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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 15 mai 2025 23 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsTravail & emploiSantéÉconomie & entreprises

Boris Vallaud - "Audition de Bayrou : J'ai eu le sentiment d'une énorme entreprise d'enfumage"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    François Bayrou a-t-il été suffisamment convaincant pour passer outre la censure ?

  • 0:45OuverteÉludée

    Est-ce que vous estimez que François Bayrou a fait une bonne audition ?

  • 1:45RelanceRéponse partielle

    Est-ce que le loup était François Bayrou et s'il n'a pas été convaincant, est-ce un motif de censure ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est digne de Premier ministre ? Est-ce que vous lui faites encore confiance ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Pourquoi vous présentez-vous à la tête du PS ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Vous voulez remettre le parti au travail, lancer une académie Léon Blum ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Boris VallaudFait
    « commission d'enquête parlementaire, ça n'est pas un tribunal, c'est un lieu d'évaluation et de contrôle de l'action politique »
  • 3:30Boris VallaudFait
    « la commission d'enquête n'est pas allée à son terme »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio, l'invité politique Maxime, il est 8h35 sur Sud Radio et l'interview politique ce matin et Borisot, bonjour. Bonjour. Vous êtes président du groupe S à l'Assemblée nationale et vous êtes à la conquête du Parti socialiste pour le congrès qui aura lieu à Nancy mi-juin.

Mais ouvrons d'abord d'abord avec ce qui est sur toutes l'élèves des politiques ce matin. François Bairou a-t-il été suffisamment convaincant pour passer outre la censure ? D'abord peut-être rappeler ce qu'est une commission d'enquête parlementaire et quel est son objet. commission d'enquête parlementaire, ça n'est pas un tribunal, c'est un lieu d'évaluation et de contrôle de l'action politique, de l'action publique, de l'action gouvernementale.

C'est un lieu où les parlementaires représentants des Françaises et des Français posent aux responsables politiques notamment les questions qui intéressent les Françaises et les Français. Et en l'occurrence hier soir. Et en l'occurrence si c'était le cas hier soir.

En l'occurrence ce qui est important dans ce travail de commission d'enquête, c'est d'établir la vérité sur ce qui s'est passé euh à Betaram pendant des années et des années. comment cet immense scandale humain avec des victimes par dizaine par centaines a pu finalement être tenu dans le silence et ne se révéler dans une douleur épouvantable pour les les victimes et leurs familles ? Donc est-ce que vous estimez que hier François Baou a fait une question ?

J'ai j'ai eu le sentiment euh au fond d'une énorme entreprise d'enfumage. Voilà, je je le dis tel que je l'ai je l'ai ressenti. Euh oui, le le meilleur euh la meilleure ce qu'on attendait c'était c'était la vérité, la meilleure défense d'ailleurs et et la vérité, la compréhension des choses.

Est-ce que est-ce que au sortir de cette de cette audition, les Françaises et les Français, les victimes ont le sentiment d'avoir été éclairé sur ce qui s'est passé ? Ont-ils eu des éléments supplémentaires de compréhension ? Euh je le crois pas.

Le Premier ministre a été sur la défensive en permanence. Il a été très agressive, très agressif politique. De toute façon, ça a été son angle d'attaque en permanence.

J'ai euh vu la façon dont notamment la présidente de la commission, Fatiha Kellowashi a précisément fait en sorte PS qui PS a fait euh précisément en sorte avec les deux rapporteurs euh d'avoir un travail qui est un travail sérieux. Il y a eu beaucoup d'autres auditions et nous ne devons jamais perdre de vue. Mais alors qu' qu'on comprenne clairement, je vais prendre une phrase qui qui est issue de votre famille politique Boris Vallot.

Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup. Est-ce que le loup était François Baïou et s'il n'a pas été convaincant, est-ce que c'est un motif de censure ? Je vous pose la question parce que je je je répète les mots d'Olivier Fort il y a encore 2 jours.

S'il avait lui-même couvert l'institution pour la protéger au détriment des élèves, effectivement, il devrait partir. Est-ce que c'est ce que vous demandez ce matin ? C'est c'est écoutez, la commission d'enquête n'est pas allée à son terme.

La présidente de la commission a prévu de s'exprimer, je crois qu'elle l'a fait sur une autre antenne ce matin à nouveau dans la matinée. moi moi mon sentiment que je n'ai pas eu les éclaircissements que je souhaitais hier dans ce que j'ai entendu de l'audition de François Baou. J'ai eu le sentiment que il s'est vertuait à se placer plutôt du côté.

Est-ce que c'est digne de Premier ministre ? Est-ce que vous lui faites encore confiance ou est-ce que il est temps de lui demander de partir ? Ça fait longtemps que je considère que François Bairou n'est pas à la hauteur de ses responsabilités mais c'est indépendant de cette affaire.

Cette affaire là, moi ce qui me préoccupe, c'est comment nous comprenons ce qui s'est passé. Comment un responsable politique peut ne pas, comme il le prétend, ne pas avoir été au courant de ce qui s'est passé. Comment peut-il démentir avec autant d'appelons d'autres témoignages devant la commission d'enquête ? les conclusions maintenant que nous attendons.

Mais oui, la vérité est une exigence est une exigence forte que tout responsable politique doit attendre des représentants gouvernementaux et du premier et du premier d'entre eux et s'il est établi évidemment qu'il y a des mensonges, il ne serait pas en situation de continuer d'être premier ministre. On a besoin y a un mensonge et s'il y a ce sentiment de mensonge ou d'absence de vérité comme vous le dites censure PS ou s'il y a s'il y a s'il y a un mensonge mais c'est à la commission de le de le déterminer et c'est pour ça que nous suivons ces travaux avec beaucoup d'attention mais ne perdons jamais de vue parce que c'est arrivé très tard dans les auditions hier h la question des victimes, la question de la certitude que doivent avoir les élèves, leur famille que tout cela ne ne pourra jamais se repasser. Vous savez, il y avait eu euh des des affaires dans un certain nombre d'établissements à la fin du quin canad François Hollande.

Il y avait un travail considérable qui avait été fait, des décrets qui avaient été pris pour fluidifier les relations entre la justice et l'éducation nationale, qu'il y ait connaissance des condamnations quand elles ont lieu et plusieurs centaines de milliers de casiers judiciaires avaient été passés au crible. Nous devons à toute force n'avoir qu'une exigence celle que nos enfants soient en sécurité dans les établissements scolaires publics et privés. Vous vous êtes, je le disais au début de de cette entretien pour avancer et pour essayer d'écortiquer l'actualité qui est qui est riche ces derniers temps.

Euh vous êtes Boris Vallot, candidat à la tête du PS, vous vous installez, vous êtes qualifié de de 3e homme. La question qui qui vient dans beaucoup d'esprits, peut-être parfois un peu taquin et dans ce qui vous voi c'est pourquoi vous présentez ? parce que euh j'ai euh la conviction que euh les différentes sensibilités, ce qui s'expriment, s'affronte sur de faux désaccords.

J'ai euh la conviction et la certitude que c'est uni que les socialistes sont forts et qu'ils peuvent être utiles à la vie quotidienne des Français et les français. Est-ce que c'est pas paradoxal de dire ils ne sont forts que lorsqu'ils sont unis, mais d'aller se déclarer d'être le 3è homme ? Est-ce que c'est pas ajoué de la division à la division ?

Non, je crois que c'est au contraire offrir la possibilité d'un autre chemin que celui de la confrontation stérile. C'est offrir la possibilité d'un travail qui soit vraiment un collectif de travail là où j'ai la crainte que ce soit une logique de bloc contre bloc qui prévale. Vous savez, c'est ce que je fais depuis 3 ans à l'Assemblée nationale comme président du groupe.

Je ne demande à aucun des députés de qui il est le soutien, le fidèle. Je demande à chaque par ou parce que non parce que parce que parce que chacun est riche de son territoire. Ça n'est pas la même chose d'être élu du centre-ville de Paris, de la campagne comme je le suis.

Moi, je suis élu d'un territoire rural, être élu de Grande banlieu ou d'un territoire de montagne. Et nous avons besoin dans la construction de positions communes de j'allais dire d'une démocratie qui soit ancrée dans le réel. h et quand on construit des positions communes, on a besoin d'écouter les autres, d'accepter de douter, de changer d'avis et puis de construire, de rechercher à construire des positions si elles ne sont unanimes, en tout cas majoritaires.

Et si vous vous êtes justement pour une démocratie réelle, pour une véritable démocratie, vous ne faites pas vous n'êtes pas en train de faire juste un tour de piste pour exposer quelques idées et mieux raller parce que admettons, vous êtes le trème homme comme dit Olivier Fort, voilà, vous faites un tour de piste un peu pour pour vous faire plaisir. Si vous êtes le troisème homme à un moment, ben pour qui vous allez qui vous allez faire droit ? Mais mais je vous suggère de poser la question aux deux autres qui me me disent toute leur amitié, notre proximité et cetera et cetera.

Ce qui me conforte dans l'idée que en effet ce qui nous rassemble est bien plus fort que ce qui nous sépare et nous devrions partir en réalité très groupé tous ensemble. Mais je comprends que les appétits des uns, les inimitiés des autres produisent d'autres d'autres d'autres chemins. C'est pas un petit tour pour se faire plaisir ?

Vous savez, je regarde l'état du monde, je regarde l'état du pays. Nous pensions la démocratie menacée à ses marges, la voici qui est menacé en son centre. Que tout ce que nous avons construit de grand depuis 200 ans, le plus souvent sans l'extrême droite et même contre l'extrême droite, est menacé d'être ébranlé dans toutes les démocraties occidentales et en particulier européennes.

Je vois aussi la réalité. Nous devons nous mettre au service des Françaises et des Français qui n'ont que leur force de travail pour vivre. Nous devons parler aux classes populaires, aux classes moyennes.

Moi, je veux que nous tirions les leçons de la crise de la Covid. Et et justement, c'est ce que vous proposez. Vous voulez remettre le parti réellement au travail, lancer une académie Léon Bloom ?

Vous avez écrit un livre, vous vous essayez de faire monter des concepts, vous parlez de démarchandisation, c'est ça ? Oui, je je fais un constat que chacune et chacun et vos auditeurs en premier lieu peuvent faire. Tous les aspects de notre vie sont saisis par une logique marchande.

De la naissance, la petite enfance jusqu'au grand âge, jusqu'aux obsèques. Toute est devenue marchandise. Nous sommes devenus marchandises.

Nos corps, nos données personnelles sont devenues marchandises. Quand je regarde ce que sont nos biens communs, l'eau, le foncier, les terres agricoles, tout ça est accaparé, privatisé et empêche de vivre parfois dignement. les services publics sont parfois privatisés dans une logique marchande.

C'est le cas des ÉPADS, c'est le cas des crèches. Je formule des propositions qui consiste non seulement à reprendre en main l'ordre économique sociale, on évoque justement ces ces épades en manque de moyens, en manque de place, l'idée d'ici quelques années de de ne même plus pouvoir trouver un lieu idéal pour Saint-Vie parce que on a toujours l'impression que c'est théorique à gauche. Non, ce n'est pas théorique.

Dans le département des landes dans lequel je suis, il n'y a pas des pads à but lucratif. Que vous soyez riche ou pauvre, vous êtes pris en charge dans les mêmes conditions et dans de bien meilleures conditions que beaucoup des pates privées. Le taux d'encadrement par résident est de 0,8 dans les landes.

Il est de il était de 0,5 au moment du scandale hors PA. Vous voyez, ce n'est pas théorique, c'est pratique. Je ne veux pas que la Villette soit une marchandise.

Et puis vous souligez un deuxième problème qui est celui du financement de du grand âge, de la dépendance. Oui, c'est un grand défi démographique et anthropolique qui est face à nous et je ne veux pas laisser les familles à la débrouille. Aujourd'hui, le reste à charge dans certains établissements est si élevé que des familles qui ne sont pas éligibles à l'aide sociale retirent leurs parents des épades.

Or, vous savez que la prise en charge à domicile, elle aussi est déficiente parce que ces métiers, ces métiers du soin et du lien qui ont besoin d'être reconnus, reconnus sur le plan économique, salarial, moral, et bien ne sont pas traités comme il le devraient. Hm. Donc c'est ce serait euh quelque chose à généraliser peut-être sur tout le territoire ou une idée forte de de tout ce travail que vous faites sur les ÉPAD ?

Bien sûr, mais sur les ÉPADES, sur les crèches, sur la politique publique de l'eau. Vous savez que là encore je prends le territoire des landes quand nous avons engagé avec Henri Manulic qui était mon mon illustre prédécesseur, une politique publique de l'eau contre l'accaparement par les grands fermiers. Le prix de l'eau a baissé de 30 %.

Quand des grandes villes comme Paris remunicipalisent l'eau, et bien on redonne du pouvoir en réalité et du pouvoir de vivre au consommateurs. Vous êtes député des lampes, vous vous ventez aussi comme un comme un comme un homme de terrain. Vous faites le tour des fédérations ces dernières semaines.

Allons justement sur le terrain. La diagonale du vide, longtemps, on va dire rassemblant les les électeurs de gauche, est défin définitivement passé sur le aux mains du du RN. Je vous lis le témoignage d'un d'un habitant qui dit "J'ai longtemps mis mon bulletin de un bulletin de gauche dans l'ure.

Mais là, ce n'est plus possible. La gauche ne nous parle plus. Plus à nous, plus à nous les gens de la campagne.

Il est tellement plus facile de voter RN." C'est ça aujourd'hui le véritable vote d'espoir. André Chassin qui était dans cette diagonale du vide, élu et absolument inquiet de cette montée du RN.

Il explique que lui a choisi la solution du déni pendant des années, il le regrette. Est-ce que c'est ce n'est pas le cas de votre parti également ? Je crois que c'est pas le cas de mon parti.

En tout cas, ce n'est plus le cas de mon parti d'avoir sousé ça n'est pas devoir sous-estimé le R. Moi, je pas jeai pas sous-estimé, vous savez. Moi, j'ai je suis dans un dans un département euh socialiste avec des politiques socialistes.

Je parlais des épades à but non lucratif. Il y a la gratuité du transport scolaire depuis très longtemps parce que l'on considère que les inégalités ne commencent pas à la porte de l'école mais au pied du bus dans des territoir rura où la question de la mobilité est extrêmement importante où le prix de de l'essence détermine parfois la la façon dont vous pouvez vivre ou pas dignement de votre de votre travail. Je suis dans un territoire où nous avons doté très tôt tous les collégiens d'un ordinateur par que ce ne soit pas différalo.

Mais pensez à tous ceux les gilets jaunes qui votent Renn les ouvriers qui votent Ren comment vous expliquez si vous voulez qu'ils étaient à ce point abandonné qui vote Ren maintenant c'est pas vous avez tout bien fait mais un DRN qui ne veulent pas l'augmentation du SM qui ne veulent pas la régulation de l'installation des médecins. Je voudrais revenir sur ce dernier point parce que dans nos territoires dans cette diagonale du vide l'espérance de vie est inférieure à ce qu'elle est dans le centre-ville des grandes métropoles. Vous savez qu'il y avait à peu près 3 ans de différence d'espérance de vie entre un hyper urbain et un hyper rural dans les années 90.

Aujourd'hui, c'est près de 2 ans et demi. C'est un scandale absolu. Moi, j'ai des maires, j'ai des habitants de mes communes qui me disent "La République passe plus par chez nous." Et bien nous avons souhaité avec Guillaume Garot avec une loi transpartisane réguler l'installation des médecins.

Ça n'est pas une infraction, c'est une proposition qu'on formuler les socialistes comme les les les pharmaciens, comme les laboratoires d'analyse médical, comme les infirmières libérales. Vous vous rendez compte qu'il y a des départements, je pense au HESALP où certaines spécialités ne n'existent plus. N'existent plus et donc il faut se battre à toute force.

Moi, je veux contre les parfois ben parfois contre les contre les médecins mais euh euh qui seront accompagnés dans l'exercice pas sur une fite qui est colossal Borisal quand on les écoute et et on les a eu ici sur Sud Radio 0826 300300 il raconte en réalité vous essayez de mettre un pansement sur une fuite qui est béante parce que le numérus clausus est trop raccourci c'est le politique lui-même qui a organisé numérus le numérus claus a été augmenté par deux fois sous François Hollande et encore récemment mais il faut que ces médecinsl ils ne s'installent pas seulement dans les centresilles, il faut qu'il viennent dans nos territoires parce que vous savez quand vous êtes parent d'un enfant en situation de handicap et pardon et il y en a beaucoup dans le territoire. On peut pas laisser ces familles à la débrouille. Ils ont besoin d'un suivi médical, d'un accompagnement, ils ont besoin d'ergothérapeute, ils ont besoin d'orthophoniste, ils ont besoin de pédopsychiatre. et bien c'est notre boulot que de répondre à ces demandes et à ces urgences qui sont sanitaires, sociales.

Oui, cette diagonale du ville, oui, nos territoires ruraux doit faire l'objet de préoccupation première. Moi, c'est ce pourquoi je me je me bats et territoire ruraux, le travail également est important. On va y venir parce que ça aussi c'est du concret.

Vous avez vu les différentes propositions formulées par Emmanuel Macron dans cette émission sur TF1 mardi soir. Il a promis notamment une conférence sociale et des réponse très concrètes et très rapide. Boris Vallot, est-ce que oui non cette conférence sociale est souhaitable et dans quel sens elle doit aller ?

Mais moi, je suis toujours favorable euh au dialogue social. Je suis du modèle social sur le financement sur le financement sur le financement du modèle social comme sur beaucoup de sujets. J'attends aussi une conférence sur les sur les salaires qui a été promis par le pour le par le premier ministre.

Moi, je fais confiance au au partenaires sociaux. Je crois à à la nécessité de ce dialogue social, la démocratie sociale comme la démocratie parlementaire comme la démocratie. Vous êtes candidat à la tête du PS que vous proposez pour salir mais je Mais d'abord un meilleur partage de la valeur.

Je vais vous donner juste quelques petits quelques petits exemples. Euh vous savez que dans un certain nombre de grandes entreprises, il y a des écarts de rémunération absolument délirants. On limite B je propose qu'on les limite de 1 à 20.

Vous savez avec 20 fois 20 fois le le SMIC, je pense que vous arrivez quand même à joindre debout. qui explique excusez-moi c'est totalement votre électorat un salarié sur 4 juge en réalité qu'il ne suis pas suffisamment payé par rapport au travail qu'il fournit à ces gens qui convaincu mais partager la valeur parce que vous savez quand vous avez vous êtes une entreprise attz je je vais je vais vous répondre vous savez par exemple là vous parlez du chef de chantier je vais vous parler de la construction vous savez ce qui a fait exploser l'accès à la propriété le coût de la construction, c'est pas la construction elle-même, c'est le prix du foncier. Si vous baissez le prix du foncier, vous pouvez augmenter le prix de la construction.

Vous pouviez mieux rémunérer les ouvriers du du bâtiment. Lorsque, par exemple, je j'évoque la question des grandes rémunérations, vous savez, il y a seulement 0,32 % des salariés en France qui gagnent plus de 12 fois le SMIC. Si vous deviez redistribuer cette richesse qui est quand même créée, qui est créé aussi par les par les les employés, par les ouvriers, les ouvrières sur notre territoire, que vous le redistribuez, vous pourriez augmenter de 300 € net par mois 20 % des salariés les plus modestes.

Vous pensez pas que quand on a un peu plus de justice, tout le monde vit mieux ? Et puis moi je crois aussi, ça c'est ma conviction, je plaide pour de l'universalité des aes. Je préfère des droits pour tous plutôt que des allocations pour certains parce que il y a des gens qui bossent beaucoup et qui ont le sentiment d'avoir droit à rien.

Il faut répondre à cette préoccupation. Est-ce que la TVA sociale, autre idée évoquée, est une solution qui peut vous plaire, qui doit voir le jour dans les prochains temps ? Je vais vous dire deux choses.

D'abord, l'hypocrisie de monsieur Macron. À chaque fois qu'il a baissé les cotisations sociales, il les a remplacé par de la TVA. Il y a 50 milliards de TVA qui est déjà venu compenser les baisses de les baisses de cotisation.

C'est qui équivalent de quatre points de TVA. La TVA, c'est un impôt qui n'est pas proportionnel, qui ne prend pas en compte la la capacité la capacité des uns et des autres à participer à la solidarité nationale. Et donc la TVA est comme on dit antiredistributif.

On dit, on est le système le plus redistributif parmi les pays de l'OCDE, mais il se trouve que la TVA efface une grande partie de cette Oui, parce que ça fait payer en réalité de façon insidieuse d'abord celles et ceux qui n'ont que leur force de travail pour moi je veux que ceux qui ont des très hauts revenus, des très haut patrimoines h participent plus et mieux à la solidarité nationale. J'ai déjà eu l'occasion de le dire sur Rentaine. Un milliardaire a un taux d'effort fiscal inférieur à celui qui rentre dans la première tranche de l'impôt sur le revenu.

Le taux d'effort fiscal d'une multinationale est inférieur à l'effort de solidarité que fait notre boulanger. Parlons concret, parlons travail et parlons territoire. Vous y êtes attaché.

Tout à l'heure par exemple, on était avec un habitant de Castre qui subit de plomb fouet l'arrêt du chantier par exemple à 69. Est-ce que selon vous, parce que c'est c'est le but de certains sénateurs centristes, est-ce que selon vous c'est un chantier d'utilité publique ? 200000 € par jour, ça nous coûte cet arrêt.

Mais je je sais bien la question plus fondamentale que que se pose que que doit se poser un débat parire, on aura on aura le débat parlementaire. Ne pas moi ce que je crois aujourd'hui c'est que un certain nombre de de de projets structurants doivent pouvoir une fois qu'ils ont été euh je dire démocratiquement débattu se dérouler. On a beaucoup de projets.

Je pense à Notre Dame des qui Non non, je je l' Non mais j'ai bien compris votre question. Laissez-moi je je là au moment où je vous parle, je vous dis qu'il y a un débat parlementaire que je veux écouter et auquel je veux participer. Voilà.

J'attends par ailleurs la vie je crois du conseil d'état qui arrive. Donc il il a déjà c'était hier l' vie de Conseil d'État. Il dit que le contrat de session ça n'existe pas.

Le quoi ? que le le fameux contrat de session entre l'entreprise et la 69, on ne on ne peut malgré la durée, on ne peut pas le rompre contrairement à ce que demandaient beaucoup d'associations. Bon, écoutez, je honnêtement, j'ai pas lu la vie, donc je vais pas le je vais pas le le commenter.

Moi, je voudrais juste parce que je il y a le cas d'espèce, mais je voudrais quand même d'une manière générale parce que cette question là, elle va se poser régulièrement. Moi ce que je crois c'est que nous devons nous poser la question de ce que doivent être les grands projets structurants à venir et de quelle manière ils s'imbriquent dans un certain nombre de contraintes qui sont des contraintes à la fois économiques, sociales et environnementales. Dans nos territoires, oui, il y a la demande que l'on puisse continuer de faire des projets des projets structurants et donc je crois que c'est le débat que nous devons avoir à travers ce cas d'espèce.

Mais bien d'autres, il y a beaucoup d'autres projets. Moi, j'ai j'ai j'ai dans mon département, pardon, un projet de LGV ligne grandit. Bah oui, mais c'est pas voilà entre Bordeaux et Hondaï et je plaide, c'est un sujet pour le coup que je connais, je plaide pour que les investissements qui sont attendus depuis longtemps soient faits.

Trois questions encore Boris Valot. La première sur un projet très structurant, très concret, Arcelor Mital. Vous avez reçu la délégation à l'Assemblée nationale mardi il me semble.

Emmanuel Macron a dit, "Nous ne nationaliserons pas." Qu'est-ce que vous lui répondez ? Moi, je dis euh "Ceux qui proposent la nationalisation sont des menteurs, a-t-il ajouté ?" "Écoutez, on verra on verra à la fin qui ment parce que je l'ai entendu prendre des engagements devant les Françaises et les Françaises, devant les salariés d'Arcellormital." C'est-à-dire Larry DC Mital, c'est euh je les ai rencontré aussi à Dquerk.

C'est des hommes et des femmes qui ont consacré toute une vie, parfois leurs parents avant eux à une entreprise, qui ont fait la fortune de cette entreprise, qui ont fait la fierté de bassin industriel et les considérer, j'allais dire comme une variable comme des variables d'ajustement dans une mondialisation qui est déloyale avec une concurrence indienne et chinoise insupportable, ça n'est pas possible. Si notre souveraineté dépend de la nationalisation, notre souveraineté sur euh le l'acier européen euh euh en dépend, oui, il faudra nationaliser et nous nous proposons que nous mettions dès à présent sous tutelle cette entreprise pour que Mital tienne ses engagements. Si Mital ne tient pas ses engagements et que notre souveraineté en dépend, oui, il faudra prendre des décisions fortes et monsieur Macron ne pourra pas esquiver.

Dernière question encore, c'est un débat également qui agit dans les territoires, la question de la sécurité. Vous avez vu qui dit sécurité dit justice, qui dit justice diton. Une solution a émergée sur le plateau face à Emmanuel Macron que proposé par Robert Nénard.

L'idée quand les prisons et quand on n pas suffisamment de place, il faut aller louer à l'étranger des places de prison. Est-ce que c'est une idée qui peut vous séduire ? Non, c'est une idée euh absurde.

On sourtraite pas euh la gestion de notre de notre justice. Euh et moi, j'ai bien vu cette espèce de concours l'épine. Non, s'il y a besoin de place de prison, il faut construire des prisons.

Euh et euh surtout il y a besoin de moyens pour euh la police, la justice, la gendarmerie. Là aussi, moi, je suis dans un territoire rural. Je peux vous dire que certaines brigades de gendarmerie ont des conditions dans les de de travail qui sont déplorables.

Ont besoin de casernes neuves, de bureaux neufs, de véhicules neufs et d'effectifs supplémentaires. Vous savez quand on est dans un très grand territoire comme le mien, quand la brigade elle est à un endroit, quand la patrouille du gendarmure est un endroit, elle est pas un autre. Donc moi, j'ai besoin que euh les euh policiers, les gendarmes sur le terrain aient les moyens de leur travail parce que la sécurité publique, la tranquillité publique, l'ordre public dans tous les territoires, c'est un droit premier.

Boris Valallot, député des Landes, président du groupe PS à l'Assemblée nationale et candidat au poste de premier secrétaire du PS. Vous allez gagner ? Mais bien sûr, c'est mon attention.

Merci beaucoup de gag. On va tous gagner. C'est ça le ce que ce que j'espère.

Oui. C'est votre côté bisnounours mais c'est pour ça qu'on vous a bien. Bah ouais, ben c'est pour ça.

Ouais, c'est mon côté c'est mon côté chamallo. Ben Chamallo. Ben voyons.

Merci d'avoir été avec nous sur ce radio. Dans un instant, Patrick Roger 9h10h, la vérité en face. Il reçoit le docteur Éric Revu qui publie un livre Les urgences en détresse.

Nous on se retrouve même heure demain même studio.