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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 12 février 2026 11 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesJustice

Nominations : pourquoi Macron est critiqué ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonsoir. Bienvenue. C'est une nomination qui ne passe pas, celle d'A.de Montchalin au poste de première présidente de la Cour des comptes.

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Elle est un pur produit de la Macronie?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Ca veut dire que la polémique ne se fait pas sur ses compétences. C'est bien le sujet.

  • 6:00OuverteÉludée

    On écoute la réaction d'E.Ciotti.

  • 6:01RelanceRéponse partielle

    En quoi cette nomination pose problème?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est d'usage de nommer des proches à des postes-clés comme le président de la Cour des comptes?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:01E.CiottiFait
    « On recase les copains. C'est la dernière manie d'E.Macron. C'est décorer, promouvoir ses militants, ses proches, ses amis, ceux qui ont partagé ses intérêts et son engagement. C'est une forme de scandale d'Etat. »
  • 10:01P.DuhamelFait
    « Ca devrait peser sur les prochaines. La Banque de France, même si l'essentiel des grandes décisions de nature financière appartient plutôt à la BCE, c'est extrêmement important. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

-Ca, c'est la solution ! ... - C.Roux: Bonsoir.

Bienvenue. C'est une nomination qui ne passe pas, celle d'A.de Montchalin au poste de première présidente de la Cour des comptes.

L'actuelle ministre des Comptes publics sera-t-elle jugée en évaluant un budget qu'elle a contribué elle-même à faire adopter? Les oppositions se braquent et demandent à E.Macron de revenir sur cette nomination.

Nous en parlons ce soir avec P.Duhamel, journaliste politique, essayiste. Avant d'évoquer la polémique, parlons d'A.de Montchalin, actuelle ministre des Comptes publics.

Elle a 40 ans, un CV prestigieux, les qualités requises pour récupérer le poste de première présidente de la Cour des comptes. - P.Duhamel: Elle a tout ce qu'il faut, absolument tout.

On peut même se demander si c'est un vrai service que le président lui rend. Elle a accepté, donc c'est intéressant. Elle ne venait pas de la Cour des comptes, ce qui est assez original par rapport aux autres politiques qui ont été nommés, comme P.Joxe, P.Séguin ou P.Moscovici. - C.Roux: Elle est un pur produit de la Macronie? - P.Duhamel: Oui.

Elle a été élue députée, puis elle a perdu. C'est une cicatrice. Les Français aiment ça.

Franchement, on aime ou on n'aime pas, mais elle a une réputation, dans les milieux économiques, financiers, sociaux, parlementaires, y compris dans l'opposition. Très peu de députés de l'opposition ou de sénateurs l'attaquent frontalement. - C.Roux: Ca veut dire que la polémique ne se fait pas sur ses compétences.

C'est bien le sujet. - P.Duhamel: C'est ce qu'on dit sur le climat.

Aujourd'hui, il fait 10 degrés à Paris, mais il y a le ressenti...

Le ressenti de la domination, ça ne passe pas. - C.Roux: On écoute la réaction d'E.Ciotti. - E.Ciotti: On recase les copains.

C'est la dernière manie d'E.Macron. C'est décorer, promouvoir ses militants, ses proches, ses amis, ceux qui ont partagé ses intérêts et son engagement.

C'est une forme de scandale d'Etat. C'est une accaparation d'un des postes-clés de la République. - C.Roux: "C'est un scandale Etat".

En quoi cette nomination pose problème? - P.Duhamel: E.Ciotti exagère.

Il fait de la politique. Il est dans son couloir. Il se réclame du gaullisme...

On en est au 8e président. Les 8 ont fait à peu près la même chose. Ca dépend du moment.

La difficulté, c'est que c'est dans la dernière ligne droite. On n'est même plus dans le virage qui précède. Après, on prête des interprétations...

Je ne suis pas dans le coeur ou le cerveau d'E.Macron. Il y a plein d'interprétations possibles.

La mienne...

Ma conviction, c'est qu'il est obsédé par l'image qu'il va laisser dans le pays. Il sait qu'aujourd'hui, elle est catastrophique. Il pense que si, aux postes de commande importants, il y a des gens qui ont travaillé avec lui, ils pourront continuer à développer pas seulement ses idées, mais aussi l'image qu'il a donnée. - C.Roux: Défendre son bilan, etc.

Mais la question posée, au-delà de la réaction d'E.Ciotti...

On peut prendre aussi la réaction de M.Tondelier. Elle se demande comment on peut confier à A.de Montchalin l'évaluation du budget dont elle est l'architecte.

Il faut revenir sur le rôle de la Cour des comptes... - P.Duhamel: C'est un rôle très collégial.

Il y a des gens issus de tous les secteurs, avec des responsabilités très importantes. Le président ou, en l'occurrence, la présidente, ne peut pas dire que dans tel rapport de la Cour des comptes, il y aura ça...

Mais dans au moins un an, elle va être obligée...

En gros, de ne pas participer aux travaux, ce qui est la moindre des choses, de ce sur quoi elle a travaillé. Là, on est à la mi-février. A Bercy, on travaille déjà sur les grandes orientations du budget de 2027.

Même s'il sera refait par le vainqueur de la présidentielle dès l'été 2027. Mais la Cour des comptes sert à valider les comptes de l'Etat, à faire des observations, des critiques, des recommandations, via le rapport annuel de la Cour des comptes...

Elles ne sont pas toujours suivies, mais elles sont souvent très intéressantes. - C.Roux: Et très commentées! - P.Duhamel: Là où c'est intéressant, avec A.de Montchalin, c'est qu'elle a une vraie personnalité.

P.Moscovici a donné un rôle médiatique que même un homme comme P.Séguin, qui faisait partie des orateurs les plus talentueux de la Ve République...

On était d'accord avec lui, ou pas, sur le souverainisme, mais c'était un grand orateur. Néanmoins, il intervenait peu à la Cour des comptes. P.Moscovici était plus visible, avec une patte plus personnelle. - C.Roux: Est-ce que c'est d'usage de nommer des proches à des postes-clés comme le président de la Cour des comptes?

Vous avez cité P.Joxe, nommé par Mitterrand, P.Séguin, nommé par J.Chirac...

N.Sarkozy avait, lui, décidé de nommer quelqu'un de l'opposition puisqu'il avait nommé D.Migaud.

C'est ce qu'il faudrait faire? - P.Duhamel: Je trouve qu'il avait raison.

Encore une fois, la compétence d'A.de Montchalin... - C.Roux: N'est pas mise en cause.

On a commencé par là. - P.Duhamel: Je trouve dommage qu'on ne poursuive pas cette tradition.

C'est comme E.Coquerel à la tête de la commission des finances. C'est l'usage républicain.

Maintenant, on est dans le grand chapitre. Compte tenu de mon âge, je le connais bien...

C'est le chapitre du monarque républicain. - C.Roux: C'est le fait du prince.

Est-ce que c'est toujours d'actualité? Le fait que ce soit le chef de l'Etat qui décide, ça peut continuer à se passer comme ça? Ce sont des pratiques d'un autre âge? - P.Duhamel: Ce sont des pratiques d'un autre âge, et cette nomination-là, c'est une des rares qui ne doit pas être validée par le Parlement, par exemple.

Pour le Conseil constitutionnel, Ferrand a gagné à une voix. Ca doit être validé par les parlementaires, ce que je trouve normal. - C.Roux: Ce qui fait polémique, c'est la liste des dernières nominations.

Après R.Ferrand, S.Séjourné, E.Wargon... - P.Duhamel: Elle est très compétente, elle aussi.

Ca me rappelle F.Giroud, qui avait dit un jour: "On aura gagné le jour où on nommera ministre une femme incompétente." Là, elles sont compétentes. - C.Roux: Il y a aussi cette citation de R.Badinter. ...

F.Mitterrand venait de le nommer à la tête du Conseil constitutionnel. - P.Duhamel: Il avait mis ça sur son bureau. - C.Roux: On peut être nommé par un proche et exercer ses fonctions en toute indépendance? - P.Duhamel: La tradition de la Cour des comptes, c'est qu'on ne fait pas de politique partisane, ni même de politique active.

Si un membre de la Cour des comptes fait un rapport, le président ne peut pas arriver en disant: "Je ne suis pas d'accord sur la 3e phrase, vous allez la modifier..." Ce n'est pas la tradition de la Cour des comptes.

Mais je ne pense pas que ce soit l'objectif. - C.Roux: M.Le Pen a demandé à E.Macron, solennellement, de revenir sur cette nomination.

Il ne le fera pas? - P.Duhamel: Bien sûr que non.

En revanche, ça devrait peser sur les prochaines. La Banque de France, même si l'essentiel des grandes décisions de nature financière appartient plutôt à la BCE, c'est extrêmement important. Le Conseil d'Etat, ce sont eux qui font des commentaires sur la légalité des lois...

Il y a eu un chapelet de nominations qui sont absolument essentielles dans le fonctionnement de l'Etat. - C.Roux: Est-ce qu'E.Macron cherche à verrouiller?

Certains se disent qu'ils pensent à 2032? - P.Duhamel: Ca...

Peut-être qu'il y pense. Mais franchement, je pense qu'il est un peu obsédé par son bilan. Il sait qu'aujourd'hui, son bilan...

C'est quoi? Les JO qui ont réussi? La dissolution qui est une catastrophe absolue?

On en voit les effets tous les jours...

Même en mettant à ces postes-là des gens de très grande qualité qui ont travaillé avec lui et qui l'ont apprécié, ils continueront à être dans son sillage politique et idéologique. - C.Roux: B.Retailleau a annoncé aujourd'hui sa candidature à la présidentielle.

Il l'a annoncé en priorité aux Républicains et aux militants. Une candidature axée sur l'ordre, la prospérité et la fierté française. C'est un bon timing, 14 mois avant la présidentielle? - P.Duhamel: C'est un peu curieux, un mois avant les municipales.

Mais il y a une course de vitesse. Avec M.Cotta, on tourne un documentaire sur les primaires.

C'est le 20e anniversaire des primaires. Il y a une réflexion, avec G.Larcher et V.Pécresse, qui souhaitent que tout cela s'organise un peu dans l'ordre.

Pas dans l'acceptance républicaine du terme, mais V.Pécresse est bien placée pour savoir que la primaire, on peut la gagner et, après, ça se passe très mal. Arriveront-ils à se mettre d'accord sur une primaire?

Si non, ce sera un immense désordre. Il y aura G.Attal, G.Philipe, G.Darmanin, B.Retailleau...

Si c'est pas les primaires, c'est les sondages, avec les avantages et les inconvénients!

Nominations : pourquoi Macron est critiqué ? — Amélie de Montchalin · Pourquijevote