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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 29 août 2021 9 minAutoproduitFond programmatiqueDéfenseÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Conclusion après un échange avec les représentants des communautés chrétiennes à Mossoul.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15présidentFait
    « le fait que la communauté internationale n'ait pas suffisamment vu monter ces signes précurseurs que vous viviez au quotidien, c'est un fait et c'est vrai »
  • 0:30présidentFait
    « il y a eu une sous-évaluation par l'Irak elle-même de l'effondrement de son armée dans ces moments-là »
  • 4:30présidentChiffre
    « nous avons essayé d'accompagner les chrétiens d'Irak sur des sujets sociaux médicaux à hauteur de 6 millions d'euros »
  • 7:30présidentPromesse
    « nous allons prendre la décision de faire revenir un consulat et des écoles »
  • 8:30présidentFait
    « nous avons le Fonds de soutien aux écoles d'Orient qui a été annoncé en janvier 2020 à Jérusalem »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

D'abord, merci beaucoup. Pour répondre à votre question, comme vous avez eu la franchise de répondre à la mienne, d'abord je pense que le fait que la communauté internationale n'ait pas suffisamment vu monter ces signes précurseurs que vous viviez au quotidien, c'est un fait et c'est vrai. Ensuite, je pense que c'étaient les armées des États présents qui étaient d'abord confrontées à cela et je pense que, comme d'ailleurs on vient de le vivre aujourd'hui en Afghanistan, il y a eu une sous-évaluation par l'Irak elle-même de l'effondrement de son armée dans ces moments-là.

Et c'est ensuite que la communauté internationale est venue. Sur le plan militaire, elle est en fait venue quand même assez vite en solidarité à l'Irak et au peuple irakien mais je ne veux pas ici aussi enlever le mérite et la force des combattantes et des combattants irakiens parce que, je vais répondre à la part qu'on a prise mais je veux ici rappeler le courage qu'ont eu beaucoup de femmes d'ailleurs dans votre pays et d'hommes qui ont pris les armes pour se battre contre l'obscurantisme, la liberté et libérer votre sol. L'armée irakienne a essayé de tenir au maximum et la communauté internationale est venue en appui.

Est-elle venue trop tard, pouvait-elle venir avant ? Je pense que, comme vous l'avez d'ailleurs très bien expliqué en réponse à ma propre question, le terrain était déjà trop mûr et la rapidité de progression était liée au fait que la misère, le désespoir et la progression de cette idéologie mortifère avaient fait leur travail. Et donc depuis nous sommes solidaires et nous continuons de l'être sur ce qui est je dirais du curatif, du traitement militaire.

J'en ai beaucoup parlé hier. On en a parlé avec le président, le Premier ministre et les autorités parce que c'est aussi notre rôle mais j'ai conscience en vous écoutant, et pour conclure notre propos et répondre à vos questions, que cette part que joue la communauté internationale et que joue et continuera de jouer la France pour la stabilité et la paix de l'Irak, c'est ce que j'appellerais le curatif. On traite les symptômes.

La question c'est comment on traite tous ensemble, on prévient les causes et on arrive à faire que des femmes et des hommes et des plus jeunes ne rejoignent pas justement cette idéologie parce que j'ai toujours préféré parler d'une idéologie que d'une religion puisque ce sont des gens qui ont détourné une religion. Je pense qu'il y a plusieurs moyens de le faire et vous m'avez d'ailleurs interpellé sur ce sujet. Il y a reconstruire le plus vite possible.

C'est vrai que ce qui est frappant, quand on voit ici le paysage et la ville, c'est que la jeunesse est galopante, il y a une force démographique, une jeunesse qui est là. Le pays, je crois, il y a chaque année entre un million et un million et demi de naissances et c'est vrai ici. Et la reconstruction est lente, trop lente.

Et donc, à un moment donné, si les stigmates de la folie des hommes continuent à être si visibles, nous n'arriverons pas à convaincre que le retour à la vie meilleure est une réalité. Et donc j'ai entendu les interpellations du gouverneur. Sachez en tout cas que nous, nous sommes mobilisés sur l'aéroport.

On fera notre travail. On attendait les votes qui viennent d'avoir lieu là il y a quelques semaines, qui ont permis de confirmer les choses. Donc nous serons engagés pour l'aéroport de Mossoul et pour faire notre travail.

Ensuite on va continuer sur les projets économiques en lien avec les autorités irakiennes, pour continuer à développer les opportunités économiques et donner un avenir sur ces sujets. Je veux aussi et on va aussi continuer à travailler avec les autorités pour permettre aux gens qui ont été déplacés de revenir sur leur sol. Je suis frappé quand je vois les chiffres, quand on m'a raconté les choses, qu'il y ait par exemple encore des dizaines de milliers de Yézidis qui rajoutent la misère à la misère à Mossoul et qui ne peuvent pas rejoindre Sinjar parce qu'il y a encore de l'insécurité et parce que cette insécurité justifie des attaques venant de Turquie et un débat sans fin qui reste sécuritaire.

Si nous ne réglons pas, si nous n'aidons pas l'Irak à régler ce problème, nous aurons beaucoup de mal et on ajoute de la misère à la misère. Donc le sujet des déplacés est essentiel et tout ce qu'on peut faire pour le régler et pour aller en soutien d'autres communautés, en particulier les Yézidis, nous allons le faire. Ensuite, on va quand même malgré tout travailler aux projets et aux murs, Monseigneur, et je voulais ici vous dire aussi que nous allons accompagner le projet de la maison de prière.

Nous en avons vu les murs dévastés mais je pense que c'est d'abord une histoire merveilleuse qui est celle de l'éducation des femmes. Ici on a formé des enseignantes, les dominicains ont formé des enseignantes qui ont ensuite permis à des jeunes filles justement d'apprendre. Je pense qu'il faut retrouver cette histoire, d'abord réparer les murs et permettre de reprendre cette histoire collective.

Et donc c'est pour ça que nous avons décidé, gouvernement français avec khalifes, de financer ce projet qui sera opéré par l'Unesco, qui fait vraiment un travail formidable. Je veux saluer ici l'Unesco et l'engagement suite à la visite du pape des Émirats arabes unis pour l'ensemble du projet justement ici présent. Et je veux vous dire que la France sera engagée et financera ce projet avec khalifes de maisons de prière.

Et je vous ai entendus, et je suis frappé de ce qui se joue ici et donc je veux aussi vous dire que nous allons prendre la décision de faire revenir un consulat et des écoles et prendre les dispositions à la fois en financement et en personnes pour le faire. Vous savez que depuis 2017, à travers justement les fonds que nous avons débloqués et en particulier le Fonds minorité, nous avons essayé d'accompagner les chrétiens d'Irak sur des sujets sociaux médicaux à hauteur de 6 millions d'euros. Nous allons continuer de le faire mais nous avons le Fonds de soutien aux écoles d'Orient qui a été annoncé en janvier 2020 à Jérusalem et, dans le cadre de l'engagement que je prends, j'ai demandé au ministre, à la mission qu'il y a auprès de lui, à Monseigneur Gollnisch dont je salue aussi l'engagement et qui est avec nous, de travailler pour nous proposer plusieurs écoles que nous pourrons financer et développer parce que c'est à la fois vous permettre collectivement d'éduquer et de former, c'est une chance aussi pour la francophonie et je salue d'ailleurs la francophonie présente dans cette rencontre aujourd'hui.

Et je veux qu'on retrouve ce qui ne doit pas être simplement une histoire mais un engagement pour l'avenir. Donc l'engagement que je prends sur le consulat et les écoles sera ici véritablement honoré. Voilà, la France sera présente pour les murs et pour les esprits et la connaissance, Monseigneur, et pour le développement économique.

Mais je veux vous dire que ma présence à vos côtés aujourd'hui est celle d'un chef d'État qui vient vous marquer du respect et de la considération mais elle est aussi celle d'un pays qui, à travers ses intellectuels, ses forces vives, veut continuer à travailler avec l'ensemble des chrétiens en Orient, compte tenu de ce qu'ils ont fait et ce qu'ils doivent continuer de faire. Je suis comme vous, je n'aime pas tellement le mot de minorité parce que ça donnerait le sentiment qu'une minorité a toujours vocation à être marginalisée. Et je pense, je ne veux pas ici plagier les grands auteurs mais je pense que les communautés que vous représentez n'ont pas à avoir peur ici et que c'est aussi notre rôle de vous permettre de jouer pleinement votre rôle, de là où vous êtes, c'est-à-dire de former, d'apprendre et de permettre d'aider à la construction de la paix.

Et je crois que la France a cette vocation, là où nous sommes. Merci de votre temps et merci infiniment pour votre engagement. Merci Monseigneur aussi du travail que vous faites à travers ce déplacement et par ce jumelage.

Je pense que c'est formidable pour nos amis donc merci beaucoup de vous être joint. Merci beaucoup, Monsieur le président. Merci pour toutes ces annonces.

Merci pour votre visite, votre visite nous honore. Vous vous êtes déplacé à Mossoul, une ville souffrante, et aujourd'hui je voulais vous remettre, au nom des frères dominicains et au nom aussi des chrétiens et des Mossouliotes, de tous les Mossouliotes, cette bible qui est une réédition de la première Bible imprimée en arabe dans ce couvent. Comme dirait un grand auteur, cela se lit de droite à gauche.

Conclusion après un échange avec les représentants des communautés chrétiennes à Mossoul. — Emmanuel Macron · Pourquijevote