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interviewC à vous (sur YouTube)· 23 janvier 2026 52 min

Bizutage d’étudiants : comment éviter un nouveau drame ? - C à Vous l’intégrale - 23/01/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - M.Bouhafsi: Bonsoir et bienvenue.

On est ensemble jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce vendredi 23 janvier en direct. Bonsoir à tous. A la une de l'actualité, E.Macron fait plier D.Trump. - M.Bouhafsi: Au menu de votre édito... - Y.Goosz: Derrière les lunettes fumées d'E.Macron, une politique étrangère qui reprend des couleurs. - M.Bouhafsi: Les conséquences en France sur notre économie, on en parle avec l'économiste star F.Lenglet.

Les images des plus marquantes de la journée: ce soir, la tempête Ingrid qui a frappé les côtes françaises. - On va pas traîner. C'est pour voir les conditions.

C'est pour faire une petite balade. On fera attention. - A.Bégot: Ne vous approchez surtout pas des côtes.

Sur la Bretagne, les vents dépassent les 130 km/h. L.Romejko sera avec nous. - M.Bouhafsi: Paul, vous serez en immersion avec ceux qui font l'actualité.

Ce soir, les mots d'un homme devenu l'otage de la Russie. - L.Vinatier: Je me rends compte que c'est un miracle que j'aie pu rentrer si tôt. - Il a fallu que je le touche, que je voie que c'était bien lui! - P.Larrouturou: Les coulisses des retrouvailles d'un homme avec son pays et sa famille. - M.Bouhafsi: Eglantine, vos recommandations culturelles... - E.Eméyé: On va parler du tatouage.

Il raconte des vies. Il y a bientôt le Mondial du tatouage et un livre formidable qui raconte cette histoire. - M.Bouhafsi: Bonsoir, D.Accettulli.

Vous cuisinez après 20h pour nos invités 5 étoiles: A.Bajon, P.Niney et T.Riner. - D.Accettulli: Ce soir, on va faire voyager P.Niney dans la ville de Rome.

Guanciale, parmigiano reggiano, pecorino e pepe. - M.Bouhafsi: Depuis plusieurs semaines, D.Trump menace l'Europe de s'emparer du Groenland.

Il fait transpirer les dirigeants européens avec ses augmentations de droits de douane. E.Macron lui tient tête.

Le président français reste le seul dirigeant européen à ne rien céder. Le sommet de Davos s'est transformé en duel entre 2 présidents. - M.Bouhafsi: L'économiste star et essayiste F.Lenglet est notre invité.

Bonsoir, François. - F.Lenglet: Bonsoir, Mohamed. - M.Bouhafsi: On avait besoin de vos lumières après cette semaine incroyable.

Tout de suite, l'Edito de Y.Goosz. Une semaine de montagnes russes, des tensions Europe-Etats-Unis.

D.Trump baisse d'un ton sur le Groenland. Vous nous dites que cette semaine marque un tournant pour notre politique étrangère.

E.Macron a posé un acte gaulliste. - Y.Goosz: C'est le grand paradoxe.

Lui, si faible en politique intérieure, mais fort à l'extérieur. Bras de fer avec Trump, les yeux dans les yeux, comme le résume ce photomontage en une de "Libération". - M.Bouhafsi: C'est l'Europe qui résiste ou un président tout seul? - Y.Goosz: Il faut incarner la riposte.

C'est E.Macron qui l'a impulsée en 3 temps. D'abord, l'envoi de chasseurs alpins au Groenland.

Ensuite, la menace du bazooka, la coercition, cet instrument européen qui aurait fermé nos marchés publics aux Américains. Enfin, la demande d'un exercice conjoint de l'Otan au Groenland. Trump était coincé.

Wall Street a accusé le coup. La Bourse, c'est le thermomètre de Trump pour décider. - Y.Goosz: La diplomatie du faible face au fort, et le fort qui cherche les points faibles d'E.Macron. - Y.Goosz: Le point faible, le budget, le déficit français est lourd, c'est vrai, mais ce n'est pas ce que retient la presse internationale, et encore moins les Groenlandais de Nuuk.

Ce député en revient. - Ils ont très bien compris que la France avait mené le lead de ce front uni des Européens, avec la réponse forte du président de la République. La fermeté française est reconnue.

Il y a un lien particulier qui se tisse entre les Français et le Groenland. - Y.Goosz: Le service courrier de l'Elysée déborde de lettres et de messages de félicitations qui viennent de loin, notamment des Etats-Unis.

Voici ce qu'écrit David, du Michigan. ... - M.Bouhafsi: On voit le contraste avec sa courbe de popularité, historiquement basse en France. - Y.Goosz: Résister à Trump, c'est porteur.

J.-L.Mélenchon s'est réjoui de voir E.Macron boycotter le conseil de paix.

Au RN, il y a un avant et un après Groenland. - J.Bardella: Je suis extrêmement inquiet des menaces du président américain sur la souveraineté des Etats qui sont sous le contrôle de pays européens.

Nous devons renouer avec la puissance et avec des concepts d'indépendance et d'autonomie stratégique. - Y.Goosz: Quand J.Bardella parle comme Macron...

Qui l'eut cru? Même en Allemagne, où l'AfD compare les méthodes de Trump à celles de Poutine. - M.Bouhafsi: Est-ce que la politique étrangère peut sauver le 2e quinquennat d'E.Macron? - Y.Goosz: On jugera sur pièces.

Mais cette semaine, la Coalition des volontaires a marqué des points sur les garanties de sécurité en Ukraine. Le Parlement européen a voté pour le traité UE-Mercosur. Imaginez si E.Macron avait écouté ceux qui voulaient qu'il démissionne à l'automne, comme E.Philippe. - J.-F.Copé: Il a posé, comme moi, la question centrale qui est que le départ d'E.Macron est la seule solution au problème qu'E.Macron lui-même a posé.

La seule manière de s'en sortir, c'était qu'il démissionne après les municipales. - Y.Goosz: Annoncer son départ, c'était se désarmer et ne plus peser sur rien.

E.Macron a été aidé par un Trump qui lui redonne de l'air. - M.Bouhafsi: F.Lenglet, vous êtes économiste et essayiste. "Qui sera le prochain maître du monde?", c'est votre prochain livre.

On vient d'évoquer le réveil de l'Europe. Dans le grand bal des puissants, l'Europe s'est réveillée au bon moment ou c'était trop tard? - F.Lenglet: Elle a réussi sa semaine, mais une semaine, c'est court.

Je partage l'analyse de Yaël. Ce qu'a fait le président était utile. On ne va pas lui attribuer tout le mérite.

Il y a une stratégie "good cop, bad cop". Macron a été le flic qui donne un coup d'annuaire sur la tête. M.Rutte a été celui qui donne un verre d'eau. - M.Bouhafsi: On parle bien du secrétaire général de l'Otan, M.Rutte, qui appelle D.Trump "papa". - F.Lenglet: Oui, à la stupéfaction générale.

C'est l'ancien Premier ministre néerlandais. Ca A été une opération collective, mais la voix française a compté dans cette opération collective, et c'est heureux. - M.Bouhafsi: Une Europe unifiée politiquement, ça fait peur à D.Trump. - F.Lenglet: Je ne pense pas que ça lui fasse peur en tant que tel.

La souris n'effraie pas l'éléphant. L'Europe au plan économique, ça va 2 fois moins vite que les Etats-Unis. Au plan technologique, on est un peu dépassés, pas dans tous les secteurs, mais quand même...

Au plan démographique, on diminue et ils continuent à croître. Au plan militaire, c'est vrai que quand on additionne tous les budgets européens, c'est supérieur à l'Amérique, mais on a 12 types de chars, donc quand Jojo le Slovène veut travailler avec un Allemand, c'est compliqué. L'Europe a ses faiblesses et aussi sa noblesse.

Là, il a reculé. Il y a eu une pince. D'un côté, les Européens ont affiché une relative fermeté, et c'était nouveau.

Les dernières fois où ça s'était produit, c'était l'accord commercial de cet été. On s'est aplatis sans bénéfice. De l'autre, les marchés financiers ont pris acte de ça et ils ont baissé.

C'est cette pince qui a fait reculer le président américain. - M.Bouhafsi: Cette unité de façade de l'UE a été évoquée par le Premier ministre polonais. - M.Bouhafsi: On peut rappeler le montant de la dette américaine: 38 000 milliards de dollars. 30 % de cette dette est détenue par des créanciers étrangers.

C'est le talon d'Achille de Washington? - F.Lenglet: C'est quelque chose à quoi ils sont très attentifs, bien sûr.

Quand vous dépendez des financements extérieurs à ce point, votre image compte. est tel que, si tous les étrangers qui détiennent de la dette disaient qu'ils la vendent...

Les dettes européennes, c'est vrai, mais l'euro n'a pas acquis un statut de monnaie internationale égal à celui du dollar. Il n'y a pas vraiment d'alternative. Mais les signaux sont là.

On voit la valeur du dollar qui baisse depuis que Trump est là. Un jour ou l'autre, ça interpellera l'exécutif américain. Il sera obligé de réagir. - M.Bouhafsi: Cette semaine, la presse économique britannique expliquait que sur ces 38 000 milliards de dollars de dettes, il y avait 13 000 milliards de dettes européennes qui étaient chez les Américains et que c'était une arme de dissuasion massive.

En clair: on menace de retirer notre argent. Vous dites l'inverse. - F.Lenglet: Je ne pense pas.

C'est pas comme si on avait le choix de pouvoir mettre des sommes aussi considérables là ou là. Il y a un marché financier profond, extrêmement puissant: le marché américain. Vous ne pouvez pas en sortir complètement comme ça.

Dans tous ces mécanismes, entre le débiteur et le créancier, c'est "je te tiens, tu me tiens par la barbichette". Si on provoquait un krach financier américain, on serait exposés. Chaque année, les Européens mettent 300 milliards d'euros aux Etats-Unis de leur propre épargne.

Nous les envoyons là-bas parce que les perspectives de croissance sont telles que les investisseurs estiment que la rémunération de leur épargne sera supérieure là-bas. - M.Bouhafsi: On a plus confiance dans l'économie américaine que dans l'économie européenne? - F.Lenglet: Oui, et Mistral AI...

Il faudrait aller se financer aux Etats-Unis, peut-être avec de l'argent européen. Pour une boite technologique, le meilleur moyen de récupérer l'argent européen, c'est d'aller le chercher aux Etats-Unis. C'est aberrant mais c'est comme ça. - A.Bégot: Pourtant, vous avez évoqué certaines grosses entreprises qui envisagent de se retirer des Etats-Unis. - F.Lenglet: Entreprises françaises...

J'ai en tête une entreprise particulière dont le patron m'a parlé de ça. Il m'a dit qu'il allait diminuer sur les Etats-Unis parce que ça n'était plus un Etat de droit. - A.Bégot: C'est plus la morale que le business? - F.Lenglet: On ne peut pas citer son nom.

C'est dans un domaine important. Pas un Etat de droit...

Quand on voit que le président américain déclenche une procédure criminelle contre le patron de la Fed parce qu'il voudrait que les taux d'intérêt baissent plus vite, c'est des trucs de République bananière. Quand on voit certaines concessions accordées il y a longtemps pour les éoliennes qui sont remises en cause de façon unilatérale pour des raisons de sécurité nationale, on se dit que ce n'est pas habituel. Auparavant, les Etats-Unis, c'était le sanctuaire de l'Etat de droit.

C'était le modèle pour tous les capitalistes du monde entier. Aujourd'hui, ça se brouille. - M.Bouhafsi: Finalement, si je reprends le titre de votre livre et l'Edito de Y.Goosz, est-ce que le maître du monde, cette semaine, c'était pas E.Macron? - F.Lenglet: Je me garderais bien de formuler un jugement définitif.

C'est vrai qu'il avait de belles lunettes, mais...

Le maître du monde, c'est pas seulement celui qui capte les regards à un moment. C'est celui qui crée un bien immatériel extrêmement précieux: la sécurité internationale. C'est ce qu'ont fait les Etats-Unis entre 45 et aujourd'hui.

C'est celui qui sécurise les routes maritimes de commerce, qui émet la monnaie mondiale pour faciliter les échanges. Ca, il n'y a qu'une puissance qui a occupé ce rôle pendant le XXe siècle, c'est les Etats-Unis. On peut penser aujourd'hui qu'ils sont fatigués de ça.

Ils sont victimes de ce que l'historien Paul Kennedy appelle la surexposition impériale. C'est le fait d'avoir à guerroyer aux 4 coins du monde, exactement comme le Royaume-Uni l'était avant la guerre de 14. A un moment, les ressources humaines et financières ne sont plus suffisantes.

Du coup, ils changent de stratégie et ils optent pour celle de la superpuissance voyou: "Tout pour ma gueule". - M.Bouhafsi: Trump est un voyou? - F.Lenglet: On peut le dire en anglais, "rogue". - A.Bégot: Des méthodes de voyou... - F.Lenglet: Oui, sans scrupule, cynique.

Il se sert et il tape les petits parce qu'ils sont petits et qu'ils ne peuvent pas se défendre. Vous vous souvenez de l'histoire de la Suisse. On se demandait pourquoi elle avait pris 39 % de droits de douane.

C'est le petit dans la cour d'école à qui on donne une baffe et à qui on vole les billes. Les gros, c'est la Russie et la Chine. Là, on est plus prudents.

Du point de vue américain, cette stratégie de la superpuissance voyou est rationnelle, parce qu'elle offre un meilleur rapport qualité-prix que la stratégie d'Hégémon. Il ne faudrait pas penser que c'est une posture trumpiste exclusivement. Ca a commencé un peu avant. - M.Bouhafsi: On revient en France.

S.Lecornu a échappé à 2 motions de censure aujourd'hui. Il a enclenché un second 49-3 sur la partie dépenses de son budget, un mauvais budget mais qui ne justifie pas des motions de censure pour les Français. "Nous avons choisi la stabilité plutôt que l'aventure", selon A.de Montchalin.

C'est quoi, ces concessions? - F.Lenglet: La plus importante, c'est que rien n'a été fait pour corriger la trajectoire des finances publiques, c'est-à-dire l'extraordinaire déficit.

On est à 5 % de PIB de déficit, c'est-à-dire à peu près au niveau de l'année d'avant et de celle d'avant. Le problème français reste en l'état. L'autre difficulté, c'est, et l'ancienne ministre du Travail le disait dans "Le Figaro"... - M.Bouhafsi: A.Panosyan-Bouvet. - F.Lenglet: Vous pouvez mettre beaucoup d'argent sur la redistribution avec les retraites, la santé, les aides diverses, mais on dépense des sommes considérables pour ça et pas assez d'argent sur la production.

Or, vous ne pouvez pas redistribuer sans produire. D.Strauss-Kahn disait il y a 20 ans: "Marx a écrit'Le Capital'et pas 'La Sécurité sociale'".

Est-ce qu'on avait vraiment le choix? C'est un budget qui est le fils de la dissolution anticipée qui a produit un bazar politique terrible, qui est elle-même la fille de la réélection du chef de l'Etat sans projet et sans stratégie. - Y.Goosz: Vous parliez de production.

Hier, il y avait un jour de niche parlementaire. Des députés de droite ont mis sur la table une proposition de loi pour ouvrir le 1er-Mai, notamment pour les artisans, boulangers, fleuristes. Les députés ont mis trop de temps pour arriver à ce sujet.

Vous répétez souvent qu'on ne travaille pas assez en France. Ca doit vous énerver. - F.Lenglet: Oui...

Il y a quelque chose qui m'énerve encore plus. C'est que ce sujet soit dans l'actualité depuis 20 ans! Souvenez-vous de N.Sarkozy qui disait que c'était aberrant qu'on travaille d'un côté des Champs-Elysées et pas de l'autre.

Ca illustre bien la difficulté française de ne pas trouver de compromis sur des choses élémentaires. Le 1er-Mai, c'est un jour sacré, OK, partout, mondialement. Si on travaille, on est payés beaucoup plus et on le fait dans des conditions encadrées.

C'est indispensable. C'est le bon sens! Et on est incapables de le trouver.

C'est plus ce symptôme de l'incapacité à trouver un compromis sur des sujets assez simples. - E.Eméyé: Un mot sur le livret A.

Pour la 1re fois depuis 2015, il y a eu plus de retraits que de dépôts. Le taux va encore baisser en février pour passer à 1,5 %. Cet argent retiré ne va pas forcément aller dans la consommation.

Quel va être l'impact sur l'économie? - F.Lenglet: La plupart des gens qui ont un livret A, c'est leur produit d'épargne et ils n'ont pas forcément l'idée de placer dans des produits plus sophistiqués.

L'assurance-vie est très diffusée chez les Français, mais on peut penser que là, les gens se sont dit que ça valait le coup de dépenser un peu plus parce que la rémunération était faible. Une partie de cet argent ira dans l'économie. On parle de niveau d'épargne très élevé.

C'est souvent le baromètre de la peur et de l'inquiétude sur l'avenir. Peut-être ce baromètre s'améliore-t-il un peu. Ca serait paradoxal, mais l'adoption d'un budget, ça peut jouer.

Les gens peuvent commencer à voir le début d'une amélioration, d'une période de stabilité, même si c'est pas idéal. - M.Bouhafsi: La question des taux immobiliers...

Est-ce que cette incertitude...

Les taux sont à 3,30 ou 3,25. Les Français ne peuvent pas acheter. Est-ce que les taux vont remonter? - F.Lenglet: Très difficile à dire.

Les déterminants sont très nombreux. La Banque centrale va faire tout ce qu'elle peut pour faire baisser les taux d'intérêt cette année, mais les taux d'intérêt dépendent du marché financier, pour beaucoup. Tout dépend de l'image qu'on inspire, aussi.

Si on arrive à inspirer une image relativement calme, ne rêvons pas, ça ne sera pas le nirvana...

Il faut attendre 2027 pour retrouver l'ensemble des leviers qui permettent de conduire la politique économique du pays. L'image qu'on donne est très importante. Si l'Europe parvenait à s'entendre, si on trouvait une issue pour la guerre d'Ukraine, qui est le sujet central, il est possible qu'on retrouve une période un peu plus heureuse.

Les années en 6, comme 2026, sont toujours des années mal-aimées à leur naissance, mais... - A.Bégot: Elles finissent bien? - F.Lenglet: Elles ont toujours surpris en bien.

Aux 1er janvier en 7, on s'est souvent dit que c'était mieux que prévu. C'est souvent des années de reprise. Ca vaut depuis 1976. - M.Bouhafsi: On enregistre cette phrase.

Peut-être qu'on va gagner la Coupe du monde en 2026 chez D.Trump! "Qui sera le prochain maître du monde?", c'est chez Plon.

On vous garde jusqu'à 20h. C'est la Story de P.Larrouturou. - L.Vinatier: J'ai passé 581 jours dans plusieurs prisons russes. - Son père, moi et tous les proches, nous l'avons attendu pendant 581 jours. - L.Vinatier: C'est un miracle que j'aie pu rentrer si tôt. - P.Larrouturou: Ce chercheur français a été arrêté en juin 2024, condamné à 3 ans de prison, accusé d'espionnage par la Russie.

Poutine l'a échangé avec un basketteur russe détenu en France. Il est monté dans l'avion pour Paris, mais vous ne savez pas ce qui s'est passé dans l'habitacle. - L.Vinatier: Je suis sorti de la prison avec mon jogging.

Je me suis changé. - Ils avaient peur qu'il y ait des micros? - L.Vinatier: Oui, des espèces de "cadeaux"... - Des cadeaux russes! - L.Vinatier: La première chose significative que j'ai faite, c'est prendre un verre de vin quand on est entrés dans l'espace européen.

Ca fait 15 jours que je mange de la bonne viande avec des bonnes sauces et du vin. Je mange bien et je dors bien. - P.Larrouturou: Cocorico!

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Les autres retrouvailles, ce sont celles d'un fils avec sa mère. - Il était 13h.

J'étais chez moi. Je reçois un coup de téléphone du Quai d'Orsay. On me dit qu'on a une très bonne nouvelle à m'annoncer.

J'ai la larme à l'oeil. Je me rue sur le téléphone pour prévenir mon mari. C'était un rêve!

On nous dit qu'il arrive bientôt. On voit la porte qui s'ouvre. J'entends la voix de mon fils qui dit: "Me voici." Il a fallu que je le touche, que je voie que c'était bien lui.

On s'est pris dans les bras. - P.Larrouturou: Brigitte nous avait confié qu'elle craignait de ne jamais le revoir vivant.

Elle avait un problème avec ses cheveux. - C'est une coupe de cheveux de prisonnier, de détenu. Surtout quand il était complètement rasé.

Depuis, je lui ai pris un rendez-vous chez le coiffeur. Il a une belle coupe... - L.Vinatier: C'est encore un peu court, mais ça va repousser. - P.Larrouturou: Après 581 jours de détention dans le pays de V.Poutine, L.Vinatier a été longuement débriefé par les services secrets, mais il ne veut pas en parler à la télé.

Vous avez été interrogé par les services secrets. - L.Vinatier: Les Français, vous voulez dire?

Oui...

Tout s'est passé au Quai d'Orsay. - Vous ne voulez rien dire? - L.Vinatier: Non. - P.Larrouturou: Il assure ne pas avoir été torturé physiquement.

Ils ne l'ont pas frappé. En revanche, il dit que le plus dur pour lui, c'est le silence. - L.Vinatier: Le pire, c'est le silence, c'est de ne pas savoir et qu'on fait exprès de ne pas vous dire, de ne pas répondre à vos questions.

Souvent, ils disaient l'inverse de ce qui pouvait se passer. Il y avait tout un jeu de manipulation pour me faire peur, pour me donner confiance...

Dans le comportement, dans le ton et le regard du consul de France qui est venu me rendre visite fin août, j'ai compris qu'il se passait quelque chose. Il y avait juste 2 mots: "Il faut croire". Ce qui m'a manqué, c'est de pouvoir ouvrir une porte.

En prison, on ne peut pas ouvrir la porte. C'est pas nous qui l'ouvrons. Ouvrir une porte, la passer et la refermer, ça m'a manqué. - P.Larrouturou: Il nous a confié que ce qui l'a aidé à tenir, c'est l'écriture.

Il a écrit un manuscrit de 400 pages. Ca s'appelle "Purgatoire 228". Il cherche un éditeur. - M.Bouhafsi: Il a retrouvé le sourire, L.Vinatier.

C'est un mot qui hante des milliers de parents français: "le bizutage". S.Guermonprez avait 19 ans.

Etudiant en première année de médecine à Lille, il est mort dans la nuit du 8 juillet 2021 après une soirée d'intégration marquée par une trop grande consommation d'alcool. Ramené en VTC devant chez ses parents, il s'éloigne et est fauché par un camion. - Le corps d'un étudiant de 20 ans a été retrouvé vendredi près d'un pont sur l'A27. - S.Guermonprez était étudiant en médecine.

Il n'avait pas encore 20 ans quand un camion l'a mortellement fauché sur cette portion de l'autoroute. C'était dans la nuit du 8 au 9 juillet 2021, après une fête d'intégration très arrosée a Lille. Il avait passé la soirée avec un groupe d'intégration à l'extérieur de la fac.

Le jeune homme a reçu 8 doses d'alcool contenues dans des seringues. - M.Bouhafsi: Bonsoir, D.Guermonprez.

Vous êtes le père de Simon. A vos côtés, M.-F.Henry.

Merci d'être là. 4 ans et demi après les faits, enfin un procès. 3 étudiants poursuivis pour bizutage.

L'université de Lille citée à comparaître et le chauffeur, jugé pour homicide involontaire. Mardi, le parquet a requis la relaxe générale. La décision sera rendue le 18 février.

Quelle est votre réaction? Le message, c'est "circulez, y a rien à voir"? - D.Guermonprez: C'est ce qu'on comprend avec le mot "relaxe".

Le dossier est instruit depuis 4 ans, maintenant. On a un dossier à charge des inspecteurs avec un dossier complet qui dit que l'université était laxiste. Elle n'a pas pris les mesures de sécurité pour encadrer les organisateurs.

Il n'y a aucun suivi derrière. Dans le dossier, par rapport aux organisateurs, c'est le parquet qui poursuit. L'incompréhension, pour nous et notre avocat, qui ne comprend rien du tout, c'est qu'on ne comprend pas pourquoi les organisateurs, alors qu'on a des preuves précises, des témoignages...

On entend ce mot "relaxe". C'est incompréhensible et inaudible. - M.Bouhafsi: Ce vide de responsabilité dans les affaires de bizutage, c'est courant. - M.-F.Henry: Oui.

C'est même habituel. Dans la grande majorité des cas, il y a un non-lieu. Les gens portent plainte pour des faits de bizutage avérés Les gens portent plainte pour des faits de bizutage avérés et il n'y a pas de suite.

C'est douloureux et dramatique pour les personnes concernées, pour les jeunes qui ont été bizutés, qui, parfois, sont dans cette situation extrêmement difficile. Certains sont handicapés à vie, d'autres sont handicapés. Obtenir réparation, c'est presque pas le mot quand son enfant est décédé, mais au moins, des parents souhaitent obtenir quelque chose, une condamnation des auteurs des faits, et, éventuellement une condamnation de l'université ou de l'école, qui n'a pas su encadrer l'événement. - M.Bouhafsi: On va revenir sur cette soirée dramatique de juillet 2021.

Comment vous apprenez le décès de Simon? - D.Guermonprez: On sonne chez nous.

La police de l'autoroute sonne à 3h pour nous annoncer le décès. Ils ont le portefeuille de notre fils à la main. A ce moment-là...

On ne comprend pas. Il est percuté par un camion sur l'autoroute, mais il n'a rien à y faire. Il a été déposé devant la maison.

On comprendra rapidement, avec les enquêtes, que c'est le fait de l'avoir enivré pendant cette soirée d'intégration où on a appris 8 mois après qu'il a reçu un objectif d'ingurgiter 12 grosses seringues. - M.Bouhafsi: Pardon...

Pour tous nos téléspectateurs, vous venez de dire "un objectif de 12 seringues"? - D.Guermonprez: Le témoignage le dit très clairement...

C'est pour ça qu'on comprend pas la relaxe. Simon a dit "stop", à 8-9. C'est des grosses seringues. - A.Bégot: Remplies d'alcool. - D.Guermonprez: Beaucoup d'étudiants boivent.

C'est dans toutes les corporations. Mais Simon ne buvait pas d'alcool. Simon, vous lui donnez un petit verre d'alcool, il est pompette.

Les gens ne savent pas toujours qu'en faculté de médecine, c'est une tradition. C'est dans la culture de faire ingérer de l'alcool. On ingère de l'alcool comme on gave des oies.

Simon ne le savait pas. Il savait qu'il y aurait de l'alcool dans la soirée mais n'en buvait pas. J'allais pas lui dire avant qu'il y aille: "Attention sur l'alcool." - M.Bouhafsi: Il y avait des punitions s'il ne buvait pas. - D.Guermonprez: C'est ce que dit le témoin.

Il y a une omerta bien expliquée au sein de la faculté de médecine. C'est expliqué avec les inspecteurs de l'IGESR. Un témoignage explique bien que c'est une soumission.

Ils doivent se mettre à genoux, pas toucher la seringue. - Y.Goosz: Ca paraît décalé et ancestral, mais c'était hier. - E.Eméyé: On a l'impression qu'on entend les bizutages d'il y a 30 ans. - M.Bouhafsi: Vous dites que l'appartement où était Simon était préparé.

Le sol était bâché et l'invitation était explicite: "Prépare ton foie." Cette nuit-là, il y a plus d'un litre d'alcool prévu par étudiant. L'objectif était d'aller jusqu'au vomissement? - M.-F.Henry: Maintenant, c'est l'objectif.

Vous avez des sacs-poubelle dans ce genre de soirées et on les fait vomir dedans pour qu'ils recommencent à boire et éviter, éventuellement, les comas éthyliques. - M.Bouhafsi: Une phrase des organisateurs vous choque: "Personne n'était obligé de boire.

Ce n'était pas un bizutage." - D.Guermonprez: C'est ce qu'ils se disent.

Un autre témoignage dit le contraire. Je peux le lire. Ca m'accompagne tout le temps.

Une étudiante dit: "La distribution d'alcool se faisait via des seringues ou à partir de bouteilles plastiques. De ce fait, on ne sait pas ce qu'on boit exactement. Ni la quantité d'alcool." Elle finit par dire: "Pour boire, on nous impose de nous mettre à genoux et de ne pas toucher la seringue sous peine de gages ou punitions, voire boire encore plus d'alcool ou autre." Tout est dit. - M.Bouhafsi: On aimerait comprendre.

Ce soir-là, votre fils est accompagné en VTC jusqu'à devant chez vous. A ce moment-là, il sait marcher. Il fait demi-tour et ne rentre pas chez vous.

Ca ne lui ressemble pas. - D.Guermonprez: On ne connaît pas la fin de l'histoire.

Pourquoi il est reparti sur le pont d'autoroute et pourquoi il a fait un selfie? Il perd son téléphone, descend les marches...

Il y a la traçabilité. Il traverse l'autoroute pour récupérer son portable et là, le choc frontal. Une personne qui ne voit pas en pleine journée, qui n'est pas alcoolisée et qui traverse l'autoroute, elle n'a pas beaucoup de chance.

Un étudiant alcoolisé, en pleine nuit, qui ne perçoit pas...

Il n'a aucune chance. - M.Bouhafsi: Ce soir, on entend la dignité de D.Guermonprez qui m'a dit qu'il était là pour les autres.

M.-F.Henry, vous avez des familles qui ne veulent même plus témoigner ni porter plainte. - M.-F.Henry: Beaucoup de familles n'ont pas porté plainte parce qu'elles se disent que ça va être classé sans suite et que ce n'est pas la peine.

On a été partie civile dans une procédure très grave. Un jeune est handicapé à vie. La procédure a duré 12 ans.

Il y avait 6 mis en cause qui ont tout avoué, ont été mis en examen et le procureur a tout classé sans suite. On a demandé un complément d'enquête. A ce moment-là, une association Course Croisière de l'EDHEC a été mise en examen.

Ca a encore duré jusqu'en 2025. - A.Bégot: Comment vous l'expliquez? - M.-F.Henry: Je pense qu'il y a une connivence parfois entre les grandes écoles et la justice.

Il y a ça et un 2e élément dont je voudrais parler, qui existe dans la loi, c'est "contre son gré ou non". Il n'y a pas de consentement en matière de bizutage. Le bizutage est interdit.

C'est un délit. Que vous ayez dit oui ou non, c'est non. - Y.Goosz: Il y a une charte ministérielle depuis 2018 qui encadre ça, en théorie.

Elle n'est visiblement pas appliquée. Que risque une université si elle ne l'applique pas? - M.-F.Henry: Rien. - D.Guermonprez: Juste après le décès de Simon, j'ai lancé une pétition.

C'était la 1re de ma vie. Il y a eu plus de 38 000 signatures. Beaucoup de parents se sentent concernés.

Je voulais en lancer une pour alerter nos politiques et leur dire qu'il fallait faire une loi ou un décret pour obliger les universités ou les doyens, pour la faculté de médecine à convoquer les organisateurs pour les obliger à ce que toutes les règles de sécurité soient aux soirées. Il suffit d'appliquer la charte ministérielle. Je rappelle la loi sur le bizutage.

J'ai lu toutes les auditions des étudiants. 98 % des étudiants ne savent pas que le bizutage, c'est amener une personne contre son gré ou pas de son gré à consommer de l'alcool de manière importante. Ils ne le savent pas. - M.-F.Henry: Même quand ils ont signé la charte, ils vont quand même faire le bizutage.

On a des témoignages de chefs d'établissements qui nous disent: "Je croyais avoir tout prévu, mais ils l'ont fait quand même." - M.Bouhafsi: Les propos que vous avez tenu sur la justice, ça n'engage que vous.

Merci M.-F.Henry, merci D.Guermonprez.

Vous êtes le père de Simon, étudiant en médecine décédé après une soirée d'intégration. Merci d'avoir témoigné. Je salue aussi votre femme, Laura.

Restez avec nous jusqu'à 20h. Tout de suite, le 5/5 avec A.Bégot.

D'abord, cette dernière info. Le propriétaire du bar de Crans-Montana remis en liberté. - A.Bégot: 3 semaines après le terrible incendie du Nouvel An qui a fait 40 morts et 116 blessés, le tribunal du canton a ordonné la remise en liberté du propriétaire du bar contre le versement d'une caution de 200 000 francs suisses.

La justice insiste sur un point: toutes les mesures pour éviter sa fuite ont été prises. Interdiction de quitter le territoire et obligation de remettre tous ses papiers d'identité et de se présenter chaque jour au poste de police. C'est incompréhensible pour bien des familles de victimes, à l'image de Laetitia.

Elle a perdu son fils Arthur dans la tragédie. Il avait 16 ans. - Nous sommes anéantis intérieurement.

En plus, nous devons vivre avec la colère. Ce n'est pas normal, ce qui se passe. Le risque de fuite, soi-disant, aurait été analysé.

Ils ont des amis partout dans le monde. L'autre risque, c'est le risque de collusion. Comment la justice peut m'assurer qu'aucune preuve ne va être détruite et qu'ils ne vont pas s'accorder?

Je suis en colère. Comment voulez-vous que je sois en deuil sereinement? J'ai perdu mon enfant, la chair de ma chair? - A.Bégot: La colère de Laetitia.

Dans un communiqué publié, les avocats indiquent qu'ils continueront à répondre, mais désormais ensemble, à toutes les demandes des autorités. Leurs pensées demeurent à l'endroit des victimes de la tragédie. Aucun autre commentaire. - M.Bouhafsi: A Nice, la traque se poursuit. - A.Bégot: 2 jours après l'assassinat de cette jeune femme de 23 ans abattue sous les yeux de son bébé.

Les policiers recherchent toujours activement son beau-père, le compagnon de sa mère. Il pourrait avoir tiré sur elle à 10 reprises mercredi alors qu'elle était au volant de sa voiture. - Ce scooter, la brigade de Nice l'a retrouvé sur le secteur à côté de la gare de Nice avec une douille percutée au pied du scooter.

Ca nous a permis d'identifier son propriétaire qui, de lui-même, s'est présenté au commissariat. - A.Bégot: Cet homme, propriétaire, a expliqué avoir prêté son deux-roues au beau-père de la victime.

Cette affaire a bouleversé les Niçois. Plusieurs centaines d'entre eux se sont recueillis ce matin, à la mi-journée, dans l'hôtel de ville et à l'extérieur pour rendre hommage à Lizabete. - La violence n'a pas sa place.

Elle ne devrait pas exister. - Pour nous, c'est une âme qui était partie précocement. - On attend que la police fasse son travail.

Ce serait un vulgaire trafiquant, ils l'auraient déjà attrapé. La petite va grandir sans mère. C'est normal, pour vous?

Il faut que justice soit faite. - A.Bégot: Un mandat d'arrêt européen a été émis à l'encontre du principal suspect. - M.Bouhafsi: La marine française intercepte un nouveau pétrolier soupçonné d'appartenir à la flotte fantôme russe. - A.Bégot: Le navire a été arraisonné hier en Méditerranée par 2 hélicoptères et un navire français.

Il fait 249 m de long et est soupçonné d'arborer un faux pavillon des Comores qui permettrait à la Russie d'exporter son pétrole en contournant les sanctions internationales. - E.Macron: La flotte fantôme était un problème pour nous tous.

Elle permettait de financer l'effort de guerre de la Russie et contrevenait aux sanctions qu'on avait décidées. La marine française a agi en bon ordre pour faire respecter le droit. - A.Bégot: Ce soir, le pétrolier est en train d'être convoyé au port de Marseille.

F.Lenglet, ces sanctions contre la Russie commencent à peser sur l'économie russe? - F.Lenglet: Non.

Les sanctions ont été décidées par la mondialisation américaine, mais il existe maintenant une contre-mondialisation avec la Chine en chef d'orchestre, avec l'Inde. L'Inde a changé d'attitude. Elle achetait beaucoup de pétrole à la Russie et rétropédale maintenant.

Malgré tout, la pression existe. On voit que la Russie, malgré tout, au plan économique, en sort au prix d'une baisse de niveau global...

Enormément de ressources sont concentrées sur l'appareil productif qui sert à faire des armements. - M.Bouhafsi: Aux Etats-Unis, cette journée de grève au Minnesota. - A.Bégot: Pas de travail, pas d'école, pas de shopping.

C'est le mot d'ordre de cette journée face à la police de l'immigration après l'arrestation d'un enfant de 5 ans. Klaxons. ... - A.Bégot: Un enfant de 5 ans.

Cette arrestation a été confirmée par le vice-président américain, qui se défend. - M.Bouhafsi: Ca fait sens avec vos propos de tout à l'heure.

Quand on voit l'arrestation d'un enfant de 5 ans...

Vous parliez d'un Etat voyou, on en a le meilleur exemple. - A.Bégot: J.D.Vance dit vouloir faire baisser la température dans cet Etat où des milliers d'Américains manifestent chaque jour depuis le 7 janvier dernier et la mort de Renee Good, la mère de famille tuée par un agent de l'ICE.

C'est la très contestée police de l'immigration. ... - A.Bégot: Selon un sondage publié par CBS, de plus en plus d'Américains contestent les méthodes de cette police.

C'est 5 points de plus qu'au mois de novembre, de quoi plomber un peu plus la cote de popularité de D.Trump. Elle n'est plus qu'à 40 %.

C'est un sondage frauduleux, d'après le président américain. - M.Bouhafsi: On revient en France avec la météo bien agitée. - A.Bégot: Avec d'abord ces crues en Bretagne.

Le Morbihan, l'Ille-et-Vilaine et le Finistère sont toujours en alerte orange. Des inondations à Quimperlé, dont le centre-ville est sous l'eau. Les barrières anti-crues ont même cédé. - Ce matin, ça tombait déjà très dru.

Depuis 2013-2014, on n'a pas vu l'eau passer par-dessus les barrières anti-crues. - A.Bégot: Des inondations également à Malestroit, où la rivière qui traverse le centre-ville est sortie de son lit.

Bonsoir, L.Romejko. On a besoin de vous.

La situation va être très compliquée dans les prochaines heures. D'abord, sur le front des crues, le niveau de l'eau continue à monter par endroits et il pleut toujours. - L.Romejko: L'épisode va se prolonger.

Il a beaucoup plu ces derniers jours. Plusieurs passages de tempêtes. La dernière, c'était Goretti qui a apporté beaucoup d'eau.

Une alimentation en eau ces derniers jours. Là, avec le passage d'Ingrid, ça va se poursuivre encore demain. Pas de quantité énorme demain.

On parle d'entre 15 et 30 litres d'eau au mètre carré. Le problème, C'est que ça reste et que les sols sont saturés. Ce sont des bassins fluviaux où ça déborde très facilement.

Les niveaux sont très hauts. La décrue n'est pas encore envisagée sur l'ensemble de ces secteurs. C'est un problème qui va se prolonger. - A.Bégot: A cela s'ajoute la tempête Ingrid.

Elle n'est pas sur la France, mais les vents soufflent fort avec un risque de submersion. - L.Romejko: On a tout de même, c'est constaté depuis la fin du XXe siècle, une hausse du niveau de l'océan.

Ca complique les choses. Les coefficients de marée compliquent aussi la situation. Ils sont pas hyper élevés.

On n'est pas sur de très fortes marées, mais sur des coefficients aux alentours de 85. Surtout, une forte houle. La tempête a été violente en mer, moins sur les terres, heureusement.

Au large, la houle était de pratiquement 10 m. Sur le littoral, il y a eu des vagues comprises entre 4 et 7 m. Le risque de submersion est très important.

Ca complique aussi la chose. - A.Bégot: Les autorités recommandent de ne pas s'approcher des côtes, comme à Quiberon, dans le Morbihan. - Tous les ans, malheureusement, il y a des drames.

Ne venez pas ce soir. Les vents sont très violents. La marée est très haute.

Les vagues-submersions seront très fortes. - A.Bégot: Ne faites surtout pas comme ce photographe. - C'est pas joli, ça?

On me demande pourquoi je viens tout le temps...

Je dis que c'est jamais les mêmes vagues. Le vent ne les pousse pas de la même façon. C'est superbe. - On va pas non plus traîner très longtemps.

C'est pour voir les conditions. C'est pour faire une petite balade. On fera attention. - M.Bouhafsi: On voit de plus en plus de photographes, des vidéos TikTok des adolescents...

Là, c'est une famille. C'est ultra dangereux. - L.Romejko: C'est ultra dangereux.

S'approcher du bord de mer quand il y a une très forte houle...

Il faut imaginer la puissance de ces vagues. Ca balaye même quelqu'un d'un certain poids et ça peut l'emporter rapidement. Je suis très partagé sur les appellations.

La tempête, depuis quelques jours...

On parle de "bombes météorologiques". Le terme est effrayant. En même temps, je me dis que c'est peut-être pas trop.

Quand on voit ces prises de risques inconsidérées, je me dis que c'est peut-être bien de faire peur, même si j'essaie d'éviter le terme. - M.Bouhafsi: On n'est pas assez sensibilisés aujourd'hui sur les sujets climatiques? - L.Romejko: On le voit quand il y a des crues dans le sud de la France.

Il y a eu de nombreuses victimes ces dernières années, des personnes qui ont, malgré les interdictions, emprunté des routes, sont allées dans les parkings souterrains récupérer leur véhicule alors qu'il y avait une crue éclair en cours ou des orages extrêmement violents. Les recommandations sont claires. Les services de l'Etat demandent aux gens de ne pas rester à l'extérieur, de rester chez eux et d'être, si possible, en étage.

C'est pas pour rien. - A.Bégot: L'alerte jaune, c'est déjà une alerte.

On a parlé de la tempête, des crues dans l'Ouest. Comme si ça ne suffisait pas, on attend de la neige en montagne ce week-end. Là aussi, ça risque d'être dangereux.

On se souvient de cette série d'avalanches et de décès. C'est encore un risque? - L.Romejko: Oui.

On va voir le passage de la tempête. Il y a différents types d'avalanches. Les quantités de neige sont importantes.

Il y a les variations de température. Dès qu'il y a du redoux, le manteau neigeux se déstabilise. Des déclenchements spontanés s'opèrent.

Le vent va aussi être de la partie. Il va y avoir des formations de plaques avant. Il y a aussi des recommandations.

Les services de sécurité des pistes balisent, déclenchent les avalanches. Il y a des indicateurs, des drapeaux noir et jaune à damier...

C'est pas gratuit, ces indications. Elles sont là parce qu'elles sont justifiées. Souvent, les victimes, c'est souvent à cause d'imprudence. - M.Bouhafsi: Demain, en fin d'après-midi, il fait pas beau sur toute la France.

Restez à la maison. Il y aura "C à vous". Merci, F.Lenglet.

Merci, L.Romejko.