Mort de Quentin : le débat politique s’enflamme
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Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 3:25OuverteRéponse directe
Qu'en est-il précisément de cette grande région Nouvelle-Aquitaine ?
- 10:25OuverteRéponse directe
Ce qu'on voit, c'est qu'il n'y a pas de temps de deuil. Tout de suite, la classe politique qui s'embrase, est-ce que ça vous surprend Françoise ?
- 14:47RelanceÉludée
Oui, alors, puisque vous parlez de ça...
- 25:13RelanceRéponse partielle
Il faudrait tout de suite destituer Raphaël Arnaud.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24PrésentateurChiffre
« Éric Ciotti largement devant Christian Estrosi. 41% des voix pour le président de l'UDR, 31% pour le maire sortant horizon. »
- 2:15InvitéFait
« c'est le 14 janvier 2014 que le président de la République d'alors, François Hollande, annonce dans une conférence de presse, je cite, sa volonté de réformer en profondeur l'organisation territoriale de la France. »
- 2:45InvitéChiffre
« En Poitou-Charentes, on passe de 4 départements à 12, de 55 élus à 183 élus régionaux. »
- 4:28InvitéChiffre
« Le budget du Poitou-Charentes à l'époque, c'était 660 millions d'euros. Aujourd'hui, la Nouvelle-Aquitaine, c'est 3,3 milliards. »
- 6:28PrésentateurChiffre
« Les vents auraient atteint 130 km heure. »
- 6:53PrésentateurFait
« le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie sont des régions à risque pour les tornades. »
- 8:35InvitéFait
« Cinq jours après les coups ayant conduit à la mort de Quentin de Ranck à Lyon, une vague d'arrestations a eu lieu hier soir. »
- 8:52InvitéFait
« Parmi eux, un assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnaud, fondateur de la Jeune Garde, groupe antifasciste fondé à Lyon. »
- 9:14InvitéFait
« Après une minute de silence à l'Assemblée, la séance de questions au gouvernement a viré au bras de fer entre LFI et le gouvernement. »
- 11:28InvitéFait
« Hier, l'Assemblée nationale, Mathilde Panot défend l'indéfendable. »
- 11:48InvitéFait
« Sébastien Lecornu, lui aussi se fait plaisir parce qu'il est Premier ministre. »
- 13:44InvitéFait
« Emmanuel Macron, sauf le respect que nous avons à lui, n'a pas à dire qui est d'extrême-gauche ou pas. »
- 13:53InvitéFait
« « Je considère, oui, bien sûr, que la France insoumise est d'extrême-gauche bien avant que Quentin trouve la mort. » »
- 17:49InvitéFait
« Moi, ce qui me frappe, c'est que là, effectivement, on pointe Jean-Luc Mélenchon et d'autres, mais toute la gauche est concernée. »
- 18:31PrésentateurFait
« Cette nuit à minuit et demie, Sarah Knafo tweet une affiche où on voit Emmanuel Grégoire en 2024. »
Temps de parole
- Présentateur66 %
- Présentateur 214 %
- Invité10 %
- Invité 23 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Et on continue cette couverture des élections municipales. Premier tour, je le rappelle, le 15 mars. Rebonjour Clémentine. On parle des municipales dans la presse ce matin. Et il y a notamment un sondage qui enflamme la ville de Nice. Oui, Éric Ciotti largement devant Christian Estrosi. 41% des voix pour le président de l'UDR, 31% pour le maire sortant horizon. C'est le résultat d'un sondage réalisé par Cluster 17 et commandé par Politico. Et depuis hier, il est vivement critiqué.
L'équipe du maire sortant dénonce une tentative de manipulation d'un institut de sondage, selon eux, connu et critiqué pour ses biais méthodologiques et sa tendance à surestimer les positions les plus radicales. C'est ce que l'on peut lire dans leur communiqué de presse. L'équipe de Christian Estrosi annonce avoir saisi la Commission nationale des sondages afin qu'elle vérifie notamment la conformité méthodologique de cette enquête et le caractère non tendancieux des questions posées. Allez, direction l'Est de la France avec des campagnes qui prennent de plus en plus le pli des réseaux sociaux. Oui, la carte des réseaux jouée à fond.
C'est le titre ce matin de l'Union et ce, même dans deux petites communes comme à Vousier. Vousier, c'est dans les Ardennes et l'une des candidates explique avoir passé deux ou trois heures sur sa première vidéo car les candidats des petites communes, eh bien, ils ne sont pas remboursés pour leurs frais de campagne et donc, ils n'ont pas d'agence de com' ou de personnes qui s'occupent de la com'. Tout est amateur et donc, voilà, malgré les maladresses, eh bien, cette candidate remarque que ça marche quand même. Elle confie, on était loin de penser que ça fonctionnerait autant. La commune de Vousier compte à peine 4 000 habitants et enregistre pourtant plus de 30 000 vues sur Facebook.
Alors, on reste en région. On va retrouver les amis de la presse régionale. On va prendre la direction de Poitiers, retrouver Delphine Blanchard, journaliste à la Nouvelle République. Bonjour, Delphine. Vous revenez dans vos pages sur la fusion des régions aujourd'hui.
Oui, exactement. Alors que Sébastien Lecornu, il parle d'un nouvel acte de décentralisation, on va revenir sur la fusion des régions qui a, eh bien, figurez-vous, déjà 10 ans. Petit retour en arrière, c'est le 14 janvier 2014 que le président de la République d'alors, François Hollande, annonce dans une conférence de presse, je cite, sa volonté de réformer en profondeur l'organisation territoriale de la France. Voilà un bien grand mot. Eh bien, deux ans plus tard, le 1er janvier 2016, les régions fusionnent et le Poitou-Charentes, pour ce qui nous concerne, rejoint l'Aquitaine et le Limousin après moult hésitations.
En Poitou-Charentes, on passe de 4 départements à 12, de 55 élus à 183 élus régionaux. La Nouvelle-Aquitaine, avec ses 12 départements reconstitués, c'est 84 000 km², soit la superficie de l'Autriche, rien que ça. C'est 6 millions d'habitants, et surtout, ce sont des identités qui n'ont pas grand-chose en commun, il faut bien l'avouer, puisque du nord au sud, on part des Deux-Sèvres pour arriver aux Pyrénées-Atlantiques, en passant par la Gironde et les Landes, et tout à l'est, on retrouve la Creuse et la Corrèze, et avec tout ça, il faut essayer de faire région.
Qu'en est-il précisément de cette grande région Nouvelle-Aquitaine ?
En Poitou-Charentes comme en Limousin, on se sent avalé par la Gironde et son épicentre Bordeaux, mais ce sentiment, est-ce que c'est une réalité ? Alors, on est allé interroger des sociologues dans une série qu'on a écrite en cinq volets, et ces sociologues nous confirment que la région, de toute façon, c'est une construction purement administrative des années 70, il ne faut donc absolument pas s'inquiéter si on n'arrive pas à faire identité régionale, que les caractéristiques identitaires, de toute façon, même à l'échelle de Poitou-Charentes, s'étaient disparates. En effet, qu'avaient en commun Poitiers, New York ou La Rochelle à l'époque du Poitou-Charentes ?
Finalement, il faut l'avouer, pas grand-chose. Aujourd'hui encore, par exemple, le département des Deux-Sèvres, il est plutôt tourné vers la Vendée, qui, elle, appartient à la région des Pays-de-la-Loire. Et en revanche, on a interrogé les élus, et ce qui est intéressant, c'est qu'ils estiment que cette grande région, comme ils l'appellent tous, elle a quand même permis de réaliser des projets de grande ampleur à plusieurs millions d'euros. Le budget du Poitou-Charentes à l'époque, c'était 660 millions d'euros. Aujourd'hui, la Nouvelle-Aquitaine, c'est 3,3 milliards. Alors certes, à partager entre 12 départements, mais dont la puissance financière est absolument incomparable.
Élus de la majorité socialiste d'Alain Rousset ou élus de l'opposition sont tout à fait d'accord sur ce point-là. Et à 183 élus, arriver à faire cause commune, c'est remarquable. Et puis pour l'ancrage local, les 183 élus comptent sur les prochaines élections municipales parce qu'en fait, 35 élus de la région sont en parallèle maires de leur commune et 55 sont adjoints ou conseillers municipaux. Le cumul des mandats, vous le voyez, Steve, a encore de très beaux jours devant lui.
– Effectivement, merci beaucoup Delphine. Delphine Danchard, journaliste à la Nouvelle-République, merci d'avoir été avec nous ce matin. Clémentine, on va faire un tour de la presse régionale ce matin. Évidemment, on parle beaucoup des inondations, ces inondations effrayantes. – Oui, et on est ici à Chefs, ça va s'afficher. Regardez cette une impressionnante où on voit les habitants qui se déplacent en bateau dans leur quartier. Alors un quartier qu'on a du mal à reconnaître puisque les bosquets, les routes, les jardins sont noyés, les maisons baignent et résultat, regardez cette autre une de la Charente libre où un habitant a de l'eau jusqu'au genou dans sa cuisine.
Il faut savoir que c'est la troisième fois en six ans que la Charente connaît une crue significative et West France se demande ce matin comment éviter ces crues à répétition avec plusieurs pistes de réponses, de solutions. D'abord, désimperméabiliser les sols, donc les rendre plus imperméables, moins artificialisés et puis créer des zones humides, des zones tampons inondables et puis surélever les bâtiments ou prévoir un rez-de-chaussée inondable. – Un autre événement climatique d'ampleur a touché le nord de la France, c'était lundi, je crois. – Oui, et ça s'est passé en trois minutes.
C'est le titre de La Voix du Nord ce matin, c'est à Coursoir, près de Maubeuge, lundi soir, une tornade a balayé le bourg. Les vents auraient atteint 130 km heure. Alors, pas de blessés heureusement, mais des dégâts matériels importants. Un couple de la commune témoigne. On a vu des éclairs et puis on a entendu de gros coups de vent. La toiture, la cheminée, le garage se sont effondrés. Ça s'est passé en trois minutes, on n'a pas retrouvé le portail en bois. Ces micros événements sont toujours très difficiles à prévoir pour Météo France, mais il faut savoir, vous ne le savez peut-être pas, mais le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie sont des régions à risque pour les tornades.
La loi sur la fin de vie est de nouveau examinée à l'Assemblée nationale depuis lundi, après le rejet du texte fin janvier par le Sénat. Oui, elle est claire, il consacre sa une ce matin avec le témoignage poignant d'une jeune femme de 25 ans atteinte d'une maladie neuromusculaire et qui demande le droit de pouvoir mourir en France alors qu'elle commence ses démarches en Belgique. Alors, elle suit avec attention les débats sur le texte et notamment sur les soins palliatifs dont elle aimerait bénéficier, mais seulement si un médecin pouvait lui administrer un produit létal.
Elle explique que si l'on acceptait ma demande de sédation profonde, il faudrait soit débrancher mon respirateur, soit arrêter de m'alimenter. Et elle conclut en disant que je ne suis pas sûre que mourir de faim ou de soif soit la meilleure façon de mourir. Et rapidement, Clémentine, direction le sud de la France, sur les bords du Laisse à Montpellier, les restaurateurs qui tirent la sonnette d'alarme. Oui, le Midi Libre est allé à la rencontre du patron de Léon Fiche Brasserie qui vient de baisser le rideau. Et pour l'ex-gérant, le contexte économique tendu et la fermeture régulière des bords de l'Aise lors d'événements climatiques les contraignent fortement.
Il déplore aussi le manque de soutien des collectivités. Il faut savoir que c'est le troisième établissement à fermer ses portes sur les bords de l'Aise. Merci beaucoup Clémentine. Clémentine Louise, on va tout de suite revenir sur cette affaire qui embrase la classe politique. Il s'appelait Quentin de Ranck. Il n'avait que 23 ans, militant nationaliste et identitaire. Il est mort après avoir été passé à tabac par la mouvance antifasciste lyonnaise. L'enquête progresse. Elle progresse, mais peut-être moins vite que les réactions politiques. Regardez ce sujet. Il est signé Jérôme Rabier. On en parle juste après.
Cinq jours après les coups ayant conduit à la mort de Quentin de Ranck à Lyon, une vague d'arrestations a eu lieu hier soir. Ce sont neuf personnes qui ont été interpellées et placées en garde à vue dans l'enquête ouverte pour meurtre, associations de malfaiteurs et violences aggravées. Parmi eux, un assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnaud, fondateur de la Jeune Garde, groupe antifasciste fondé à Lyon. Une proximité entre ce groupuscule et la France insoumise qui entraîne l'affrontement sur le terrain politique. Après une minute de silence à l'Assemblée, la séance de questions au gouvernement a viré au bras de fer entre LFI et le gouvernement.
Aucun insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences. Et si nous combattons l'extrême droite et les groupuscules fascistes violents autour d'elle, c'est précisément car il glorifie la mort et la brutalité, érige le racisme en principe, et qu'il n'y a pas plus anti-républicain que cela. Il est temps que vous fassiez le ménage, Madame la Présidente Panneau, le ménage dans vos propos, le ménage dans vos idées, et surtout le ménage dans vos rangs. Depuis de nombreux mois, il y a une multiplication de prises de parole qui sont d'une violence inouïe, qui sont parfois à caractère antisémite, et désormais qui laissent justement de l'ambiguïté sur la violence.
Le Premier ministre a redemandé hier soir aux Insoumis de faire le ménage dans leur rang après les interpellations. L'enquête doit maintenant déterminer. Les responsabilités des interpellés, leur garde à vue peut durer 96 heures. On saura donc d'ici samedi quelle suite judiciaire sera donnée les enquêteurs disposant de nombreuses vidéos, ainsi que des témoignages de riverains.
Et on va débattre de ce sujet qui embrasse, qui enflamme la classe politique. Bonjour chère Françoise Degoua. Bonjour mon cher Steve, ça va ? Vous êtes éditorialiste politique, vous êtes en face d'Hubert Cougurie, directeur de l'information du Télégramme. Bonjour Hubert. Bonjour Steve. Ce qu'on voit, c'est qu'il n'y a pas de temps de deuil. Tout de suite, la classe politique qui s'embrasse, est-ce que ça vous surprend Françoise ? Non, ça ne me surprend plus, mais j'ai presque envie de dire, vous savez, il y a quelque chose qui m'écœure là-dedans.
D'abord parce que, quelles que soient les causes pour lesquelles militaient Quentin, quelles que soient les circonstances avant, pendant, après, la réalité, c'est qu'il y a un fait intangible, c'est la mort de ce jeune homme. Et on ne peut pas mourir sur un trottoir glacial parce qu'on défend des idées politiques que moi je ne défends pas, mais ça n'est pas le sujet. Ça, c'est le premier point. Et ce point-là est fondamental, et ce point-là est finalement battu en brèche depuis 48 heures par une classe politique qui ne se tient plus. Et je dis bien qu'il ne se tient plus et qui est absolument honteuse, j'ai envie de dire.
Et ce n'est pas mon genre, moi je ne suis pas populiste, ce n'est pas mon truc, non, non, vraiment, je vais finir. Hier, l'Assemblée nationale, Mathilde Panot défend l'indéfendable. On ne compare pas les morts, on n'est pas en train de faire, de tenir des comptes d'épicier sur combien a tué l'extrême gauche et combien a tué l'extrême droite. La défense d'LFI est tout à fait indigne. On va parler d'LFI, mais là, juste de manière générale, et Sébastien Lecornu, lui aussi se fait plaisir parce qu'il est Premier ministre. On ne fait pas cela dans ce moment-là. – Non, monsieur, alors t'en aille. – Le Baird n'est pas d'accord.
– Non, mais enfin, je ne vois pas pourquoi on taprait systématiquement sur la classe politique. La défense de la France insoumise n'est pas une défense, c'est une forme d'évitement. Mathilde Panot a été ridicule hier à l'Assemblée. Et Sébastien Lecornu, qu'on ne connaissait pas dans ce registre, a adopté finalement une attitude assez ferme. Je pense quand même qu'il y a une forme de réalignement aussi du spectre politique puisque le chef de l'État a donné le ton ce week-end en parlant de la France insoumise, de l'antisémitisme. Et donc, Lecornu, il est un peu dans cette veine-là.
– Mais vous ne trouvez pas qu'effectivement il y a un embrasement ou que les politiques se font un peu plaisir aussi avant les élections marseilles. – Je ne pense pas qu'ils se fassent plaisir. On est dans un moment de bascule où effectivement la France insoumise est en grande difficulté. Et il est évident que la droite, mais ce qui est plus nouveau, le centre, en profite pour essayer de les enfoncer parce qu'effectivement, ils n'ont pas les réponses appropriées. Ils auraient dû tout de suite réagir, dénoncer le comportement de l'assistant parlementaire. Alors, ce n'est même pas eux qui ont pris la décision.
Ça a été pris par la présidente de l'Assemblée, madame Yaël Bouon-Pivet, de l'exclure de l'Assemblée. Donc je trouve que… – Hubert, moi je ne suis pas d'accord. – Moi, je ne suis pas pour taper sur la classe politique en permanence. Je pense simplement que… – Il y a un événement qui est tragique et on pense tous à ses parents, mais il y a des conséquences politiques qui vont suivre. – Bon, Hubert, moi j'entends ce que vous dites. Vous avez absolument raison. Je ne suis pas du tout… Moi, je défends toujours les politiques dans leurs valeurs intrinsèques. Donc je ne suis pas du tout une populiste. Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites.
Emmanuel Macron, sauf le respect que nous avons à lui, n'a pas à dire qui est d'extrême-gauche ou pas. Moi, je considère que la France insoumise est d'extrême-gauche. – Ce n'est pas lui qui l'a dit, c'est le Conseil d'État. – Non, c'est lui, c'est le Président de la République qui fait cette déclaration et qui dit « Je considère, oui, bien sûr, que la France insoumise est d'extrême-gauche bien avant que Quentin trouve la mort. » Ça, c'est le premier point.
Le deuxième point, c'est qu'il faut être un peu une buse et complètement aveuglé par le petit landerneau médiatique et politique pour penser une minute, pour penser une minute que LFI, à un moment donné, ne va pas tirer les bénéfices de cela. – Tirer les bénéfices de cette affaire ? – Bien sûr, parce que la polarisation… – La polarisation, mais c'est la façon dont nous polarisons de façon débile, débile au sens premier du terme, ce n'est pas comme on dit débile entre nous, de façon idiote. Nous polarisons au lieu d'essayer de trouver une voie du milieu, une explication apaisée, attendre l'enquête.
Je n'enlève rien de la responsabilité de l'assistant parlementaire, je n'enlève rien de la réaction indigne de Jean-Luc Mélenchon dans le premier tweet. qui n'enlève rien de la réaction, mais… – Oui, alors, puisque vous parlez de ça… – Non, je termine, si vous voulez. – Alors, oui, terminez rapidement, cher. – Non, non, mais je termine. – Laissez-moi parler aussi. – Non, non, je termine. – Ce n'est pas une allocution. – Ce n'est pas une allocution, je vous explique ce qu'au bout de ma pensée, parce que j'en ai ras-le-bol, mes raccourcis. – Allez-y, raccourcis. – Je vous dis juste qu'il est impossible de ne pas comprendre qu'il y a une polarisation, que l'extrême-droite…
– Pas nouveau, ce n'est pas nouveau. – Il y a toujours eu des groupus purs. – Je termine, Hubert, l'extrême-droite et l'extrême-gauche sont en train de se choisir, sont en train d'installer cette espèce de doublément qui élimine tout ce qu'il y a au milieu. Et je ne veux pas tomber dans ce truc. – Alors, on va écouter Jean-Luc Mélenchon, je vous donne la parole tout de suite à Hubert. Jean-Luc Mélenchon qui a rejeté les accusations visant son parti, il a dénoncé aussi l'attitude du Premier ministre Sébastien Le Corne. Écoutez Jean-Luc Mélenchon.
– Regardez, apprenez, méditez. Pas de surenchère. Aujourd'hui même, alors que nous sommes sous les coups des accusations les plus grotesques, les plus ridicules, les plus injustes, les plus dangereuses pour nos personnes, de notre côté, nous ne cédons pas à la facilité.
– Il prône l'apaisement. – Oui, bien sûr. Le problème, c'est qu'il était un peu déjà sur cette tendance, puisque je l'ai entendu dire à Sébastien Chenu, vous avez dit 10 ans d'avance sur nous en matière de dédiabolisation. Sauf que là, il replonge dans une image détestable, entretenue par un certain nombre d'événements, leur attitude après le 7 octobre, etc. Il y a toujours eu des groupuscules. La différence, c'est que le Rassemblement national essaie de se tenir à l'écart de ces groupuscules. Alors bien sûr, il y a des rechutes. – Il n'y a pas toujours réussi. – Bien sûr, il y a des rechutes, il y a des brebis galeuses qui sont pointées par la presse, etc.
Mais ils font un effort, il y a une volonté. Chez eux, pas du tout. Et c'est là que ça pose problème. Parce que ça bouscule toute la gauche, en fait. Parce que la gauche, elle a une stratégie d'alliance, plus ou moins inavouée. Mais malgré tout, on pensait quand même à la fusion des listes au deuxième tour. Et là, le fait que la France insoumise replonge dans ses démons, dans cette espèce de volonté, de stratégie du chaos, etc., ça pose un problème politique.
Et derrière, tout l'énervement et tous ceux qui se réjouissent d'avoir été longtemps ostracisés et qui disent, vous voyez, maintenant, vous ne pouvez pas dire, il y a d'un côté l'extrême droite et puis il y a l'FI qui n'est pas d'extrême gauche. Non, ils sont finalement aujourd'hui rejetés un peu dans la même opprobre. Eh bien, aujourd'hui, les lignes politiques sont en train de bouger. Est-ce que ce sera durable ? Je ne sais pas. L'actualité politique va tellement vite qu'on ne peut pas savoir. Mais qu'est-ce qui bouge ? Il y a une volonté qui m'avait frappé chez Jean-Luc Mélenchon l'autre jour. Je regardais avec Jean-Noël Barraud sur les questions internationales.
Il y a une volonté chez lui de se représentationaliser. Et là, c'est raté. C'est raté parce qu'il est dans le déni et ça ne me trompe personne. Je vous donne la parole. On va écouter Rachida Dati qui, justement, essaye de tirer les conséquences de toute cette affaire. C'était sur RTL ce matin. Écoutez-la.
Moi, ce qui me frappe, c'est que là, effectivement, on pointe Jean-Luc Mélenchon et d'autres, mais toute la gauche est concernée. Le nouveau Front populaire, je vous invite à regarder quels étaient leurs soutiens. Ils ont tous été élus avec le soutien de la Jeune Garde. C'est sur leurs affiches et sur leur site. Donc, moi, je veux bien qu'on puisse cibler, évidemment, uniquement et les filles, mais c'est plus large que ça. Le nouveau Front populaire, c'est toutes les mouvances de gauche, y compris la Jeune Garde. Elle est sur le site et elle est en soutien à tous ceux qui ont été élus à gauche, sous la bannière Nouveau Front populaire.
Ça devient une affaire pour toute la gauche. Elle est très marrante, Rachida Dati. Et là, je vais la lever comme une bleue. Vous savez qui a tweeté ça, quand même. Cette nuit à minuit et demie, Sarah Knafo tweet une affiche où on voit Emmanuel Grégoire en 2024. Alors, en dessous, il y a la liste des soutiens et en dessous, il y a la Jeune Garde. Et donc, Rachida Dati, qui, ce matin, se précipite pour prendre cet argument. Est-ce que je montre, moi, les affiches avant que Génération Identitaire soit interdite ? Le nombre d'affiches de Sarah Knafo, de la droite extrême avec Génération Identitaire. Excusez-moi, en 2024, on ne va pas refaire... Excusez-moi, on ne va pas refaire l'histoire.
En 2024, la Jeune Garde n'est absolument pas interdite. C'est une organisation militante de jeunesse de la gauche extrême. Refaire l'histoire aujourd'hui, c'est absolument honteux. Je rappelle également, à toutes fins utiles, je rappelle également à tous les idées qu'il y a des photos maintenant qui sont totalement construites en IA, qui circulent sur Internet, où on voit Emmanuel Grégoire, comme par hasard, le candidat socialiste, serrer la main de Raphaël Arnaud. Cette image n'existe pas, elle est fabriquée. Donc, je vous dis juste... Il y a un bras de fer électoral derrière tout ça.
Je suis d'accord avec Hubert, c'est par capillarité, véritablement, LFI, cette affaire, évidemment, par capillarité, abîme la gauche qui n'a pas à l'être. Ah, donc vous êtes d'accord avec Rachida Latine ? Non, mais non, il ne faut pas dire que Sarah Knafo représente toute la droite. Sarah Knafo, elle fait le buzz sur le plan médiatique. Et Rachida reprend ses arguments. Elle est alliée à l'AFD au Parlement européen. Donc, la question n'est pas là. La question, c'est qu'en gros, il y a eu une volonté des socialistes de s'émanciper de la France insubise dont ils ont eu besoin pour se faire élire.
Mais ça va au-delà des socialistes puisque ça concerne aussi le cordon sanitaire dont a profité un certain nombre de députés du Bloc central. Et donc, aujourd'hui, après les efforts qui ont été faits, et il faut bien reconnaître que Olivier Faure a plutôt bien manœuvré à l'Assemblée, il a obtenu ce qu'il voulait en matière budgétaire de façon excessive à mon avis. Mais en tout cas, ils ont réussi à sortir par le haut de cette séquence. Olivier Faure a s'affirmé. Et aujourd'hui, on est dans une séquence électorale puisque les municipales, c'est demain. Et donc, la question des alliances se repose.
Je suis désolé, la France insoumise, ce n'est pas comme le Parti communiste à l'époque de l'Union de la Gauche. La France insoumise, c'est un parti qui est quand même assez tangent. Mais là où je suis d'accord avec Françoise, c'est qu'en fait, je ne suis pas certain que ça change grand-chose pour une part est en rupture de banc et qui, de toute façon, estime que ce qu'on est dans le complot et je ne suis pas sûr que ça change grand-chose. En revanche, sur le positionnement des socialistes, ils vont découvrir, et là, ça me fait assez plaisir, ce que la droite subit depuis des décennies, à savoir comment on se positionne par rapport à un parti extrême.
Alors, Hubert, je suis absolument d'accord avec vous sur... Je pense qu'ils ne vont pas découvrir. Vous regardez l'ensemble des villes. D'abord, toute l'alliance hors LFI est en tête dans toutes les villes et en pole position. C'est le cas d'Emmanuel Grégoire à Paris. Sophia Chiquirou ne décolle pas du 11-12. C'est le cas à Toulouse. C'est le cas où le parti socialiste peut embarquer la ville. C'est le cas à Strasbourg. C'est le cas à Lille. C'est le cas à Marseille. C'est le cas à Amiens si je prends des villes moyennes. Donc, si vous voulez, la question... Marseille, on verra. La question... Je pense que les accords...
Vous dites que LFI est déjà un épouvantail pour une partie de la gauche et que ça, ça n'a rien changé. LFI n'a pas réussi. Alors, ils vont expliquer, ils théoriseront en expliquant qu'ils ont fait rentrer des gens dans les conseils municipaux pour le Sénat. Mais la réalité, c'est que Jean-Luc Mélenchon a envoyé ses meilleurs sabreurs pour prendre les villes détenues par les socialistes et qu'ils n'y arrivent pas. De Logu à Marseille plafonne à 13. C'est pas un bon candidat. Mais Chiquirou plafonne à 12. Il m'a allé loin derrière le candidat social. Et je cite ces villes comme ça, de mémoire. Donc, la réalité, c'est que la rupture, elle est déjà faite.
Et vous verrez que dans ces villes-là, dans la quasi-totalité de ces villes-là, il n'y aura aucun appel à LFI pour le second jour de la part du presse. Juste pour continuer sur cette affaire, le député Raphaël Arnaud, fondateur de la Jeune Garde, peut-il rester à l'Assemblée nationale ? Peut-il rester député ? On a posé la question ce matin à Yael Broun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale. Écoutez, c'est sur TF1.
Je suis extrêmement choquée de voir que quelqu'un peut être député tout en commettant des actes pas délictueux parce qu'il n'est accusé de rien au niveau pénal, Raphaël Arnaud. Mais on voit bien qu'il y a toute une mouvance autour de lui qui est susceptible de toucher de près ou de loin à des actes violents. Le problème, c'est que juridiquement, et moi je suis là pour appliquer le droit et la loi et j'en suis garante, je ne peux pas démettre un député de ses fonctions. Est-ce que vous souhaiteriez que le Conseil constitutionnel peut le faire ?
Est-ce qu'il peut rester député ? Il a le droit de rester député. Est-ce qu'il peut rester à l'intérieur du groupe La France Insoumise ? À mon avis, non. Mais ce qui est compliqué, si vous voulez, quand vous regardez les groupuscules, c'est que les groupuscules de droite sont plus faciles à identifier parce qu'ils sont en général assez centralisés et donc la police les connaît mieux alors que l'extrême-gauche, c'est une nébuleuse. Il n'empêche, ils ont refusé l'interdiction qui avait été décidée pour faire bonne mesure d'ailleurs avec les groupuscules d'extrême-droite en juin 2025. Génération identitaire, basse-monde sociale, etc.
Et aujourd'hui, finalement, ils sont pris un peu la main dans le pot de conviteur parce qu'en fait, ils n'ont... Vous parlez de la jeune garde. Oui, ils n'ont jamais... Il n'y a jamais eu de... Non, mais elle est fibre. Ils n'ont jamais eu de prévention, si vous voulez. Ils n'ont jamais dit un mot. Ils n'ont jamais... Il fallait quand même... Il faut voir le rôle que joue la jeune garde. Puis il y a une espèce aujourd'hui d'alliance avec des mouvements d'écologie radicale dans les campagnes. On a vu ce qui s'est passé à Sainte-Solene, dans les universités, sur les campagnes, etc. Mais il faut rappeler pour ceux qui nous écoutent...
Le débat politique, elle est là et elle touche toute la société française. On va rappeler quand même que la France insoumise a condamné la violence. Condamne de manière générale la violence en politique. Emmanuel Bompard, qui est le coordinateur de la France insoumise, qui a fait un tweet c'était vendredi dernier pour condamner effectivement cette violence en politique. Françoise, vous vouliez réagir ? Oui, parce que pour le moment, moi, je veux bien qu'on ait quand même dans un état de droit. Ça s'appelle. Et pour moi, ce n'est pas quelque chose qui peut se piétiner et surtout pas dans la ferveur de plateau. Pourquoi j'aime ce plateau ? Parce que nous restons normaux.
Je regarde certains plateaux. On est carrément... Nous sommes normaux. Oui, non mais nous sommes raisonnables. J'entends certains plateaux de radio et de télé. Si vous voulez, ça devient du délire. Il faudrait tout de suite destituer Raphaël Arnaud. Je rappelle que Raphaël Arnaud, moi, je pense quand même que la faute fondamentale, c'est de l'avoir investie et qu'elle est filée investie. Et pourquoi Jean-Luc Mélenchon a misé sur lui précisément ? Parce qu'il y a toute une tradition. Parce que Jean-Luc Mélenchon vient du trotskisme. Enfin, on dirait que vous oubliez tous. OK, il est passé par la machine à délaver du Sénat. Ça n'autorise pas tout. Je veux dire... Il y a une théorie.
Il a toujours assumé les milices d'autodéfense. C'est en cela qu'à un moment donné, avec la gauche sociale-démocrate, ça ne peut plus fonctionner. Donc, ça, c'est le premier point. Le deuxième point, je ne vois pas pourquoi Raphaël Arnaud serait démissionné. Et Yael Brunpivet a raison de le rappeler. Nous ne sommes pas dans une dictature. On verra s'il y a des échanges sur son portable, s'il y a des échanges entre lui, son collaborateur et un lien qui est fait et qui est avéré.
Arrêtez des échanges sur son portable
avec son collaborateur. C'est son collaborateur. Est-ce que je peux terminer ma phrase ? Ben non, parce que là, vous êtes le contraire de la réalité. On ne peut pas finir des échanges avec son collaborateur. Laissez-la terminer, je vous donne la parole, Hubert. Enfin, vous êtes quand même délirants, Hubert. Des échanges avec son collaborateur en lien avec la mort de Quentin. Vous pouvez laisser finir une phrase ou pas ? Non, non, non. Si vous avez ce type d'échange-là, évidemment qu'il sera impliqué, mais ce n'est pas parce que son assistant est impliqué que Raphaël Arnaud est impliqué.
Et on rappelle que l'assistant aussi bénéficie de la présomption d'un insoumise juste au début de cette enquête qui se prend encore plusieurs semaines. Mais n'attendez pas à part le procureur et je peux le comprendre, mais bien sûr, le procureur est prudent, mais je veux dire, dès le début, la France insoumise a compris que c'était une affaire extranjéricale pour elle. Ils ont fait des tweets, etc. Qu'est-ce que vous attendez ? D'avoir des messages de Raphaël Arnaud en disant ce qu'il fallait faire à son collaborateur parlementaire. Le lien est organique. On comprenne bien, Hubert. Vous dites qu'il faut que Raphaël Arnaud démissionne. C'est pas moi que je décide. Je suis pas...
C'est la présidente de l'Assemblée. Écoutez, le lien organique est évident. OK, entre un collaborateur. OK, d'accord. Vous êtes directeur d'une rédaction. Non, non, non. Hubert, stop. Vous êtes directeur d'une rédaction. Vous avez un journaliste qui est votre bras droit, d'accord, qui, le week-end, ce n'est pas encore prouvé. Il se retrouve dans un endroit où, à un moment donné, si vous voulez, il y a quelqu'un qui meurt. Vous démissionnez... On dit qu'il a porté des coups, je veux dire. Mais vous avez un lien organique. Moi, j'ai pas de journaliste qui se bat dans la rue. Pour qu'on avance. Mais juste, voilà. Le lien organique ne peut pas suffire.
De manière générale, il nous reste très peu de temps. Encore une fois, présomption d'innocence, enquête de progrès sur la violence en politique. C'est pas nouveau. Et j'aimerais vous entendre là-dessus. C'est pas nouveau à l'extrême-gauche. Est-ce que là, on est en train de passer un cap, quelque chose qui n'existait pas encore avant ? Hubert et François, vous allez conclure. Moi, je pense que la violence en politique, ça n'est pas nouveau. Je pense simplement que cette affaire intervient dans un moment de bascule et de réalignement du spectre politique. Le chef de l'État l'a bien compris parce qu'il était assez prudent jusqu'à présent et ça lui était reproché.
Notamment, on lui avait reproché de ne pas participer à la marche contre l'antisémitisme. et là, ils ont changé de pied. C'est une bascule. Je ne dis pas qu'elle va être décisive pour les prochaines échéances mais je pense que c'est quand même ça qui est le plus important. La violence en politique, elle a toujours existé. C'est malheureux. Elle a pris aujourd'hui sans doute une dimension verbale qu'on n'avait pas vue depuis plusieurs décennies. Vous concluez ? Oui, je pense que la violence en politique... De manière normale, comme vous...
De manière normale, vous savez, on a connu les années 30, on a connu des députés cagoulards et d'extrême droite qui insultaient Léon Blum à la Chambre des députés. La dernière fois qu'on a connu ce type de violence dans une assemblée, c'était les années 30. Donc, comparaison n'est pas raison, mais je pense que nous sommes dans un climat tout à fait putride. Moi, ce que j'ai vu hier à l'Assemblée, ce que j'entends, et nous restons raisonnables ici, ce que j'entends me dit qu'effectivement, la violence n'est pas nouvelle, mais le moment historique dans lequel elle se déroule est véritablement un moment dangereux.
Ce qui a été dit à l'Assemblée hier était, Steve, par un sourire rapidement, Hubert, on a plus de temps, un mot. Ce qui a été dit à l'Assemblée hier était sain. C'est à faire avec, attention, on va terminer avec un sourire. C'est l'heure de l'histoire du jour. Ah bah oui, toujours. Aujourd'hui, je voulais vous parler de Lydie Pace. C'est une belle histoire du jour, une très belle histoire. Même Lydie est une chanteuse née en Centrafrique à la fin des années 70. Sa famille a été contrainte de quitter le continent dans la foulée des répressions lancées par l'empereur Bokassa. Elle trouve réfuge en France, d'abord en Bourgogne, puis dans l'Est de la France, enfin en Picardie.
Lydie est déterminée à réussir, à percer dans la musique. C'est une voix exceptionnelle. Cet automne, elle a participé à un grand concours organisé par le Carnegie Hall de New York depuis sa cuisine. En visioconférence, elle a interprété Aïda Deverdi et c'était tout simplement éblouissant. Écoutez-la. Elle a une voix tricoloratur, magnifique. La musique a douci les bras. Exactement. Et Lydie, elle a subjugué de jury, elle a gagné son billet pour New York à la suite de cette prestation. Elle se produira demain en live au prestigieux Carnegie Hall. C'est une très belle histoire qu'on avait envie de vous raconter ce matin. Merci beaucoup, Françoise.
Vous ne voulez pas discuter ça à l'Assemblée nationale ? On va essayer, on va proposer à l'Assemblée nationale et Sénat. Merci Hubert. Merci à vous. Merci beaucoup, Françoise. Merci à vous devant votre écran pour votre fidélité. Merci, mon cher ami. Cet après-midi, vous avez rendez-vous avec Tam Travi pour les questions au gouvernement ce soir. Vous retrouvez Thomas Hub pour Sens Public. Excellente journée sur Public Sénat. Bye bye. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat. Sous-titrage Société Radio-Canada
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