🟠 "Ouvrons des lendemains qui changent !" Le discours de Clémentine Autain au 1er congrès de L'APRÈS
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Clémentine AutainFait
« seul le respect du droit international peut permettre de défendre la liberté et la démocratie »
- 0:30Clémentine AutainFait
« nous disons aujourd'hui ni Benjamin Netaniaahou ni le régime iranien des Molla »
- 3:00Clémentine AutainFait
« L'État nous laisse crever »
- 6:00Clémentine AutainChiffre
« le patron de la SNCF a décidé d'ici 10 ans de supprimer 4000 à 10000 km de rail »
- 9:00Clémentine AutainChiffre
« 2/3 des Français disent qu'ils sont satisfaits des services publics »
- 12:00Clémentine AutainChiffre
« 9 millions de personnes sont venues voter pour le Nouveau Front populaire »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Applaudissements] Elle est cfondatrice de la Prê, elle est députée de SIN. Elle vient de faire une tournée dans plus de 35 villes en France pour parler de l'esprit public dans des salles qui rassemblent toute la gauche. Elle est candidate à la candidature de la gauche qui sera peut-être une primaire.
Clémentine Ain. On l'applaudit. Clémentine, moi aussi je vous aime.
Chers amis, chers camarades, cette nuit, cette nuit, les bombardements États-Unis sur l'Iran ont plongé plus encore toute une région dans l'abîme. L'engrenage guerrier est un poison absolument mortel pour les civils, pour la paix. C'est une menace aussi pour le monde entier.
Et je veux dire à cette tribune de manière très solennelle aujourd'hui à quel point pour nous seul le respect du droit international peut permettre de défendre la liberté et la démocratie. Nos pensées vont aux enfants, aux femmes et aux hommes que dans tous ces pays qui vivent sous les bombes et dans des pénuries bien orchestrées et bien ils subissent la folie des dirigeants hyper virilistes qui rêvent de dominer, qui rêvent d'exploiter, qui rêvent même d'exterminer des peuples comme le gouvernement d'extrême droite israélien Benjamin Nan avec sa dynamique génocidaire contre le peuple palestinien. Alors je le redis comme nous l'avons dit au moment de l'agression de Poutine en Ukraine, nous avons dit ni Trump ni Poutine.
Nous disons aujourd'hui ni Benjamin Netaniaahou ni le régime iranien des Molla. Ce que nous voulons, c'est la diplomatie, la justice qui sont les conditions de la paix. Et notre boussole, ce sont les principes humanistes, les règles collectives et ça commence par le cesser le feu immédiat.
Voilà quelle est notre boussole sur les questions internationales et si la France veut retrouver son influence, son rayonnement, il faut qu'elle sorte du de poids de mesure. il faut qu'elle sortent des discours très ératiques euh ou des discours parfois non suivis des faits comme on l'a vu et c'est une honte pour notre pays dans l'incapacité du président de la République à mettre à l'ordre du jour enfin la reconnaissance de l'État de Palestine et une capacité pour la France d'investir dans la diplomatie au lieu de la laminer et d'offrir je le crois un modèle un modèle d'un autre développement fondé sur la justice qui soit plus vertueux pour entraîner au lieu de s'isoler. Et quand je dis entraîner, c'est bien sûr en Europe, mais c'est aussi avec les pays du sud parce qu'il y a d'autres pays à travers le monde qui n'ont pas oublié de s'adresser au pays du sud et qui du coup permettent d'engager en fait des dynamiques pour défendre le droit et pour défendre les peuples opprimés.
Et c'est de cette France-là dont je veux aujourd'hui vous parler parce qu'en effet, comme ça a été dit, je pense que cet été, j'aurais euh visité, je me serais déplacé dans plus de 35 villes et villages. Trembler en France, Marseille, Strasbourg, Lille, Calais, Dinquerc, Lyon, Besançon, Clairmontferrand, Soxyange. Soxyange, très belle ville, 1300 habitants avec un maire incroyable, deux générations d'ailleurs.
Vincent Cholet Chalet pardon Cheville Laue Tour Saint-Pierre des Corp Valence Leteille Tournon Saint-Martial d'Artens Périgueux Agin Nanre Anger Renn l'Orient Saint-Nazer Nant Clamsy Gap Bon Bible alors incroyable une librairie à Banon je sais pas si vous connaissez incroyable librairie à Banon un vrai service public municipal de la culture c'est une c'est une librairie privée mais franchement il faut il faut faire plus de librairie comme à Banon Trap avec notre cher Ali Rabet le Havre Rouan et bientôt quand énim et après peut-être un peu de vacances mais en tout cas c'était extrêmement enrichissant de faire ce tour et j'ai fait ce Tour de France pour être d'abord et avant tout à l'écoute des Françaises et des Français de leurs souffrances, de leurs aspirations et pour y défendre l'esprit public. Mais j'y étais aussi pour voir le déjà là d'une autre société solidaire, humaniste, vertueuse pour le climat et la biodiversité. En tout cas, de tout ça, je retiens d'abord l'urgence.
Qu'est-ce que j'ai entendu ? J'ai entendu de l'anxiété, de la peur, un sentiment d'abandon chevillé au corps des Français qui n'en peuvent plus d'être méprisés, d'être humiliés. Et c'est vrai que c'est un ralbol assez général parce que quand je suis bien sûr avec les salariés d'Arcelor Mital à la fois à Dunkerc mais aussi à Indre en Lor Atlantique où ce sont là aussi 80 des 342 postes d'ici à 2026 qui vont être supprimés, c'est plus à bas bruit.
Euh qu'est-ce que j'entends ? J'entends cette phrase l'ancinante : "L'État nous laisse crever". Quand je suis à Clermontferrand avec les salariés d'OCP, beaucoup plus de femmes à cet endroit.
Là pareil, l'État nous laisse crever mais en plus il y a dans l'annonce une déshumanisation qui atteint des sommets. C'est-à-dire que c'est le directeur régional d'OC qui débarque, qui fait un discours sur on va remettre Auchamp sur pied et cetera, qui invite les salariés et à la fin du discours, il dit et c'est pourquoi nous allons fermer plusieurs sites dont le vôtre. C'est d'une violence absolument inuie parce que nous sommes dans un système où y compris les décideurs ne viennent plus eux-mêmes directement annoncer leur forfaiture et il n'y a plus de lien en fait de ceux qui jouent au monopolie avec les boîtes et la réalité des salariés et ce qu'ils vivent.
Mais quand je suis à Périgueux avec les commerçants dans la rue centrale, c'est le même discours. C'est les ça l'État ne nous aide pas. L'État n'est plus là.
Quand je suis dans les Hautes Alpes, je r rencontre les c'est pas toujours des salariés, en tout cas des artistes, des gens qui travaillent dans le monde de la culture. Et je tiens à dire parce que il y a un plan social extrêmement sournois dans le monde de la culture dont on parle peu et c'est un immense plan social. Maintenant, il y en a des artistes qui sont en train de se former pour devenir faire de la cuisine ou faire complètement autre chose.
C'est catastrophique. Et l'extrême droite ne s'y trompe pas. Vous savez qu'en Italie, les premiers les premiers actes qui sont posés par Mélanie, c'est de changer les nominations de directeur de théâtre parce qu'ils ont compris que par la culture, on a accès à l'autre.
Par la culture, il y a de l'empathie, il y a du sensible, tout ce que veut supprimer l'extrême droite et de plus en plus, malheureusement celles et ceux qui nous gouvernent aujourd'hui. Mais qu'est-ce qu'ils me disent ? Ils me disent la même chose.
Ils nous disent "L'État s'en fout complètement de nous. Il y a plus de moyen, il y a plus de soutien, il y a plus rien. Quand je suis à Rouan dans le CHR qui est un le deuxème plus grand espace psychiatrique, hôpital psychiatrique de France, alors là c'est vraiment l'état de délabrement he c'est-à-dire c'est impressionnant.
On a des lieux qui tombent en ruine et des personnels qui sont absolument au bout du rouleau. Comme dans tous les services publics, on me dit l'État nous laisse crever. Et quand je suis à 30 km de Strasbourg dans une ferme, la ferme de Trottenhausen où des jeunes se sont installés maréchés, éleveur pour faire de l'agriculture bio.
Il travaillent plus de 70 heures par semaine. Ils ont pas de vacances, ils croient à ce qu'ils font et ils arrivent même pas à se sortir un salaire. Mais quand je dis pas sortir un salaire, pas un SMIC.
Et ils savent pas combien de temps ils vont pouvoir tenir alors que tout ce qu'ils produisent en fait, ils sont capables de l'écouler et de le vendre. Donc c'est simplement qu'ils n'ont pas l'argent pour investir dans ce qui leur permettrait de produire davantage de manière vertueuse pour l'environnement de la nourriture saine. Et ces gens-là, ces jeuneslà n'ont pas les moyens parce que le foncier a été si cher que pour acheter la ferme, ils ont déjà plus de sous, ils sont surendettés.
Je pense qu'avec tout ça, on va dans le mur. Et ce qui fait commun à tout ça, c'est la logique de marché. C'estàd qu'au fond la marchandisation de la société est un désastre absolu et c'est elle qui est à la racine de tout ce sentiment de délaissement de l'impression que plus rien ne marche et que tout va à volot.
C'est un désastre. Et bien moi je dis que nous avons une mission majeure, c'est que la puissance publique redevienne maître du jeu. C'est que l'État soit au rendez-vous, qu'il soit là et qu'on réponde à l'abandon, à l'humiliation et au déclin par un état protecteur, par un état qui agit, par un état qui organise dans le temps la satisfaction des besoins essentiels.
Là où le capitalisme, mes chers camarades, lui satisfait les besoins du capital. Ce qui s'est passé depuis un siècle, c'est assez simple. On nous a promis la prospérité avec le capitalisme, hein, parce qu'on allait produire produire, tout le monde allait avoir ce qu'il voulait.
Qu'est-ce qui s'est passé à la fin ? Il s'est passé que les inégalités ont été creusées. Tout le monde n'a pas accès à l'essentiel, c'est-à-dire un toit sur la tête, de quoi se nourrir sainement, accès aux soins, à l'éducation, à la culture. et qu'en prime le capitalisme a créé toute une série de besoins artificiels avec le marketing, la publicité, la course aux nouvelles technologie et que moralité des courses aujourd'hui, on a une inversion, c'est-à-dire que le capitalisme a mis l'appareil productif au service de ses besoins.
Et ce que nous nous devons faire, c'est de mettre la c'est de faire les choses dans l'autre sens, c'est-à-dire que l'appareil productif soit capable de satisfaire nos besoins. une inversion absolue que nous avons aujourd'hui à opérer. Ma conception de l'État, je vous le dis tout de suite, ma conception de l'État et je pense notre conception de l'État, c'est pas le gosplan, la planification soviétique.
C'est l'idée que on a enfin un pilote dans l'avion et que ce pilote est capable d'organiser d'organiser dans le temps la satisfaction des besoins et de s'appuyer sur l'économie sociale et solidaire, sur les collectivités locales, de développer une économie de proximité. C'est ce que j'appelle l'esprit public parce que pour moi l'esprit public c'est trois choses. C'est l'économie de la mise en commun qui respecte la planète.
C'est un état stratège, je le redis, capable d'organiser dans le temps la satisfaction des besoins. Et c'est l'exigence démocratique sans laquelle absolument rien n'est possible parce que y compris même pour définir quels sont nos besoins et pour les hiérarchiser et bien il faut toujours plus de débat démocratiques, toujours plus de participation citoyenne aux décisions en commun. Et c'est ainsi ainsi que nous pouvons répondre aux salariés d'Arcelor Mital de Général électrique d'OC et d'ailleurs que oui, il est possible d'agir et que l'État peut l'État peut nationaliser.
L'État peut lutter contre le dumping social et environnemental. L'État peut étendre les droits des salariés. Il peut en finir avec des aides publiques qui par centaines de milliards sont déversées à des entreprises sans aucune contrepartie ni sociale ni environnemental.
Il peut développer la démocratie dans l'entreprise. Aux commerçants de Périgueux, on peut leur dire que le soutien a une économie de proximité qui est essentielle aujourd'hui parce que les villages ils crèvent de ça. Les villes aussi hein, beaucoup de villes.
Et ce que je vois dans les quartiers populaires et dans les ruralités populaires, c'est de même nature en vérité. C'est absolument de même nature. Donc ce qu'il faut c'est être capable de renouer avec une économie de proximité et donc pas tout pour les plus gros et rien pour les plus petits.
Inverser la logique et faire en sorte que la fiscalité soit plus favorable pour tout ce qui permet de relier, tout ce qui peut permettre d'être dans une économie de proximité et de satisfaire les besoins de la population à égalité entre les territoires. Ce que le marché ne peut pas faire parce qu'il se fout littéralement de la de l'universalité des droits. Ce n'est absolument pas son sujet.
Seule une économie fondée sur l'esprit public peut avoir en tête le bien commun et donc l'égalité et la justice sociale. aux artistes, il faut leur dire que nous nous investirons dans la culture, nous investirons dans la création, nous soutiendrons les compagnies et pas simplement les grandes les festivals et pas simplement les grands festivals et que nous serons capables d'élargir ce magnifique droit des intermittents qui est en train d'être grignoté dans tous les sens parce que l'intermittent c'est à mon sens même une logique qui peut être étendue à d'autres champs et qu'il faut non seulement préserver mais développer aux agents des hôpitaux. Nous leur disons comme à tous les agents de la fonction publique que ça suffit le gel du point d'indice, que ça suffit le New Public Management, que ça suffit l'austérité des comptes publics.
Et ça c'est une une un axe essentiel. Parce que je veux dire un mot là-dessus, les services publics, ils crèvent pas seulement de l'austérité budgétaire, ils crèvent d'un management qui est obsédé par les PowerPoint, vous savez, le reporting toute la journée et les gens sont malheureux parce que les gens ne peuvent pas faire valoir leur savoir-faire professionnel et il passe un temps infini à tout comptabiliser, à tout reporter dans une logique de gouvernance par le chiffre qui nous éloigne chaque jour un peu plus des missions essentielles, des missions qui permettent d'avoir un rapport humain à tous les usagers et les usagères des services publics. Donc ça ça me paraît tout à fait essentiel.
Quant aux agriculteurs et bien je leur dis une chose mais qui est valable pour beaucoup de monde dans ce pays, c'est que ils doivent elles doivent pouvoir vivre de leur travail. C'est quand même incroyable que sur des métiers aussi essentiels, c'estàdire celui qui consiste quand même à nous alimenter, nous ayons autant de d'agriculteurs, autant de paysans et de paysanes qui ne sont pas capables, qui ne peuvent pas se faire un salaire digne, c'est-à-dire de sortir du seuil de pauvreté et que nous ayons un paysan sur trois, pardon, un paysan qui se suicide tous les 3 jours. Je pense que là, on est dans une situation qui ne touche pas d'ailleurs simplement les territoires ruraux mais qui je pense devient un sujet national parce que l'alimentation comme la santé sont des sujets aujourd'hui essentiels sur lequels l'État doit pouvoir intervenir, l'État doit pouvoir agir et arrêter de laisser le marché guider tout et n'importe quoi.
Donc vous m'avez compris. Je pense que ce que nous avons à faire, c'est à redonner tout son sens à la puissance publique et c'est de cela dont il nous faut désormais parler aux françaises et aux français. Mais je ne vois pas que de la désespérance.
Et nous avons discuté hier à propos d'un amendement d'un sujet qui est essentiel et je le vois après avoir parcouru la France, c'est qu'il y a du déjà là. En vérité, il y a du déjà là. Et nous sommes dans un pays où les énergies, je vous assure, ne manquent pas.
Toute la France n'est pas partie dans une trumpisation infernale de la société. Ça n'est absolument pas vrai. Je vous donne quelques exemples mais je vous assure que c'est très important dans notre pays et c'est la base sociale sur laquelle nous devons nous appuyer.
Je pense aussi bien à ces jeunes d'Utopia 56 qui dans la manche viennent bénévoles soutenir les migrants, leur apporter l'humanité, cette humanité que l'État leur dénit parce que on est obsédé dans ce pays par la crise des migrants. Alors que notre problème c'est la crise de l'accueil et c'est le même problème dans les montagnes. J'étais dans les Hautes Alpes.
Sachez que dans les Hautes Alpes, là où on traverse, vous savez, on vient de l'Italie, il y a eu des centaines et il y a encore aujourd'hui des centaines de famille qui accueille chez eux, chez elles, des migrants précisément pour leur venir en aide parce que l'État est incapable de subvenir aux besoins essentiels de l'hébergement d'urgence. Je pense bien sûr à ces syndicalistes partout qui tiennent bon, qui tiennent bon, qui continuent, qui mène la lutte et aussi au comité d'usagers partout. Sur la question du rail par exemple, c'est très important de voir comment les luttes peuvent se fédérer et c'est par eux que j'ai appris que le patron de la SNCF a décidé d'ici 10 ans de supprimer 4000 à 10000 km de rail, c'est-à-dire entre 14 et 30 % des lignes de fine dessert.
C'est-à-dire ces fines dessertes, c'est quoi ? C'est ce qu'on appelle les petites lignes mais qui sont en réalité les grandes lignes du quotidien. C'est on est en plein délire plein de délire.
On sait déjà qu'on n'est pas capable euh de faire face euh enfin la question du réchauffement climatique, on a vu encore les rapports cette semaine est une question urgentissime et dans ce moment-là la SNCF censée être relevée du public, elle va supprimer des lignes. Enfin, je veux dire, c'est absolument délirant et je pense que là aussi, on a besoin de donner de la voix et de s'appuyer sur les syndicalistes qui se battent pour défendre nos chemins de fer et sur les comités d'usagers qui nous alertent pour nos lignes du quotidien. Je pense encore je pense encore à ses élus et ses maires en particulier les maires.
J'ai croisé un nombre de maires qui se démènent, c'est incroyable, mais qui sont aussi porteurs de solutions innovantes. Je j'étais Hôleille en Ardèche et Aôil, il y a un jumelage avec ville urbane. Et donc ce jumelage, il permet quoi ? qui permet que des étudiants du teil qui ont du mal à se loger quand ils doivent aller faire leurs études dans des métropoles puissent avoir des places à Villeurban qui est dans la B de Lyon.
Mais ça veut dire aussi que des compagnies d'artistes de Villeurban peuvent aller répéter dans les espaces qui existent au Teil. Et ça veut dire aussi que des jeunes qui prennent pas beaucoup l'air peuvent passer leurs vacances au teil pendant que d'autres du teil peuvent aller découvrir tout un tas de choses à villeurbane. Et je pense que cette logique de jumelage entre des villes et des villages et notamment des quartiers populaires et des ruralités populaires est une voie à suivre parce que nous avons à racommoder, nous avons à fédérer, nous avons à lutter contre ce poison de la division entre les territoires et des inégalités entre les territoires.
Et je pense par ailleurs que c'est une logique qui peut faire tomber absolument des barrières mentales sur les représentation des uns et des autres. Et c'est pourquoi c'est une logique que je trouve hyper intéressante. Mais j'ai croisé aussi des entrepreneurs qui en fait font vivre l'esprit public.
À Dinkerk, je vois un ingénieur qui a quitté une grande boîte, je citerai pas son nom, pas faire de la pub. Et il faisait beaucoup de vélo. Il en avait marre que les pneus de vélo soient mis au feu.
Quand même, c'est délirant. Voilà ce qui se passe aujourd'hui en France. Et il s'est mis à faire des ceintures avec des pneus de vélo.
Et bien moi, j'imagine que aujourd'hui, notamment dans la jeunesse, vous avez des tonnes de gens dans ce pays qui ont envie de donner du sens à leur travail, à leur capacité d'entreprendre, mais ça suppose qu'on les aide. Ça suppose que l'économie sociale et solidaire soit un objectif fort d'un état qui arrête de leur mettre la tête sous l'eau mais qui au contraire ne cesse de développer cette économie intelligente, vertueuse pour l'environnement et dont nous avons absolument besoin. Je pense bien sûr à ces agents de la fonction publique parce que quand même euh les services publics, vous avez vu peut-être le sondage 2/3 des Français disent qu'ils sont satisfaits des services publics.
Alors pourquoi sans arrêt enfermer, sans arrêt diminuer les moyens de ces services publics, c'est pas possible. C'est c'est l'inverse absolument qu'il faut faire. Il faut souvenir soutenir ces services publics.
Mais ce qui est dingue c'est de voir l'énergie là encore des fonctionnaires qui contre vents et maré font tenir debout ce qui est le bien commun indispensable dans nos hôpitaux, dans nos écoles, dans nos transports. Je fais pas toute la liste mais vous la connaissez, elle est très longue. Elle devrait être plus longue puisqu'il faut étendre le champ des services publics.
Et c'est très important que nous mesurions cette énergie là, que nous les défendions et que nous arrêtions cette espèce d'idée selon laquelle le privé fait mieux que le public. Ça n'est pas vrai. Le public sait faire et bien souvent, il sait faire bien mieux que le privé du point de vue de l'intérêt général.
Alors, je reviens de cette tournée avec deux conviction très fortes. J'avais déjà un peu en moi, mais elles se sont énormément renforcées. La première, c'est l'extrême droite dont j'ai vu tant d'entre nous être honnêtement parfois paniqué, notamment dans les territoires euros.
Enfin, faut quand même se rendre compte, hein. C'est l'angoisse. Qu'est-ce qu'on peut faire ? comment on lutte contre l'extrême droite et ce que je comprends du fil qu'a pris l'extrême droite au fond pour essayer de de de de gagner de gangrainer en tout cas, c'est l'idée que il y a une panne du conc du collectif et la réponse de l'extrême droite c'est au fond on est chez nous c'est la valorisation euh du dominant qui sommeille en vous c'est-à-dire que vous allez par votre identité être capable de dominer donc de dominer vous Vous êtes français, vous pouvez mettre les étrangers dehors.
Vous êtes au SMIC, vous avez ceux du RSA qui deviennent les parasites à exclure plus encore. Vous êtes un homme, vous pouvez jouer de cette virilité à l'égard des femmes. Et donc, il y a toute une dynamique en fait qui est liée à la logique de Trump où on voit que l'extrême droite s'appuie sur la valorisation du dominant qui sommeille en vous pour essayer de répondre à ce sentiment d'abandon, à ce sentiment de déclin.
Et je crois que face à ça, notre réponse doit être celle de l'égalité parce que la dynamique de l'identité, c'est celle qui nous conduit à la guerre civile. Et nous nous avons un registre qui est un registre politique qui est celui du nous à réinvestir, le nous de la solidarité, le nous du collectif, le nous de l'humain, le nous de voyez ce que je veux dire ? C'est c'est fondamental cette affaire- là.
C'est fondamental cette affaire- là. Il faut que nous réinvestissions le collectif et que nous comprenions que c'est tout ce qui fait du lien, tout ce qui protège, qui est aujourd'hui laminé. Et c'est pourquoi je pense que l'État est un élément pour redonner confiance dans la possibilité de chacune et de chacun de sortir de ce qui est aujourd'hui une forme de ressentiment à l'égard de l'ensemble des institutions publiques.
Et c'est notre défi, la dynamique de l'égalité contre celle de l'identité qui est voulue par l'extrême droite. La deuxième chose, la deuxième chose c'est je vous l'ai dit tout le pays n'a pas basculé dans la trumpisation. Donc je veux dire nous-même n'intériorisons pas le fait ce qu'on voit à la télé et cetera espèce de sentiment que c'est l'enfer, les gens sont tous devenus néofaud.
C'est pas vrai. C'est pas ce que j'ai vu. Vraiment, je veux le dire fortement, ce n'est pas ce que j'ai vu.
Je ne dis pas que il y a pas le feu au lac, mais je dis attention, attention. Si nous ne valorisons pas ces énergies, si nous ne voyons pas le déjà là de l'alternative, si nous ne donnons pas, vous voyez, de la place à tout ce qui est en train de s'inventer, alors nous n'arriverons pas à gagner. Or, l'année dernière, 9 millions de personnes sont venues voter pour le Nouveau Front populaire.
Et ce qu'on a vu, c'est que c'était c'était pas les partis politiques à eux tout seul, même mis ensemble, qui avaient créé cette énergie. C'est le fait que quand il y a l'union de ces partis politiques à ce moment-là, dans la jeunesse, dans la société mobilisée, dans tous ceux qui ne veulent pas de cette trumpisation, on dit "Ah bah là, il y a un chemin et donc on y va." Et donc on passe de sa propre action et de ses propres principes qu'on met en œuvre dans sa vie auquel on croit à de la politique parce qu'on pense que c'est possible et qu'il y a un chemin.
Et donc faut pas laisser croire à tous ceux qui veulent pas de l'unité là en ce moment que le problème c'est simplement de mettre nos parties ensemble et que ça va suffire. C'est pas ça qu'on dit. On dit que l'union est la condition de la mobilisation citoyenne et ça on en a fait l'expérience l'année dernière avec tous ces gens qui sont venus avec nous.
Et je vous assure, ilelle indique le chemin mais écoutons-les. Je veux dire la sécurité sociale de l'alimentation pour laquelle je me bat, à laquelle je crois parce que je pense que ça nous sort de la défensive, ça nous met sur l'offensive. Une nouvelle branche de la sécurité sociale pour permettre une alimentation saine pour toutes et tous, elle est pas venue d'un congrès de parti.
C'est le déjala des caisses alimentaires. C'est ça qui existe. Les centres de santé quand on dit qu'il faut les développer, c'est pas venu comme ça.
C'est venu parce qu'il y a du déjà là. Quand l'Assemblée nationale travaille parce qu'il aussi des élus, des députés. Quand on a mis sur la table en j'ai proposé l'idée à notre groupe écologiste et social de faire l'attaque Zucman.
Ça nous est venu aussi de la société de ce qui de Gabriel Zucman et d'une idée qui était en germe. Donc saisissons-nous de ce qu'il y a de déjà là comme espérance, comme capacité de mobilisation et je pense que c'est à partir de là que nous serons capables de construire et de mettre sur pied cette espérance indispensable aujourd'hui. Parce que oui, il nous faut relier, il nous faut réparer, il nous faut réenchanter.
C'est absolument indispensable. Il nous faut sortir, je l'ai dit, de la défensive. Alors, comme on s'en prend plein la tête, évidemment, on se bat pour nos retraites, on se bat pour défendre le droit au chômage, on se bat pour en est en lutte devant tout ce qu'ils veulent fermer.
Ça c'est indispensable et je propose pas de laisser tomber ça. Ce sont des batailles essentielles. Mais je pense qu'une des conditions de notre victoire, c'est d'être capable aussi d'ouvrir nos imaginaires, de pas se laisser aller à la désespérance et d'être capable d'inventer, d'inventer, d'inventer à partir de ce déjà là.
Et la deuxième chose, c'est bien entendu l'union. Je veux vous dire que quand même pour avoir fait beaucoup de salles et des salles comme l'a dit Chris tout à l'heure et c'est important des salles organisé par l'après et dans lesquelles toute la gauche et les écologistes à chaque fois étaient présentes. C'est important quand même de le dire c'est que je sais pas s'il y a beaucoup d'autres forces politiques aujourd'hui dans ce pays à gauche qui sont capables de faire des réunions partout en France dans lesquelles on a dans les salles des militants, des sympathisants qui représentent l'ensemble de la gauche.
Mais ce que j'ai entendu beaucoup, c'est le sentiment de trahison du Nouveau Front populaire. Les gens disent, "On est trahi, ça fait 1 an, on s'est bougé, on y a cru." Et qu'est-ce qu'on voit là ?
Qu'est-ce c'est quoi le spectacle ? C'est des gens qui s'insultent. C'est des gens qui n'ont pas été capables, des dirigeants qui n'ont pas été capables de transformer l'essai immédiatement, c'est-à-dire d'avoir un espace national qui prépare l'échéance de 2027, capable aussi de mettre sur pied partout dans les territoires des collectifs militants pour donner un prolongement à ce qu'on avait fait.
Et c'est l'inverse qui s'est fait. Chacun a repris ses billes et on est dans un espèce de jeu des deux gauches prétendu et réconciliables. Bah ça c'est vraiment délétaire mais à un point vraiment c'est c'est la folie.
Absolument la folie. Mais il nous demande encore ce que je veux dire c'est que les gens ils ont pas disparu. Ils sont là, ils sont pris un coup sur la tête depuis un an.
Mais moi, je suis convaincu qu'à partir du moment où on relance la dynamique, où on dit maintenant, on arrête les conneries et on y va, on se met autour de la table et on travaille, moi je vous le dis, il y a une disponibilité immense dans ce pays parce que celles et ceux qui ne veulent pas de l'extrême droite, celles et ceux qui n'en peuvent plus de la malcronie, celles et ceux qui savent que seul un chemin progressiste de gauche et écologiste peut nous sortir de la galère dans laquelle nous sommes et des angoisses dans lesquelles vivent les gens, mais je peux vous dire que ça c'est des millions de gens. Et donc je invite vraiment à ne pas intérioriser une forme d'esprit de défaite mais au contraire de voir que dans les moments d'incertitude très grande en réalité c'est des moments où tout est possible et dans le tout est possible il y a notre victoire et moi je pense que cette victoire elle est apportée de main mais elle a une condition et je reprendrai cette phrase de Jean Jorès que j'aime beaucoup ce qu'il faut exclure c'est l'esprit d'exclusion parce que je la vois la petite musique des uns des autres qui veulent exclure, des uns des autres qui veulent tuer les autres. Personne n'est hégémonique à gauche.
Aucune personnalité n'a pilé match. Donc ça va pas se passer comme ça. Ce qui va se passer qu'on va se mettre autour d'une table, qu'on va travailler toutes et tous ensemble et qu'on va donner à avoir non seulement une image colale, une équipe, mais aussi une capacité à faire vivre la diversité et à supporter qu'on n'est pas d'accord sur tout.
Parce que moi je vous le dis hein, on va pas tout régler, on va pas être d'accord sur tout. C'est pas vrai. D'ailleurs, sinon on serait dans le même parti politique.
Donc, il restera des désaccords. Mais ce qu'on sait aujourd'hui, c'est que non seulement on a une urgence indispensable qui est d'empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir en France, mais en plus le devoir d'ouvrir l'espoir dans un moment où c'est possible parce que les gauches à d'autres temps de l'histoire ne pouvaient pas se réconcilier. Aujourd'hui, la base commune, elle est là, elle est sur la table, on le sait depuis la NUPE, c'est le Nouveau Front populaire.
Et donc tourner le dos à ça, c'est irresponsable, mais je pense c'est prendre le risque d'être balayé par l'histoire. Et l'histoire, elle va nous regarder. L'histoire, elle va nous regarder et les Françaises et les Français vont nous regarder.
Donc moi, je pense qu'il faut aller chercher l'énergie dans le pays. Il faut inventer, il faut unir les gauches et les écologistes. C'est ça notre tâche.
Et à partir du moment où nous ici tout ce qu'on a et j'espère avec Génération présent, avec Picarni de Mou, nous aurons un espace moteur. que nous soyons le moteur parce qu'il nous faut l'union sur la base d'un projet de transformation en profondeur. Nous devons être les garantes et les garantes de cette dynamique parce qu'il faut que non seulement on se rassemble mais qu'on l'on fasse sur un projet qui peut parler aux français et aux Français attention et si la France insoumise décide de ne pas venir vous voyez bien le déséquilibre aussi au sein des gauches et des écologistes.
Donc notre responsabilité à grandir nous-même elle est tout à fait fondamentale. Et à ce moment-là, oui, je pense que nous serons capables d'ouvrir des lendemains qui changent. Et si on le fait en chantant, moi ça me va [Applaudissements]
Clémentine Autain