Face à Face : Gérard Larcher - 30/04
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:44OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut aider les collectivités locales mais au point de taxer à nouveau les Français ?
- 0:47FerméeRéponse directe
Est-ce que vous observerez une minute de silence cet après-midi au Sénat ?
- 0:57OuverteRéponse directe
Rappelant ce qui a parsemé cette période où nous ne nous sommes pas retrouvés au Parlement depuis l'agression du rabbin d'Orléans et le meurtre à Nantes.
- 2:12ComplaisanteÉludée
Je ne vais pas rentrer dans ce débat, mais j'ai de la compassion pour cette famille et la communauté musulmane.
- 2:46RelanceRéponse directe
Quand vous dites, pardon, vous avez évoqué qui accompagnait cette famille ?
- 3:49FerméeRéponse directe
Ce que vous voulez dire, c'est que la France insoumise n'a pas manifesté à vos côtés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29PrésentateurFait
« On nous avait promis qu'il n'y aurait plus de taxe d'habitation. »
- 0:47PrésentateurFait
« Nous n'observons au Sénat une minute de silence que pour la disparition de sénateurs ou de graves événements. »
- 0:52PrésentateurFait
« J'allais dire notamment d'attentats terroristes. »
- 8:02PrésentateurChiffre
« Ça coûte 22 milliards au budget de l'État. »
- 11:05Invité politiqueFait
« Faire sauter cette niche fiscale en quelque sorte des retraités 10% sur les pensions. »
- 11:37PrésentateurFait
« La question des retraites actuellement elle fait l'objet d'un conclave. »
- 15:17PrésentateurChiffre
« L'OCDE chiffrait il y a maintenant plus de 6 ans à plus de 60 milliards par an les surcoûts des normes en France. »
Temps de parole
- Présentateur73 %
- Gérard Larcher27 %
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Vous écoutez RMC Face à Face
Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et RMC Story Bonjour Gérard Laché Bonjour Merci d'être mon invité ce matin sur BFM TV et RMC Vous êtes le président du Sénat De très nombreuses questions à vous poser Vous êtes presque un peu, j'allais dire, la vigie La vigie notamment des territoires On va revenir tout à l'heure sur cette taxe Qui pourrait revenir par la fenêtre On nous avait promis qu'il n'y aurait plus de taxe d'habitation Est-ce qu'il faut aider les collectivités locales Mais au point de taxer à nouveau les Français Mais d'abord une question sur ce qu'il va se jouer Cet après-midi au Sénat Il y aura les questions au gouvernement Comme il y en a eu hier à l'Assemblée Nationale Est-ce que vous observerez une minute de silence ?
Nous n'observons au Sénat une minute de silence Que pour la disparition de sénateurs Ou de graves événements J'allais dire notamment d'attentats terroristes Mais en préambule, je ferai une déclaration Rappelant ce qui a parsemé notamment Cette période où nous ne nous sommes pas retrouvés au Parlement Depuis l'attentat, entre guillemets L'agression plutôt Du rabbin de la synagogue d'Orléans Ce qui s'est passé à Nantes Avec le meurtre d'une jeune fille Le meurtre d'un fidèle dans une mosquée A la Grand Combe Et je crois que c'est un moment où il ne faut pas hystériser les choses Mais rappeler chacun Que nous avons une responsabilité d'être ensemble De vivre ensemble Et d'apporter des réponses Et dans cette même période Il y a eu un espèce de message de paix Qui nous est légué par le pape François Et donc c'est à cela que j'appellerai mes collègues A réfléchir au début des questions au gouvernement Parce que je crois que la responsabilité de parlementaire C'est de contribuer à l'unité de la nation
Contribuer à l'unité de la nation Mais vous l'avez peut-être entendu Notamment la famille de ce fidèle Qui a donc été assassiné Et alors qu'il priait dans le cadre de sa mosquée Elle estime même par la voix notamment de son avocat Que la République trie ses victimes Que l'attention n'a pas été suffisamment portée
Écoutez, je ne vais pas rentrer dans ce débat Je vois bien aussi qui accompagnait cette famille Moi j'ai de la compassion dans cette famille Qui perd un de ses jeunes J'ai de la compassion pour la communauté musulmane J'ai de la compassion tout simplement Pour les habitants de la Grand Combe Qui vivent cela extrêmement douloureusement Vous savez, il y a deux jours Vous avez fait mémoire de Stéphanie Monfermée Dans ma ville, rambouillée A deux pas de ma maison C'est quelqu'un que je connaissais bien Je ne prie pas parmi les victimes Et je dois vous dire que Par contre, ça nous appelle à la réflexion
Quand vous dites, pardon, mes chers Arnarcher Vous avez évoqué, j'ai vu qui accompagnait cette famille Vous évoquez, j'imagine, à la fois la famille D'Adama Traoré Qui était présente Sa soeur notamment militante Mais aussi peut-être les élus écologistes Qui ont organisé cette conférence de place
Parce que je pense qu'il ne faut pas hystériser le débat Il ne faut pas hystériser le débat On peut avoir des positions les uns et les autres Mais notre responsabilité C'est de refuser cette hystérisation du débat Nous avons vraiment besoin De ne pas nous jeter au visage Des comptabilités qui sont épouvantables Si je regarde le nombre d'actes antisémites Par rapport à ce que représentent nos compatriotes De confessions et d'origines juives J'ai une comptabilité épouvantable Et je n'oublie pas Que notamment la France insoumise Ne s'est pas associée à nous Un certain 12 novembre 2023 Quand il s'est agi La grande marche contre l'antisémitisme Avec la présidente de l'Assemblée nationale De l'Assemblée nationale au Sénat Pour la République et contre l'antisémitisme
Ce que vous voulez dire C'est que la France insoumise Ces élus-là Moi je ne fais pas de tri
Ils ont fait un tri Ils ont fait un tri Pardonnez-moi le 12 novembre Mais ils ont fait un tri
En ne manifestant pas à vos côtés Gérard Larcher Au-delà de ça Il y a la question de l'organisation Des frères musulmans Laurent Wauquiez Qui est l'un des deux candidats A la présidence d'LR Dont vous faites partie Alors même si vous soutenez aujourd'hui Bruno Retailleau Il estime qu'il faudrait interdire Cette organisation des frères musulmans La classer comme organisation terroriste Quel est votre point de vue là-dessus ?
D'abord Les frères musulmans Ce n'est pas une association Donc on ne peut pas la dissoudre Cette association Il faut donc le classer Comme organisation terroriste J'attends la déclassification Ce n'est pas un jeu de mots Du rapport du préfet Courtade Et de M. Gouillette Rapport qui fut commandé par A l'époque le précédent ministre de l'Intérieur Pour voir quelles sont J'allais dire Ces ramifications Sur le frérisme Et sa conséquence dans notre pays Il y a une réalité D'une forme d'entrisme D'un islam radical Qui s'oppose aux valeurs de la République Et là-dessus la République Ne doit pas faiblir
Quels sont les outils Qui sont à votre portée ?
Les outils Ils existent Il appartient au Conseil des ministres Je rappelle A prendre cette décision Les organisations Ont la capacité De faire connaître Leur analyse Leur point de vue Et ensuite La décision est prise Et le Conseil d'Etat Est garant De tout cela Nous sommes un état de droit
Gérard Larcher Le budget Qui est déjà En réflexion Pour l'an prochain Je le disais Vous êtes une sorte de vigie Des collectivités territoriales Et là-dedans Vous allez trancher comment ? C'est-à-dire que vous avez d'un côté Notamment les maires de France Qui disent On n'a plus les moyens On n'a plus les moyens De réparer nos routes D'assurer nos services publics Et puis De l'autre Il y a donc un ministre François Rapsamène Qui dit Il va falloir peut-être Une contribution modeste Je cite Pour pouvoir précisément Payer ces services publics locaux On fait quoi Gérard Larcher ?
D'abord on regarde La réalité budgétaire Nous avons besoin D'un budget Dans lequel Nous diminuions 40 milliards J'allais dire Les équilibres budgétaires Qui seront proposés Qui sont d'ailleurs En déséquilibre Si nous voulons Tout simplement respecter Une trajectoire Qui d'ici 2029 Va nous ramener A 3% de déficit Nous sommes Aujourd'hui Je le rappelle A un niveau d'endettement Quasi insupportable Et nous sommes Le pays Qui a le taux Le plus élevé De prélèvements obligatoires Trouver 40 milliards C'est ce à quoi Nous allons travailler En regardant L'ensemble du budget C'est ce que nous allons faire Et nous ferons Des propositions au gouvernement Tous les collègues Sont informés maintenant Nous ferons des propositions Dans une méthode Que nous avons commencé A mettre en place Autour Des rapporteurs généraux Du budget Et du budget social Parce que la dimension sociale Est extrêmement importante Et avec l'ensemble Des rapporteurs A la mi-mai Nous nous réunirons J'allais dire Pour prendre en compte Tout cela Ils travailleront Pendant un mois A la mi-juin Nous arbitrerons Et nous ferons Des propositions au gouvernement Avant que le gouvernement Ne propose des arbitrages
C'est qu'il y a une vraie méthode
Il y a une vraie méthode Ok
Mais malgré tout Le ministre Semble avoir lui-même Sa propre méthode Le ministre De la cohésion Des territoires Et il évoque Je cite à nouveau Cette modeste contribution Afin de financer Les services publics Des communes Je vais vous répondre
Sur ce point D'abord Les ministres Font des propositions Et nous nous ferons Nos propositions Et ensuite Il y aura un dialogue Entre l'exécutif Et la majorité Sénatoriale Élargit Ce qu'on appelle Le socle commun Vous le voyez un petit peu Là Gérard Larcher Pas du tout Mais je vais vous répondre Sur ce point Qui s'appelle Les collectivités territoriales Parce que c'est la responsabilité Du Sénat De représenter Les collectivités territoriales La faute originelle C'est la suppression De la taxe d'habitation Je vous rappelle En 2017 Ça coûte 22 milliards Au budget de l'Etat Je vous ai parlé De 40 milliards Tout à l'heure 22 milliards Depuis Une grande partie De nos concitoyens Ceux qui ne sont pas propriétaires Ne participent plus J'allais dire Au financement Des services Dont ils bénéficient Il y a des communes Dans mon département Où Il y a plus de 60% De locataires Voire 70% Et Aujourd'hui La fiscalité locale Ne repose Que sur Les propriétaires Ça n'est pas juste Il n'empêche Qu'il faut qu'on soit Extrêmement attentif A ne pas susciter A nouveau Une demande Des forces fiscales Il faut donc Une réflexion globale Il faut remettre en plat Tout le système De financement Des collectivités territoriales C'est la dotation globale De fonctionnement C'est-à-dire Ce que l'État verse Ce qu'on appelle Les péréquations C'est-à-dire La répartition Des richesses Entre communes Départements Régions riches Et régions moins riches Voilà ces réalités Mais aussi Les transferts
Mais pour les français Qui nous écoutent Gérard Larcher Est-ce que ça veut dire Que vous leur dites Bon il y a eu une erreur Cette suppression Est-ce qu'on la remet ? Est-ce qu'on la remet ? Non
Je pense qu'il faut Remettre à plein l'ensemble Du système de financement Car il s'agit De ne pas peser plus Globalement Sur les prédévements Obligatoires
Pas peser plus Globalement Mais est-ce qu'il faudrait Tout de même Une contribution modeste ?
Je ne sais pas Si c'est cette approche-là Il n'est quand même Pas normal Que dans des communes 60% des gens Ne participent plus du tout A l'effort collectif C'est une réflexion Que vous avez mise sur la table Mais qu'on ne peut pas gérer De manière isolée Il faut revoir L'ensemble L'ensemble Des recettes
Et de la fiscalité J'ai bien compris Gérard Larcher Qui a un problème C'est-à-dire que Les comptes sont pas bons Les calculs sont pas bons
J'ai dit où était la faute originelle
J'ai bien compris la faute originelle Pour autant vous dites Il y a une faute originelle Et en même temps On ne peut pas non plus Complètement y revenir Parce qu'on ne va pas Remettre de l'effort Fiscal Mais il va bien Retrouver des sous Pardon Mais je ne vois pas Comment vous faites
Et bien c'est pour ça Que je vous dis Il faut tout remettre à plat La dotation globale De fonctionnement Mais il faudra bien Qu'à un moment Les Français Les péréquations Mais au fond C'est les Français Qui payent déjà Et si on utilise mieux L'argent que nous donnent Les Français Ce serait quand même pas mal Plutôt que de leur en demander plus Avant de se poser la question Comment on gère Voilà pourquoi Dans l'approche du Sénat Il n'y a pas de fiscalité en plus
Et ce que j'ai bien compris aussi C'est que vous estimez Que le problème C'est l'assiette Comme on dit C'est-à-dire qu'on ne peut pas Ne faire reposer Le soutien aux collectivités locales Que sur les propriétaires Et pas sur les locataires
C'est une injustice Surtout que je vois Pardonnez-moi On parle de ce qu'on connaît bien Bien sûr Dans mon département Ce sont souvent Dans des communes De ce type-là Où les propriétaires Sont souvent des propriétaires modestes
Gérard Larcher L'autre option Pour essayer de trouver des sous C'est aussi Ce qui était évoqué Notamment par la ministre du budget Faire sauter Cette niche fiscale En quelque sorte Des retraités 10% Sur les pensions
La ministre du budget Fait aussi d'autres propositions Reprenant celles du SEDA Sur quoi on fait des économies Le gel budgétaire Est-ce qu'on a ?
Ce sera une des pistes Que nous allons examiner La deuxième des choses Les opérateurs de l'Etat Je vous rappelle 1200 agences Elles proposent d'en fusionner Un tiers Nous avons une commission d'enquête Que nous avons lancée Bien avant Et sur laquelle Nous devons apporter Des réponses Et des propositions Pour les temps Qui viennent Et puis Il y a bien sûr La question des retraites Mais la question des retraites Actuellement Elle fait l'objet D'un conclave Et on ne va pas commencer À arbitrer C'est pour ça que je pense Que sur le dossier des retraites Que ce soit Contribution Cotisation Retraite progressive Travail des seniors Attendons les conclusions Du conclave Vous savez J'étais ministre du travail Les propositions Qui sont faites Avant que ceux Qui négocient Aient fait leurs propositions Ça perdure toujours les choses Et j'ai trop de respect Pour la négociation sociale
Pour le dialogue social Ça veut dire Que ce n'est pas le moment Mais vous n'êtes pas Non plus complètement contre
Non je pense Qu'il faut qu'on soit Très attentif Parce qu'il y a une question De pouvoir d'achat Pour les retraités Et donc vous voyez bien Que ce n'est pas L'option Que je privilégie Loin de là Mais je laisse Les partenaires sociaux Nous faire des propositions Laissons-les Le dialogue social C'est ce qui manque Souvent dans ce pays Alors respectons-le
Gérard Larcher Vous le disiez à l'instant Vous avez été ministre du travail Cette question A la fois A la croisée Des territoires Et du travail C'est aussi celle De l'emploi Le chômage Qui remonte A nouveau Les plans sociaux Qui sont annoncés ArcelorMittal Qui annonce Plus de 600 emplois Qui seraient supprimés Que faut-il faire ? Est-ce que l'État A un moment Doit se saisir De ces questions-là ? François Ruffin Par exemple dit On a fait beaucoup d'aide Aux entreprises Et notamment dans la sidérurgie On doit aussi A l'inverse Entrer dans le capital Ou au moins Dans les conseils d'administration Pour pouvoir décider
Première chose Sur les chiffres du chômage Attention Parce qu'on intègre maintenant
Les bénéficiaires du RSA
Ah oui Au RSA Et donc Il faut comparer Ce qui est comparable
Mais même si on supprime ça Il y a quand même Une augmentation
Il faut comparer Ce qui est comparable Bien sûr qu'il y a Un certain nombre De difficultés économiques Comment voulez-vous Qu'à un moment Où on a une politique Vis-à-vis de l'automobile Qui est profondément transformée Qu'il n'y ait pas de conséquences Notamment sur les producteurs D'acier Comment voulez-vous À un moment d'incertitude Où Monsieur Trump Décide de taxer L'acier Et l'aluminium Et il n'y ait pas Des perturbations Dans le monde économique Nous payons aussi J'allais dire Cette espèce D'implosion Du système Économique mondial De l'organisation mondiale Du commerce Et donc Sur ces sujets-là Il ne suffira pas D'avoir des réflexes Nationaux Il faut Me semble-t-il Avoir des réactions Européennes Globales Et naturellement Le gouvernement Il est au chevet Il met des entreprises En difficulté Il le fait d'ailleurs En lien avec les parlementaires C'est son action J'allais dire Normale et naturelle
Mais ça veut dire Gérard Larcher Que vous estimez Qu'il y a une forme De responsabilité politique Alors il y a la responsabilité D'un Donald Trump Mais il y a aussi Des responsabilités Vous disiez On a mis quand même On a compliqué beaucoup Les questions de rapport A l'automobile Il y a eu une responsabilité Des décisions politiques Sur l'automobile C'est ce que vous dites Est-ce que ça veut dire Que par exemple Quand on a décidé Qu'en 2035 Il n'y aurait plus de vente De moteur thermique Est-ce que tout cela A une conséquence Y compris
Bien évidemment Mais je vais prendre Les normes On parlait tout à l'heure D'économies possibles Quand on parlait De 40 milliards Je pourrais vous parler Des normes Rien que pour Les collectivités territoriales 2023-2024 Les normes supplémentaires C'est plus 5 milliards d'euros Les normes En matière de construction Aujourd'hui Renchérissent le coût De la construction Et sont J'allais dire Une des causes Du ralentissement De la construction Bien sûr C'est indispensable Nous sommes le pays Le plus normé D'Europe Avec des surcoûts L'OCDE Chiffrait Il y a maintenant Plus de 6 ans A plus de 60 milliards Par an Les surcoûts Des normes En France J'ai vu que le ministère Dans le reclore De la simplification Parlait de 120 milliards Vous voyez bien Qu'aujourd'hui Il y a une forme De carcan Qu'il faut lever Sur notre pays Pour lui redonner De la compétitivité Pour lui redonner aussi L'envie De s'investir Plus Notamment Parce qu'aujourd'hui
On ne s'en tirera pas
Si on ne travaille pas plus Si on ne produit pas plus Parce que c'est ça La richesse produite
Si on ne travaille pas plus Si on ne produit pas plus On va y revenir dans un instant Mais quand même Sur ces fameuses normes Que vous évoquez Est-ce que La date de 2035 Il faut la souplir Ou la lever Est-ce que Les ZFE Il faut assouplir Voir lever
Écoutez Sur ce sujet Je pense que La loi climat-régilience Nous a inventé Quantité de normes Supplémentaires Notamment Aujourd'hui Les ZFE Ce n'est pas un jeu de mots C'est Je reprends Le rapporteur du Sénat Qui est aujourd'hui ministre C'est des zones A forte exclusion Parce que Quand j'entends Parfois un ministre Nous dire Que les classes moyennes N'ont pas de voitures Ce n'est pas vrai Ce sont Eux aussi Ont des voitures Mais malheureusement Ils ne peuvent pas en changer J'allais dire Au gré des directives Et des circulaires
Mais les écologistes Eux disent que ZFE C'est une zone A forte empoisonnement Oui
Écoutez C'est d'abord Une zone à forte exclusion Vous allez voir Comment sont en train De se lever Un certain nombre De gens sur les territoires Menés par des élus Qui ne supportent pas Je pense que La question environnementale Elle est majeure Vous voulez comprendre
Les gens de gilets jaunisation
Oui Je préférerais que ça soit La prise en main Par les politiques D'une réponse Qui permette d'adapter Aussi bien Le zéro artificialisation net Quand nous parlons Des collectivités territoriales Que Les zones J'allais dire A faible émission Tout ceci doit se faire A partir des territoires Et non pas d'en haut Nous souffrons D'années Où tout a été vertical Il faut faire confiance Aux élus Dans les territoires Croyez-vous Qu'ils ont envie D'empoisonner les maires Croyez-vous Qu'ils ont envie J'allais dire De jeter par dessus bord L'avenir Des générations Non Mais ils vivent aussi Avec la population Telle qu'elle est aujourd'hui Et c'est ça Me semble-t-il L'approche C'est un changement De paradigme politique Repartir du territoire Repartir D'une vraie politique De décentralisation Avoir un dialogue Avec l'état territorial Les préfets Dans les territoires
Gérard Larcher La proportionnelle Un peu Beaucoup Quand Comment
Pour moi pas
Pas Vous êtes contre
Oui J'ai pu à certains moments Dire Allez on peut parler D'un peu de proportionnelle Contre Le retour De la possibilité D'exercer un mandat Exécutif local Et un mandat Parlementaire Mais Je dois vous dire Qu'on a besoin De stabilité Et c'est pas le moment De se dire Que la proportionnelle C'est l'alpha Et l'oméga Je crois profondément La proximité Je viens de vous le dire Partir du terrain Du territoire Je crois la proximité Entre un élu Et le territoire Et un député élu Par une population Déterminée Sur un territoire Connu C'est me semble-t-il En ces temps de défiance Vis-à-vis du politique Un élément Qu'il faut prendre en compte De manière Extrêmement forte J'ai vu en plus Que j'étais pas seul Dans ce positionnement Et que ce positionnement Était très largement partagé Par un certain nombre De formations politiques Que je n'attendais pas Tout à fait Sur ce territoire Hier J'ai fait le point Avec les présidents De groupes Hormis nos amis centristes Mais Décennies sont favorables A une part de proportionnel Je respecte Cette approche J'ai bien senti J'ai entendu Ce que disait Gabriel Attal J'ai vu aussi Le point de vue d'horizon Je ne les sens pas J'allais dire aujourd'hui Extrêmement favorable A ce que ce dossier Soit ouvert immédiatement Je crois que les français Ils attendent autre chose
Pourquoi il fait ça du coup François Bayrou On ne peut pas lui reprocher
C'est aussi pour plaire au RN On ne peut pas lui reprocher De ne pas avoir été Toute sa vie Pour la proportionnelle
Ça c'est tout à fait juste Il aura été très cohérent
Et pour les gaullistes Nous ne sommes pas favorables A la proportionnelle Mais c'est pas un peu
C'est pas un peut-être C'est un non
Comme naturellement Il y aura une discussion Mais je vous donne ma position C'est celle que vous me demandez Ensuite il y aura des débats A l'intérieur de ma famille politique Et à l'intérieur du socle commun
Elle est très claire Merci beaucoup Gérard Larcher Président LR du Sénat D'être venu répondre A mes questions ce matin Il est 8h52 Et vous êtes bien sur RMC Et BFM TV
Gérard Larcher