Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewC à vous (sur YouTube)· 7 février 2022 6 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

Marine Le Pen / Éric Zemmour : duel à distance - C à Vous - 07/02/2022

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:42OuverteRéponse directe

    Éric Zemmour, vous êtes l'invité de France Inter ce matin. Que répondez-vous aux critiques sur vos propos ?

  • 5:00RelanceRéponse partielle

    Vous avez dit que Pétain avait protégé les Juifs français. Pouvez-vous clarifier ?

  • 5:29RelanceRéponse directe

    Commémorer la rafle du Vel' d'Hiv' aurait été plus approprié que la célébrer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:53InvitéFait
    « Évidemment, nous serions tous d'accord pour financer un service public de qualité. »
  • 4:05InvitéFait
    « Mais la France et les Français n'ont pas besoin de médias de gauche qui les détestent. »
  • 4:11InvitéFait
    « Ils n'ont pas besoin de financer la propagande immigrationniste ou autre et décoloniale de France Inter. »
  • 5:00InvitéFait
    « Je n'ai jamais dit qu'il avait protégé les Juifs pendant la guerre. »
  • 5:03InvitéFait
    « Il avait déjà dit qu'il avait protégé les Juifs français, français, et que le régime de Vichy avait fait une espèce de troc sinistre entre les Juifs français et les Juifs étrangers. »
  • 5:17InvitéFait
    « C'est essentiellement des noms polonais et des gens qui venaient de Pologne, malheureusement. »

Temps de parole

  • Présentateur33 %
  • Invité17 %
  • Invité 216 %
  • Invité 39 %
  • Invité 48 %
  • Invité 56 %
  • Présentateur 23 %
  • Invité 63 %
  • Invité 73 %
  • Invité 82 %

5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous. C'est la politique qui ouvre ce 5 sur 5 ce soir avec un duel à distance. Oui, deux salles, deux ambiances, babette match de meeting à l'extrême droite avec les deux candidats qui font les belles heures de l'extrême droite dans les sondages. Samedi, Éric Zemmour était à Lille à 15h, Marine Le Pen était à Reims à 18h. Et nous étions sur place avec les défections de ces dernières semaines. Louis Amard et Audrey Payas ont demandé aux militants du Rassemblement National pourquoi ils sont encore là. Ne sont-ils pas tentés d'aller toquer chez le concurrent ? Vous allez voir que ceux qui restent sont vraiment fans.

0:33
Invité

On va gagner, Marine. Allez, on va gagner, Marine. Je reste fidèle à mon parti politique et à Marine. J'ai pris ma carte au Front National à l'époque. Marine a été élue présidente et depuis je prends la carte tous les actes. Je suis tellement heureux de vous voir. Attendez, vous êtes où je vous laisse ? C'est pas mal, c'est trop ému. C'est pas mal, Marine. C'est pas mal, Marine. Nous sommes militants du Rassemblement National, enseignement Front National et que nous sommes fidèles.

1:07
Locuteur

Marine, c'est l'État !

1:09
Invité

Fidèles de Marine. Je vote toujours pour Marine. C'est elle qui a vraiment une stature de chef d'État, qui a une prestance, qui a un charisme.

1:24
Présentateur

Alors ça, c'est pour les militants fans. Les soutiens plus capés, également les soutiens politiques de Marine Le Pen, en attendant leur candidate sur scène, on leur a proposé de suivre Éric Zemmour à distance.

1:40
Invité

Vous voulez regarder avec moi ? Qu'est-ce que c'est ? Ah oui, c'est la salle du ministère. C'est ce qui se passe à Lille. Ah oui, ils ont un peu survendu d'ailleurs la capacité, parce que moi qui suis nordiste, je connais bien cette salle. Elle n'a jamais pu contenir 8000 personnes, alors il faut toujours faire attention. Vous voulez regarder ça un petit peu avec moi ? Non, je n'ai pas le temps. Qu'est-ce que c'est que ça ? Non, ça ne m'intéresse pas. Moi, j'ai un bon discours qui arrive tout à l'heure. C'est un mauvais discours. C'est un discours de perdant. C'est un discours qui ne veut pas gagner. Pourtant, si on regarde bien, dans la salle, il y a peut-être des anciens amis à vous, non ?

Ah ben certainement, peut-être. Quatre ou cinq, pour des raisons d'aigreurs personnels, ont souhaité poursuivre leur chemin autre part. Ça ne nous a pas fait trembler. Ni nous, ni les sondages. J'ai plein d'amis de son côté qui me disent, il faut le rejoindre, on va faire le grand parti de demain. Mais moi, je m'en fous du grand parti de demain. Moi, je veux gagner les élections. Tout de suite.

2:30
Présentateur

Alors une fois Marine Le Pen arrivée sur scène, le meeting, les musiques, les drapeaux. Et à la fin, après une heure de discours, la candidate a voulu la jouer. On brise la glace, on fend l'armure. Elle a quitté son pupitre pour s'adresser directement à ses supporters.

2:42
Invité

Je vais prendre quelques minutes pour vous parler de moi. Un père pris dans le tourbillon des engagements que je voyais trop rarement. Une famille un peu particulière. Très vite, j'ai connu la violence politique quand j'étais petite fille à l'école. On m'a fait payer. Des persécutions que l'esprit d'une enfant insouciante ne peut pas vraiment comprendre. Et puis, il y a eu cet attentat. J'avais 8 ans. Ce matin-là, de la Toussaint 1976, je suis entrée brutalement dans le monde des adultes. Je souhaitais leur livrer un peu de ce que je suis. Ce n'est pas toujours facile pour moi parce que je suis quelqu'un de très pudique.

Mais je crois que c'était important aussi de faire preuve de cette transparence.

3:33
Présentateur

Alors évidemment, on a rajouté la musique nous-mêmes derrière le discours de Marine Le Pen. Alors on va quitter la ville de Reims où se trouvait Marine Le Pen pour la ville de Lille. En marge du meeting d'Éric Zemmour, non pas une, mais deux manifestations étaient organisées là-bas. Un rassemblement à l'appel de la maire Martine Aubry et des SOS Racisme. Une autre manifestation à l'appel de collectifs antifas de la région. Sur scène, entre autres bien sûr, dans son discours, le candidat a fait siffler la radio France Inter.

3:58
Invité

Évidemment, nous serions tous d'accord pour financer un service public de qualité. Mais la France et les Français n'ont pas besoin de médias de gauche qui les détestent. Ils n'ont pas besoin de financer la propagande immigrationniste ou autre et décoloniale de France Inter. Sultez les Français qui ne pensent pas comme eux.

4:24
Présentateur

Des attaques du candidat d'extrême droite contre la radio de service public. Réponse de la présidente de Radio France via un communiqué posté sur Twitter. Elle appelle à plus de responsabilité dans la campagne. Elle tient à souligner les engagements de pluralisme des antennes publiques, rappelant au passage les succès d'audience du groupe. Mais Éric Zemmour qui invective France Inter, il était où ce matin ? Et c'est Éric Zemmour qui est aujourd'hui notre invité. Bonjour. Bonjour. Bonjour. Bienvenue sur Inter. Le candidat a été l'invité de France Inter en longueur comme les autres candidats à la présidentielle. Et dans la collection des formules hasardeuses, celle-ci a retenu notre attention.

Il parlait de la polémique sur Pétain.

5:00
Invité

Je n'ai jamais dit qu'il avait protégé les Juifs pendant la guerre. Il avait déjà dit qu'il avait protégé les Juifs français, français, et que le régime de Vichy avait fait une espèce de troc sinistre entre les Juifs français et les Juifs étrangers. La rafle dont vous parlez est emblématique de ce que je dis. C'est essentiellement des noms polonais et des gens qui venaient de Pologne, malheureusement. Premièrement, donc, je célébrerais normalement la rafle du Veldiv.

5:29
Présentateur

Commémorer aurait été plus heureux que célébrer la rafle du Veldiv, sans doute. Oui, ça aurait été mieux choisi comme terme.

5:35
Invité

Enfin, le problème, ce n'est pas juste ce terme, parce que ça, à la limite, ça nous arrive à tous d'avoir la langue qui fourche. Le problème, c'est que fondamentalement, historiquement, M. Zemmour est un révisionniste et qu'il vise à invalider les 50 ans, 60 ans d'efforts sur soi que la France a fait pour reconnaître son rôle dans la déportation des Juifs. Eh bien, Zemmour, c'est le retour en arrière sur ça aussi. Et ce n'est pas le seul problème de cette candidature.