MENACÉS DE MORT PAR LA FACHOSPHÈRE | CONTRE-MATINALE #35
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 34 %Attaque 40 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:40OuverteRéponse directe
Tu étais sur ce plateau il n'y a pas si longtemps pour parler d'une enquête de Street Press sur des inquiétants soutiens d'Éric Zemmour, appartenant à la mouvance néo-nazie, et plus généralement de votre newsletter spécialisée qui enquête sur les agissements de l'extrême droite, une newsletter qui s'appelle FAF, à laquelle on peut s'abonner justement, en allant sur le site de Street Press, c'est gratuit. Et voilà que tu reviens, parce qu'aux côtés de notre journaliste, Tata Boaf, mais aussi de politiques, comme Daniel Obono et Jean-Luc Mélenchon, tu t'es vu mettre très littéralement, très littéralement vraiment, une cible sur le front, dans le cadre d'un groupe télégramme dénommé les vilains fachos. Le média tenait à t'apporter son soutien, ainsi qu'à toutes les victimes de ces méthodes sordides, et donc on voudrait aussi savoir ce qui s'est passé.
- 11:40OuverteRéponse directe
« Les vilains fachos », c'est une chaîne Telegram qui date de quand ? Quelle est l'histoire ? Est-ce qu'elle s'est fermée ? Est-ce qu'elle s'est reconstituée ? Est-ce qu'on peut la tracer ?
- 14:10OuverteRéponse directe
Est-ce que tu peux nous en dire plus sur lui ? Parce que bon, vu qu'on le connaît, il faudrait peut-être qu'il... que les choses soient entreprises.
- 18:30OuverteRéponse directe
Est-ce que tu as vraiment l'impression que le gouvernement fait semblant de ne pas voir ou bien en tout cas économise sa parole publique sur ce sujet sur ces attaques de l'extrême droite qui ont aussi touché on le rappelle des politiques notamment Jean-Luc Mélenchon qui est candidat à la présidentielle.
- 22:40OuverteRéponse directe
Est-ce que ce n'est pas le signe d'une défaite culturelle ? C'est-à-dire, s'il progresse, c'est parce qu'en fait plus personne ne sait où il habite, de la Macronie jusqu'à LR. On a vu encore le week-end dernier leur débat, la primaire de droite qui était surréaliste, tant elle accréditait les thèses de l'extrême droite. Je suis désolé quand Eric Ciotti explique qu'il faut empêcher les femmes voilées d'aller à l'hôpital. On a basculé dans la droite extrême, dans l'extrême droite. Est-ce que finalement ce n'est pas justement cette porosité, après tout, des gens qui ont été ministres, qui sont députés dix des horreurs, donc nous aussi on peut en dire.
- 36:11OuverteRéponse directe
100 000 signatures à votre pétition en moins de deux mois, un record. Est-ce que vous êtes satisfaite ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:50InvitéFait
« tout a commencé il y a 15 jours, je crois, quand on a publié cette grande enquête sur des soutiens d'Éric Zemmour qui tiraient dans une forêt sur des caricatures de juifs, de musulmans, de noirs. »
- 8:40InvitéFait
« j'ai vu déferler sur mes réseaux sociaux de nombreuses menaces, des insultes, des menaces de mort, aiguillées par lui, par d'autres aussi, parce que ma photo a circulé sur les comptes Instagram, Telegram, d'anciens porte-parole, de générations identitaires, etc. »
- 9:40InvitéFait
« sur nos visages, des cibles rouges, un nombre de points que ça rapporterait de nous abattre, c'est très sinistre tout ça, 88, comme HH à Hitler, longue légende et un lien dans cette légende qui renvoie vers un site où on peut acheter des armes, tout simplement. »
- 11:40InvitéChiffre
« c'est une chaîne Telegram qui, il y a plusieurs années, historiquement, elle avait atteint plus de 10 000 abonnés, je crois. »
- 12:00InvitéFait
« ils ont tendance à clôturer les chaînes qui sont utilisées par les réseaux terroristes islamistes type Daesh et par les groupes néo-nazis à portée internationale et réellement terroristes. »
- 21:30InvitéFait
« Laurent Nunez qui est en charge de ces questions-là au gouvernement a dit à plusieurs reprises oui, il y a un risque d'attentat d'extrême droite en France. »
- 27:40InvitéFait
« il y a des migrants de 16 17 ans qui ont été accusés d'avoir menti sur leur âge ils auraient eu 18 ou 19 ans et ils auraient dit qu'ils en avaient 16 ou quel grave mensonge et on les a envoyés en prison plusieurs mois en France juste pour avoir menti sur leur âge il s'avérait en plus qu'ils n'avaient pas menti ça a été démontré ensuite mais on les a envoyés en prison on leur a réclamé jusqu'à 100 000 euros de remboursement les aides qu'ils auraient perçues de la part de l'état français un calcul totalement farfelu et des dizaines de migrants ont subi ça »
- 33:10InvitéChiffre
« il y a un an Morgan Keen 25 ans est tué d'une balle par un chasseur alors qu'il coupait du bois dans son jardin un petit second le drame se déroule alors dans le lot mais est loin d'être isolé entre 1998 et 2020 c'est plus d'un demi-millier de personnes promeneurs cyclistes randonneurs mais aussi simples habitants dans leur propriété ou encore des chasseurs même qui ont perdu la vie dans un accident de chasse plus largement 3800 accidents liés à la chasse ont été recensés en France depuis 1998 avec une légère tendance à la baisse depuis le début des années 2000 comme on le voit à l'écran évolution qui stagne sous la barre des 150 pardon ces dernières années heureusement que c'est seulement 150 dont entre 10 et 20 tués par an »
- 34:00InvitéChiffre
« une situation inacceptable pour une écrasante majorité de Françaises et de Français qui selon les régulières études en fait notamment celle de l'Ipsos en 2018 sont 84% à trouver cette pratique je cite dangereuse pureux cruelle pour les animaux et faisant partie certes du patrimoine français mais d'un autre âge fin de la citation »
- 33:25InvitéChiffre
« entre 1998 et 2020, c'est plus d'un demi-millier de personnes, promeneurs, cyclistes, randonneurs, mais aussi simples habitants dans leur propriété, ou encore des chasseurs même qui ont perdu la vie dans un accident de chasse »
- 33:40InvitéChiffre
« 3800 accidents liés à la chasse ont été recensés en France depuis 1998 »
- 58:53InvitéChiffre
« il y a 20 millions d'animaux qui sont tués tous les ans à la chasse »
- 58:57InvitéChiffre
« les sangliers représentent que 700 000 animaux en fait sur ces 22 millions »
- 1:06:52InvitéChiffre
« le seuil c'est 100 000 signatures en moins de 6 mois vous ça a été atteint en moins de 2 mois »
Temps de parole
- Invité24 %
- Invité 221 %
- Présentateur17 %
- Invité 312 %
- Invité 412 %
- Invité 56 %
- Invité 65 %
≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Salut à toutes et à tous et bienvenue sur le plateau du Média TV. Aujourd'hui, nous sommes le mardi 16 novembre 2021 et nous sommes lancés pour, je crois, au moins une bonne heure d'information. Une information vue par un autre prisme que celui des médias dominants, financés par les pouvoirs établis ou une poignée d'oligarques vivant en toute ou partie de la commande publique. Une information qui ne se finance que par vous, qui nous regardez et qui nous aimez. Et c'est bien ainsi. La contre-matinale du Média, épisode 35, c'est parti. Aujourd'hui, vous aurez droit à deux plateaux animés par deux personnes différentes.
En premier lieu, moi, rejoint assez vite par notre confrère et camarade Mathieu Mollard du Média Street Press, dans le viseur d'une nouvelle campagne de haine orchestrée par une extrême droite néo-nazi qui ne se cache même plus dans le viseur, comme notre collègue Tahabouafs. Ainsi que les députés Jean-Luc Mélenchon et Daniel Obono. Mathieu Mollard fera le point avec nous sur cette fachosphère dont la dangerosité semble minimisée par un pouvoir qui ne condamne presque jamais et adopte même les mots et les postures de l'extrême droite sur un certain nombre de sujets.
En deuxième partie, le matiné, notre camarade Gemil parlera d'un sujet qui monte chaque jour un peu plus dans l'agenda public, la chasse. Il aura des invités en plateau et à distance. La chasse, le lobby des chasseurs, une mobilisation citoyenne inédite pour l'interdiction de la chasse pendant le week-end et les vacances scolaires. C'est tout ce dont ils parleront. Une pétition qui a entraîné l'ouverture d'une mission d'information au Sénat sera également à l'ordre du jour. Mais on commence naturellement par la titrologie. Des sujets divers et assez intéressants à la une des quotidiens nationaux.
Aujourd'hui, on commence par les unes qui sont axées sur l'international, avec le monde d'abord, qui revient sur la COP26, de manière moins énervée que Libé et Luma, dans leurs éditions d'hier matin COP26, appelées après Glasgow, des progrès et des regrets, titre Le Monde. Si je comprends bien, le fait que les énergies fossiles soient évoquées pour la première fois, c'est le progrès et le regret. C'est le fait que les engagements sur le charbon aient été amoindris à la dernière minute. Pourquoi l'Europe fait face à un regain de l'épidémie, titre à sa une Le Figaro, en parlant du Covid-19. La nouvelle vague frapperait le continent de manière inégale.
Les pays du Sud, comme l'Italie et la France, en sortiraient mieux que des pays comme la Croatie, l'Autriche, la Slovaquie ou la République tchèque. Les facteurs différenciants seraient la vaccination, les mesures sanitaires et la météo. Toujours l'international à la une de la croix. Biélorussie, l'arme des migrants, peut-on lire, en laissant affluer des réfugiés venus principalement du Moyen-Orient, et en les laissant se masser à la frontière avec la Pologne, donc avec l'Union Européenne, le dirigeant biélorusse Alexandre Loukachenko se vengerait de sanctions qui lui sont imposées par l'Union Européenne, qui ne reconnaît pas sa victoire aux élections d'août 2020.
L'international encore est toujours à la une du quotidien d'inspiration communiste de l'humanité. Le journal publie une longue interview du père de Julian Assange, journaliste et lanceur d'alerte, persécuté par Londres et Washington. Mon fils, Julian Assange, a besoin de l'asile en France, plaie de son père, John Shepton. Libération met deux sujets de société français à sa une, des sujets très importants. Au lendemain de la diffusion sur France 2 du film L'enfant de personne, adaptation télévisée de l'histoire de l'IS Loufoque, militant des droits de l'enfant et ex-enfant placé, Libé titre « Aide sociale à l'enfance, le scandale des mineurs incasables ».
Les mineurs incasables, ce sont les cas complexes qui n'ont pas trouvé leur place en foyer ou en famille d'accueil parce que trop abîmés par la vie, ils sont alors mis dans des hôtels, surveillés et souvent déscolarisés, raconte Libé, un dispositif coûteux et inadapté. Libé évoque aussi à sa une les livraisons express des courses contre la montre. En gros, toutes ces start-up qui promettent des produits livrés à domicile en 10 minutes dans les grandes villes, des start-up qui, contrairement à Uber, Eats ou Deliveroo, choisissent le salariat, mais Libé évoque une bulle spéculative. En gros, il n'y a pas vraiment de modèle économique sain et viable.
On crée son business, on le fait grossir et on cherche à le revendre. De son côté, les échos, quotidien économique propriété de Bernard Arnault, au titre, logement, les nouveautés fiscales pour 2022, on apprend par exemple qu'une carotte fiscale pour inciter les propriétaires à louer leur logement moins cher que le prix du marché sera instauré ou du moins élargi, ça existait déjà, mais ça va être plus large. C'est le dispositif appelé louer abordable.
En gros, vous êtes raisonnable dans la fixation du prix de votre loyer, du loyer de l'appartement que vous détenez et vous bénéficiez de crédits d'impôt qui vous font gagner au final plus en termes de revenus nets d'impôt que le propriétaire qui loue au prix du marché. Bref, un autre mécanisme qui consiste à faire des cadeaux fiscaux plutôt que des corrections structurelles. Et du côté des médias indépendants en ligne, deux titres que j'ai choisis pour vous. D'abord, cet article de CQFD, « Mensuel de critique et d'expérimentation sociale ». L'article se trouve sur le site de CQFD. Son titre, « Ne pas être enterré comme un chien ».
L'article raconte ses initiatives d'association de Paris à Arel, en passant par Marseille, qui mettent un point d'honneur à offrir une sépulture digne aux morts de la rue et autres personnes vivant et mourant, finalement, dans la précarité et l'isolement. C'est touchant, malgré toute la dureté de cette réalité.
Aussi cet article de Mediapart, les ménages assumés d'une des stars de BFM TV, tôt le matin, comme nous, Julien Migaud-Muller présente des infos, mais sur BFM TV, et quand il a fini, il court arrondir ses fins de mois en prodiguant des conseils en communication à des entreprises comme Bouygues Immobilier, Areva, EDF Sanofi, ou Louis Vuitton, et même à des partis politiques comme La République en marche et sa passe crème. Alors, c'est la fin de la titrologie, et ce sera bientôt le début de mon entretien avec Mathieu Mollard, journaliste, rédacteur en chef de Street Press, ami du Média TV, qui s'approche. Et moi, je me positionne pour être en situation de... Salut Mathieu. Salut.
Alors, tu étais sur ce plateau il n'y a pas si longtemps pour parler d'une enquête de Street Press sur des inquiétants soutiens d'Éric Zemmour, appartenant à la mouvance néo-nazie, et plus généralement de votre newsletter spécialisée qui enquête sur les agissements de l'extrême droite, une newsletter qui s'appelle FAF, à laquelle on peut s'abonner justement, en allant sur le site de Street Press, c'est gratuit.
Et voilà que tu reviens, parce qu'aux côtés de notre journaliste, Tata Boaf, mais aussi de politiques, comme Daniel Obono et Jean-Luc Mélenchon, tu t'es vu mettre très littéralement, très littéralement vraiment, une cible sur le front, dans le cadre d'un groupe télégramme dénommé les vilains fachos. Le média tenait à t'apporter son soutien, ainsi qu'à toutes les victimes de ces méthodes sordides, et donc on voudrait aussi savoir ce qui s'est passé. Tout commence en réalité par le travail de deux journalistes de Street Press, Pierre Plotu et Maxime Massé.
C'est Pierre et Maxime qui font la newsletter FAF dans l'essentiel, et qui produisent énormément de contenu pour cette newsletter, qui enquêtent pour nous. Et tout a commencé il y a 15 jours, je crois, quand on a publié cette grande enquête sur des soutiens d'Éric Zemmour qui tiraient dans une forêt sur des caricatures de juifs, de musulmans, de noirs. J'étais invité deux jours après sur ce plateau pour en parler, et visiblement, parmi les téléspectateurs ou les spectateurs du média, il y a quelques néo-nazis aussi.
Et cet entretien s'est retrouvé, parmi d'autres, et aussi un entretien que j'ai donné le soir même sur BFM, relayé sur un certain nombre de groupes d'extrême droite, dont celui d'un militant néo-nazi, en tout cas d'un militant ethno-différentialiste. On en a parlé sur ce plateau qui s'appelle Daniel Conversano. Cet entretien a été relayé sur sa chaîne Telegram qui compte 10 000 abonnés, 10 000 abonnés pour la plupart d'extrême droite.
À partir de là, j'ai vu déferler sur mes réseaux sociaux de nombreuses menaces, des insultes, des menaces de mort, aiguillées par lui, par d'autres aussi, parce que ma photo a circulé sur les comptes Instagram, Telegram, d'anciens porte-parole, de générations identitaires, etc., qui, eux, ne m'insultent pas directement. Ils se contentent de montrer mon visage, d'indiquer quels sont mes réseaux sociaux à leurs sympathisants, qui, eux, comprennent bien le message. Et dans les heures qui ont suivi, j'ai reçu des milliers de messages, d'insultes, de menaces. Alors des moqueries, c'est pas très grave, mais aussi des insultes et des menaces qui touchaient ma famille.
Quand on a des menaces de mort sur ses proches, c'est assez, pour euphémiser, désagréable. Et ça s'est poursuivi dans les jours qui ont suivi, jusqu'à ce que, sur une chaîne Telegram, qui s'appelle « Les vilains fachos », apparaisse un montage avec un certain nombre de visages. Jean-Luc Mélenchon, la caricature de Daniel Ombono, fait, publiée par le journal raciste « Valeurs actuelles ». Jean-Luc Mélenchon, un syndicaliste étudiant dont je ne donnerai pas le nom parce qu'il a souhaité ne pas être plus mis en avant, ce que je peux comprendre.
Et Taa, que tout le monde connaît, que tout le monde connaît très bien ici, qui, voilà, qui est ciblée aussi pour ses engagements de longue date contre l'extrême droite. Et sur nos visages, des cibles rouges, un nombre de points que ça rapporterait de nous abattre, c'est très sinistre tout ça, 88, comme HH à Hitler, longue légende et un lien dans cette légende qui renvoie vers un site où on peut acheter des armes, tout simplement. Voilà, c'est la suite.
Et cette chaîne Telegram, « Les vilains fachos », c'est pas n'importe quoi, c'est une chaîne Telegram extrêmement violente, extrêmement violente, insultante, qui partage des photos d'Hitler, qui partage des vidéos où on peut voir des meurtres de gens parce qu'ils sont racisés et dont le nom, « Les vilains fachos » fait référence, LVF, à une unité de Français qui avaient rejoint les nazis pendant l'occupation.
Voilà, et tout ça ne s'arrête pas là parce que, cette nuit encore, ils ont continué à partager des nouveaux messages insultants, ciblant cette fois-ci Harry et Halimi, avocat de Tahabouhaf et de Jean-Luc Mélenchon, le ciblant parce qu'il est leur avocat mais aussi parce qu'il est juif, donc, encore une fois, dans le racisme et l'antisémitisme.
Alors, « Les vilains fachos », c'est une chaîne Telegram qui date de quand ? Quelle est l'histoire ? Est-ce qu'elle s'est fermée ? Est-ce qu'elle s'est reconstituée ? Est-ce qu'on peut la tracer ?
Alors, c'est une chaîne Telegram qui, il y a plusieurs années, historiquement, elle avait atteint plus de 10 000 abonnés, je crois. Chose extrêmement rare, elle avait été clôturée par Telegram. Telegram a une politique très, très permissive, notamment avec l'extrême droite. Ils ont tendance à clôturer les chaînes qui sont utilisées par les réseaux terroristes islamistes type Daesh et par les groupes néo-nazis à portée internationale et réellement terroristes. Donc, il faut vraiment atteindre un level extrême pour que Telegram daigne fermer sa chaîne.
Ils avaient fermé la chaîne « Les vilains fachos », notamment après que Taha Bouhaf ait révélé qu'il listait les juifs impliqués dans la crise du Covid, qu'ils partageaient des listes d'islamo-gauchistes. Coucou, on était déjà dedans. Voilà. Ils avaient fermé la chaîne une première fois. Ils se sont reconstitués avec une nouvelle chaîne Telegram. Ils ont 2000 abonnés, je crois, aujourd'hui, mais c'est en croissance et ça va, n'en doutons pas, remonter.
Et au-delà des abonnés, il y a des gens qui partagent et donc ça fait
une sorte de nuage. Exactement. Et puis les gens qui viennent voir sans abonner parce qu'ils ont tellement peur qu'on les remonte à leur identité et qu'ils ne vont pas forcément s'abonner. Après, ça pose la question de comment on fait pour lutter contre ces chaînes Telegram. Telegram garantit l'anonymat des gens. C'est très compliqué et j'en discutais hier avec quelqu'un qui a travaillé pendant plusieurs années à fouiller, à pister les gens qui utilisaient ces réseaux cryptés et notamment dans le cadre du terrorisme islamiste.
Il disait dans le cadre de Telegram, c'est très compliqué et sur les vilains fachos, a priori, c'est des gens qui font très, très, très, très attention parce qu'ils savent que s'ils se font toper, ils risquent quand même de finir au trou. Donc, ils utilisent des puces immatriculées dans d'autres pays qui achètent à 2 ou 3 euros mais pour qu'on puisse vraiment pas les retrouver. donc c'est très compliqué et ça demande des moyens extrêmement importants pour les choper. Est-ce que le gouvernement, parce que c'est ça la question, est-ce que le gouvernement va mettre les moyens nécessaires pour attraper ces gens ?
En tout cas, il y en a qu'on connaît, on connaît Daniel Conversano, est-ce que tu peux nous en dire plus sur lui ? Parce que bon, vu qu'on le connaît, il faudrait peut-être qu'il... que les choses soient entreprises.
Daniel Conversano, c'est un militant qui, au départ, qui a fait des études de philosophie, comme quoi ça mène à tout, qui a commencé dans l'entourage de Dieudonné. Vraiment, quand Dieudonné avait déjà fait sa grande conversion à l'antisémitisme et au racisme, c'est... voilà, il était un peu l'homme à tout faire de Dieudonné, son grouillot. Il a popé, il a émergé auprès du grand public après une vidéo devenue célèbre où il est sur un plateau télé qui appartient à Dieudonné et il débat avec Alain Soral et le débat vire à la baston.
Ils se foutent sur la tronche l'un et l'autre et cette vidéo va en quelques jours faire un buzz immense sur internet, être vue plus d'un million de fois en deux ou trois jours, repartagée, ça devient un mème encore aujourd'hui, on la voit circuler et voilà, il va atteindre son espèce de gloire. A partir de ça, il va construire sa petite boutique, créer son mouvement qui est un mouvement pour se regrouper entre blancs, se communautariser entre blancs.
Lui prône le fait de partir en Europe de l'Est là où il n'y aurait pas trop d'immigrés et où il n'y aurait que des blancs et il a, tout ça est un business, il a monté une agence matrimoniale où il propose à des patriotes, des nationalistes de rencontrer des jeunes filles de l'Est, c'est assez sordide et il vend ses vidéos, ses interventions, des pseudo-cours d'histoire ou de russes pour des sommes assez élevées, plusieurs centaines d'euros l'année pour vivre et donc joue aussi de cette provoque raciste pour exister et pour pérenniser son business.
Alors, la mémoire d'Anne Franck a été salie dans ces conversations qui vous attaquent et donc du coup, on voit bien la continuité entre le vieil et l'antisémitisme qui a défiguré l'Europe au XXe siècle et ce nouveau, ce néo-nazisme, c'est important parce que beaucoup de gens ne veulent plus le voir, ne veulent plus voir que l'extrême droite est aussi antisémite et on a même vu Alain Fickelkraut lors d'une rencontre du CRIF qui faisait applaudir Éric Zemmour lui-même soutenu par cette galaxie, cette nébuleuse, c'est quand même très très antisémite et de manière assez ouvert. Bien sûr,
il y a une continuité là-dessus. L'extrême droite s'est constituée, c'est un mouvement qui existe depuis longtemps mais l'extrême droite j'ai envie de dire moderne, s'est quand même constituée à la libération sur la base en grande partie de la collaboration. C'est l'une des racines profondes de l'extrême droite. Bien sûr, au Rassemblement National, on essaye de mettre en avant les deux, trois résistants qu'ils ont eus dans les rangs du FN puis du Rassemblement National mais c'est surtout un parti issu de la collaboration. Et cet antisémitisme-là n'a pas disparu, il s'est juste additionné avec une anti-immigration, une islamophobie qui est devenue leur espèce de priorité.
C'est-à-dire qu'on est antisémite mais finalement on est encore plus islamophobe donc on est prêt pour une partie d'entre eux à mettre un peu de côté son antisémitisme. C'est le cas de Daniel Conversano. Daniel Conversano il a dit j'aurais préféré que Marine Le Pen ait le talent d'Éric Zemmour parce qu'elle au moins elle est vraiment française mais bon Zemmour a du talent donc je vais soutenir Zemmour plus que Le Pen. C'est exactement ça. C'est-à-dire qu'il est quand même antisémite mais bon il aime tellement peu les Arabes et les immigrés qu'il va faire la concession d'aller soutenir un juif. C'est quand même des esprits assez
abîmés. Tabouaf ça a dénoncé sur Twitter le sentiment d'impunité de cette fachosphère qui semble en roue libre. Est-ce que tu as vraiment l'impression que le gouvernement fait semblant de ne pas voir ou bien en tout cas économise sa parole publique sur ce sujet sur ces attaques de l'extrême droite qui ont aussi touché on le rappelle des politiques notamment Jean-Luc Mélenchon qui est candidat à la présidentielle.
Je pense qu'il y a deux choses à aborder. Il y a la parole publique et politique et là clairement il y a un silence assourdissant notamment du ministre de l'Intérieur qui pour moins que ça a fait des tweets quand même. Je ne dis pas que Mathieu Mollard justifie un appel d'Emmanuel Macron pour marquer sa solidarité. J'avoue que je serais... – Olivier Zemmour en a bien profité. – Oui, tout à fait. Mais je serais étonné que le président m'appelle et ce n'est pas ce que je dis.
Mais par contre ça aurait un certain sens politique que le ministre de l'Intérieur ou Arlène Schiappa qui est en charge des questions de discrimination au sein du ministre de l'Intérieur fasse un tweet 140 caractères 280 maintenant. C'est une énergie qu'il pouvait peut-être dépenser. Et donc là le silence est assourdissant parce que ce n'est pas l'agenda politique actuelle de ce gouvernement.
– Mais ça participe de la banalisation tout simplement.
– Évidemment, ça participe de la banalisation. Et d'ailleurs, il faut noter que dans les soutiens qu'on a eus, la gauche dans son ensemble et dans toutes ses compétences de Olivier Faure au Parti Socialiste jusqu'à des gens du NPA, etc. ont publiquement témoigné de leur soutien à l'ensemble des personnes menacées au-delà des questions partisanes qu'il y a eu quelques députés en marche qui l'ont fait, que la droite n'a pas fait la moindre virgule parce qu'aujourd'hui leur agenda c'est d'aller chercher les soutiens d'Éric Zemmour et que la Macronie est dans l'essentiel silencieuse.
Donc oui, il y a une banalisation, ils ignorent, ils ferment les yeux, ils ont des œillères parce que pour des questions d'agenda politique. Après, l'autre question, c'est est-ce que les services policiers, les services de justice mettent les moyens suffisants pour enquêter là-dessus ? Il y a un énorme retard qu'il y a eu un énorme retard parce qu'il y a eu le terrorisme islamiste qui a mobilisé et c'est légitime il ne faut surtout pas mal interpréter mes propos c'est légitime de mettre des moyens énormes pour lutter contre le terrorisme islamiste. Mais ça a créé un vide, une absence de moyens mis sur l'extrême droite.
Un retard de plusieurs années qui depuis quelques mois est en train d'être rattrapé. Les différents rapports des services de sécurité en France commencent à évoquer un risque de terrorisme d'extrême droite. La preuve, plusieurs attentats, projets d'attentats ont été démantelés en France. Et Laurent Nunez qui est en charge de ces questions-là au gouvernement a dit à plusieurs reprises oui, il y a un risque d'attentat d'extrême droite en France. Mais si on veut vraiment mettre fin à cette impunité, il va falloir mettre des moyens judiciaires réels dessus.
Parce que on l'a dit avant, Télégramme collabore extrêmement peu à la justice et si on veut débusquer les gens qui se cachent derrière certaines chaînes, je le rappelle, on partage des liens, on peut acheter des armes, il va falloir mettre des moyens supérieurs, des moyens importants. Il ne suffira pas de trois policiers qui vont faire une réquisition auprès de Télégramme qui va prendre cette réquisition, la déchirer, la mettre à la poubelle.
Il y a du renseignement humain, la majorité des personnes qui sont mises en cause se trouvent sur le territoire français.
Effectivement. Après, Daniel Conversano est parti en Europe de l'Est, mais je crois qu'il revient régulièrement en France. Il serait peut-être opportun de lui dire bonjour quand il passe la frontière.
Mais quelque part au-delà de tout ce qui est police, justice, surveillance, renseignement, est-ce que ce n'est pas le signe d'une défaite culturelle ? C'est-à-dire, s'il progresse, c'est parce qu'en fait plus personne ne sait où il habite, de la Macronie jusqu'à LR. On a vu encore le week-end dernier leur débat, la primaire de droite qui était surréaliste, tant elle accréditait les thèses de l'extrême droite. Je suis désolé quand Eric Ciotti explique qu'il faut empêcher les femmes voilées d'aller à l'hôpital. On a basculé dans la droite extrême, dans l'extrême droite.
Est-ce que finalement ce n'est pas justement cette porosité, après tout, des gens qui ont été ministres, qui sont députés dix des horreurs, donc nous aussi on peut en dire. Il y a quelque chose quand même de cet ordre-là. Et puis surtout, même l'agenda médiatique accompagne cette atmosphère terrible.
Il y a le désormais fameux combat culturel. C'est une référence à Gramsci, qui est un intellectuel communiste italien, qui a théorisé le fait que toute prise de pouvoir politique commence par une domination de la sphère culturelle, publique et médiatique. Pendant des années, la gauche a eu une production intellectuelle florissante. La gauche française est réputée mondialement pour ses productions intellectuelles. Elle a aussi, d'une certaine manière, dominé la sphère médiatique. D'ailleurs, la droite et l'extrême droite le reconnaissaient. Ils passaient leur temps à dire nous devons rattraper. Et ils ont lu Gramsci. C'est d'ailleurs assez intéressant.
qui a publiquement remis à la mode Gramsci, c'est Marion Maréchal Le Pen qui en a parlé en disant il faut lire Gramsci et il faut mener ce combat culturel. Et c'est pour ça qu'elle a créé une école pour former les cadres de l'extrême droite. Il en existe plusieurs. À Paris aussi, il existe une école qui forme les cadres de l'extrême droite française. Ils ont dit qu'il faut créer des canaux d'informations. Ils ont créé des web TV TV Liberté il y en a d'autres pour prendre la parole libérer cette parole. Et petit à petit ils infusent et ces discours-là qui naissent au sein de l'extrême droite la plus radicale par capillarité glissent jusqu'à la droite.
Il y a quelques années j'avais fait un papier un petit papier mais je vous en parle parce que c'est un exemple qui me semble intéressant. Il y avait eu toute une série de maires notamment de droite puis même certains du centre ou même un peu étiquetés à gauche qui avaient dit il faut arrêter de diffuser les matchs de l'Algérie en France parce que ça crée des débordements. Mais on voyait ça fleurir partout dans la presse régionale tout ça et finit par monter au 20h. Cette idée cet argument ce concept il était né il a été porté par le bloc identitaire celui qui a donné plus tard génération identitaire qui a été dissous récemment.
Et donc le bloc identitaire avait poussé cette idée ils avaient envoyé des tracts dans les mairies etc. puis petit à petit ils s'étaient remontés et par capillarité c'était la droite qui s'en était emparée et finalement ils n'avaient pas eu besoin de vraiment porter eux-mêmes le sujet c'est la droite qui s'était chargée de porter ce sujet-là dans le débat médiatique.
Et ça continue aujourd'hui avec des thèmes comme la ré-migration le grand remplacement toujours des victoires de cette même extrême droite alors donc je rappelle que Street Press en fait si vous dérangez c'est parce que vous êtes les journalistes qui n'avez pas arrêté en fait d'enquêter sur l'extrême droite d'alerter sur sa dangerosité et notamment à travers votre newsletter FAF FAF donc qui est disponible gratuitement les gens peuvent aller s'abonner en allant sur streetpress.com mais une fois par semaine ils ont des informations qui permettent finalement de mener ce combat des idées et de se de réaffirmer à soi-même que l'extrême droite elle est dangereuse elle agit elle ne s'arrête pas et elle engrange des victoires en raison de notre absence de réactivité.
Théophile
je vais occuper l'antenne une minute si tu me permets pour parler d'un autre sujet parce que voilà Zemmour il colonise tellement nos cerveaux que bah oui on enquête dessus pour essayer de comprendre qui il est qui il y a derrière mais je trouve ça important et vous le faites aux médias vous ne parlez pas que de ça vous essayez de mettre en avant d'autres combats on essaye aussi de le faire à streetpress hier on a publié cette enquête où on parle des menaces de mort que malheureusement on subit mais on a publié une autre enquête aussi qui est très importante qui est le fruit d'un gros travail et qui porte un vrai sujet et je voudrais en parler deux minutes c'est à Montpellier il y a des migrants de 16 17 ans qui ont été accusés d'avoir menti sur leur âge ils auraient eu 18 ou 19 ans et ils auraient dit qu'ils en avaient 16 ou quel grave mensonge et on les a envoyés en prison plusieurs mois en France juste pour avoir menti sur leur âge il s'avérait en plus qu'ils n'avaient pas menti ça a été démontré ensuite mais on les a envoyés en prison on leur a réclamé jusqu'à 100 000 euros de remboursement les aides qu'ils auraient perçues de la part de l'état français un calcul totalement farfelu et des dizaines de migrants ont subi ça je trouve qu'il est important d'en parler c'est un sujet qui n'émerge pas qui malheureusement n'émergera pas parce qu'il n'est pas dans l'agenda politique de l'extrême droite et heureusement qu'il y a des médias comme le Média où on peut faire entendre ce genre de sujet et on essaye aussi à Street Press
ce sujet aussi donc il est disponible sur le site de Street Press bien sûr s'il n'est pas relayé par les grands médias il peut être relayé par vous donc vous prenez les liens vous partagez vous diffusez à vos proches sur vos réseaux à vous aussi pour cette documentation en fait du tournant assez préoccupant que notre pays prend qu'elle soit disponible pour le plus grand nombre et je te dis encore une fois merci Mathieu merci à toi et à tout le monde on passe bientôt à notre deuxième plateau consacré à la chasse et au combat contre la chasse le week-end et les jours de vacances un plateau qui sera animé par G1000 notre copain G1000 mais avant ça c'est l'heure de la minute citoyenne je rappelle que nos abonnés et nos sociétaires ont la possibilité de nous laisser des messages au 01 48 37 33 20 je répète 01 48 37 33 20 en parlant de messages vocaux notre socio Daniel nous a laissé un message vocal sur notre répondeur dont le numéro s'affiche à l'écran dans ce message il revient sur la décision d'EDF de ne plus couper l'électricité en cas d'impédié de ses clients mais derrière le coup de com repris en boucle par les médias mainstream l'annonce ne change pas grand chose pour les personnes précaires nous explique Daniel on l'écoute
Bonjour à toute l'équipe du média et à tous les téléspectateurs ou aux personnes qui écouteront en podcast je voudrais intervenir sur la nouvelle qui concerne EDF qui dorénavant ne coupera plus les clients qui ne payent pas leur facture c'est une information qu'on a entendue pendant tout le week-end et notamment je l'ai lue sur Radio Macron je voulais dire combien cette mesure est hypocrite dans la mesure où avec 1000 watts qui seront disponibles pour les clients ces gens-là ces pauvres gens malheureusement ne pourront pas faire grand chose à part s'éclairer avoir un frigo il faut voir qu'avec 1000 watts on ne peut ni faire tourner un micro-ondes ni une machine à laver ni même un chauffe-eau pour avoir de l'eau chaude pas même une bouilloire une bouilloire c'est 2000 watts et donc voilà je trouve ça vraiment scandaleux et je m'étonne et ça me fait beaucoup de peine de voir l'association Abbé Pierre qui s'en réjouit parce que je crois que je me demande s'ils ont mesuré le fait qu'avec 1000 watts on ne peut rien faire vraiment comme je disais à part s'éclairer et donc en plus ça ne concerne que les mois d'été pour EDF il ne s'agit que d'un coût de communication qui ne leur coûte pas cher justement parce que ça ne leur coûtera quasiment rien du tout 1000 watts laisser 1000 watts aux gens ça ne coûte rien du tout un kilowattheure c'est 15 centimes donc ça ne leur coûte quasiment rien et par contre ça leur fait une bonne pub parce que ça a été repris sur tous les médias etc donc voilà je veux souligner cette hypocrisie et que ce qui m'importe c'est de montrer à quel point on est dans l'hypocrisie dans le mensonge et surtout de voir aussi que les journalistes des médias mainstream ne font rien ne font pas leur boulot parce que tout le monde aurait dû réagir de cette façon en disant mais qu'est-ce qu'on peut faire avec 1000 watts on ne peut rien faire du tout comme je le répète malheureusement mais même pas faire chauffer de l'eau un micro-ondes c'est tout de suite 1300 watts donc ça saute le compteur va sauter bref voilà et je suis aussi un petit peu étonné que Jean-Luc Mélenchon s'en ait réjoui aussi bon voilà c'est comme ça il y a peut-être d'autres personnalités de gauche s'en sont peut-être réjouies ça me surprend ils ont été trompés voilà tout simplement voilà merci pour le média de tout ce que fait le média des reportages des informations et je souhaite bonne continuation au média avec toute mon amitié à bientôt au revoir bonjour à toutes et à tous merci de suivre cette 35ème édition de la contre-matinale du média en direct ce matin du 16 novembre 2021 ou en replay alors j'ai le plaisir d'animer cette seconde partie d'émission où nous allons aborder un sujet d'actualité brûlant qui prend toute sa place dans la course aux présidentielles de 2022 il y a un an Morgan Keen 25 ans est tué d'une balle par un chasseur alors qu'il coupait du bois dans son jardin un petit second le drame se déroule alors dans le lot mais est loin d'être isolé entre 1998 et 2020 c'est plus d'un demi-millier de personnes promeneurs cyclistes randonneurs mais aussi simples habitants dans leur propriété ou encore des chasseurs même qui ont perdu la vie dans un accident de chasse plus largement 3800 accidents liés à la chasse ont été recensés en France depuis 1998 avec une légère tendance à la baisse depuis le début des années 2000 comme on le voit à l'écran évolution qui stagne sous la barre des 150 pardon ces dernières années heureusement que c'est seulement 150 dont entre 10 et 20 tués par an une situation inacceptable pour une écrasante majorité de Françaises et de Français qui selon les régulières études en fait notamment celle de l'Ipsos en 2018 sont 84% à trouver cette pratique je cite dangereuse pureux cruelle pour les animaux et faisant partie certes du patrimoine français mais d'un autre âge fin de la citation ce qui n'empêche pas Emmanuel Macron président de la République de régulièrement accéder aux demandes de la FNC la Fédération Nationale des Chasseurs comme par exemple en divisant par deux le tarif du permis de chasse depuis 2018 passant de 400 à 200 euros par an et en accédant volontiers au discours lobbyiste voulant faire des chasseurs je cite les premiers écologistes de France Emmanuel Macron en étant évidemment conscient du poids électoral des 1,1 million de chasseurs et d'une partie du monde rural les soutenant bon malgré tout malgré tout ça selon un sondage IFOP pour le JDD publié en début novembre dernier du coup 69% des françaises et français se disent favorables à l'interdiction de la chasse le week-end et pendant les vacances scolaires et c'est justement une des mesures exigées par une pétition lancée le 10 septembre dernier par l'entourage de Morgan Keen tué je le rappelle un an plus tôt alors cette pétition vient de dépasser le seuil des 100 000 signatures en un temps record moins de deux mois et elle a la particularité d'avoir été déposée sur la nouvelle plateforme des e-pétitions créée début 2020 par le Sénat français qui permet à tous citoyens de proposer la création d'une mission d'information sénatoriale ou de soumettre une proposition de texte législatif en vue de son inscription à l'ordre du jour dans l'Assemblée voilà pour ce qui est du contexte de l'entretien que je vous propose donc ici ce matin et pour ce faire je reçois trois invités d'abord Stran Brunivski bonjour à ma gauche merci d'être là vous êtes fondateur et porte-parole du collectif AVA qui réunit des personnes en lutte contre la chasse à court voilà merci d'être présents physiquement sur ce plateau ce matin je reçois aussi Léa et Mila en direct du LOT grâce à la visioconférence alors elles sont amies et proches de Morgan Keen elles ont créé le collectif Un jour un chasseur après sa mort fin 2020 et sont aussi les auteurs de la dite pétition merci d'avoir accepté mon invitation vous nous entendez ?
oui merci merci à vous merci bonjour parfait et ma première question est pour vous alors voilà 100 000 signatures comme je disais dans l'intro même 116 000 à l'heure où on se parle à votre pétition en moins de deux mois un record il a été annoncé d'ores et déjà qu'une mission d'information allait être ouverte au Sénat est-ce que vous êtes satisfaite d'abord ? est-ce que vous pensiez avoir atteint l'objectif si vite ?
alors non on a été surprise d'atteindre les 100 000 signatures en deux mois on pensait vraiment que ce serait un travail beaucoup plus difficile on avait bien sûr l'espoir de les atteindre en six mois mais sûrement pas aussi vite et du coup oui pour nous c'est quand même un énorme succès dans la mesure où ça montre qu'il y a un vrai besoin et une vraie nécessité des gens que les choses changent et maintenant pour nous ça montre que le problème il a vraiment une ampleur qu'on ne peut plus ignorer donc maintenant si le Sénat décide de nier ce problème là c'est de la mauvaise foi en fait parce que le problème il est là et le fait qu'on y soit arrivé aussi vite ça en est la preuve d'accord bien sûr alors est-ce que vous pouvez nous rappeler pour commencer succinctement les principales requêtes de votre pétition s'il vous plaît alors on a cinq principales donc la première le dimanche et le mercredi sont chasses pour que tout le monde puisse profiter de la nature une formation plus stricte et un renforcement des règles de sécurité qui sont aujourd'hui insuffisantes en troisième mesure un contrôle et un suivi des armes de chasse et des comportements à risque nous demanderons aussi des sanctions pénales à la hauteur des délicos mis et enfin la libération de la parole et la reconnaissance des victimes de la chasse par l'état avec la mise en place systématique d'un soutien psychologique et financier ma foi tout ça n'est pas si radical finalement et bien mesuré à l'origine de cette pétition pour rappeler et la création de votre collectif un jour un chasseur le drame de votre amie Morgane vous qui vivez en zone rurale est-ce que du coup est-ce que c'est la première fois dans le lot pour vous situer dans le sud de la France est-ce que c'était la première fois que vous vous y retrouvez confronté à cette violence finalement et à la chasse en général alors non parce que je pense que tous les gens qui ont grandi à la campagne ils sont confrontés depuis l'enfance personnellement je n'avais jamais eu de problème aussi grave et je ne pensais pas que je ne m'étais jamais dit qu'il y avait un risque réel réel mais depuis toute petite nos parents nous disaient tout le temps quand on allait se promener de crier de chanter dès qu'il y avait des chasseurs on n'était jamais en tout cas eux ne se sentaient pas en sécurité pour nous nous on était jeunes et on n'avait pas forcément conscience du danger réel mais on a toujours eu cette notion de risque et de danger qui était très présente dans la campagne vous avez grandi vraiment avec ces habitudes là à chanter faire du bruit sans forcément vous rendre compte et du coup ça a été l'élément déclencheur pour la création de votre collectif ce drame finalement ou alors c'était quelque chose sous-jacent déjà avant non je pense que c'était l'élément déclencheur parce que enfin je pense parler aussi du coup pour Mila on n'avait pas forcément conscience que les choses elles pouvaient changer c'était un petit peu c'était comme ça quoi ça va être qu'aux autres finalement enfin quelque chose de ce type là non ?
pardon ?
il y a quelque chose de ce type où l'accident peut arriver qu'aux autres on ne pense pas que ça peut nous toucher dans notre réalité oui voilà et puis les chasseurs ça faisait partie de notre quotidien et même ça ne voulait pas dire qu'on cautionnait ce qu'ils faisaient ou quoi que ce soit mais c'était plutôt comme si on n'avait pas forcément de main mise là-dessus et en fait quand on s'est rendu compte que des choses comme ça pouvaient arriver et que c'était aussi grave et que le problème il était d'une telle ampleur en lisant du coup des témoignages d'autres gens qui subissaient tous les jours des abus et des violences de la part des chasseurs on s'est dit ben en fait si il faut faire quelque chose parce que c'est pas normal qu'il y ait autant de gens qui souffrent d'une minorité en fait et de leurs actions tous les jours de la semaine à la campagne d'accord merci alors à mes côtés pour rappeler il y a Stan Brunivzeski fondateur et porte-parole du collectif AVA pour Abolisson la Vénérie aujourd'hui créé en 2016 dans la forêt de Compiègne au lieu des chasses à cours alors une première question pour vous à l'instar de Léa et Mila qu'on l'entend depuis tout à l'heure avec un jour à chasseur est-ce que la création d'AVA est née aussi d'un drame dans votre entourage ben tout à fait en fait et je tiens à saluer l'approche qui a choisi un jour à chasseur qui connaît un grand succès aujourd'hui nous avec AVA on a procédé un petit peu de la même manière en début en 2016 pas avec un drame aussi grave évidemment mais il fallait qu'on fasse ressortir l'ambiance et l'atmosphère dans les campagnes françaises autour de la chasse à cours donc on a commencé par recenser des incidents que nos proches et leurs amis avaient connu avec la chasse à cours et ce qui nous est remonté assez vite c'est qu'il y avait beaucoup de gens qui par exemple avaient dû sortir de chez eux pour protéger des animaux sauvages qui allaient être tués dans leur rue sur leur trottoir des gens qui devaient défendre leur maison et leur jardin face à des types en redingote du 19ème siècle qui rentraient chez eux qui sautaient leur palissade pour tuer les animaux des gens qui allaient au boulot sur une voie rapide à 80 par exemple et qui se voient la route coupée par des chiens qui traversent n'importe comment qui manquent de les écraser et quand ils klaxonnent ils se font fouetter leur capot de voiture par des aristocrates en redingote donc tout ça il a fallu le montrer parce que pour qu'il y ait une vraie mobilisation pour changer les choses en fait la première chose à faire pour que les gens se mobilisent il faut d'abord briser l'omerta en fait il faut d'abord qu'ils arrivent à s'exprimer et ce que fait un jour un chasseur c'est vraiment magique dans le sens où ils donnent une plateforme et nous aussi c'est ce qu'on a fait avec la chasse à cour pour que les gens puissent raconter tout ça pour ensuite pouvoir synthétiser leurs aspirations avoir un plan pour changer le monde et c'est comme ça qu'on commence oui en effet effectivement on peut tout ça revoir sur votre site du coup ava-france.com ou org org org voilà je viens de doute alors Mila et Léa au centre de vos rendez-vous en fait on le voit dans le texte de votre pétition il y a les armes à feu vous listez quelque part dans le texte quelques cas d'homicides récents et plus précisément de féminicides j'ai remarqué perpétrés par des hommes détenteurs d'armes à feu pour la chasse ma question est très simple en fait qu'est-ce que vous dénoncez précisément ici et est-ce que pour vous l'encadrement de la délivrance d'armes à feu en France est suffisante ?
on ne vous entend plus voilà merci en fait on s'est rendu compte du coup en lisant bon ça c'était surtout en lisant des articles de presse qui avaient énormément de trucs divers même hors actions de chasse qui étaient liées à des armes à feu et à la détention pardon d'armes de chasse donc on pense par exemple il y a pas mal de féminicides qui ont été commis par des armes de chasse le chiffre donné par Marlène Chappin en 2019 je crois que c'est 31% en France c'est armes à feu en fait mais dans les statistiques on n'a pas de statistiques si c'est des armes de chasse ou des armes de blois et on pense voilà par exemple l'année dernière en juin il y a une marque de famille qui s'est fait tuer par son ex-compagnon qui était détenteur d'un permis de chasse alors qu'il était connu de la justice pour des faits de violence conjugale donc nous on a un problème par rapport à ces armes qui sont détenues par des chasseurs de manière totalement légale quand bien même ils ont des voilà il n'y a pas de suivi psychologique en fait le permis de chasse n'est pas suffisant par rapport à ça on n'a pas de garantie en fait que ces gens ils sont compétents et qu'ils puissent voilà qu'ils ont les capacités physiques comme psychiques de détenir une arme à feu chez eux et pour nous il y a un vrai laxisme par rapport à ça en fait c'est pas anodin d'avoir une arme chez soi c'est pas enfin c'est on parle pas de n'importe quel autre outil qu'on utiliserait dans n'importe quel sport c'est une arme et on peut s'en servir donc ça c'est un premier problème et le deuxième c'est l'hérédité en fait des armes quand un chasseur meurt il peut donner son il peut léguer son arme à son successeur en fait à son fils à son petit-fils n'importe quoi et en fait cette personne-là n'a pas besoin de permis de chasser ni de licence de tir pour avoir l'arme légalement chez elle en fait il a besoin d'un certificat médical pour pouvoir la posséder légalement donc ces armes elles ne sont pas neutralisées le nombre de chasseurs il a baissé de plus d'un million depuis les années 80 et en fait toutes ces armes-là elles sont où ?
donc nous la question qu'on pose à l'État c'est ça est-ce que vous savez où elles sont ces armes qu'est-ce qu'on en a fait et est-ce qu'on peut avoir un droit de regard là-dessus en fait et on peut d'ailleurs faire un lien avec la première partie de l'émission où on apprenait que des personnes peuvent commander des armes en ligne sans problème et les recevoir par la poste il y a vrai souci en fait autour des armes on le voit bien que ce soit la question de la chasse mais aussi la question de l'extrême droite comme on l'a abordé en première partie de l'émission alors une autre question mais qui fait suite à cela pour Stan il y a 80% des humains je le rappelle qui vivent en milieu urbain en France aujourd'hui et du coup on se pose la question suivante est-ce que comme nous sommes l'écrasante majorité à vivre en ville est-ce que la question de la chasse est une question exclusivement rurale ?
c'est un petit peu une manière un peu trop simpliste de voir les choses si on prend ça de l'angle sociologique les chasseurs aiment bien se présenter comme ça comme des représentants de la ruralité qui seraient attaqués mais en fait quand on voit les CSP des chasseurs il y a beaucoup plus de personnes de cadres sub que d'agriculteurs en fait et cette question sociologique cet angle sociologique il cache en fait que c'est une question politique derrière le terme de ruralité qui est utilisé par les chasseurs c'est vraiment un terme identitaire et en fait ça regroupe plus une question de classe et une question de mode de vie et une question de pouvoir aussi qu'une question sociologique il y a beaucoup de gens dans les campagnes françaises qui en ont marre de la chasse tous les sondages le disent et surtout de la chasse à cour où vraiment il y a genre 80% des habitants des zones rurales qui en ont marre et qui n'en peuvent plus et qui subissent ça en fait et cette question identitaire autour du terme de ruralité il y a derrière une question de refus général du progrès en fait de refus général de l'avancée de la société de plus en plus pacifiée de plus en plus civilisée et on le voit avec la chasse à cour qui est vraiment une pratique qui est tenue par ce qui reste de l'aristocratie en fait une classe vraiment réactionnaire par essence et donc c'est normal qu'ils utilisent des termes réactionnaires pour se défendre et la chasse et la chasse à cour c'est un petit peu un bastion de ça et pour rappeler encore une fois je crois que votre activité de suivre ces chasses à cour ça date de plusieurs années et plusieurs fois par semaine c'est ça ?
oui c'est ça nous en fait on suit les chasses à cour ça a commencé à Compiègne mais maintenant on a des antennes dans 15 forêts en France et tous les mercredis tous les mardis tous les samedis on a des gens des habitants des campagnes directement de ces villages directement concernés qui suivent les chasses à cour en forêt entre chaque chasseur entre les arbres pour vraiment documenter tout ce qui s'y passe et on fait face à une certaine violence des fois c'est vrai que c'est difficile mais c'est un boulot démocratique à faire parce qu'il faut informer les gens en fait et sinon ça ne pouvait pas être fait bien sûr et puis en parlant du coup de récolter finalement des témoignages comme c'est le cas là c'est le travail aussi d'un jour un chasseur mais Léa et Milla je ne sais pas si vous nous entendez toujours vous êtes encore là parfait parfait voilà depuis une année vous avez travaillé sur le fait de récolter des témoignages comme le fait Ava de son côté qu'avez-vous appris de ceci en fait finalement depuis une année alors en fait on s'est rendu compte quand on a voulu récolter des témoignages qu'il y avait beaucoup de choses en fait qu'on ignorait qu'on ne savait pas qu'il y avait beaucoup de règles qui posaient problème alors notamment tout ce qui était lié en termes de communication débattue c'est à dire que les gens ne savaient pas où regarder les horaires les dates les périmètres débattus des choses comme ça il n'y avait pas un accès une espèce d'application systématique où la population pouvait se renseigner et pouvait donc avoir accès à ces informations-là et donc il y avait tout un problème c'est à dire que quand Morgane est mort on s'est demandé comment ça se fait qu'un homme peut être tué dans son jardin et quand on a regardé les règles et qu'on a vu qu'effectivement la seule distance autour des maisons était de 150 mètres alors qu'ils ont des armes qui tirent jusqu'à 2 km donc ça c'était une des premières questions qu'on s'est posées enfin que c'était complètement insuffisant il y avait toutes ces questions d'alcool aussi à la chasse on s'est rendu compte qu'il n'y avait aucune loi qui interdisait aujourd'hui le fait de pouvoir avoir de l'alcool et donc voilà donc en fait on s'est rendu compte en gros c'est tout ce qu'on demande dans notre pétition pour nous qu'on présente dans notre pétition c'est ce qui pour nous manque aujourd'hui en termes de loi qui semble être de bon sens par rapport aux sanctions pénales aussi on s'est rendu compte que beaucoup de victimes n'étaient pas entendues qu'elles allaient déposer plainte que leur plainte n'était pas prise en compte ou était classée sans suite alors que même parfois quand il y avait des tirs dans des maisons le chasseur était identifié etc mais c'était quand même classée sans suite ou alors quand il y a des cas d'homicide c'est le prix d'un iPhone en fait qui doit payer en termes d'amende 500 euros 500 ou 1000 euros jamais de prison quasiment que du sursis donc voilà donc tout un certain nombre de choses qui vraiment posent question finalement vous avez découvert une sorte finalement de no man's land j'ai l'impression parce que là c'est des choses que vous m'aviez confié déjà lors de la préparation de l'émission le fait que moi je ne savais pas qu'on pouvait chasser sous l'état d'ébriété c'était pas illégal c'est complètement dingue et les homicides d'ailleurs qui sont souvent classés comme accident chose que vous ne voulez pas utiliser comme terme surtout pour vous ce sont des drames et d'ailleurs vous pouvez peut-être m'expliquer en quoi pour vous ce n'est pas un accident parce qu'on a la FNC et leur porte-parole qui nous disent sur les plateaux de télévision que voilà ce sont des accidents au même titre qu'il y a des morts du tabac des morts de la chasse comme des morts de la route est-ce que c'est pour vous quelque chose de juste ou qu'est-ce que vous en dites en fait en vrai ?
Alors il y a deux choses dans ce que vous dites qui sont intéressantes effectivement on entend souvent ça c'est la faute à pas de chance le risque zéro n'est pas donc nous on avait été choqué après la mort de Morgane par un article de la Dépêche je crois qu'il disait que en gros toutes les règles de sécurité avaient été respectées et en fait on s'est dit ah oui donc ça veut dire qu'il y a une possibilité pour que les règles de sécurité soient respectées et que malgré ça il y a des gens qui meurent ou des gens qui soient blessés et en fait c'est juste pas acceptable enfin pour nous du coup donc là ça veut clairement dire que ces règles elles ne sont pas suffisantes et qu'elles sont meurtrières ça c'est une première chose et la deuxième chose c'est la notion d'accident qui est choquante dans le sens où en fait elle accepte que ces choses là arrivent elle banalise le fait qu'on puisse mourir aujourd'hui par arme à feu en France au XXIe siècle et pour nous c'est pas acceptable d'utiliser ce terme comme si c'était effectivement comme si c'était un accident de la route ou comme si c'était n'importe quoi dans le sens où on a une arme l'arme la fonction première de l'arme c'est de tuer et c'est pas de se déplacer comme un véhicule et donc à partir de là on peut pas parler enfin pour nous on peut pas parler d'accident c'est un terme beaucoup trop beaucoup trop anodin en fait et ça n'a rien d'anodin de se faire tuer dans son jardin par un chasseur j'imagine que Stan vous partagez le point de vue ou peut-être quelque chose en complément en parfaitement j'ai rien à ajouter parfait alors on va revenir sur la pétition j'avais envie de préciser que quelque part une pétition comme vous le faites là c'est unir un certain nombre de personnes beaucoup de personnes et faire pression sur le pouvoir politique pour le contraindre d'aller vers un sens précis que vous défendez ici alors c'est exactement aussi le rôle d'organisation comme la FNC qui en 2017 avait formulé 22 propositions de réformes à destination des candidats à la présidentielle de l'époque et un certain Emmanuel Macron lui avait répondu regardez le rattachement de la chasse à l'agriculture est une mauvaise idée moi je pense que vous devez rester les garants de la biodiversité terrestre et à ce titre il faut donc que la chasse reste dans le giron du ministère de l'environnement avec justement la préservation des équilibres et des distinctions que vous souhaitez sur les pouvoirs de police la chasse doit être au coeur de la biodiversité Agence française pour la biodiversité alors que les opposants à la chasse y sont largement représentés les chasseurs ont été délibérément exclus de l'agence française de la biodiversité qui vient d'être mise en place en janvier 2017 si demain l'ONCFS devait intégrer l'AFB les chasseurs souhaitent que les missions d'ingénierie et de recherche sur la faune sauvage de cet établissement public reviennent aux fédérations de chasseurs les structures de la chasse pensent qu'il n'est pas du ressort d'une agence de la biodiversité de gérer la police de l'environnement et de la chasse qui ont vocation à être coordonnés à l'échelon local dans un corpus spécialisé de police de la nature via la gendarmerie sous l'autorité des préfets et financés par l'État Vous n'êtes plus entendus On ne peut pas construire sur le terrain une vraie action pour la biodiversité si vous n'êtes pas représentés Donc ça je souhaite véritablement que l'expertise que vous représentez et votre action puisse être associée à l'AFB dans sa gouvernance et ses travaux Et j'entends ce que vous portez en particulier en matière de police de la nature Vous demandez la création d'une police de la nature regroupant police de la chasse et de la pêche rattachée au ministère de l'Intérieur Sur ce point il faudra voir ce qui est le plus efficace Ce qui est sûr c'est qu'on ne peut pas vous demander de contribuer pour cause commune sans être sûr que vous avez un juste retour Alors voilà nous voulons de voir ensemble un extrait vidéo réalisé par la FNC en 2017 Alors Stan pour commencer le 1er janvier 2020 La chose a été faite L'ONCFS donc l'Office national des chasseurs de la chasse et de la faune sauvage a été fusionné avec l'Agence française de la biodiversité créée 4 années plus tôt C'était une des demandes des chasseurs et Macron a donc accédé à cette requête C'était une demande donc 2 avec dans les tuyaux Cette autre demande cette forte motivation a créé une police de la nature On va en parler ensemble Mais d'abord avant d'aborder cette question une autre Est-ce que cette fusion est une bonne nouvelle ?
Cette fusion elle ne change pas vraiment les choses en tant que telle C'est que c'est une nouvelle institution bureaucratique qui n'est pas gérée de manière démocratique puisqu'elle soumet encore la nature à des intérêts financiers industriels qui voient la nature en termes de ressources On le voit par exemple au conseil d'administration de l'OFB qui remplace l'ONCFS Il y a beaucoup de gestionnaires de l'ONF qui voient le bois comme une ressource Il y a aussi des gens qui voient la nature en termes de ressources et de l'autre côté on a ceux qui voient la nature comme un loisir qui voient par exemple les forêts comme des grands terrains de jeu des grands parcs d'attraction où les animaux le gibier serait aussi une ressource pour eux Alors qu'en 2021 on a plus besoin de science on a plus besoin de valeur écologique pour guider notre société vers un meilleur rapport avec la nature et donner ça entre les mains de ces gens pour nous c'est pas suffisant donc ça ne change pas grand chose évidemment mais c'est le reflet de notre société actuelle ça ne change pas grand chose il n'y a pas une je pourrais dire une aggravation de la chose ou alors c'est la suite logique finalement de cette lecture capitaliste de la gestion de la nature C'est exactement ça et en fait le pouvoir reste dans les mêmes mains donc ça ne fait qu'empirer tant que les choses ne changent pas radicalement Ok alors ensuite donc cette volonté de créer une police de la nature qui d'ailleurs revient ces derniers jours pour rappel vous allez le voir à l'écran le 13 novembre dernier dans le JDD Willy Schraen qui est le président de la FNC le président des chasseurs de France déclarait je cite nous avons un rôle à jouer en matière de police de proximité fin de la citation il imagine ces troupes de chasseurs quelque part je pense en relais des gendarmes locaux pour lutter contre la délinquance environnementale disent-ils qu'est-ce que ça veut dire précisément Stan est-ce aussi là une bonne chose ?
Bon je suis sûr que les filles d'un jour un chasseur ont beaucoup à dire là-dessus mais c'est vrai que si les chasseurs se permettent de dire des choses comme ça bon c'est un marronnier c'est quelque chose qui revient assez souvent en 2017 ils avaient proposé d'avoir le statut spécial de chasseurs vigilants vous savez il y a les voisins vigilants qui sont directement en lien avec la police eux ils demandaient un lien direct avec la police pour pouvoir mettre des amendes aux gens mais ce que ça montre c'est qu'en fait ils se sentent légitimes pour porter ça c'est un état d'esprit en fait c'est qu'en fait concrètement sur le terrain les chasseurs ont déjà le pouvoir ils ont déjà le contrôle et on le voit avec la chasse à cour par exemple un an après le début de la contestation vraiment forte qui a été portée dans l'Oise où il y a des gens comme je disais qui suivaient les chasses à cour qui protégeaient leur village des invasions le préfet de l'Oise est allé à l'AG des chasseurs et il a déclaré chasseurs passer à l'action il a appelé les chasseurs à se faire justice eux-mêmes en fait contre leur opposition qui en fait je tiens à le répéter est de 86% en fait dans la population française donc c'est vrai que les chasseurs ont déjà cet état d'esprit où ils ont déjà le pouvoir en fait et ça le fait d'avoir le statut d'auxiliaire de police ça apporterait pas grand chose ce serait un petit pas de plus dans cette direction mais non rien de plus Alors Léa, Emila est-ce que vous avez une chose à ajouter ?
Quel est votre point de vue vous sur le fait que là une demande a été répétée elle est pas nouvelle mais une demande d'avoir une partie des chasseurs ou les chasseurs en lien avec le ministère de l'intérieur c'est quand même pas rien quel est votre avis sur la question ?
Du coup pour nous en fait c'est de la diversion c'est pas vraiment le débat en fait pour nous la question c'est vraiment quand est-ce qu'on va prendre des mesures pour qu'il n'y ait plus de morts qu'il n'y ait plus de blessés que les chasseurs ils arrêtent de faire n'importe quoi et le fait que pour nous ça sort de nulle part et moi je vois même pas l'intérêt ça me semble complètement absurde cette proposition de Schran qui date d'ailleurs de 2017 Je pense que le débat il est pas là Oui bien sûr et ça date du coup de 2017 et même plus tôt et on a vu le président Macron le candidat à l'époque ne pas être opposé à cette question et finalement en discuter avec eux c'est quelque chose qu'ils vont le faire alors là on a un deuxième magnéto qu'on va voir ensemble puisqu'il s'agit de ce fameux Willy Schran qui est je répète le président des chasseurs qui avait fait parler de lui trois jours plus tôt trois jours plus tôt de cette sortie dans le JDD c'était donc le 10 novembre dernier sur RMC il était confronté à ce moment-là à des images montrant des dents parqués dans des animaux tu pourrais être tué dans un enclos encore une fois sa réaction a déclenché un tollé regardez plus tôt strictement rien compris j'ai rien compris à la chasse je vais te l'expliquer je vais te l'expliquer je vais te l'expliquer ce que t'as pas compris en quoi c'est bien de dire une pauvre bête toi tu penses qu'on est là pour réguler ah bah oui mais c'est ce que j'espère mais t'as pas compris ah bah alors si vous êtes pas là pour réguler c'est là pour tuer mais t'as pas compris t'as pas compris que nous c'est une passion t'as pas compris qu'on prend du plaisir dans l'acte de chasse à tuer ça en fait partie mais t'as pas compris ça tu crois que nous on va devenir effectivement les petites mains de la régulation et que demain on va dire la chasse mais t'es affreux ce que tu dis mais c'est la vérité mais t'as pas compris au moins c'est franc mais t'as pas compris bah oui mais c'est ça la chasse aussi moi mon métier c'est pas chasseur j'en ai rien à foutre de réguler moi je vais à la chasse parce que c'est une transmission extraordinaire dans ma passion et j'y prends du plaisir j'en ai rien à foutre de réguler pour le citer j'aimerais votre réaction Léa, Emila puis Stan juste après justement en fait là ce qui était intéressant c'était que le principal argument des chasseurs qui ait leur utilité liée à la régulation et du coup là enfin on le savait assez bien fallacieux mais là au moins il est complètement assumé parce que donc ce qu'il faut savoir c'est qu'un certain nombre d'espèces sont classées comme nuisibles sur des critères qu'eux-mêmes déterminent et que enfin voilà il n'y a aucune étude pour supporter cela enfin je pense au renard au putois par exemple qui montre qu'en fait justement il n'y a pas du tout cette matière à poser cette caractéristique donc voilà et sachant que cette question de la régulation concerne principalement les sangliers et que c'est quand on regarde le pourcentage en fait de sangliers tués à la chasse par rapport au nombre d'animaux tués au total enfin il y a 20 millions d'animaux qui sont tués tous les ans à la chasse les sangliers représentent que 700 000 animaux en fait sur ces 22 millions donc on voit bien que c'est qu'une infime partie en fait le problème de la chasse c'est pas la régulation c'est pas les sangliers je crois que l'espèce la plus tuée à la chasse sont des oiseaux qui sont absolument pas nuisibles ou même des faisans qui proviennent d'élevages donc en fait on voit que c'est bien le problème est différent après voilà la régulation ça pose quand même des questions aujourd'hui il est autorisé enfin l'engrenage est autorisé complètement légal donc on peut nourrir ses sangliers contribuer à la prolifération donc il y a fait toute cette hypocrisie qui est vraiment à remettre en question je pense et voilà et qui explose là finalement parce que là il assume c'est pas la première fois ou qu'il dit ça Stan ?
ça me paraît de la première fois mais c'est vrai que la question qui se pose là c'est qu'il admet qu'en fait les chasseurs c'est une pratique de loisirs à qui on a confié un rôle de gestion donc c'est un petit peu arbitraire mais moi qui suis qui vois la chasse à cour de près c'est une pratique précise mais dans ce monde là cette question elle est tranchée depuis longtemps parce qu'il n'y a aucune question de régulation avec la chasse à cour c'est vraiment une chasse de pur plaisir de pur réseau où on jette la bête au chien après on pense même pas à la manger donc c'est vrai que moi qui vois ça de près je rigole un peu de voir les choses dites aussi clairement c'est vrai on peut lui accorder une certaine forme de donnée de thé ou alors là qu'est-ce qui s'ajoute parce que le tollé a été énorme quand même les jours qui ont suivi beaucoup de personnes que ce soit des personnes proches du milieu animaliste ou pas du tout la gauche générale et puis pas que ça en fait au-delà de ça un tollé immense a été généré est-ce que c'est quelque chose qu'il a essayé de cacher ensuite avec cette sortie trois jours plus tard comment vous sentez la chose je ne sais pas si c'est vraiment une erreur de com de la part de Willy Schrand que c'est un personnage qui a quand même un caractère outrancier qui représente quand même une certaine partie de la population mais maintenant qu'il a un peu pignon sur rue de plus en plus là maintenant il est chroniqueur régulier aux grandes gueules et donc c'est dans ce cas-là qu'il a fait cette déclaration et c'est vrai qu'il peut se permettre de parler un peu plus et quand on parle un peu plus on dit les choses un petit peu plus franchement voilà je pense que c'est ça après sa déclaration sur la police de proximité quelques jours après je pense que c'est aussi une opération de com pour un peu voilà qu'on parle d'autre chose que sa boulette entre guillemets là je me souviens du lobbyiste Thierry Coste vous voyez très bien qui c'est qui a d'ailleurs a fait en partie démissionner Nicolas Hulot en 2018 déjà lui aussi avait ce fonds de commerce d'assumer cette parole trash en disant que je suis un chasseur je suis un tueur disait-il et qu'il aimait ça est-ce que c'est quelque chose qu'on voit que vous voyez vous chez les chasseurs autour de vous cette provocation quand vous les suivez quand vous essayez de filmer leur action ou alors c'est uniquement ces deux personnes non non en fait moi qui suis la chasse à court évidemment là les choses sont beaucoup plus claires dans ce monde là et c'est parfaitement assumé que c'est le loisir de tuer le loisir de torturer un animal pour le plaisir en fait donc il n'y a pas toute cette question de régulation comme je disais avant et c'est vrai que il y a Thierry Coste aussi qui portait ça de manière très franche et il y a aussi Debois-Guibert aussi qui était un ancien porte-parole de la chasse à court qui disait ça sur Europe 1 je crois avec Ony Bouchard de manière très assumée que c'était un plaisir pour eux de tuer il y a aussi un rapport mystique aussi à la mort à la vie c'est des valeurs un peu étranges et qui ne passent plus très bien aujourd'hui dans le monde actuel et justement on peut faire une autre question sur ce point parce que là on parle depuis tout à l'heure des animaux humains si comme ça qu'on les appelle effectivement nous sommes des animaux aussi et quid des animaux non humains Stan ?
c'est vrai que là on parle beaucoup des problèmes de société avec la circulation des armes à feu à cause de la chasse avec beaucoup d'accidents qui se posent mais c'est vrai que ceux qui font enfin qui sont en première ligne et qui subissent le plus les problèmes de la chasse c'est les animaux qui sont tués par millions qui sont élevés et qui sont torturés dans le cadre de la chasse à cour donc c'est vrai qu'il y a une question du rapport de l'humanité au reste de la nature qui se pose de plus en plus aujourd'hui on le sait mais vraiment à travers la chasse et particulièrement la chasse à cour où c'est très très visible où c'est vraiment dénué de tous les oripeaux de la régulation etc on voit vraiment les choses telles qu'elles sont c'est vrai qu'il y a une question de vision de la nature qui se pose de vision de la société et confier le pouvoir sur la nature à cette catégorie de la population là c'est vraiment un choix politique qui est fait et ça montre aussi le niveau de civilisation de notre société tant que ce sera des gens qui veulent torturer des animaux qui auront le pouvoir et qui ont confié à la gestion de la nature ça dira quelque chose de l'humanité bien sûr bien sûr alors pour revenir à vous Léa et Emila en direct du Lot pour le rappeler il y a quelques jours le Figaro titrait un an après le décès de Morgan Keane Rivrin et chasseurs du Lot tentent toujours de cohabiter alors est-ce que vous qui y vivez encore une fois comment ça se passe vraiment sur place est-ce qu'il y a toujours cette tension ou ça s'est un petit peu tassé ?
Alors en fait nous personnellement du coup on n'y vit pas en ce moment mais du coup on est en contact avec enfin il y a d'autres membres du collectif qui y sont encore et en fait ce qui est ressorti c'est qu'au début peu après la mort de Morgane il y a eu une tentative de discussion avec la fédération départementale des chasseurs du Lot qui n'ont mené à rien en fait il n'y a pas eu d'écoute il n'y a pas eu de vrai échange je pense qu'il n'y a pas de tension énorme mais c'est aussi parce qu'ils savent qu'ils n'ont pas trop intérêt à faire de remous parce que ça les a marqués aussi évidemment et que le sujet est hypersensible donc voilà après des vraies avancées non et je pense que de toute façon le niveau local c'est une chose mais au point on en est l'intérêt pour nous c'est d'aller plus loin on ne va pas faire changer ça ne servira à rien en fait ça serait bien mais pour nous le problème c'est d'avoir une loi qui soit nationale et à laquelle aucun département pourrait déroger et à laquelle aucun préfet ne pourrait proposer de dérogation ou quoi que ce soit en fait l'idée c'est que le problème il est beaucoup plus loin que Kajar et que la mort de Morgan en fait c'est pas voilà donc le local c'est bien et les gens qui sont encore sur place ils continuent à essayer de discuter etc mais ça voilà il n'y a pas vraiment d'avancée notable en tout cas en tout cas on a pu le voir notamment dans l'article de Figaro mais aussi à plusieurs reprises qui depuis ils essayent tout du moins à chaque incident à chaque drame la FNC les chasseurs locaux ou nationaux essayent de se montrer responsables qu'ils font des efforts etc parce qu'effectivement comme vous l'avez dit ça les touche aussi et puis il faut bien que ça bouche ou bien que ça avance et de l'autre côté de la France finalement parce que toi tu es au nord à Compiègne comment ça se passe aussi entre chasseurs et riverains et finalement quelles sont les attentes des gens est-ce qu'ils épousent les requêtes par exemple qu'on a dans la pétition est-ce qu'il y a une volonté d'aller vers ça bah écoute pour être très concret en fait samedi j'étais avec la chasse à cour en forêt de Compiègne et c'est vrai que c'est le chaos en fait comme tous les samedis et à chaque fois qu'il y a un incident on voit qu'en termes de communication ils font des efforts pour un peu nettoyer les choses mais sur le terrain les choses ne changent jamais par exemple samedi midi la chasse à cour a poussé un cerf en le traquant à se réfugier sur un stade de foot d'un village où il y avait un match en cours et il n'a pas pu rentrer parce qu'il était bloqué par les grilles il y a des chiens autour de lui et c'est les parents d'élèves des joueurs de foot qui ont dû enlever les chiens et sauver le cerf et les gendarmes sont passés ils n'ont rien fait les chasseurs n'ont rien fait donc c'est vraiment l'actualité brûlante des campagnes françaises tout le temps les choses ne changent pas en fait vraiment en fait voilà ce genre de choses là les images qu'on peut retrouver sur votre site internet ava-france.org sont glaçantes au même titre un peu que celle de L214 dans un autre registre avec les animaux là on voit vraiment des choses que comme je le disais en début d'interview la plupart des personnes vivant en milieu urbain ne sont pas confrontées directement avec ça finalement c'est ce surgissement de la réalité de l'achat ça court en partie dans le gendarmer en fait ça concerne les millions de français et là le travail fait par vos deux collectifs font remonter tout ça et on vise du coup à faire changer les choses de manière législative donc dans la loi alors pour terminer Léa Emila on va rappeler que votre pétition qui a déjà atteint le seuil parce que le seuil c'est 100 000 signatures en moins de 6 mois vous ça a été atteint en moins de 2 mois donc c'est un record depuis que la plateforme existe pour le rappeler alors elle est toujours ouverte jusqu'au 10 mars les signatures peuvent toujours être cumulées dessus alors quelles sont vos prochaines échéances autour de cette actualité ?
Nous on attend déjà d'être contacté par le Sénat pour savoir ce qui va se passer parce qu'on n'en a pas vraiment on ne sait pas en fait et du coup en attendant on espère que les gens vont continuer à signer nous dans tous les cas on va continuer à faire pression au maximum et à faire parler de nous et de la pétition jusqu'à ce qu'il y ait un vrai changement et dans tous les cas on ne se contentera pas d'un texte de loi ou de mesures qui ne nous conviennent pas et tant qu'il n'y aura pas des mesures fortes qui seront prises pour qu'il y ait d'autres morts ou d'autres gens qui se font tirer une balle dans la tête au volant de leur voiture on va continuer à faire ce qu'on fait Merci à vous Léa Mila Merci à Stan aussi pour votre disponibilité Merci à vous aussi internautes et spectateurs d'avoir suivi cet entretien de la contre-matinale en direct aujourd'hui ou alors retrouvé en replay sur la chaîne YouTube du Média et le site internet aussi Alors sur ce dernier sur le site internet vous pouvez aussi consulter la page soutenir pour des 1 euro et avec déduction fiscale participer à la création et à la pérennisation de cette contre-matinale quotidienne et des programmes du Média en général Prenez bien en considération l'aspect inédit de cette chaîne d'information audiovisuelle dissonante dans le paysage médiatique français en proie aux milliardaires d'extrême droite Ce projet n'existe et ne peut perdurer que si le soutien amical et financier est fort et plus il sera fort plus les programmes le seront aussi Le Média et toute son équipe que vous ne voyez pas forcément à l'écran aujourd'hui vous comptent sur vous bien évidemment N'oubliez pas aussi de vous abonner à la chaîne YouTube de suivre le Média sur les autres réseaux sociaux Rendez-vous demain même heure même endroit mais cette fois avec Théophile Kouamou d'Air à le micro et pour ma part on se retrouve ici dans quelques jours Bonne journée à tous Sous-titrage Société Radio-Canada
Sous-titrage Société Radio-Canada