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interviewLe Média (sur YouTube)· 20 octobre 2025 30 min

RÉFORME RETRAITES : L'ARNAQUE FAURE-LECORNU DÉCRYPTÉE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Media TV et le Méia 247, et d'activer la cloche. Par contre, les couples portent sur tout le monde, grosso modo, c'est les vieux, les pauvres et les malades. Mais c'est ça qui est triste finalement, c'est qu'ils ont été élus, que des gens ont cru, que des gens ont voté et qu'au final, bon, on te dit que le programme n'est pas si important.

C'est ce qu'a dit un député, c'était pas si important. C'était un programme théorique et c'est des gens qui ont quand même soutenu ce programme là, qu'on signé. C'est ça moi que j'arrive pas à comprendre dans la politique, c'est-à-dire que on puisse avoir des convictions qui sont complètement élastiques.

Bonjour tout le monde, je suis ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant porché. Toutes les semaines, on entend tout et son contraire sur l'économie et pas que. Alors, on est là avec Thomas pour détricoter tout ça et on en a du travail he le média est en pleine repost. que l'extrême droite aidée par des médias financés par les milliardaires cherche à imposer sa vision en muselant la diversité des voies et en bâfou le pluralisme.

Nous avons besoin de vous pour ouvrir la TNT aux médias indépendants. Cette bataille pour la démocratie nous concerne toutes et tous. Alors signez et faites signer la pétition sur tntdendé.fr.

Bonjour Thomas. Salut Lisa. Alors avec toi aujourd'hui au programme les socialistes ne votent pas l'censure et mise sur la suspension de la réforme des retraites.

Fait-on face une nouvelle fois à une tentative d'escroquerie de la part d'Emmanuel Macron. C'est parti. Sébastien Lecornu n'est pas tombé.

Jeudi dernier 16 octobre à l'Assemblée nationale, la motion de censure déposée par Éléfi a récolté 271 voix sur les 289 nécessaires pour faire tomber le gouvernement. Emmanuel Macron a réussi son coup. Il a eu raison d'insister.

C'est notamment le vote socialiste qui a fait pencher la balance en décidant de ne pas voter la censure et aller débattre le budget texte par texte dans l'hémicycle. Un budget que le gouvernement a soumis au Parlement la semaine dernière, c'est le fameux PLFSS 2026 au programme des économies, une maîtrise des dépenses et pas de mesure concrètes sur la taxation des grandes entreprises ou des ultra riches. Par exemple, la taxe mise en avant hein sur les holdings et truffés d'exonération, au final 95 % de la fortune des milliardaires y échappent.

C'est ce que montre l'économiste Gabriel Zucman. La suspension de la réforme des retraites, elle se fera à condition que ce soit financé par des économies, a avancé le Premier ministre. Et 1493, les députés vont pouvoir amender le budget à leur façon ou presque.

On va en reparler. Durant son discours de politique générale, la semaine dernière, Sébastien Lecnu a donc annoncé cette suspension de la réforme d'être trait jusqu'en janvier 2028. Conditions imposées par les socialistes.

Le parlement aura toute la tâche de voter sur le budget, de l'amender. Nous proposons, nous débattrons. Vous voterez à martelé.

Le premier ministre Thomas, le PS se félicite là de la suspension ou décalage euh de la réforme des retraites. Qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce que c'est une victoire ?

Est-ce que c'est gagné ? Ah non, c'est c'est absolument pas gagné. Là, dans le projet de loi de finance, on parle pas de la suspension de la réforme des retraites.

C'est un amendement que le Cornu va proposer en novembre. va y avoir des amendements qui vont être faits à droite à gauche, va avoir ce qu'on appelle le temps de l'assemblée et puis ensuite vous avez tout ce budget qui va au Sénat qui est majoritairement à droite et qui pourra le détricoter comme il veut. Donc il y a des chances en fait.

Alors déjà il faut qu'il tienne sa promesse parce que c'est une promesse en fait de suspension en proposant cet amendement et que ses députés suivent aussi et que ces députés ces députés suivent aussi. Et ensuite il y a ce que fera le Sénat qui est majoritairement à droite de ce texte-là et il est possible qu'à la fin tout ça finisse par ordonnance et que monsieur le cornu décide d'adopter le texte initial sans la suspension celui qu'il a présenté en conseil de ministre. Donc rien n'est absolument garanti.

Et la suspension, on sa même pas sûr que ce soit une suspension, ça peut être juste un report. Donc vous voyez, on a joué avec les mots, on a joué avec plein de choses, mais pour le moment là, à l'heure actuelle, à l'heure où l'on parle aujourd'hui, il n'y a pas de suspension dans aucun texte. Il n'y a rien pour le moment.

Euh, on va un peu écouter les arguments des socialistes le jour de la non censure. Regardez, toutes celles et ceux qui vont voter la censure savent que si elle était votée, en réalité, le gouvernement procéderait par loi spéciale et tout ce qu'ils prétendent combattre serait en réalité imposé aux françaises et aux français. En acceptant d'entrer dans le débat comme nous le faisons, nous allons au contraire permettre d'amender et de corriger très sensiblement une copie qui n'est évidemment pas la nôtre et qui n'aurait jamais été le projet de budget de financement à la fois de la CQ et de l'État que nous aurions proposé si nous étions aujourd'hui au gouvernement.

Non, Emmanuel Macron n'a jamais eu raison de ne pas entendre ce que le disaient les Français. Mais ce que ce gouvernement a compris plus que les autres, c'est qu'il ne pourrai pas gouverner comme les autres l'ont fait précédemment. Ils ne pourront plus procéder avec le 493.

Ils ne pourront plus avancer sous la contrainte du parlementarisme rationalisé. Et donc chaque parlementaire sera désormais maître de ses votes. C'est un changement substantiel et c'est la raison pour laquelle nous acceptons de rentrer dans le débat.

Ça ne veut pas dire que nous partageons le point de vue du gouvernement. Ça veut dire que nous sommes simplement prêts à assumer un débat parce que nous sommes des parlementaires et un parlementaire, il représente, il a reçu un mandat de ses électeurs. Nous allons défendre notre mandat.

Nous allons défendre ce que nous avons, les raisons pour lesquelles nous avons été choisis, mais nous n'accepterons pas évidemment la copie gouvernementale si vous n'arri Mais vous verrez bien. Non mais arrêtez avec l'histoire du NFP, vous avez Mais nous allons défendre dans l'hémicycle. Qu'est-ce que nous allons défendre dans l'hémicycle ?

Nous allons défendre ce que nous avons défendu devant nos électeurs. Quand nous suspendons la réforme des retraites, que faisons-nous sinon répondre d'abord à des gens qui ne voulaient plus de la réforme borne ? Et après, il y aura puisque la suspension ne vaut que jusqu'en 2028, entre les deux, il y aura une élection présidentielle.

Cette élection présidentielle remettra les horloges à l'heure, si j'ose dire. Si vous voulez que la réforme borne se prolonge, votez pour les macronistes. Si vous voulez qu'elle s'interrompe, votez pour la gauche.

Thomas, c'est quoi ton analyse de cet extrait là de notre échange ? Est-ce qu'on peut encore faire pencher le budget à gauche en l'état actuel des choses ? Moi, je je pense que les marges de manœuvre sont extrêmement faibles.

Alors, je je suis pas dans la tête des politiques. Je pense que dans la tête des politiques, il y a des comment vous dire des des des opinions sur le la société française et puis il y a aussi des des choses qui sont propres à chacun qui sont le fait de se maintenir en poste et cetera. Donc tout ça peut amener parfois à des positions qui peuvent être contradictoires pour des simples observateurs comme nous. parce que nous avons vu Olivier Fort s'associer au NFP comme tu l'as dit dans l'interview avec un programme.

Nous avons vu un certain nombre de militants applaudir ça et puis là nous voyons qu'en fait il faut plus parler du NFP. Moi je pense que ce que ce qu'a fait le Parti socialiste, c'est le même paris avec Beou et le conclave des retraites et et ils se sont fait avoir avec le conclave parce que qu'est-ce qui s'est passé ? Berou a dit "OK, on va discuter de la retraite pour s'assurer le vote du Parti socialiste." En se moquant un peu d'eux parce que dans son discours de politique générale, monsieur Berou avait avait tapé très fort sur les retraités.

Le conclave, tout a été fait pour qu'il n'y ait pas une vraie discussion démocratique. Tout a été fait, on s'en souvient, il fallait pas toucher à l'âge, il y avait un cadrage budgétaire et cetera. Mais là, ça va être la même chose.

C'est-à-dire qu'on fait une promesse de suspension qui n'est pas dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale et dans le projet de loi de de finance qui est nulle part. C'est une promesse par amendement qui sera fait en novembre. Donc, il faut déjà que cette promesse soit tenue.

Peut-être que le corps nu la tiendra, mais ensuite, il y a ce budget qui passe par le Sénat et qui va être probablement détricoté. Donc, les contraintes sont différentes mais les contraintes sont là. Donc je ne vois pas comment il peut sortir quelque chose euh qui puisse aller dans le sens euh que veut euh Olivier Fort.

Je je vois je vois pas comment. Alors il y aura toujours bien sûr des choses pour dire on en discutera, on verra. Il y a toujours des choses qui seront non financées, des promesses pour dire on va regarder un petit peu ce qui se passe sur les holdings.

Voilà, on va regarder ce qui se passe, on va essayer de mieux comprendre, on va regarder l'évasion fiscale. Il y aura toujours des choses comme ça où on va voir, on va faire, mais sur la suspension des des retraites, je pense que il y a de fortes chances qu'à la fin il n'en reste pas grand-chose. Alors, peut-être qu'ils vont garder l'âge et supprimer la durée de cotisation, mais il n'en restera pas grand-chose.

En fait, au final, moi, j'ai bien peur que le PS soit en fait ben une sorte de filiale du du macronisme. C'est ce qui va se passer à la fin parce que en gros la vision du PS c'est oui mais vu qu'il y a pas de 493 on va pouvoir faire voter nos amendements, va y avoir un travail de clarification. C'est vrai que sur la taxation des riches et des grandes entreprises de voir le RN voter, ça va être très intéressant même si on peut déjà spoiler qu'ils vont les protéger.

Mais donc c'est vrai qu'il peut y avoir une clarification là-dessus sur les votes. Mais dans le même temps, par exemple, il y a les écolos qui disent "Oui, mais en fait déjà faut aller jusqu'au bout de la discussion et cetera." Exactement.

D'une part et d'autre part, il faut un programme de rupture, il faut une vraie rupture économique et on peut pas on peut pas faire de compromis avec le libéralisme tant les problèmes du NFP et des Macronistes sont l'exact opposé. Qu'est-ce que tu en penses ? Bah moi je pense effectivement qu'il fallait une clarification au départ.

Or, on a l'impression qu'il y a pas de clarification vraiment. On l'a vu à deux reprises. C'est ça c'est ça qui est qui qui est très difficile je pense pour des observateurs comme nous qui suivons ça au jour le jour.

Nous avons vu l'élection présidentielle où un candidat Jean-Luc Mélenchon est sorti à écraser le reste des autres candidats. C'est c'est les chiffres ont parlé de même. Hidalgo était à 1 et des poussières.

Euh Yannick Jadu était en dessous de 5 %. Le PC était en dessous de 2 %. Enfin Jean-Luc Mélenchon est à 23 %.

Il a écrasé le le le le reste des partis de gauche. Et puis il y a eu à ce moment-là ce que ce qu'on a dit sur ce plateau, des intérêts alignés. Jean-Luc Mélenchon qui voulait être premier ministre, qui avait besoin des autres partis de gauche et les autres partis de gauche qui avaient besoin de retrouver leur poste parce que s'il y avait eu juste des élections législative comme ça, il y avait plus de PS, il y avait quasiment plus d'écolos, il y avait quasiment plus de de communistes.

Euh et donc il y a eu cette alliance que tous les on va dire les les électeurs de gauche sont appelés de leur vœux. le NFP a fait a fait un un le MUPES pardon a fait un très bon score. Euh et puis après il y a eu euh des histoires qui sont reparties.

Ils ont été en ordre dispersé pour les européennes avec le candidat du PS qui était un candidat qui voulait une rupture Raphaël Guxman avec la France insoumise et puis là dissolution il se rééunit sur un programme encore une fois de rupture en disant que oui c'est ça la gauche et cetera et puis là on voit programme socialiste he c'était pas un programme non plus non c'était un programme et puis et puis à un moment je sais pas moi quand on signe un programme on le signe on le signe quand même sur l'honneur alors ils disent qu'ils vont le défendre dans l'hémicycle pour me faire l'avocat de diable j'ai jamais vu moi qui avait une suspension euh de de quelques mois d'une réforme des retraites dans le programme du NFP. Je l'ai lu, il y avait de la relance, une retraite à 60 ans, abrogation de la réforme des retraites, enfin voilà. Donc là, on peut toujours défendre une position en disant "Mais non, c'est ce qu'on avait dit." Puis de toute façon, ils veulent même plus en parler puisque dans la vidéo que tu as montré, il dit "Ne me parlez pas du du NFP." Mais c'est ça qui est triste finalement, c'est qu'ils ont été élus, que des gens ont cru, que des gens ont voté et qu'au final, bon, on te dit que le programme n'est pas si important.

C'est ce qu'a dit un député, c'était pas si important. Euh c'était un programme théorique et c'est des gens qui ont quand même soutenu ce programme-là qu' qu'on signait. C'est ça moi que j'arrive pas à comprendre dans la politique, c'est-à-dire que on puisse euh avoir des convictions qui sont complètement élastiques en fonction des situations.

Mais je pense que les électeurs aussi ne comprennent pas ça et que et que ils seront ils seront à un moment punis par les urnes comme ils l'ont aidé à l'ancienne présidentielle. Que reprochent les macronistes aux partisans du NFP ? Aujourd'hui, LFI, les écolos et les communistes qui restent enfin en tout cas les écolos et les communistes sont vraiment pro union, pro NFP.

Ouais. Mais ils ont pas voulu siéger sous la même bannière malheureusement. Ce qui ce qui fait qu'en fait la force politique première, ça reste le RN quoi.

Oui. De d'opposition. Ouis.

Et les macronises disent "Oui, mais là on est dans une dans un fonctionnement un peu comme dans les autres pays européens. Il y a un tripartisme et cetera. Donc on peut pas dire tout mon programme, rien que mon programme, il faut trouver des compromis." Non mais le problème c'est ça, c'est que le corps nu quand il a sorti son budget, c'est pas un budget en fait pour répondre à une volonté de politique économique.

Normalement, c'est ça le but quand vous faites un budget, c'estàd est-ce que vous vous faites primer le social que vous jugez important, l'éducation, les services publics que vous jugez important et dans ce cas-là, vous cherchez des ressources pour favoriser ça ou est-ce que vous êtes plutôt macroniste et vous favorisez les entreprises donc vous vous baissez des ressources qui des recettes quelque part et vous dites que vous allez compenser avec des baisses de la dépense publique en pariant que ces baisses de recettes vont entraîner de d'un accroissement de de richesse ou est-ce que vous êtes pro. Enfin voilà, un budget doit refléter une orientation de politique économique. Alors là, comme le budget risque d'être censuré de toute parts, qu'est-ce qu'il a fait en fait ?

Il a fait un budget pour satisfaire et la droite très clairement hein avec les baisses dans l'assurance maladie, les baisses dans les prestations sociales, on va en reparler. et de l'autre côté, il a fait quelque chose pour aussi satisfaire le PS avec cette cette promesse de suspension de la réforme des retraites. Donc c'est un budget qui est qui est purement politique pour satisfaire d'un côté la droite, d'un côté le PS parce que c'était la seule possibilité pour s'acheter du temps.

Et là, il s'est acheté du temps, il s'est acheté 70 jours maximum. Ils vont faire genre, ils discutent, ils iront pas au bout, ça va passer au Sénat qui va détricoter, ça va revenir, on va dire "Écoutez, il y a plus il y a plus le temps, il y a pas de 493 mais on passe ça par ordonnance et voilà et on aura un espèce de de budget. euh de de macroniste libéral qui est déjà libéral parce qu'il y a 30 milliards d'économies mais mais libéral avec on va dire les les derniers gages qui étaient donnés à la gauche qui seront enlevés et et le PS se sera fait avoir et avec Berou et avec le le corn.

Bah parlons ce budget. Alors pour l'année prochaine, le gouvernement propose 30 milliards d'économies en prévoyant 14 milliards de nouveaux prélèvements et 17 milliards de réduction des dépenses, sauf pour la défense, pour amener le déficit public à 4,7 % du PIB. Alors sur les recettes, un sujet qui nous intéresse pas mal ici, le gouvernement propose un maintien d'un impôt exceptionnel sur les hauts revenus et partiellement d'une surtaxe sur les bénéfices des plus grandes entreprises et une taxe sur les holdings patrimoniales vidé de sa substance comme on l'avait dit.

Les autres taxes, c'est moins qu'avant. Il y a encore la suppression de la CVAE. Enfin voilà, donc faut Est-ce que du coup ma question c'est est-ce que ces avancées de recettes là c'est une c'est suffisant ?

C'est un pas vers la gauche ou est-ce que c'est encore un énorme écran de fumée parce que on on rabotte encore de côté. Alors il y a alors ça dépend, il y a un petit pas effectivement vers on va dire la gauche centriste en disant bon mais la taxation par exemple sur les plus aisées au-delà de 250000 € pour une personne 500000 pour un couple elle devait durer 1 an. Elle a été prolongée.

Donc là, on peut dire un petit gain. Euh, il y avait la taxe sur les 400 plus grosses entreprises. Euh, elle a diminué de moitié mais elle est prolongée.

Elle devait être provisoire mais elle a quand même été diminuée de moitié. C'està-dire que là, on revient à la normale mais elle a été elle a été poursuivie. Et vous avez comme cadeau aussi au patronat la baisse des impôts de production qui a été moins élevée que ce qu'elle était ce qui avait été promis.

Mais quand même, on la baisse en en partie. ce qui est ce qui est ce qui est une baisse d'impôt. Euh bon, on sait pas trop à quoi ça va servir, on n'a pas trop encore mesuré à quoi ça avait servi les anciennes baisses, mais là il y a une baisse d'impôt très clairement.

Donc voilà ce qu'il y a en terme en terme de de recette. Et après, vous avez le gel de l'impôt sur le revenu qui va faire qu'un certain nombre de personnes, notamment les plus pauvres, vont payer un petit peu d'impôts parce qu' avec l'inflation, ils vont rentrer dans des tranches qui dans lesquelles il n'était pas il n'était pas avant. Donc voilà.

Donc sur les recettes, on est vraiment sur quelque chose, on va dire, de de très de de très centrist. Mais après, le problème, c'est que ces recettes là sont compensées de l'autre côté avec des coupes très sévères sur l'assurance maladie. Alors déjà sur les retraités avec le gel des pensions de retraite et des prestations sociales.

Voilà, les les recettes portent en fait sur un petit nombre de gens qui ont de l'argent, on va dire ces couples à 500000 euh et euh et c'estes ces 400 plus grandes entreprises. Par contre, les couples là portent sur tout le monde. Les retraites, c'est 17 millions de de personnes, hein, qui vont euh plus ou moins s'appauvrir.

Les prestations sociales, c'est les gens les plus pauvres. Je rappelle que les 10 % les plus pauvres, 70 % de leur revenus euh ce sont des prestations sociales. Donc c'est des gens qui sont à la limite de la pauvreté grâce au aux prestation qui sont pas riches à la limite de la pauvreté qui là peuvent basculer dans l'extrême pauvreté avec la baisse de de des des prestations qui vont pas être indexées sur l'inflation.

Il y a ça et ensuite il y a toute la question de des franchises de médicaments, le fait qu'on va faire payer plus les patients sur les médicaments et sur leurs actes médicaux comme si on allait se faire, je sais pas moi, un scanner par plaisir alors que je veux dire, on est malade souvent quand on enfin personne ne va en sifflottant se faire un scanner ou un IRM, bah là on va la charge la charge du patient va va augmenter et on va aussi s'attaquer au aux arrêts maladie. Alors, ce qui est assez marrant, c'est qu'en fait euh vous savez, la qualité du travail en France, c'est une des plus mauvaises de d'Europe. Euh les accidents au travail sont parmi les plus élevés d'Europe.

Donc la maladie, c'est c'est la qualité du travail. Et on s'intéresse pas à la maladie, on s'intéresse aux symptômes qui sont les gens qui demandent des arrêts maladies. Donc voyez, comme si les gens euh demandaient ça pour embêter tout le monde et qu'il y avait une volonté à rester chez soi.

Donc on voit bien là comme la la dimension en fait grosso modo si on va on va C'est les vieux, les pauvres et les malades. Donc rien nouveau sur le soleil quoi. C'est pas une petite taille sur les holdings vider sa substance qui va changer grand chose don on sait même pas combien ça rapporté.

On sait même pas quels sont les contours. Il fallait en parler parce que la taxman est monté tellement haut qu'il fallait en parler. Mais d'ailleurs ce qui est assez marrant c'est que le PS s'est fait doublement avoir parce que il portait quand même très fortement l'attaque Zukman.

Euh, il a porté très fortement et comme Macron ne veut absolument pas toucher à la politique de l'offre, il aura offert une suspension de la réforme de retraite rapide pour oublier la taxe du Zucmane. On le sait, la taxation des plus riches, c'est un vrai blocage chez les macronistes et c'est pour ça qu'il laisse pas la gauche arriver au pouvoir ou qui refuse le compromis sur ce sujet. et on en a discuté avec Erwan Balanan qui fait partie de la majorité présidentielle qui est député les démocrates.

Aujourd'hui, il faut apprendre comme toutes les autres démocratie européenne à faire du consensus, à faire du dialogue. Et pour faire du consensus, faut d'abord faire du dialogue et il faut d'abord être en capacité de se parler. Et moi, je sens ce moment émergé et je m'en félicite parce que ça a toujours été ma conception de de la vie politique.

Ça veut dire quoi ? Vous allez revenir sur la réforme des retraites, vous allez revenir sur la taxation des hauts revenus ou des grandes entreprises ? Alors, on va pas revenir sur la taxation des entreprises et des haut au revenus. on va la mettre en place effectivement et je crois que c'est nécessaire, c'est une vraie c'est une vraie demande des Français d'avoir un quelque chose qui est de l'équité devant l'impôt et et un sentiment fort d'équité devant l'impôt.

Et c'est déjà on est déjà dans un modèle extrêmement redistributif et il faut aussi l'expliquer aux Français et il faut aussi l'expliquer à ceux qui sont tentés par le Rassemblement national de leur dire que notre modèle qui est le modèle issu du du Conseil national de la Résistance qui est un modèle historique depuis 1945, c'est le modèle qui a permis l'émergence de la richesse dans notre pays, l'émergence de la paix aussi de la stabilité. Et c'est ça que on on est les héritiers de ça et c'est ça qu'il faut continuer. Vous êtes favorable à la taxe Zucman par exemple ?

Alors la la taxe Zucmane, j'y suis pas favorable. J'y suis pas favorable pour plein de raisons parce que je pense qu'elle a des euh euh elle pose un certain nombre de sujets sur la capacité à innover et puis elle fait une confusion entre des biens personnels que quelqu'un a pu acquérir par son travail et par son investissement et les biens de l'entreprise. Par contre, moi je suis extrêmement favorable à ce que on est. on revienne sur la question des holdings des sociétés MFI et que on ait un vrai travail que pour que personne ne puisse se se soustraire à l'impôt.

Je pense qu'il faut travailler aussi sur ce qu'on appelle les kouumkum qui sont de l'optimisation fiscale et et voilà. Et tous ces sujets, on va les traiter. Thomas, qu'est-ce que tu penses de ces arguments ?

Parce qu'il paraît très ouvert à la taxation des plus riches. Là, on a vraiment dû en même temps quoi. C'est ce qui qu'est la spécificité en fait du du centre de Macron. se dire "Oui, je respecte l'hôpital mais je vais lui retirer temps.

Euh oui, j'ai je respecte les fonctionnaires mais on va en supprimer tant." Euh et là, c'est la même chose. Oui, il faut taxer les plus riches.

Oui, il y a un problème d'équité fiscale dans notre pays, mais je suis contre la taxe Zucman. Je suis contre le fait qu'il faille taxer euh les les biens professionnels qui enfin voilà. Donc on est vraiment sur du en même temps.

Euh ce ce qui a été important dans la tax du, on l'a souvent dit ici, c'est qu'il a il a vraiment montré suite à des années de recherche que c'était de plus en plus flou la différence entre le patrimoine personnel et le patrimoine professionnel. Ça il a vraiment montré et d'ailleurs que les très riches arrivent arrivaient même à échapper à l'ISF, à l'impôt sur la fortune euh en grâce à ses holdings. Donc il a il a il a il a eu le le vraiment le il a montré ça très clairement et c'est pour ça qu'il a dit qu'il fallait taxer en en partie euh les les biens professionnels.

Ce que l'on voit aujourd'hui, c'est que ça a permis quand même d'aller voir ce qui se passe dans les holdings. Mais grosso modo Macron il a fait la réforme de l'ISF, il a baissé la flat taxe des impôts sur les revenus financiers. je veux dire qui touche les 10 % des des Français les plus riches et avec une très forte prépondérance des très très riches parce que ce qui a des actions, c'est très très riches.

Il a baissé l'impôt sur les sociétés c'est quand même quelqu'un qui qui a tout fait pour que pour que les les les hautes fortunes s'enrichissent plus vite. D'ailleurs, elles se sont enrichis plus vite. Donc dire que aujourd'hui oui, ça nous intéresse de voir ça parce qu'il y a une pression très populaire très forte sur la taxe dumane.

C'est un peu c'est un peu une hérésie tout ça. les biens professionnels qui sont exonérés de la taxe sur les holdings proposés par le gouvernement, on le rappelle quand même, enfin qui qui ne sont pas des investissements quand on voit des des achats d'appartements, de maisons, de jets privés et cetera qui sont finalement euh euh achetés avec euh avec euh ces ces holdings là euh pour servir euh à leur leurs propriétaires, on voit vraiment qu'il y a un détournement quelque part de de de c de de ce qu'on appellerait le le le patrimoine personnel. Ce qui est intéressant aussi dans cette interview, c'est quand Erwan Balanan me répond que faut quand même que les Français comprennent qu'on est déjà dans un modèle très redistributif.

Moi, c'est quelque chose personnellement qui m'a choqué. Quand on travaille sur l'économie, on sait toute la concentration des richesses, que ce soit du patrimoine ou des revenus et cetera qui sont dans une petite main et c'est quelque chose qui s'accélère extrêmement sous Emmanuel Macron. Comment on peut dire aujourd'hui que le modèle est extrêmement redistributif ?

En toute honnêteté, il est il est nous sommes un des pays les plus redistributifs. Il faut vraiment il faut vraiment le dire quand on dit que les 10 % les plus pauvres ont 70 % de leur revenu qui vient des prestations sociales, c'est de la redistribution. On l'a souvent dit ici quand on dit en fait que l'écart entre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres y font grâce à la redistribution, grâce au services public, c'est une réalité.

Mais il ne faut pas oublier aussi que depuis les années 80, ce modèle de redistribution est attaché de toute part avec les baisses des cotisations sociales euh qui ont été extrêmement fortes, les baisses des impôts qui ont été extrêmement forts, les les économies sur les services publics qui ont été fortes. Nous avons fait en sorte de tuer finalement cet ascenseur cette cette redistribution et cet ascenseur social que faisaient les services publics. Mais maintenant, il y a effectivement en France une petite partie très fine, très très fine, mais très très riche qui échappe à l'impôt.

Et comme nous l'avons dit ici, les milliardaires ont une pression fiscale qui va être beaucoup plus faible que les super millionnaires et ça c'est problématique. Mais dans l'ensemble de la société, nous avons quand même une société qui est qui est qui est très redistributive et nous nous devons nous en féliciter, nous devons préserver ça. Moi je je disais que ça m'avait choqué parce que justement la redistribution c'est pour palier des inégalités.

Par exemple, on comprend pas pourquoi quelqu'un qui fait du marketing a 4000 € par mois quand une infirmière en gagne 2000. C'est plus ça politiquement, philos philosophiquement, ça me dérange de dire redistribution quand c'est juste essayer de palier des inégalités. Effectivement, là, tu as entièrement raison.

Il y a il y a deux approches. La première approche, c'est est-ce qu'on laisse l'économie fonctionner comme elle est ? C'està dire des traders vont gagner des millions et quelqu'un qui va être une piccultrice va gagner 1500 € alors qu'elle s'occupe des enfants ce qui est plus important en terme d'utilité sociale.

Donc il y a ça et certains disent on laisse faire mais après avec la taxe ou avec la socialisation des dépenses et ben on réduit les inégalités ou d'autres gens qui disent que en amont il faut vraiment qu'il y avoir des des des faut vraiment régler des questions sur les écarts de salair sur les salaires de de de des des des travailleurs qui sont utiles pour notre société et cetera ce qui éviterait justement d'avoir des une redistribution plus forte en aval. Donc il y a deux approches. Moi je pense qu'il faut combiner les deux.

Il faut au début qu'il y ait des écarts qui soient beaucoup plus faibles, ne serait-ce que dans les grandes entreprises entre un salarié de base et un grand patron parce qu'elles ont explosé ces inégalité du et ce qui a entraîné la concentration des richesses. Et de l'autre côté, il faut une grosse partie de socialisation des dépenses euh pour qu'on ait des services publics gratuits euh pour qu'on ait des bourses, pour qu'on ait des allocations familiales et cetera. Donc il faut les deux.

Or le problème là c'est que il y a des écarts de richesse qui sont de plus en plus énormes en amont et après la fiscalité corrige de moins en moins aussi. Et certains demandent juste qu'elle corrige plus. Moi, je demande qu'on corrige plus et comme toi qu'on voit en amont ce qui se passe dans les dans les inégalités.

Et à rappeler deux choses dans cette approche un peu philosophique là. Euh la première chose c'est qu'on est une société d'héritier. C'est pour ça aussi qu'il y a la redistribution parce que vraiment la France est très marquée par le fait que l'héritage reproduit et que maintenant on peut juste vivre de la rente et absolument pas travailler de sa vie.

Et la deuxième chose c'est que une entreprise si elle crée de la richesse, c'est notamment grâce au travailleurs, au salariés comme on dit tout en bas qui eux sont pas grand. Tu as entièrement raison. D'ailleurs, il y a une vraie question sur l'héritage de la taxation de l'héritage aujourd'hui.

Euh une question difficile politiquement parce que 80 % des ce qui est assez marrant, c'est qu'il y a un paradoxe que j'appelle moi les 3 80 %. C'est 80 % euh des Français à peu près sont contre la taxation de l'héritage euh et que 80 % des Français ne sont absolument pas taxés et 80 % des économistes là et même parfois des libéraux hein sont plutôt pour qu'on augmente la taxation de l'héritage parce qu'il y a une forte concentration effectivement de l'héritage et on vit dans une société où on peut hériter de fortunes énormes ce qui ce qui ne donne aucune incitation pour aller travailler puisque finalement en plaçant cet argent on devient plus riche qu'en travaillant et de l'autre côté vous avez des gens qui qui vont travailler qui n'auront même pas accès à la propriété privée, s'acheter un appartement et cetera. Et ça ça a il y a une forme effectivement d'inégalité que n'arrive pas complètement on va dire à corriger la taxation et l'état social et l'état social français même s'il y a quand même beaucoup de choses qui sont quand même corrigées.

Pour revenir au budget et fermer cette petite aparté, il y a l'agence de notation SNP qui a abaissé vendredi 17 octobre la note de la France de A à A+ donc c'est une baisse en raison d'une incertitude élevée je cite sur les finances publiques. Thomas, ça ça va beaucoup servir cette agence de notation qui abaisse la note de la France dans les arguments pour se dépêcher d'avoir un budget, pour se dépêcher de réduire les dépenses. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement et est-ce qu'on doit s'inquiéter ? les agences de dotation euh vraiment il faut le rappeler euh parce que c'est quand même des agences qui ont été vachement décrédibilisées pendant la crise 2008 parce qu'elles avaient mis des triple A à des subprimes qui on ce qui ont causé la crise des triples A à des à des à des gens comme Mad qui faisaient de la pyramide de Ponzi et et nous et nous savons tous aujourd'hui.

Donc les agents de notation bon elles remettent une copie c'est très bien mais c'est pas elle qui décide de quoi que ce soit. Les vraies questions c'est quels sont nos taux d'intérêt ? Ils ont redescendu ?

Ils sont pas hyper élevés, enfin moins élevés que dans les années 90. On avons dit plusieurs à plusieurs reprises ici. Est-ce que les gens achètent encore nos titres de dette ?

Oui, on arrive encore à les vendre très facilement, à les placer. Il y a pas de souci là-dessus. Donc il il y a quasiment aucun souci.

Et vous avez des pays qui ont des notes inférieures à nous comme par exemple l'Italie, l'Espagne parce qu'en ce moment, on aime bien se comparer à l'Italie depuis que surtout elle est passée avec sous sous pavillon Mélonie. On se compare à l'Italie en disant que c'est génial, que tout va bien. Bah, ils ont une moins bonne note que nous l'Italie.

L'Espagne aussi a une moins bonne note que nous. Donc euh et ces pays-là arrivent aussi à s'endetter. Donc euh non, il faut pas s'inquiéter plus que ça.

Euh je pense que les notes risquent on est passé de la mention très bien à la mention bien pour dire pour dire simple euh dû à l'instabilité politique. Mais après, on on emprunte toujours. Notre dette est parfaitement soutenable et la France n'est pas un pays pauvre comme les les gens aiment le dire.

C'est un pays avec beaucoup de riches et c'est un pays même très riche quand on prend l'ensemble du patrimoine. Donc il faut arrêter d'affoler les gens. Les agotation elles mettent une note.

Elles ont été parfois crédibles, parfois pas crédibles. On regarde la note, on compare. Mais ce qui est important c'est combien à combien quel est le taux d'intérêt et comment on place nos nos titres de dette.

Et pour l'instant là-dessus, il y a pas de problème. Je voulais te parler d'un dernier sujet dont on parle très très peu et c'est des gens du secteur qui m'ont d'ailleurs alerté. Il y a les associations et le monde de l'économie sociale et solidaire qui sont clairement en danger de mort.

Je m'explique. Il y a eux France qui sonnent l'alerte. Ils disent "Le gouvernement le cornu fait bien pire que le gouvernement parnier en amputant de 54 % le budget que Beric consacre à l'ESS.

Le monde associatif de français donc sonne l'alerte alors que on le sait les associations palient les manques de l'État, remplissent des missions de services publics. Euh les amputé de leur budget, c'est clairement tuer leur mission et c'est aussi contreproductif car au final au-delà de toutes les répercussions sociales hein, les associations c'est les restaos du cœur, c'est le planning familial, c'est les associations d'aides soignantes en ruralité et cetera. Au final, ça peut nous coûter plus cher à la fin.

Les coupes sur les services publics, on le sait, ça nous coûte plus cher à la fin. Est-ce que Thomas, toi tu peux nous donner un peu ton analyse, ton avis sur les conséquences que ça a de couper dans le dans le budget associatif ? C'est des conséquences après avoir coupé dans les services publics.

Non mais ça a des conséquences énormes ça. Non mais ça a des conséquences énormes. Après ce gouvernement fait des économie en prenant des mesurettes à droite et à gauche mais ça a des conséquences énormes.

Par exemple comme tu l'as très bien dit les Restos du cœur même les associations sportives dans les communes et donc c'est c'est tout le comment vous dire ces associations là c'est tout ce qui palie effectivement au manquement de l'État et c'est aussi tout ce qui va créer en fait du collectif dans des communes qui vont parfois être très pauvres. Donc euh ça avait été déjà le cas avec les avec la baisse de l'ISF qui avait impacté indirectement les associations avec euh les la baisse des emplois aidés avec les baises des dotations collectivité locales et là ça se poursuit. Je pense que c'est des choses qui n'intéressent pas trop Macron et et également les associations.

Bon elles sont très utiles mais elles n'arrivent pas à se faire entendre autant que que les représentants du patronat et ça représente des dizaines de milliers d'emplois. Donc c'est vraiment un sujet inquiétante. On va continuer à suivre le sujet évidemment mais bon je préférais en parler parce que c'est quelque chose dont on parle très peu et je trouve que ça ça montre aussi un mépris pour le tissu associatif.

C'est c'est ça date pas d'hier. Ouais. Bon bah merci Thomas.

Merci Lisa et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant pourché. J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. La situation politique est inédite et historique.

Et plus je dis cette phrase plus il se passe des choses. Il va falloir que j'arrête. million d'ur du milliardaire ultraateur qui veut installer l'extrême droite au pouvoir.

Le média est en pleine c'est une contreofensive vitale et citoyenne et nous avons besoin de vous pour ouvrir la TNT au médias indépendant. Cette bataille pour la démocratie nous concerne toutes et tous. Signez et faites signer la pétition sur tntdesindé.fr.

FR spectateurs, abonnés, donatrices et sociaux, je vous dis à la semaine prochaine. [Musique]

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