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interviewyoutube.com· 25 juin 2025 19 min

DOMINIQUE DE VILLEPIN : UN NOUVEAU MACRON ? POURQUOI FAUT-IL S'EN MÉFIER (LE RECAP)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Rendez-vous sur campagne.fr. Et maintenant, place à l'épisode 59 du recap.

C'est parti. La liste des prétendants à la présidentielle de 2027 s'allonge encore. C'est désormais autour de Dominique de Villepin de se positionner.

L'ex-premier ministre de Chirak fait un retour aussi inattendu que spectaculaire sur la scène médiatique depuis quelques mois. Et ce n'est pas seulement pour commenter l'actualité, il a décidé d'entrer dans l'arène avec un mouvement tout neuf, la France humaniste, et une ambition dévoilée pour la prochaine présidentielle. Gauliste purj homme de droite assumé Villepin surprend et séduit une partie de la gauche notamment grâce à ses prises de position sur Gaza à contre-courant de sa propre famille politique.

Sa stratégie est désormais clairement affichée se poser en rassembleur au-dessus des parties, au-dessus des clivages. Ça ne vous rappelle rien ? Le coût du ni de droite ni de gauche ?

On nous l'a déjà fait. Une ficelle usée par Macron dont on sait désormais que trop bien ce qu'elle cache une politique de droite. Hier matin sur France Interre, Dominique de Villepin a déroulé son plan.

Pour lui, la politique doit partir du terrain et des français. C'est pour ça qu'il lance au mouvement dont il sera président d'honneur. Il insiste que son mouvement n'est pas partisan et ouvert à tous.

Malgré toutes les similitudes de sa stratégie avec celle de Macron en 2017, de Villepin rejette catégoriquement la comparaison. Plutôt habile quand on sait le rejet que provoque le président de la République chez les Français. On l'écoute.

Si quelqu'un est mieux placé que moi et mieux à même de défendre les idées que je porte et c'est pour cela qui décider. C'est pour cela que ma démarche elle est collective et c'est pour cela que j'ai décidé de prendre les choses en main, de me mobiliser, de créer, nous avons déjà créé plusieurs dizaines de comités locaux partout en France, de rassembler, je veux rassembler tous les élus qui le souhaitent et je veux le faire dans un esprit non partisan. Ce n'est pas ce n'est pas un mouvement partisan.

Il est ouvert à tous. L'inscription est gratuite. Il y a véritablement le choix de rassemblement.

Vous refaites le Macron 2017 là en même temps. Ce n'est pas un mouvement partisan. On est au-dessus des partis ni de droite ni de gauche.

On a on a déjà vu. On a déjà entendu. Oui, mais ça n'a rien à voir.

Moi, je je respecte les partis politiques. Ils ont leur rôle à jouer. Ils ont en tant que parti une responsabilité.

Je ne cherche pas à bousculer les deux tours du World Trade Center comme a voulu le faire Emmanuel Macron pour se retrouver dans un grand désert tout seul et incapable finalement de changer les choses en France. Je crois que les partis politiques ont leur rôle mais je crois que le président de la République, celui qui doit diriger le pays, doit être au-dessus des partis. Enarc, ancien diplomate et ministre des affaires étrangères, Dominique de Villepin mise avant tout sur son expertise des affaires internationales pour peser sur le débat actuel.

Après des années passé loin de la scène politique, préférant l'ambiance feutrée des affaires, il a fait son grand retour avec des prises de position tranché sur le droit international et sur Gaza. Adepte des belles formules et fort de sa stature, il est réapparu comme inchangé après toutes ces années. Celui qui s'est opposé fermement à la guerre en Irak en 2003 défend avec ferveur le peuple palestinien.

Il ne se laisse pas intimider quand il faut dénoncer les crimes du gouvernement israélien ou exiger la levée immédiate du blocus afin de prévenir le risque génocidaire. Ces prises de position sont dans la droite ligne de celle qu'il a toujours tenu. Sauf que depuis 18 ans, le monde a changé et la fenêtre d'Overton s'est très largement déplacée vers l'extrême droite.

Si bien que le gauliste passe désormais pour un gauchiste. Il n'y a qu'à écouter Gérard Larchet figure des Républicains, l'ancienne famille politique de de Villepin pour s'en convaincre. Domin j'ai été le ministre, j'ai du mal à faire la différence avec des propos tenus par l'extrême gauche.

Voilà c'estàd vous avez l'impression que Dem de Villepin parle comme ah sur un certain nombre de sujets. C'est en tous les cas mon sentiment mais sur sa critique qui vient qu'on peut entendre dans d'autres voix dans d'autres bouches qui est de dire que Bruno Retaillot quelle est vraiment sa différence avec quelqu'un comme Jordan Bardella par exemple sur le fond ? Écoutez, sur le fond, il y a une vraie différence.

Dites-nous, par exemple, sa vision euh sur l'économie, sa vision sur l'équilibre de la société, sa vision sur la laïcité. Euh et bien Bruno Rotaillot, c'est toute autre chose que Jordan Bardella. Pourquoi les différences sur la laïcité ?

Par exemple, sur la laïcité, vous avez un Bruno Rotaillot très attaché à la loi de 1905, très attaché à ne pas prendre le communautarisme comme une espèce de levier de levier politique. À écouter le président du Sénat, Dominique de Villepin serait donc un représentant de l'extrême gauche, là où Retaillot serait radicalement différent de l'extrême droite. Une lecture politique qui interroge mais qui est très représentative du changement de paysage actuel.

Au fil du temps, la droite s'est droitisée, glissant progressivement de ses repères gaulistes ou libéraux vers un terrain bien plus identitaire et autoritaire. Face à la montée du Rassemblement national, une partie de la droite a choisi non pas de s'y opposer frontalement, mais de limiter, croyant pouvoir séduire ses électeurs sans en adopter complètement l'ADN. Résultat des discours sur l'identité nationale, l'immigration systématiquement perçu comme une menace, l'autorité érigée en valeur suprême jusqu'à des rapprochements inquiétants sur le plan culturel et symbolique ou même la reprise d'éléments de langage comme l'ensauvagement pour ne citer que lui.

Là où la droite se voulait rempart contre les extrêmes, elle en épouse toutes les obsessions sécurité, islam frontière, déclin supposé. On assiste à une véritable mutation du paysage politique. Cette droitisation frénétique n'a pas seulement déplacé le curseur idéologique du pays, elle a aussi isolé les rares qui, comme Dominique de Villepin restent attaché à une certaine tradition humaniste, multilatéraliste et modérée.

Malgré ses envolés lyriques, ses prises de position critique ou sa standing ovation à la fête de l'huma, Dominique de Villepin reste fondamentalement un homme de droite. Rafraîchissons-nous un petit peu la mémoire. Retour à l'époque où Bernadette Chirac le surnommait Néron en référence à l'empereur romain connu pour sa cruauté et ses extravagances.

France Culture a exhumé des vieux portraits dans Libération d'attente 2006. De Villepin y est décrit comme un psychorigide exalté, doté d'une incroyable confiance en lui, affichant une morgue et une brutalité politique sans limite, méprisant les corps intermédiaires et les syndicats. Côté bilan politique, il a multiplié les attaques contre le droit du travail, mis en place un bouclier fiscal pour les plus riches.

C'est aussi l'homme qui a privatisé les autoroutes et amorcé la privatisation de Gaz de France, celui qui a instauré l'état d'urgence en 2005 face aux émeutes de banlieu après la mort de Zadbuna. l'homme qui a tenté d'imposer le contrat première embauche qui visait notamment à faciliter les licenciements sans motif après un interminable bras de fer souvent violent contre la jeunesse. Un précurseur de ce qu'on ne connaît désormais que trop bien.

Je n'ai aucune honte, assumait-il devant la rédaction de Marianne à l'amiars. Avec le lancement de son mouvement et de son retour annoncé en politique, de Villepin semble un peu plus nuancé vis-à-vis du passé. Il a changé, nous dit-il.

Je le cite, "Depuis mon départ de Matignon en 2007, j'ai eu 18 ans pour réfléchir, tirer les leçons, oublier tout orgueil et ambition personnel. Encore faut-il le croire sur parole parce qu'il ne donne pas beaucoup à voir sur son projet politique actuel. Il s'est contenté de quelques mots sur la dernière réforme des retraites d'Élisabeth Borne.

On l'écoute. Le conclave a échoué, ce qui montre bien que le problème est beaucoup plus profond que nous le croyons. Fondamentalement, la réforme des traites a cassé l'esprit de réforme dans ce pays et créé une défiance des Français vis-à-vis des projets partés portés par les politiques.

Et c'est pour cela que je proposerai dans la perspective de 2027 que nous fassions trois avancées. La première, c'est que nous reprenions le projet de la réforme à point puisque c'est une réforme qui peut-être plus lisible et plus juste. Pardon, ça veut dire que vous vous seriez au pouvoir aujourd'hui, vous arriveriez au pouvoir en 2027, vous abrogez la réforme des 64 ans.

Absolument. Et je crois qu'il faut arrêter euh de parler euh d'un âge légal euh 64 ans pour se concentrer sur le respect d'un certain nombre d'années, d'un certain nombre d'annuités et donc sortir de ce traumatisme. Vous reprenez la retraite à point de la CFDT.

Je reprends la retraite à point parce que je crois parce que je parce que je crois que cette retraite à point introduit plus de lisibilité et plus de justice. Dominique de Villepin se prononce donc en faveur de l'abrogation de la réforme des retraites actuelles pour l'instauration de la retraite à point un vieux serpent de mer en politique. Emmanuel Macron l'a venté d'ailleurs en son temps.

En gros, tout au long de votre vie professionnelle, vous accumulez des points et au moment de partir à la retraite, ces points sont convertis en pension. Plus vous avez de points, plus vous aurez une prension élevée. Une mesure d'apparence technique et indolore mais qui cache en fait une grosse arnaque.

Le point n'aura pas de valeur définie, mais celle-ci fluctuera en fonction de la démographie, de la croissance ou d'autres critères. François Fillon, à l'époque où il était lui aussi candidat à la présidence, l'avoué lui-même. Je le cite.

Le système par point, ça permet en réalité une chose qu'aucun homme politique n'avoue, ça permet de baisser chaque année la valeur des points et donc de diminuer le niveau des pensions. En Suède, où ce système a été mis en place, on remarque qu'au fil des années, les retraites diminuent comme pot de chagrin, ne perdant plus une vie digne. Une auè pour les assureurs puisque le but de tout ça est notamment de favoriser l'essort des fonds de pension à la française.

Le ville a beau vanté la justice sociale, il y a fort à parier que nous n'en ayons pas la même définition. Gardons d'ailleurs à l'esprit que les promesses de campagne n'engage que ceux qui veulent bien y croire. Souvenez-vous de ce que disait Macron en 2017.

En les 5 ans à venir, moi je ne propose pas de décaler l'âge de départ à la retraite. Ça n'est pas juste et les sacrifiés, ce sont ceux qui ont aujourd'hui autour de 60 ans. D'ailleurs, à l'époque de la loi travail qui détricotait les acquis sociaux des travailleurs, Dominique de Villepin a apporté son soutien au gouvernement Macron.

C'était il y a bientôt 8 ans. Écoutez, nous avons besoin de plus de flexibilité, de plus de souplesse en ce qui concerne notre réglementation et nous avons besoin en même temps de donner plus de protection parce qu'il faut rassurer des Français qui sont parfois en grande souffrance et en grande difficulté dans notre pays. Pour se créer un segment électoral, Dominique de Villepin ne réinvente rien.

Il reprend les mêmes poncifs que les autres, renvoyant dos à dos, LFI et le RN. Selon ses propres mots, il se décrit comme la solution pour ne pas être, je cite, prisonnier d'un clivage entre la radicalité de LFI et celle du RN, entre ceux qui prôent la révolution et ceux qui défendent la contre-révolution nationale. Sur France Interre, quand on l'interroge sur ses éventuelles alliances dans la perspective d'un gouvernement qu'il devra constituer, de Villepin bottent en touche et il noit le poisson dans des litres et des litres de digression dont il a le secret.

On écoute. Avec qui pourriez-vous gouverner ? Qui serait votre premier ministre, votre ministre des affaires étrangères, votre ministre de l'économie, des gens de l'actuelle majorité, des gens du PS, des insoumis ?

Euh, il faut faire avec ce qu'on a. Donc je je viens de décrire un paysage là. Vous venez surtout de me décrire un fond de casserole, ce qui n'est pas du tout l'approche que j'ai de la politique.

Au final, on n'ura pas de réponse et pour cause, Dominique de Villepin est bien seul. Pour l'instant du moins difficile d'aller glaner dans son ancienne famille politique chez les Républicains qui viennent d'élire massivement Bruno Rotaillot à la tête du parti. Ce dernier devrait d'ailleurs lui aussi se positionner dans la course à la présidentielle.

Selon de Villepin, Rotaillot entraîne les Républicains dans une dérive identitaire. Il ajoute que le Vendéen engage notre pays dans une course poursuite avec le RN en essayant de cocher un certain nombre de cases qui n'ont aucun effet sur le plan national mais qui ouvre un certain nombre d'incendies. Et ce n'est pas mieux quand il critique son action en tant que ministre de l'intérieur.

Je le cite à nouveau. Bruno Rotaillot devrait s'atteler à la responsabilité qui est la sienne, qui est la sécurité des Français et de renvoyer les OQTF qui présentent un danger. Encore une fois, derrière le ni de gauche, ni de droite, on retrouve les classiques de la droite quand bien même le nouveau candidat à la présidence Martel qui n'est pas pour, je cite, l'assure ni sécuritaire ni budgétaire, mais pour une politique d'équilibre et de mesure.

Un peu moins à droite que Rotaillo, c'est toujours bien à droite. Au sein des Républicains de Villepin pourrait séduire les esselés ce qu'il reste de l'aile gauche du parti comme le député du Lot Aurélien Pradier par exemple. Il compte aussi sur l'UDI, l'Union des démocrates et indépendants, le parti fondé par Jean-Louis Borlot.

Son mouvement la France humaniste sera dirigée par le maire UDI de Gargel Gones, Benoît Jiminez, qui se revendique lui-même d'une droite modérée, républicaine et sociale. Parmi ces premiers chantiers et pas des moindres, il devra donc se mettre activement à faire de la politique et à commencer par se trouver des alliés. Et vu le nombre de candidats de droite sur la ligne de départ, il va falloir jouer des coudes pour se faire une place.

Et alors si vous êtes un peu perdu dans les candidats en lis notamment à droite et au centre, je vous conseille de jeter un œil au recap du 29 avril dernier. Ça pourrait vous aider à vous y retrouver. Dominique de Villepin a néanmoins un atout de taille, une côte de popularité au plus haut.

Dans un paysage politique discrédité où la défiance envers les figures traditionnelles est devenue la norme, il fait figure d'exception. L'opinion lui est globalement favorable. Il incarne encore une certaine idée de la politique, du verbe panache et du charisme.

Une forme de nostalgie s'attache à son nom, celle d'une époque où les dirigeants parlaient haut et pas seulement en fort. Et ça, c'est devenu rare, très rare. Mais la vraie question est là.

La popularité suffit-elle à faire une candidature ? Être aimé, c'est bien. Être élu, c'est autre chose.

Et aujourd'hui, Dominique de Villepin n'a ni base militante, ni appareil, ni électorat identifié. Il lui reste 2 ans pour tout construire. Alors, c'est court mais ce n'est pas impossible.

D'autres l'ont fait avant lui. Si vous voyez de qui je veux parler. Emmanuel Macron à nouveau.

Décidément, les parallèles sont nombreux. Pour l'heure, de Villepin assure qu'obtenir les 500 signatures nécessaires pour être candidat à la présidentielle ne serait pas un obstacle au vu de tous les soutiens et les encouragements qu'il a déjà reçu. Alors, ce n'est pas un hasard s'il le précise parce qu'en 2012, il avait dû renoncer à la candidature faute de parrainage.

Entre les témoignages de soutien et les signatures concrètes, il y a parfois un gouffre infranchissable. Dominique de Villepin n'est pas seulement un candidat de droite qui cherche à rassembler au-delà des clivages, il représente aussi un réel danger pour la gauche. À un moment où la fragmentation politique pousse beaucoup d'électeurs à chercher un vote utile dès le premier tour, de Villepin peut séduire ceux qui par dépit ou par sympathie du personnage veulent éviter de basculer vers l'extrême droite ou vers ceux qui limitent.

Les discours racistes et islamophobes gagnent du terrain et son profil raisonnable peut donc grignoter des voies à gauche, affaiblissant encore un peu plus une opposition déjà morcelée. Le piège est là. Au nom du vote utile, certains pourraient choisir celui qui leur paraît le moins pire et se retrouver au final à renforcer un candidat fondamentalement ancré à droite.

Une partie de la gauche devra donc garder les yeux bien ouverts. À vouloir choisir le moindre mal. On oublie parfois ce qu'on défend vraiment.

Et on poursuit avec le reste de l'actualité politique et le projet de loi pour la refondation de Mayotte. Les députés ont validé mardi plusieurs articles du projet de loi de refondation de Mayotte. Des mesures de durcissement ont été votées.

Plusieurs concernent les mineurs. À l'initiative du gouvernement, l'Assemblée a ainsi rétabli un article qui prévoit qu'un étranger majeur puisse se voir retirer un document de séjour lorsque le mineur dont il a la charge constitue une menace pour l'ordre public. Plutôt, les députés avaient rétabli un autre article controversé permettant de placer dans une zone de rétention des mineurs accompagnant un majeur faisant l'objet d'une mesure d'éloignement.

Les députés ont aussi validé des restrictions de l'accès au regroupement familial en cas d'occupation d'un logement relevant de l'habitat informel très présent sur l'archipel. Selon l'exécutif, cette loi de programmation doit participer à la la reconstruction de Mayotte plus de 6 mois après le passage du cyclone Shido. La gauche s'est indigné à plusieurs reprises sur le contenu du projet de loi davantage structuré sur l'immigration que sur le développement économique de l'île.

On continue avec l'écologie. Plusieurs ONG et citoyens attaquent l'État français. Les associations Greenpeace, notre affaire à tous et Oxfemme ainsi que 11 habitants sinistrés ont déposé un recours pour une action climatique devant le Conseil d'État.

Fissure dans leur maison, coupure d'eau à la suite des sécheresses, inondation. Les 11 citoyens sont des victimes directes du réchauffement climatique en France. Ils dénoncent l'insuffisance du plan national récemment présenté par le gouvernement.

Celui-ci est destiné à préparer les transports, les infrastructures énergétiques ou l'agriculture à un réchauffement en France de 4 degrés d'ici la fin du siècle. Cette démarche au Conseil d'État préalable à une action justice vise à contraindre le gouvernement à renforcer sa politique en matière d'adaptation au réchauffement climatique. Hier, réseau action climat a rappelé qu'une quarantaine de mesures adoptées ces six derniers mois témoigne du recul des enjeux climatiques et écologiques en France.

On y trouve notamment la suspension de ma prime rennove, le soutien au mode d'élevage industriel et la coupe des aides sur les véhicules électriques et le vélo. On termine avec l'actualité internationale où la guerre entre l'Iran et Israël a pris fin. Le président iranien a annoncé hier la fin de la guerre de 12 jours imposé à son pays après l'entrée en vigueur du CC Le feu.

Dans la foulée, des médias américains ont révélé un document confidentiel du renseignement américain qui établit que les frappes américaines sur l'Iran n'ont en rien détruit le programme nucléaire du pays. Des révélations que Donald Trump a contesté ce matin malgré les preuves. Si la guerre a pris fin, la trêve reste fragile entre les deux pays qui ont tous deux revendiqué leur victoire.

L'armée israélienne a aussi déclaré se concentrer de nouveau sur Gaza, une déclaration de mauvais augure alors que les bombardements sont quotidiens sur les Gazaouis, tuant chaque jour des dizaines de personnes qui attendent l'aide humanitaire. Pendant ce temps en France, une discussion sur la guerre entre l'Iran et Israël est prévue ce soir à l'Assemblée. Ce débat voulu par Emmanuel Macron ne fera pas l'objet d'un vote et n'a qu'une portée limitée.

Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé. Et n'oubliez pas les milliardaires financent la haine, le média lance repost, une campagne de financement citoyenne pour y poster sur les réseaux sociaux et la TNT francilienne.

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Très bonne soirée sur le média. [Musique]

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