🔴 Convention Sécurité : Audition de Christophe Korell, analyste criminel
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 54 %Attaque 17 %Défensif 29 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quels sont les deux groupes de travail lancés par le PS sur la sécurité ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Comment aborder la question du trafic de drogue en Europe ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quels sont les axes du groupe de travail police-population ?
- 17:00RelanceRéponse directe
Quel est le poids du corporatisme syndical dans la police ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Faut-il réhabiliter les îlotiers pour améliorer la proximité ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Sur la formation des policiers et les bavures policières
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Fait
« un jeune policier euh qui avait tué deux jeunes délinquants euh et estce qui m'avait choqué à l'époque et ça revient complètement à ce que vous dites c'est que je crois que de mémoire il devait avoir 23 24 ans il sortait à peine de la formation »
- 4:00Fait
« on avait Surp il y a 20 ans on avait des policiers qui étaient habillés normalement si je puis dire avec leur uniforme et aujourd'hui on a des des policiers qui ont leur gilets par bal qui sont équipé euh comme des porortavion si je puis dire »
- 8:00Chiffre
« on a 10 % de la population aujourd'hui qui consomme ou qui a consommé en tout cas au moins une fois dans l'année »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
alors merci merci Christophe Corel d'être avec nous ce soir donc si avec Ann pic et Alexandre Jardin on vous accueille ce soir c'est pour parler police moi je vous avais repéré pour vos prise depposition sur sur les réseaux sociaux avec beaucoup de d'esprit critique et de hauteur de vue alors que souvent quand même sur les question de police ça tourne à la foire d' poigne et et le débat est moins subtil euh et on a besoin un peu de de discernement sur un sujet qui est extrêmement important euh autour des questions de sécurité donc vous êtes ancien plégiste vous êtes ancien euh euh policier euh euh en service et là vous êtes analyste criminel au ministère de la Justice euh auteur de plusieurs ouvrages sur la police judiciaire et plus récemment sur la criminalité organisée euh alors on est curieux de vous entendre sur les deux groupes de travail qu'on a qu'on a lancé euh et qu'on coanime ce soir il y en a d'autres mais euh les nôtres sont police population qui est un sujet central dans la euh dans le climat euh autour des questions de sécurité et puis lutte contre le trafic de drogue qui est un des sujets euh euh les plus importants de de la période euh on a euh Alexandra donc qui qui interviendra Anna euh Alexandra elle est adjointe à la sécurité dans le 10e arrondissement Anna pque député de la Manche et euh malgré le contexte politique particulier et le fait que les regards sont tournés vers l'assemblée national à 7h ce qu'on peut comprendre bon ça doit pas nous empêcher de continuer à travailler je vais tout de suite passer la parole à Anna pour euh un petit mot et puis je sais que nous quittera pour aller en séance voteril y a un vote ce soir et puis ensuite Alexandra dira un mot puis on vous laisse présenter Christophe Corel votre petite bfou illiminaire propilliminaire sur sur ces deux sujets Anna oui alors je suis désolée effectivement de bouleverser un petit pe on a eu beaucoup de mal à à pouvoir euh trouver des dates et et on a été encore surpris par l'actualité bien alors effectivement je suis députée de la 4e circonscription de la mochche c'est-à-dire un port un littoral et par ailleurs j'ai été très longtemps et je suis toujours une élu locale à ce titre évidemment je peux avoir un regard qui est celui de la législation de l'aspect national mais aussi celui de ce que nous pouvons vivre au quotidien à travers ce que nous essayons de mettre en place euh dans nos villes mais aussi dans nos territoires rurau qu'on dit très très souvent dans les problématiques de relation et de sécurité alors évidemment les forces de l' sont des gendarmes mais aussi dans la question finalement des comportements addictifs et du trafic de drogue la manière dont on a abordé ce groupe de travail c'est aussi en essayant de combiner avec ce les actions de prévention et les politiques que nous pouvons mener pour éventuellement d'abord avoir une meilleure relation à la population simplifier les choses clarifier les missions de chacun mais aussi euh euh savoir ce que nous devons mettre en place comme politique de prévention pour ne pas axer euh la relation euh de de la relation des des forces de l'ordre mais aussi la relation de la justice seulement sous les aspects répressifs mais aussi sous les aspects de la prévention et notamment des coméventions des comportements à risque quels qu'il soi voilà un petit peu pour présenter les grands axes à ce titre et parce que c'est un sujet qui revient régulièrement j'ai plus particulièrement travaillé sur les politiques concernant le trafic de stupéfiants et la manière dont les choses sont abordées en Europe et dans le monde puisque nous sommes ce pays qui est à la fois celui qui a une des lois les plus répressives sur les consommateurs et ce qui indie un certain nombre de problématiques à la relation des forces de l'ordre avec la manière dont il contrôle dont il rentre en confrontation avec la population dans certains quartiers ou avec certaines franches de la population et la question évidemment donc la dépénalisation de la légalisation que se passe-t-il en Europe quelles sont les politiques qui ont fonctionné où on en est peut-on par exemple considérer aujourd'hui que plus de 10 % de notre population sont représente 10 % des délinquants de notre population au regard du fait que nous sommes en France euh voilà avec une population qui a une consommation régulière de produits stupéfiants illicites euh autour de 10,8 % et que 50,1 % de la population française entre 18 et 75 ans a consommé au moins une fois euh des produits stiant et particulièrement du canabis ça nous engage donc à peut-être repenser les choses puisquil ne semble pas que ce soit aujourd'hui un tabou donc comment finalement euh permettre euh à la fois avoir un vrai euh un vrai impact sur le narcotrafic tout en considérant que peut-être 10 % de la population française presque 11 % de la population française adulte ne peut pas être considéré comme une population délinquante et tout en permettant néanmoins que les enquêtes puissent se mener au que du siblons mieux et que ça cela peut-il permettre l'appaisement lors dans la population si nous engageons vers des politiques soit comme celle du Portugal qui a un vrai succès sur la réduction de la consommation soit les politiques qui ont été mises en œuvre avec de manière très diverse très variée à travers l'Europe et le monde sur la légalisation en partie et et du canadist voilà un petit peu les pistes sur lesquel on a on a essayé de travailler avec des chiffres très PRC très précis et ce qu'on peut éventuellement attendre de ces politiques lorsqu'elles sont mises en œuvre et quel qu'elles supposent ce changement de comportement évidemment de la police qu'elle soit celle du quotidien ou qu'elle soit celle qui fait les enquêtes de plus long terme et de la justice avec la population lorsque finalement on utilise ces différents leviers voilà pour présentation rapide merci Anna euh Alexandra tu tu euh ouvres nos réflexions sur relation police population puis on se la la parole après à à Christophe tu n'as pas de micro est-ce que c'est ça oui oui je vais juste essayer de reprendre mon document bonjour euh bonjour à tous et toutes alors désolé pour le retard déjà pour commencer j'étais prise sur un atelier citoyen dans le 20e arrondissement euh pour me présenter rapidement je sais pas si tu as eu l'occasion de le faire Jérôme euh je suis adjointe à la sécurité du 20e arrondissement de Paris et je suis membre la direction nationale en charge notamment des questions féministes avec un autre SN et je prends juste rapidement mes notes effectivement je copilote avec Jérôme Le le groupe de travail police population on a pu mener un certain nombre de de débats hop je reprends juste pour être sûr de ne rien noublier euh bon c'est pas grave sinon je vais le faire de mémoire c'est pas trop grave h ah c'est hop euh tout tout le tout l'enjeu du du de ce groupe de travail police population c'était aussi et c'est là-dessus qu'on aimerait bien vous vous entendre la question de la police de proximité bien sûr euh on a euh notre objectif est travail sur plusieurs axes déjà c'est quelle police du quotidien donc c'est est-ce qu'il faut réhabiliter la police de proximité quel périmètre de compétence on souhaitait aussi s'interroger sur la déontologie et les contrôles de la police de manière générale la question qu'on souhaitait àquelle répondre aussi c'était comment on peut renouveler un Pact de confiance entre la police et et la population on a notamment abordé les questions de contrôle faciè euh et euh et donc de de répisser euh on on a aussi un axe sur la question de la la gestion du refus d'obtempéré et et enfin euh notre volonté c'était de se dire comment on remet la police au service de la population donc à la fois et ce sur plusieurs PS c'est à la fois comment on accueille la Parole de la victime euh quels sont les dispositif de plainte actuelle comment on les simplifie on les suit mieux comment elles sont qu'elles permettent aussi peut-être et ça c'est AX qui est qui est un peu qui va au-delà c'est comment on permet aussi d'aller euh de de de faire avancer les différentes plaintes euh on a donc échangé aussi beaucoup sur euh euh sur sur les donc je disais sur les ce qui était contrôle et déontologie euh sur les lignes de partage et et ça on le voit beaucoup et ça ça questionne quand on voit la réalité de ce qui se passe dans les territoires les lignes de partage entre la police municipale et nationale euh on le voit dans nom de territoire il y a beaucoup de mairies qui ont une police municipale euh qui est une police pour le coup très souvent d'ultra proximité euh et qui a qui peut avoir tendance parce que il y a une désertion de la police nationale à vouloir prendre plus de compétences là-dessus j'aimerais bien enfin savoir quel est quel est votre avis euh on a la question aussi de la la du rapport entre la justice et la police et un des des axes qu'on qu'on qu'on décline mais c'est pas toujours évident parce que il faut des moyens c'est aussi euh si on veut rendre euh si on veut pacifier les relations entre la la police et le citoyen il y a une question aussi de d'une de formation de la police mais aussi de de de de de monter en charge des policiers ce que je veux dire par là c'est que moins on a de policiers plus ils ont de pression plus ils ont de mission sur un nombre de temps heur qui qui est un temps qui qui leurait qui aurait court on l'a vu notamment à Paris dans le cadre de des jop c'est que quand on a beaucoup de policiers euh et que h et que et et que le que que qui ont des missions qui sont définis et qui sont enfin qui sont dans un contexte de comment dire de qui qui sont euhah qui ENF bref quand quand on a beaucoup de policiers de développés sur la territoire avec des missions précises de service aux citoyens on a vu une une image complètement on a vu un apaisement global de Paris et une image qui s'est vraiment modifié de en moi je l'ai vu dans au niveau des habitants du 20e qui disait en fait qui était heureux de voir la police et une image de la police qui s'est profondément transformée à ce moment-là et donc la question c'est plus est-ce que si on a il a une vraie question de compétence et de de de de nombre de policiers qui permettent de aussi de décharger la pression sur sur les PR sur les la police actuelle et ça entraîne aussi euh la question donc de la formation du recrutement des moyens qu'on y met et de l'image globale de la de la police voilà c'est un peu tous les champs d'action qu'on a commencer à à réfléchir c'est vaste euh on on a bien conscience qu'on aura pas la réponse à tout euh mais euh mais on est on est très heureux en tous les cas de vous écouter et d'avoir votre avis et votre expertise sur le sujet merci Alexandra on va passer la parole à Christophe Corel sans désemparer et puis on va pas faire 1 he et3 mais on se donne 10h V le nombre de sujets qu'on a traité on a toute la nuit non c'est pas ça pardon on a toute la nuit non ou toute la nuit c'est ça la nuit de la police c'est ça à vous très bien écoutez déjà je vous remercie de de me convier à ces réflexions merci monsieur le sénateur euh mesdames les élus euh déjà je pour commencer juste vous parce que je l'ai vu passer cet après-midi euh a été diffusé publié le le rapport sur les lien police population euh qui était qui est sorti seulement qui est sorti il y a un an 2023 mais il été publié aujourd'hui donc il est accessible au grand public je vous avoue que j'ai pas eu le temps de tout lire je juste passé quelques quelque chose en revue mais ça me semble intéressant j'ai vu des choses à la fois intéressantes et d'autres choses qui me qui m'inquièteent un petit peu euh je vais commencer mon propos effectivement pour parler euh de la relation police police citoyen euh et police justice vous l' vous l'avez évoqué c'est un c'est une problématique importante aussi euh déjà d'où je vous vous parle quand même effectivement vous avez dit Monsieur sénateur donc je suis policier je suis rentré en 1997 dans la police euh j'ai fait 6 ans en sécurité publique et après une quinzaine d'années en en police judiciaire et en 2018 j'ai créé une association qui s'appelle l'Agora des citoyens de la police et de la justice association qui a justement pour but d'essayer de rapprocher les citoyens on va pas se mentir c'est souvent quand même les jeunes de de de la police en tout cas c'est c'est ce qui correspond à la demande qu'on qu'on nous fait assez régulièrement euh et puis donc avec mon détachement ministère de la Justice en 2018 ça m'a permis de prendre un petit peu de hauteur sur justement sur les questions de police et de voir un petit peu justement plutôt que d'être tout le temps nez dans le guidon et c'est souvent là qu'on voit moins bien les choses quand même et je pense que c'est une partie des problèmes notamment des policiers mais du coup j'ai j'ai pu avoir cette prise de hauteur à la fois avec l'association à la fois avec toute l'actualité qui est quand même riche autour de la police euh et du coup j'en ai écrit ce premier livre qui qui est sorti en 2021 qui s'appelle police nationale l'envers du décor dans lequel j'essaie de parler de toutes les problématiques qui touchent la police nationale on ayant toujours à l'esprit de trouver une forme d'équilibre parce que le métier de policier n'est quand même on on va pas se mentir n'est pas facile la position qui est celle des policiers n'est pas facile et les policiers sont souvent au cœur de des crispations sociétales depuis quelques années maintenant alors euh dans dans le bilan que moi je fais dans le de de ce qu'est la police nationale aujourd'hui ça vous étonnera pas je pense qu'on fait tous le même un petit peu je remonte moi l'histoire de de la police de la manière dont elle est aujourd'hui dans aux années 2000 et notamment la présence en tant que ministre de l'Intérieur du gouvernement rafarin puis en tant que président de la République d'un certain Nicolas Sarkozi je m'en cache pas en plus étant quand même à l'époque électeur de droite je vous cache pas la déception qui est à la mienne quand je vois aujourd'hui ce que ce qu'il a fait de de notre de notre institution parce queon doit quand même une grande partie des difficultés rencontré aujourd'hui par la police nationale première difficulté qu'on rencontre euh c'est la RGPP le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux qui nous a valalu entre police et gendarmerie à peu près 12000 emplois en moins euh avec des conséquences directes hein ce sont des des fermetures de caserernes de gendarmerie en moins donc des casernes de gendarmerie mobiles en moins donc des personneles en moins qui qui peuvent intervenir sur les manifestations côté CRS aussi il y a eu une réforme où les les les les compagnies CRS qui qui arrivaient maintenant étaient déployé en nombre inférieur forcément on a aussi une fermeture d'un certain nombre de centres de formation de la police nationale avec donc moins de formateurs ça a changé maintenant puisqueeffectivement depuis le le quinquena de François Hollande on s'est remis à à réembaucher des policiers et ça a été confirmé sous les les deux quinquenas de d'Emmanuel Macron euh ensuite autre problème qu'on a rencontré vous l'avez évoqué la police de proximité hein je rappelle quand même les parole de Nicolas Sarkozi la police n'est pas là pour jouer au foot avec les jeunes et ça a signé cette fois donc la fin de la police de proximité avec l'éviction de celui qui en était fondateur et j'ai même envie de dire l'humiliation de de cette personne qui était Jean-Pierre avrin qui est un grand policier qui était directeur départemental de la sécurité publique à Toulouse à l'époque et qui était en cabinet mystérial à l'époque et qui est justement celui qui a écrit la la police de proximité et en supprimant cette police de proximité vous vous l'avez évoqué hein on a déjà coupé un un relationnel avec les jeunes hein puisqueévidemment on doute bien que on n'est pas là juste pour faire du sport euh c'était vraiment ce relationnel de rester en contact avec les jeunes de pouvoir faire vous l'avez dit de la prévention avec eux euh la police de proximité c'est aussi finalement c'est un moyen de connaître son environnement les commerçants les jeunes on l'a dit et ces jeunes donc qui potentiellement glissent vers les délinquences qui qui sont absents des de de leurs cours de leur de leur des collèges euh et on a aussi perdu avec cette suppression euh une présence effective réelle dans les quartiers populaires où on est allé après euh uniquement juste pour interpeller ou contrôler euh donc on est allé vers une Politi une police pardon uniquement répressive euh avec une absence totale de de prévention on a créé les les UTEC donc les unités territoriales de quartier sous le ministère de Michel aliomarie euh ces UTC sont devenus des BS donc les Brig spécialisé de terrain sous le ministère de brissortefeu lesquel disaent quand même je le rappelle que les policiers ne sont pas des édicateurs sociaux voilà et BST par ailleurs qu'on a critiqué mais pourtant qui était demandé aussi quand même par beaucoup d'élus de gauche y compris je pense aux communes de saint-toin d'aubervillier donc il y avait une vraie demande quelques soit le le côté politique et puis on a ensuite créé donc donc les les zones de sécurité prioritaire les ZSP on peut aussi parler des délégués de la cohésion police population qui faisait partie du plan banlu en 2012 donc ce sont en général des policiers en retraite en 2020 ils était un peu plus de 200 je crois sauf que il n'exerce il faut le dire il faut le reconnaître que quelques heures par mois et surtout quand le budget le permet donc si l'idée est bonne jusqu'à maintenant en tout cas elle était un petit peu je pas dire lettre morte mais en tout cas avec des effets très relatifs pourtant euh quand on parle de proximité de police de proximité il faut pas se mentir c'est aussi une police qui est très coûteuse en effectif parce que la police de proximité elle intervient en plus si je puis dire de la police classique euh de celle qui doit interpeller de celle qui est de de police secours des polices d'investigation donc c'est vraiment un pan euh à mon s en plus donc c'est une réalité que la police de proximité est coûteuse Emmanuel Macron a mis en place sur son premier quinquen ce qu'on appelle la police de sécurité au quotidien donc une nouvelle manière de pratiquer le le le métier de de policier comme il était dit une méthode d'action qui a pour but de mieux répondre au besoins de sécurité quotidienne exprimé par la population dans une démarche de résolution des problèmes c'est ce que disait la note de la direction générale de la police nationale alors cette psq elle est déployé sur des secteurs en général difficile du territoire sur Paris je crois que c'est le 18 il y en a une il y en a d'autres il y a d'autres arrondissements je crois encore et elle met donc l'accent effectivement sur la connaissance des territoires on a ensuite aussi les BST qui sont devenus des BTC des brigades territorial de contact et qui sont à mon sens très disparates selon selon les secteurs elles peuvent être plus ou moins des forces qui ont des objectifs d'interpellation selon les secteurs ou plutôt tourner vers la la la la relation police population sur d'autres donc il n'y a pas réellement de de colonne vertébrale de de ces groupes là et puis il faut le dire aussi dans cette historique quand même en 2020 on a créé donc les les réservistes de la police nationale ils étaient un petit peu plus de 6000 en 2020 et l'objectif du ministère était de les porter à 30000 pour faire finalement un copier-colliier de ce qui se fait déjà en gendarmerie l'idée étant de les mobiliser à la fois sur les grands événements mais aussi de faire connaître l'intérieur de la police nationale à à des citoyens qui n'ont pas forcément euh vocation à avoir une carrière mais juste faire quelques heures donner un petit peu de leur temps sur des missions de de de sécurisation euh on l'a vu euh enfin l'histoire le démontre depuis euh c'est c'est comme ça depuis les années 80 finalement on arrive pas à avoir une politique de prévention euh claire on a une police qui on au gré des alternances est plutôt répressive plutôt préventive et on n'arrive jamais à trouver c cet équilibre alors qu'il me semble vraiment que on a on a besoin de cet équilibre d'avoir des policiers qui sachent à la fois faire de la prévention mais aussi de la répression et je veux pas vous vous dire le contraire puisque j'ai j'ai quand même une carrière qui est beaucoup plus répressive que préventive mais je crois vraiment qu'on a doit avoir une police nationale qui fait les deux euh vous l'avez dit tout à l'heure vous vous parliez des polices municipales on a effectivement on note une fois on note effectivement cette tendance à dire à avoir cette répartition pour dire que bah voilà la police municipale va faire les s'occuper des missions de prévention et la police nationale va faire faire des C missions de de répression euh les polices municipales aujourd'hui sont euh sont quand même très implantées très importantes on a on a recouvré au niveau de la police nationale les les effectifs qu'on avait avant la RGPP mais ce qu'on ne dit pas ou trop peu c'est qu'on a beaucoup plus de police municipal donc les chiffres de de ce recrutement ont explosé et elles sont elles sont elles sont nécessaires maintenant je crois qu'il faut vraiment faire attention euh je crois que c'est vraiment dangereux que d'avoir des policiers qui ne fassent que de laépression puisqueà force de ne faire que ça vous oubliez quand même je crois l'âme du métier qui quand même le contact avec les citoyens de savoir pour qui on travaille euh et que travailler pour les citoyens c'est pas juste mettre des menotes et interpeller avec plus ou moins de de vigueur on va dire des des délincants ni faire des contrôles d'identité certes la vocation de de de ces policiers c'est toujours de de servir les citoyens mais ça pas ça ne passe que pas que par par l'interpellation euh il me semble aussi aujourd'hui que euh il nous faut des policiers qui euh agissent en prévention apprennent effectivement à connaître leur quartiers c'est ce qu'on a complètement oublié notamment sur les quartiers populaires les les bureaux de police municipal qui ont été fermés euh police les bureaux de police pardon qui ont fermé euh dans ces quartiers populaires sont effectivement un un un problème et aujourd'hui on nintervient plus dans ces quartiers que pour être que pour faire du contrôle ou de l'interpellation eu je crois qu'aujourd'hui on a aussi cette vision lorsqu'on parle des quartiers populaires finalement c'est le commissaire de police qui en parle qui va à des réunions qui qui rencontre peut-être les citoyens des choses comme ça et et je crois que c'est une erreur justement parce qu'on doit avoir des policiers de terrain qui doivent dans ces quartiers peut peut-être être des référents dans les quartiers pour les élus d'être référents auprès des associations auprès des établissements scolaires des commerçants ils doivent vraiment jouer à mon sens ce rôle de de transmission de l'information tout en étant quand même puisquon est quand même on reste quand même policier et ça fait partie de la mission ce recours sécuritaire on va dire de premier niveau une la vraie proximité devrait être le pilier finalement de tout l'écosystème du quartier en tout cas pour ce qui concerne la police euh l'idée ce serait d'avoir à mon sens une dans ces quartiersl au moins une une espèce de communication horizontale où tout le monde doit pouvoir être en capacité de contacter un policier en direct pour lui soumettre une difficulté moi je vois souvent lorsqu'on intervient avec avec l'Association des gens qui nous disent je me souviens moi des îlotiers dans les années je crois que c'est les années 80 90 les otiers et et les jeunes se souviennent en fait des lotiers comme étant des policiers avec lesquels ils avaient des contacts qui était pas forcément toujours facile hein les les jeunes ils vous disent Mo enfin les jeunes ceux qui étaient jeunes à l'époque vous disent j'ai fait des bêtises je me suis fait attrapé par l'ilotier il m'a engueulé il m'a amené chez mes parents qui m'ont donc en tout cas il y avait il y avait ce vrai lien de l'ilotier au contact avec les jeunes qui derilleurs peut avoir ce contact avec avec les parents maintenant faut pas être naïf aujourd'hui on a une situation qui est tellement détériorée dans les quartiers populaires notamment on y reviendra plus tard par par le trafic de stupéfiant euh que euh c'est difficile de dire du jour au lendemain on va juste rouvir un bureau de police on va mettre des des policiers et puis euh et en avant ça marche pas comme ça et et et en ce sens je pense que on y a une action ce qu'on a appelé les les les opérations plac net euh qui était cert de l'affichage cert beaucoup de communication mais qui à mon sens avait aussi cette vertu quand même c'est de de de de revoir un petit peu cette notion d'ordre d'ordre publique de dire dire aux gens qui habitent dans ces quartiers et qui sont embêtés dans leur hall chez eux par des trafiquants ces opération avait pour but aussi de de de de faire dégager un petit peu les trafiquants des là même si effectivement c'est pas nécessairement ce sont pas nécessairement des actions qui sur le long terme donnent des résultats on verra je pense il faudra en faire le bilan de tout ça d'ici un an 2 ans pour voir sur toutes ces opérations place net sur tous ces points de deal qui ont été retirés combien demeur entre guillemets sécurisé et combien ont été repris par les trafiquants donc ça il faudra vraiment faire le bilan mais à ce jour je pense qu'il y a une vraie notion d'ordre public qui à mon sens é intéressante par ces opérations plac net et et je vous dis ça étant maintenant ministère de la Justice et faisant des enquêtes je crois qu'on peut pas tout non plus axer sur sur le pénal donc redonnons les les quartiers à à leurs habitants pour en extraire les les les les les les dealers les points de Deal et ensuite effectivement pour va faire revenir une fois qu'on a mis de la tranquillité on peut faire un petit peu revenir des policiers et peut-être des bureaux de police dans dans dans ces quartiers populaires on parle souvent de de de de de confiance de de de dans la police nationale de c'est un chiffre qu'on nous donne qu'on nous sort régulièrement on dit que la police nationale bénéficie d'une code de confiance beauprou de de 80 % et c'est bien effectivement c'est l'ancien DGPN d'ailleurs dans les médias se féliciter de de ce chiffre euh un chiffre qui on le voit assez régulièrement il baisse lorsqu'il y a une action populaire réputée comme comme étant une bavure et qui monte la confiance monte lorsque les les policiers agissent contre pour lutter contre le terrorisme mais finalement on est toujours sur une tendance à peu près à peu près de de 80 %. pourtant ce qu'on ne dit jamais et moi ce que je me répète quand même à chaque fois c'est que s'il y a 80 % de personnes qui font confiance à la police il y en a quand même 20 % qui n'ont pas confiance et 20 % ça représente quand même 13 millions de personnes et on n pas forc pas en France j'y crois pas autant de personnes qui par nature détestent la police qui sont des délincants qui sont voilà donc je crois qu'il faut vraiment avoir des actions qui vont chercher ces personnes ensuite quand on quand on regarde ces ces enquêtes de satisfaction ou de confiance ce qu'il faut regarder aussi c'est que ces chiffres ils baissent nettement dès lors que on va dans les quartiers populaires dès lors qu'on pose des questions à des jeunes et dès lors qu'on pose des des questions à à des jeunes qui sont issus de l'immigration et ça m'amène là à ce sujet vous en avez parlé tout à l'heure effectivement de du racisme et discrimination dans la police je l'ai évoqué dans dans le livre et c'est un sujet de de crispation puisque dès qu'on parle racisme et discrimination les policiers se sentent tous euh pointés du doigt on l'impression qu'on les cible tous comme étant des racistes donc c'est vraiment même au sein de l'institution c'est compliqué d'aborder ce sujet et c'est d'ailleurs une problématique c'est qu'on arrive pas justement au niveau de l'institution à à parler de ce sujet euh et il compris avec les policiers personnellement je crois je ne crois pas au racisme systémique dans la police qu'il y ait des racistes aucune aucune difficulté évidemment autant que dans le reste de la population voire même un peu plus euh ça oui euh mais je fais bien cette la différence entre euh racisme et discrimination il faut pas se mentir on sait que dans les quartiers populaires on a principalement des populations qui sont issu de l'immigration nord-africaine ou subsaharienne et ces quartiers on l'a dit c'est ça c'est aussi une vérité ce sont des zones criminogène dans lesquels on voit beaucoup de trafic et pas mal de heur avec la police et peut-être que tous ces constats qui se mélangent entretiennent l'idée chez les policiers selon laquelle parce par qu'on est jeune parce qu'on habite un quartier avec ses codes vestimentaires avec ses codes verbaux on est un délinquant et c'est en ça du coup que je je crois pas trop au racisme mais plus dans ce que je qualifie de discrimination sociale mais une discrimination qui n'est pas conscientisée par les policiers avec le le recul et mes années de policiers y compris en tenu je et avec la réflexion que j'en ai eu plus tard je pense que j'ai moi-même eu ce type de fonctionnement euh je suis arrivé de de ma province je arrivé d'Alsace j'arrive directement dans une bon lieue parisienne c'était c'était à niè pour pour citer la ville des quartiers difficiles qui côtoi Colomb jeun Villier et je pense qu'effectivement après plusieurs années en tenu on se dit que à intervenir donc dans ces quartiers notamment la nuit je travaillais de nuit donc c'était quand même beaucoup d'intervention dans ces quartiers là on a vite fait je crois de se dire que dès qu'on voit un jeune c'est potentiellement un délinquant mais et moi il m'a fallu du coup pour le conscientiser il m'a fallu en sortir aller en police judiciaire avoir un recul nécessaire donc n'être plus forcément au contact de tous ces jeunes au quotidien pour voir effectivement et me dire que peut-être il y avait il y avait un souci pour autant le le point positif parce qu'il y en a quand même je trouve que la police est quand même une administration dans laquelle on retrouve énormément de diversité ce qui veut pas dire que c'est facile pour ces jeunes qui sont essu de Lim tion notamment je pense que les choses évoluent lentement mais elles évoluent et un problème la problématique pardon dans dans la police c'est qu'on est pas capable de nuance comme s'il n'y avait pas de problème du tout finalement et entre ceux qui disent la police assassine et ceux qui disent tout va bien il me semble qu'il y a une nuance à trouver et dans la police il faut bien le reconnaître on a vraiment du mal avec l'autocritique et ça c'est un c'est c'est un c'est un gros problème on manque finalement de de de ce regard extérieur qui vient peut-être aiguiller les politiques euh publiques en tout cas nos nos décideurs au sein de de de de l'institution alors on parle de confiance police population et je crois qu'on parle aussi euh lorsqu'on parle de confiance de de la population elle passe également par la confiance qu'on doit porter qu'on doit avoir dans les les organes de contrôle donc on parle souvent d'oligépn euh mais pour avoir échangé et notamment avec le Défenseur des droits et les magistrats qui traite des des affaires liées à la police dit sensiblement la même chose ce n'est pas tant l'IGPN qui pose problème puisque'en général les enquêtes igpn euh sont euh sont sont bien monté bien monté bien ficelés mais il faut bien avoir conscience que digpn ne gère qu'une toute petite partie partie pardon des procédures euh dans lesquelles des des policiers sont mis en cause la grande partie euh sont géré par les services en interne sous l'autorité en général d'un directeur départemental et c'est de là que vient le problème après on a je vous donne un exemple un policier qui a un mauvais comportement euh on a un compte-rendu à son supérieur hiarchique son une+1 qui va gérer et qui potentiellement va avertir le policier avertissement verbal pour commencer et ce fonctionnement bah on va le retrouver finalement à chaque échelon puisque quand on va parler au N+ 2 lui aussi aura ce pouvoir hiérarchique de potentiellement entre guillemets classer le truc et d'avertir le le policier donc chaque échelon dispose finalement de son pouvoir de son propre pouvoir de sanction après si le manquement est trop grave on le le le la direction engage une enquête disciplinaire qui est géré en interne et le chef de service peut donc après à ce moment-là décider de renvoyer le le policier devant le le conseil de discipline lequel proposera une sanction qui sera validée ou pas par par l'autorité Tamini ou directeur par contre un problème qui me semble important de de régler ce sont les signalements vous savez qu'il y a aujourd'hui une plateforme igpn en ligne sur lesquelles on peut signaler euh tous les problèmes qu'on rencontre avec des policiers le problème c'est que cette plateforme est gérée par l'IGPN euh donc c'est elle qui décide finalement de garder tel dossier de renvoyer tel signalement pour une enquête administrative dans une direction voir d'ouvrir une enquête judiciaire en faisant un compte-rendu donc à l'autorité judiciaire s'il y a une enquête administrative le régime de l'enquête n'est pas du tout le même que l'enquête judiciaire les les enquêteurs donc ne peuvent pas faire de réquisition judiciaire par exemple donc on est souvent euh donc ça veut dire pas de caméra vidéo pas de téléphonie ce genre de chosl donc ce sont souvent que des des auditions et peut-être qu'à la fin de cette enquête administrative le service va décider de classer l'enquête il en informe la victime ça ça se fait mais la victime pas contente de ce classement va à ce moment-là s'adresser au procureur de la République lequel lui pourra estimer que le signalement mérite une enquête pénale le problème c'est que entre le moment où les faits se sont passés la la décision de classement de l'enquête administrative l'ouverture de l'enquête pénale potentiellement on a un temps qui aura passé et qui fait que un certain nombre de preuves auront disparu je pense notamment aux vidéos et c'est un certain nombre de cas qu'on a eu sur les sur les les manifestations de gilets jaune il y a quelques années maintenant donc je crois vraiment que sur ce signalementigpn il faut il faut revoir le fonctionnement peut-être que ces signalement soi gérés directement par l'autorité judiciaire qui à ce moment-là puisse faire un tri déjà de savoir ce qui est pénal et ce qui est administratif si c'est pénal ils peuvent décider de saisir les services rapidement et si c'est administratif à ce moment-là c'est l'autorité administrative qui va gérer l'enquête administrative ensuite évidemment sur ce qui est le GPN il faut probablement l'ouvrir un petit peu plus au moins en tout cas dans dans ces organes décisionnels par contre sur le fait de savoir est-ce qu'il faut pas des personnes de la société civile à la place des enquêteurs je crois pas je crois pas parce que pour enquêter enquêter c'est un vrai métier en fait et donc les enquêteurs de l'IGPN sont avant tout ont été des enquêteurs dans des services de police judiciaire ou investigation et je crois pour pour en avoir côtoyé puis pour avoir posé les questions je crois vraiment que on a toujours peur que les les policiers de GPN soi avant tout des policiers je n'y crois pas j'y crois pas parce que enfin évidemment que ce sont des policiers mais en ce sens où il il pourrait mettre des un certain nombre de choses sous le tapis parce qu'ils sont avant tout policiers j'y crois pas parce que déjà faire le choix de de se faire affecter à l'gip c'est un choix difficile parce que vous savez que vous allez vous mettre à peu près 80 % des des policiers à dos c'est pas normal c'est tout ce qu'on veut c'est ainsi je peux vous le dire juste parce que moi-même pour avoir en média avoir juste suggéré le fait que on puisse avoir des problèmes de discrimination dans la police ça m'a volu un certain nombre euh de de problématique donc celui qui fait la démarche d'aller à l'IGPN a je pense au contraire une une vraie c'est un vrai signe à mon sens de de vouloir justement faire en sorte que l'institution fonctionne fonctionne mieux euh avec la l'association donc que je préside donc la Gora des citoyens de la police et la justice nous avions formulé lors du beauau de la sécurité un certain nombre de de propositions euh pour justement améliorer les relations popul police population tout d'abord on parle vous parliez de formation tout à l'heure euh nous proposion que déjà lors de l'année de de formation l'année en école de police euh les élèves policiers puissent rencontrer avoir des contacts avec des jeunes d'association notamment de quartiers populaires ça se fait parfois mais ça n'est pas encore systématique j'ai quand on a ouvert quand on a commencé l'association euh j'ai démarché notamment par exemple l'école de police de sens on a fait des demandes dans ce sens-là euh au début on nous a dit on est intéressé puis finalement c'est devenu l'être morte donc je crois vraiment que ça doit être quelque chose qui doit être systématisé pour tous les policiers ensuite vous savez enfin vous savez pas euh une fois que les policiers sont affectés lors de leur première année ils sont stagiaires donc le dans sur leur premier poste et nous avons proposé notamment que durant cette cette année euh les policiers euh fassent un certain nombre de stages euh à ce jour les stages qu'il peuvent faire c'est dans le milieu euh policier uniquement policier et les stages qu'ils font d'ailleurs en formation initiale se font également dans le dans dans le milieu uniquement dans le milieu policier donc nous ce qu'on proposait c'est qu'il y ait deux formes de stage d'abord un stage dans une association euh là où ils sont affectés sur leur ressort territorial ça peut être une association qui fait de l'insertion de la réinsertion une association de qui s'occupe de violence faite aux femmes l'idée c'est vraiment d'avoir une connaissance du tissu associatif euh local et je crois que ça c'est c'est c'est c'est vraiment c'est c'est c'est très important parce que les policiers qui arrivent dans un quartier comme moi je l'ai étais et c'est encore le cas aujourd'hui ne connaissent absolument pas le secteur ni le le tissu social que renferme leur quartier deuxème proposition et vous l'avez évoqué aussi un petit peu tout à l'heure on pourra y revenir si vous le souhaitez c'est que les les policiers stagiaires fasse un stage dans un service du ministère de la Justice on peut parler d'une prison on peut parler d'un tribunal on parler la PGJ l'idée encore une fois c'est de connaître aussi l'environnement justice parce que on s'aperçoit en tout cas c'est mon constat à moi et notamment par par ces prises de position que je vois encore trop souvent de de se dire que finalement la la du justice et laxiste euh je crois qu'il y a surtout une grosse méconnaissance de ce qu'est le ministre ministère de la Justice et je vous le dis pour maintenant en faire partie de depuis 6 ans et le voir fonctionner ce que manque la justice c'est un autre sujet et c'est c'est pas l'objet de vos de vos réflexions mais c'est surtout de de moyens donc je crois vraiment qu'on a besoin euh de faire connaître le ministère de la Justice à à ces jeunes policiers qui puissent aller assister à des audiences qui puissent avoir ce contact avec les magistrats et et vous savez parliz tout à l'heure de effectivement de de de de ces relation police police magistrat police justice euh moi ce que j'observe c'est que euh les difficultés sont pas forcément avec des enquêteurs les policiers les les policiers qui ont des difficultés avec la justice ce sont surtout ceux qui sont euh en tenus euh qui sont interpellateurs et qui de fait n'ont pas le contact avec les magistrat euh donc il y a vraiment je crois une une méconnaissance si vous voulez euh j'ai pour habitude de dire que si on si on part d'un fait d'iver tragique un viol un Meur des choses comme ça plus on est proche de la scène de crime plus on est impacté par l'émotion et l'émotion sont spécifi les policiers sont spécifiquement dans l'émotion et c'est et c'est humain c'est normal ils seront au contact des victimes au contact des témoins ce seront les premiers intervenant donc il va falloir qu'il prenne en compte la situation d'urgence et ils vont le prendre dans la figure et ça c'est un c'est c'est leur quotidien donc eux sont dans l'émotion et plus on va avancer euh dans l'enquête par exemple plus on va s'éloigner de l'émotion pour aller dans la réflexion et là du coup on on va sur le rôle du magistrat vous parlez de la scène de crime donc c'est le policier intervenant qui va en référer à son officier de police judiciaire qui lui est pas forcément tout le temps sur le terrain qui peut-être va se déplacer mais déjà on a un petit recul par rapport à l'émotion ensuite il va faire on va faire un avis au parquet lui du coup est dans son bureau peut-être va déplacer si c'est une scène de crime avec am mort mais c'est tout et derriurs on va avoir une une instruction avec un juge d'instruction qui lui va être encore plus éloigné de de des faits et de cette émotion et qui va évidemment entendre les parties civiles donc il y aura quand même ce ce petit regain là mais qui va surtout entendre la mise en cause et puis après on va passer au procès pénal donc tout ça pour vous dire que cette incompréhension qui peut y avoir entre polici police et justice euh elle est difficilement c'est c'est difficile de de la changer euh parce que je crois qu'elle est euh fatalement elle elle est vraiment liée à à la à à la fonction de de chacun et donc euh pour ça [Musique] euh ce qui me semblerait assez intéressant de de faire c'est là aussi c'est dans la formation mais cette fois-ci du côté des magistrats de de faire en sorte que les magistrats puissent aller plusieurs fois dans leur carrière dans des services de police notamment au contact des effectifs interpellateurs en tenu les magistrats aujourd'hui ils font un stage de de je crois que c'est de semaines dans un service de police en début de formation lorsqu'ils sont à l'M mais derrière durant toute leur carrière donc durant 30 ou 40 ans qui qui vont suivre ils ne font plus de stage dans la police si ce n'est potentiellement dans des services d'enquête de police judiciaire mais là c'est comme je vous disais on n plus du tout dans dans le le le le la relation avec la police antonue avec laquelle on a le plus de problèmes pour vousir parler rapidement de iité de de l'association que je pr que je préside alors je veux pas vous mentir on va pas se je pas je pas pour habitude de de dire les choses que que je ne fais pas je sais pas c'est pas qu'on est en sommeil mais on est tous les dirigeants par manque de temps surtout un petit peu je pas dire en pause mais mais pas très loin pour autant on a mis en place un partenariat avec une association de lesesson qui s'appelle génération femme qui avait tourné il y a quelques années un petit film de de 15 minutes un courtmétrage sur le contrôle d'identité je pourrais vous le passer si vous le voulez ce le lien parce qu'à mon sens il est ce ce petit cométrage est très très intéressant puisque donc ça parle du contrôleidentité mais surtout la manière dont il est perçu des représentations qu'on s'en fait des représentations que se font les policiers vis-à-vis des jeunes des représentations des jeunes vis-à-vis des policier mais aussi tout simplement et c'est important et c'est un regard qu'on auquel on ne pense pas souvent c'est le regard d'un d'un citoyen lambda qui va assister à un contrôle identité en se disant finalement que bah ce jeune est contrôlé c'est qu'il a fait une bêtise et donc ce petit comométrage qui dure 15 minutes reprend vraiment toutes ces représentations pour casser un petit peu les clichés et donc avec cette association là on va une dizaine de fois dans l'année en 2025 il devrait y avoir peut-être on va faire la demande en tout cas d'une d'une cinquantaine de de journées d'intervention donc avec cette avec cette association là on se déplace dans les collèges dans les classes pour justement parler avec les jeunes du contrôle identité et de la de la relation qu'ils ont avec les policiers notamment pour leur dire effectivement ceux qui peulent le faire ce qu'il peuvent faire pardon avec si jamais ils estiment avoir été maltraités lors d'un contrôle ou une relation quelconque avec avec les policiers je vais rapidement revenir sur le rapport dont je vous parlais qui est sorti aujourd'hui on termine peut-être cette première séquence là-dessus pour parce que c'est passionnant donc on va pouir mais mais du coup je vous laisse faire et puis on on aura un petit échange après et peut-êtreon a très bien euh juste je vais quand même parler de la formation euh pucequeeffectivement pour vous dire que la formation aujourd'hui des policiers ça dure 1 an un an des policiers gardes de la paix donc ça dure un an dont 4 mois en stage elle a été même réduite pant en 2000 2022 à 10 mois je crois euh et je crois vraiment qu'il faut qu'on la repasse elle est passée à 12 mois mais je crois vraiment qu'il faut qu'on la passe à 14 voir 16 mois parce qu'on manque vraiment de de parler d'un peu de à la fois d'histoire de sociologie des quartiers euh de sociologie tout court et je crois que c'est vraiment c'est c'est un manque de connaissance qu'on les les policiers euh là-dedans euh la formation continue elle est absente on va pas se mentir elle fait défaut dans la police nationale euh la seule formation oigatoire continue c'est euh les tirs trois fois par an euh et aujourd'hui 2 heures de sport oui oui quand c'est fait je sais bien on est d'accord eux et quand c'est fait je sais qu'à Paris je crois que c'est un rapport de je sais plus la Cour des comptes je crois qu'il disait que un tiers des policiers ne faisaient pas leur tro tir annuels donc c'est une réalité aussi donc mais en tout cas la formation continue est un vrai problème et au-delà de ça c'est même l'âge des policiers à Paris puisque je l'ai encore vu ça hier un jeune policier qui disait qu'il avait même pas un an d'affectation dans dans son service et qu'il était déjà chef ce qu'on appelle chef de bord c'estàd responsable de la patrouille et de toutes les interventions qu'on va leur donner donc je croyais qu'il y a vraiment des réflexions à à avoir là-dessus pour ce qui est le le trafic de stupéfiants peut peut-être qu'on peut faire une pause avant de faire narco comme ça on est vraiment sur police population si ça va tout le monde moi du coup j'ai deux trois questions je peux ouvrir le bal sur le rapport police population parce que c'était c'est vraiment passionnant la première c'est les policiers vous avez dit les policier se figure d'une certaine manière et ne voit dans certains quartiers que des gamins qui sont délinquants tous les gamins sont délinquants donc tous les gamins des quartiers sont délinquants en gros mais euh les les délinquants il ne voient que des policiers euh qui voient des gamins délinquants et qui ont ces codes là donc on voit bien que comment ça peut ça peut mal tourner euh plus largement quel est le poids euh du corporatisme syndical ou plutôt euh dans la population on a pu être très choqué par exemple au moment de l'affaire naë de l'affaire de la cagnotte et on a le sentiment qu'il a un esprit de corps dans la police euh qui conforte ce que des citoyens lambda peuvent considérer comme des excès de pouvoir des abus de pouvoir ou des des des gestes ou des des pratique déplacé prier point deuxè point vous disiez tout à l'heure finalement la police de proc ça vient en plus çaveit en plus de la police d'interpellation est-ce qu'on peut pas faire les deux mais vous avez dit après que finalement ça pouvit être un peu mixé mais voilà donc ce sujet là sur l'IGPN la dimension extérieur euh j'entends moi l'argument du contrôle par les Pères parce que quand on a été policier on sait ce qu'est le métier on peut comprendre les situations voilà mais il y a quand même des modèles étrangers avec je pense notamment à laopc en en en Grande-Bretagne independent officer for office pour police control donc c'est c'est c'est des c'est étranger au corps policier pourtant ça donne de bons résultats donc quand même la la la la distance avec le la pratique et le corps est-ce que c'est pas quand même une une bonne idée est-ce que ça permet pas peut-être d'ailleurs d'avoir des enquêteurs policiers mais par ailleurs une supervision qui est un peu extérieure et qui garanti la à la fois la transparence l'objectivité et l'efficacité de du contrôle alors le le le corporatisme vous avez raison il y a un très fort corporatisme dans la police euh et c'est difficile d'en sortir pour comment je l'explique euh quand vous êtes en intervention euh peu importe le service qu'on soit en tenu en investigation c'est la même chose vous savez que vous allez risquer votre vie c'est une réalité quand on intervient à 6h chez un malfaiteur potentiellement il est armé on sait pas ce qui va se passer derrière la porte et vous avez ce besoin de pouvoir faire confiance à ceux qui vous accompagnent et c'est ce ça qui crée ce corporatisme cette force entre les policiers qui qui est outrancière je l'entends he de l'extérieur qui parfois va trop loin vous avez cité cette cet exemple de Naël qui à mon sens euh alors je parle pas de qui a mis en ligne la cagnote hein ça c'est c'est encore autre chose euh mais je ferai je ferai une différence moi entre cette affaire de Naël euh pourquoi est-ce que les policiers ont été touchés parce que ils se disent que finalement ça peut leur arriver n'importe quand ce genre d'affaire d'être sur un contrôle et que sur une seconde il faut prendre une décision qui sera bonne ou mauvaise l'enquête en l'occurrence nous le dira mais en tout cas ça c'est quelque chose que peut vivre n'importe quel policier et ils se disent finalement notamment sur cette affaire là ça aurait pu être moi et donc même si le geste sera jugé mauvais par la justice les policiers se disent qu'il qu'ils auraient pu être chacun à la de ce tireur et et je fais vraiment une différence entre cette affaire et et les affaires de de Marseille où on a vu notamment pendant les émeutes ce jeune qui était tabassé dans dans dans un quartier sous des caméras et pour lequel malheureusement je trouve on a apporté trop de soutien notamment de du directeur général de la police nationale dans une affaire naë c'est une intervention de police qui peut encore une fois je le dis en une fraction de seconde mal tourner dans l'affaire de Marseille on était vraiment dans un tabassage en règle d'un d'une personne peu importe quelle est fait ou ou pas fait quelque chose avant les images qu'on voit on voit vraiment des jeunes qui ont tabassé un mec sans aucune raison donc voilà c'est pour ça qu'il y a ce ce ce fort corporatisme dans la police parce qu'on se dit toujours ça pourrait être moi euh et c'est difficile d'en sortir j'en conviens et c'est difficile d'en sortir quand vous avez aussi euh et ça c'est la société entière qui est là-dessus hein quand on on est dans une société qui est aujourd'hui de plus en plus populiste euh et ça malheureusement on est aussi touché par ça et y compris certains de nos syndicats euh vous parliez tout à l'heure de relation police justice on va pas se mentir le syndicat Alliance et moi je le dis sans sans aucune difficulté je l'ai j'ai déjà dit sur les réseaux sociaux et en média pour moi le problème de la police c'est alliance un problème de la police c'est alliance c'est ce syndicat là qui a complètement vriillé dans le populisme et qui fait du mal à la police j'ai un petit peu plus d'espoir dans dans d'autres dans dans d'autres syndicats même si certaines prises de parole médiatique me laissent me laissent perplexe donc euh oui le corporatisme il est fort et ça va être très compliqué d'en sortir ça passe vraiment par la formation je pense que tout passe vraiment par la formation il faut qu'on apprenne au policiers euh aussi à pouvoir faire des de retour d'expérience sur leur propre leur propre façon de de de d'agir sur le terrain et et ça passe par la voie hiérarchique par le le tout premier échelon euh quand vous avez effectivement une un policier qui parle mal à un jeune ça va être la capacité de de soin de plusin à le reprendre à lui dire qu'on ne peut pas parler n'importe comment un jeune même s'il se conduit mal euh donc ça passe vraiment je crois par la formation mais ce sera du temps long malheureusement ça prendra du temps mais il faut déjà une volonté et une volonté politique en ce sens-là euh la police de proximité effectivement je je je suis partagé euh mais mais vous avez sans doute raison que elle doit être centrale dans le fonctionnement de la police en tout cas dans dans le fonctionnement de la police euh du quotidien euh et pourtant quand on dit aller au contact des citoyens vous avez quand même pendant ce temps-là un certain nombre d'interventions à gérer puisque aujourd'hui les effectifs qui sont police secours courent vraiment d'une intervention à l'autre sur l'ensemble de leur vacation donc il n'arrivent pas à suivre donc c'estans ça que je dis c'est quand même quelque chose en plus finalement vous pouvez pas demander à ceux qui font police secours d'aller au contact des des citoyens en plus c'est absolument pas possible ils nont pas le temps euh ou alors après c'est c'est aussi je je me dis aussi parfois que euh parce qu'aujourd'hui on a quand même 150000 policiers donc on on est revenu à un chiffre d'avant euh avant RGPP même si on a une population qui a augmenté entre-temps euh mais je me dis aussi que on a créé beaucoup de services ça veut dire qu'on a dispersé les effectifs dans desbst dans des bacs départementales des bacs locales des euh de police de de de de euh pour pour remplacer lescrs notamment à Paris les les sections d'intervention les si voilà et du coup on a morcelé les effectifs policiers donc peut-être qu'on devrait revenir à quelque chose d'un peu plus compact avoir des brigades de police secours plus importantes euh que ça ne l'était avant je prends juste un exemple je vous le disais tout à l'heure moi je travaillais sur anère euh il y a 20 ans de ça et chaque nuit on avait au moins un véhicule voire parfois deux sur une circonscription à peu près 120000 habitants et toutes les communes autour les circonscriptions autour colombe jeun Villier villeenu la Garen ça avait chacune au moins un effectif un véhicule qui patrouill aujourd'hui j'en ai été frappé il y a quelques mois de ça vous avez un véhicule qui tourne pour quatre ou cinq communes en police secours équipé parfois avec un policier de chaque commissariat pour pouvoir équiper un véhicule donc on a vraiment un problème d'organisation je crois euh sur la la de police secours et et d'intervention où sont passés ces effectifs et ça c'est une c'est une c'est une vraie question la dimension igpn vous parliez de l'iopc l'OPC ne gère qu'une toute petite partie des enquêtes liées au aux problématiques des policiers ils sont finalement comme nous en fait ils ont beaucoup d'enquêtes qui sont qui sont gérées en interne donc ils ont peut-être des bons résultats en central donc l'équivalent de notre igpn à nous mais mais encore une fois j'ai pas l'impression que l'IGPN soit le problème pour moi les vrais problèmes 90 % des procédures sont traitées en interne en fait dans dans les départements par les directeurs départementaux et c'est vraiment là qu'on rencontre des des problématiques donc c'est vraiment je crois moi à mon sens je dirais plus qu'il faudrait qu'on qu'on crée une une igpn sur le modèle de ce qui était la PJ c'est-à-dire qu'on a un service central ignpn Paris avec un un démembrement dans les territoires dans les département mais qu'il dépend d'un directeur autonome qui ne soit plus sous la coupe d'un directeur départemental puisque celui qui fait la sécurité publique finalement est le même que celui qui ditigant les enquêtes et je pense que là c'est un problème parce que finalement aujourd'hui on considère aussi que et c'est une mentalité je crois assez française que pointer du droit du doigt que qu'on a un problème B c'est que le le chef a lui-même un problème et qu'il a mal géré ses effectifs alors qu'on devrait avoir le ressort inverse de se dire que parce qu'il a vu qu'il y a un problème justement il gère bien ces problématiques et notamment à celle de de ces policiers donc on a aussi ce problème de mentalité mais ça conduit forcément à ce queun directeur puisse je veux pas dire mettre sous le tapis mais en tout cas minimiser les problématiques qu'il peut avoir sur son territoire pour reprendre ce dernier point c'est c'est Alexandra va poser des questions je vois derrière pour reprendre ce dernier point la question c'est donc que celui qui fait l'enquête n'est pas celui qui prend la sanction ouais et la sanction elle reste en maison l'enquête elle est d'une certain manière indépendante mais la sanction reste quand même maison et dans un environnement c'est ça ok c'est ça c'est ça Alexandra oui oui très rapidement et il y a tellement de sujets ouais non mais je sais bien j'ai même pas répondu à tous les sujets que vous m'aviez j'ai pris des notes tout à l'heure j'ai pas répondu à tout je viens de voir Jérôme parlait de de l'affaire de l'affire nal et moi je mets ça en lien direct aussi avec l'affaire du P neuf je sais pas si vous vous rappelez sur le refus d'obtempéré un jeune policier euh qui avait tué deux jeunes délinquants euh et estce qui m'avait choqué à l'époque et ça revient complètement à ce que vous dites c'est que je crois que de mémoire il devait avoir 23 24 ans il sortait à peine de la formation de formation et du coup ça ça ça alimente ce que vous disiez sur la besoin de formation de formation plus longue et et on se retrouve avec des ultra jeunes face à des situations de panique et et qui qui arrivent à ses à si on peut dire bavure policière euh moi j'aiis plusieurs enfin juste surtout une question parce qu'on l'a pas traité sur tout le reste c'est très intéressant et notamment sur la question de l'ilota on certains de quand on a fait des réunions groupe de travail on nous avait déjà parlé de de ces anciens hîotiers qui pouvaient exister on a perdu on a alexand la question bon [Musique] ah excusez-moi elle m'appelle par ailleurs Alexandra alors du coup et ben tu poses ta question manière artisanale avec mon téléphone ok c'est c'est parfait euh donc oui lesok ça ça pouit être effectivement peut-être une solution de remettre de la proximité après on on remarque j'ai deux points c'est là c'est la question de du positionnement et de l'uniforme moi je le vois dans la police municipale en fait il y a un certain degré de confiance et de méfiance en fonction du type de de l'uniforme et du type de policier je m'explique euh dans la police M on a les policiers et les médiateurs et le le la confiance est différente et les médiateurs sont en violés donc ils font partie de la police municipale ils ont un rôle plus de proximité et d'écoute du coup ils n'ont pas le même costume et ça change beaucoup le rapport ça ça fait un lien et un échelon supplémentaire dans le rapport à la population et donc je crois beaucoup à l'histoire des îotiers parce qu' en fait quelque part à remettre les policiers dans les territoires ça permet de qu'il soi au quotidien auprès de de de des citoyens notamment euh et et ça je voulais porter un sujet au débat c'est que nous on le voit la différence principale entre la police municipale et nationale au-delà des compétences qui sont parfaitement différentes notamment à Paris mais c'est aussi que la police nationale est beaucoup en voiture et donc peu sur l'espace public en tant que tel et la police municipale en tout cas chez nous et beaucoup plus sur l'espace public et ça change aussi à la fois la questionession de présence policière donc de sécurité que peut donner la cette présence policière mais aussi en terme d'accessibilité de la police par rapport au citoyens et pour en revenir c'est plutôt ma question est plus là plutôt les différentes réflexions je pis avoir on a je on en a pas parlé direct vous n'en avez pas parlé directement la relation entre la police municipale et nationale et les les partages de de compétences il y a certains territoires où les compétences sont clairement distinctes je pense notamment au territoire pas parisien et d'autres territoires et on a eu une on a eu une table ronde avec le maire de Saint-Denis qui expliquait que donc d'une ses polici m il avait monté sa police municipale il avait armé sa police municipale et que il espérait de avoir de plus en plus de compétence pour Paris au au à la désertion d'une certaine partie de la police nationale sur son territoire je vis avoir votre avis sur justement quelle devrait être le rôle de la police municipale nationale et le travail qu' devait avoir entre entre ces de service de sécurité alors tout d'abord l'uniforme euh vous avez raison euh vous avez raison puisque qu'on avait Surp il y a 20 ans on avait des policiers qui étaient habillés normalement si je puis dire avec leur uniforme et aujourd'hui on a des des policiers qui ont leur gilets par bal qui sont équipé euh comme des porortavion si je puis dire euh et et ça ça a un impact forcément euh sur sur sur l'opinion malheureusement je crois que là euh on n'ura pas de solution pourquoi parce que euh les policiers ont en tête quand même encore euh les attentats mananville constitue à mon sens un traumatisme pour l'ensemble des policiers puisque c'est la première fois que on a des policiers qui ont été attaqués chez eux et aujourd'hui vous ne pourrez plus revenir sur le fait d'être équipé alors gilet parbal il date même d'avant ça en faitin le gilet parbal individuel mais ça à mon sens ce sera très difficile de revenir sur l'équipement des policiers il faudra je pense qu'on puisse constater de façon durable euh qu'on ait moins de problématique euh que les policiers soient moins des cbles dans l'espace public et et je crains que ce soit plutôt les le mouvement inverse qu'on a aujourd'hui donc je crois malheureusement je je je me doute bien que vous serez pas satisfait de ma réponse mais que ce sera très compliqué de revenir en arrière quant à l'équipement des policiers mais j'entends et je suis d'accord avec vous sur le fait que il y a un impact sur la la la relation police population euh pour ce qui concerne la police municipale et notamment euh dans dans les dans les dans les territoires si je puis dire euh j'habite dans l'Oise donc je je vois très bien les les les les difficultés qu'on rencontre euh je crois qu'on doit aller au-delà de de de dans dans leur dans leur prérogative je crois vraiment qu'on doit pouvoir j'ai changé d'avis he sur ce sujet mais parce que justement j'habite un de ces territoires maintenant je crois vraiment qu'on doit pouvoir permettre à des des poli policiers municipaux euh de pouvoir procéder à des contrôles d'identité par exemple parce que moi je suis sur un petit village de 4000 habitants on a une gendarmerie qui est à une douzaine de kilomètres et qui doit gérer à peu près 22 communes je crois euh et ils ont deux patrouilles pour ça donc c'est absolument pas gérable pour la gendarmerie donc je crois vraiment que dans ces territoire le relais c'est la police municipale alors ici on a une petite poli MP c'est six agents mais euh on doit pouvoir je crois que eux doivent pouvoir effectivement pouvoir avancer dans le dans dans dans leur prérogative et c'est pas du tout les mêmes problèmes dans dans dans les dans les grandes dans les grandes circonscriptions je le vois justement par rapport à Ry où j'ai où on mène ce travail avec avec l'association dont je vous parlais tout à l'heure et est une ville où qui a énormément évolué il y a quelques années vous parlez aux jeunes et il vous parlait des problématiques qu'ils avaient avec la police nationale avec la BAC avec telle ou telle unité et cetera et puis finalement en refaisant le point il y a à peu près 2 3 ans avec les ceux qui étaient jeunes du coup maintenant les jeunes vous parlaient beaucoup plus des problématiques qu'ils avaient avec la police municipale parce que la police municipale a été renforcée renforcée en effectif renforcée en matériel et du coup elle Piait aussi dans une certaine mesure au déficit de présence sur la voie publique de la police nationale et du coup les jeunes se plaignaient vraiment de du comportement de la police municipale puisqu'ils ne voyaient quasiment plus la police nationale qui ne faisait qu'intervenir sur appel qui faisaent des enquêtes des choses comme ça mais ils avaient quasiment plus de contact avec la police nationale sur sur le terrain donc ça dépend vraiment des des des territoires selon qu'on soit en zone rurale et après vous voyez la la police municipale telle qu'elle est à Nice hein ça dépend aussi de de la personne qui est à la tête de la de la commune he mine de rien ça faut faut pas se mentir hein oui alors moi du coup sur Alexandra est revenu par ailleurs euh sur cette question euh moi je suis assez inquiet mais mais peut-être il faut qu'on passe parce qu'on va y passer des heures surt d'ailleurs on va avoir du mal à traiter no t sujet mais c'est pas très grave euh on reviendra on fera en physique et puis on boira un coup euh pour que ce soit plus confortable sur la question de la police municipale ce qui m'inquiète quand même c'est l'inégalité de traitement est-ce que certaines fonctions sont pas régaliennes euh et du coup dû à tous les citoyens de ce pays dans les mêmes conditions quand on voit là il y une Mapou je crois qu'il VI de policiers de Tesla policiers municipaux je sa bien ou donc c'est super et puis la police nationale qui est un peu miséreuse à côté des polices d'intervention parce que la question c'est aussi c'est c'est c'est contrôle d'identité c'est quand même OPJ donc c'est sous le contrôle du proc mais quand même avec un avec un un employeur qui est un employeur élu alors nous les à gauche on est pour la décentralisation évidemment mais mais euh il y a des endroits où les les élus parfois ils ont envie de cowboy quoi donc quand même l'appareil républicain il tempèent tout ça euhend et risque corruptif et risque corrup moi ce que je dis là certains élus euh y compris notre sensibilité politique not partis politiques sont tout à fait contre en considérant que ils seront très bien faire aussi moins aussi bien que l'État au moins et peut-être même mieux parce qu'ils consacreront plus moyens plus de moyens c'est ce que dit Mathieu anotin notamment à sa en disant moi je forme moi je paye et et megéga ils sont à tout point de vue euh mieux dotés que que la police nationale donc c'est un sujet quand même pas si simple non c'est pas simple c'est pas simple je suis d'accord avec vous ça devrait être ça devrait être euh régalien la police je suis d'accord ça devrait être géré euh ça devrait être géré pas la police nationale maintenant faut bien se dire que notre histoire de de la police elle est quand même très récente hein euh hein la police é seulument depuis euh depuis 45 hein donc finalement ça fait même pas un siècle hein donc et la police nationale depuis les années 70 donc bien que finalement c'est une histoire qui est sans cesse en mouvement et et le balancier avec la police municipale est ainsi fait aussi hein donc donc c'est une vraie question mais je je crois encore qu'on on parle vraiment pas de la même chose quand on parle de rural et de de de grandes de grandes agglomérations en fait les sujets sont vraiment différents en fait pour le coup la police municipale que moi j'ai sur un Blade de 4000 habitants c'est pas du tout la même que celle que qui peut y avoir à Nice ou à mon pool avec les Tesla donc c'est un même sujet mais ce sont deux sujets différents et pour lesquels on na pas forcément la même réponse alors est-ce qu'on se dit un petit mot du du narco alors on peut alors j'avais fait malheureusement parce que du coup vu vos questions je me suis mal préparé on va dire euh puisque je parlais moi justement vous le savez que mon mathématique moi c'est plutôt le crime organisé dans sa dans son dans sa plus plus plus largement euh mais je je vais rien vous apprendre toute façon euh vous savez déjà tout avec le rapport que vous avez fait donc je vais être très bref juste pour vous dire parce que j'ai quand même pris deux trois notes rapidement pour vous dire que effectivement on a 10 % de la population aujourd'hui qui consomme ou qui a consommé en tout cas au moins une fois dans l'année je crois que c'est tourné comme ça sur les rapports par contre on a quand même une une assez bonne nouvelle je trouve je crois il y en a pas beaucoup donc mais celle-là il faut la noter c'est qu'on a une baisse de la consommation chez les jeunes de 16 ans c'est vrai c'est donc c'est sont les les les les les sondages qui sont faits lors de la Journée d'appel euh et donc euh c'est je crois la seule bonne nouvelle qu'on a par là donc je me dis que peut-être continuer et puis que ça va ça va monner que ça va payer euh parlable euh autre autre autre mot rapidement euh on parle effectivement de euh euh de dépénalisation euh personnellement j'y crois pas mais je me place aussi surtout euh du côté du trafiquant parce que je crois vraiment que les trafiquants aujourd'hui euh euh si on légalise le cannabis euh vont encore plus se tourner vers autre chose he aujourd'hui ceux qui trafiquent le cannabis sont exactement les mêmes que ceux qui trafiquent la cocaïne donc je crois vraiment que c'est c'est une porte ouverte je crois pas que demain ils vont ouvrir des échops de de vente légale de cannabis géré par l'État ensuite ça posera d'autres problèmes légaliser le cannabis c'est d'avoir des cultures étatiques en France euh je je sais pas si donc légaliser hein donc je suis pas sûr que que ce soit une solution et pour moi ça reste quand même un problème de santé publique le cannabis c'est que mine de rien quand même c'est un problème de santé notamment chez nos jeunes et je crois que c'est vraiment là-dessus qui qui qu'il faut à mon sens appuyer eu je je comment dire les exemples qu'on a aujourd'hui à l'international alors déjà quand même pour pour être clair je crois vraiment qu'on devrait avoir ce débat il faut l'avoir de façon ouverte politiquement au sein de la société qu'on soit pour pour qu'on soit contre il faut avoir le débat et qu'on le qu'on le traite qu'on prte une qu'on prête une pardon je vais y arriver qu'on prenne une décision ça c'est absolument fondamental maintenant dans le cadre de mon livre j'ai commencé justement j'avais regardé un petit peu ce qui se faisait l'international et je lisais tout à l'heure je vais vous en donner lecture juste parce que j'ai regardé effectivement le rapport qui a été fait en 2020 sur le Portugal et le Portugal donc c'est le rapport c'est je vous donnerai les référen les références les ai pu si vous si je vous les donnerai donc la diffusion des drogues illicites mesurée par le taux d'expérimentation s'est élevé entre 2001 2016 17 passant de 7,8 % en 2001 à 11,7 % en 2016-27 dans l'ensemble de la population des 1564 ans et de 12,6 à 16 % parmi les jeunes entre 15 et 34 ans dans le même temps l'usage de l'année est passé de 3 dans l'année donc est passé de 3,4 à 5,4 dans l'ensemble de la population et de 6,5 à 8,4 % chez les jeunes l'usage dans le mois concerne 2,5 de la population générale et 4,6 des des jeunes en 2001 et touche 4,4 % de l'ensemble de la population donc tout ça pour vous dire que les chiffres que moi j'ai observé sur ce rapport qui qui est quand même assez récent sur le sur le Portugal montre quand même qu'on a une hausse de de la consommation et je crois que le Canada vit exactement la même chose et au Canada on note aussi il faut savoir quand même que effectivement on a peut-être je crois moins de trafic c'est ce que semble dire les les les rapports canadiens mais ils ont aussi plus d'accidents de la route liés euh aux stupéfiants euh ils ont aussi plus de consultations médicales des euh des jeunes enfants euh des jeunes enfants qui Tom qui tombent bah dans les placards chez chez Papa et Maman sur des gâteaux au cannabis sur des choses comme ça et ils ont plus aussi de euh consultation chez les vétérinaires puisque les animaux de compagnie euh trouvent aussi des gâteaux de de ce même type là donc je je je suis je suis voilà je je vous le disais on a un petit chiffre intéressant qui une baisse de la consommation chez les jeunes je suis pas sûr que légaliser ce qui provoquera nécessairement une hausse soit une bonne idée avec le problème de santé publique qui qui en découle et avec le fait que je crois que les trafiquants ne changeront pas demain pour pour une échope mais en tout cas je vais m'arrêter là parce que pour le coup je vous avoue que j'ai pas travaillé plus aujourd'hui pour pour vous ce sujet là je crois pas vraiment qu'on qu'on puisse légaliser je crois pas que ce soit le chemin qu'on doiv prendre mais en tout cas on doit avoir cette discussion dans notre société sur je vois an qui se prépare j'ai une petite question pendant qu'elle elle fourbit ses arguments sur les AFD le le un des débats c'est la la criminalisation ou la comment dire le la responsabilité des consommateurs moi je suis pas fan personnel des des des AFD dont je considère qu'elles sont plutôt un permis de consommer d'une certaine manière un peu comme les points d'ailleurs sur le permis ça empêche personne de de rouler un peu vite puis de faire gaffe la voix de la fois d'après je car mais c'est peu ça est-ce que vous avez sur ce point de vue là un un sentiment ou une option moi je trouve que la stratégie en trois blocs si je puis dire était pas mauvaise pour pour pour pour traiter le le narco euh elle a fois les AFD pour les consommateurs le problème étant qu'on a que je crois à peu près 30 % de recouvrement c'est ça et que en plus les AFD c'est quand même assez restrictif c'estàdire qu'il faut pas être en récidif faut pas être mineur faut pas ceci il faut pas cela donc on est quand même dans quel quelque chose d'assez restrictif je trouve et dans une problématique de recouvrement comment est-ce qu'on peut faire pour recouvrir plus si tentit qu'on puisse recouvrer puisque potentiellement on a déjà à faire des gens qui ont à mon sens pas nécessairement beaucoup d'argent euh enfin en tout cas dans certaines couches de la population donc je trouve que ce ce TripTic c'était quand même intéressant AFD dans dans au bas de l'échelle si je puis dire lutte contre les points de Deal au milieu avec notamment les les affaires placnet comme je disais tout à l'heure et gestion effectivement des des gros trafics par les les spécialisé il semblait que c'était assez important intéressant de de de de fonctionner comme ça alors je vais faire très rapidement parce que le résultat devrait nous être annoncé d'ici quelques minutes tout le monde retourne dans l'hémicycle euh alors j'ai pas les B chiffres avec moi parce que du coup je me suis déplacé et oui je suis j'ai effectivement on constate une baisse en France mais on constate aussi une stagnation finalement du chiffre de consommateurs régulier ce que vous dites le une fois euh euh au moins dans l'année euh c'est les ce qu'on appelle régulièrement les consommateurs réguliers sur ce que vous appelez les AFD en réalité c'est la politique qui est menée euh au Portugal c'est-à-dire que c'est une politique qui consiste à considérer que euh on ne va pas devant les tribunaux de manière systématique et que lorsqu'il y a une consommation on passe par l'amende ou bien euh si la consommation est en en dessous il y a quand même un acte il faut pas faire comme si euh au Portugal il n'y avait pas d'AC ce qui est sûr c'est qu'ils auront très clairement limité euh la transmission du VIH et qu'ils sont atteints plus de personnes dans les soins et traitement et aussi dans les politiques de prévention des comportements addictifs parce que tout consommateur de produitéfiant n'est pas forcément quelqu'un qui deviendra euh un un un quelqu'un qui a un vrai problème d'addiction avec néanmoins et potentiellement il peut en avoir un et qu'il doit donc pouvoir avoir la confiance finalement suffisante dans ce qu'il croise et qu'il voit pour pouvoir prendre le bon chemin si nécessaire et connaître l'ensemble des risques évidemment qu'il n'y a pas de panacée que la légalisation n'arrête pas le trafic ni aucun trafic né au moins avec aujourd'hui une offre de plus en plus diversifié avec un accès qui est de plus en plus facile au final et bien il n faut quand même qu'on soit parfaitement conscient ça sonne je suis désolée donc je vais devoir rentrer il faut qu'on soit aussi parfaitement conscient que la manière à nouveau de consommer la drogue et notamment avec kemsex le retour des injections laification des injections crée surd difficulté en terme de santé publique et que la prohibition fait aussi que les choses sont nécessairement beaucoup plus caché et que la briite qui consiste peut-être à moins moins aller vers le l'usager le consommateur et à concentrer les moyens sur la lutte contre les trafics est aussi une piste à poursuivre on n'y aura pas de législation définitive sur ce genre de sujet et toutes les études qu'on peut voir qui sont sortis en 2023 comme en 2024 études comparative différents états des États-Unis montre qui lorsqu'il s'agit de créer un marché évidemment ça fait une hausse de consommation dans la légacination du can mais euh il y a certainement à trouver un chemin particulier pour que ce le soit ce soit quelque chose de pertinent et surtout ne pas se dire que nous allons faire tous les pas en même temps mais que ça pourrait éviter que 80 % des procédures judiciaaires euh soit lié au narcotrafic soit finalement lié au trafic de stupéfiant soit finalement que lié uniquement à l'usage ce qui provoque finalement un certain engorgement euh dans nos tribunaux et qui par ailleurs finalement n'aboutit dans ces conditionsl qu'à 6 % de peine d'incarcération avec ou sans surci ce qui est très très peu alors qu'évidemment lorsqu'il s'agit de trafic on est à des taux bien supérieurs entre 50 et 70 % d'incarcération ou de surcis donc peut-être que dans la possibilité de concentrer nos moyens et de il y a des pistes à trouver entre la dépénalisation d'un certain nombre de drogue et la légalisation et éventuellement du cannabis et que les chemins sont certainement un peu compliqués qu'il faut tâonner mais évidemment il s'agit pas comme aux États-Unis de vouloir trouver un un marché qui puisse financer la financer la lutte dans le même temps parce que sinon l'équilibre est toujours pas seulement sur un fil finit toujours par tomber du mauvais côté et que la conurence existe entre les différents états et aujourd'hui isolé comme nous sommes c'est un peu une mauvaise foi et une hypocrisie dit que de penser de de continuer sur une politique qui finalement ne luite pas l'OF ne luite pas le trafic et et et monopolise quand même énormément de ressources humaines que ça soit en terme de police comme de justice voilà je vais rentrer dans les mystique je suis absolument désolé j'y vais pas de souci alors là là où là où je suis d'accord c'est que le problème qu'on va avoir c'est que effectivement si tous les pays commencent à légaliser qu'on est le seul encore euh à ne pas le faire ce sera un souci euh clairement donc euh encore une fois c'est pour ça que je dis qu'il faut avoir le débat euh ensuite je crois que si on légalise on aura un problème euh de fait c'est que aujourd'hui on s'aperçoit euh que le le THC euh NOTAM donc du du cannabis est est de plus en plus fort chaque année donc du coup on va l'égaliser sur quelle base en fait sur un sur une base étatique donc d'un d'un taux finalement qui est très faible et au final euh les gens iront quand même sur le marché noir parce que c'est pas assez fort pour eux je suis je suis assez dubitatif pour ce qui est du Portugal je crois qu'en fait c'est une légalisation de fait effectivement ils ont peut-être des AFD mais je crois qu'il il y a plus grand chose par rapport par rapport à tout ça par contre ce qui est certain euh c'est que on a aujourd'hui plus aucune politique de prévention en France sur sur les drogues et là effectivement on doit vraiment je crois faire un effort et et et retrouver euh de la prévention pour toutes les drogues hein même pour l'alcool on doit remettre en marche euh des politiques de prévention et une politique de santé publique eu là où je suis un petit peu plus libitatif c'est que fut un temps on avait vous savez quand quand les consommateurs arrivai à la barre du tribunal on les on les condamnait à une obligation de soin euh je crois pas du tout que ces obligations de soins a eu quelques vertuus que ce soit et fait arrêter qui que ce soit d'ailleurs tellement c'était compliqué de pouvoir avoir un suivi réel effectif de de de tout les consommateurs donc oui il y a un chemin à trouver probablement il faut évidemment de toute façon beaucoup plus de moyens euh pour lutter contre les trafies donc le crime organisé en général je je reviens un petit peu à mon sujet euh et on ne fera rien sans un choc des moyens par rapport à ça pas juste pour le stupéfiant et encore une fois moi je je sais pas si aujourd'hui encore les les policiers font la course pardonnez-moi l'expression au chiteux euh je je je crois de moins en moins en fait hein peut-être que c'est euh parfois une excuse pour pour pour pour procéder un contrôle identité mais je crois je suis pas sûr alors je manque de recul hein je vous avoue que je faudrait que je je pose la question mais mais je crois que c'est plus le c'est plus trop le cas je c déjà moi il y a 20 ans qu' on trouvait une petite boulette sur quelqu'un elle était jeté dans le caniveau et puis ça se passait comme ça et c'était et c'était réglé et et aujourd'hui je euh faudrait avoir les chiffres récents c'est que je les ai pas regardé sur les derniers chiffres de la justice en tout cas oui il va falloir travailler sur le sujet clairement sur la consommation de de de de cannabis et et avoir un vrai débat de société mais mais c'est compliqué en 2024 d'avoir un vrai débat de société tellement c'est c'est un sujet qui est complexe tendu et qui crispe tout le monde et trop en fait Alexandra visiblement non c'était juste par rapport à la question que vous posiez sur sur sur la lutte contre les chiteux je vous rejoint pour voir parce que nous on travaille très fortement en coordination avec la police nationale et et pour vous faire un retour terrain euh vous avez raison en fait la lutte contre le chit n'est qu'un prétexte c'est pas c'est jamais l'objectif c'est un prétexte pour lutter contre des mis en sonore parce qu'il y a des attroupements euh c'est un prétexte pour faire des contrôles d'identité mais de base c'est jamais l'objectif final en tous les cas de la manière dont ça se passe en il me semblait euh bah écoutez on a plus de gouvernement je crois donc ah oui ça y est on va continuer à vivre quand même et à travailler plus que jamais euh on sur vous au Sénat hein oui oui oui par par 388 vois ouis on fait le voix on fait le voir euh 231 au lieu de 288 voilà et ben on fait on va faire le boulot euh du coup merci pour ces échanges qui étaient passionnant euh je crois qu'on on se permettra peut-être de revenir vers vous dans dans une phase de réflexion de construction de voilà on défriche et puis il faudra qu'on qu'on fasse des proposition et à ce moment-là on se permettra peut-être de de revenir vers vous pour confronter ces opposition avec vos votre connaissance du du sujet les vôtres et puis bah essayer de de rétablir à la fois le la confiance de la population vers la police donner des un cadre de travail satisfaisant au policiers des moyens retravailler la sécurité puis essayer de résoudre ces sujets qui sont extrêmement importants parce que la sécurité est un droit la police c'est un service public et que les socialistes que nous sommes ont attachés aux deux très bien parfait merci beaucoup Merci à VOUS bonne soirée mercio
Anna Pic