'est pas en soit on sait très bien que la solution de l'hôtel c'est pas la solution miraculeuse et si on peut éviter l'hôtel on on essaie de le faire mais à un moment donné quand vous avez un flux aussi important que celui auquel on est confronté on n' pas on n' pas les solutions matérielles d'AC est-ce qu'on préfère que les jeunes il dorment dehors ou qu'il dorment dans les hôtels nous on on on on défend plutôt cette idée cette capacité quand on a pas d'autres solution de pouvoir avoir une solution dans un hôtel mais une solution accompagnée dans un hôtel parce que nos éducateurs peuvent aussi du coup intervenir et puis sur le deème point que chenes vient d'évoquer c'est vrai que il y a il y a des questions de parcours on a quand même souvent de très belles réussites de parcours des MNA et il faut pas par contre que au moment où il pourrait intégrer un apprentissage et cetera il soit on soit bloqué juridiquement aujourd'hui pour le faire donc il faut trouver aussi que que l'État s'engage dans cette démarche là parce que on a aujourd'hui des situations les gamins on ils pourrai être pris ils ont envie et on est bloqué et là-dessus c'est c'est c'est quelque chose à revoir on va parler de la question des finances évidemment autre sujet d'inquiétude des départements avec une explosion de vos dépenses liées à l'inflation lié aussi aux aides sociales et un reste à charge qui s'accroit à nouveau et dans le même temps vos recettes qui diminuent notamment à cause de la baisse de dynamique du marché immobilier du fait que vos droits de mutation à titre onéreux ce qu'on appelle les frais de notaire sont en baisse il y a cet effet de ciseau pour le dire que doit dire ellisabeth Bor qu'est-ce que vous attendez bah nous on a besoin de revenir à l'esprit premier de la décentralisation et l'esprit premier de la décentralisation c'était de rapprocher les décisions politiques des citoyens et aujourd'hui pour mener nos projets pour mener nos politiques publiques pour pour mener nos missions nous avons besoin de financement de marge de manœuvre or aujourd'hui nous n'avons plus de marge de manœuvre financière parce que nous n'avons plus d'autonomie financière nous n'avons plus de levés fiscaux et les politiques publiques pour lesquelles nous attendons les compensations de l'État je pense notamment les allocations d'insertion l'allocation personnes âgées l'allocation prestation compensation handicap et le RSA aujourd'hui ne sont pas compensés à hauteur de ce que devrait compenser l'état donc que l'État prenne aussi ses responsabilités dans la les compensations qui sont de sa responsabilité pour nous donner du souffle et des marges de manœuvre pour mener notre projet et et ça fait des années que les départements alertent sur cette compensation des des aïes des allocations individuelle de solidarité notamment du RSA mais votre rest à charge continue de s'accroître pourquoi il y a pas de solution déjà je vauxis être très clair il faut que l'État arrête de décider et de faire payer les autres ça c'est la première la première des conditions puisque'on l'a vu plus de 2 milliards et demi d'euros à la charge des département depuis l'année dernière sans concertation avec les départements seule la décision du chef de l'État et derrière ce sont les départements qui payent un notre vous l'avez justement dit nous avons une baisse de recettes vertigineuse à cause des chutes de de MTO conjugué avec des hausses sociales qui explosent on vient de parler des MNA à l'instant c'est un coûpt énorme à la charge du département conjugué avec toutes les autres dépenses sociales puisque dans un département comme le mien qui 6000 nouveaux habitants chaque année dans ces 6000 nouveaux habitants j'ai des personnes handicapées j'ai des gens bénéficiaires du RSA j'ai des personnes âgées donc qui augmentent la capacité financière de mes dépenses derrière les fait ciseau arrivent il y avait une quinzaine de départements qui ét en souffrance l'an passé à cette même époque je vous garantis qu'aujourd'hui ça va être un sur de et je ne sais pas combien ça sera l'an prochain donc il est grand temps que le gouvernement prenne conscience de ce qui arrive dans nos dans nos territoires redéfinissent les champs de compétences clairement de chaque collectivité et donneent les moyens de d'appliquer ses compétences à chacun à chacune des collectivités c'est ça le plus important c'est ça le plus clair une fois qu'on aura redéfini tous ces champs de compétences toutes ces missions avec les financements qui doivent accompagner et bien je pense que tout le monde se portera beaucoup mieux alors moi je pense qu'il faut dans dans le même sens que mes mes collègu hein mais d'abord une juste compensation des évolutions des des dépenses sociales parce qu'elles sont en en forte en forte augmentation et il y a un enjeu de solidarité nationale c'est à notre échelle que la solidarité peut se faire l'accompagnement de nos concitoyens les plus fragiles peut se faire le mieux mais on a besoin d'une compensation financière du coût de de cette charge donc la solidarité nationale doit prendre en compte une partie de de de bien évidemment de cette dépense nous devons en plus de cel retrouver une part d'autonomie fiscale avec une assise territoriale parce que aujourd'hui on a plus du tout de marge de manœuvre c'estàd face à des dépenses supplémentaires on a aucun levier donc ça c'est pas possible qu'on puisse rester dans cette logique là et troisième élément quand l'État et Jean vient de le dire l'État décide d' de de prendre des décisions qui vont avoir un impact sur nos dépenses que ce soit compensé totalement et durablement on peut pas accepter que l'État décide d'augmenter le RSA et c'est nous qui devons payer je vais vous faire un cadeau et c'est gens qui va le payer c'est ça finalement ce qu'on nous propose c'est pas acceptable vous posez la question de la décentralisation elle a été reposée il y a quelques jours par le chef de l'État qui a écrit une lettre au chef de parti pour les convier à une nouvelle rencontre de saint-emis et dans cette lettre il a parlé d'une mission qui était confiée à Eric vert sur la décentralisation et notamment sur la simplification territoriale est-ce que c'est la bonne méthode Jean de guerrier sur la décentralisation on a dit beaucoup de choses et depuis forc de constater qu'on assiste plutôt à une recentralisation qui vraie décentralisation or nous les départements nous la réclamons depuis toujours et depuis très longtemps donc qu' aujourd'hui encore c'est je le disais à l'instant il faut redéfinir les compétences de chacun mais donner les moyens de ces compétences à chacun mais redéfinir les compétences ça veut dire donner de nouvelles compétences au département pas forcément ça veut dire bien clarifier les compétences euh il y a des compétences qui sont partager avec plusieurs collectivités je prends l'exemple du tourisme c'est un petit peu vague c'est un petit peu compliqué mais il faut que ce qui est du système régalien comme la santé comme la sécurité reste du domaine régalien et soit vraiment appliqué que l'État applique déjà ces vraie compét jusqu'au bout et qu'ensuite il décide de le social reste au département avec bien sûr la gestion des routes et cetera mais il faut vraiment définir les choses et surtout donner les moyens d'appliquer ces compétences là or aujourd'hui ce n'est pas le cas et comme le disait à juste titre Frédéric Bierry il faut nous redonner un levier fiscal nous sommes la seule collectivité de France à ne plus avoir de levier fiscal ce n'est pas normal lequel alors on était sur le fontier bâti dernièrement pourquoi pas le restituer je n'en sais rien peut-être une part tout pe disc de la SG c'est ce que disait Jean-Luc gaise tout se peut tout peut se se discuter on est bien d'accord làdessus mais il faut nous redonner les moyens d'appliquer nos politique et puis enfin je pense que maintenant il faut une pause une pause on ne va pas à nouveau réouvrir un chantier de réforme territoriale nous avons suffisamment d'enjeux qui ont été évoqués dans ce sur ce plateau donc concentrons-nous justement sur ces enjeux pour que nous puissions mener à bien nos peut-être qu'il y a quelques clarifications à faire nous avons besoin de moyens mais ne nous engageons pas à nouveau dans une nouvelle réforme territoriale on a besoin d'une pause et on a besoin de se concentrer sur des enjeux comme le défi du vieillissement de la population là nous attendons une loi grand âge qui nous permet de N projeter face à ce défi concentrons-nous justement sur l'accompagnement des allocataires du RSA concentrons-nous sur l'inclusion et l'accompagnement des personnes en situation de handicap et qu'on comprenne bien chees qu'ironie pour vous cette mission vert du coup elle est pas utile o est-ce je considère qu'elle est pas utile en fonction de l'objectif qui est supposé posé donc si c'est à nouveau de redéconstruire notre notre organisation territoriale non je pense qu'elle n'est pas utile si le travail est plutôt de de de nous concentrer sur comment nous pouvons faire mieux comment nous pouvons sécuriser les moyens les moyens financiers la méthode on se concentre surtout surtout sur qui fait plutôt que sur le comment bah concentrons-nous sur le comment et en revanche oui les défis sont beaucoup plus importants et c'est un peu plus compliqué frri j'aurais pas tout à fait le même avis que que que chenes sur le sur le sujet bon d'abord on voit bien une attente très forte de nos concitoyens de comprendre comment fonctionne l'action publique les gens il faut qu'on arrive à retisser nouer le lien démocratique avec nos concitoyens et dans ce dans cet esprit là la décentralisation peut avoir du sens c'est vrai qu'il y a des quelques inquiétudes parmi les présidents de département et et à juste titre on a été maltraité par les dernières prétendues décentralisation on s'est retrouvé avec finalement des territoires contraints XXL on s'est retrouvé avec des compétences qu'on nous a retiré des moyens financiers et fiscaux en moins donc forcément les élus ont été échaudés ben personnellement moi je défends l'idée du d' d'une décentralisation qui correspond à la volonté de nos concitoyens en Alsace nous avons un un un vrai projet on a d'abord fédéré nos nos deux départements les les Alsaciens on les a questionné 92 % veulent le retour à une région Alsace à part entière donc nous nous estimons que nous avons le mandat de porter cette démarche or je vois dans la lettre de mission de Monsieur vert qui parle de simplification du suppression d'une strate nous on dit chiche on est prêt à à à à porter une démarche de ce type là au titre de la différenciation uel ma il il a pas il a pas l'air de vouloir vous suivre là-dessus ben écoutez il peut pas avoir un discours qui dit il faut aller dans sensel et que nous on réponde à toutes les conditions et après dire c'est pas possible chez vous donc moi je suis persuadé qu'à un moment donné on va écouter les on va écouter le territoire quand vous avez 96 % des clubs qui veulent des clubs alsaciens qui veulent retrouver une ligue alsas de de de de football on voit bien qu' il y a la société civile il y a la volonté de la population il y a il y a les le territoire qui a su se rassembler on va l'écouter parce que sinon c'est pas la peine de parler de décentralisation et d'écoute des territoires et et c'est c'est peut-être pas la vie de tout le grand test on va poser la la question à ches kirouni est-ce qu'il faut que l'Alsace quitte le grand estest alors moi je veux être clair et redire oui à la décentralisation et revenir à l'esprit premier de la décentralisation si la lettre de mission c'est effectivement de revenir à l'esprit premier de la décentralisation avec les moyens qui vont avec bien sûr que je partage le fait que nous puissions travailler ensemble avec l'État pour arriver à retrouver ce souffle et cette marge de manœuvre après est-ce que il est temps aujourd'hui de revenir à une espèce de nouveau bing bang territorial non je crois que nous avons besoin de poser les choses je ne dis pas ça on a bien compris che mais est-ce qu'il faut que l'Alsace quitte le grand test ou Pasi vous êtes favorable pense moi je pense qu'on a besoin de l'Alsace dans le grand test et je is le dire de manière positive nous avons besoin dans le Grand Est de l'Alsace et je pense que c'est important que l'Alsace puisse être dans le Grand Est et je ne crois pas même si euh peut-être que il y a 5 6 ans 7 ans on a fait peut-être effectivement et et moi je je veux bien l'accepter que ces régions XXL sont beaucoup trop larges mais je parle maintenant d'aujourd'hui en 2023 euh je ne crois pas que l'Alsace ait perdu son identité nous sommes là pour les assises départementales et bien je vois bien et je suis heureuse de partager la culture l'identité spécifique alsacienne mais euh moi ma réflexion elle est dans ce temps présent et dans ce contexte aujourd'hui Frédéric Berry après Jean de Gueré c'est une pour moi c'est aussi c'est une question d'efficacité de l'action publique et de capacité à emmener nos concitoyens si les gens ne n'ont pas un sentiment d'appartenance à territoire et là on est carrément sur un mariage sans consentement moi je crois pas est-ce que vous croyez au mariage sans consentement moi je moi je n'y crois pas ça peut pas être durable et aujourd'hui il y a une volonté des habitants elle doit être prise en considération parce que sinon que va-t-il se passer l'abstention va encore augmenter le risque de que les concitoyens se réfugent dans les voies des des extrêmes voilà ce qui va se passer et aujourd'hui ce que nous propos c'est pas un projet contre les autres l'alsa c'est naturell ement tourn vers l'espace Renant ici on le voit bien au Parlement européen l'enjeu frontalier hier dans nos échanges et la Lorine la champagneen est naturellement tourné vers Paris vers vers la Belgique et c'est naturel faut tenir compte aussi des réalités géographiques c'est faux non je peux je peux pas dire que la Lorine est tourné vers Paris la Meur Moselle la Mzelle est transfrontalière avec le Luxembourg avec l'Allemagne avec la Belgique donc on n'est pas nous tourné vers Paris Jean de gu est-ce que vous soutenez cette démarche de Biry et est-ce que ça peut donner des des véléités à d'autres je pense notamment à vos voisins savoyard non moi ce que je voulais dire surtout vous parliez de la mission d'Eric ver tout à l'heure j'espère surtout qu'elle va pas monter les collectivités les unes contre les autres c'est ce que je crains parce que chacune a sa place que ça soit les régions les départements les communes si on définit redéfinit clairement leurs compétences la population comprendra très bien rappelez-vous parce que je pense qu'on a un peu la mémoire un peu courte rappelez-vous pendant la période covid si les département n'avait pas été là la gestion de la crise aurait été bien plus compliquée nous avons été ici pour fournir les pour les gel s'occuper de ce qu'on pouvait faire c'était très important tout simplement parce que les départements comme les communes sont véritablement la collectivité de proximité par excellence et ça il faut vraiment que nous puissions le conserver et ce sera la conclusion de ce débat