Le RN fera en sorte qu’il ne s’agisse pas d’un budget de casse sociale ! - Edwige Diaz (LCP)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:11OuverteRéponse directe
Vous accusez aussi ce soir le gouvernement et le Bloc Central de ralentir ces débats ?
- 0:34RelanceÉludée
Sauf que là, Mme Diaz, vous ne voterez sûrement pas. C'est ça le problème.
- 2:19OuverteRéponse directe
C'est vrai que vous auriez eu des occasions, en mêlant vos voix aux initiatives du Rassemblement national, peut-être d'obtenir ce fameux vote.
- 2:45RelanceRéponse directe
Et parce que le RN propose quelque chose, même si vous êtes d'accord, vous ne voterez jamais avec lui ?
- 3:22OuverteÉludée
Non, mais vous essayiez de chier vos responsabilités.
- 3:47OuverteRéponse directe
Marco Pommier, quelle est justement l'atmosphère place des Invalides où cette manifestation se tient ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Invité politiquePromesse
« En effet, l'abrogation de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron figurait dans notre programme et donc nous voterons en cohérence et vis-à-vis du respect que nous devons à nos électeurs, nous voterons tout ce qui permettra d'abroger cette réforme des retraites. »
- 0:48Invité politiqueFait
« Hélas, hélas, moi je voudrais en effet dénoncer l'attitude antidémocratique du Bloc Central qui, oui, je le dis, fait de l'obstruction. »
- 1:05Invité politiqueFait
« En 2022, Emmanuel Macron avait dit qu'il mettrait en œuvre la retraite à 65 ans. »
- 1:18Invité politiqueFait
« Marine Le Pen avait proposé le vote d'une motion référendaire. »
- 2:01Invité politiqueFait
« Le 31 octobre, c'était la niche parlementaire du Rassemblement national. »
- 2:40PrésentateurChiffre
« nous arrivons aujourd'hui à un budget NFP compatible, qui montre d'ailleurs que nous pouvons faire tout à fait autrement que le budget d'austérité de Barnier Macron. »
- 6:12Invité politiqueChiffre
« parce que nous avons un budget très largement déficitaire, et que cette abrogation, elle apporterait 15 milliards d'euros supplémentaires à horizon de 2030. »
- 7:32InvitéFait
« Michel Barnier, il a donné une interview dans le Figaro, dans lequel sa grande annonce, c'est le fait qu'il renonce à la hausse des taxes sur l'électricité. »
- 7:37InvitéChiffre
« Il entendait faire 4 milliards d'économies, ce sera finalement 1,6 milliard. »
- 7:44InvitéFait
« Et puis sur l'AME, l'aide médicale d'État, Michel Barnier se dit sensiblement favorable à diminuer les soins. »
- 8:45Invité politiqueFait
« Il dit qu'il va réduire les taxes sur l'électricité. »
- 9:59Invité politiqueFait
« Évidemment, parce que l'économie souffre et les TPE-PME de nos territoires ont besoin de soutien. »
- 10:14Invité politiqueFait
« il était inenvisageable pour nous de laisser passer un budget qui prévoit le déremboursement des médicaments. »
- 10:19Invité politiquePromesse
« L'indexation intégrale des pensions de retraite sur l'inflation, évidemment parce que nos retraités ont besoin de vivre dignement. »
- 11:36Invité politiquePromesse
« la diminution du budget alloué à l'aide médicale d'État était évidemment dans nos demandes, puisque nous, nous souhaitons même une suppression de l'aide médicale d'État au bénéfice d'une aide médicale d'urgence. »
- 15:05PrésentateurChiffre
« Les Français payent 44% plus cher leur électricité depuis 3 ans. »
- 15:16PrésentateurChiffre
« Michel Barnier annonce une baisse de 14%. »
- 17:43Invité politiqueChiffre
« ce budget prévoit 30 milliards d'euros d'impôts en plus. »
Temps de parole
- Présentateur49 %
- Edwige Diaz30 %
- Invité6 %
- Invité 26 %
- Invité 36 %
- Invité 43 %
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Edwige Diaz, vous, au sein du Rassemblement National, vous l'avez dit depuis le début, toute proposition de loi d'abrogation, même si elle ne vient pas de votre famille politique, vous la soutenez. Vous accusez aussi ce soir le gouvernement et le Bloc Central de ralentir ces débats ?
Je vous remercie de souligner le fait que nous, nous agissons au Rassemblement National sans sectarisme. En effet, l'abrogation de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron figurait dans notre programme et donc nous voterons en cohérence et vis-à-vis du respect que nous devons à nos électeurs, nous voterons tout ce qui permettra d'abroger cette réforme des retraites.
Sauf que là, Mme Diaz, vous ne voterez sûrement pas. C'est ça le problème.
On est à quoi ? On est à 4h de minuit ? Hélas, hélas, moi je voudrais en effet dénoncer l'attitude antidémocratique du Bloc Central qui, oui, je le dis, fait de l'obstruction. On ne dépose pas autant d'amendements sur un texte de niche parlementaire. Mais je voudrais aussi indiquer que la NUPES anciennement et les nouveaux fonds populaires actuellement s'est mise toute seule en fait dans cette situation. Je vais vous faire quelques rappels des faits. En 2022, Emmanuel Macron avait dit qu'il mettrait en œuvre la retraite à 65 ans. Ça n'a pas empêché notamment la France insoumise d'appeler à voter pour Emmanuel Macron.
En 2023, au début des débats sur la réforme des retraites, Marine Le Pen avait proposé le vote d'une motion référendaire. Malheureusement, nous n'avons pas pu compter sur le soutien de nos collègues de la NUPES. Oui, mais s'il y avait eu ce vote en faveur de la motion référendaire déposée par le Rassemblement national, on n'en serait peut-être pas là aujourd'hui. Je continue parce que c'est important là ce qui s'est passé. En 2024, le nouveau Front populaire a retiré ses candidats pour faire réélire des macronistes au moment des élections législatives. Ils l'ont fait avec Mme Borne.
Et pire que ça, ils ont investi l'ancien directeur de Camillet de Mme Borne, c'est-à-dire l'artisan de la réforme des retraites. Ils l'ont investi sous leur propre couleur. Aurélien Rousseau, l'ancien ministre de la Société. Aurélien Rousseau, exactement. C'est dit. Et le 31 octobre, pardon, parce que là c'est quand même très important, le 31 octobre, c'était la niche parlementaire du Rassemblement national. Et là non plus, malheureusement, nous n'avons pas pu compter sur le nouveau Front populaire qui s'est coalisé avec les macronistes pour vider notre proposition de loi de sa substance. Vous l'êtes.
C'est l'accusation très claire du Rassemblement national. C'est vrai que vous auriez eu des occasions, en mêlant vos voix aux initiatives du Rassemblement national, peut-être d'obtenir ce fameux vote. Et moi ce que j'observe, c'est que nous arrivons, si jamais le gouvernement nous laisse la possibilité de voter, à des majorités. D'ailleurs on l'a prouvé dans le budget, dans toutes les votes sur le budget, puisque nous arrivons aujourd'hui à un budget NFP compatible, qui montre d'ailleurs que nous pouvons faire tout à fait autrement que le budget d'austérité de Barnier Macron. Et parce que le RN propose quelque chose, même si vous êtes d'accord, vous ne voterez jamais avec lui ?
Oui, c'est dommage. D'abord, je le dis, c'est qu'à travers toutes nos propositions, nous avons des majorités dans l'Assemblée nationale. Ensuite, nous aurions bien aimé d'ailleurs que tous les députés qui se disent opposés à la Macronie votent notre motion de censure. Ça n'a pas été le cas du Rassemblement national. Malheureusement. Et nous, nous restons cohérents. Ben oui, on a déjà... Il y a des motions qui ont été votées par le RN. Non, non, la dernière motion de censure n'a pas été votée par le Rassemblement national. Non, mais vous essayiez de chier vos responsabilités. Allez, bien terminé. Je voudrais qu'on aille aux invalides. Le Rassemblement national est encore en place.
Il ne tient que parce qu'à la mise en censure, le Rassemblement national ne l'a pas voté. Ce qui est très clair, c'est qu'on a bien une représentation de ces trois blocs que tout oppose, même quand certains font cause commune. Ça reste assez tendu. Marco Pommier, quelle est justement l'atmosphère place des invalides où cette manifestation se tient ?
Écoutez, Myriam, environ 200 personnes se réunissent actuellement, effectivement, sur l'esplanade à des invalides pour dire non à la retraite à 64 ans. Ici, il y a pas mal de militants de la France insoumise. Il y a aussi Jean-Luc Mélenchon, l'ancien candidat à la présidentielle, qui a pris la parole tout à l'heure. Mais il y a aussi des députés de la France insoumise comme Gabriel Catala. Bonsoir. Pourquoi cette manifestation ? Vous voulez faire pression sur le camp présidentiel, sur la droite ? Oui, c'est évident qu'on a appelé cette manifestation parce que les macronistes, vous l'avez vu, ont déposé près de 1 000 amendements sur notre texte pour empêcher le vote d'avoir lieu.
Là, depuis ce matin, ils ont utilisé tous les artifices possibles du règlement. Le gouvernement a parlé pendant une heure. Ensuite, ils cherchent l'incident. Ils font des rappels au règlement. Ils font des suspensions de séances qui ne sont pas justifiées. Là, il y a un deuxième ministre qui est arrivé pour multiplier les temps de parole et pour que ça dure encore plus longtemps. Donc pour nous, c'était très important que les gens soient informés, que les macronistes bloquent, qu'ils empêchent ce vote. Tout à l'heure, on a eu un signe extrêmement positif qui est que la suppression de l'article 1er, c'est-à-dire l'article qui abroge la retraite à 64 ans, a été rejeté.
Ça veut dire qu'ils sont en minorité dans l'hémicycle. Et c'est pour ça qu'ils ont peur et qu'ils ne veulent pas qu'on aille jusqu'au bout. Là, quand on va reprendre à 21h30, il ne va rester que 2h30. On n'a discuté que de 70 amendements depuis le début de la journée. Et c'est finalement, je dois dire, l'obstruction la plus grossière, la plus indigne depuis le début de la 5e République. Jamais personne ne fait ça habituellement, puisque vous le savez, c'est une niche parlementaire. C'est le seul jour dans l'année où un groupe d'opposition peut discuter. Et donc c'est normal qu'on puisse mettre à l'heure du jour ce texte-là pour qu'enfin il y ait un vote et que l'Assemblée se prononce.
– Merci beaucoup, Gabriel Cadalaille. On vous retrouvera tout à l'heure dans l'hémicycle pour défendre cette abrogation de la retraite à 64 ans. Merci à vous.
– Merci à vous, Marco Pommier. Avant d'aborder les annonces de Michel Barnier, parce que la menace de censure était dans toutes les têtes dans l'hémicycle aujourd'hui, et le Premier ministre a fait des annonces importantes, juste un tout petit mot pour nos téléspectateurs. En fait, ce qui se passe ce soir n'a aucune chance d'aboutir. Même s'il y avait un vote pour, largement majoritaire, avec la gauche et le RN, le Sénat va rejeter. Et il n'y aura pas de CMP, parce que c'est à l'initiative du gouvernement ou des présidents des deux chambres. Donc pourquoi, au fond, vous ne voulez pas aller au vote, sachant que cette réforme n'aboutira pas ?
– D'abord parce qu'il faut continuer de défendre, et c'est le droit d'amendement des parlementaires, nos convictions. Et je crois qu'on a démontré que notre intérêt, ce n'était pas un intérêt électoral, parce que c'est une réforme qui est impopulaire, mais c'est notre devoir pour la nation, parce que nous avons un budget très largement déficitaire, et que cette abrogation, elle apporterait 15 milliards d'euros supplémentaires à horizon de 2030. – Dans un contexte où on cherche des milliards, justement.
– Ce qu'on a vu dans cette journée, et ce qu'on voit là aussi, finalement, sur l'esplanade des Invalides, c'est beaucoup de mépris de la France insoumise, parce qu'on a eu un rapporteur, Hugo Bernalicis, qui quasiment toute la journée tourne le dos aux personnes, aux députés qui lui adressent la parole, parce qu'on a votre collègue Louis Boyard qui a traité de bourgeoise sur Twitter avec un jugement de valeur, sans rien connaître de sa vie, notre collègue Brigitte Lysot, et juste avant l'entrée en plateau, j'entends Thomas Porte, élu de la France insoumise, qui considère que nous sommes des élus qui avons la haine du peuple.
Est-ce que c'est comme ça qu'on fait respecter les débats dans l'Assemblée nationale ? Je crois que malheureusement, la France insoumise dégrade beaucoup la qualité du débat démocratique. Alors on en vient aux annonces du Premier ministre, parce qu'elles pourraient avoir des conséquences sur la séquence à haut risque qui s'ouvre sur le budget de la sécurité sociale, notamment Elsa Mondingava. Qu'a-t-il annoncé précisément, Michel Barnier ?
Écoutez, c'est des annonces, Myriam, qui ont vraiment fait énormément parler dans cette salle des 4 colonnes et qui continuent de le faire. Michel Barnier, il a donné une interview dans le Figaro, dans lequel sa grande annonce, c'est le fait qu'il renonce à la hausse des taxes sur l'électricité. Il revient aussi sur le fait que sur les allègements de cotisations patronales, le gouvernement a fait un geste. Il entendait faire 4 milliards d'économies, ce sera finalement 1,6 milliard. Et puis sur l'AME, l'aide médicale d'État, Michel Barnier se dit sensiblement favorable à diminuer les soins.
Alors ça, c'était des demandes certaines de plusieurs groupes politiques, mais on y voit évidemment des mains tendues au Rassemblement national, puisque ça fait partie des nombreuses lignes rouges des troupes de Marine Le Pen. Alors évidemment, la gauche dénonce une tentative de deal d'accord avec le Rassemblement national pour qu'il ne vote pas la censure peut-être dès la semaine prochaine. Dans les troupes de Gabriel Attal, on ne pense pas que ce sera suffisant pour faire céder Marine Le Pen. La question qu'on pose à chaque député du RN qu'on croise ici, c'est ces annonces suffisent-ils ou encore sont-ils décidés à voter la censure dès la semaine prochaine ?
Merci beaucoup Elsa. Et bien cette question, elle est forcément pour vous, Edwige Diaz. Après ces concessions importantes, notamment sur l'électricité, c'était vraiment ce que vous réclamiez. D'ailleurs, Jordan Bardella parle de victoire. Est-ce que la censure est toujours d'actualité au RN ?
Oui, parce que nous attendons de voir le détail des annonces de M. Barnier. Il dit qu'il va réduire les taxes sur l'électricité. Certes, c'était une de nos demandes et c'est la raison pour laquelle Jordan Bardella a parlé à juste titre de victoire. Mais maintenant, il faut regarder, vous savez, c'est un peu comme les contrats d'assurance.
On reviendrait aux 33 euros du MWh, c'est-à-dire aux tarifs d'avant Covid.
Oui, il faut regarder comment M. Barnier finance cette mesure. Parce que si c'est pour, au final, augmenter les taxes, par exemple, sur le prix du gaz, exactement comme viennent de le faire les sénateurs, ça n'est pas une avancée sociale et en matière de pouvoir d'achat pour les Français. Donc nous attendons de voir la déclinaison de ces propositions pour savoir s'il ne s'agit pas en définitive d'un effet d'annonce, voire même d'une entourloupe. Si vous étiez rassuré sur cette déclinaison, est-ce qu'un compromis est possible avec M. Barnier ? Est-ce qu'il est possible ou il est exclu ?
Nous, ce que nous souhaitons, c'est que les Français qui ont voté pour nous ne se sentent pas trahis par un gouvernement. Donc parmi les lignes rouges que nous avons avancées, il n'y avait donc en effet pas d'augmentation de taxes sur le prix de l'électricité, pas de diminution des allégements de charges. Voilà, ça vous les avez préparés. Donc l'allègement de charges pour les TPE-PME, très important. Évidemment, parce que l'économie souffre et les TPE-PME de nos territoires ont besoin de soutien. Je ne sais pas ce que vous avez écrit. Le maintien du remboursement des médicaments, ça c'est très important.
À l'heure où beaucoup de Français n'arrivent plus, n'ont plus les moyens de se soigner, il était inenvisageable pour nous de laisser passer un budget qui prévoit le déremboursement des médicaments. L'indexation intégrale des pensions de retraite sur l'inflation, évidemment parce que nos retraités ont besoin de vivre dignement. Et la baisse de la contribution française au budget de l'Union européenne... Non, tout à fait, mais le budget de la France, le budget de la France. Pourquoi nous nous tenons à la baisse de la contribution française au budget de l'Union européenne ? Parce que c'est une victoire que le Rassemblement national a obtenue en hémicycle.
C'est une mesure qui a été votée en hémicycle. Et donc, pour toutes ces raisons, nous appelons M. Barnier à la raison et nous lui disons qu'il ne peut pas s'asseoir sur le vote de 11 millions de Français qui attendent la mise en œuvre de ces mesures.
– Alors, dans ce panneau qu'on avait préparé avant de vous recevoir, il y a deux mesures qui sont dans ce budget de la sécurité sociale. Une sur les retraites, l'autre sur les médicaments, les consultations médicales. Si lundi, dans le 49.3, puisqu'il a la possibilité de choisir jusqu'au dernier moment la copie finale de ce budget de financement de la sécurité sociale et de Vigdias, est-ce que vous censurez quand même ? – Je vous dis, ça va dépendre de l'articulation. – Si on y rajoute ça plus la déclinaison, on entend que peut-être il échapperait à la censure.
– Peut-être, on peut le dire ça. – Tout dépend de lui, voilà, c'est ce que je vous dis. Il a évoqué rapidement tout à l'heure l'aide médicale d'État. Oui, la diminution du budget alloué à l'aide médicale d'État était évidemment dans nos demandes, puisque nous, nous souhaitons même une suppression de l'aide médicale d'État au bénéfice d'une aide médicale d'urgence. Ce que je regrette, pardon, juste pour finir sur le PLFSS, c'est que malheureusement, le projet de loi de finance, la sécurité sociale ne comporte pas aucun moyen visant à lutter contre la fraude sociale et je regrette qu'une des propositions que nous souhaitions et demandées par M.
Attal, vous vous souvenez, c'était l'instauration de la carte vitale biométrique. Voilà, je regrette l'absorption de carte vitale biométrique dans ce budget.
Violette Spilbou, c'est Marine Le Pen qui écrit le budget ? Il a tout lâché, le Premier ministre ? Quand on voit la baisse des taxes de l'électricité, et quand on entend, quand on se souvient des paroles de Gabriel Attal, encore Premier ministre, au mois de juin, qui disait que les taxes sur l'électricité vont faire que le prix baissera cet hiver de 15% et ça fera environ 200 euros d'économie par rapport à la facture de l'année dernière. Sur la ME, vous êtes à l'aise là-dessus, l'aide médicale d'État ? Ils sont satisfaits d'un prix de l'électricité qui a été le point noir de l'hiver dernier. Moi, je me souviens des hausses de charges dans les HLM à Lille. Donc là, merci Marine Le Pen.
Tous les habitants venaient nous voir. C'est merci à tous les groupes qui ont défendu ça. Et celui de Marine Le Pen, mais il y a 11 millions d'électeurs, eh bien, ils ont eu leurs revendications. Nous avons eu les notes aussi sur le prix de l'électricité. Est-ce que vous êtes prête à accepter l'aide médicale d'État ? Sur les baisses des charges, je crois que c'était un point très important aussi pour nous, pour les entreprises. On est arrivé à un point de compromis avec le gouvernement de Michel Barnier. C'était 4 milliards d'économies. Aujourd'hui, c'est 1,5 milliard. Donc c'est à la marge. Et ça semble pouvoir être accepté. Sur l'aide médicale d'État, je suis beaucoup plus prudente.
Moi, j'ai toujours dit que s'il fallait revoir le panier, s'il y avait des ajustements à faire... Il n'y a pas besoin d'une loi pour le faire. En revanche, quand on écoute l'ensemble du corps médical, l'ensemble du corps social, on sait que l'aide médicale d'État, c'est important pour la santé des personnes qui en bénéficient et pour la santé en France en général et éviter qu'il y ait des épidémies ou des maladies qui sont... On va les trouver. Je vous donne la parole pour réagir à ces annonces de Michel Barnier. Dans un instant, on retrouve Clément Perrouot, celle des 4 colonnes, avec un député socialiste, M. Ishaniz.
Bonsoir, Iñaki Ishaniz. J'imagine que vous avez lu l'entretien de Michel Barnier au Figaro. Qu'en pensez-vous ? C'est un entretien honteux et une véritable forfaiture envers le pacte républicain et tout ce qui a été dit précédemment par Michel Barnier. C'est un Premier ministre qui s'était dit favorable au compromis et à la discussion. Pendant les débats budgétaires, on ne l'a pas vu, comme ces députés qui, les rares fois où ils étaient là, n'étaient pas en soutien de son gouvernement, étaient même en désaccord entre eux.
Et aujourd'hui, on a un Premier ministre qui tend la main vers l'extrême droite parce que c'est sa seule solution aujourd'hui de pouvoir rester en place, alors qu'il a reçu depuis le début de la semaine les représentants des groupes de gauche, notamment Boris Vallaud et Patrick Canard, à qui il a dit « Je ne peux rien vous promettre, je ne peux rien vous céder car mes députés ne me suivent pas. » Mais visiblement, ce soir, les députés du bloc commun, en tout cas de ce qu'il en reste, sont prêts à suivre les thèses du Rassemblement national. Pour vous, les socialistes, c'est plié, vous voterez la censure ?
Oui, nous l'avons dit dès le début, l'instabilité, ce n'est pas de notre responsabilité. C'est celle du président de la République qui a dissous, c'est celle du président de la République qui a mis deux mois et demi à nommer un Premier ministre avec un groupe qui a fait 5% de résultats aux législatives. Merci à vous.
Et merci à vous, Clément Perreault, Aurélie Trouvé. Il est allé trop loin, il a trop lâché pour vous, à Marine Le Pen. Il y a des choses qui doivent vous faire plaisir sur l'électricité, par exemple. Alors, je vais revenir sur l'électricité. Je vais vous dire des faits, d'accord ? Les Français payent 44% plus cher leur électricité depuis 3 ans. Hausse de 44% des prix de l'électricité, d'accord ? Malgré le bouclier tarifaire. Oui, tout à fait. Et là, Michel Barnier annonce une baisse de 14%. Ça n'est pas acceptable, d'accord ? Et en plus de ça, c'est tout le reste. C'est la baisse des pensions de retraite qui est prévue.
C'est une baisse du remboursement des médicaments qui va augmenter le coût des mutuelles. C'est également la suppression de 4 000 postes d'enseignants, comme je l'ai dit. C'est la baisse des moyens pour les autres. Sur le budget de la sécurité sociale, remboursement, petites retraites, toutes les retraites d'ailleurs, vous partagez les mêmes exigences que le Rassemblement national. Ça peut arriver. Vous êtes contentes ce soir de savoir qu'il y a des avancées que vous souhaitiez ? Ce que nous ne partageons pas, c'est le fait d'être finalement dans la co-gestion avec ce gouvernement. Ce que je veux dire, c'est que nous avons toujours été cohérents. D'accord ?
C'est qu'il se prépare un budget terrible pour les Français qui va toucher à leur pouvoir d'achat, notamment les ménages les plus modestes. Alors que nous pourrions, et nous l'avons prouvé dans les votes pour un autre budget, nous pourrions trouver les recettes nécessaires là où l'argent s'est concentré, c'est-à-dire dans les poches des ultra-riches et des multinationales. Nous l'avons prouvé, un autre budget est possible. Donc oui, nous sommes cohérents. Michel Barnier aurait pu céder à la gauche plutôt qu'aux Rennes, c'est ça ? Ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, il est temps d'avoir une politique en rupture avec le néolibéralisme économique, en rupture avec le macronisme.
Et oui, aujourd'hui, la seule solution pour qu'il n'y ait pas ce budget qui s'abatte sur les Français, c'est que le gouvernement parte. Donc nous avons déposé une motion de censure le RN ne l'a pas voté. S'il y a un 49-3, c'est ça ? Nous avons déposé déjà une motion de censure le RN ne l'a pas voté. Nous allons en redéposer deux. Et la question sera posée qui est pour ou contre un budget d'austérité macroniste. Et nous aurons la réponse avec le Rassemblement national aussi. Vous êtes toutes les trois des femmes politiques. Les Français vous regardent. Il y aura forcément des conséquences si la France n'a pas de budget.
Si elle n'a pas de budget de la sécurité sociale, elle risque de ne pas avoir de budget du tout. Il va y avoir des conséquences. Vous n'avez pas peur d'apparaître comme responsable de ces conséquences économiques et financières ? Elles sont là.
Alors, permettez-moi juste de vous contredire. Si ce budget est rejeté, ça ne veut pas dire que la France n'aura pas de budget. Ça veut dire qu'elle aura un autre budget. Et si nous votons en faveur de cette motion de censure, c'est précisément pour doter la France d'un meilleur budget. Parce que le budget tel qu'il nous est présenté par M. Barnier actuellement, c'est vraiment un budget de casse sociale et d'affolement économique. Parce que ce budget prévoit 30 milliards d'euros d'impôts en plus.
Donc, il peut mieux faire. Largement. Ce n'est pas terminé. On verra tout ça, évidemment, sur LCP. On va suivre comme le lait sur le feu ces tractations. On s'arrête là. Le débat va reprendre dans une heure. Merci, mesdames.
Edwige Diaz