Retraite, assurance chômage... : Macron veut relancer ses reformes - Reportage #cdanslair 17.07.2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:34OuverteRéponse directe
Le temps des réformes est donc revenu, avec d'abord celle des retraites qui avait provoqué la colère d'une partie des Français en 2019.
- 1:13OuverteRéponse directe
Mais il est possible tout de même que cette réforme puisse voir le jour en décembre, en janvier, si à ce moment-là la couverture vaccinale est bonne ?
- 1:33OuverteRéponse directe
En attendant le bon moment, le président veut accélérer en relançant les discussions avec les partenaires sociaux dès la rentrée.
- 1:41RelanceRéponse partielle
Mais pour les leaders syndicaux, pas question de rouvrir le débat avant la fin du quinquennat.
- 2:11OuverteRéponse directe
Des syndicats sur le qui-vive, l'opposition politique, elle, en profite pour tacler le président.
- 2:30OuverteRéponse directe
Pour la gauche, au contraire, rouvrir ce dossier explosif relève de la communication.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Invité politiqueFait
« Sans travail, pas de production. Sans travail et sans production, pas de financement de notre santé, pas de financement du chômage partiel, pas de financement de nos retraites. »
- 0:25Invité politiqueFait
« La priorité de la sortie de crise sera donc la même que depuis le début du quinquennat. Le travail et le mérite. »
- 2:20InvitéFait
« C'est un immense échec pour le président de la République. »
- 2:23InvitéFait
« C'était sa mesure phare. »
- 2:24InvitéFait
« En 2017, la réforme systémique, on n'a rien bougé du tout. »
- 2:35InvitéFait
« Au moment où on se retirait de l'épidémie, on aurait le coup de massue de la réforme de la retraite. »
- 3:00InvitéFait
« Vous voulez juste faire des économies en tapant sur les privés d'emploi, en baissant leur indemnisation. »
- 3:06InvitéFait
« La réforme de l'assurance chômage doit être abandonnée. »
- 3:14PrésentateurChiffre
« Cette réforme devrait permettre de dégager plus de 2 milliards d'euros d'économies par an, en baissant le montant des allocations. »
- 3:56PrésentateurChiffre
« Selon un sondage paru dans le journal du dimanche, 61% des électeurs qui envisagent de voter pour le président en 2022 se disent de droite. »
Temps de parole
- Présentateur42 %
- Invité11 %
- Invité 211 %
- Emmanuel Macron8 %
- Invité 36 %
- Invité 44 %
- Invité 54 %
- Invité 64 %
- Invité 74 %
- Invité 83 %
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Lundi, lorsque le chef de l'État prend la parole, il y a bien sûr un point sanitaire, mais très vite, c'est le chapitre économique. Le président prépare l'après-crise en rappelant ce qu'il défendait dans le monde d'avant.
Sans travail, pas de production. Sans travail et sans production, pas de financement de notre santé, pas de financement du chômage partiel, pas de financement de nos retraites. La priorité de la sortie de crise sera donc la même que depuis le début du quinquennat. Le travail et le mérite.
Le temps des réformes est donc revenu, avec d'abord celle des retraites qui avait provoqué la colère d'une partie des Français en 2019. Emmanuel Macron assure qu'elle sera relancée dès que les conditions sanitaires seront réunies. Le chef de l'État veut donc rester maître du jeu sans être totalement maître des horloges.
La réforme des retraites est une priorité absolue. En revanche, priorité absolue ne veut pas dire se précipiter à contre-temps, alors même que nous avons un combat à livrer, qui est le combat contre la pandémie et contre le variant Delta. Mais il est possible tout de même que cette réforme puisse voir le jour en décembre, en janvier, si à ce moment-là la couverture vaccinale est bonne ? Je ne peux pas être plus clair que ce qu'a été le chef de l'État hier. Il faut savoir, en politique, faire les choses étape par étape. Et en politique, rien n'est plus important que de faire les choses une fois encore au bon moment.
En attendant le bon moment, le président veut accélérer en relançant les discussions avec les partenaires sociaux dès la rentrée. Mais pour les leaders syndicaux, pas question de rouvrir le débat avant la fin du quinquennat.
On peut toujours concerter, d'ailleurs, vous savez, comme ça sera envoyé après la présidentielle, j'imagine qu'on va concerter, on va pouvoir dire ce qu'on pense à l'ensemble des candidats potentiels de la présidentielle sur les retraites. Il veut se montrer combattif. Qu'il sache, moi j'ai prévenu, si cette réforme des retraites revient, nous la considérons infondée. A fortiori, si c'est pour nous dire qu'il faudra travailler plus longtemps, ça n'est vraiment pas la priorité aujourd'hui, eh bien nous, nous serons aussi combattifs.
Des syndicats sur le qui-vive, l'opposition politique, elle, en profite pour tacler le président, la droite pour qui cette réforme a pris trop de retard.
C'est un immense échec pour le président de la République. C'était sa mesure phare. En 2017, la réforme systémique, on n'a rien bougé du tout.
Pour la gauche, au contraire, rouvrir ce dossier explosif relève de la communication.
Au moment où on se retirait de l'épidémie, on aurait le coup de massue de la réforme de la retraite. Tout cela n'a pas de sens. C'était plus un discours de candidat à l'élection présidentielle que de président de la République.
Car si les candidats, Emmanuel Macron devra rendre des comptes sur son mandat. Alors à neuf mois de la présidentielle, il ne renonce pas à une autre promesse, la réforme de l'assurance chômage. Levé de bouclier là aussi, à gauche.
Vous voulez juste faire des économies en tapant sur les privés d'emploi, en baissant leur indemnisation. La réforme de l'assurance chômage doit être abandonnée.
Prévue pour entrer en vigueur le 1er octobre, cette réforme devrait permettre de dégager plus de 2 milliards d'euros d'économies par an, en baissant le montant des allocations. De quoi séduire chez les Républicains.
Il a évidemment raison, il faut... Enfin, on ne peut pas vivre avec un tel niveau de chômage. Il y a beaucoup trop de chômage en France par rapport à tous les autres pays du monde. Et alors qu'on soit en croissance ou en dépression, on a des taux de chômage qui sont considérables. Une des clés du maintien du modèle économique et social français, c'est évidemment d'abord de réduire cette masse de chômage qui est perçue comme une fatalité, alors que ce n'est pas une fatalité du tout.
Et c'est bien l'électorat des Républicains qu'Emmanuel Macron voudrait séduire avec ces réformes. Selon un sondage paru dans le journal du dimanche, 61% des électeurs qui envisagent de voter pour le président en 2022 se disent de droite. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.
Emmanuel Macron