Chine | Clôture du forum économique franco-chinois
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15X. JinpingChiffre
« Le commerce bilatéral s'est élevé à 37,25 milliards de dollars. Les investissements mutuels ont augmenté de 500 millions de dollars. »
- 3:00E. MacronFait
« La Chine est loin du tableau que vous avez décrit. Vous avez, comme on le dit en français, "taillé des croupières" à beaucoup de vos concurrents européens et américains. »
- 4:00E. MacronChiffre
« Hier même, vous avez pris une décision structurante, je l'ai rappelé tout à l'heure, qui est de décider de nouvelles émissions en zone euro, 4 milliards d'euros sur la place de Paris, et de le faire en matière de finance verte. »
- 5:00E. MacronFait
« L'accord qui vient d'être signé sur les Indications géographiques est très important. Ca fait des années et des années qu'on poursuit cette négociation. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
(Propos traduits du chinois) -X. Jinping: M. le président, mesdames et messieurs, chers amis, c'est un grand honneur pour moi, un grand plaisir pour moi, de venir ici pour la clôture du sommet économique sino-français.
Tout d'abord, je tiens à exprimer toutes mes salutations à vous tous, avec l'expression de toutes mes félicitations pour le succès du sommet. Cette année marque le 55e anniversaire des relations sino-françaises. En mars dernier, j'ai effectué une visite très réussie en France.
Avec le président Macron, nous avons décidé d'approfondir la convergence d'intérêts entre nos 2 pays dans le domaine industriel, et de bâtir un partenariat global stratégique et sino-français plus étroit, plus solide et plus dynamique. Depuis 7 mois, grâce aux échanges intenses à tous niveaux, dans les 2 sens, le commerce bilatéral s'est élevé à 37,25 milliards de dollars. Les investissements mutuels ont augmenté de 500 millions de dollars.
Les projets de coopération dans les domaines traditionnels ont bien progressé, L'innovation technologique, l'énergie propre, la silver economy, la finance verte sont des secteurs émergents dans lesquels notre partenariat s'est accéléré. Hier, avec le président Macron, nous avons participé ensemble à l'ouverture de l'Exposition internationale d'importation de la Chine, et nous avons visité ensemble les pavillons chinois et français. Les 2 peuples, travailleurs et ingénieux, oeuvrent pour leurs rêves respectifs et en même temps, ils coopèrent étroitement dans tous les domaines pour porter des énergies positives à la paix, à la stabilité et à la prospérité dans le monde.
Ce matin, vos représentants du milieu d'affaires ont discuté de l'innovation, de l'ouverture, du climat, de la biodiversité, des partenariats aux marchés tiers et de la coopération nucléaire. Vous avez eu des échanges fructueux, et vous avez également fait des propositions concrètes pour l'approfondissement de la coopération économique, et par là, porté votre sagesse au service de la réponse aux défis dans le monde. Mesdames et messieurs, chers amis, depuis sa fondation il y a 70 ans, la République populaire de Chine est passée d'un pays pauvre et faible à un pays de moyenne aisance, après avoir répondu aux besoins élémentaires de la population chinoise.
C'est dans ces échanges avec le monde que la Chine s'est développée, et son progrès a aussi fourni des opportunités au reste du monde. Il y a quelques jours, la 4e session plénière du comité central issu du 19e congrès du Parti communiste chinois s'est tenue et a décidé d'accélérer le perfectionnement du système économique socialiste, de développer des marchés de haut standard, d'améliorer le système de propriété et la protection de la propriété intellectuelle, de renforcer la protection des secrets commerciaux des entreprises, de promouvoir l'édification institutionnelle des marchés de secteurs, de renforcer le rôle fondamental de la politique de concurrence, et de bâtir une économie ouverte de meilleure qualité. Très attachés à l'ouverture sur l'extérieur, nous poursuivons une stratégie d'ouverture mutuellement bénéfique et travaillons à renforcer la synergie entre les marchés intérieurs et extérieurs, et nous apportons de notre mieux des bénéfices aux autres pays et aux autres peuples dans la recherche de nos propres développements.
Pour les entrepreneurs français et européens, le développement de la Chine représente de très belles opportunités. Les portes de la Chine sont toujours ouvertes, et nous attendons également une ouverture équitable des marchés français et européens aux investisseurs chinois. Nous envisageons toujours nos relations avec l'Europe avec une vision stratégique.
La coopération économique et commerciale sino-européenne a une base solide et un énorme potentiel. L'Union européenne est, depuis 15 ans consécutifs, le 1er partenaire commercial en termes de marchandises et le 1er fournisseur pour la Chine. Quant à la Chine, elle est, depuis 14 ans consécutifs, le 2e partenaire commercial et la 1re destination pour l'Union européenne.
Une économie mondiale prospère et stable est dans l'intérêt de tous. Nous voulons travailler avec la France et les autres pays européens pour soutenir fermement le système commercial multilatéral, rejeter le protectionnisme et l'unilatéralisme, assurer un cadre politique libre et ouvert en matière de commerce et d'investissement, et dynamiser encore davantage la croissance de l'économie mondiale. Il est important pour nous de nous attacher à l'ouverture et à l'inclusivité, et de renforcer la synergie entre la stratégie de connectivité de l'Union européenne et l'initiative chinoise, La Ceinture et la Route.
Nous voulons coopérer avec nos amis français et européens dans un esprit d'ouverture, d'intégrité et de développement vert pour nous mettre activement en phase avec les règles internationales universellement reconnues, et réaliser des objectifs de hauts standards, de bien-être social et de soutenabilité. Et ce, assurer une coopération de qualité dans le cadre de l'initiative La Ceinture et la Route, et apporter sécurité, stabilité et prospérité aux pays bénéficiaires de cette initiative. Il est important pour nous de porter l'esprit d'initiative et d'innovation et de renforcer la convergence entre nos programmes de développement.
A nous d'assurer une ouverture mutuelle des marchés et une concurrence équitable, de creuser plus profond dans le potentiel de coopération et de former de nouveaux points phares dans la coopération, et d'approfondir la coopération concrète en matière d'innovation, de fabrication intelligente, de finance d'énergie, d'économies d'énergie et de protection de l'environnement. Et aussi, d'élargir notre partenariat en marchés tiers. Un proverbe français dit: "A tout seigneur, tout honneur." Nous devons assumer la responsabilité et montrer notre engagement, et coopérer pour résoudre le déficit de la gouvernance mondiale.
La Chine et la France sont toutes les 2 membres permanents du Conseil de sécurité et membres majeurs de l'OMC, du G20 et d'autres organisations internationales. A nous de faire valoir ensemble l'esprit d'ouverture et d'inclusivité, vu la diversité des réalités dans ce monde, et renforcer la coordination, préserver le multilatéralisme et relever ensemble les défis mondiaux, dont le changement climatique, et contribuer ensemble à la prospérité, à la stabilité dans le monde, en vue de l'avènement d'une communauté de destins pour l'humanité. Je vous remercie. (Applaudissements) -B.
Le Maire: M. le président de la République populaire de Chine, M. le président de la République française, nous avons très bien travaillé avec le Conseil des entreprises franco-chinois de manière très concrète, et je tiens à remercier la partie chinoise comme la partie française.
Je vous invite maintenant, M. le président de la République, à prendre la parole. (Applaudissements) -E.
Macron: Merci beaucoup, M. le ministre. M. le président de la République populaire de Chine, mesdames, messieurs les ministres, mesdames, messieurs les parlementaires.
M. le président, vous avez, au fond, tout dit. Et je me réjouis que nous trouvions le temps, une fois encore, de venir rejoindre notre Forum économique.
Je me souviens de janvier 2018 et de cette réunion qui s'était tenue, et de la décision prise de mettre en place ce Conseil présidentiel des entreprises françaises et chinoises, dans un double objectif. Celui de favoriser le rapprochement entre les décisionnaires privés chinois et français, et celui de renforcer la compréhension mutuelle de nos environnements d'affaires. Votre présence ici démontre que ce conseil est devenu un outil vivant, précieux, pour le renforcement des échanges économiques.
Vous avez tout dit, le disais-je, M. le président, à l'instant. Je veux simplement revenir sur quelques points.
D'abord, il y a la relation bilatérale. Nous avons, en janvier 2018, décidé d'une feuille de route. Beaucoup de travail a été fait dans tous les domaines ici présents, depuis.
Votre visite d'Etat en mars dernier en France a permis de nombreuses avancées très structurantes, et nous avons aujourd'hui, une fois encore, signé de nouveaux accords. Et constamment, depuis 2 ans, nous avons levé des barrières, des verrous, des difficultés. Nous avons donné de la place à des secteurs et consolidé des secteurs historiques.
La relation bilatérale, sur le plan économique et de notre développement d'affaires, n'était pas au niveau de l'amitié entre nos 2 peuples. Je le dis très sincèrement. Et quand je nous compare avec nos voisins, amis, parfois concurrent allemand, l'écart entre la France et l'Allemagne n'était pas explicable.
Et donc, nous n'étions pas assez mobilisés. Je crois que c'est ce que nous sommes en train de rattraper par ce travail conjoint. Et beaucoup de choses ont avancé.
Vous les faites vivre, et je le sais éminemment, d'abord, dans les secteurs historiques de coopération, nous avons décidé de redonner un cap et fixer des orientations. Dans le nucléaire civil, les avancées actées aujourd'hui sont pour moi très importantes. Et elles permettent justement de donner un cap à l'usine de retraitement, mais nous avons aussi décidé, sur à la fois les marchés tiers et les prochaines tranches de développement, de nous redonner dans les prochains mois de la visibilité ensemble.
Sur le spatial, là aussi, nous avons constamment signé des accords qui permettent de renforcer les partenariats. Et dans ces 2 domaines, qui sont 2 domaines de coopération stratégique, nous voulons aussi continuer à renforcer la recherche. Ensuite, il y a les sujets technologiques, où là, les choses ont beaucoup avancé.
Et votre modestie vous a presque empêché de le dire, moi, je peux le dire beaucoup plus aisément. La Chine est loin du tableau que vous avez décrit. Vous avez, comme on le dit en français, "taillé des croupières" à beaucoup de vos concurrents européens et américains.
Et les entreprises technologiques chinoises sont aujourd'hui au 1er plan sur notre marché, avec une place extrêmement importante. Et ce que nous avons acté, c'est là aussi de nous donner de la visibilité et de ne pas confondre les sujets commerciaux et les sujets stratégiques et de souveraineté, qui, bien souvent, sont confondus par les uns et les autres. Et comme nous l'avions fait historiquement pour le nucléaire, de nous dire: "On se donne un cadre de discussions, "les gouvernements doivent décider entre eux d'un cadre "sur les sujets qui relèvent de leurs compétences, "et les industriels doivent pouvoir évoluer librement pour le reste." Et je crois que, là aussi, l'accès aux marchés, le développement sur le plan technologique est extrêmement important.
Ensuite, vous l'avez dit, nous continuons de nous développer de part et d'autre sur des sujets extrêmement structurants, que sont l'industrie du futur, la ville durable, et, au fond, les mobilités de demain. Ces 3 sujets, qui ont d'ailleurs beaucoup d'intrications les uns avec les autres, constituent le coeur des partenariats industriels que nous voulons nouer. Il y a une offre française qui est d'une extrême qualité.
Certains groupes français sont très présents historiquement. Certains groupes français sont quasiment devenus chinois, je le dis avec tendresse et amitié, parce qu'ils sont tellement forts ici et tellement présents. Ca montre aussi les synergies qu'il y a entre nous.
Et donc, nous allons poursuivre parce qu'il y a en Chine un des plus grands défis avec l'urbanisation croissante. Nous l'avons vu ensemble à Shanghai, vous m'en avez fait la description, je dirais, méthodique. Et vous avez des très grandes entreprises dans ce secteur.
Mais nous avons ici aussi beaucoup d'entreprises présentes depuis longtemps sur le marché chinois, qui ont décidé d'investir depuis longtemps, qui, en la matière, apportent une réponse, aussi, à ces problématiques. Et donc, là aussi, nous nous sommes donné un cap, une force d'engagement, et je crois que les prochaines années sont extrêmement propices à ce développement. Nous avons aussi consolidé, dans des domaines traditionnels, stratégiques, la force de ce partenariat.
Je pense à l'aéronautique, où cette visite a permis de consolider des accords structurants, dans la motorisation et les certifications, en plus de tout ce que nous avions décidé. Et puis, il y a aussi tout ce qui concerne les marchés de grande consommation, les marchés du luxe, du bien-être, où la France a une marque, une force traditionnelle, et où nous devons continuer à nous déployer. Et où, je dois dire, le marché chinois a été un marché d'expansion ces dernières années.
Et je souhaite que cela continue d'être le cas avec votre bienveillance et avec aussi des grands partenaires chinois qui se sont développés en France sur le marché français, à travers des joint-ventures, des acquisitions, et qui ont montré aussi la force de ces partenariats. Il y a des secteurs nouveaux sur lesquels nous avons avancé sur ces 2 dernières années, que je voulais aussi saluer. J'en vois 2.
Le 1er, c'est le secteur financier. Traditionnellement, la Chine était vue comme peu ouverte en la matière. Votre décision, le changement de stratégie que vous avez impulsé début d'année 2017, a été consacré par des effets pleinement tangibles.
Nous avons signé encore des accords. Vous avez profondément décidé d'ouvrir, de multiplier les partenariats sur le secteur financier. Nous serons des partenaires fiables dans la durée.
Parce que nous avons aussi une ambition, qui est de construire la souveraineté de l'euro. Et elle passe par ces partenariats. Et je considère que l'euro ne peut être qu'une grande monnaie qu'à la condition d'avoir des acteurs financiers qui construisent des partenariats avec toutes les places stratégiques mondiales, et en particulier, donc, avec la Chine.
Et je crois que cette ouverture, les mécanismes de progression que nous avons décidés et que vous avez actés, qu'on a encore consacrés aujourd'hui, sont une avancée très structurante très structurante en la matière. Il y a un 2e secteur...
Pardon, j'oublie, avant de changer de secteur. Hier même, vous avez pris une décision structurante, je l'ai rappelé tout à l'heure, qui est de décider de nouvelles émissions en zone euro, 4 milliards d'euros sur la place de Paris, et de le faire en matière de finance verte, et donc, de décider votre engagement dans l'ouverture financière internationale dans le financement vert, et de le faire avec la France. Et je vous en remercie.
Il y a un autre secteur qui s'est beaucoup développé et que nous allons continuer d'accompagner dans ses développements, c'est le secteur agroalimentaire. Là-dessus, les ouvertures en matière de porc, de viande bovine, de filières avicoles, les avancées que nous avons décidées aussi pour 2020 sur les questions de zonage, et qui sont extrêmement importantes pour nous, la reconnaissance et l'agrément d'Indication protégée sont autant d'avancées structurantes qui ont permis d'ouvrir les choses. De permettre à la France aussi d'être une partie de la réponse au défi alimentaire chinois, mais aussi de multiplier les partenariats, l'ouverture, et qui touche toutes les régions françaises.
Je salue la présence en particulier de la région Réunion, qui est ici avec nous, mais toutes les régions sont concernées, et c'est notre volonté de multiplier, justement, cette capacité de l'offre française à se déployer. Et, enfin, le sujet des industries culturelles et créatives, qui est un partenariat, je dirais, plus récent, mais sur lequel, je crois, nous avons beaucoup de choses à faire. Cette visite a une composante culturelle très forte.
C'est un sujet, évidemment, régalien, si je puis dire, de gouvernement à gouvernement, mais c'est un sujet aussi qui irrigue nos industries. Nos industries culturelles et créatives sont très importantes, vous m'avez hier dit votre ambition pour le cinéma chinois. L'ambition, c'est qu'on multiplie les coproductions, que nous puissions aussi multiplier les partenariats entre nos établissements culturels, notre offre culturelle, et c'est, là aussi, pour nous, un levier de créations d'emplois, d'ouverture et de meilleure compréhension.
Et donc, pour tout cela, je veux ici souligner l'importance de l'engagement de nos industriels, de nos entrepreneurs chinois et français. Nous prenons des décisions, mais c'est à vous de les faire vivre, de leur donner une réalité concrète, de multiplier les échanges, de nous dire s'il y a encore des insatisfactions, des frictions, des choses qui ne vont pas assez vite. Mais, enfin, de les mettre en oeuvre le plus rapidement quand des décisions sont prises, parce que, nous, nous ne voyons que les signatures d'accords, donc, les bonnes nouvelles, et on vous remonte les difficultés.
Mais, au quotidien, c'est à vous de faire vivre cette relation et la force de cet agenda bilatéral. Je crois beaucoup à celui-ci et je pense que la France peut, et doit beaucoup mieux faire. Et vous savez combien cet agenda d'ouverture, pour moi, est important.
La 2e chose, au-delà de l'agenda bilatéral sur lequel je voulais insister, c'est la composante européenne de cet agenda. Je veux vraiment que vous ayez pleinement conscience, M. le président, mesdames, messieurs les chefs d'entreprises chinois, que, lorsque vous parlez aux entrepreneurs français, au gouvernement français et à moi-même, c'est aussi le partenariat sino-européen.
Et je le dis en présence du commissaire Hogan, qui est ici avec nous, parce que je pense que l'Europe doit avancer groupée. C'est l'objectif de la coordination que nous avons conduite il y a 2 jours, avec en particulier les entrepreneurs allemands. Et je sais aussi que c'est l'approche que vous voulez avoir.
Et donc, je pense que nous avons besoin de continuer à mieux intégrer nos économies et d'avoir un agenda stratégique, si je puis dire, de pleinement assumer sur le plan sino-européen. L'accord qui vient d'être signé sur les Indications géographiques est très important. Ca fait des années et des années qu'on poursuit cette négociation.
Avec le président Juncker, dont je salue l'engagement, et la chancelière Merkel, en mars dernier, lors de votre visite d'Etat, nous avions décidé tous ensemble d'apporter un effort final. Il a été signé officiellement aujourd'hui et il marque véritablement une avancée de ce cadre de confiance entre la Chine et l'Europe, parce qu'il permet véritablement de donner un cadre au respect de la propriété intellectuelle, du bon cadre d'investissement entre la Chine et l'Europe. Il y a maintenant une prochaine étape de cet agenda stratégique sino-européen, qui doit se consacrer, lors du sommet de Leipzig, à la fin de l'année 2020, qui est l'accord d'investissement.
Il y a maintenant un très gros travail à faire pour que nous puissions finaliser ce travail qui, depuis des années, se poursuit, entre la Chine et l'Europe, qui est de bâtir un cadre d'investissement, et vous l'avez parfaitement dit, équitable, loyal. On connaît les sujets de sensibilité de part et d'autre, mais qui permettra d'améliorer les accès au marché, de bien respecter la propriété intellectuelle, de clarifier les cadres capitalistiques d'intervention, et d'avoir un cadre équitable entre nos entreprises qui permette le meilleur accès aux marchés de part et d'autre. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour agir utilement, et je sais que la présidente von der Leyen est aussi pleinement engagée dans cet agenda, et je souhaite que notre sommet de Leipzig permette de parachever ce point.
Et puis, cet agenda sino-européen, qui est très important pour notre cadre d'affaires, il est évidemment très structurant aussi en matière climatique et environnementale. On ne peut plus parler de commerce, on ne peut plus parler d'échange comme nous le faisons aujourd'hui, si nous n'intégrons pas la dynamique et la composante climatique, on le sait bien. Beaucoup d'entreprises, d'ailleurs, ici présentes se sont engagées sur ce sujet.
C'est, d'ailleurs, un modèle d'innovation, d'expansion. C'est une contrainte et une opportunité pour nos pays et nos peuples. Et je sais combien vous êtes engagé, je le rappelais tout à l'heure, dans notre déclaration de presse commune.
Sans l'engagement de la Chine et la forte coordination, je dois le dire, de la Chine et de la France, de la Chine et de l'Europe, ces 2 dernières années auraient sans doute eu un visage différent. Simplement, 2020 est un point de rendez-vous. Et nous devons aussi réussir à acter un approfondissement de notre partenariat sur ce sujet.
Et ça concerne aussi nos femmes et hommes d'affaires, et nos entreprises. Parce que nous avons à mettre en oeuvre tout ce qui a été décidé dans nos stratégies nationales, la stratégie que vous avez décidée, que je saluais tout à l'heure, en matière de réforme des systèmes de refroidissement, qui était très structurante, de mobilité. Maintenant, il faut qu'en 2020, nous arrivions, nous Européens, à prendre les décisions qui nous incombe en matière de redressement des objectifs 2030 et 2050 et que le partenariat sino-européen se structure par un rehaussement de nos engagements.
Et je crois que le point d'aboutissement doit être là aussi le sommet entre l'Union européenne et la Chine, à Leipzig, et la COP à Glasgow qui se tiendra à peu près au même moment. C'est à ce moment-là que nous devons consacrer une nouvelle série d'engagements et donc une nouvelle série clé pour les transitions qui sont les nôtres, parce que ça veut dire aussi coordonner le rehaussement de nos prix de carbone, coordonner la mutation de nos entreprises, coordonner la capacité à apporter le meilleur service aux entreprises en réduction de l'énergie, gestion des complexités, émergence de stratégies alternatives en mobilité ou en production d'énergie. Et donc, là aussi, c'est une coordination très forte, mais, sur ce sujet de la lutte contre le réchauffement climatique, je crois que nous devons continuer de nous coordonner.
Et, enfin, cet agenda sino-européen, président, il est évident qu'il a une composante commerciale, au sens multilatéral du terme, vous l'avez évoqué, c'est la réforme de l'Organisation mondiale du commerce. Aussi vrai que nous devons nous doter d'un cadre clair pour vous pour pouvoir agir sur le plan bilatéral, nous doter d'un cadre clair sur le plan européen, l'accord d'aujourd'hui, celui que nous visons sur l'investissement, il faut qu'il y ait un cadre commercial stable et coopératif sur le plan international. La ministérielle que vous avez organisée en marge de la Foire de Shanghai était une étape importante, mais à nous maintenant de proposer dans les prochaines semaines des réformes très profondes.
Je le dis parce que je pense que la Chine et l'Europe ont une responsabilité toute particulière. Certains n'y croient déjà plus, et nous regardent. Et ne pas proposer ou penser que les propositions viendront de ceux qui aujourd'hui doutent ou remettent en cause ce système multilatéral est une erreur fondamentale.
C'est à nous de proposer les termes de cette réforme, ensemble. Et de dire comment on bâtit un cadre qui est plus réactif, qui règle plus rapidement les différends, qui traite plus rapidement des sujets qui ont parfois été des sujets de sensibilité que nous avons su purger entre nous sur les surcapacités, qui clarifient les questions de subvention, qui donnent un cadre clair à la propriété intellectuelle. Au fond, il y a ceux qui y croient et ceux qui n'y croient pas, mais il faut que ceux qui y croient, au commerce international, maintenant fassent concrètement et bâtissent les nouvelles règles.
Et je crois que ça fait partie de l'agenda qui est aussi le nôtre pour les prochains mois. Et nous nous sommes donné comme objectif, avant le prochain G20, de parachever ces travaux. Je crois que c'est indispensable.
Voilà, je ne veux pas être plus long. Mais je voulais vous dire, d'abord tout le chemin qui a été fait depuis janvier 2018, que je mesure. Maintenant, il doit être traduit en actes et en en chiffres, et donc dans les résultats des entreprises.
Et ils supposent votre mobilisation de part et d'autre. Nous, on a fait, avec le président, notre travail. On va arrêter et aller déjeuner.
Mais on continuera à surveiller et à agir. Mais aussi, tout ce que cela suppose d'engagement entre l'Europe, la Chine et sur le plan international dont nous avons pleinement conscience et que nous allons poursuivre ensemble. Voilà.
Merci d'être là, merci de poursuivre le travail lancé en janvier 2018. Et merci, président, pour le choix réaffirmé de l'ouverture qui est le vôtre. Je crois dans ce choix et je pense qu'il implique de poursuivre le travail sérieux qui est aussi le nôtre ensemble.
Merci à vous. (Applaudissements) (...) (Propos en chinois de Xi Jinping traduits en français) -X.
Jinping: Merci, M. le président.
Emmanuel Macron