Le député Alexis Corbière est l'invité de "Tout est politique"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et bonsoir à vous Alexis Corbière, merci d'avoir accepté notre invitation. Député de Sintis, d'abord l'heure de retrouver notre cellule vrai faux à France représenté ce soir dignement par Luc Brisson. Bonsoir Luc.
Bonsoir Luc, vous revenez ce soir par sur une publicité de l'assurance maladie, un spot radio sur les arrêts de travail qui a agacé certains auditeurs car jugé trop culpabilisante. On regarde. Je crois que je vais me faire arrêter. te faire arrêter vraiment.
Un arrêt de travail c'est comme un traitement et il y a que ton médecin qui peut savoir si tu en as besoin. Bah moi ce que je sais c'est que j'aimerais bien me faire arrêter. Ouais mais jamais un médecin t'arrêtera juste parce que tu aimerais bien l'arrêt de travail.
Seul votre médecin sait si votre état de [musique] santé le nécessite ou pas. Alors cette publicité Luc, elle relance le débat sur certains arrêts maladies qui seraient abusifs ou injustifiés. Ce que dénonçait notamment Catherine Vrin quand elle était au ministère du travail cet été.
Est-ce qu'on en sait un petit peu plus sur ces arrêts maladies ? de confort. Alors, on sait qu'il y a des fraudes qui existent.
L'assurance maladie a détecté 42 millions de fraudes aux arrêts de travail en 2024, mais ça c'est surtout des fraudes aux faux arrêts de travail, donc au documents falsifiés. C'est pas forcément des gens qui feraient entre guillemets semblant d'être malade. Et sur ce point, c'est possible.
Il y a peut-être des salariés qui accentuent leurs symptômes. Peut-être que des médecins sont trop complaisants quand ils donnent des arrêts de travail, mais ce phénomène, on sait pas le quantifier. Selon l'économiste de la santé Frédéric Bizard, c'est une infime minorité qui n'explique pas la hausse des dépenses du aux arrêts de travail.
Car il y a vraiment une hausse des arrêts de travail. Alors oui hein, les arrêts de travail, ça coûte de plus en plus cher à l'assurance maladie. Regardez, en 2014, ça a représenté 7,4 milliards d'euros et en 2024 c'est passé à 12,1 milliards d'euros.
Alors pour l'expliquer, plutôt que de regarder les arrêts dit de confort, on peut par exemple regarder le nombre de personnes qui sont en affection longue durée. Alors c'est pas forcément des gens qui sont tout le temps en arrêt de travail, mais c'est des gens qui ont une maladie qui nécessitent un traitement prolongé et leur nombre a fortement augmenté. Vous le voyez 9,7 millions de personnes en 2013 en ALD contre 12,7 millions en 2023.
Puis il y a aussi la question de plus en plus préoccupante de la santé mentale qui peut expliquer une hausse de ces arrêts maladies. Alors est-ce que dans tout ça il y a des arrêts de complaisance ? C'est possible, on peut pas on peut pas le nier.
Mais comme je vous disais, on peut pas quantifier ce phénomène. Donc on peut pas dire que c'est une majorité. Et quand bien même on arriverait à lutter contre ces ces arrêts de confort, est-ce qu'on arriverait pour autant à faire baisser les dépenses de la l'assurance maladie ? et ben pas forcément parce qu'au-delà de de la santé de la population, il y a une raison, il y a des raisons mécaniques à la hausse de ces arrêts.
C'est ce qu'expliquait la Cour des comptes. Premièrement, il y a la hausse des salaires. Alors, pourquoi la hausse des salaires ?
Bien parce que les indemnités journalières qu'on touche quand on est en h de travail et ben c'est indexé sur notre salaire. Vous le savez, chaque année, les salaires augmentent. Donc forcément et bien les indemnités journalières augmentent également.
Et deuxième point, c'est la population active qui augmente aussi. Donc forcément et bien euh le nombre d'arrêts augmente. Donc même si on arrivait à mieux lutter contre ces arrêts dit de complaisance entre guillemets, les dépenses liées aux arrêts de travail, elles vont certainement continuer à augmenter de par ces facteurs.
Merci beaucoup Luc Brisson. Rendez-vous hebdomadaire avec euh toute l'équipe de la cellule vraie faux. C'est le samedi samedi à midi et dimanche à 20h.
Merci beaucoup Alexis Corbière donc député de de SC Saint-Denis, fondateur de l'après, le parti fondé par plusieurs ex insoumis. Euh, Daniel Simoner, Richael Garidou. Voilà, une réaction peut-être d'abord pour commencer à ce qu'on vient d'entend faire.
Merci pour ce travail, c'est utile. Euh effectivement, il y en a assez de ce discours culpabilisateur sur une réalité en vérité, c'est que il y a de la souffrance au travail et on voit aussi qu'il y a beaucoup de gens qui vont au travail abîmés, fatigués. Il y a une augmentation des accidents du travail.
Nous sommes un des pays au monde où il y a le plus d'accidents mortels au travail. Donc il faut prendre la question du travail au sérieux, pas dans un regard qui consiste à dire que les Français travailleraient pas assez, serait un peu fignant, tricherait. S'il y a de la fraude, par ailleurs, ce serait des médecins.
Mais là aussi euh peut avoir des contrôles sur les médecins. Est-ce qu'il faut les renforcer ces contrôles ? Oui, pourquoi pas ?
Moi, il y a pas de il y a pas de problème. On peut renforcer les contrôles, vérifier que effectivement les gens ne trichent pas. Mais il y aussi ça ne peut que protéger les gens bien sûr, mais il y a aussi des études.
Je sais pas que vous allez aborder ce sujet, mais ça vaut le coup de retrouver les chiffres qui démontre que beaucoup de gens, vous savez, il y a des déserts médicaux, les gens vont pas voir nécessairement le médecin continuer à travailler souvent dans un état de santé dégradé. Et puis il y a un sujet aussi de la souffrance psychologique aujourd'hui qui est très important qui est observé donc et c'est assez frappant. Enfin franchement vous avez je l'avais pas vu ce clip on a quand même le droit de dire je suis fatigué, je vais peut-être m'arrêter.
On a le droit de dire je suis malade même si on n'est pas médecin. On a le droit de dire qu'on se sent pas bien et que peut-être il serait bon que l'on s'arrête. Pourquoi on s'arrête ?
Pour je veux dire c'est utile y compris l'entreprise d'avoir des salariés parce que s'il ne s'arrête pas souvent bien il risque d'être encore plus malade et de contaminer encore plus ses collègues de travail. Donc euh moi j'en ai assez de ce discours qui consiste à dire que les gens euh sont des feignants, qu'on bosse pas assez, qu'il y a de la triche et cetera. On va avoir un texte qui va commencer, je travaille là-dessus prochainement sur la fraude sociale, la fraude fiscale portée par le gouvernement le Cornu.
Un débat intéressant parce que vous savez en vérité euh cette fraude sociale, elle est assez faible en vérité. Elle est souvent d à certains employeurs qui sont un peu indélicats, mais c'était même la cour des comptes qui disait la la la fraude des pauvres est une pauvre fraude. C'est pas vrai.
Et mais on voit bien qu'à l'inverse, il y a tout un discours qui vise encore plus à culpabiliser, à sanctionner encore plus dur les gens modestes, les gens les petits travaurs. Mais si on si rien le fait par exemple de limiter le la durée du premier arrêt de travail pour essayer de faire un de rechecker après pour savoir si c'est encore nécessaire, alors vous allez me parler des déserts médicaux, ça va être cher parce qu'il va falloir retrouver un médecin n'est pas forcément une aberration. C'estàd qu'on a vu aussi qu'il y avait beaucoup d'arrê de travail qui étaient donné par téléconsultation et qu'il y avait en gros des spécialistes.
Donc juste pour protéger les vrais malades sans jeter de la suspicion, il faut peut-être juste parce qu'on entend des gens qui disent il est en arrêt enfin c'est pas quand même quelque chose qui a été entièrement inventé par la droite. Ah mais je je c'est une ambiance qui consiste c'est toujours pareil il y a toujours de l'abu sur tous les sujets. Vous évoquiez avant la qualité de métier de journaliste.
Vous défendez le métier, vous avez bien raison. Et il y a des collègues qui font pas bien leur travail. Il y a des médecins peut-être qui abusent, je suis moi-même enseignant, il y a des mauvais professeurs.
Mais est-ce que le problème est celui-là ? Je veux dire, moi ce qui m'intéresse, est-ce je suis pour qu'on discute du travail, c'est quelque chose qui est fondamental, mais discutons du travail aujourd'hui. La rémunération, les conditions de travail, la dégradation des conditions de travail, la souffrance au travail.
Moi, je veux qu'on aborde cette questionl et une fois qu'on aura abordé cette question là, pourquoi je dis ça ? parce qu'on a supprimé les CHSCT, on a supprimé, c'était le premier acte du gouvernement Macron dès 2017 toute une série de de pénibilité au travail. Donc les corps, on appelle ça tout tout toutes les détériorations musculosquelettiques, les les troubles musculos squelettiques, mais regardons-les, les mauxs d'épaule, les dégradations, les dos qui font mal, toute cette situation.
Moi, je vois en particulier les femmes, les femmes de ménage en particulier, les femmes qui donnent du soin, qui portent des corps, des gens âgés, tout ça s'abîme. Donc euh et souvent dans des conditions bon donc euh ce que je veux dire, c'est que ça manque de respect parfois et il y a un mépris social je trouve dans la discussion sur cette affaire-là. Ce qui ne veut pas dire qu'à l'arrivée, on puisse pas discuter du fait qu'il y a peut-être des gens qui abusent bien entendu, c'est pas mon problème.
Mais on a, vous savez, il y a de moins en moins d'inspecteurs du travail. Ça peut être intéressant. Je vais vous dire, je déborde pas, mais il y a un sujet qui m'a touché.
La mort de certains jeunes gens en stage, en entreprise. Les lieux de travail, c'est des lieux où où ça peut s'abîmer. Et les ça m'a ça m'a frappé parce que il y a un père qui lutte là-dessus.
Vous l'avez sans doute donné la parole, son fils est mort à l'occasion d'un stage en seconde. Le lieu de travail est un lieu dangereux. Il faut des protections.
Il y en a de moins en moins. Les corps s'abîment. C'est dangereux pour le pour pour le salarié et tout ça.
On a eu ces dernières années toute une série d'allègement de protection. Et donc je suis je je suis pas d'accord pour qu'on aborde la discussion du travail uniquement au terme il y a des profiteurs et on va mieux les traquer. C'est souvent les plus modestes qui trinquent.
Alors, vous l'avez euh évoqué Alexis Corbè, vous nous avez écouté euh euh précédemment, on en parlait, la question de cette cette labellisation des médias qui est proposé euh par Emmanuel Macron qui suscite une levée de bouclier d'une partie de la classe politique en particulier à droite et à et à l'extrême droite. Euh c'est une bonne ou une mauvaise idée de dire on pourrait créer un label pour dire il y a certains médias qui respectent les règles professionnelles déontologies. qui est attendu, c'est la loi qui arrive là qui fait suite à des réflexions aux États généraux sur la presse.
Vous avez besoin, vous la presse et le service public en particulier, que la confiance des citoyens soit consolidée et se renou avec vous. Vous avez besoin mon avis de règles déontologiques, vous le faites mais il y a pas de problème à consolider ça et vous êtes aujourd'hui concurrencé par toute une série de médias privés et cetera et il y a un sujet qui est que il faut vérifier ce qui est une information journalistique et un travail et ce qui est enfin vous je pas répéter ce que vous avez dit précédemment. C'est une bonne idée.
C'est moi qu'il y ait des codes des chartes de déontologie qui soient respecté. Moi je Oui mais il faut les consolider euh je veux dire je veux pas être cruel. Tout à l'heure vous donné la parole à une collègue au point moi j'ai été en procès avec le point j'ai été attaqué par une pure fake news et toute une série de gens au sein de ce journal par ce grand hebdomadaire qui touche de l'argent public est régulièrement condamné pour des mauvaises informations et pour des mensonges contre moi.
C'était une calomnie qui expliquait que j'avais une esclave chez moi, une femme de ménage post. Vous avez su ça il m'a fallu un procès. Ça a mis 2 ans et cetera.
C'est très compliqué et bon et le journaliste, je crois responsable de ça n'est pas resté au Oui, le journaliste n'est pas enfin le le le comment il s'appelle ? Le directeur de publication a continué à raconter partout, à donner des leçons. Enfin bref, je veux pas ramener sur mon cas mais ce que je dire c'est qu'il y a des journaux en vue financés d'ailleurs par des grandes personnalités du monde des affaires qui qui racontent aussi des des sautises.
Donc moi, je suis pour que la déontologie soit en français au sein de la profession. Je suis pour qu'effectivement il y ait des possibilités de contrôle et que la profession, c'est ça ma conclusion, que la profession elle-même s'organise là où il y a une erreur totale de communication de la part d'Emmanuel Macron, c'est qu'il a donné l'impression, je vais pas le défendre, c'est pas tout à fait vrai quand on l'écoute, mais il a donné l'impression que ce serait été lui qui aurait donné laisation contraire. Bon d'accord et après j'ai bien vu comment on a le groupe Bolor, on va citer son nom, qui est un groupe agressif aujourd'hui qui diffuse qui qui comment dirais-je qui qui fait en plus c'est un travail d'éditocrate qui systématiquement qui est fait qui correspond plus à l'idée que je me fais du journalisme et qui diffuse dans le débat public d'une série de mensonges et cetera qui mène des campagnes.
Mais je vous interpelle et je veux pas rentrer plus mauvais dont je parle il faut que vous le service public vous soyez exemplaire par rapport à ça. Il faut que vous soyez exemplaire il faut que vous soyez exemplaire mais c'est ce qu'on essaie de faire tous les jours. Ça n'empêche pas les erreurs puisque comme vous le savez l'erreur est humaine mais quand on fait des erreurs, on le dit, on le reconnaît.
Mais je vois l'adversaire, moi c'est le Rassemblement national, je suis en commission culture à l'Assemblée nationale qui veut mettre fin au service public d'information, qui considère qu'il faut tout privatiser. Et moi, je suis pour défendre un service public de l'information. Je suis pour qu'il y ait un code de déontologie qui soit respecté par les journalistes.
Pourquoi ? parce qu'il n'y a pas de démocratie sans liberté de la presse et qu'il y a un enjeu aujourd'hui de concentration des médias entre les mains de quelques-uns. Et on a en plus, je cite notamment monsieur Bolloret qui a la particularité non seulement d'être capitaliste et d'avoir beaucoup mais a de titrees de presse mais d'avoir un agenda politique.
Et là il y a un problème parce qu'il diffuse dans le débat public toute une série de thèmes alors qu'on voyez on vient de parler du thème du travail qui est la première préoccupation des Français. On a trop souvent l'impression quand on écoute certains certains de ces médias et ils ont des médias écrits des télévisions que l'unique préoccupation c'est l'obsession incessante sur les musulmans, l'immigration et cetera alors que on aurait des beaux sujets sur le travail par exemple sur les sur l'éducation qui me semble au moins préoccuper les Français voire beaucoup plus que ces thèmes. Et là donc c'est un enjeu de société pas seulement vous ou de comme corporation mais qui nous concerne tous.
Alexis Corbière, l'université Lyon I a annoncé aujourd'hui avoir suspendu un de ses enseignants très critiqué pour avoir qualifié de génocidaire à boycotter 20 personnalités dont une majorité euh de confessions juives qui avaient euh publié une tribune appelant Emmanuel Macron à différer la reconnaissance de l'Étatien. Pour justifier sa décision de le suspendre, l'université évoque aujourd'hui une nouvelle publication sur les réseaux sociaux. Elle est pas nouvelle mais elle a été révélée récemment dont dit-elle la teneur des propos et du visuel n'est pas compatible avec les valeurs de la République et de l'université.
La voilà cette chose parce que j'ai un peu honte. On vient de parler de la presse. Je voulais avoir un monstre sur Christophe Glaz quand même.
Pardon j'aurais dû vraiment on peut en parler après mais après ça fondamental on va parler promis mais photomontage donc retrouvé sur le compte de cet enseignant daté de janvier 2024 qui reprend plusieurs clichés antisémites. Votre réaction Alexis Corbia ? Alors, je connais un peu cette université, enfin je vois à peu près le type de travaux qu'il fait.
Julien Terric est historien médiévist, un historien soutenu par Jean-Luc Mélenchon. On le dit tout de suite pour que les téléspectateurs et tous les éléments Ah si si, il a parlé d'un enseignant éclairant. Moi, je l'ai rencontré une fois, il il m'a invité sur un média, j'avais sorti un livre sur la Révolution française.
C'est un historien sérieux et je ne dire je dire alors voilà, je vais essayer de premièrement, comment je pourrais dire ça ? Euh dans le débat extrêmement sensible, en particulier quand on est universitaire et il est engagé lui, Julien Terry comme moi d'ailleurs en soutien au peuple palestinien et il est assez indigné par le massacre qui est lieu à Gaza. Mais je pense qu'on doit redoubler de vigilance. parce que c'est il n'a pas dressé une liste, il a repris une liste d'une pétition mais on doit redouler de vigilance à ne pas donner l'impression de quelque chose qui est blessant qui peut être c'est blessant c'est que c'est ciblé attendez c'est plus que blessant justement soyons précis les traites de génocidaire Charlotte Gbourg chose sur cette liste ce que je veux dire c'est que dans ma connaissance j'ai un peu regardé des choses il c'est pas lui qui a fabriqué la liste il a répliqué une liste de de signataires d'accord d'une pétition qui s'en prenait faut du moins qui reprochait au président de la République de ne pas conditionner la reconnaissance de l'étape palestine.
Donc cet homme n'a pas dressé. Par contre après, je pense malgré tout que c'est formal à droit de ne pas voir quand on met la liste de signataires d'appeler à boycotter n'importe quelle condition. Moi déjà je ne suis pas là-dessus.
Je pense que Charlotte Ginsbourg est une artiste. Elle a le droit d'avoir les positions qu'elle veut. On a le droit pardon.
Elle et les autres. Elle non mais je pense elle ou est-ce que je dire il y avait des tas de gens qui ont le droit d'exprimer leur position et que je me méfie de la manière dont c'est abordé. Auà.
Donc ça c'est une première chose comment dirais-je qui est que de la même façon que il faut avoir une sensibilité comprendre l'antisémitisme est une réalité l'inquiétude de beaucoup de gens qui sont sensibles à cette question et qui soit même de confessions juive de défendre le peuple palestinien sans avoir cette indélicatesse, cette erreur de dire voilà une liste bon ça c'est une chose. Après ce visuel tel que je l'ai vu à l'heure actuelle, je n'ai pas tous les éléments, il est inacceptable lui le visuel et lui il est clairement antisémite de mon point de vue. C'est-à-dire que c'est l'image de ce que j'ai compris de quelqu'un avec une étoile jaune, une espèce de pas démesuré qui fait la poche de quelqu'un.
Ça c'est une image antisém. Ça c'est un prof d'université hein. Voilà.
Et quand on est prof d'université, la ligne de Julien Terry de ce que j'ai eu sur Facebook et dire "J'ai fait une erreur, je regrette." On peut en tenir compte mais c'est pas malin et c'est quand même préoccupant. C'est pas une erreur et c'est pas malin.
Ça peut être jugé dans certains cas bien plus grave que ça. Ce que j'appelle pas malin, c'est quand il dit qu'il regrette et cetera précisément et moi je veux le croire sincère sur le fait qu'il n'est pas antisémite mais c'est une erreur, une faute. Voilà, je vais le dire comme ça.
C'est ça que je veux dire. Une faute en particulier lui quand il est pas quand il est c'est un universitaire donc c'est un homme je veux dire de des cris. Voilà.
Il a des jeunes. Il a la liberté académique mais il a des jeunes entre les mains. Ce sont des dangereux.
Moi, tel que les chons là, je considère que ça n'est pas acceptable de diffuser ce type. Alors, est-ce que c'est acceptable de le soutenir comme l'a fait Jean-Luc Mélenchon ? Je sais pas.
Non, mais me ramenez pas à ce que fait. Je pense qu'il y a en ce moment une ambiance d'antisémitisme et non pas un antisémitisme. Non, mais attendez, moi je veux pas prendre la défense de Jean-Luc Lenchon, mais je pense que Jean-Luc Lenchon comme moi, il y avait l'histoire de la liste.
Ouais. Et il y a maintenant cette image. Je ne suis pas persuadé, je veux pas parler au nom de Jean-Luc Melonchon, que Jean-Luc Melonenchon approuve ce type d'image.
Mais on verra, voyez, j'en sais rien. Après, je veux dire euh non mais c'est pour savoir où vous vous situez par rapport à cette galaxie qui est quand même soupçonnée. Il y a eu le il y a eu le le procès avec Raphaël et les et le Richard Malka.
Il y a il y a il y a quand même un certain nombre d'accusations d'antisémitisme autour de votre ancienne famille. Je parle pas de vous. Euh est-ce que ça vous ça vous donne vous dites pas écoute on on a eu raison finalement de l'antisémitisme est chose sérieuse.
Il existe dans le pays. D'accord. Ça existe.
Et la quête du vote musulman aussi. Alors déjà là je vous reproche pourquoi vous faites ce lien ? Et là-dessus il y a un débat cher nataliste.
C'est un cri qu'on pourrait avoir. Pourquoi quand je parle d'antisémitisme vous faites un lien avec la quête du vote musulman ? Quel est le rapport ?
Pensez-vous qu'il y a des gens qui sont antisémites pour aller chercher le vote musulman ? Ah oui, moi je trouve ça intolérable de votre part. Intolérable, c'est pas intolérable.
Il y a eu des é Non mais les musulmans n'ont pas besoin qu'on leur tienne des propos antisémites pour qu'ils pe Non mais ça peut mais je ne sais pas d'où vient cette idée que pour avoir les musulmans avec soi, faudrait être antisémite. Moi déjà je combat cette idée qui me semble être un a priori que je n'accepte pas honnêtement. Euh donc là-dessus, soyons rigoureux.
Il y a des musulmans de ce pays, ils peuvent pas vous écouter euh tous les soirs, apprécier ce que vous dites et d'un seul coup se dire que pour aller chercher leur votes, il faudra détenir des propos. Ils sont ciblés, je n'ai pas ciblé ce qu'il pensaiit, mais certains qui croient et ça a été croiement des antisémites, enfin il y a possiblement il y a des antisémites pas les musulmans qui sont condamnables, c'est ceux qui croient qu'en leur disant des propos antisémites, on va pouvoir les rallier. C'est pas du tout pareil.
D'accord. Bon enfin là je oui mais si certains le font c'est absolument détestable mais je veux dire on a le droit de défendre le peuple palestinien on a le droit de critiquer Benjamin Netou et le gouvernement israélien été d'antisémite d'accord ce qui est et là c'est utilisé par toute une série de gens dans le débat sur le plan international de la part même du gouvernement israélien et aussi dans le débat en France pour disqualifier toute parole d'indignation face au massacre du peuple palestinien si c'était utilisé je vous prends un exemple moi j'ai voulu me rendre en Israël avec une mission de députés, il y a eu François Ruffin, il y avait une quarantaine et une cinquantaine d'élus avec une association qui fait de la solidarité avec des dans les territoires occupé avec des villes et cetera. Je veux dire, je me suis vu refuser le visa pour entrer en Israël et l'ambassade de France en Israël a fait un communiqué comme quoi l'association qui organisait ça était une organisation terroriste et que nous étions liés au terrorisme.
Tout ça était délirant. D'accord. Donc dans la défense de la politique de Netaniaahou, les autorités israéliennes utilisent des arguments parfois délirants, soit en traitant les gens comme moi de terroriste ou de lié à une organisation terroriste, soit en trait Non, mais c'est le même débat, c'est-à-dire que la juste lutte contre l'antisémitisme se voit parfois comment dirais-je s par toute une série de gens qui utilisent à tort et à travers l'argument antisémite même quand cela n'est pas vrai.
Donc je pense que ça n'aide pas. Voilà ce que je dis ça n'empêche pas qu'il est possible qu'il soit intégré. Je l'intérêt.
Non mais là vous me demandez vous et moi on est incapable d'en juger. Il y a un dossier, il y a un dossier, il y a il y a comment ? Il y a une procédure qui est en cours là aussi.
Soyons rigoureux, je veux dire vous me demandez de réagir à des choses qui moi me choquent. Je viens de le dire. Après dans il y a une procédure universitaire qui va avoir lieu.
Cet homme a le droit de s'expliquer, de voir dans quel contexte les choses ont été publiées. Est-ce qu'il est coutumier du fait puisqu'on parle de cette image, comment il en vient à récupérer une telle image ? Est-ce que il l'a supprimé ?
Moi, j'en sais rien. Voulez que je vous dise mon opinion cher Nathalie Saint Cri, c'est l'uni, une association qui le dénonce. L'Uni se sont fait régulièrement épingler dernièrement comme on fait des salut nazis et son donc je veux dire, je me méfie aussi.
Non mais ce que je veux dire c'est que vous comme moi, comme nous sommes attachés à la rigueur et que je dois avouer que j'ai pas préparé pendant des journées le sujet, je pense qu'il a le droit Julien Terry qui est une procédure et si cet homme est coutumier de paroles antisémit doit être sanctionné si c'est une erreur ponctuelle sur lequelle il s'excuse je crois qu' voilà il a il a le droit et puis il continuera à travailler. La condamnation vous vouliez en parler de notre confrère Christophe Gless condamné aujourd'hui en Algérie à 7 ans de prison en appable. Inacceptable inacceptable inacceptable.
Je veux dire le le délit de plume, c'est un journaliste, il a droit de faire son travail. Si l'Algérie considère que ils veulent l'expulser parce que je ne sais trop quoi, très bien. Enfin, je veux dire dans tacte, mais 7 ans de prison euh mais c'est comme sans sale.
Enfin, je n'est pas tolérable. Mais par de là, est-ce que vous pensez qu'il faut hausser le ton ? En gros, on a vu qu'il y avait deux il y avait deux deux politiques.
Il y a une politique à la Jean-Noel Barot ou à la Rounise aujourd'hui qui est de dire on négoci en douce et on essaie de s'en sortir. et la deuxième qui c'est celle de monsieur Retaillot qui dire on va au bras de fer vous vous êtes de quel Non mais Retaillot il il fait de la politique intérieure en France d'accord en agitant le thème là aussi vous savez nous sommes dans un pays à l'histoire douloureuse l'Algérie de l'extrême droite française et de la droite extrême c'est on refait la guerre la guerre d'Algérie en permanence l'Algérie profiteure l'Algérie menaçante et cetera ça ne produit rien et ça amène au ski à ce que d'ailleurs en Algérie, il y a un gouvernement algérien qui est dur un gouvernement autoritaire qui profite aussi de ça pour durcir les relations et rien en sort moi je pour qu'on retrouve des relations plus apaisées. On n'est pas obligé d'expliquer que c'est la faute aux Algériens, l'immigration, le chômage en France et cetera.
Tout ce discours assez détestable dont on a parlé tout à l'heure, porté par des groupes de presse et des organisations politiques. Bon, donc je suis pour c'est pas la peine de dire durcir durcir quoi. Non, mais il faut qu'on discute avec nos amis algériens, essayer de trouver les conditions à l'heure actuelle que le président Teboun accorde une grâce à Christophe Glet.
Et puis pour ce qui moi je suis pas en coulisse et je pense qu'il y a des discussions qui ont lieu. J'observe que ça a été plus efficace notamment de la part de nos amis allemands qui ont réussi à faire sortir Bolhem sans sal et aussi sans aucun doute du fait que Laurent Nunes qui est un homme que je respecte. Je veux dire parce que je pense que c'est un grand policier je suis en désaccord avec lui politiquement alors que Bruno Rotaillot était un homme qui avait un agenda très politique et de politique intérieure qui n'était pas toujours à mon avis plus efficace dans cette affaire.
Mais je là je veux penser lors de la soirée reporter Saint- Frontière avait fait une soirée dernièrement. J'ai eu l'honneur de voir, je pense notamment à la mère de Christophe Glaz, madame Sylvie Godard. Bon, je veux dire, je je j'imagine l'état dans lequel ils sont d'une immense déception, mais il faut défendre la liberté de la presse.
On veut le retour de Christophe GZ rapidement et j'espère avoir enfin du moins on les souhaite tous une grâce présidentielle parce que c'est de ça don dont nous parlons. Non. Alexis Corbier, est-ce qu'il faut continuer, je change de sujet.
Est-ce qu'il faut continuer coûte que coûte à soutenir l'Ukraine ? Oui, il faut pas luer lâcher l'Ukraine. De toute façon, il y a une agression de la part de Vladimir Foutine.
Euh, il faut l'aider tel que nous le faisons. Il faut dépression diplomatique, des pressions internationales. Euh euh Oui, oui, oui, 1000 fois.
Oui. Euh maintenant, et il faut le respect du droit international. Bon, maintenant, je souhaite là encore que ce que nous faisons se situe dans une volonté de de pression diplomatique et pas d'un discours béliqueux qui nous entraînerait dans quelque chose.
Discours béliqueux. Vladimir Poutine a dit hier, "Nous n'avons pas l'intention de faire la guerre à l'Europe, mais si l'Europe le souhaite et commence, nous sommes prêts dès maintenant." C'est pas celui-là que vous visiez.
Non, si attends, moi je suis ni Trump ni Poutine, hein. Je veux vous dire les choses simplement. Non, mais attendez, Poutine a agressé l'Ukraine, ça va de soi et c'est inacceptable, je suis pour Il y avait un acquis de la Seconde Guerre mondiale qui a le droit international.
J'observe qu'aujourd'hui, c'est le retour des puissances. J'évoqué notamment monsieur Netaniaou. Je vois bien comment monsieur Trump se positionne dans beaucoup de choses et la Russie aussi, le retour des puissances, il y a plus d'accords internationaux et cetera.
Et c'est extrêmement dangereux. Nous là-dedans, la France doit rester une puissance de paix, une puissance c'estàdire qui se fait respecter en se préparant à la guerre. Alors alors clair, est-ce que vous considérez qu'il y a eu des discours anxiogènes récemment ?
Je fais référence à celui du chef d'étatmajor des armées, monsieur Fabien Mondon, qui a laissé entendre, qui a pas laissé entendre, qui a dit en expliquant pourquoi qu'il fallait en gros se préparer à pouvoir alors là aussi discussion sérieuse. Premièrement, pour moi c'est une question de principe, l'armée obéit aux politiques. C'est le politique qui doit s'adresser à la nation s'il y a des choses qui doivent être faites et éventuellement des des des grandes décisions et cetera.
Ça n'est pas un le chef mais c'est pas n'importe qui he le CMA, le chef vraiment militaire de nos armées, n'a pas allé devant les maires et avoir une parole provocatrice dont on se demande est-ce que c'est une autonomie des forces armées désormais qui s'adresse aux politiques qui lui a donné l'autorisation de parler ainsi à savoir qu'il a quand même dit des choses comme quoi il fallait qu'on ait la force morale d'accepter le sacrifice de nos enfants. Ça c'est une parole politique, d'accord ? et c'est le ministre des armées ou en particulier le président de la République qui a la responsabilité qui a été élu pour éventuellement donc sur le fond.
Non mais c'est important la forme. C'est important la forme. Ensuite sur le fond, qu'est-ce que qu'est-ce qui est en train de nous dire qu'il faut préparer la guerre ?
C'est-à-dire que de choses une que nous restions une puissance, que nous donnions les moyens à nos armées. Moi, j'ai voté, j'ai soutenu la loi de programmation militaire dans un moment où il faut bien sûr que nous restions une puissance de premier rang. Mais euh je ne suis pas pourquoi nous engageons dans un processus qui consiste à dire au peuple français que nous allons nous engager dans un conflit euh militaire euh dans la décennie qui vient.
C'est des paroles qui sont euh Mais se préparer à se défendre face à un pays qui nous attaque tous les jours. Alors mais là aussi je vais vous dire le paradoxe que je suis parlementaire, elle est où la discussion à l'Assemblée sur le sujet ? Moi j'ai ma propre stratégie.
Il va y avoir une journée de débat. Mais bien sûr. Non mais vous êtes d'accord avec moi que c'est un problème de la 5e République, c'est que c'est le domaine réservé du président de la République.
On nen discute jamais. Quels sont nos objectifs d'ailleurs ? Même même sur la question ukrainienne, la France, qu'est-ce qu'on défend par exemple ?
Euh quelle concession nous sommes prêts à faire, jusqu'où nous sommes prêts à aller sur des questions de défense ? C'est pour ça que ce que j'essaie de dire, c'est que c'est facile les coups de montant pour créer une ambiance dans le pays qui consiste à dire que le problème c'est pas le chômage, c'est pas euh les difficultés. Le problème c'est que nous devons faire un effort et mettre en quelque sorte un peu de pousser dans le dos les députés en disant allez accepter un budget parce que comme nous sommes dans un moment extrêmement difficile et bien il faut voter un budget même qui nous amène à faire euh des concessions qui suppriment 4000 postes d'enseignant.
Moi je je les menaces aujourd'hui du monde ne doivent pas me faire accepter cette politique d'isme. Merci beaucoup Alexis Torbè d'avoir été notre invité ce soir. les informer de France info tout de suite.
Alexis Corbière