Entretien avec Céline Hervieu - candidate à la mairie du 6ème arrondissement de Paris
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- OuverteRéponse directe
Comment les municipalités peuvent-elles agir pour transformer ces alertes en une société plus sûre et moins inégalitaire ?
- OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que le 6e arrondissement pour vous, et quels en sont les enjeux aujourd'hui ?
- OuverteRéponse directe
Comment aider les Parisiens à se loger face à des prix au m² très élevés dans le 6e ?
- OuverteRéponse directe
Quel est l'objectif de logements sociaux dans le 6e, alors qu'on est seulement à 4,5 % aujourd'hui ?
- OuverteRéponse directe
Comment lutter contre le surtourisme sans se priver des retombées du tourisme ?
- RelanceRéponse directe
La ville de Paris est-elle dépassée sur les violences sexuelles envers les enfants, et quelle est sa responsabilité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Céline HervieuChiffre
« Il y a un logement sur 5 à peu près dans le 6e qui est vacant »
- Céline HervieuChiffre
« Aujourd'hui, on est à 4,5 %. »
- Céline HervieuChiffre
« on a 250000 personnes qui attendent du logement social à Paris »
- Céline HervieuPromesse
« on va viser de doubler le nombre la part de logements sociaux dans le 6e »
Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La grâce matinale spéciale élection municipale l'interview politique. Bonjour Cineerveux. Bonjour Raphaël.
Bonjour à tous. Alors pour vous présenter, vous êtes député socialiste et tête de liste dans le 6e arrondissement de Paris pour la gauche unie, la liste d'Emmanuel Grégoire. Vous êtes engagé au sein du Parti socialiste si je me trompe pas depuis une dizaine d'années avec ma collègue Zoel Auverne juste là présente à côté de moi.
On va justement prendre le temps les 20 prochaines minutes à peu près à vous poser des questions justement sur votre programme et aussi la réalité du 6e arrondissement. Et on commence avec une première question peut-être parce qu'on vient de l'écouter les dito de Richard Kazad Saint-François. Comment les municipalités pardon peuvent-elles agir davantage pour que ces chansons ne soient pas que des alertes mais le reflet d'une société plus sûre et avec moins de discrimination ?
Écoutez, je trouve qu'honnêtement les dito a vraiment extrêmement bien résumé le point, c'est-à-dire que l'évolution culturelle et l'usage des arts pour dénoncer en fait des problèmes réels d'inégalité dans la société ou de violences faites aux femmes ou les violences sexuelles en général, les violences sexistes et sexuelles, c'est très important et c'est un premier pas déjà dans la sensibilisation de la société et ensuite il faut que les politiques publiques suivent. Euh donc ce qui a été évoqué justement la question de l'éducation euh au stéréotype de genre, la question de la prévention de la façon dont on en parle dans les écoles, dans les dans les établissements et dont on sanctionne aussi les comportements, le harcèlement de rue par exemple. Euh il y a un grand programme qui sera lancé avec Emmanuel Grégoire, maire de Paris, autour de la lutte contre le harcèlement de rue euh pour justement vraiment que les femmes se sentent en sécurité euh et que voilà, on comprenne que ce n'est pas anodin en fait de siffler une femme dans la rue, euh voilà, de de s'adresser à elle de cette façon.
Donc tous ces comportements, il faut les sanctionner par l'éducation, par la prévention et par la sanction si jamais ils se maintiennent. Donc ça c'est très important. Et après, il a il a évoqué par exemple la question de l'éclairage de rue, ça c'est très important, les transports en commun.
Est-ce qu'on a la présence aussi physique de force de sécurité, la police municipale, est-ce qu'elle est formée aussi à entendre la et à recevoir la parole des victimes potentielles ? Donc ça c'est très important. C'est vraiment des politiques publiques transversales et l'art joue son rôle et les artistes jouent leur rôle et ensuite c'est aux politiées de s'en emparer et de traduire ça dans les choses concrète.
Bah merci beaucoup pour cette réponse. Donc j'imagine à la fois une politique donc long terme, court terme, moyen terme. On va peut-être revenir tout de suite parce qu'on a non plus le temps va passer très vite malheureusement.
On va revenir sur le 6e arrondissement. Donc vous êtes peut-être de liste du 6e arrondissement. Une question peut-être pour commencer.
Qu'est-ce que c'est pour vous le 6e arrondissement ? Comment vous le définirez ? Et quels sont les enjeux de cet arrondissement aujourd'hui ?
Le 6e arrondissement, bon déjà c'est le cœur de Paris, capitale monde. Donc dans cet arrondissement se situent les quartiers les plus les plus connus de Paris, extrêmement prisé. C'est le cœur de la vie culturelle, intellectuelle de Paris avec une histoire et un patrimoine qui est remarquable vraiment.
Donc moi, je suis évidemment très attachée maintenant. Je pense que c'est un arrondissement qui malheureusement est en passe de devenir de plus en plus un arrondissement, un quartier musée vidés, vidé de son âme. Et cet esprit de Montparnas des des décennies précédentes, on est en train de le perdre petit à petit malheureusement parce qu'il y a une forme de standardisation, il y a une il y a une difficulté d'accès au logement, il y a de moins en moins de mixité et de diversité.
Et moi, ça fait 15 ans que je vis dans cet arrondissement et je vois aussi le la situation se se dégrader malheureusement. Donc il y a énormément d'enjeux. Euh on doit redresser la barre mais il y a il y a un potentiel qui est énorme.
C'est un arrondissement magnifique, merveilleux où je pense que voilà, moi j'aimerais qu'il devienne plus inclusif, plus accueillant où chacun puisse y trouver réellement sa place. Que ça reste un arrondissement patrimonial. Oui, c'est vrai, on y vient aussi pour voir des des biens, des lieux exceptionnels, mais il faut que ça reste un arrondissement où l'on vit également.
Euh et c'est ça qui est très important. Donc c'est ce que je défends dans mon programme. Et justement, on vaer un des sujets qu'on voulait aborder, la question du logement parce qu'effectivement, comme vous l'avez dit aussi, c'est assez cher aussi le 6e arrondissement.
Ça les Parisiens et les gens qui connaissent ne seront pas surpris qu'on qu'on dise ça. Si je me trompe pas, on a vu c'est à peu près le mètre carré environ à 15000 € contre 10000 € à peu près dans la moyenne dans le reste de Paris. Donc ça reste très cher.
Comment on fait pour aider les Parisiens peut-être à acheter ? Comment on gère justement cette questionlà du logement au niveau du 6e arrondissement ? Alors euh il y a plusieurs axes.
D'abord il y a la question des logements vacants. Il y a un logement sur 5 à peu près dans le 6e qui est vacant en c'est-à-dire qui n'est pas occupé en temps plein. Donc ça ça pose vraiment problème.
On fait face aujourd'hui à des logiques de spéculation immobilière où des investisseurs viennent acheter des appartements mais ils n'y mettent pas un pied et en fait ils rentrent dans de la location saisonnière de court terme type Airbnb parce que c'est un investissement qu'il considère comme rentable. Sauf que justement ça retire en fait des biens du marché locatif privé classique. Donc déjà il faut lutter contre ces Airbnb sauvage si je peux dire qu'on a déjà encadré avec la ville de Paris.
Donc ça c'est un élément important. Ensuite il faut aider les locataires. L'encadrement des loyers c'est fondamental.
Moi, je vois trop aujourd'hui dans ma permanence ou dans mes permanences logements en mairie, les gens qui où l'encadrement des loyers n'est pas respecté par les propriétaires et ça c'est très important. L'idée de l'encadrement des loyers, c'est de dire que en fait par rapport à une surface donnée, justement vous avez évoqué les prix au mètres carrés pour l'achat, mais sur la location, en fait, on doit rester dans des prix raisonnables et parfois il y a des coups durs dans la vie. On peut avoir une baisse de revenu, on peut quand on arrive à la retraite, euh on peut tomber malade, on peut avoir des baisses de revenus.
Qu'est-ce qu'est-ce qu'on peut mettre en place pour accompagner les personnes ponctuellement, pour les aider aussi les locataires face à ces face à ses loyers pour faire en sorte qu'il n'explose pas et faire en sorte qu'il puisse y avoir voilà un coup de pouce ? Donc il y a le bail réel et solidaire qu'on peut mettre en place qui permettent d'accompagner des des populations plus vulnérables. Et puis l'accès à la propriété aussi, ça c'est un enjeu même national.
Comment on aide les jeunes en fait, les jeunes générations quand on a 30 35 ans qu'on veut bah acheter son premier appartement à Paris, c'est très très compliqué et moi je le vois autour de moi, les jeunes de mon âge, personne n'est capable d'acheter à Paris, ça devient impossible. Donc il faut qu'on aide aussi euh sur les locataires, sur l'accès à la propriété et la lutte contre les locations temporaires euh qui n'ont que trop duré. Et ça c'est facile de savoir justement le niveau de location temporaire parce que c'est peut-être quelque chose qui est compliqué à savoir quand on sait qui quand c'est du temporaire ou quand c'est du vraiment habité.
Mais c'est vrai en fait on a un vrai problème de visibilité justement. Il faudrait une cartographie plus précise et ça c'est quelque chose que je m'engage à faire en tant que maire du 6e et à l'échelle de la ville de Paris en fait. Il faut qu'on ait plus d'agents qui viennent faire des vérifications, des visites inopinées euh qui soient vraiment dédié sur ces questions.
Euh il y a des immeubles aussi des des copropriétés qui mettent en place des chartes d'interdiction dans le règlement intérieur. On peut le mettre aussi l'interdiction du du Airbnb. Donc les citoyens ont quand même des circuits pour mettre les choses en place mais euh on bah c'est quand même référencé sur les plateformes numériques.
Donc normalement c'est déclaré. Euh donc normalement on a accès à l'information. Euh mais bien sûr, il y a des fraudes, il y a des contournements.
Euh il y a des personnes dont on sait qu'elles ont loué plus de 90 jours par an et en fait elle supprime l'annonce et elles en recréent une derrière. Donc il y a des moyens de contourner. Mais voilà, il faut vraiment qu'on soit toutes et tous beaucoup plus vigilant.
C'est un c'est l'intérêt général en fait qui doit primer avant l'intérêt particulier de ces multipropriétaires qui parfois d'ailleurs sont même pas résidents français. Euh et voilà et qui retire quand on a 250000 personnes qui attendent du logement social à Paris. Euh c'est pas c'est pas acceptable en fait.
Donc il faut voilà que la mairie soit plus stricte et accompagne et encadre vraiment ça. C'est ça. Peut-être sur la question des logements sociaux.
Après on abordera aussi la question du tourisme et des commerces parce que vous en az parlé un peu. Logements sociaux c'est quoi l'objectif ? Est-ce que voilà c'est de passer de aujourd'hui 4,5 % à 10 % d'ici 2032.
Comment on fait ? Est-ce que c'est de l'achat de logement ? Est-ce que c'est de la construction ?
Parce que dans le 6e ça paraît compliqué de construire. Donc comment on fait pour le 6e ? Oui, notre idée c'était effectivement de dire on va viser de doubler le nombre la part de logements sociaux dans le 6e.
Aujourd'hui, on est à 4,5 %. Euh c'est lamentable, honnêtement. C'est lamentable.
On est, je crois, l'avant-dernier arrondissement de Paris derrière derrière le 8e ou le 7e pour les logements sociaux. Donc ça n'est pas acceptable. La loi stipule que les communes normalement c'est 25 % de logements sociaux, donc des logements, des logements publics, ça peut être du logement intermédiaire mais qui soit accessible quand même à des publics différents.
Donc les arrondissements ne sont pas des communes, mais vous voyez qu'on est très très loin des 25 %. Donc oui, il faut évidemment on va pas construire une tour sur la place Saint-Sulpis, ça c'est ça, j'en conviens. Donc qu'est-ce qu'on fait ?
On peut faire de la préemption, c'està-dire que la ville de Paris a la capacité en fait d'investir pour préter des immeubles au moment de la vente par exemple ou de voilà d'identifier en fait des immeubles, des logements vacants, la réquisition éventuellement au bout de d'une vacance trop trop importante. Il y a des leviers qui permettent en fait sur du bâti existant d'investir et de créer du logement social. Ça c'est possible.
Donc je pense que c'est vers ça qu'il faut tendre, c'est ça qu'il faut viser. Et voilà, notre objectif c'est effectivement de monter en puissance partout où on peut faire du logement intermédiaire public, il faut le faire. Et un autre enjeu du dans le 6e arrondissement, c'est la question du tourisme et particulièrement du surtourisme.
Dans votre programme, vous expliquez vouloir lutter justement contre contre ce phénomène là, mieux répartir les les flux de visiteur, mais concrètement ça se passerait comment ? Et est-ce que ce serait pas aussi bah finalement une perte des débouchés en fait aussi de de se priver de ces visiteurs là ? Oui.
Alors bien sûr l'idée n'est pas de lutter contre le tourisme. Ça fait partie de l'histoire de notre ville. On est la ville de Paris, la ville la plus visitée au monde.
Donc le 6e prend sa part et évidemment alors après ce qu'on appelle le surtourisme si vous voulez c'est des cars euh gigantesques qui viennent qui bougent toute la circulation voilà qui qui entame finalement la liberté aussi des riverins, des passants, de tous ceux qui vivent ici. Parce que je le redis, ce n'est pas un quartier musée. Il y a des gens qui vivent, il y a des familles, il y a des enfants, des personnes âgées.
Tout le monde doit avoir son espace et sa place. Donc le tourisme oui, le surtourisme non. Concrètement comment ça se passe ?
Je pense qu'il faut réguler, mais ça pour le coup à l'échelle euh de la ville de Paris. On a un office de tourisme qui s'appelle Paris Jeetime qui fait un travail remarquable. Il faut euh quand il propose justement des circuits de visite, la question justement des musées avec maintenant des créneaux réservés, on essaie de gérer du le flux.
Mais ça c'est un enjeu que Paris connaît depuis des années. Euh moi je suis fière que les gens aient envie de venir dans le 6e, de venir visiter euh nos nos églises magnifiques, nos nos musées évidemment, le jardin du Luxembourg, nos institutions. Euh mais voilà, il faut pas que ça se fasse en dépit de la qualité de vie des habitants.
On va parler de ce que l'entretien avance et en fait en Boulet, on sait que c'est très important pour vous aussi la question de la petite enfance à Paris. Euh vous avez été conseillère délégué de la ville de Paris en charge de la petite enfance pendant 4 ans si je me trompe pas 2020-224 et ces derniers mois et ça a été notamment marqué la la campagne municipale, il y a eu plusieurs affaires et révélations de violence sexuelle et d'humiliation dans des écoles parisiennes mais pas que aussi dans des accueils de de jeunes. Est-ce que vous direz que c'est un secteur dans laquel la ville de Paris est dépassée et est-ce que vous comment vous placez la responsabilité de la ville de Paris dans ces ces affairesl ?
Oui. Alors euh c'est on a eu effectivement des révélations extrêmement graves hein de de maltraitance ou de comportement inadaptés et vis-à-vis des enfants plutôt dans le dans le périscolaire. C'est c'est autour de ça que ça s'est passé.
La petite enfance ça concerne vraiment les crèches. Donc là c'était c'est pas le même c'est pas le même environnement. Euh cela dit euh tout le monde je pense doit reconnaître sa responsabilité.
à partir du moment où vous avez un cadre où des adultes sont en contact d'enfant et que ça tourne enfin que ça se passe mal, euh ne serait-ce que pour un enfant, c'est déjà une responsabilité collective et évidemment enfin la ville et je pense que autant les élus que les l'administration doivent se remettre en question et je pense que ça a été dit très clairement par Emmanuel Grégoire. Ces dysfonctionnements qui se sont présentés doivent être clairement identifiés et il faut tout simplement réformer le système. Si le système est défaillant, on peut pas se permettre de laisser des enfants, des personnes vulnérables au contact de personnes malveillantes comme cela.
Et quand on décide de travailler avec des enfants, on doit être irréprochable. On doit montrer pates blanches. Alors oui, il y a des difficultés de recrutement.
Oui, ce sont des profils qui sont pas forcément des profils qui ont x années d'expérience. Voilà. Mais pour autant euh voilà, il faut qu'on soit tous extrêmement vigilants.
Les violences faites aux enfants euh dire c'est pas propre à la ville de Paris. C'est un phénomène que que tout le monde connaît partout. Il faut lutter contre ça partout et tout le temps.
Et je pense que la ville de Paris doit prendre sa part. Oui. Doit reconnaître spécifiquement sur chaque situation qu'est-ce qui s'est passé.
Il faut faire la lumière, il faut pas se cacher, il faut dire les choses, il faut accompagner les familles et protéger les enfants de ses agressions. Et mi-novembre, la ville a justement présenté son plan d'action pour lutter contre les violences sexuelles à l'école. La mesure principale, c'est la suspension des animateurs dès qu'ils sont accusés en fait par par un enfant et aussi améliorer le recrutement.
Est-ce que selon vous c'est suffisant ? Il y a déjà eu Oui, il y a des centaines de suspensions qui ont eu lieu. Alors, c'est vrai que là, on est dans un moment où tout le monde a été très tendu, tout le monde a donc forcément, on prend des décisions radicales, c'est c'est normal.
Après, sur le long terme, je pense qu'il faut il faut stabiliser les choses pour voir précisément chaque situation, quels sont les circuits de signalement, comment en amont en fait au moment du recrutement, on s'assure qu'effectivement, enfin, je pense que c'est déjà le cas normalement, mais visiblement, il y a eu des loupées donc c'est quand même très grave. Donc, il faut qu'on regarde ça tranquillement. Il y a un plan qui est clair.
La suspension des animateurs, c'est quand même la première mesure de précaution, c'est-à-dire on retire la personne de son lieu de travail. C'est quand même c'est quand même la base. Et après, on prend le temps de respecter aussi les droits des personnes, le contradictoire.
On sait que c'est des c'est c'est toujours très difficile hein parce que on n'est pas toujours témoin. Normalement, les adultes ne sont pas censés rester seuls avec des enfants, jamais. Il y a des règles comme ça en fait qui qui dont on doit garantir l'application.
Donc on va le faire petit à petit, on va le faire avec sérieux. Je pense qu'Emmanuel Grégoire a été très clair. Il a été malheureusement lui-même victime de violence.
Il en a parlé, il a fait un témoignage très fort. C'est un sujet qui le touche énormément et c'est pas quelqu'un qui se qui se dédoinera ou qui se cachera. C'est quelqu'un qui va prendre ce sujet à bras le corps pour protéger les enfants, pour protéger les les Parisiens et les Parisiennes.
C'est très important. Alors, malheureusement notre entretien tout disait à sa fin parce que c'est c'était très intéressant. Juste pour rappel aussi nos auditeurs, je rappelle qu'il y a un numéro, le 119 aussi pour l'enfance en danger.
Donc ça voilà, si vous êtes témoins aussi ou si vous voyez autour de vous, n'hésitez pas aussi. C'est important de faire passer parce que ça évite aussi de ça peut prévenir de ce genre de dérive dont vous vous nous avez parlé. Tout à fait.
Il y a peut-être un dernier point, il y a Hugo qui est avec nous en studio qui vient nous parler. Il a il a pris comme thème du jour pour sa chronique euh les fake news, Fox, si on va faire un peu parler en français. Alors, bonjour Hugo, bonjour Raphaël, bonjour à tous.
Fréquence protestante, la grâce matinale spéciale élection municipale. Raphaël Varnery à l'approche des élections municipales, vous êtes sans doute déjà renseigné les programmes des candidats ou des sondages de votre ville par exemple. C'est un afflux d'information très important faisant baisser la vigilance du plus grand nombre et en période d'élection la prudence elle est nécessaire.
Le risque c'est de se faire avoir par une fake news. Alors tout d'abord c'est quoi une fake news ? Une fake news ou un Fox en français est une information délibérément fausse ou trompeuse diffusée comme si elle était vraie, souvent avec l'intention de manipuler l'opinion, de semer la confusion ou de nuire à la confiance dans les institutions et les médias.
Donc c'est un phénomène très développé, encore plus avec l'événement de l'avènement de l'intelligence artificielle. Et en période électorale, ces inf sont plus nombreuses que vous ne le pensez et viennent souvent de l'étranger. Avez-vous déjà entendu parler des campagnes Matrioska et Storm 1516 ?
Ce sont de vastes campagnes de désinformation créées par la Russie et leur mode de fonctionnement sont rodés et divers. Par exemple, Matrioska usurpe l'identité de médias français et publie de fausses informations. De faux sites internet à l'apparence française sont mises en ligne.
Ces sites prennent des noms et l'apparence de journaux locaux comme Sud-Ouest Direct, l'actualité provençale ou encore Infoand Test. Des noms a priori classiques de journaux régionaux. Mais alors qu'est-ce qui est publié sur ces sites, Hugo ?
Et ben, on retrouve sur ces sites des thèmes mettant en avant les difficultés et problèmes de la France. Le mal-être profond de la société, un gouvernement corrompu ou encore les effets secondaires de vaccins cachés par les autorités. Voici des exemples.
L'agence de vérification de Radio France a consulté le site sud-ouestdirect.fr pour une enquête. Voici quelques articles retrouvés en ligne.
Villefranche sur Saun, trois mineurs d'origine algérienne et marocaine commettent un vol impensable. Un drame sanglant à Paris. un jeune homme poignardé avec un par un squatteur instable ou encore Marseille une agression violente par des membres de la communauté des du voyage contre le personnel médical de l'hôpital de Latimon ces infox elles touchent même la scène la scène locale pardon à Cagne surmer un sondage sur les intentions de vote pour les municipales a été partagé sur les réseaux sociaux en début d'année à première vue ce document paraît véridique des chiffres donné un échantillon de personnes interrogées et cetera et bien finalement ce document il était faux et il a semé le doute dans la ville de 53000 habitants.
Comme quoi, ces infox touchent même les actualités locales et pas que les grands journaux nationaux. D'après le baromètre de la Croix Verriant, la Poste le baromètre pardon, la Croix Verriant et la Poste publié début janvier, 61 % des personnes se méfient du traitement des grands sujets d'actualité par les médias et plus des trois/4 s'inquiètent de l'impact en France des fausses informations issues d'ingérence étrangère. Et alors Hugo, j'ai une question.
Est-ce qu'il y a un lien avec l'utilisation de l'intelligence artificielle ? Et oui, Raphaël, ces articles, ils sont entièrement rédigés avec l'interlia et ils se basent parfois sur des faits réels mais souvent détournés de la réalité. La campagne Storm 1516, elle aussi commanditée par la Russie, avait déjà fait parler d'elle en février 2025 lors des élections législatives allemandes.
Une enquête de newsgard et de la cellule d'investigation de de Radio France avait démontré son implication. À l'époque, une centaine de sites internet mensongers avaient été créés pour l'occasion. Entre entre février et juin 2025, Insicht Group a relevé l'apparition de 140 sites ayant publié en français plus de 18000 articles entièrement rédigés par LIA.
Selon Newsard, pas moins de 15 récits mensongers ont visé la France depuis le début de l'année partagé par la propagande russe. Plus nouveau, des fausses informations viennent des États-Unis. Plusieurs fake news ont eu lieu depuis le début de l'année.
La plus connue étant la prétendue hausse des prix de médicaments par Emmanuel Macron. À l'approche des élections, cette désinformation se renforce et l'ingérence étrangère prend place. La Russie ou la Chine tente de bousculer l'opinion de la population en diffusant de fausses informations.
Le but ? Fragmenter l'opinion publique, créer un climat d'insécurité et fragiliser le gouvernement français. Ces pays étrangers veulent profiter de l'attachement tout particulier des Français aux médias de proximité.
En effet, d'après le dernier baromètre méia rating de 2024 de de l'Institut Cantar, 67 % des Français se disent en confiance avec la presse locale. Malgré tout, la seule chose qu'on peut vous demander, c'est de faire confiance au journalistes professionnels. Le journaliste vérifie si l'information est réelle avant de la diffuser, comme on le fait ici sur fréquence protestante.
Merci Hugo pour la pub, hein. Merci beaucoup Hugo pour cette chronique. Je me tourne pour une dernière question, c'est nervieux.
Par rapport à ça. Est-ce que c'est quelque chose que vous avez vu durant la campagne pour l'instant ? des fake news et en fait qu'est-ce que c'est ?
Bon, votre avis dessus c'est peut-être facile mais est-ce que vous considérez qu'il y a un réel risque majeur à l'échelle locale avec ces fake news ? Bien sûr, bien sûr qu'il y a un risque quand on sait que les jeunes s'informment majoritairement sur les réseaux sociaux aujourd'hui et ça a été très bien dit en fait c'estes ces rumeurs, ces contre vérité circulent et on voit que la campagne parisienne de ce point de vue est quand même assez violente. Euh on a même des candidates euh en première ligne qui assèent des contrevérités dans des dans des grands médias aussi, pas que sur les réseaux, mais qu'après c'est relayé sur les réseaux sociaux.
Et oui, c'est très grave. Et oui, on doit aux citoyens une information transparente, claire. Et donc l'éducation aux réseaux sociaux et à la lutte contre les fake news, c'est très important aussi à l'information.
C'est aussi le rôle des journalistes d'ailleurs et et des médias. On essaie de faire de notre mieux chez fréquence protestante. Merci beaucoup à Nerveux pour votre temps.
Merci d'avoir voilà accordé ça à fréquence protestante et bon courage dans cette campagne. Merci. La Grâce matinale spéciale élection municipale, l'interview politique.
Céline Hervieu