Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 25 mars 2026 6 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéEurope & international

Franck Allisio : « La main tendue a été saisie par les électeurs de droite !" (France 2)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02RelanceRéponse partielle

    Le Rassemblement National a gagné de nombreuses petites villes. Mais vous n'avez pas gagné Toulon, vous-même avez échoué à Marseille et surtout dans les autres grandes villes, vous avez énormément de mal à exister. Comment expliquez-vous ce plafond de verre ?

  • 0:38FerméeRéponse directe

    Rennes 6%, Nantes 4%, Toulouse 5%, Strasbourg 7%, Bordeaux 7%. Est-ce qu'on peut conquérir la France quand on est aussi faible dans toutes ces grandes métropoles ?

  • 2:54OuverteRéponse directe

    Amine Kessessi, ce militant dont le petit frère a été assassiné par des narcotrafiquants, devrait devenir adjoint au maire de Marseille. Est-ce que c'est une bonne idée ? Est-ce que c'est un beau symbole ?

  • 3:56FerméeRéponse directe

    Laurent Nouniez vient de présenter un projet de loi contre la violence au quotidien. Est-ce que c'est bien ? Est-ce que vous voterez ce projet de loi ?

  • 5:06RelanceRéponse partielle

    Jordan Bardella a fait un appel appuyé à la droite. Cette main n'a pas été saisie par la droite républicaine. Pourquoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34Invité politiqueChiffre
    « Je peux donner quelques chiffres ? »
  • 0:38PrésentateurChiffre
    « Rennes 6%, Nantes 4%, Toulouse 5%, Strasbourg 7%, Bordeaux 7%. »
  • 0:51Invité politiqueFait
    « Il y a 10 ans, lorsque je suis arrivé au Rassemblement National, il n'y avait pas et il n'y avait jamais eu de député élu au scrutin majoritaire dans toute la Provence-Alpes-Côte d'Azur et évidemment à Marseille. »
  • 1:04Invité politiqueChiffre
    « Un Marseillais sur deux a un député Rassemblement National. »
  • 1:18Invité politiqueChiffre
    « Deux Provenceaux sur trois ont un député Rassemblement National, trois Provençois-Alpins et Azuréens, c'est-à-dire sur la région, un député Rassemblement National. »
  • 1:28Invité politiqueChiffre
    « Il y avait 200 députés UMP, LR à l'époque, il n'y en a plus que 43. »
  • 1:40Invité politiqueChiffre
    « Sur le sud, 140 députés, c'est sur toute la France. »
  • 4:38Invité politiqueChiffre
    « 90% de la drogue, évidemment, est importée. »
  • 5:12Invité politiqueFait
    « Cette main n'a pas été saisie par quelques chapeaux à plumes de la droite républicaine, par deux ou trois hommes, dont M. Retailleau. »
  • 5:46Invité politiqueFait
    « Les électeurs ne le font pas. »
  • 6:02Invité politiqueFait
    « Ce qu'a proposé Jordan, cette main tendue de Jordan, a été saisie par les électeurs, a été saisie par les élus de terrain. »

Temps de parole

  • Franck Allisio68 %
  • Présentateur32 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour à tous, bonjour Franck Alizio. Alors le Rassemblement National a gagné de nombreuses petites villes. Conquigny s'est gardé Perpillan, c'est pas mal. Mais vous n'avez pas gagné Toulon, vous-même avez échoué à Marseille et surtout dans les autres grandes villes, vous avez énormément de mal à exister. Comment expliquez-vous ce plafond de verre ?

0:21
Franck Allisio

On parle du plafond de verre depuis des années, on parle du plafond de verre depuis que je suis arrivé au Rassemblement National, maintenant il y a 10 ans. Sauf qu'il y a 10 ans, je pense que le plafond de verre est un mensonge en réalité, je vous ai suivi pourquoi. Je peux donner quelques chiffres ? Allez-y.

0:38
Présentateur

Rennes 6%, Nantes 4%, Toulouse 5%, Strasbourg 7%, Bordeaux 7%. Est-ce qu'on peut conquérir la France quand on est aussi faible dans toutes ces grandes métropoles ?

0:51
Franck Allisio

Il y a 10 ans, lorsque je suis arrivé au Rassemblement National, il n'y avait pas et il n'y avait jamais eu de député élu au scrutin majoritaire dans toute la Provence-Alpes-Côte d'Azur et évidemment à Marseille. Aujourd'hui, un Marseillais sur deux a un député Rassemblement National. Un Marseillais sur deux. Deux Provenceaux sur trois ont un député Rassemblement National, trois Provençois-Alpins et Azuréens, c'est-à-dire sur la région, un député Rassemblement National. Vous imaginez le chemin parcouru ? Dans le même temps, juste pour donner une comparaison, il y avait 200 députés UMP, LR à l'époque, il n'y en a plus que 43.

1:34
Présentateur

Donc, le chemin parcouru est énorme. Très bien, sur le sud, c'est incontestable, mais la France...

1:40
Franck Allisio

Sur le sud, 140 députés, c'est sur toute la France.

1:43
Présentateur

Je ne vais pas redonner ces chiffres. Dans toutes les grandes villes de France, à part celle du sud, vous avez raison, c'est un désert pour le Rassemblement National. Donc, je repose ma question. Comment conquérir la France quand on est aussi faible dans les grandes villes ? Et cette faiblesse, d'une certaine manière, s'accentue ? Étape par étape.

2:02
Franck Allisio

Il y a des conditions à chaque fois propres à chaque ville. Il y a une sociologie dans les grandes métropoles... Mais qui ne va pas changer d'ici un an à la présidentielle. ...qui est plus difficile pour nous. Oui, mais un scrutin national se fait sur l'ensemble du territoire. Donc, par définition, s'il y a quelques résistances, encore une fois, du fait de la structure de la sociologie électorale, dans les grandes métropoles, ce n'est pas rédhibitoire. Et il peut avoir une victoire. Il y aura une victoire, encore une fois. Nous avons des députés de partout, y compris dans les grandes métropoles, comme Marseille.

Et je rappelle la victoire à Nice, qui est également une grande métropole et qui a été remportée par notre ami Éric Ciotti.

2:45
Présentateur

Amine Kessessi, ce militant dont le petit frère a été assassiné par des narcotrafiquants, devrait, vendredi, devenir adjoint au maire de Marseille. Est-ce que c'est une bonne idée ? Est-ce que c'est un beau symbole ?

2:58
Franck Allisio

Écoutez, c'est un symbole. J'ai toujours dit durant cette campagne, parce que je le pense profondément, je connais Amine Kessessi, que je respecte l'homme, je respecte son combat, je respecte sa douleur de frère. En revanche, nous ne sommes pas du tout d'accord sur les solutions sur le narcotrafic. Amine Kessessi est pour la légalisation, la dépénalisation de l'usage des drogues. Je suis, et nous sommes, au Rassemblement National, farouchement contre. Donc, il pose des problèmes. Il a été victime du narcotrafic dans sa chair. C'est abominable. Maintenant, les solutions sont diamétralement opposées. Ça ne me choque pas qu'Amine Kessessi devienne adjoint de M. Payan.

3:42
Présentateur

Laurent Nouniez, le ministre de l'Intérieur, vient de présenter un projet de loi contre la violence au quotidien, avec des sanctions sévères contre l'usage du protoxyde d'azote, le gaz hilarant, contre les rodéos urbains, contre la consommation de drogue. Est-ce que c'est bien ? Est-ce que vous voterez, vous le député, puisque vous restez député, le député Elisio, est-ce que vous voterez ce projet de loi ?

4:03
Franck Allisio

À chaque fois qu'un projet de loi est dans le bon sens. À chaque fois qu'un projet de loi fait un tout petit pas vers un progrès dans la lutte contre le narcotrafic et l'insécurité en général, et la délinquance et la criminalité, nous sommes en rendez-vous. Le groupe Rassemblement National, dirigé par Marine Le Pen, n'a jamais fait la politique du pire. Donc la position n'a pas été prise en réunion de groupe, mais je pense que si ce projet de loi va dans le bon sens, eh bien nous le voterons. Encore une fois, nous avons toujours voté ce qui va dans le bon sens. Il faudra aller beaucoup plus loin, évidemment. Vous savez que l'un des problèmes, c'est l'entrée de la drogue dans notre pays.

90% de la drogue, évidemment, est importée. Et donc ça pose la question du contrôle de nos frontières.

4:49
Présentateur

Mais j'entends que vous pourriez voter ce projet de loi. J'en reviens à la politique nationale. Après le premier tour, Jordan Bardella a fait un appel assez appuyé et remarqué à la droite. Disons qu'il appelait les maires de droite, les candidats de droite sincères, à rejoindre le Rassemblement National. Il a dit qu'à titre personnel, il aurait voté Rachida Dati à Paris. Cette main n'a pas été saisie par la droite républicaine.

5:12
Franck Allisio

Cette main n'a pas été saisie par quelques chapeaux à plumes de la droite républicaine, par deux ou trois hommes, dont M. Retailleau. Mais ces deux ou trois hommes enfermés dans des bureaux parisiens ne représentent plus rien, puisque regardez sur le terrain.

5:23
Présentateur

Bruno Retailleau, lui, il n'aurait pas choisi entre Éric Ciutti et Christian Icrosi.

5:29
Franck Allisio

Oui, c'est une exception d'Isoise qui est tout à son honneur. Mais pour tout le reste, il a fait un nigné. Le nigné, c'était sympathique, il y a 20 ans. Aujourd'hui, on ne fait pas de nigné entre la France Insoumise et la Rassemblement National. Ça n'a aucun sens. En tout cas, les électeurs ne le font pas. Les électeurs ne le font pas. Et une majorité d'électeurs LR ont choisi, par exemple, à Marseille, dès le premier tour, maliste, parce qu'il était logique de se retrouver lorsqu'on pense la même chose, lorsqu'on veut la même chose, c'est-à-dire faire barrage à la gauche et à l'extrême gauche, eh bien, on retrouve le même bulletin de vote.

Donc, ce qu'a proposé Jordan, cette main tendue de Jordan, a été saisie par les électeurs, a été saisie par les élus de terrain. J'avais une vingtaine d'élus de terrain, leur rassemble LR sur ma liste. Mais pas par les États-majors ? Pas par les États-majors, et alors ? Les Français détestent les combines d'appareils parisiens, n'aiment pas, on n'est plus à l'époque du programme commun, où on se retrouve dans un bureau en train de négocier, on parle directement aux électeurs, on parle directement aux élus de terrain, et eux nous entendent et nous rejoignent.