Faut-il taxer la fast-fashion pour limiter son impact sur le climat ? | CHALEUR HUMAINE (festival)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
C'est quoi un malus sur les vêtements ? En quoi ça consiste ?
- 6:00OuverteRéponse directe
On voit bien que c'est probablement mieux pour les travailleuses et les travailleurs. Mais c'est quoi le rapport avec la protection de la planète ?
- 10:00RelanceRéponse directe
C'est vrai que pour le consommateur c'est moins cher d'acheter un t-shirt à 4 €. Mais ce qu'on oublie c'est que un individu c'est un citoyen.
- 14:00OuverteRéponse directe
Mais alors si on revient à cette idée de bonus malus sur l'industrie textile, comment ça s'inscrit là-dedans ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Admettons que on veut y avancer sur le bonus malus textile pour 2025, rendre ça un peu plus concret. Qu'est-ce qu'on peut faire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Julia FortChiffre
« Chaque année en France, on met sur le marché 2,5 milliards de vêtements. »
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[Musique] Bonjour, bienvenue dans chaleur humaine. Je suis Nabil [Applaudissements] [Musique] Wakil. Bienvenue dans cette série et très bonne année 2025.
Qu'elle vous apporte de la joie, du bonheur et des légumes confis à l'ail et au citron. L'épisode que vous allez entendre aujourd'hui est un peu différent de d'habitude. Il est extrait du festival des idées chaleurs humaines qui s'est tenu le 14 décembre 2024 au théâtre de la ville à Paris.
Ce jour-là, j'y ai reçu 10 invités qui étaient déjà venus dans chaleur humaine et je leur ai d'abord parlé de ma passion pour la guerre des étoiles parce qu'en ce moment, j'ai souvent l'impression que le côté obscur de la force est en train de l'emporter contre la transition climatique. Du coup, j'ai demandé à chaque invité de nous donner une bonne idée pour 2025 pour démarrer du bon pied pour le climat et la biodiversité. Vous allez entendre maintenant l'une de ces idées et j'espère qu'elle pourra vous inspirer.
On attaque le 8e épisode de cette série de 10 petits épisode. Julia Fort est la fondatrice de la marque de vêtements Lou et elle est coprésidente du mouvement Impact France, un groupe d'entreprise qui veut réorienter l'économie. Dans cette conversation, elle défend une idée qui permettrait de réduire l'impact de la Fast Fashion tout en valorisant l'industrie textile en Europe.
Bonne écoute. Comment on transforme notre système économique pour le rendre compatible avec les limites planétaires ? Voilà, vous avez 3h.
Non, c'est pas vrai. En fait, il nous reste que 30 minutes pour trouver une solution. Mais heureusement avec nous, on a Julia Fort sous la main.
Je l'avais invité dans l'un des premiers épisodes de chaleur humaine et pour être tout à fait honnête quand je l'ai invité, j'étais pas complètement à l'aise parce que Julia Fort elle est patronne d'une marque de vêtements et donc je lui avais dit mais en fait j'aimerais bien vous inviter, je trouve ça intéressant ce que vous dites mais j'ai trop peur que vous fassiez de la pub pour votre truc. et elle m'a répondu comme ça très naturellement ah mais moi je m'en fiche de toute façon je pense qu'il faut arrêter d'acheter des fringues. Dans cette conversation, j'ai appris un chiffre que je réutilise tout le temps.
Chaque année en France, on met sur le marché 2,5 milliards de vêtements. 2,5 milliards chaque année. Tout à l'heure, Julia For m'a dit que c'était maintenant plutôt 2,8 milliards, mais comme j'y crois toujours pas, je vais rester à 2,5.
Une grande partie de ces vêtements ne sera portait qu'une seule fois. Et la même qu'elle calculait Julia Fortnchte plus de vêtements que de boîtes de 6 œufs. Et pourtant, je peux vous dire que je fais beaucoup d'efforts pour inverser la tendance.
Cette surproduction de vêtements, elle a un impact sur le climat. Il faut dire qu'ils sont fabriqués à l'autre bout du monde, là où les règles sociales et environnementales existent souvent presque pas. Et si on veut que ça change, ce qu'explique Julia Fort, c'est qu'il faut se battre avec les bonnes armes, avec les bons sabres laser en quelque sorte.
Ce ne sont pas quelques acteurs éthiques qui vont réussir à changer le système de l'intérieur, même si avec toute leur bonne volonté, parce que le système à l'intérieur, il est quand même un peu tout moisi, il ressemble un peu à laine fétide de Jabazot. Ce qu'elle propose Julia Fort pour établir des règles du jeu équitables, c'est un système en fait assez simple, un bonus malus social sur les habits. En gros, on punit ce qui est produit dans des conditions mauvaises et on valorise ce qui est produit dans des bonnes conditions. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] Bonjour Julia Fort.
Bonjour Nabilim. Alors, c'est quoi un malus sur les vêtements ? En quoi ça consiste ?
Ça pourrait ressembler à quoi ? Je pense qu'il faut que d'abord que clarifier quelque chose. La plupart des vêtements qu'on achète, ils sont pas très chers et ils sont pas très chers pour une raison simple, c'est que les personnes qui les fabriquent sont mal payées.
Alors, elles sont mal payées par rapport à nous. Le salaire, par exemple des ouvraires au Bangladesh, c'est c'est 100 € par mois. mais elles sont mal payées également par rapport au niveau de vie de leur pays.
Et c'est donc la différence entre le salaire minimum, combien sont payés les gens, et le salaire vital, combien devraient gagner les gens pour pouvoir vivre dignement. Et au Bangladesh, par exemple, le salaire vital c'est 500 € c'est-à-dire que les gens qui fabriquent nos vêtements travaillent à pleintemps. C'est comme si ils étaient à pleintemps en France et qui gagnaient 500 € par mois.
Donc c'est ça la première chose qu'il faut comprendre, c'est que il nous a permis d'acheter des vêtements pas chers au prix de l'exploitation des gens qui les fabriquent. Donc le ce que je propose c'est de rétablir en fait une justice autour de ça et donc de pénaliser les vêtements qui sont issus bah voilà de l'exploitation sociale avec un système de bonus malus. Oui ça d'accord.
On voit bien que c'est probablement mieux pour les travailleuses et les travailleurs. Moi je trouve ça très bien. Mais c'est quoi le rapport avec la protection de la planète, le climat, la biodiversité ?
Euh comme vous l'avez bien rappelé au début, euh le principal problème euh de l'industrie de la mode, le principal problème écologique, il est lié au volume de production. C'est-à-dire on produit et on consomme trop de vêtements. C'est euh la consommation de vêtements, elle a été multipliée par 2 depuis les années 80.
Et si vous regardez l'indice prix, en fait, le prix des vêtements par rapport au prix des autres objets a été divisé par 3. En fait, cette explosion de de la consommation, elle a été permise parce que le prix des vêtements a drastiquement baissé. et ce prix des vêtements abaissés parce qu'on a délocalisé dans des dans des pays où c'est moins cher de fabriquer et si c'est moins cher de fabriquer là-bas, c'est juste parce que les gens ne sont pas payés dignement.
Donc il ne pourrait pas y avoir cette surconsommation textile si les gens étaient payés dignement dans les pays qui fabriquent nos vêtements. Donc résoudre la question du salaire des personnes qui fabriquent nos vêtements, c'est aussi résoudre la question de la surproduction textile. Enfin, sauf que aujourd'hui le système économique, il fonctionne de cette manière-là.
C'est-à-dire, on importe massivement d'autres pays et y compris parce qu'aujourd'hui bah c'est moins cher d'acheter ça. Donc d'un point de vue consommateur, les gens ils ont pas très envie que leur pull au lieu de coûter 10 € il en coûte 150. C'est vrai.
Euh et c'est effectivement tout l'argumentaire du lobby de la Fast Fashion Nabil Hakim. Donc je me demande pour qui vous relaz exactement. Euh c'est beau le monde hein.
Euh c'est vrai que pour le consommateur bah c'est moins cher d'acheter un t-shirt à 4 €. Mais ce qu'on oublie c'est que un individu c'est un consommateur. Mais c'est pas que un consommateur c'est aussi un citoyen.
Et à chaque fois que nous en tant que consommateur on achète quelque chose de pas cher, on a l'impression de faire une bonne affaire mais on le perd en tant que citoyen. Et je vais développer tout ça puisque je vais créer chez vous une curiosité qui dit quoi ? Bon voilà donc globalement quand on achète des trucs pas chers on on s'apauvrit.
La première chose c'est parce que pour que les vêtements soient pas chers c'est ce qu'on a vu. Il faut qu'il soit produit beaucoup plus loin enfin à l'autre bout du monde parce que ben en France on n pas le droit de faire bosser des gens 35 heures pour 500 € par mois. Donc la première chose que ça crée c'est du chômage.
Le chômage lié aux délocalisation c'est-à-dire à la perte de notre industrie, c'est massif. Depuis les années 80 90 perdu plus d'un million d'emplois. Ça c'est les emplois directs.
Ensuite, il y a tous les emplois indirects. Si l'usine du village ferme, c'est aussi tous les commerces, le bureau de poste, la banque qui ferme. Donc les emplois indirects, c'est aussi quelque chose de massif mais qu'on a beaucoup moins euh qu'on a beaucoup beaucoup moins évalué.
La deuxième chose que crée euh ces vêtements pas chers, la consommation de ces vêtements pas chers, c'est du déficit commercial. Le déficit commercial, jusqu'à ce que vous vous intéressiez, vous ne comprenez pas, c'est difficile de comprendre son importance. Mais globalement, un pays qui a un déficit commercial, ça veut dire qu'il achète plus de choses qu'il n'en exporte, qu'il n'en vend.
Ça veut dire que la France a un déficit commercial extrêmement important. Ça veut dire que tous les ans, il y a de l'argent qui part de France et qui ne revient pas. Ça veut dire que notre pays s'apauvrit.
Donc quand notre pays s'appauvrit, ben ça veut dire qu'on a moins d'argent pour financer les écoles. Je veux dire, le salaire de Bilwakim, il est pas du tout fonctionnaire. Donc rien à voir.
Et enfin la dernière chose que nous coûtent les produits pas chers, c'est que il coûtent extrêmement cher en dépenses de l'État. Bah déjà parce que ce coût du chômage, bah voilà, il y a un coût pour nous. toutes ces entreprises qui sont parties, bah c'est aussi des cotisations sociales, des impôts qui ont disparu en même temps.
Et puis il y a cette autre chose, c'est-à-dire que quand on fait rentrer sur notre pays des produits à bas prix, on met en concurrence les salaires de là-bas avec nos salaires d'ici et du coup l'État dépense énormément de d'argent pour compenser cette compétitivité. C'est la prime d'activité par exemple que dont vous avez peut-être entendu parler ou alors c'est les exonérations de cherche sociales sur les bas salaires. On en parle pas mal en ce moment.
Rien que ces exonérations sociales, c'est 3 % du PIB. Donc quand on dit "Ah ben ça coûte les pauvres ne peuvent pas se payer se permettre de s'acheter des pulls à 150 €." Ce qu'on ne dit pas c'est que ce que ça coûte à la France et en général à notre pays de enfin et en général aux individus d'acheter des choses pas chères, c'est énorme.
C'est juste qu'on ne le voit pas directement en tant que consommateur. Parce qu'il faut avoir quelque chose en tête. Quand l'État a moins d'argent, c'est le service public qui recule.
Et le service public qui recule, c'est une catastrophe pour les personnes les plus pauvres. parce que moi j'ai un petit peu d'argent. Donc si on commence à dérembourser des médicaments, bah je vais les payer.
Mais si vous êtes récrac à la fin du mois, ça veut dire que vous vous soignez plus. Ça veut dire que votre gamin ben vous le mettez plus à l'école. Ça veut dire et cetera et cetera.
Donc en réalité ce low cost a un coût énorme pour la France et c'est contreintuitif. Il crée de la pauvreté et les seules personnes qui l'enrichit, c'est les patrons de chaîn. Oui.
Mais alors si on revient à cette idée de bonus malus sur l'industrie textile, comment ça s'inscrit là-dedans ? C'est-à-dire, imaginons que ça existe dans les prochains mois ou dans les prochaines années. Comment en fait le fait de d'avoir un bonus malus ?
Ben en fait ça infléchirait, ça réduirait le low cost et ça changerait en fait cet équilibre économique là. Bah par exemple un t-shirt à 3 € si les gens qui fabriquent ce t-shirt étaient payé au salaire vital et non pas au salaire minimum, il coûterait 2 € de plus. et ben on met un malus de 2 € sur ce t-shirt et ce malus on le réinvestit en bonus pour ben voilà les vêtements qui sont produits dans des pays qui peignent dinumement les gens.
Et donc globalement ce qu'on aurait c'est que les les vêtements qui sont mal produits coûteraient plus cher et les vêtements qui sont bien produits coûteraient moins cher. Ce que ça veut dire c'est que bah déjà il pourrait y avoir des marques du M in France et tout qui se développeraient mieux et tout mais ça veut dire aussi que les que les marques aurait moins intérêt à aller produire dans les pays qui sont moins 10 ans socialement écologiquement mais surtout ça pourrait permettre de le développement des salaires dans les pays producteurs parce que pourquoi pourquoi au Bangladesh le salaire n'a pas évolué depuis 10 ans ? Parce que les marques, les Nike, les Leclerc, les Kiabi, quand elles vont voir les usines au Bangladesh, elles disent "Je veux payer 1,50 € pour le vêtement et et je jamais je ne payerai 1 centime de plus." Et si je dois payer 1 centime de plus, je pars du Bangladesh, je vais aller produire en Éthiopie.
En fait, c'est ce chantage des marques qui fait que ces pays ne peuvent pas profiter de du développement économique qu'on leur a qu'on leur a promis. en mettant un bonus malus qui fait que les marques n'auront plus intérêt à faire ce chantage, on permettra aussi le développement économique de ces pays et de faire en sorte que les personnes qui produisent nos vêtements là-bas puissent enfin en vivre dignement. Mais euh il y a aussi euh là-dedans l'idée qu'il faut pas le faire simplement au niveau français, c'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait aussi une échelle un peu plus supranationale, peut-être au niveau européen pour essayer d'équilibrer ce jeu économique mondial, non ?
Oui, c'est en fait il y a quand même quelque chose qui est commun à la France et l'Europe, c'est que la l'Europe aussi a un très fort déficit commercial. Et pour une raison simple, c'est que c'est plus cher de fabriquer en Europe que là-bas, que qu'à l'autre bout du monde parce que ici les gens sont bien payés globalement euh et euh la nature est bien protégée, un peu plus que en Asie et cetera. Donc si euh on veut remettre de la compétitivité, si on veut que l'Europe soit à nouveau compétitive, il faut que le fait qu'on soit mieux disant socialement et écologiquement, ça soit un avantage.
Pour l'instant, ça n'en est pas parce que finalement celui qui gagne le marché, quel que soit le secteur, c'est celui qui arrive à produire le moins cher. Or nous en France, on narrivera jamais à produire les moins chers à moins de baisser notre salaire au niveau du Bangladesh et à moins de faire sauter toutes nos normes environnementales. Donc au lieu de jouer le jeu actuel du plus bas prix, ce qu'on doit faire mettre des conditions à l'entrée sur notre marché.
Si vous voulez vendre sur le marché européen, alors les les conditions de production sociale et environnementale des objets doivent être au moins aussi bonnes que les nôtres. Et c'est un peu ce que demandent les agriculteurs avec la question du meilleur merure. OK, faites rentrer des produits qui viennent qui viennent de d'Amérique du Sud chez nous, mais assurons-nous que les normes écologiques sont les mêmes que les nôtres et que les gens sont payés le même salaire que nous.
Et à ce moment-là, on verra bien qu'il y a une absurdité totale à essayer de faire venir des choses de l'autre bout du monde parce que la seule raison pour laquelle on va faire venir des fruits, des légumes, de la viande euh d'Amérique du Sud, c'est parce que ça va être moins cher, parce que les gens sont moins bien payés que chez nous. Et alors, admettons que on veut y avancer sur le bonus malus textile pour 2025, rendre ça un peu plus concret. Qu'est-ce qu'on peut faire ?
E bien et bien Nille euh non mais en fait euh la bonne nouvelle c'est qu'il y a déjà un bonus malus qui est en train d'être misise en place dans le textile. Euh je sais pas si vous avez entendu parler, il y a une loi qui est passée au premier euh trimestre 2024 qui était loi de la régulation de la fast fashion et qui dit deux choses : interdiction de la publicité pour l'Ultrafast fashion et bonus malus indexé sur l'affichage environnemental. Donc ça c'est vraiment une super loi euh parce que globalement euh l'affichage ambiental et l'affichage social, il y a il va y avoir quand même des gros ponts quoi.
C'est une super loi qui a été voté à l'unanimité à l'assemblée qui selon toutes les ONG est vraiment super qui selon la plupart des lobby est pas top. Donc euh c'est vrai, ça veut dire que c'est vraiment une loi super. Le problème c'est que là est bloquée au Sénat.
L'activité du l'activité des lobistes est extrêmement forte, soit pour empêcher cette loi de passer, soit pour truster en fait le mécanique de calcul de la flèche environentale. Mais en vrai, il y a vraiment moyen que cette loi passe et en fait, on pourrait avoir une loi similaire qui s'appuie non non plus sur l'impact environnemental mais sur l'impact social. Donc imaginez, on a une loi fast fashion sur l'impact environnemental, ça enchaîne avec une loi fast fashion sur l'impact social.
Bah du coup les autres secteurs, ils vont dire "Attendez, bah nous aussi on veut une loi, je sais pas agriculture ou alimentation sur impact social et environnemental et sur la même chose sur les meubles et cetera." Donc on pourrait commencer à avoir quelque chose qui se répand sur les autres secteurs et et il pourrait y avoir un un pays juste à côté d'une autre qui souffre également ben de déficit commercial, d'arrivée en masse de produits à bas prix sur sur son sur territoire et qui disent "On va faire la même loi que la France ou voir on va la faire au niveau européen". Sur la loi Fast Fashion, c'est vraiment ce qui est en train de se passer.
Tous les pays sont en train de se dire quoi ? La France elle a fait ça mais wesh nous aussi on veut se protéger de de l'arrivée de de l'invasion de Chine et TMU chez nous. Donc il y a quand même un fort potentiel d'effets euh dominaux euh si on passe la première étape de pouvoir passer les suivantes.
Pour ça il faut un peu de courage politique et un peu de résistance au lobby. Et concrètement si nous on veut y contribuer et faire quelque chose dans ce sens-là, qu'est-ce qu'on peut faire ? Il faut appeler Gérard Larcher.
Vous pensiez pas vous pensiez pas venir au théâtre de la ville et entendre le nom et le prénom du président du Sénat ? Mais voilà, ça c'est fait. C'est un Gérard qui compte beaucoup pour nous en ce moment car c'est le président du Sénat et le président du Sénat, il a le pouvoir de mettre cette loi à l'agenda et de faire qu'elle passe rapidement.
Et il a aussi le pouvoir d'un petit peu regarder que les rapporteurs ou les sénateurs qui vont être impliqués dans voilà le vote de cette loi ne se fassent pas trop manger la tête par les lobbyes. Donc ce qu'il faut c'est que cette loi fasse fashion. Elle remonte en haut de la tout dou liste de Gérald Archer numéro 1 pour qu'il la fasse passer qu'il la fasse passer rapidement et de qu'il se fasse pas manger la tête par Elobi et qu'il la vite pas de la de sa substance.
Merci Julia fort d'être revenu dans chaleur [Applaudissements] [Musique] humaine. Ce que je retiens du propos de Julia Fort, c'est qu'elle propose une manière de combiner la question sociale et la question climatique. Au fond, ce qu'elle dit et c'est intéressant que ça vienne de la part de d'une dirigeante d'entreprise, c'est qu'il nous faut plus de normes et plus de règles.
Ça m'a fait réfléchir parce que souvent on estime que mettre trop de règles aux entreprises en France, ben c'est les condamner dans la compétition internationale. Julia Fort, elle défend exactement l'inverse. Ces règles peuvent protéger les emplois et l'environnement, mais aussi certains secteurs économiques parce que ça peut les protéger d'une concurrence qui sera de toute façon toujours déloyale.
Sa bonne résolution, vous l'avez entendu, c'est d'écrire au président du Sénat, Gérard Larcheter, pour lui signifier que c'est important de réglementer sur la phase fashion. [Musique] Merci d'avoir écouté cet épisode extrait du festival des idées chaleurs humaines qui s'est tenu en décembre à Paris au théâtre de la ville et bravo, bravo d'être resté jusque- là. Pour réagir à cette idée et à toutes les autres, une seule adresse chaleurhumaine@lemon.fr.
Et si vous voulez, vous pouvez m'envoyer votre recette du plat qui dure toute la semaine et qui sauve les soirs d'hiver. Quand le jour tombe trop tôt, demain avant-dernier extrait du festival des idées avec la spécialiste de l'industrie Anaïs Voy Gilis. à demain.