Logement : La Macronie veut s'en prendre aux plus précaires ! - Claire Lejeune
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Le nombre de personnes sans abri a doublé en disant 735 personnes sont mortes à la rue en 2024. »
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« Le nombre d'expulsions locatives a augmenté de 49 % à cause de la terrible loi Casbarian. »
- 0:20Locuteur 1Chiffre
« Le nombre de demandes de logement social atteint aujourd'hui les 2,7 millions de ménages. »
- 0:25Locuteur 1Chiffre
« 15 millions de personnes sont en situation de mal logement en 2024. »
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« 1,6 milliards d'euros de coupe sur les crédits de logement dans le PLF de 2025. »
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« Simplifié signifie ici reculer ici sur les obligations de solarisation et de végétalisation des toitures des bâtiments publics. »
- 1:30Locuteur 1Fait
« On touche ici à des logements qui sont destinés au plus précair des plus précaires, à celles et ceux qui n'ont d'alternative que la rue. »
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Nous voilà à nouveau donc sur un texte de simplification. Marotte sur laquelle nous passons un nombre d'heures incroyable à taper le plus souvent aveuglément sur les normes. Cette fois, il concerne le droit de l'urbanisme et prétend s'attaquer à un problème majeur, central, urgent, la crise du logement.
Rappelons les chiffres. Le nombre de personnes sans abri a doublé en disant 735 personnes sont mortes à la rue en 2024. Le nombre d'expulsions locatives a augmenté de 49 % à cause de la terrible loi Casbarian.
Le nombre de demandes de logement social atteint aujourd'hui les 2,7 millions de ménages. 15 millions de personnes sont en situation de mal logement en 2024 et à côté de ça 1,6 milliards d'euros de coupe sur les crédits de logement dans le PLF de 2025. Donc face à ce problème titanesque résultante de 8 années de macronisme qui a tout empiré face à ce programme problème gigantesque qui demanderait de grands investissements, j'aimerais pouvoir vous dire aujourd'hui que ce texte manque simplement d'ambition.
J'aimerais pouvoir vous dire que le seul problème de ce texte n'est qu'il est effectivement pas un grand soir et loin de là. Mais le souci est tout autre et bien plus grave. Ce texte n'est pas simplement peu ambitieux, il est à beaucoup d'égards dangereux.
Il s'inscrit dans un mouvement bien plus grave et cela peut-être malgré la volonté du rapporteur. Un grand mouvement de recul et de régression écologique et démocratique que nous voyons bien à l'œuvre dans le projet de loi simplification de la vie économique. Il ouvre une brèche dans laquelle s'engouffre volontiers l'extrême droite et la droite extrémisée.
Dès votre article 1, nous le voyons, simplifié signifie ici reculer ici sur les obligations de solarisation et de végétalisation des toitures des bâtiments publics. Obligation voté seulement il y a 2 ans et abandonné aujourd'hui avec l'accord du gouvernement. Et voilà la droite qui surenchérit.
Allons-y. Passons l'obligation à 2500 m². Repoussons les échéances. mettons la tête encore plus profondément dans le sable vis-à-vis de l'impératif écologique.
La réalité, c'est que de ce côté-ci de l'hémicycle, il souhaite bazarder toutes les normes sociales et environnementales. La réalité c'est qu'avec ce genre de texte, vous leur en donnez les moyens. Plus tard à l'article 2, vous remettez en cause la destination des résidences hôtelllières à vocation sociale en voulant en ouvrir l'usage des travailleurs qui viendraient dans des régions en cours de réindustrialisation.
C'est très grave, monsieur le rapporteur. On touche ici à des logements qui sont destinés au plus précair des plus précaires, à celles et ceux qui n'ont d'alternative que la rue. Et par ailleurs, nous avons envie de demander à nos collègues macronistes, mais quelle réindustrialisation ou ce que nous voyons aujourd'hui est une grave désindustrialisation avec plusieurs centaines de milliers d'emplois supprimés.
Demain, croyez-moi, chers collègues, en l'état des choses, nous allons avoir beaucoup plus besoin de logement d'urgence pour les plus précaires, pour les pauvres, pour les mal logés que votre politique aura créé, que pour des travailleurs venus réindustrialisés. Ce que vous nous servez, disons-le assez clairement, c'est un antidote empoisonné et nous opposerons assez fermement à la plupart des dispositions de ce texte. Nous dénonçons l'opération qui consiste à se cacher derrière une pseudoimplification pour introduire des régressions que ce soit sur le plan écologique ou sur le plan social.
Ce texte contient également une série de mesures qui fragilisent nos documents de planification. Les PLU, les Scott sont des outils fondamentaux pour justement construire une une un processus démocratique autour des projet de construction et ainsi assurer que lorsque le projet arrivera sur le territoire, il ne crée pas de conflit d'incompréhension. Et je pense qu'on doit avoir un accord ici, chers collègues, sur le fait que la démocratie, le temps que prend la démocratie est vital pour faire aboutir des projets d'intérêt général.
La réalité c'est qu'en fait la simplification c'est un aveu d'échec et on l'a bien vu dans les discussions qu'on a eu en commission sur l'article 1 et l'obligation de solarisation. La raison pour le supprimer c'était ah ben, on n'a pas eu les moyens de mettre en œuvre la politique publique. Donc si on souhaite aujourd'hui résoudre la crise du logement, il faut qu'on vienne avec des véritables solutions et des investissements.
Monsieur le rapporteur, si vous voulez résoudre la crise du logement, exigez avec nous un budget à la hauteur des besoins pour rénover, pour construire, sans retirer des logements pour les plus précaires, sans feindre que pour loger Paul, il faudrait des loger pierres, sans déroger à notre exigence de respect de l'environnement, ni vous dérober face au dérèglement climatique. Donc, il nous faut beaucoup plus d'ambitions, beaucoup plus de moyens surtout. Ce texte de simplification n'est pas une solution.
Ah.
Claire Lejeune