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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 2 avril 2026 27 minComplaisantDivertissementAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Dans le Jura, avec Sylvie Vermeillet

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Sylvie VermeilletFait
    « On est quand même là pour défendre nos territoires quand on est à Paris. »
  • 17:00Sylvie VermeilletFait
    « Il faut qu'on soit attentif à la transmission. On ne peut pas laisser des paysages de cette nature se fermer. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Retrouver manger ses voter avec le concours général agricole. Bonjour, il est même pas 6h du matin à Harbois, capitale des vins du Jurin et on va visiter ce beau département en compagnie de Sylvie Vermeillet, sénatrice de l'Union centriste et vice-présidente du Sénat. Elle m'a dit "Retrouvez-moi à Cern." J'espère que ça vaut le coup en tout cas parce que fait frisquet et puis elle nous a fait le véu. [musique] Bonjour madame la sciénatrice.

Bonjour Vincent. Oh là là, incroyable. Je m'attendais pas à ça en montant là.

C'est ici que je viens me ressourcer. Je comprends. C'est votre terre là.

C'est votre complètement. Ouais, c'est mon berceau là. Et ça participe beaucoup à mon énergie ce lieu.

Ouais. On peut s'asseoir pour parler un petit peu ensemble. Ici, j'aime beaucoup revenir ou me poser et me sentir minuscule.

Ce paysage est là depuis des millénaires, des millions d'années et nous ne sommes vraiment que de passage. Vous vous êtes natif d'ici, vous avez fait des études plus dans les chiffres que dans les lettres, hein, puisque vous êtes comptable de formation. Oui, j'ai commencé en en réalité par faire des études de pharmacie, mais ensuite j'ai fait des études d'expertise comptable.

Euh je suis rentrée dans l'équipe municipale en 1995 et ici à Cernant. Ici à Cern dans mon village. Et mon mère est décédée brutalement en 1999.

H Et je ne me prédestinais absolument pas à être mère pour une bonne raison, c'est que j'étais enceinte de jumeaux. Ah, je devais devenir maman et et pas mère et ma h et sauf que l'ensemble du conseil municipal a voté pour moi en expliquant que j'avais eu un grand-père maire pendant 43 ans assernant et donc je serais la même et que et que il fallait que ce soit moi. Ça a été une période un peu compliquée au départ voilà maire et maire et je vais continuer.

Je vais rentrer au conseil régional et ensuite je suis devenir présidente de l'association des maires du Jura pendant 10 ans et c'était ça pour moi le plus beau de mes mandats, c'est celui-là. Et vous portez leur voix, leurs aspirations ? Ouais.

Ouais. Et quand je les accueille à Paris, c'est merveilleux aussi. Voilà.

C'est important pour vous cet ancrage justement territorial très fort. C'est fondamental et se rappeler chaque fois ce qu'on est allé faire à Paris. Alors bien sûr qu'on travaille dans l'intérêt général et dans l'intérêt de la nation.

Mais on est quand même là pour défendre nos territoires quand on est à Paris. Et donc il se trouve quand même au Sénat que l'esprit rural est quand même entendu et ça ça fait du bien. Ça ça fait du bien.

J'ai l'impression quand vous parlez des maires du Jura, vous en parlez avec tendresse. Avec une grande tendresse. H ouais de l'émotion même.

Ouais. En en allant au Sénat, je voulais aussi revenir vers eux. Prolonger ça.

Oui, c'est ça. Alors aujourd'hui, vous nous accueillez avec Manger voter dans votre beau jura que j'adore. Donc on va quitter les deux forts dans le paysage et on va au trè fort, celui des rousses.

Oui, avec un autre homme fort, Jean-Charles Arnaud. Et avec un peu de chance, vu que c'est l'heure, on aura peut-être une petite pointe de compté qui nous attendra. Avec plaisir.

Nous démarrons cette belle journée en allant rencontrer Stéphane au milieu de ses vaches devant la fromagerie des moussières, la plus haute du Jura. Puis ensuite, direction Polinique, capitale du comté, nous rendons visite en cuisine et en salle aux jeunes élèves du lycée hôtelier Yassin Friant. De là, nous irons croquer les succulantes pommes de Nicolas dans son verger des sellères avant de terminer la journée au pied de Château Chalon dans les vignes d'Héline.

Puis on retrouvera dans la cave du domaine Christian Guillaume l'encyclopédie des vins jaunes avant de terminer la journée par un casse-croûte de rêve. Mais d'abord [musique] direction le Fort des Rousses, la cathédrale du comté à la rencontre du grand Jean-Charles Arrnaud. [musique] Allez, on plonge sous terre.

Wouh ! Bienvenue dans la cave Charlarnaud, sûrement une des plus particulières, 214 m de longueur, un demi-cintre en pierre et en fait, elle est beaucoup plus longue que ça. Si on l'utilisait totalement, elle fera à peu près 400 m.

Jean-Charles, c'est quoi cette galerie ? C'est un fort militaire à l'origine. Alors bien sûr, on est en fait du côté où on attendait l'attaque de l'ennemi parce que le fort qui a été démarré par Napoléon va être complètement rasé par les Prussiens et donc on construit va reconstruire on va reconstruire derrière les les Prussiens vont tout raser.

On a ici une merveille qui a succédé à la guerre et je trouve que ça donne de l'espoir. Combien de kilomètres de de de cave dans ce fort ? C'est beaucoup plus de 10 km.

Beaucoup plus de 10 km de calerie. Oui, mais le fort c'est 215000 m² à l'intérieur de la forteresse et on a des souterrains par exemple on en a là-dessous j'y suis allé une seule fois qui est assez incroyable. Actuellement on utilise à peu près 15 % de la surface.

Et combien de meules de compté ici ? Alors pour l'instant on a 170000 fromages. Ça va jusqu'à quel âge ? ou on est dans une forteresse où il faut garder ses secrets secrets, hein.

Mais il y en a quelques-uns, soit pour de la consommation de petits groupes réservés ou pour de l'expérimentation qui peuvent aller très loin quoi. 5 6 ans ? Oui, [rires] puis de temps en temps, on s'en sort un euh enfin un ou un petit peu plus sur des petits mélésimes un peu spécial mais qui nous servent surtout à essayer de de comprendre un peu mieux notre métier de révélateur de saveur et de texture.

Donc, on fait aussi oui des vieillissements mais plus pour les analyser, pour essayer de comprendre ce que la nature nous permet de faire parce que finalement on a que du lait, on a ses voûtes de pierre sans une gaine textile, mouvement d'air naturel. Voilà, un petit peu de pressure, du vivant et puis de l'observation. Pour moi, le compté c'est c'est un monument, c'est une œuvre d'art, c'est une culture et je suis ravie d'avoir effectivement un garçon qui coun et voilà, c'est une culture.

Voyez ce fromage qui est il a perdu beaucoup d'eau et normalement il devrait être très dur ce fromage. Il est hyper onctueux. Waouh !

Et tu vois même à cet âge là, je trouve qu'il a encore un toucher. Ce que j'aime bien moi velour. Et j'aime bien pour mes jeunes là, je leur dis mais touchez vos fromages, cherchez le velour.

Si vous avez le velour, vous avez un bon soin. Dis donc Jean-Charles, on a sacrément [musique] monté pour venir ici. C'est la fromagerie la plus haute du département du Jura et on va découvrir un de ses éleveurs passionnés, Stéphane Barb.

Salut les filles. Bonjour Jean-Charles. Bon stan.

Bonjour. Comment vas-tu ? Ça va et toi ?

Elles sont drôlement tranquilles vos vaches. Ouai, sont tranquilles comme son son chef, comme son patron. Ah oui, l'éleveur il est tranquille.

Oui oui. Dans le Haura, on est on est paisible nous euh pour avoir faire du bon lait à des bons fromages, faut que tout le monde soit heureux. Voilà.

Ah oui, Jean-Charles, quand on vit ici, on est un petit peu isolé. On est isolé et fixer une agriculture, c'est pas simple. Et puis la vie sociale aussi n'est pas simple. y vivre et y faire venir des jeunes, il fixer des jeunes, bah c'est pas facile.

C'est un enjeu majeur. Maje Vous avez jamais bougé d'ici ? Non.

Ben, j'ai repris la ferme de mes parents quand ça fait 29 ans que je suis dans le métier. Actuellement, je suis donc en société avec mon épouse et mon garçon. Donc, j'ai la chance aussi de de d'avoir un de mes garçons qui est passionné de l'élevage, qui s'est installé avec nous.

C'estatrice pour les gens qui vivent ici euh c'est rude. C'est rude parce que les gens ont aussi pris l'habitude ici de vivre sincèrement en terme de service public avec beaucoup moins que les autres et pourtant c'est une des causes que je défends paye les mêmes impôts que les autres. Notre département du jurage parle sous votre contrôle mais il se maintient à peu près en population grâce à l'allongement de la durée de vie.

Mais si on regarde les moins de 20 ans et la population active, c'est en décroissance. Dans des zones particulièrement comme ici, il faut qu'on soit attentif à la transmission. On ne peut pas laisser des paysages de cette nature se fermer, abandonner parce qu'il y a ça aussi hein, quand on interdit les constructions et cetera, ça est là et puis qu'on veut nous mettre sous cloche.

Mais à un moment donné l'agriculteur c'est aussi celui qui entretient le paysage. C'est c'est aussi ça. Il le fait vivre, il l'entretient et donc voilà, il faut aussi des habitants partout.

Stéphane, combien vous avez de vaches ici ? Donc nous sur l'exploitation, on a 70 vaches laitières tout en race montbelliard. Après, on élève les jeunes pour renouveler le troupeau.

Donc euh en tout, on a 150 animaux et on produit le lait pour faire le compté. Franchement, je pense que la filière comptée, elle est exemplaire. Alors certes, il peut y avoir des améliorations à faire, mais moi je sais que c'est une belle filière où euh du producteur au consommateur, tout le monde s'y retrouve et que elle a les moyens de mettre en œuvre la préservation de l'environnement.

Stéphane, euh est-ce que comme vos confrères Savoyard, vous avez été touché par la dermatose ici ? Bon, il y a un petit peu une anxiété euh un petit peu, ouais euh on va pas le cacher. Euh mais euh je pense bon déjà en ayant vacciner l'ensemble du troupeau, ça nous réconforte un petit peu.

Madame la sénatrice, est-ce qu'on n pas été un petit peu vite en besogne ? Est-ce que le ministère de l'agriculture et les services vétérinaires ont pas abattu trop vite avant de vacciner, avant de largement contenir la maladie sans tout de suite détruire les troupeaux ? Moi, je pense que les services de l'État ont été remarquables pour ce qui concerne le Jura, mais pour avoir échangé avec les éleveurs, eux, ils vont dire qu'il faut vacciner le plus vite possible.

Après euh abattre, je suis désolé, mais si certains l'ont pas compris, euh les vaches, vous allez allir dans des conditions épouvantables. Donc c'est c'est ça, c'est c'est pas négociable. Aucun éleveur n'aurait supporté de de voir une souffrance telle que celle qui était prévue.

Merci beaucoup Stéphane. Ouais, mais de rien. Merci.

Je vous laisse avec vos bêtes là pour cette belle journée clémar. Jean-Charles, si je voulais apprendre à faire du compté, tu m'enverrais où ? Dans la capitale depuis au moins 8 siècles et beaucoup plus que ça.

Polinique, capitale du comté. Salut Jean-Charles. Merci beaucoup. [musique] Madame la sénatrice, vous m'emmenez où là ?

Je vous emmène Vincent rencontrer Nathalie Péigan, l'approviseur du lycée hôtelier. C'est le lycée Yassin [musique] Friant. Bonjour.

Bonjour le proviseur. Si tu peux dès que c'est chaud. Je vous présente monsieur maçon.

Ah, le chef professeur de cuisine. Bonjour chef. Bonjour.

Vous êtes combien en cuisine ici ? Alors là, j'ai 11 12 11 élèves ce matin. Ils sont en première année, donc en l'équivalent d'une classe de première bac techno.

Ouais. Où ils font de la cuisine au même titre que du restaurant et dehébergement. Mais on a une chance exceptionnelle ici à Polini, c'est d'avoir des élèves quand même issus d'un milieu assez rural, je dirais, et encore confronté à ce genre de réalité en terme de produit, en terme de filière, mais c'est vrai qu'ils ont encore beaucoup à apprendre, ce qui est normal, ils sont ils sont tout jeunes.

On a des passionnés et c'est très intéressant de discuter avec ces élèves là. dans ce lycée, ce que j'apprécie aussi, c'est que ce sont des jeunes courageux au-delà des apprentissages de savoir-faire qui sont exceptionnels, c'est aussi une école de la vie magnifique. On a des élèves qui sont super, c'est génial, c'est un plaisir.

Je commence à c'est la fin de ma carrière mais c'est c'est eux qui vont [rires] me manquer le plus et c'est le début de la l'heure. Et en parlant de carrière, on a quand même des pas mal de meilleurs ouvriers de France. à la dernière édition, il en a deux meilleurs milliers de France quand même qui sortent d'ici.

L'enseignement que vous apportez, il est sous l'égale. Euh donc ça veut dire que c'est un enseignement gratuit. Ah oui alors après oui oui oui il y a pas la formation n'est pas payante.

Alors après sur la gratuité il faut qu'on s'entende par rapport à l'équipement ou par rapport bien sûr. Non non mais je veux dire en tout cas l'enseignement lui-même voilà mais l'enseignement on n'oublie pas les financements du conseil régional c'est vraiment très important que le conseil régional reste au côté des lycées de métiers. Ces lycées de métier permettent aussi d'apprendre de transmettre et c'est c'est vraiment fondamental.

Ma grande fierté, c'est quand je me retrouve au Sénat dans sur les belles tables du Sénat et de retrouver des élèves du lycée hôtelier et je je suis vraiment fière. On a actuellement à la question du Sénat un élève du lycée FR. Oui, je suis trè bag.

Ah mais [rires] je suis très fière. Ah, magnifique ! [musique] Ben moi, je la trouve fameuse cette tarte.

Les pommes, elles sont elles sont locales. Ah oui ! Proviennent du des bergers de cierre.

C'est une exploitation agricole qui se situe à 10 12 km de Polini. Vous voulez pas m'y emmener ? Seulement si j'ai le droit de terminer ma tarte.

Oh mais bien sûr. Oh là là, je vais pas vous priver de votre part. Bonjour Nicolas.

Bonjour Nicolas. Bonjour monsieur. Qu'est-ce que vous faisiez pendant qu'on était en train de remonter ce champ ?

Ben écoutez, j'étais en train de regarder mes vieux arbres qu'on va arracher. Vous allez arracher les arbres qui sont là, les pommiers ? Oui, absolument.

Oui, c'est envisagé en tout cas. Bien sûr. Et mais ça peut pas vivre 100 ans un pomier ou alors d'un point de vue agronomique si mais d'un point de vue voilà productif beaucoup moins.

Ces arbres ils ont de 1968. Ah bon ? Ben alors moi aussi je vais être arraché bientôt alors parce que je suis d'avant 68.

Mais quand quand vous regardez ces arbres déjà vous êtes capable de dire euh que la production va être insuffisante ou qu'il y a une dégénérescence. Oui bien sûr. Oui oui tout à fait.

On voit déjà l'induction florale qui s'est mis en place sur le mois de juin et on estime déjà à peu près le potentiel de récolte qui peut y avoir sur l'année prochaine. Ils sont plus sensibles au maladie. Exactement.

Tout à fait. Donc il demande aussi voilà plus d'intervention. Ça s'entend aussi un arbre toufu humidité maladie fongique qui peuvent être corrélés derrière et cetera.

C'est pour ça que on voit de plus en plus de vergers de de pommes de poire qui sont palissées enfin qui sont à plat. Absolument. On a sur ce qu'on appelle aujourd'hui des vergers deux dimensions ou des murs fruitiers même maintenant.

Ouais. C'est oui, c'est la c'est la norme principale en arbriculture fruitière en France. Oui.

Quelle variété dans votre verger ? Combien de variétés de pommes et quelle variété ? Sur les vergers de Celia, il y a aujourd'hui 25 variétés de pommes. 25 ? 25 de pommes à couteau.

De pommes à couteau. Absolument. D'accord.

Tout à fait. Vous êtes en bio ? Ah ben oui, clairement.

Après, on n'est pas en bio pour l'étiquette ou par opportunisme économique. On est aussi par conviction parce que j'habite sur place hein. Et euh c'est beaucoup plus technique, je trouve que le conventionnel hein.

Faut vraiment aussi l'avoir en tête. Il y a beaucoup plus de de préventif que de curatif. On a moins de moyens pour rattraper.

Donc parler de maladie juste avant, on a moins ces outilsl. Donc on observe, on on progresse aussi d'année en année, on réadapte le verger. D'où l'idée aussi bah parfois de de restructurer des vergers comme ça va être le cas sur celui-ci.

Vous êtes sur un coteau. Est-ce que le cycle de l'eau est sensiblement pareil que celui que l'on considère pour la vie ici ? Contrairement à ce qu'on s'imagine, on n pas beaucoup d'eau.

On a beaucoup d'eau qui vient du ciel. On a très peu d'eau dans le sol qui est retenu qui est retenu. Voilà, c'est à mon avis c'est une des vraies problématiques d'avenir du Jura.

À cause du réchauffement climatique, quelles sont les conséquences du dérèglement ? En tout cas, bah alors nous la principale conséquence, ça reste le gel. On a depuis qu'on a repris à 7 ans, je prends des chiffres simples, on a gelé une année sur de donc il y a une année sur deux, on a perdu la moitié de la production.

C'est vrai que le le jura est très impacté par ce dérèglement et que on peine à trouver les solutions au-delà des aides financières ponctuelles parce que comme le dit Nicolas, pour des jeunes qui viennent de s'installer, geler un an sur deux, c'est pas possible. Finalement, nos arbres dans le Jura ne sont pas adaptés à un changement aussi brutal. C'est notre agriculture qui n'est pas adaptée parce que ça va trop vite.

Pourquoi est-ce que on n pas les mêmes dommages en zone méditerranéenne ? Bah pas tout simplement parce que eux ça fait longtemps qu'ils sont fait chaud qui fait chaud et ici ça arrive très brutalement et notre forêt est décimé et évidemment il y a des conséquences sur l'agriculture et les vergers Sylvie Vermeillet je sais que vous avez envie de croquer une pomme parce que on parle on parle et ça donne soif belle fille de salin belle fille de salin. Exactement.

Une pomme typique du Jura. Voilà. Ah ouais, elle est vraiment vraiment locale.

Absolument. Alors celle-ci, oui, elle existe pas trop ailleurs. Elle est ferme mais elle est très très douce hein.

Il y a presque pas d'acidité. C'est une pomme très juste. Elle est pas très acidulée, c'est vrai.

Et combien de temps est-ce qu'on va pouvoir la conserver ? Voyez ici sur la Daline Suite conservation 6 à 8 mois. Voilà, c'est une variété qui qui a une très longue conservation.

Donc tout l'hiver, tout l'hiver, Nicolas, il y a un particularisme ici, c'est que ici, on peut cuillir les pommes soi-mêmes. Oui, complètement. Oui.

Et c'est assez apprécié puisqu'on a al on dire un moyenne de 200 personnes par jour qui viennent sur les de mois de septembre à octobre cueillir leurs fruits. C'est un vrai acte aussi de de venir cueillir ces fruits, d'encourager une production locale, d'encourager voilà tout un modèle qu'il y a derrière, toute une toute une approche, toute une philosophie. Et l'idée, elle est de la mettre dans le creux de la main coupelle.

Voilà. pas mettre ses doigts dessus et le tourner vers l'eau. Oui.

Puis en même temps ça muscle hein. Wouh ! Quand on le fait 1000 fois la récolte Oui, la récolte peut être assez sportive. [musique] [musique] [musique] Sylvie, on descend du splendide village de Château Chalon et c'est le plus grand cru des vins jaunes.

Ah, c'est le cru emblématique du vin jaune. Oui. Château Alors, j'imagine qu'on va rendre visite à un vigneron.

Une vigneronne ? Ah, très bien. [musique] Bonjour Hélène.

Bonjour. Bonjour. Hélè.

On est sur du savagnien là. Oui, c'est ça. Savagnien.

Oui. SPE du vin jaune de Château Chalon. Qu'est-ce qu'il a de particulier ce sépage savagien ?

C'est un sépage, on va dire assez rustique, génétiquement apparemment assez proche de la vigne sauvage. Et ce qu'il a de particulier et bien c'est son acidité en fait sa vivacité qui va lui permettre en fait de tenir l'élevage très long qu'on pratique sur le vin jaune. Hélène, combien de générations chez Berté Bondet ?

Et ben, je suis seulement la deuxème génération figurez-vous. Voilà, c'est une histoire assez récente que mon père a démarré en 85. 85.

Et vous êtes en bio parce que je vois qu'il y a pas mal d'herbes. En général, c'est le signe. He bah c'est une conviction personnelle à la fois par rapport à l'environnement, la question écologique dans son ensemble et puis c'est une question humaine aussi par rapport au respect des salariés qui travaillent dans les vignes et puis des produits avec lesquels ils peuvent être en contact.

Hélène, on comprend que les parcelles sont petites, elles sont très convoitées. Vous avez combien d'hectares chez Bert Bondet ? Alors le domaine actuellement c'est 14 hectares.

Et vous comptez vous agrandir vous au cours de votre vie de viguronne ? Non, c'est pas du tout dans mes objectifs. C'est vrai qu'aujourd'hui le côté foncier de Château Chalon est un peu saturé, on va dire hein.

On peut pas trouver une parcelle comme ça du jour au lendemain. C'est vrai que ce que mon père a fait dans les années 80, monter entièrement un domaine, c'est plus du tout possible aujourd'hui. Ouais.

Ouais. Ouais. C'est un autre contexte.

Oui, la prédation euh étrangère est est quand même euh inquiétante. Il faut absolument que les reprises familiales euh continue de se faire et que ça continue d'être possible en fait de reprendre des domaines sur Château Chalon. Moi, je j'aimerais bien continue cette discussion mais autour d'un verre de Château Chalon si ça vous ennuie pas.

Avec pas du tout. [rires] Bah on y va alors. Allez. [musique] Alors Christian Villa nous a rejoint grand spécialiste et ambassadeur du vin jaune et particulièrement de Château Chalon Christian hein on est ici donc Oui.

Et là qu'est-ce qu'on va goûter ? On va goûter ben un château Chalon Milésime 2017. Oui, parce qu'on le rappelle, il faut plus de 6 ans 6 ans et 3 mois passer en fu Oui, hein.

En fu en fu de chaîne avant d'être un vin jaune. Tout à fait. Ici, le jaune a des saveurs.

C'est une couleur qui a des saveurs. Et quand en plus on prend le temps d'aller chercher tout ce qu'il nous envoie comme arôme, on a compris que le jaune était complexe. On est dans l'or ici.

Quand on nous sert ce type de vin, un peu de patience. même la sénatrice. Alors, c'est le goût du pays ça.

Ah oui, ça c'est du Jura. Ça c'est le le cœur du Jura. Allez.

E le jaune, il a un arôme mais il a aussi un son. [musique] Un petit morceau de compté, une petite lamelle. Ça c'est le mariage divin.

Oui. Vin jaune et compté. On on n pas fait mieux et ça illustre bien le département.

Et oui, c'est nos [musique] c'est nos produits phare, c'est c'est notre emblème, ce sont nos ambassadeurs et je ne suis pas la seule le [rires] Ah là, il y a une petite chatte [musique] qui s'est pointée, elle a repéré le comté. Ça doit être une chatte jura. Et qui pense que tout ça est très bon. dans le Jura, les plus grandes villes sont quand même des villes entourées de campagne.

Et c'est ce que les gens, les touristes viennent apprécier ici, c'est le fait que le Jura soit resté un territoire assez sauvage. Nos produits alimentaires de qualité sont taxés partout à l'export. Parfois, il y a une, on va dire, une inégalité devant le marché.

Vous en pensez quoi ? Mais il faut faire pareil. Je pense que seul le rapport de force est écouté et je pense que lorsque on est matraqué fiscalement par des pays étrangers, mais il faut faire exactement la même chose.

Et je trouve que l'Europe a été nulle. Voilà, je vous le dis très très franchement, mais je pense que l'Europe a les moyens de riposter plus fort. Il faut qu'elle reste unie, faut qu'elle reste soudée.

Mais je ne crois qu'à cette méthode. Quitte à ce qu'il y ait une désescalade ensuite, mais on ne peut pas se laisser matraquer fiscalement comme c'est le cas aujourd'hui. Être absolument boycotté de cette manière-là, c'est une concurrence déloyale sans nom.

Ce rapport de force, il est dur mais je suis désolé, on doit être dur euh en face. Quand je vous vois euh euh au perchoir, au Sénat, quand vous dirigez des séances, vous les menez un peu à la baguette tous vos sénateurs. Mais j'étais à bonne école.

J'ai un patron qui euh qui fait que voilà, on essaie de de lui ressembler. On peut pas l'égaler, mais on essaie de lui ressembler. Et c'est vrai que bah quand on est vice-président euh il y a effectivement des règles et un timing à tenir et ça moi je me fais un devoir de répondre aux attentes de mon président.

Vous tenez combien de temps à Paris avant de revenir ici vous ressourcer ? 3 jours. 3 jours, c'est le maximum. [rires] Traco alors dans les verres.

J'espère que vous avez passé une belle journée radieuse comme nous ici dans le Jura. On se retrouve bientôt sur la plateforme publicsana.fr ou directement sur le canal 8.

À bientôt. Madame la sénatrice [musique] veut la paix. J'ai 10 lycée au dévier de la restauration et de l'hôtellerie.

Donc on la recommence celle-là. [rires] C'était manger ses voter avec le concours général agricole.