Le Premier ministre démissionne, la situation historique et la suite expliquées
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« C'est un record sous la 5ème République. »
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« Il devient le Premier ministre le plus éphémère de la Ve République. »
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« Dès qu'un nouveau gouvernement est nommé, un ministre démissionnaire a droit à trois mois d'indemnité. »
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« Depuis la réélection d'Emmanuel Macron en 2022, le pays a déjà connu cinq premiers ministres. »
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« Cette option, elle paraît être très difficile. »
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« Emmanuel Macron avait à l'époque refusé de nommer un Premier ministre ou une Première ministre de gauche. »
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« Jean-Luc Mélenchon réclame la démission du président de la République. »
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C'est un nouveau séisme dans la vie politique, encore un, seulement quelques heures après avoir dévoilé son gouvernement. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté sa démission au Président de la République, Emmanuel Macron qui a donc accepté cette démission. Alors comment analyser cette décision et que va-t-il se passer maintenant ? Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien. C'est donc le sujet à la une des actualités du jour sur YouTube et en podcast audio. Vous êtes d'ailleurs de plus en plus nombreux à écouter ce format des actus du jour, mais aussi nos interviews et les actualités culturelles directement sur notre podcast.
Pour ceux qui ne sont pas encore abonnés, le nom du compte c'est Hugo Décrypte. Et au passage, rapidement avant de commencer, je serai en voix off et sans la caméra en début de semaine puisque je suis au Maroc actuellement pour tourner un reportage sur place et suivre les manifestations importantes de la jeunesse ici. Bref, on prépare un reportage pour vous informer au mieux et ce sera disponible cette semaine sur nos réseaux. Alors avant de revenir sur la démission de Sébastien Lecornu, sur les conséquences qui pourraient se passer désormais, on va d'abord ramener un petit peu de contexte et reprendre les choses dans l'ordre avec ces dernières heures.
Alors qu'Emmanuel Macron lui avait donné jusqu'à dimanche soir, donc le 5 octobre, pour finaliser son équipe, et bien Sébastien Lecornu a dévoilé la première partie de son gouvernement ce dimanche. En effet, il y avait les ministres et pas les secrétaires d'Etat, mais donc il a failli attendre 26 jours pour connaître la liste des ministres. C'est un record sous la 5ème République. Mais dès son annonce, les critiques ont fusé sur les 18 ministres nommés. 12 faisaient déjà partie du gouvernement de François Bayrou et 3 autres avaient déjà été ministres sous Emmanuel Macron.
Autrement dit, très très peu de nouveaux visages, alors que Sébastien Lecornu lui-même était ministre des armées juste avant et que lui-même avait promis une rupture et un nouveau souffle politique avec son gouvernement. Cette forme de continuité avec le précédent gouvernement a créé des tensions, y compris au sein du gouvernement et y compris donc au sein des ministres qui venaient d'être nommés. Par exemple, Bruno Retailleau, qui est resté ministre de l'Intérieur et président en parallèle du parti de droite Les Républicains, a estimé que, je cite, « la composition du gouvernement ne reflète pas la rupture promise ».
Il a par ailleurs convoqué une réunion d'urgence de son parti politique ce lundi matin. En fait, parmi les points de tension du côté des Républicains, il y en a plusieurs. La première chose qu'on peut noter, c'est le manque de représentation de leur camp, selon eux, dans le gouvernement, avec 4 ministres Les Républicains. Et surtout, en parallèle, le retour de l'ex-ministre de l'économie, Bruno Le Maire. Bruno Le Maire qui a été nommé ministre des Armées. Et ça ne plaît pas aux Républicains pour deux raisons. Déjà parce que les Républicains le tiennent pour responsable du dérapage budgétaire des dernières années dans le pays.
Et puis parce que Bruno Le Maire, c'est un ancien du parti Les Républicains. Et aujourd'hui, disons les choses très franchement, c'est un adversaire politique de Bruno Retailleau, notamment dans les perspectives de prochaines élections présidentielles. Ça n'a donc visiblement absolument pas plu à Bruno Retailleau, qui estime que selon lui, Sébastien Lecornu lui avait caché la nomination de Bruno Le Maire au gouvernement. A noter d'ailleurs que dans l'après-midi, Bruno Le Maire a proposé à Emmanuel Macron de se retirer du gouvernement sans délai, alors donc qu'il avait été nommé ministre des Armées, et donc de transférer son poste de ministre démissionnaire des Armées au Premier ministre.
Selon lui, le président aurait accepté cette proposition, mais aucune déclaration officielle n'a été faite pour le moment. Bref, avec Bruno Retailleau qui critique le gouvernement dans lequel il vient lui-même d'être nommé, forcément les choses ne démarrent pas très bien. Il y avait donc très clairement un risque que le parti Les Républicains et les députés Les Républicains à l'Assemblée ne soutiennent pas le gouvernement, et ce, malgré la présence de ministres LR.
Bon, en parallèle, le Premier ministre Sébastien Lecornu risquait d'être visé par plusieurs motions de censure, notamment de la France Insoumise ou encore du Rassemblement National, qui menaçait directement la survie de son gouvernement. Pour rappel, pour ceux peut-être qui n'ont pas suivi forcément ce qui s'est passé ces derniers mois, ou qui essaient de comprendre la situation, une motion de censure, c'est donc un vote par lequel l'Assemblée Nationale peut exprimer son désaccord avec la politique du gouvernement. Et pour être adoptée, elle doit recueillir la majorité absolue des voix des députés. Dans ce cas-là, le gouvernement est renversé et doit démissionner.
Et donc, on ne va pas revenir sur tous les calculs aujourd'hui, mais si on fait les calculs simplement, s'il y a la gauche et le Rassemblement National qui votent la motion de censure, ça fait une majorité absolue, et ça fait tomber en l'occurrence assez facilement Sébastien Lecornu et son gouvernement. Bref, c'est donc dans ce contexte de mission quasiment impossible que Sébastien Lecornu a présenté sa démission à Emmanuel Macron ce lundi matin, 27 jours donc après sa nomination.
Au passage, eh bien, il devient le Premier ministre le plus éphémère de la Ve République et autre record un peu insolite qu'on peut citer, son gouvernement, qui avait donc été annoncé hier soir, n'aura tenu que 14 heures. Là aussi, c'est un record. Alors, on va voir dans quelques instants ce qui peut se passer après, mais rapidement donc, Sébastien Lecornu ce matin a expliqué son choix dans un discours déclarant, je cite, qu'on ne peut pas être Premier ministre lorsque les conditions ne sont pas remplies. Il a cité, lui, trois raisons principales. D'abord, le refus des partis de reconnaître, selon lui, la rupture qu'il voulait incarner.
Alors, lui mettait en avant, notamment lors de son discours, le fait qu'il avait déclaré ne pas vouloir utiliser le 49-3 pour, eh bien, faire adopter un texte sans vote à l'Assemblée nationale. L'autre chose qu'il a mis en avant lors de son discours, c'est l'impossibilité de trouver un compromis avec une Assemblée nationale qui est éclatée. Alors, éclatée au sens, évidemment, divisé. Et enfin, ce qu'il a mis en avant, c'est les tensions internes, donc, au sein de ce qui est appelé le socle commun, mais, en gros, donc, c'est au sein du gouvernement et de l'alliance élargie, on va dire, autour du président de la République.
D'ailleurs, au passage, avant de voir la projection, vous avez été nombreux à demander si les ministres démissionnaires toucheraient des avantages financiers, alors que le gouvernement Lecornu n'a duré que quelques heures. En réalité, dès qu'un nouveau gouvernement est nommé, un ministre démissionnaire a droit à trois mois d'indemnité, sauf s'il retrouve un emploi ou alors un siège de député. Alors, le truc, c'est que les textes, ils ne fixent pas de durée minimale et donc, les ministres qui ont été nommés ce dimanche auront droit à cette indemnité. En revanche, contrairement à une idée reçue, il ne touche pas à la suite, eh bien, une pension de retraite spécifique en tant que ministre.
Quant à Sébastien Lecornu, maintenant, il pourra bénéficier des avantages des anciens premiers ministres, comme une voiture de fonction avec chauffeur ou encore une protection policière. Alors, il faut savoir qu'un décret qu'il avait lui-même voulu et annoncé, on en avait parlé sur Instagram, devrait normalement limiter ses privilèges dans le temps à partir du 1er janvier 2026. Mais dans son cas, donc, il pourra a priori en profiter sans limite et donc à vie. En tout cas, cette démission, elle plonge la France dans une nouvelle crise politique puisque depuis la réélection d'Emmanuel Macron en 2022, le pays a déjà connu cinq premiers ministres.
Il y a eu Elisabeth Borne, il y a eu Gabriel Attal et puis, après les élections législatives de 2022, il y a eu Michel Barnier, François Bayrou et donc Sébastien Lecornu. Alors, qu'est-ce qui va se passer maintenant ? C'est la question que vous êtes nombreux à poser et, spoiler, tout ça peut vraiment changer dans les prochaines heures. Donc, on va juste là vous donner, en quelque sorte, les projections et les hypothèses. Déjà, ce qu'on peut noter, c'est qu'en attendant la nomination d'un nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu et son gouvernement vont rester en poste.
En effet, certes, ils sont arrivés très très vite, ils vont repartir très vite, mais, eh bien, un gouvernement démissionnaire, il doit quand même rester pour gérer les affaires courantes, donc les sujets du quotidien. En revanche, l'idée, donc, c'est pas d'engager de nouvelles réformes. Mais donc, ce gouvernement va tout de même rester en place d'une certaine façon jusqu'au prochain gouvernement. Mais pour ça, donc, il faut un Premier ministre et on en vient donc à la question suivante. Que va faire, maintenant, Emmanuel Macron ? Eh bien, il y a, en fait, plusieurs options.
La première option que l'on peut noter, on va vite l'évoquer, c'est le fait de nommer à nouveau un chef du gouvernement qui serait issu de son camp, donc issu du camp présidentiel. Disons les choses, même si on l'a déjà dit, en l'occurrence, pour Sébastien Lecornu, il y a quelques semaines, cette option, elle paraît être très difficile. Je vous fais pas un dessin, c'est ce qui fait que le gouvernement de Michel Barnier n'a pas tenu longtemps, c'est ce qui fait que le gouvernement de François Bayrou n'a pas tenu très longtemps non plus. Et pourquoi ?
Eh bien, parce que c'est très simple, il y a un risque, donc, de motion de censure, avec le risque, donc, d'une majorité de députés à l'Assemblée nationale, ici, en l'occurrence, potentiellement, la gauche et le Rassemblement national, qui décident de voter contre le gouvernement et qui décident, donc, de le renvoyer. La deuxième option qui est envisagée, en tout cas, qui est sur la table, c'est l'idée de nommer un Premier ministre issu de la gauche. On peut noter, au passage, que c'est ce qu'a suggéré, d'une certaine façon, une partie du gouvernement.
Alors, elle n'a pas parlé explicitement du fait d'avoir un Premier ministre de gauche, mais tout de même, eh bien, on peut noter que la ministre de la Transition écologique des missionnaires, Agnès Pannier-Runacher, a déclaré que, selon elle, on ne peut pas gouverner en faisant l'économie de la gauche. Alors, on en a parlé à de nombreuses reprises sur la chaîne. Le nom de Lucie Castel, soutenue par le Nouveau Front Populaire, après l'initiative de 2024, avait déjà été évoquée l'an dernier. On rappelle, là aussi, pour le contexte, que l'alliance des partis de gauche, le Nouveau Front Populaire, était l'alliance qui était arrivée en tête des élections légitatives.
Ça, c'était l'an dernier, en 2024, sauf qu'Emmanuel Macron avait à l'époque refusé de nommer un Premier ministre ou une Première ministre de gauche, ce qui avait fait vivement réagir la gauche, qui avait dénoncé un déni de démocratie. Parce que, certes, la gauche n'avait pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale, mais c'était donc l'alliance arrivée en tête. Autre option qui est envisagée, c'est la nomination d'un gouvernement technique, donc composé uniquement d'experts sans étiquette politique. Il serait chargé de gérer, en quelque sorte, les affaires courantes en attendant les prochaines élections présidentielles en 2027, ainsi que les prochaines initiatives.
L'idée, en fait, avec un tel gouvernement, serait d'éviter un blocage total. Sauf qu'il faut quand même le noter, un gouvernement technique, eh bien, ça ne peut pas être parfaitement neutre. Aucun gouvernement, aucune personne n'est neutre. Mais donc, c'est quelque chose qui est envisagé. Quatrième option qui est sur la table pour Emmanuel Macron, c'est évidemment la question du retour d'une dissolution de l'Assemblée nationale. Qui dit dissolution, veut dire donc organisation de nouvelles élections initiatives, et ce, dans un délai de 20 à 40 jours. C'est la solution qui est réclamée aujourd'hui par le Rassemblement national.
Elle est aussi portée, en fait, aujourd'hui par de nombreux partis politiques, notamment la France insoumise. Mais qu'est-ce qui fait qu'Emmanuel Macron ne voudrait pas potentiellement, eh bien, une nouvelle dissolution ? Eh bien, il y a deux questions, des questions clairement politiques. Pour Emmanuel Macron, le risque, c'est que cette dissolution et ces nouvelles élections ne changent rien et qu'en gros, eh bien, les résultats soient les mêmes qu'en 2024 et que globalement, donc, on se retrouve avec la même Assemblée nationale.
Et puis, du côté du camp d'Emmanuel Macron, on craint aussi que potentiellement, eh bien, de nouvelles élections n'affaiblissent encore davantage le camp présidentiel. C'est donc évidemment une question complètement politique. Mais je le disais, du côté de la France insoumise, on ne semble pas fermer à une dissolution, mais l'autre scénario, le scénario principal, et d'ailleurs, il n'est pas porté que par la France insoumise aujourd'hui, c'est l'idée d'une démission du président de la République. Le Rassemblement national y est aussi ouvert, mais dans le cas de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon réclame la démission du président de la République.
Si c'est le cas, attention, ça peut aller très très vite, puisque ça entraînerait l'organisation de nouvelles élections présidentielles sous 20 à 35 jours. Autre demande de Jean-Luc Mélenchon, je cite l'examen immédiat d'une motion de destitution du président. Cette motion, elle a été déposée par des députés de gauche. Et cette motion de destitution, c'est donc quelque chose qui doit permettre au Parlement, eh bien, de renverser en quelque sorte le président et de le pousser à la démission. Mais on en a déjà parlé il y a quelques jours.
En l'occurrence, c'est quelque chose qui paraît encore assez peu probable, même si, vous l'aurez compris, eh bien, de plus en plus, les regards se tournent très clairement vers le président de la République. En tout cas, pour l'instant, et en fin d'après-midi, ce lundi, ce que l'on sait, c'est qu'Emmanuel Macron, pour l'instant, eh bien, n'est pas favorable à une démission de sa part puisqu'il l'a répété ces derniers jours. Pour ce qui est maintenant de la dissolution, là, il y a plus d'imprévus. Donc, il faudra voir ce qu'il en est. Bon, on a parlé de quasiment tous les partis politiques pour être le plus complet possible.
D'autres partis, rapidement, du côté des écologistes, un conseil politique d'urgence a été organisé et la secrétaire nationale du parti, Marine Tondelier, a affirmé que les écologistes, je cite, « envisagent de pouvoir gouverner ». Selon elle, il y a trois scénarios possibles. La dissolution, la démission du président ou encore la nomination d'un Premier ministre de gauche ou écologiste. Du côté du PS, on peut noter notamment la déclaration d'Arthur Delaporte, député et porte-parole du parti, qui déclare sur X, je cite, « Cette éphémère gouvernement n'illustre qu'une chose, le macronisme plonge le pays une fois de plus dans le chaos ».
Dans une déclaration, le Parti Socialiste a indiqué que pour le moment, le parti n'appelait ni à la dissolution ni au départ du chef de l'État, mais à la nomination d'un Premier ministre de gauche. À l'inverse à droite, Bruno Retailleau donc, qui est lui-même membre du gouvernement et à la tête des Républicains, estime qu'il est hors de question, je cite, « de cautionner un Premier ministre de gauche ». Alors face à tout cela, et c'est tombé en fin de journée, Emmanuel Macron a demandé à Sébastien Lecornu, je cite, « de mener d'ultime discussion avec les forces politiques d'ici mercredi soir, malgré sa démission, ce que Sébastien Lecornu aurait accepté ».
Alors ça ne veut pas dire que sa démission, elle est annulée, mais par contre, il pourrait assurer la continuité des négociations le temps qu'un remplaçant soit nommé. Théoriquement, il pourrait aussi être nommé au poste de Premier ministre et donc devoir former un nouveau gouvernement. Mais d'après une information du Figaro, ce n'est pas ce que souhaite Sébastien Lecornu. Il ne souhaite pas donc retourner et être à nouveau nommé Premier ministre dans quelques heures. En tout cas, en cas d'échec de ces négociations, le président de la République a indiqué, via son entourage à BFMTV, que je cite, « Le président prendra ses responsabilités ».
Tout ça est très très flou à voir donc ce que ça veut dire. Bref, voilà donc pour ce grand résumé. Évidemment, les regards se tournent vers Emmanuel Macron. On verra s'il prend la parole et si c'est le cas, je ferai en sorte de diffuser tout ça en direct sur YouTube. Sachant que je le disais, je suis actuellement au Maroc pour tourner un reportage où on va suivre les manifestants sur place, la jeunesse évidemment qui continue à manifester au Maroc. Mais s'il y a un discours d'Emmanuel Macron ou une annonce importante, évidemment on suivra tout ça, je ferai un direct et on fera en sorte de vous informer au mieux sur ce format-là mais aussi sur Instagram.
N'hésitez pas à vous abonner, vous êtes plus de 5 millions sur Instagram, je tiens à vous remercier. Le nom du compte, c'est Hugo Descript. Allez, je vous laisse avec Blanche pour le reste de l'actualité importante du jour et je reviens juste après.
Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette première actu. Israël et le Hamas ont entamé des négociations ce lundi au Caire en Égypte. L'objectif, parvenir à un accord concernant le plan présenté par le président des Etats-Unis, Donald Trump, ce samedi pour la paix dans la bande de Gaza. Si vous n'avez pas suivi, le texte prévoit un cessez-le-feu, la libération des 48 otages israéliens toujours retenus à Gaza, un retrait progressif de l'armée israélienne et le désarmement du Hamas qui est au pouvoir dans la bande de Gaza. Donald Trump a averti ce samedi qu'il ne tolérerait aucun retard.
Alors de son côté, le Hamas a accepté de libérer les otages israéliens mais réclame des négociations concernant son désarmement et le retrait total d'Israël de la bande de Gaza. Benjamin Netanyahou, le premier ministre israélien, a déclaré vouloir désarmer le Hamas par la force si la mesure n'est pas acceptée dans le plan proposé par Donald Trump. Les discussions qui ont débuté ce lundi au Caire réunissent les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff, des médiateurs égyptiens et qataris, une délégation du Hamas et le ministre des Affaires étrangères israéliens, Ron Dermer.
En parallèle, 171 personnes de la flottille Globalsumud qui ont été arrêtées par la marine israélienne alors qu'ils tentaient de briser le blocus de Gaza ont été expulsées ce lundi vers la Grèce et la Slovaquie. La militante suédoise Greta Thunberg en fait partie, tout comme des ressortissants français dont l'identité n'a pas encore été dévoilée. Deuxième actu, la Russie a affirmé avoir intercepté 251 drones ukrainiens dans la nuit de dimanche à lundi dans des secteurs ukrainiens occupés par l'armée russe, notamment dans la région de la mer Noire. C'est l'une des attaques les plus massives lancées par l'Ukraine depuis février 2022 et l'invasion massive russe en Ukraine.
40 drones ont été abattus au-dessus de la Crimée et 62 au-dessus de la mer Noire selon le ministère russe de la Défense. Ces frappes sont une réponse aux attaques contre le réseau énergétique et les sites civils ukrainiens ce samedi. La gare de Shotska, dans la région de Soumy, au nord de l'Ukraine, a été frappée à deux reprises par des drones russes. L'attaque a blessé une trentaine de civils. L'Ukraine avait dénoncé une attaque sauvage et rappelé que cette tactique de double frappe, qui consiste à frapper deux fois au même endroit pour maximiser le nombre de victimes, notamment les secours dépêchés sur place, constituait un crime de guerre.
Autre point concernant l'Ukraine, le photojournaliste français Anthony Laliquan, âgé de 37 ans, alors qu'il couvrait les combats pour un média indépendant. Un autre journaliste ukrainien a été blessé lors de la frappe. Le parquet national antiterroriste français a ouvert une enquête pour crime de guerre. Troisième actu, des inondations meurtrières en Inde et au Népal ont fait plus de 70 morts, au moins 46 au Népal et 28 dans l'extrême nord-est de l'Inde. En fait, ce week-end, ces deux pays d'Asie ont été frappés par des pluies torrentielles et des glissements de terrain. Au Népal, le district d'Ilam à l'est du pays a été particulièrement touché avec 37 victimes recensées.
En Inde, l'état du Bengale occidental et les collines du Darjeeling au nord-est du pays ont subi des glissements de terrain et la destruction d'une centaine de maisons. Ces phénomènes extrêmes surviennent habituellement durant la saison de la mousson, donc de juin à septembre, mais les scientifiques alertent sur l'intensification de ces catastrophes sous l'effet du changement climatique, des catastrophes qui vont aussi devenir plus fréquentes. Les autorités locales craignent que le bilan ne s'alourdisse lorsque les secours atteindront les zones les plus reculées, alors que la priorité reste le ravitaillement et la sécurité des habitants. Les opérations de secours se poursuivent.
Quatrième actu, la Syrie a organisé ce dimanche ses premières élections législatives depuis la chute de l'ancien président Bachar al-Assad en décembre 2024. Mais la constitution de ce nouveau parlement est entachée par des critiques concernant son manque de démocratie. Bon déjà, le scrutin était indirect. Ce n'est pas toute la population qui a voté, mais des comités locaux formés par le gouvernement du président intérimène Ahmad al-Sharey. Seulement 6 000 personnes ont voté alors que le pays compte plus de 24 millions d'habitants. Ensuite, sur les 210 membres du parlement à élire, 140 sont choisis par ces comités locaux et 70 autres seront nommés directement par le président.
Enfin, deux provinces du nord-est sous contrôle kurde et la région de Russe de Sueda, récemment secouées par des violences, ont été exclues du scrutin. A noter que sur les 1578 candidats, seulement 14% étaient des femmes. Dans un communiqué publié à la mi-septembre, 14 ONG ont estimé que ces élections permettaient au président de constituer une majorité parlementaire à partir de personnes qu'il choisit lui-même ou dont il garantit la loyauté. Bref, le nouveau parlement va exercer ses fonctions jusqu'à l'adoption d'une constitution, donc la norme suprême du pays et la tenue d'élections directes.
Ces élections marquent cependant une étape symbolique pour la Syrie après des décennies de dictatures sous Bachar al-Assad et plus de 13 ans de guerre civile. Cinquième actu, Donald Trump a déployé près de 200 militaires de la garde nationale à Portland, dans l'Oregon, à l'est du pays, où des manifestations contre la police de l'immigration ont lieu depuis plusieurs mois.
La garde nationale, c'est une force militaire de la réserve américaine initialement formée pour des catastrophes naturelles, mais elle est désormais utilisée pour soutenir les agents fédéraux dans le cadre de la politique migratoire considérée comme prioritaire par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier. Il faut savoir qu'une juge fédérale avait bloqué le déploiement de militaires, estimant qu'il n'y avait ni insurrection ni menace pour la sécurité nationale et que les forces locales suffisaient à gérer la situation, ce qui n'a donc pas convaincu Donald Trump.
De leur côté, les élus locaux dénoncent un abus de droit et de pouvoir et ont intenté des actions en justice pour tenter de stopper ce déploiement. Donald Trump a quant à lui menacé de mobiliser des troupes dans d'autres villes comme à New York ou Baltimore. Les responsables locaux en Oregon dénoncent une militarisation excessive et qualifient la situation de disproportionnée alors que les manifestations se limitent à un seul quartier de la ville de Portland.
Il faut savoir que la garde nationale a été déployée plusieurs fois par Donald Trump ces derniers mois à Los Angeles, Washington ou encore Memphis malgré l'opposition des responsables locaux qui estiment que ces déploiements sont injustifiés. Sixième actu, le procès en appel d'Oussamethine Dogan condamné à 9 ans de prison pour viol aggravé dans l'affaire des viols de Mazan s'est ouvert ce lundi à Nîmes. C'est le seul des 51 condamnés du procès à avoir fait appel. Si vous n'aviez pas suivi, ces 51 hommes avaient tous été condamnés pour avoir violé Gisèle Pellicot dans sa maison à Mazan dans le Vaucluse alors qu'elle a été droguée par son mari Dominique Pellicot.
L'accusé de ce nouveau procès maintient avoir été piégé par Dominique Pellicot et affirme avoir cru à un jeu libertin consenti par la victime. De son côté, Dominique Pellicot conteste fermement cette version déclarant, je cite, « il a demandé à ce qu'elle ait les yeux couverts car il avait peur qu'elle se réveille ». Pour ce procès en appel, les avocats d'Oussamethine Dogan contestent à la fois la culpabilité et la peine de leurs clients tout en soulignant son respect pour la victime Gisèle Pellicot. Elle sera présente au procès accompagnée de l'un de ses enfants.
Et on termine avec cette actu plus légère avec la troisième édition du GP Explorer qui a eu lieu ce week-end sur le circuit Bugatti du Mans. Squeezie a battu un nouveau record d'audience sur Twitch. Il a réuni plus d'1,4 millions de viewers en simultané, battant donc son précédent record d'1,3 millions de viewers lors du GP Explorer 2 en 2023. Le GP Explorer, c'est une course de Formule 4 entre streamer et personnalité organisée par Squeezie depuis 2022. Et ce week-end, c'était la dernière édition. Cette année, c'est l'espagnol Carchez qui a remporté la course. La streamuse Catsup et le créateur Maxime Biagi complètent le podium.
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Merci beaucoup Blanche. Alors, je le disais, pour suivre le reste de l'actualité, rendez-vous sur Instagram. Le nom du compte, c'est HugoDécrypte. Vous êtes plus de 5 millions là-bas et on va continuer à vous informer. Surtout que, vous l'aurez compris, l'actualité va évoluer très vite. Je serai de retour avec la caméra plus tard dans la semaine. Prenez soin de vous, prenez soin de nos proches et puis on se dit à demain pour une nouvelle vidéo.