LCI Midi du lundi 27 juillet 2026 - Édition spéciale : Gironde, les pompiers "pas maîtres du feu"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le feu n'est pas stabilisé madame monsieur. Pas de maîtrise du feu. 42000 hectares brûlés, 220000 [musique] évacués.
Et nous sommes aujourd'hui à la croisée des chemins. Pourquoi ? Parce que Claire Deorme nous le dira tout à l'heure, elle qui est avec moi en plateau. [musique] C'est une mauvaise semaine météo qui s'annonce, le retour de grandes chaleurs, le retour de canicule et puis aussi de ce qu'on a évoqué tout au long de la semaine dernière.
Malheureusement, c'est vent tournant [musique] qui complique le travail des pompiers. Tout de suite, nous partons sur le terrain et puis nous allons évoquer [musique] pendant ces 3 heures les conséquences écologiques bien sûr, les conséquences économiques. Il y avait [musique] ce matin une cellule de crise, le ministre de l'économie et des finances a pris la parole.
Le président de la République réunissait les ministres [musique] concernés. Il y a un conseil des ministres en ce moment même. Donc des décisions probablement en sortiront mais priorité au terrain, Brandon Warret est [musique] à Marche Prime avec Tito Boiteteux.
Euh qu'il y a-t-il autour de vous ? Comment évolue la situation ? Évidemment, Brandon, euh au cours de ces 3h, on va chercher à savoir comment évolue le feu, euh quels sont les moyens de lutte qui sont absolument disponibles.
Mettez-vous parfaitement à l'aise pour nous pour nous répondre. Euh où est-ce qu'on en est précisément ? Bonjour mon cher Pascal.
Regardez la situation à l'instant. Nous sommes avec la défense des forêts françaises contre les incendies. Et là, justement, il y a quelques instants, il y a eu un nouveau départ de feu.
On va s'approcher. Ce sont ces ces fougères qui sont touchées. Imaginez hein, c'est un un tapis de combustible efficace pour pour les flammes.
C'est très sec depuis plusieurs jours avec la pluie qui est très attendue. Regardez à côté, ce sont ses pains, ce sont ses chaînes. Une végétation très dense et vous le voyez à droite de la caméra, monsieur qui qui utilise une lance environ 20 m de long.
Ce sont des des bénévoles he qui sont présents. Imaginez le véhicule qui est utilisé en ce moment même. C'est une capacité de 500 L seulement.
C'est 1/10e euh de ce que l'on retrouve dans les réservoirs des CCFM, les camions citernes feu moyen utilisés par les pompiers contre les incendies. Et là, la situation est assez préoccupante parce que ces fougières sont extrêmement sèches et la difficulté c'est si les flammes gagne cette partie très restreinte à vrai dire de de cette forêt, ça peut embraser tout ce que vous voyez à gauche de l'image parce que les chaînes encore là-bas ont été protégées. Mais c'est une végétation très importante.
Et autre chose à dire Pascal, nous sommes là à environ 100 m de la départementale et c'est justement la ligne critique que les pompiers ne veulent surtout pas que les flammes gagnent parce que sinon ça touchera l'ensemble de l'autre massif forestier et là les conséquences pourraient être plus importantes. On va justement se déplacer. On fait attention, on marche sur la partie encore protégée et regardez ces fumeroll en face de nous.
Des images comme celle-ci, on en voit partout depuis 48 he c'est ça justement que les civils, que les habitants, les agriculteurs, les sapeurs pompiers veulent éteindre impérativement parce que après les conséquences pourra être plus importantes. Et pour vous dire que la situation est difficile pour nous aussi, un masque FFP3 obligatoire parce que on a du mal à respirer, ça prend au nez. Et regardez aussi les les conditions de travail de de ces bénévoles.
On est avec un un véhicule un peu rudimentaire, on est avec quelques litres d'eau seulement, une petite lance, ils n'ont pas de de masque de protection, mais ils nous disent tous, ils nous disent tous, on doit être présent parce que il faut protéger notre nature. Et puis une dernière chose à à vous dire Pascal, c'est un paramètre pour l'instant qui est plutôt favorable. c'est le vent qui ne s'est pas levé mais il devrait s'intensifier dans l'après-midi.
Autre chose aussi, c'est l'augmentation des températures et là aussi qui s'annonce plus importante cet après-midi et demain. Et tous ces paramètres pourraient complexifier euh le travail des équipes sur le terrain. Euh Brandon, est-ce que vous voulez nous remontrer ces ces fumerolles là qui qui sortent de de terre ?
C'est particulièrement impressionnant. Pourquoi ? parce que le feu en réalité couvre et c'est un des points importants que la difficulté des pompiers c'est que non seulement il s'agit d'éteindre les flammes de surface mais aussi de surveiller les endroits qui sont brûlés un peu comme comme le lait sur le feu.
Pourquoi ? parce que ben il y a des systèmes racinaires hein. Là aussi on l'a on l'a évoqué mais ce système racinaire ça peut être des racines verticales ou horizontales qu'importe mais c'est du bois c'est du combustible hein et donc il faut surveiller.
Bravo là quand même à ces à ces bénévoles hein qui sont là. Bah alors, c'est vrai, vous avez raison Brandon he 500 L d'eau, c'est c'est pas grand-chose, mais c'est probablement la multiplication des petites unité de lutte contre l'incendie ici ou là les pompiers, les militaires, on verra tout à l'heure les militaires. Les militaires ont déployé des moyens aussi, mais c'est c'est particuliers ces agriculteurs.
Moi, je j'observe he le travail des uns et des autres, une immense solidarité pour pour lutter qui est extrêmement significatif. Je voulais vous dire également à vous qui nous nous suivez, vous avez levé la main perdre pas du tout. Bon, mais vous aurez la parole quand même [rires] juste après.
Euh je voulais dire à ceux à ceux qui nous suivent que toutes les demi-heures avec Sylvia Amico, nous aurons un point précis de de la situation. Où est-ce qu'on en est, de la maîtrise du feu ou non ? Comment évolue la météo, vous le complèterez ?
Quels sont les moyens qui sont engagés ? Donc vous serez parfaitement informé, nos envoyés spéciaux, tous les éléments d'information vous seront transmis en direct. Je voulais également vous montrer et et on va le commenter abondamment, je voulais vous montrer cette cette carte hein qui est euh la carte des fumé.
Alors il y a ces incendies il y a aujourd'hui me parler de mon c'est euh dégagement de fumée et vous avez là alors on va essayer de de rentrer un tout petit peu dans le détail. Vous avez le point de départ, vous êtes en haut à gauche de l'écran, ce sont les foyers et puis le vent qui pousse progressivement les fumé. Alors plus c'est rouge, plus c'est intense, plus c'est dangereux pour la pour la santé.
Et si vous suivez la carte, alors c'est en en de petite taille he vous le voyez pas nécessairement, mais je vais vous le je vous le décrire. C'est le département 33, le département 47, c'est le Lot Garon, c'est Agin. C'est aussi le département du Lot, ça va jusqu'à Caor, jusqu'à Fijac et puis ça termine pratiquement dans l'Ayon et dans l'Hér.
C'est-à-dire clair qu'en réalité ça a traversé le pays de part en part puisqu'on est euh là près de la côte. Absolument. Euh tout le monde est concerné euh par les fumées et par euh par les par les petites particules euh fines euh dues à ces à ces incendies car euh elles sont tellement fines, tellement légères qu'elles sont transportées euh par les vents.
Donc là, c'est la trajectoire principale. Mais il faut savoir que que ces cendres vont absolument euh partout dans l'air. J'ai par exemple j'ai un témoin qui est qui est situé au niveau de l'estaire de la Gironde.
C'est donc ces personnes-là aussi. Donc l'histoire de la Gironde, c'est beaucoup plus au nord de Bordeaux, mais elles aussi sont concernées par ces microparticules fines à tel point que dans leur jardin, il y a une épaisseur de 2 à 3 cm dessus en accumulé. Donc vraiment ça montre une situation sur le plan sanitaire qui devient aussi de plus en plus grave.
Euh et donc pour en terminer sur ces fes, donc la la ville de Bordeaux n'est pas directement menacée par les flammes là, mais elle est elle est elle est directement menacée par les fumées, par les particules fines euh qui sont émises par ces incendies. Et cet incendie prend une telle ampleur. Donc ça c'est le cas en France.
Mais il y a également un mégafeu en Espagne avec des panages de cendre qui sont aussi extrêmement imposantes. Et figurez-vous que les cendres de Madrid sont elles qu'elles rejoignent celles de des des feux de Gironde et et des Landes. Alors pas de enfin un miracle pour le moment pas de mort hein.
Allez vous dire c'est exceptionnel. Je sais pas comment on fait pour arriver à un tel résultat. C'est probablement le produit de la mobilisation des pompiers, des militaires, de la sécurité civile et puis des habitants.
Peut-être que bah tout le monde a a du bon sens hein dans dans ces situations de de très grande tension. Je vous le disais tout à l'heure, une journée de transition, vous êtes d'accord avec ça, hein ? Une journée de transition, pourquoi ?
Parce qu'il y a eu quelques pluies. Alors, quelques pluies, c'est un vent qui portait un peu d'humidité, très insuffisant évidemment pour éteindre les incendies. Et puis on rentre là dans une semaine qui pourrait être une semaine qui devrait être ou qui va être d'ailleurs une semaine absolument caniculaire dans cette région.
C'est une situation de guerre. Il faut le concevoir comme ça. J'ai utilisé ce mot dès jeudi dernier, jeudi vendredi.
C'est une situation de guerre. Nous sommes face à un ennemi. Alors évidemment, il a pas de il n'a pas de conscience mais il a sa propre logique qui est qui est une logique terrible.
Vous avez sans doute été impressionné vous aussi par ces flammes de 20 30 40 m de haut. Enfin, c'est un c'est un mur de feu qui arrive une espèce de de déferlante. Et donc euh les moyens qui sont employés sont des moyens de guerre. et le vocabulaire aussi.
On peut parler d'hôpital de campagne. Hôpital de campagne à Bordeaux aujourd'hui puisque vous l'évoquiez, une partie de la population, une grande partie de la population a été évacuée. On en est à 220000 évacués aujourd'hui.
C'est absolument considérable et les personnes les plus fragiles ont été acheminées vers le palais des sports de Bordeaux, des hôpitaux, des épades pour ceux qui en avaient véritablement besoin. Et puis donc réunion de crise, situation de crise, Emmanuel Macron, le Premier ministre Sébastien Lecnus ce matin au ministère de de l'intérieur et également une prise de parole sur laquelle nous reviendrons tout à l'heure, celle du ministre de l'économie et des finances. Je vous présente rapidement mes invités autour de ce plateau.
Patrick Columbel, vous êtes architecte, ingénieur et vous êtes membre de la fondation des architectes de l'urgence. Mauar, vous êtes chargé de mission chez Oxfam, Oxfam France et puis Claire est là. Nous serons rejoints tout à l'heure par Alexandre Cateb qui est économiste et nous évoquerons les conséquences enfin les premières conséquences économiques hein.
Vous savez que dans cette région il y a un spot un zénite de l'activité touristique. C'est 14 juillet 15 août en plein dedans. On est en plein dedans.
Et vous avez vu les images tout le monde a été évacué. Plus d'activités. Tout à l'heure d'ailleurs, on rejoindra une boulangère qui est qui est sur place.
Il lui restait un peu de farine, elle a fait un peu de pain mais il y a plus de client. Il y a plus il y a plus personne. Patrick Colombel, moi j'ai enfin de de mémoire de de vivant de ma propre vie en tout cas de de mon histoire personnelle, j'ai je n'ai jamais je n'avais encore jamais vu ça.
Bah le déplacement de population aussi important, moi non plus. En situ alors en situation de guerre, oui d'ailleurs mais je sais pas si on a le même âge mais moi non plus. Et euh euh clairement euh on s'en sort bien jusqu'à maintenant.
Euh le dégât environnemental, je le commande pas, c'est pas la peine, tout le monde le sait. C'est c'est bon, le vrai désastre, il est là. Le reste globalement, ça se passe plutôt très bien quand on a réussi à déplacer quasiment 300000 personnes.
Euh globalement bien. On arrive à à à un bilan en terme matériel, même on a beau dire ce qu'on veut, il est relativement limité. Les assurances sont là, elles vont prendre en charge parce que bien sûr, ça a été confirmé ce matin.
Évidemment, de toute façon, ils sont là pour ça, compris le relogement, c'est leur métier, c'est leur métier, c'est dans les contrat, ça c'est leur métier, ils vont le faire. Donc ça c'est quand même une deuxième bonne nouvelle. Bon après évidemment les gens qui ont perdu leur maison, c'est pas drôle et compagnie ça on en disconvient pas sauf qu'on aurait pu s'en sortir beaucoup plus mal.
Alors là, il y a une fenêtre de tir là. La fenêtre de tir, elle fait à peu près un peu plus de 48 he pour pour on a 48 he pour traiter le problème. Y a pas de vent pendant 48 he quasiment.
On va voir un peu thermique dans la fin de journée hein. C'est ce que je regardais sur les météos tout à l'heure. Puis la puis la masse d'air est aussi assez humide 80 % donc ça aussi ça va tourner et ça va tourner aussi.
Donc ça va peut être aussi globalement c'est bon c'est maintenant là c'est extrêmement critique mais en même temps si on arrive à avec tous les moyens qui ont été déployés à la fois de l'État puis aussi de la société civile qu'il faut saluer parce que bon les moyens de l'État bah on va dire pas faire court mais il y a plein de gens qui sont payés pour le faire. C'est normal, c'est normal et c'est bien d'ailleurs que et que les agriculteurs soient sur le sur le sur le terrain, c'est d'abord ce qu'ils font au quotidien, faudrait quand même le rappeler. Puis faut oublier une chose, c'est qu'il nous nourrissent ces gens-là.
Je quand même les défendre fortement. Alors, on reviendra sur le travail des uns et des autres, hein, les militaires, la société civile, les agriculteurs. Mais Gaspar Bunel est également à Marche Prime.
Nous allons le rejoindre dans un instant. Il est avec Marius Noël. Alors, derrière vous, derrière vous Gaspar, euh une forêt de pain et puis une espèce de trouée là dans la forê.
Racontez-nous ce que ce qui s'est passé. Alors, ces images sont très impressionnantes. Vous allez voir, vous avez trois bules deux de l'armée, un de la sécurité civile qui sont en train de créer un parfeu de 30 m de large tout au long de cette zone d'incendie sur la face ouest et la face sud.
Ils ont commencé aux alentours de 10h. Donc ça fait bientôt 2h30. Ils progressent très très vite.
Nous sommes obligés de les rattraper. L'objectif de ce parfeu, c'est d'anticiper les variations de vent qui pourraient y avoir en fin de journée ou en tout cas dans les prochains jours. Ils veulent profiter de cette de ces conditions météorologiques qui sont plutôt favorables depuis ce matin.
Le vent ne s'est pas encore levé. Il ne fait pas trop chaud même si la température commence un petit peu à augmenter. Ils veulent profiter de cette fenêtre de tir pour avancer au maximum le long de cette zone d'incendie et anticiper comme je vous l'ai dit tous les changements de vent.
Bon très bien. Écoutez, oui, c'est c'est en effet impressionnant. Donc si je comprends bien, il s'agit de d'isoler le le feu, en tout cas de cesser de lui fournir du du carburant en constituant de de larges de larges allées des trouées hein dans la dans la forêt.
Alors, c'est ce qui avait été fait en 1949. J'ai cherché un petit peu ce weekend, il y a une longue histoire en réalité des incendies dans cette région. 1949, il y avait eu un un très long incendie puissant avec des moyens de lutte qui étaient d'ailleurs évidemment pas les mêmes que que c'est en en coupant la forêt, une partie de la forêt, euh c'est également en inondant une partie du territoire, je sais pas comment ça avait été fait à l'époque que le feu avait pu être maîtrisé.
Et en effet euh euh c'est c'est un peu la réflexion que vous faisiez euh monsieur Coubel, le feu il a il avait été arrêté par des cultures. C'està-dire que c'est c'est au moment où il a rencontré des terres cultivées par les par les agriculteurs, je sais pas ce que c'était à l'époque que bah en réalité il a pu être maîtrisé. Bah oui, parce que d'abord c'est plus accessible que la forêt.
Ça c'est le premier point. Oui, la question de l'accès. Et deuxièmement, les agriculteurs, ils connaissent très très bien le terrain et ils sont tout à fait capables de de faire des euh comment dire entre guillemets d'intervenir pour euh euh pour stopper des des vous savez les les feux de comment dire dans les champs, les agriculteurs, c'est un truc assez fréquent hein.
Bien sûr, en été, c'est quand même très fréquent notamment sur une fois que on a fauché les blé si on va retravailler la terre tout ça, c'est pas rare qu'il y a des a des faux qui prennent surtout dans des périodes comme celle-ci où il fait très sec et très chaud. Bon voilà, ça arrive. Donc ils ont ils ont l'habitude de gérer ça et c'est jamais des trucs qui prennent des une ampleur colossale parce qu'ils ont aussi euh un peu de moyens pour le gérer.
Puis généralement les gens euh enfin notamment les moyens de des pompiers en local qui arrivent à gérer ça aussi. Au moment du passage de la Oui. de la de la batteuse quand quand on quand on fait les moissons, il se peut qu'il y ait des pierres qui affleurent et puis ça fait une étincelle et le chame le chame prend feu.
Mais tout ça peut-être maîtrisé. Vous disiez, je voudrais qu'on revienne là-dessus mais je vous demanderai votre avis aussi. Euh on a 48 he c'est c'est important hein.
Euh il y a une espèce de rétro planning. Là on a 48 he pour maîtriser l'essentiel. À défaut, les conditions dans 48 heures vont redevenir extrêmement défavorables avec un bémol que il y ait pas quelque chose qui euh comment dire une grosse partie qui puisse engendrer localement des vents différents et ça c'est le bémol un petit peu mais a priori presque les informations qui arrivent sont plutôt assez euh euh on va dire agréables à entendre parce qu'on je pense qu'on on va réussir à arriver au bout de cette histoire là ce qui s'est passé euh normalement hier voyez pas avoir autant de vent.
Bon et il y a eu du vent, il y a eu un peu plus, il y a eu un petit peu de vent. Bon, la météo, la météo, hein, c'est ça s'appelle des prévisions, hein. D'ailleurs, on n jamais on n'est jamais à l'abri d'une surprise.
Puis surtout qu' y a il y a aussi une différence entre des modèles qui sont à échelle globale avec des stations météorologiques qui sont quand même plus ou moins éluiganées et puis la météo en en réel qui elle est est locale. Il faut savoir que que nous les modèles de de météo France sont basés concernant des stations météorologiques bien précises et donc il y a pas forcément de de station météorologique dans le bassin d'Arcachon même. Donc là il faut mutualiser la connaissance des locaux avec nos propres modèles et c'est vraiment tout l'enjeu de de notre activité surtout dans des surtout dans de telles situations.
Selma Hardard Oxf comment vous voyez la situation vous-même de de de votre point de vue ? Vous êtes une une ONG, une organisation non gouvernementale. Il a ce que vous nous avez déjà expliqué la semaine dernière.
Moi, je suis assez frappé quand même par le la force, l'intensité de la réponse de l'État. Vous saz on vit dans un pays où l'État est assez souvent critiqué, peut-être à juste titre he d'ailleurs. Mais enfin là, malgré tout, dans des situations de crise comme ça là, on s'aperçoit qu'il est pas substituable.
En fait, ce qui est vraiment extrêmement positif ces ces ces derniers temps, c'est de voir tout ce qui est mis en place pour lutter contre le feu. C'est au niveau des pompiers. Moi, je je salue le le travail des pompiers, de la sécurité civile.
Je salue aussi euh toute la solidarité qu'on a, notamment des agriculteurs. C'est absolument impressionnant ce qui se passe et on et ça va continuer dans les dans les prochaines heures. Euh ce que j'aimerais dire quand même, c'est que lorsqu'on est face à des feux, à des catastrophes qui sont le résultat du réchauffement climatique, il faut qu'on marche bien sur nos deux jambes.
Donc on a cette jambe là qui fonctionne très bien. On voit la action réaction, on met tout en place pour stopper le feu. Après, on nous dit avec des moyens parfois limités avec des moyens limités et c'est là la deuxième par c'est là où la deuxième jambe est hyper importante.
La question des moyens et qu'est-ce qu'on fait en amont ? Et ça, il ne faut pas l'oublier. J'entends que c'est pas le débat maintenant parce que c'est pas le sujet du jour mais il faudra le poser.
Oui, il faudra le poser. En fait, cette deuxième jambe, elle est très importante et c'est quoi cette deuxième jambe ? C'est la prévention. déjà la réduction des émissions de gaz à effet de sard, ça c'est primordial pour éviter que ce soit pire demain, mais il faut aussi faire en sorte qu'on soit plus adapté pour que l'impact donc lorsqu'on a du feu ne nous rende pas plus vulnérable.
Et donc ça ça peut passer par exemple par euh une civiculture euh qui est euh irrégulière. Donc c'està dire qu'on va pas planter tous les arbres à la même manière. Je je vous pose une question là-dessus.
Je j'entends bien parce qu'on l'a on l'a dit là aussi. C'est vrai, il faut des essences qui soient plus résistantes. Alors, vous savez que en réalité, on a planté des pains dans cette région d'abord parce qu'ils y pousse facilement, mais aussi parce que c'était la matière première de la terbantine fabriquait, enfin, il y avait un usage de caractère économique si vous voulez.
Mais est-ce que question il faut continuer d'habiter en forêt ? En fait, surtout ce qu'il faut faire, c'est qu'il faut faire en sorte que nos forêts soient plus résilientes et moins vulnérables face aux feux de forêt. Et ça, ça passe par de la prévention, ça passe par des moyens.
Ça veut dire donner les moyens notamment à l'organisme, à l'ONF, aussi donner des moyens, mais aussi réguler les euh les détenteurs privés de forêt. Il faut quand même un chiffre moi qui m'a frappé ce weekend, c'est que 90 % des maisons qui sont brûlées à cause des feux le sont parce qu'elles sont aux abords de forêt qui sont mal entretenues, qui sont pas débroussaillé. Donc voilà, il y a il y a vous savez comme moi qu'il y a une obligation est peut-être très fortillement tout à fait qui n'est pas toujours respecté mais c'est même pire que ça euh pardon vous avez la moitié des propriétaires qui ne veulent pas débroussailler et et qui le font de façon volontaire en sachant pertinemment d'ailleurs qui font courir des risques non seulement à leur propres famille mais aussi à tout leur environnement.
Tout à fait. Et donc c'est pour ça que j'aime même si on peut salouer saluer tout ce qui se passe maintenant, j'aimerais quand même qu'on garde un peu un œil sur le futur et sur ce qui s'est passé avant et demander à l'État de mettre les moyens nécessaires, c'est-à-dire renforcer la sécurité civile, c'està-dire renforcer les pompiers, mais c'est aussi renforcer la lutre contre le changement climatique. C'est-à-dire qu'il faut absolument diminuer nos émissions de gaz à effet de ça.
Il faut que nous soyons plus préparés. Donc même si on peut saluer tout ce qui se passe maintenant, gardons un œil, gardons ces images en tête à la rentrée lorsqu'il va y avoir le débat sur le budget pour qu'on puisse donner les moyens là où on en a besoin. Et ben très bien.
Euh on reparlera du budget à mon avis dans les mois qui viennent. Il est euh 12h et 20 minutes. Je vous avais promis un point précis toutes les demi-heures avec Sylvia Amilon.
Bonjour Sylvia. Alors faites-nous le point de la situation. Où en est-on au moment où on échange ?
Et bien, les pompiers ne sont toujours pas maître du feu, hein, ils le disent euh à la mi-journée, mais il y a moins de foyers actifs qu'hier si euh 30 à 40 feux sont toujours combattus simultanément dans tout le pays, hein, c'est Gironde et vous le voyez hein, que la situation est la plus délicate. feu à 100 ans en court depuis le 22 juillet. Le feu qui n'est donc pas stabilisé et le foyer le plus actif se trouve entre marche prime que vous voyez là tout en dessous et Pierreton qui se situe ici.
On a donc essentiellement une zone très active, une zone très active et non plusieurs zones très actives comme c'était le cas les jours précédents avec des conditions météo qui sont plus favorables pour l'instant avec moins de vent. Mais attention, la chaleur revient dès demain. La nuit, elle a été stable, c'est une première après plusieurs journées de progression ininterrompue.
La pluie qui est tombé cette nuit, qui aidé mais qui n'a pas permis de changer la situation. C'est la journée he qui va être décisive avec ce vent qui pousse les flammes vers l'intérieur des terres. 42000 hactares ont été parcourus en Gironde qui est une zone d'ensément peuplée.
On se rapproche de Bordeaux. Les incendies sont à 15 km, 42000 hactares. Pour vous faire une idée l'an dernier hein, sur toute la France pendant l'été, c'est 30000 hactares qui ont brûlé dans les landes.
Petite amélioration à l'incendie de Biscaros et lui contenu mais pas encore fixé. 3600 hectares ont la brûlé. Et Sylvia, s'agissant des évacuations, où en sommes-nous ?
Alors, pas de nouvelles évacuation Pascal. Cette nuit en Gérande, il y a 23 communes au total qui ont dû être évacuées de manière préventive. On les voit sur cette carte à l'ouest de Bordeaux.
La priorité évidemment c'est sauver des vies he 220000 personnes. C'est inédit. C'est la plus grosse évacuation hors conflit qui est connu la France.
Des espaces comme ici au parc des expositions de Bordeaux ont été aménagés. Il y a un millier de personnes he qui s'y trouvent en ce moment. Pas question de rentrer chez soi tant que le feu n'est pas stabilisé.
C'est ce que dit la préfet soulignant que 15000 entreprises sont également touchées dans ce département dans les landes. Nous sommes dorénavant à 22000 évacués. On était à 30000 hier mais 8000 habitants de Biscaros ont pu rentrer chez eux.
Pas de victimes mais des destructions importantes hein. 240 habitations ont été détruites par le feu selon le dernier bilan de la préfecture, 170 maisons sinestré sur la seule commune du Porsche que vous voyez sur ces images à ces 20 % des habitations et ce sont des images de désolation. 198 bâtiments dans les landes.
Et puis euh les axes routiers, est-ce que certains sont toujours enfin est-ce que ils sont toujours fermés ? parce que certains ont rouvert. Alors l'autoroute à 63 reste fermée au sud de Bordeaux hein.
Dans les deux sens, les automobilistes sont invités à emprunter la 64 ou la 62. Énormément de routes évidemment qui sont coupées à cause des incendies en Gironde. Du côté de la SNCF maintenant, le trafic est toujours interrompu hein vers Arcachon et jusqu'à Morson.
Vous pouvez d'ailleurs échanger, vous faire rembourser vos billets et les échanger sans frais. La préfecture, elle conseille évidemment aux touristes d'éviter la région. Les colonies de vacances sont d'ailleurs suspendues par arrêter.
Enfin, prudence également face à la pollution de l'air, hein. Euh, on va la voir euh ici, cette fumée au-dessus de Bordeaux, mais elle est aussi visible, hein, de beaucoup plus loin. Les seuils d'alerte aux particules fines ont été dépassés hier dans quatre départements de Gironde.
Euh quatre départements, pardon, la Gironde, les Landes, euh la Dordogne et le Lotégar que vous voyez sur cette carte de la qualité de l'air. Il faut sortir le moins possible hein, garder les fenêtres fermées, éviter les efforts physiques. Puis on rappelle qu'il y a 2000 2500 masques FFP2 qui sont disponibles dans la région pour les populations fragiles.
Merci beaucoup Sylvia. Bah nous rejoignons précisément le le professeur M Garbane. Bonjour docteur.
Bonjour professeur. Euh les les malades ont été prises en charge. Nous venons de montrer une carte qui qui est effrayante hein.
C'est c'est une carte des émissions de fumée toxique pour beaucoup d'entre elles. Évidemment. Euh est-ce qu'il y a est-ce qu'il y a un danger pour la pour la santé publique pour tous ceux qui se trouvent notamment dans la zone la plus rouge, celle qui est au centre et qui doit couvrir de mémoire deux ou trois départements probable peut-être même un peu plus.
La Gironde, l'and Lotte et Garonne, le Lotte, la Dordogne. En effet, il y a un petit morceau de la Dordogne. Que que peut faire la population dans ces territoires professeur ?
Alors, effectivement, on va dire euh les fumées d'incendie euh contiennent euh un certain nombre de gaz toxiques euh notamment du monoxyde de carbone euh mais également des composés organiques volatiles, des hydrocarbures aromatiques euh polycycliques, des métaux lourds et cetera. Mais la densité de ces gaz est maximale euh euh au niveau des foyers d'incendie, c'est-à-dire elle va essentiellement toucher euh les pompiers qui vont intervenir et nécessitent de mettre des masques avec des cartouches pour euh bloquer la pénétration de ces gaz vers le poumon. Euh à l'inverse, lorsqu'on est un peu plus à distance et donc notamment dans les départements dont vous parlez, il va y avoir des particules en suspension euh qui sont des plutôt des particules fines euh de généralement de moins de 1 micro euh qui vont en fait flotter dans l'air et être euh transporté parfois sur de longues distances, plusieurs centaines de kilomètres.
Et ces particules euh ont la particularité d'être irritantes pour les muqueuses. Elles vont se déposer sur la peau, euh sur la muqueuse ORL, la muqueuse respiratoire et donc elles vont euh malheureusement pouvoir entraîner une inflammation et une décompensation chez les personnes qui ont des maladies respiratoires chroniques, notamment l'asthme. Évidemment, les personnes plus âgées, les enfants, les femmes enceintes et cetera sont plus fragiles et plus à risque de faire des complications.
Et donc pour la population, il faut premièrement éviter de sortir s'il y a des fumées dans l'environnement et puis deuxièmement, mettre si vous sortez un masque FFP2 qui va essayer de limiter ou de filtrer ces microparticules. Est-ce que la ville de Bordeaux euh d'abord est-ce qu'il faut euh comment dire sanctuariser la ville de Bordeaux ? Est-ce qu' est-ce qu'il faut même éventuellement rendre le le le masque obligatoire selon vous ?
Y a-t-il un danger de santé publique à cet endroit précis ? Non, je dirais pour le moment non. Il y a pas besoin de rendre les choses obligatoires.
Par contre, il faut évidemment informer les personnes les plus vulnérables des risques et donc à eux bien sûr de de pouvoir se procurer ces masques FFP2 distribués gratuitement dans les pharmacies et de les revêtir si elles sortent de chez elle et dans la mesure du possible rester plutôt confiné à domicile, éviter les activités physiques et sportives inutiles, voire même calfeutrer les orifices par du linge mouillé et si on en a au niveau de son domicile, mais de là rendre obligatoire le masque, non, il y a quand même pas de danger vital pour des personnes qui n'ont pas de problème respiratoire, contrairement à ce qui était le cas évidemment pendant une période avec la COVID. Ici, c'est pas du tout le cas. Euh donc, à ce jour, les personnes qui n'ont pas de maladie respiratoire ne risquent pas grand-chose à Bordeaux.
Bon, dans dans l'hypothèse que nous souhaitons réaliste d'un règlement du problème ou d'une grande partie du problème dans les dans les 48 heures, à quel échéance situez-vous le retour à la normale ? Alors, c'est difficile de dire parce que évidemment tout ça va dépendre à la fois de la densité de ces fumées qui ont été émises, de leur composition parce qu'en fait, on ne fait que des hypothèses mais on ne sait pas exactement ce qu'il y a dedans. Et donc, il y a des études d'analyse avec des prélèvements atmosphériques qui ont été commandités et puis surtout des vents donc de la météo, des pluies qui vont déplacer plus ou moins ces nuages toxiques.
Malgré tout, on peut estimer que plus le temps passe après l'interruption des incendies et plus du moins les gaz toxiques vont se disperser dans l'atmosphère et donc ne seront pas à l'origine de toxicité. À nouveau, les microparticules n'ont vraiment de de problématiques importantes que s'il y a une exposition répétée, prolongée, ce qui est pas le cas évidemment. Bon, il faut il faut rassurer ceux qui nous écoutent parce que c'est ces images sont ces images sont impressionnantes.
Se protéger mais mais se rassurer en même temps. Voilà. Exactement.
On va dire le danger est essentiellement en en phase aigue pour les personnes porteuses de maladies respiratoires voire oculairire voire dermatologique. Pour tout le reste il y a très peu de risqu en tout cas on lit parfois dans les journaux évidemment que l'exposition à ces microparticules qui peuvent diffuser dans le sang pourrait donner des problèmes cardiaques, des maladies neurodégénératives voire des cancers. Tout ça n'existe pas à l'occasion d'une exposition unique.
Euh, il faut vraiment euh travailler dans ce type de milieu ou vivre à proximité d'un lieu qui produit ce type de microparticule. Euh donc en fait, seuls les pompiers qui sont amenés à intervenir très régulièrement sur des incendies sont exposés à ce type de risque. Mais la population bordelaise n'aura pas ce type de risque.
Le seul risque, c'est la décompensation chez les asthmatiques essentielles. D'accord. Bon, très bien.
Merci beaucoup professeur. Je vous souhaite une bonne journée. J'imagine qu'on se reparlera euh rapidement.
Nous allons partir au Porsge. Alors, c'est au nord du bassin d'Arcachon avec Ginevra euh Vulterini qui se trouve dans la salle des fêtes euh avec bah des gens qui sont accueillis là. Oui, c'est bien ça.
On est au Porsge. On a on est ici depuis plusieurs heures sur la route. C'est vraiment un paysage qui n'existe plus. 175 maisons au brûlé juste derrière moi.
Les sinistri ont été accueillis du coup dans la salle des fêtes. Ils peuvent se ravitailler, aller aussi vers des kinésithérapeutes. Aujourd'hui, je suis ici avec Alison du coup qui est bénévole.
Ici en ce moment, ce qui prime c'est la cohésion. Oui, tout à fait. On a la chance d'avoir des porgers qui sont extraordinaires, qui font un boulot monstre.
Les moyens manquent beaucoup. Euh la nuit surtout, il y a énormément de porgés qui euh qui ben qui font les reprises de feu. Euh il y a beaucoup beaucoup d'entraide malgré la situation qui est catastrophique.
Euh beaucoup de personnes ont perdu leur maison euh grâce aux porgers euh et aux pompiers parce que il faut dire euh beaucoup d'habitations ont été sauvées malgré que les moyens ont manqué. La ville a été un peu abandonnée par les pompiers qui ont eu ordre de partir sur Lège en l'occurrence, mais là ils sont revenus, ils reviennent en force et et grâce à eux, voilà, on a quand même pas mal de maisons qui sont sauvées. Vous êtes très nombreux sur place.
Alors, comment se ce s'organise la journée ? Vous êtes là depuis très tôt en train de cuisiner et d'accueillir les sinistrés ? Oui, tout à fait.
On fait des roulements, on est à peu près une trentaine, voire même peut-être plus. Là, il y en a pas mal qui sont arrivés aujourd'hui. Euh donc du coup, on fait des roulements de 3h, on se repose, re 3h et puis en fait, on fait des roulements comme ça à la à la suite qui nous permettent en fait de nous reposer aussi parce que mine de rien, on n pas dormi depuis quelques jours.
On est quand même sur le qui viiv avec les reprises de feu et tout mais sinon en vrai, pour nous euh on a énormément énormément énormément d'aide des comment on appelle ça ? d'Intermarché SuperU qui nous ravitaille. On a aussi Manu qui fait un travail extraordinaire, qui cuisine tous les jours.
Enfin voilà, on a quand même beaucoup d'aide. D'accord. Vous êtes bénévole mais aussi habitante.
Est-ce que c'est l'émotion qui prime ? Comment vous faites à gérer tout ça ? Compliqué avec les enfants parce que du coup on a été évacué cinq fois.
Au bout d'un moment, ben on savait plus où aller. Plus personne pouvait nous accueillir, plus d'essence. Donc on pouvait pas partir à 5h de route et puis les routes étaient bloquées aussi.
Donc en fait, on est rentré à la maison ben jeudi matin au petit matin et puis jeudi après-midi, on était là pour aider un maximum nos Merci beaucoup. Alors je le rappelle ici 175 maisons ont été brûlées et en Gironde dans les derniers jours, 42000 hectares ont été brûlés. Merci merci beaucoup.
Je reçois Alexandre Catb. Bonjour, vous êtes économiste, nous allons évoquer ensemble les conséquences non seulement humaines mais mais aussi économiqu parce que à cet endroit bah il y a des entreprises, des commerces, il y a des artisans et puis nous étions au pic de l'année hein, au pic de l'activité pour cette année. Euh le ministre du du tourisme l'évoquait ce matin.
Le ministre du tourisme est aussi celui du pouvoir d'achat. Souvent d'ailleurs, c'est assez lié, c'est c'est Serge Papin. Conséquence économique pour les entreprises, les emplois.
Nous sommes face à un territoire qui est euh déserté euh aujourd'hui alors que c'est le pic de l'activité 14 juillet euh 15 août. Et donc ce matin à première mesure, on va la commenter ensemble et puis vous donnerez les uns et les autres votre avis. Euh toutes les entreprises seront éligibles à un dispositif qui est celui du chômage partiel.
Tout le monde le comprendra pourquoi. Ben parce que il y a évidemment moins d'activités dans la mesure où il y a moins de consommateurs. Serge Papin, on est là bien avec des incendies dans ce qu'on appelle le droit commun de l'activité partielle.
Donc toutes les entreprises auront le droit à ouvrir l'activité, le chômage partiel. Elles sont toutes concernées par la cette clause de l'incendie. Bon, Alexandre Kb, ça peut sauver la vie à de nombreuses entreprises parce que il y en a certainement là qui qui sont plus qu'en difficulté aujourd'hui.
Oui, bien sûr. Je pense que ces aides sont indispensables dans le contexte dramatique qu'on connaît aujourd'hui et le gouvernement a une certaine expérience de la gestion de ce type de dispositif hein depuis la pandémie du Covid. On a énormément avancé sur ces mesures réactifes face au aux différentes crises, notamment les les les crises climatiques comme celle-ci.
Maintenant, ce qui ce qui est important, c'est c'est de penser aussi au-delà de la gestion du court terme sur ce que ça implique en terme de réorganisation du territoire, de l'aménagement du territoire pour ces ces lieux qui qui vont être sinistrés pendant pendant plusieurs années et les conséquences notamment sur l'activité touristique hein qui vont être significatives. On parle d'une réduction de près de moitié de l'activité touristique les années suivantes après un un incendie de de cette ampleur, ce qu'on a constaté dans dans d'autres pays comme l'Espagne. Euh et donc là évidemment est retombé aussi en terme d'image euh d'imag sur sur le pays de manière générale.
Vous savez, j'ai été interviewé il y a il y a quelques jours par une chaîne Emmirati et elle parlait des incendies en France comme d'un sujet majeur. Et donc on voit bien que ça dépasse finalement ce qui se passe dans ce territoire, je dirais. et et il faut rendre hommage, je dirais, au aux pompiers et aux forces de sécurité hein qui se battent contre le feu.
Mais il faut aussi se projeter à plus long terme et et je pense que c'est le gouvernement est en train de de réfléchir à différentes mesures et et il faut absolument qu'il y ait des arbitrages clairs qui permettent non seulement de réagir mais aussi d'anticiper ce genre de situation. On fera le point sur la cellule de crise qui s'est réunie ce matin autour du président de la République du premier ministre suivi d'un conseil des ministres. Il y aura une communication du conseil des ministres.
Donc vous la suivrez tout à l'heure. Et il y a il y a un point vous savez qu'on l'a pas on l'a pas vraiment évoqué mais Bordeaux le le mot Bordeaux c'est c'est une marque en réalité et c'est une marque mondiale. C'est que vous dites Bordeaux partout dans le monde en réalité aux États-Unis en Chine et cetera, en Afrique tout le monde voit exactement ce dont il s'agit.
Et donc le degré d'exposition de ce qui se passe, c'est un peu le sens de votre intervention, le degré d'exposition de ce qui se passe à à Bordeaux est probablement fortement symbolique et il faudra s'attendre en effet à des conséquences dans les années qui viennent. Vous vouliez dire un petit mot là-dessus ? Oui.
Sur les euh comment dire ? Il y a il y a peut-être un volet aussi qui [raclement de gorge] parce que l'État providence je pense que ça a des limites aussi. Et est-ce que les là c'est l'état solidaire bien sûr mais c'est aussi c'est aussi comment dire des coûts importants pour le contribuable d'une manière générale.
Il y a aussi des choses qui sont assurées. C'est-à-dire que dans les contrats d'assurance aussi quand vous pouvez pas travailler il y a des choses qui sont assurées. Alors ça marche pas pour tout le monde évidemment mais je pense que ça ça va modérer un petit peu les un petit peu les choses et puis il faudrait voir l'impact je ser intéressé de voir l'impact économique à proprement parler le nombre d'activités.
Alors sur le tourisme, ça c'est incontestable mais on peut dire que ça peut se régler assez vite à partir du moment où on va circonscrire les incendies. Et puis une deuxième chose c'est au niveau moi je fréquente assez fréquemment le Portugal pour des raisons personnelles. Le Portugal sont habitués à ça.
Vous passez l'année d'après, c'est vert. Et comment font-ils ? Bah c'est simple, c'est parce qu'il pleut beaucoup là-bas et ça repousse et et l'année d'après.
Voilà voilà. Et donc c'est un c'est aussi ce qui ça se régénère assez bien. Donc moi je pense qu'il faut pas être trop pessimiste et puis il faut pas être trop alarmiste et puis ça euh voilà, je moi je suis plutôt du genre optimiste.
C'est-à-dire que je pense que c'est en partant dans le bon sens en disant bah oui attendez il va bien pleuvoir après la pousse va le reverdir comme chez vous hein. Vous avez vu, tout est grillé partout en ce moment il suffit qu'il pleuve. Vous êtes vous êtes au bon endroit parce que nous on a toujours vu le verre d'eau à moitié plein.
Donc bienvenue parmi nous. Selma Huar. Oui, on parlait du du poids sur le contribuable et ça c'est aussi une question qu'on se pose chez Oxfam France.
Qui doit payer ? Qui doit payer pour les dégâts de la crise climatique ? Parce que là, on parle des entreprises qui ont qui perdent énormément de chiffres d'affaires qui n'arrivent pas des à à faire face à cause des feux.
À côté de ça, il y a aussi des entreprises, des très grosses entreprises qui bénéficient de la crise climatique, qui ont un modèle économique qui repose sur l'aggravation de la crise climatique. En France, on peut penser notamment à Total énergie qui a les 6 premiers mois de l'année des bénéfices qui étaient des bénéfices qui étaient complètement faramineux. Et donc chez Oxfame France, on propose le principe de pollueur payeur en fait de payer pour les pour pour les dégâts qui ont été commis.
Il y a des responsables, les feux ne tombent pas du ciel, il faut qu'ils puissent payer pour les les dégâts qui ont été commis. Et donc c'est pour ça que nous ce qu'on propose c'est une taxation sur les bénéfices des entreprises qui aggravent la crise. J'allais vous dire c'est pas très original.
Tout le monde pense taxe hein dans ce pays. Dès qu'il y a un problème d'ailleurs, on imagine de la de la fiscalité. Mais mais Total paye déjà de l'impôt sur les sociétés.
Vous savez comme moi que bon sur un lit d'essence à 2 € vous avez 1,15 € de fiscalité. Donc on peut peut-être commencer à se tourner vers l'État. en lui disant euh soit soit tu soit tu la modères, soit on on met massivement des moyens sur la table par exemple pour passer à l'électrique.
En attendant en attendant ce qu'on observe c'est des super profits pharamineux notamment de Total énergie mais c'est pas les seuls c'est toutes les grosses entreprises pétrogasières. il y a pas que l'entreprise fossile et tout ça sur le dos de la crise climatique. Alors quand on voit qu'on a énormément d'investissements qui sont nécessaires notamment pour payer le le chômage partiel des entreprises qui ont tout perdu à cause du feu mais aussi pour la prévention des feux de forêt aussi pour faire en sorte qu'on puisse réduire nos émissions de gaz à effet de serre à l'avenir.
L'argent existe, il faut aller le chercher là où il est et c'est ça le principe de pollue payer de faire payer ce qui cause des dommages des dommages climatiques à l'ensemble de la population française. Est-ce que vous savez, parce que je veux qu'on soit à charge et à décharg, c'est facile hein de se faire la peau de total, est-ce que vous savez que c'est une sénatrice écologiste qui s'est opposée il y a quelques semaines au fait que on aménage des chemins antifamment et qu'on ne touche pas à la forêt dans cette région précisément parce que c'est un élément du patrimoine. Donc vous voyez, les responsabilités, elles sont multiples, hein.
Vous avez ceux aussi qui considèrent que la nature est au-dessus de tout, que on doit pas y toucher, on doit pas l'aménager et que l'homme est un peu un parasite. Donc je je veux bien qu'on fasse la peau de Total à chaque fois. Enfin bon euh toute chose étant égale par ailleurs, Total est la seule entreprise mondiale des hydrocarbures qui a investi aussi dans les panneaux solaires.
Les panneaux solaires et dans les éoliennes. Ce qui est sûr, c'est que la conséquence logique du changement climatique, on est en train de la vivre aujourd'hui. Même si on est on peut être choqué par les images, on s'y attendait.
Et donc, il faut éviter et le seul moyen d'éviter que les prochains feux soient pires, que les sécheresses soient encore pire, c'est de réduire considérablement nos émissions de gaz à effet de serre. Ça un coup allons chercher l'argent là où il est et chez ceux qui font de l'argent sur le dos de la civ. Demandons d'abord, vous connaissez ma réponse dans ce domaine, on va pas faire un débat là-dessus.
On va d'abord se tourner vers les Russes, vers les Chinois, vers les Indiens, vers les Américains qui sont les principaux polurs. Vous savez, le changement climatique, il il ne s'arrête pas au ça sert à rien de les autres et de mais de voir plutôt qu'est-ce que nous nous pouvons faire pour participer à l'effort collectif de lutte contre le changement climatiqu. J'entends votre discours mais enfin le réchauffement climatique comme vous le dites, il y a pas de frontière et quand les Chinois brûlent du charbon, quand nos voisins allemands qui ont renoncé au nucléaires brûlent du charbon, nous avons nous aussi les conséquences.
Oui. Et justement pour nous, c'est la double peine car l'Europe est le continent qui se réchauffe le plus vite et qui est qui est en première ligne du réchauffement climatique. Donc justement, c'est ça va au-delà de nos frontières.
Donc on essaie d'agir comme nous pouvons. Mais en effet, c'est une décision qui doit se prendre à échelle internationale. Bien sûr.
Ouais. Guillaume Mila est avec nous. Il est euh pompier du euh 10 euh 33.
Bonjour monsieur Millet, merci d'être d'être avec nous. Com comment d'abord j'ai envie de vous demander tout tout bêtement quelles sont les nouvelles du front, quelles sont les nouvelles de euh des soldats du feu aujourd'hui ? On les montre très régulièrement, on salue leur activité, on les sent complètement épuisés mais malgré tout toujours là.
Bonjour, nous épuisés, nous le sommes toujours là, nous le sommes. Les nouvelles du front, elles sont, on va dire qu'après les nuits précédentes et les jours précédents. Euh c'est la première petite éclaircie dans ce dans ce tableau qui était catastrophique.
Cependant, c'est pas c'est pas c'est pas gage de de fin de de fin de mission pour nous. Bien au contraire, il faut profiter de cette fenêtre climatique et météorologique pour essayer de faire un maximum de travail sur les lisières à l'arrière du feu, dans le feu, essayer de stabiliser cette pointe, cette tête du feu. Euh les équipes sur place font vraiment le le maximum avec les renforts de des personnels de toute la France. sapeur pompiers professionnel, sape pompiers volontaire, personnel administratif et technique des des qui permettent euh de maintenir la flotte matérielle en bon fonctionnement.
Tout le monde est sur le pied de guerre. Aujourd'hui est un jour donc il faut profiter parce que demain malheureusement le la chaleur revient et le vent va se lever de nouveau en changeant de direction. Est-ce que est-ce que en en 48 he vous avez suffisamment de temps pour maîtriser l'essentiel de le de l'incendie ?
C'est c'est la question qu'on se pose. Demain soir, dans la meilleure des hypothèses, quelle peut-être la situation ? Il y a pas de [grognement] il y a pas de Il y a pas de vérité vraie. le les projections que l'on peut faire sur un incendie comme celui-ci sont c'est c'est c'est pas c'est pas quantifiable.
C'est complètement aléatoire. C'est pas quantifiable. Euh on peut le penser à notre main et finalement il peut aussi nous échapper.
Mais le le commandement fait le nécessaire pour mettre une stratégie au point qui puisse fonctionner. [raclement de gorge] Bon, je voulais je voudrais qu'on remontre des images. Est-ce qu'on a des images en direct de nos de nos équipes sur sur place ?
Il y a dans ce que nous avons vu ce matin des images extrêmement symboliques. D'abord le travail des bulldoires. On on crée des tranchées pour éviter alors là vous avez sous les yeux à marcheepr ce travail des pompiers qui qui passent après le le l'incendie en tant que tel.
On voit toujours des fumées qui se dégagent du sol. Alors, on l'a expliqué, hein. Oui, oui.
Justement, je voulais je voulais vraiment saluer le travail de précision qu'effectue les pompiers car ça c'est c'est c'est primordial. Vous voyez là tous ces petits fumerolles. Alors, ils vont être éteints, c'est c'est très bien.
Mais il faut savoir qu'il peut aussi y avoir la présence de feux zombies. Les feux zombies, ce sont des feux qui sont souterrains, donc qui couvrent lentement sous terre et on ne voit absolument pas de flamme. Mais ces ces feux-là peuvent s'entretenir pendant des semaines, voire des mois.
Et il suffit d'une toute petite bourasque devant pour que ces feux puissent se rallumer. Donc c'est un travail qui est complètement titanesque. Les pompiers l'ont bien compris.
Donc tout ce petit travail chirurgical à retourner la terre avec des pelles, à inonder inonder les terres brûlées par de l'eau, c'est un travail fondamental pour éviter une éventuelle reprise. Bon, vous avez là à l'image, c'est un c'est un dash ça alors qu'il lâche du du produit euh retardant. Euh ce produit retardant donc euh fait baisser la température et ça ça permet ça ça réduit en tout cas le l'intensité du feu.
Ça le neutralise. On peut utiliser ce terme puisque on est dans le domaine quasi militaire hein. Ça le neutralise pour un certain temps.
Ça ne fait que le retarder en en réalité. Moi, j'ai été impressionné aussi par ces ces images de troué dans la forêt à l'aide de de bulldozer. Alors tout le monde s'y est mis.
C'est ça qui est absolument exceptionnel, hein. Les militaires ont été appelés en renfort ici à Marche Prime. Les agriculteurs également apportent leur leur concours.
Alors, c'est parfois un concours très secondaire, hein. On remplit une citerne, on va chercher de l'eau, on la met à disposition des pompiers. Mais ça permet en tout cas, c'est l'addition de tous ces gestes, de toutes ces initiatives qui permet aujourd'hui de contenir le feu.
L'idée l'idée de cette journée, l'idée générale de cette journée, c'est qu'on est à la croisée des chemins en réalité et que vous l'avez bien compris à travers les intervention des uns et des autres, nous avons 48 he les pompiers, les les les soldats du feu et tous ceux qui concourent à ce travail ont 48 he il y a une espèce de fenêtre météo, c'est ça clair hein, de de 48 he au-delà les conditions à nouveau seront extrêmement défavorables. Donc, il faut faire l'essentiel de ce qui peut être fait dans ces 48 heures. Nous aurons peut-être des informations complémentaires tout à l'heure à la sortie du conseil des ministres.
J'en reviens. Oui, vous les uns et les autres non. Vous avez quelque chose à dire sur ces images tellement ?
Oui, je vous en prie. Juste pour dire donc c'est quand même dingue qu'on se dise qu'on a 48 heures pour faire face à ces feux. Sachant que ça fait plus de 30 ans que les scientifiques, les climatologues nous avertissent sur les conditions météorologiques qui font que ces feux deviennent des mégafeux.
L'impréparation est quand même flagrante. C'est important de le noter. Alors certes, les pompiers, la sécurité civile font un travail phénoménal pour essayer de faire face à ce feu, mais on peut quand même souligner le fait que c'est compliqué aujourd'hui d'entendre.
On a que 48 heures pour se préparer après c'est la catastrophe. Alors que ça fait 30 ans que les scientifiques avertissent ces feux ne tombent pas du ciel. Ce n'est pas le fruit du hasard.
On savait que ça allait arriver. Qu'est-ce qu'on a fait pour faire en sorte de pas se retrouver dans cette situation ? Ce que vous décrivez là, c'est c'est un peu aussi la nature humaine que il faut admettre cette idée qu'on est tous un peu coupable, responsable, hein.
L'État peut-être effectivement enfin vous savez, préparer l'avenir à 30 ans, ça fait pas voter le lendemain. C'est c'est pas très électoralement, politiquement, c'est pas c'est pas très payant parce que au fond, on annonce que des choses un peu désagréables. Et puis il y a aussi ce comportement un peu humain qui est que on ne réagit que quand on est confronté à à l'urgence.
Alors moi je partage votre point de vue sur le fait que là il faut vraiment comprendre qu'il se passe quelque chose. C'est-à-dire que le le monde ne ressemble plus exactement à ce qu'on a connu, à ce que j'ai connu dans ma jeunesse, peut-être vous dans dans votre enfance et que par conséquent on ne peut plus habiter la forêt de la même façon, on ne peut plus la traiter de la même façon. On doit effectivement changer notre notre mode de vie.
D'accord. J'espère qu'on qu'on se souviendra des images. Euh je j'espère aussi.
Moi je crois que ça ça demande évidemment il va falloir changer plein de choses parce que bah c'est une évidence. Mais euh moi je modérerai sur le fait que globalement euh encore une fois il y a les populations civiles s'en sortent il y a il y a il y a pas de dégâts. Il y a des dégâts matériels qui sont relativement limités même si dramatiquement il y a les pompiers qui sont décédés.
Il y a un travail phénoménal qui est fait par les gens sur le terrain. Moi je je pense que globalement on s'en sort plutôt bien sur la catastrophe à proprement parler et n'empêche que évidemment il faut changer nos habitudes, nos manières de vivre. Vous savez nous moi je suis un moi je suis un gars je fais de la construction voilà pour faire cours on coule du béton on va chercher du bois on on perd c'est ça ce qu'on fait.
Moi je suis je suis là-dedans quoi. Je suis dans du dur. Je suis pas dans les je suis pas dans autre chose.
Quand on regarde comment on nous a demandé d'intervenir, ça fait nous 25 ans, ça fait plus de 25 ans qu'on est sur les problématique de développement durable. En 25 ans, je peux vous garantir qu'on a énormément évolué dans le bâtiment, énormément. Les entreprises avec les architectes, les ingénieurs, tout le monde a évolué.
On nous a mis évidemment des réglementations qui sont à la limite, il y a des trucs, c'est franchement des trucs assez aberrants auquels je crois pas, mais c'est pas le sujet. Globalement, on a énormément évolué. On sait faire aujourd'hui des des constructions en baissant le niveau de consommation des bâtiments.
On sait faire des des bâtiments, des constructions notamment des maisons individuelles. Je je reprenais les chiffres en terme de de coût carbone. Le coût carbone en fin de compte pour faire court le carbone euh dans le bâtiment c'est en fonction de la masse du bâtiment.
C'est poulet du béton, il y a du carbone. Voilà. Mais plus le bâtiment il est léger, moins il y en a.
Bien sûr. Voilà. Donc le bilan carbone, il est proportionnel à ça.
Donc on sait aujourd'hui qu'on plus on fait léger, plus bah plus le bilan carbone, il va se casser la figure. On est quand même du simple au double he c'est c'est plus il va baisser. C'estàd que plus vous serez vertueux si je puis le bilan carbone de votre de votre construction va se casser la figure de manière importante.
Donc on sait le faire. Alors par contre si vous faites ça dans un lisère de bois et puis que c'est pas protégé bah évidemment bah là c'est bénéfice c'est walou zéro. Donc euh donc vous avez on est on est quand même coincé.
Alors on est en même temps à l'heure des choix. Les choix, il va falloir les faire. Il va falloir s'organiser un petit peu.
Puis moi, je pense que en réfléchissant un petit peu, mais il faut il faut mettre tout le monde autour de la table. Faut, vous savez, il y a un truc que je regrette un petit peu, c'est que les gens du BTP soient pas trop, on les voit pas trop à la télé là. Ça c'est un peu dommage parce que ils ont du mat pour les représenter hein.
Je je représente la profession d'architecte. Oui, bien sûr. Je suis proche.
Oui, je suis proche d' évidemment, c'est les gens avec qui on travaille tous les jours. Vous savez, c'est un sport d'équipe he la construction. Nous, on est on travaille en équipe.
C'est un bâtiment, c'est fait avec un tas de gens et c'est un projet global. Il y a pas un architect qui dessine un truc et puis derrière des gens qui réalisent. C'est pas vrai.
C'est vraiment un boulot d'équipe. Et dans ce travail d'équipe là, je pense que les gens du BTP sont pas là trop présents. On les voit pas du moins et ça on peut le regretter.
C'est moi je regrette notamment c'est que la puissance de leur état aurait pu demander aux professionnels de comment dire du BTP d'intervenir parce qu'ils ont aussi des moyens qui sont colossaux. Euh j'ai j'ai vu hier euh un chiffre qui est sorti, c'était hier soir je crois, c'était 14 euh 14 bulldozer euh qui qui était euh mobilisé. Bon euh à l'échelle du problème euh enfin ça me paraît pas énorme quoi.
Non c'est pas suffisant. C'est probablement pas suffisant. On va reposer la question à à Guillaume Milet juste et puis je vous voulez ajouter quelque chose tout de suite ?
Oui, oui, tout de suite avant qu'on lance de sujet, c'était pour rebondir sur les propos de madame de madame Hardard et je voulais aller dans son sens parce que cette forêt, elle date pas d'il y a 30 ans, elle date de la fin du 19e siècle. Donc on a on a voulu assécher des sols, donc à la base c'était une zone qui était inhabitable et on en a fait des monocultures de pain. Donc ce sont des pains qui ont tous la même taille, qui ont tous le même format et donc il suffit vraiment d'un incendie pour que ça soit une boîte gigantesque d'allumettes qui puisse prendre feu.
Donc c'est pas comme si on éétait pas au courant que ça pouvait ne pas se passer dans les années futures. Donc moi, c'est ce manque d'anticipation qui me fait un petit peu de peine parce que si on s'était penché un petit peu plus sur le sujet en intégrant les données climatiques qui qui aurait changé, on aurait pu non seulement en en anticiper, pas forcément en créant des grands chemins coupe-feu, mais en diversifiant davantage les arbres et les essences. Et je voulais juste revenir là-dessus parce que cette ce ce clair, j'attire votre attention sur le fait qu'il y a aussi la problématique de qualité des sols.
Oui. Non mais le le les feuillus ne sont pas éliggibles à tous les territoires. Oui, mais il y a il y a des il y a des feuillus qui sont résilients et qui auraient très bien pu être plantés là aussi.
Et et un et un autre truc pour moi, cette image, ce désastre et bien c'est l'illustration même de notre de notre profit ou quelque part de notre cupidité parce que là c'est c'est une industrie à ciel ouvert qui montre qu'on a absolument pas laissé la place à une diversification qui aurait pu permettre justement de protéger ce système en lui-même. Bon Guilome Milet, vous êtes toujours avec nous. Qu'est-ce que vous attendez de nous ?
J'ai envie de vous dire, vous avez suivi nos nos échanges. Bon, on se dit que la société va devoir changer, que à l'issue, il faudra pouvoir trouver des voies et moyens pour éviter que ça ne se reproduise pas. Qu'est-ce que Qu'est-ce que les pompiers Qu'est-ce que vous attendez de nous de la population ? que la population soit enfin éduquée euh les les gens qui habitent ce territoire sont éduqués au risque forestier, sont éduqués au risque feu de forêt.
Euh on a grandi, euh on a vécu et on vit dans ces dans ce territoire qui qui qui compose la plus grande forêt d'Europe. Donc on est euh éduqué au au risque de cette forêt. On vit avec maintenant euh c'est un territoire qui reçoit beaucoup de de touristes en période estivale.
Euh le nombre de Mos qui sont jetés par par la fenêtre, c'est juste effarant. Bon, ça c'est c'est un fait. Maintenant euh je suis pas là pour parler du de l'éducation des gens.
C'est nous on est sapeur pompier, on est sur le terrain, on est là pour ça. Nous sommes les seuls à pouvoir combattre le feu. Il y a que nous qui savons faire.
Euh aujourd'hui, la véritable question c'est est-ce qu'on a assez de moyens pour lutter contre ces sinistres qui vont se répéter au fil des années quand on voit la récurrence qui se fait de plus en plus prignante. On a vécu 2022, on vit déjà 2026. Ça fait que 4 ans.
Le territoire ne s'est même pas encore relevé de ces incendies de 2022 qu'on en affronter un plus grand. Et avec les moyens, il y a peut-être ce sont des moyens considérables. On arrive à une espèce de quasi rupture capacitaire en terme de moyen.
Euh l'État a dit qu'il a énormément donné pour les sapurs pompiers, qu'il a énormément financé. Oui, il a énormément financé à l'issue des assemblés 2022 en mettant en place un espèce de impact capacitaire dont les département ont pu se doter en renouvelant leur flotte de camion feu de forêt. Sauf que en 20 ans, on avait perdu déjà une capacité de frappe énorme avec quasiment 1000 camions de feu de forêt en moins.
Aujourd'hui, on revient à peu près à l'équilibre mais finalement on se rend compte que ça manque. Donc on on est on est dans une espèce de de limite du système. Le le limite la le système de le modèle de sécurité civile à la française est à genou.
C'est très compliqué pour nous. Croyez-moi, je vous assure que quand il y a des colonnes qui traversent la France pour venir prêter ma main forte, que ce soit dans le sud-ouest ou dans le sud-est, les gens se se se tapent 8 10 12 15h de route, ils arrivent, ils sont directement engagés sur le chantier dans une colonne, ils arrivent, ils sont un nombre, ils sont à flux tendu, il y a pas de quoi faire une une relève, ils sont de suite sur des volumes horaires de 48 72 he sans sans repos. On met en danger les vies humaines, on met en danger les sapeurs pompiers.
On ne donne pas suffisamment de moyens aux sapeurs pompiers pour se protéger correctement. Aujourd'hui, les sapeurs pompiers au front, ils vont avec sur les feux de forêt, sur les feux d'espace naturel, ils y vont avec des masques FFP2 euh alors que sur le marché, il y a des cagoules filtrantes qui qui existent pour se prémunir de toutes ces microparticules qui pourraient nous nous atteindre en terme de de maladie. Bon mais aujourd'hui on fait avec ce qu'on a comme on peut.
Bon en tout cas écoutez euh je comprends, je partage hein. Si s'il vous manque des moyens, bah faut le dire très très clairement. J'espère j'espère que la société ceux qui nous dirigent sauront faire une une priorité.
Euh bah en attendant, vous avez euh j'allais dire tout toute l'affection du pays hein, vous avez les encouragements, l'affection du pays. Franchement euh je suis estomaqué par la la la qualité de la réponse, l'intensité, hein, dans la dans la réponse qui montre que bah ce sont des professionnels qui sont vraiment très attachés à leur à leur mission qui est de servir servir la société. Donc merci, merci beaucoup, merci beaucoup monsieur Milet.
Je vous souhaite une une bonne journée. Patrick Columboubel, oui, d'autant plusz levé le doigt. Oui, d'autant plus que les les les pompiers euh d'une manière générale hein euh sont en France sont d'un niveau qui sont les meilleurs euh qu'on a dans le monde, hein.
Il y a il y a un certain nombre de pays où il y a des pompiers qui sont au même niveau, mais les pompiers français ont une réputation qui est euh qui est importante, hein. C'est pas avec les gens des sécurités civiles, bien évidemment. Donc ça c'est quand même, il faut le noter, il faut et il faut le dire aussi, il faut un travail qui est remarquable.
Bon voilà, moi j'ai j'ai un je j'aimerais avoir il y a une information que j'arrive que je n'ai pas eu, c'est relatif à aux essais qui ont été fait enfin les premières essais qui ont été faits avec la 300 la 400M pour savoir un petit peu si ça si ça marche bien, si on a des retours qui sont positifs ou euh B on va poser la on va poser la question, on va chercher en régie, on peut probablement chercher essayer de de trouver des interlocuteurs qui nous diront si la 400 M si les premier passage de la 400. Vous avez vu hein ces images spectaculaires, la 400 M qui largue du du retardant ce ce produit de couleur rouge. Est-ce que c'est efficace ?
Est-ce que le temps de rechargement, il y a toutes les questions qu'on peut se poser. Est-ce que le temps de rechargement est et est le bon et cetera ? Je vous donne la parole juste dans une seconde Alexandre Catb mais je voudrais que nous rejoignions tout de suite Brandon Warret et Tito Boiteteux qui sont toujours à marche prime.
J'ai à l'image des buldoers qui créent des sections dans la dans dans la forêt. Vous êtes vous êtes toujours accompagné de ces bénévoles. S'agit-il de bénévoles ?
C'est ça non ? Qui qui qui qui apportent leur concours au aux pompiers Brandon ? C'est exactement ça Pascal.
Oui. Alors juste à côté, il y a d'ailleurs d'autres buldoers aussi qui sont en train de aniler cette terre, cette végétation très dense pour justement permettre au aux pompiers de travailler et éviter tout tout nouveau départ de feu. Les bénévoles sont là de la défense des forêts contre les incendies, toujours sur le terrain.
Ils sont là depuis déjà la semaine dernière et regardez, nous sommes avec eux depuis plus de 3h. Là encore une fois avec des moyens rudimentaires, une lance, un tuyau 600 L d'eau seulement pour éteindre ces fumeroles. On va rester justement à ce niveau parce que les sols sont sont très chauds, on ne prend pas de risque et on a aussi un masque FFP3 indispensable parce que l'air est irrespirable.
C'est vrai qu'on on a même du mal à parler, ça pique aussi les yeux et ils sont là eux sans masque, sans grande protection. Regardez à droite monsieur qui qui prend ce ce bout de bois à la main seulement et il l'a redéposé he parce que il est évidemment très chaud. Ça donne des images impressionnantes Pascal comme celle-ci, ce nuage de de fumée parce que des fumeroles, on en voit partout.
À gauche de l'image, vous avez cette végétation qui a complètement été brûlée par le passage des flammes. Et puis de l'autre côté, Tito va montrer à droite là, il y a ces fougères très hautes qui sont encore protégées. Et justement le but c'est aussi de de créer une cission entre les deux terrains parce que si les flammes reviennent et gagnent l'ensemble de cette végétation qui est très importante, cela pourrait causer, vous l'imaginez bien, les images parlent d'elles-même, des conséquences beaucoup plus importantes.
Pour l'instant, il travaille en en prévention, surveillance, vigilance ces bénévoles sur le terrain, notamment avec des des agriculteurs qui qui sont environ à 200 m derrière nous, une départementale qui viennent aussi ravitailler ces camions. On attend une chose, une chose importante, c'est le retour du vent qui devrait aussi transformer ses braises et les réveiller une nouvelle fois. C'est la raison pour laquelle il travaille en amont des pompiers.
Tout à l'heure, on les voyait passer les camions, les CCFM un peu partout pour rejoindre d'autres lignes beaucoup plus importantes. Malheureusement, vous pouvez me dire "Oui, bah pourquoi les les pompiers ne viennent pas à cet endroit ?" parce que il y a des endroits beaucoup plus dangereux, c'est c'est malheureux à dire, mais surtout parce que là pour l'instant, nous sommes à l'intérieur de cette forêt.
La départementale est à 200 m. Et c'est toujours la même stratégie, éviter que les flammes ne gagnent l'autre côté parce que là-bas, c'est un un massif beaucoup plus important. Et vous le voyez, ils sont toujours là, toujours présents.
Et ce genre de travail étape par étape dure déjà depuis plusieurs jours et ils sont présents. Vous l'imaginez que le chantier est titanesque pour ces personnes sur le terrain. Merci beaucoup.
Merci Brandon. Vous êtes à Marchep. Marche Prime, c'est légèrement à l'est du bassin de d'Arcachon.
Et donc on est en pleine forêt là et les images que vous avez euh à l'écran sont des images de de bénévoles. sont parfois des agriculteurs, sont parfois des riverins qui viennent avec leur propre moyens, une citerne, euh un un non pas des arrosoir mais en tout cas des des tuyaux qui sont probablement pas à diamètre professionnel mais qui permettent au moins de stabiliser la situation là où le le feu a déjà ravagé une une partie de de la forêt, éviter les retours de flammes, hein, éviter les retours de feu euh pour permettre au aux pompiers de travailler sur le le principal du feu. Je vous rappelle peut-être l'essentiel des éléments qu'il faut avoir à l'esprit aujourd'hui.
Une journée importante aujourd'hui, une journée de transition avec des conditions météo qui sont un peu plus favorables. Claire nous disait tout à l'heure que le vent est modéré. Il ne fait pas très chaud.
Je regardais les cartes hein tout à l'heure, c'est entre 20 et 25°. En revanche, retour de la canicule dans les les 48 he le vent. Alors, c'est très ératique he on n pas de Je sais pas si vous avez des prévisions solides, robustes à nous à nous donner.
Enfin, le vent peut changer de direction. Le vent va changer va changer de secteur. Donc là, aujourd'hui, il est plutôt orienté secteur nord nord-ouest et à partir de demain, il devrait plutôt bifurquer à l'est.
Donc, vous vous comprenez bien que ça va complètement changer le le dispositif des pompiers et puis mercredi, il risque de s'orienter cette fois-ci au sud. Donc c'est euh vraiment un vent assez assez compliqué et puis ajouter à cela des journées qui vont devenir de plus en plus caniculaires. On va vivre dans les prochains jours notre 54e vague de chaleur depuis l'histoire des relevés météo.
Donc depuis 1947 avec dans ce secteur des pointes pouvant dépasser les 38 voire 40° dans la journée de mercredi. 42000 heectares brûlés, 220000 évacués après Brandon Warret, Gaspar Bunel avec Marius Noël également euh à à Marche Prime. Derrière vous, une forêt encore intacte.
Euh Gaspar, et ben vous allez voir cette forêt, elle est intacte mais regardez sur les images de Marius Noël le travail de ces trois bulldoers qu'on vous a présenté. Ça fait 3h qu'ils sont en train d'avancer. Ils ont décidé de tourner à gauche pour suivre cette lisière de forêt où le feu était mobil était présent hier.
Ils sont ultra efficaces, rien ne passe. Vous voyez cette cette allée avant il y avait des sapins au jour à cet instant, il n' il n'y a plus rien du tout. Donc ces trois bules d'ozer, un de la sécurité civile et deux autres des renforts de l'armée.
L'objectif c'est créer ce par feu d'une trentaine de mètres pour en suivant la zone de l'incendie, il s'adapte le plus possible au changement de vent qui pourraient avoir lieu dans les prochains jours. Éventuellement, on se retrouvera là dans les 2 heures qui viennent poser la question à ceux qui travaillent là, aux secouristes, aux pompiers, est-ce que ces 30 m sont suffisants ? Est-ce que ça offre une garantie ?
Parce que 30 m ça me paraît finalement peu de choses. J'ai peut-être une question un peu naïve Gaspar mais on parle de saute de feu de 300 400 m hein. Et bien m ça vous paraît c'est vrai dérisoire.
Pour autant c'est très important. Ils ne vont pas faire plus de 30 m parce que à côté il y a de la végétation verte. Ils ne veulent pas tout détruire mais ces 30 m sont déjà ultra efficaces.
Vous le voyez, enfin vous ne le voyez pas tout de suite, mais euh sur la gauche, l'incendie est à une cinquantaine de mètres de cette allée. Donc, ils font tout pour retirer la nourriture euh de l'incendie pour que l'incendie ne se propage pas plus sur la forêt qui est à droite de cette allée. Bon, merci, merci beaucoup Gaspar.
Prenez soin de vous, hein. Et et félicitations aussi à à Marius Noël qui nous offre comme tout à l'heure Tito boîteux des images du front des des incendies. Vous avez en haut à droite de votre écran le passage d'un D.
C'estàd que le combat continue le combat continue à terre dans les airs également. Alors, il y a le A400M que vous évoquiez tout à l'heure qui déverse des produits retardants. Euh, il y a aussi les Canadaires, ces dashes là qui arrose le le le feu.
Je me suis laissé dire qu'il fallait deux ou trois passages à certains endroits là où le feu est extrêmement dense pour obtenir un un résultat pour une raison que tout le monde comprendra, c'est que quand on pulvérise même à courte distance du sol compte tenu de la chaleur, une partie de l'eau qui est larguée se est pulvérisée au fond, hein. Elle elle disparaît et il y a il y a pas de molécule d'eau qui arrive au sol. Et puis il y a également cette image hein des bulldoires qui creusent des des tranchées.
Alors je sais pas si on peut parler de tranché en tout cas des des routes hein. Euh il y a d'ailleurs en en France un des pistes DFCI défense des forêts contre les incendies. Là ce sont des pistes artificielles.
Personne n'avait prévu de le faire j'imagine. Mais pour lutter contre le feu et bien on cherche à on cherche à l'isoler. Donc des journées absolument décisives dans les 48 heures qui viennent.
Et puis ce petit miracle hein, il y a toujours pas de de victimes. Je le je le dis en en en m'en réjouissant évidemment hein, il y a pas de il y a pas de mort. Euh il y a probablement des gens qui ont subi les conséquences et des fumées euh et des déplacements.
J'observe également que à Bordeaux euh au palais des sports, au parc des sports, tous ceux qui devaient être accompagnés l'ont été. On a évacué des familles, on a évacué aussi des gens avec leurs dispositifs médicaux. Euh des épades jusque dans le département de la Dordogne se sont proposés pour accueillir des personnes âgées dépendantes qui vivaient dans des établissements de proximité avec avec ces ces incendies.
Enfin bref, toute la société s'est s'est mise en branle bas de combat aujourd'hui pour apporter une réponse ou toutes les les réponses qui étaient importante. Euh j'ai en ce qui me concerne, mais vous ne le voyez pas à l'image, le pupitre du conseil des ministres euh qui a dû se terminer il y a il y a quelques minutes puisque partie des des ministres a quitté la salle de de réunion. Il y aura probablement un compte-rendu avec des indications précises sur la situation. peut-être les moyens supplémentaires qui seront mis en œuvre d'ors et déjà bah mobilisation de l'armée, mobilisation de toutes les force de la sécurité civile, mobilisation économique euh également et Alexandre Catb, vous êtes économiste, vous êtes là pour en parler avec moi.
Tout à l'heure, on a écouté le ministre du pouvoir d'achat et du tourisme, Serge Papin, qui évoquait le dispositif de euh chômage partiel. Alors, il y a beaucoup de il y a beaucoup de secteurs qui évidemment vont subir les conséquences de ce qui se passe. Le premier d'entre eux, c'est le secteur du tourisme.
Et vous disiez tout à l'heure que le l'expérience montre que après des incendies d'une d'une telle nature, d'une telle violence, les années qui suivent dans le domaine touristique sont des années pauvres. Bien sûr. Oui, parce que il y a il y a d'abord l'impact direct évidemment les les dommages qui sont constatés sur la végétation, sur la la faune, sur sur l'habitat et puis bien sûr, il y a aussi les dommages en terme d'image et de perception que ce soit en France ou à l'étranger.
Et pour un pays qui est très exposé à la au touristes au tourisme international comme la France, évidemment l'impact il est il est magnifié, il est il est plusieurs fois supérieur à l'impact je dirais réel s'il y avait pas eu cette exposition. Euh ensuite je pense que effectivement ça désorganise les territoires en question. On a eu de la chance quelque part que ce ce méga incendie soit circonscrit dans une zone qui ne touche pas finalement jusqu'à présent des infrastructure économique majeur.
Les autoroutes restent ouvertes si je ne m'abuse. Euh les les les voies alors les voies de chemin de fer, le chemin de fer circule plus hein. Ne circule plus eff circule plus.
On a déjà un impact à ce niveau-là. Donc il y a il y a des pertes qui vont être constatées sur l'activité économique du fait euh de cette disruption euh des des transport mais au-delà évidemment hein et on y reviendra j'espère c'est les arbitrages budgétaires qu'il faudra faire euh et la la le le le dispositif d'ensemble finalement de la de la sécurité civile ça a été évoqué qui aujourd'hui semble déphasé par rapport à la réalité qu'on vit et qu'on va vivre de plus en plus dans les années à venir parce que là on a 1 m incendie. Mais qu'est-ce qui va se passer si dans les années suivantes on va avoir deux tr ou qu méga incendies en même temps ?
Est-ce qu'on est-ce qu'on pourra y faire face ? Et la réponse pour moi est est non. Avec les moyens qu'on a aujourd'hui, avec l'organisation qu'on a aujourd'hui, la réponse est non.
On l'a vu sur le débat sur les les Canadaires. La 400M est un est un bon exemple en fait à ce niveau-là d'une coopération notamment européenne entre la France et et l'Espagne qui a permis de transformer cet avion et et de l'amener sur le le champ de bataille si j'ose dire. Euh et cette dimension européenne devra être renforcée à à dans les années à venir.
Vous savez que la France a fait appel à des à d'autres pays pour faire venir des des avions notamment via un dispositif européen de de sécurité de coopération euh dans dans de sécurité civile euh qui est doté euh d'un budget de près de 10 milliards d'euros pour un continent qui fait 400 millions d'habitants. Enfin euh donc on voit qu'il y a une disproportion aujourd'hui euh et ça devra aussi être au menu des vous interromps. Nous allons suivre ensemble le compte-rendu du conseil des ministres.
Euh monsieur le ministre de l'intérieur, la porte-parole du gouvernement. Ministre qui vous en doutez a été essentiellement porté sur l'enjeu principal qui focalise toute l'attention du gouvernement. les incendies qui perdurent en ce moment même en Gironde, dans le Var, dans les Landes et en Corse.
Ce que je vous propose c'est de donner immédiatement la parole au ministre de l'intérieur Laurent Nugèz qui pourra faire un point de situation globale et vous relater ce qui a été dit en conseil des ministres et puis nous passerons dans un second temps à quatre voix si je puis dire à la partie question-réponse sur ce sujet et plus globalement sur l'ensemble de ces sujets bien sûr qui vous intéresse. Je vous remercie. Merci beaucoup madame la la ministre.
Donc pour faire un un point de situation, donc ce qui a été dit au conseil des ministres sur les épisodes l'épisode des feu de forêt en cours et feu en cours, feu de végétation, feu de forêt et sécheresse. Avant ça, peut-être vous donner quelques éléments d'information sur une information qui est sortie dans la presse. Je vais vous donner des quelques éléments factuels sur un individu qui a été interpellé euh dans le secteur de la porte de cliché venue de cliché dans le 17e à 11h30 ce matin. un individu qui a été interpellé par un policier de la préfecture de police hors service.
Et donc je salue évidemment le courage. Vouz vous dire qu'on a donc interpeller un individu qui a agressé au couteau trois femmes. Euh donc je vous donne quelques vraiment quelques éléments factuels.
Premier élément d'information qui me sont remonté qui auront vocation être confirmé évidemment dans le cadre d'une enquête judiciaire qui ne manquera pas de s'ouvrir. Donc on a un individu qui a attaqué trois femmes avec deux couteaux de cuisine. Trois femmes dont aucune ne voit son pronostic vital engagé forte heureusement mais dont deux d'entre elles sont quand même en urgence absolue donc sont blessés assez gravement pour avoir été touché pour l'une au lombaire pour l'autre à l'abdomen.
Et enfin une troisième femme qui est en en en blessée plus léger qui n'est pas en urgence absolue mais en urgence relative. Et euh donc les les trois victimes sont âgées de 19, 24 ans et 36 ans. Euh voilà donc et aucun euh donc on n' pas de pronostic vital engagé.
Voilà ce que l'on sait là-dessus. L'auteur a été interpellé par un policier hors service de la préfecture de police. Encore une fois, je évidemment je lui rends hommage.
C'est un acte courageux. Euh il n'a donné qu'une identité déclarative, hein. Il n'y a pas de nous n'avons pas de document à l'appui de cette identité déclarative.
Et donc, il faudra rester très prudent sur les les mobiles de de cette de cet acte extrêmement violent. Évidemment hein, évidemment que je condamne fermement et l'individu, [raclement de gorge] nous dit-on, tient des propos incohérents. Mais voilà, il faut être extrêmement prudent.
Je vous donne vraiment du factuel. Vous, c'est vraiment tout ce qui nous est remonté sur cette sur cette affaire que je vous donne. Voilà.
Donc encore une fois, trois victimes dont le pronostic vital n'est pas engagé sont trois femmes qui ont été attaquées par un individu interpellé euh attaque au couteau avec deux couteaux de cuisine euh aujourd'hui de donc de ce matin en fin de matinée à 11h30 dans le 17e arrondissement et donc encore une fois interpellé et donc les les suites judiciaires à venir détermineront le mobile de cette de cette extrêmement violente agression. Voilà pour pour revenir sur les les les pour aller sur les feux de forêt donc rapidement revenir sur ce qui a sur ce qui a été dit en conseil des ministres sur ce sujet où il y avait une communication où on a pu rappeler évidemment le caractère tout à fait exceptionnel hein de la saison que nous vivons en matière de de de feu euh de forêt. Et les motif étant évidemment les températures extrêmement élevées que nous avons connu, l'état de sécheresse, la végétation abondante et le fait que par ailleurs très souvent on a des facteurs climatiques qui ne nous aident pas comme le développement du vent et qui font que depuis le début de la saison, on a enregistré pour être précis 1356 de feu ou départ de feu depuis le début de la saison. et le nombre d'hectares qui ont été de brûlés, la superficie brûlée, c'est 116085 hactares.
Pour vous donner un ordre de grandeur, hein, donc le le la dernière saison qui était la saison 2022, on avait eu donc sur toute une saison avec 70000 hectares de forêt de végétation brûlé au total. Donc nous en sommes déjà à 116000 hectares. Donc c'est vous dire qu'on vit une saison qui est totalement inédite et complètement exceptionnelle bien évidemment.
Donc on a fait ce point au conseil des ministres, on a fait cette présentation qu'on pour l'ensemble des ministres au président de la République, au premier ministre de cette situation qui et on a fait un point sur un certain nombre d'incendies en cours, hein, d'incendies de végétation, de forêts en cours. J'ai eu je reviendrai précisément sur l'incendie, très rapidement sur les incendies mais notamment sur celui de Gironde pour vous dire exactement ce que nous faisons actuellement, la façon dont ce feu est traité. Ça me semble important de revenir là-dessus pour bien expliquer l'engagement terrestre extrêmement important et la participation de l'ensemble des acteurs dont d'ailleurs des agriculteurs.
Je veux saluer mais j'y reviendrai. On a fait un point surtout au président au premier ministre des moyens qui sont les nôtres pour lutter contre ces feux de forêt. Alors je voudrais rappeler un certain nombre de choses.
Il se dit beaucoup de choses dans les médias qui sont évidemment qui relèvent de la polémique, souvent de la polémique politique. Et je voudrais quand même remettre un peu les pendules à l'heure sur certains points. D'abord, comme vous l'imaginez quand cette saison des feux, nous avions prévu qu'il allait avoir une saison des feux extrêmement compliquées compte tenu de des conditions climatiques que j'ai rappelé.
Et cette saison, elle a commencé très tôt hein, très tôt. En mai, juin, on a commencé à avoir un certain nombre d'incendies. C'est ce qui lui confère un caractère exceptionnel.
Mais surtout comme chaque année, comme chaque année, le ministère de l'intérieur, la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises placées auprès du ministre de l'intérieur prépare la saison des feux. Préparer la saison des feux, ça veut dire quoi ? ça veut dire mobiliser et prépositionner sur l'ensemble du territoire national un certain nombre de moyens aériens, de moyens terrestres qui permettent de nous déployer très rapidement sur les incendies et les feux de végétation.
Et ça cette ce prépositionnement, il est extrêmement important, c'est que c'est ça fait partie des leçons que nous avons tiré notamment de 2022. une planification qui permet de prépositionner des moyens pour être le plus réactif et tous les jours, on procède à des réajustements en fonction de la carte qui nous est donnée par Météofance et des observations qui sont aussi faites par des organismes aussi importants que l'Office national des forêts. Et tous les jours, on prépositionne prépositionne ses moyens terrestres, ses moyens aériens.
Ces moyens, ils sont de quel ordre ? Ils ont augmenté de manière considérable. Considérable.
Euh pour vous donner un quelques chiffres hein, les les colonnes euh de sapeurs pompiers qui sont susceptibles de venir renforcer les départements qui sont impactés par des feux de forêt, des incendies qu'il y a 51 colonnes qui sont constituées au niveau cette année pour cette année au niveau du territoire euh national. C'est évidemment bien plus que ce qu'on a connu par le passé et singulièrement dans les périodes d'avant l'incendie de 2022 et même avant. Donc on a tiré toutes ces conséquences, prépositionner des moyens, augmenter les moyens.
Il y a aussi la question des engins, du matériel qui est utilisé en terrestre pour lutter contre les incendies. Je veux rappeler que à partir de 2022 a notamment été mobilisé ce qu'on a appelé le pacte capacitaire qui a permis à l'État d'engager une enveloppe de 150 millions d'euros pour venir en aide aux services départementaux d'incendier et de secours pour acheter des équipements et notamment du matériel mobile de lutte contre les incendies. Ce sont 540 engins qui ont pu être acquis de cette façon qui sont actuellement déployés sur le terrain avec un engagement de l'État de 150 millions d'euros et les 10 ont iront dépensé l'équivalent 150 millions d'euros également pour un total de 300 millions d'euros qui nous a permis de renforcer les moyens mobiles pour lutter contre les incendies.
D'une manière générale, le budget de la sécurité civile qui relève du ministre de l'intérieur, du programme 161, il est passé en crédit de paiement en 2017 de 450 millions à 800 millions en 2026. Donc c'est une augmentation de 76 %. On est presque au double.
Je vous passe évidemment à l'augmentation des budgets des services départementaux et de secours sur la même période qui a été extrêmement conséquente puisqu'elle a dépassé le milliard d'euros sur cette période. Ce sont autant de moyens qui ont été mis à la disposition des 10, ce qui pose d'ailleurs une problématique de de financement des 10 à venir. Mais ça c'est un c'est un autre sujet qui n'a pas de de conséquences sur les moyens.
Donc une augmentation significative des moyens et puis évidemment des moyens aériens. aérien. Je suis sidéré effaré de voir que on commente notre flotte aérienne en se contentant de parler des Canadaires.
La flotte aérienne française, elle a une force, c'est qu'elle est très diverse. C'est le président de la République qui l'a voulu qu'on ait à la fois des avions qui sont en capacité de projeter de l'eau. C'est les Canadaires qui sont des avions amphibies qui permettent d'avoir évidemment un tour de rotation important.
Mais on a aussi une flotte qui permet de protéger de de propulser de projeter et de l'eau et du produit. retardant des incendies et c'est fondamental. Par exemple, dans le traitement du feu de Bordeaux, mais j'y reviendrai, le produit retardant c'est fondamental et nous avons donc euh c'est 12 Canadaes, 12 Canadaires et nous avons H DH qui sont des avions qui ont une capacité d'emport que ce que personne ne dit de 10000 L.
Un Canader, c'est 6000 L, un dash, c'est 10000 L qui peut faire et de l'eau et du produit retardant. Et ça les dash évidemment on est passé de deux à 8 dash en très peu de temps et on a eu six dashes nouveaux qui ont été livrés entre 2019 et 2023. Donc il faut arrêter de dire que notre flotte n'a pas été renouvelée, que notre flotte n'est pas à niveau.
C'est une flotte diversifiée. 12 Canadaires, 8 avions d'âche et puis nous louons par ailleurs au-delà de ces moyens patrimoniaux, nous louons chaque année et c'est le cas actuellement 10 hélicoptères bombardiers d'eau. 10 hélicoptères bombardiers d'eau et puis six avions qui sont des avions bombardiers. ce qu'on appelle les avions Air Tractor, nous en avons six.
Donc au total, si vous rajoutez les moyens qui ont été acquis par les 10, au total la flotte aérienne française c'est 67 vecteurs. 67 vecteurs. Donc ce qui est évidemment extrêmement important, c'est-à-dire à la fois ce que nous louons, ce que nous avons en patrimonial et puis les moyens des ce qui en fait d'ailleurs une des flottes les plus importantes les plus importantes d'Europe.
Il faut s'en féliciter et donc il faut arrêter de s' se se contenter de se limiter à telle ou telle catégorie. d'aviation, d'avion, type d'avion ou type d'hélicoptère. Nous, ce qui est important, c'est la diversité de notre flotte.
Donc voilà, des budgets en augmentation, des moyens aériens qui sont bien là et puis des moyens terrestres qui ont été également également renforcés. Ça la traduction très concrète et j'en terminerai par là pour ne pas être trop long, la traduction très concrète de tout ça, c'est ce qui se passe en Gironde actuellement. En Gironde actuellement, on a un feu inédit.
Bon, c'est un feu qui touche la une forêt du sud-ouest, un feu qu'on appelle convectif en fait, hein. Il a il a sa propre vie, il profite de à la fois des conditions climatiques et de la la de de la consistance de ses forêts pour avoir un comportement qui est complètement iratique. Il est autonome, il s'autoalimente, il part un peu dans tous les sens.
Donc c'est un feu qui est compliqué évidemment à maîtriser, très compliqué à maîtriser, qui a déjà parcouru plus de 40000 hectares. 40000 hectares, c'est beaucoup plus que les le le nombre d'hectares qui avait été brûlé lors des incendies sur cette même zone en 2022 où on était à 22000 hectares. Donc là, nous sommes déjà à 40000.
Au moment où je vous parle, il est stabilisé, il est pas fixé cet incendie, hein, j'y reviendrai également. Mais on est confronté en Gironde à un phénomène qui est totalement inédit puisque par ailleurs à une reprise et ça a été commenté par certains de de vos confrères sur certaines chaînes, c'est à une reprise, ça s'est passé euh dans la nuit de vendredi à samedi. Cet incendie a développé un nuage pyro cumulonus, c'est-à-dire un nuage qui provoque des arcs électriques, qui projettent de la matière incandescente très loin et qui monte très haut en altitude.
C'est un phénomène qu'on avait jamais observé sur le territoire national. On l'a vu dans d'autres pays. Ça existe aux États-Unis, ça peut exister dans des pays plus au sud, mais on l'avait jamais vu.
Donc on est confronté à une situation qui est totalement inédite et qui fait d'ailleurs que ce feu par moment s'est dirigé vers la métropole bordelaise. Actuellement donc il est en cours de traitement et donc tous les moyens dont je vous ai parlé. Ça permet quoi ? permet que sur une journée comme hier, on avait pas comme on a pu me le dire sur un journal télévisé que quatre Canadaires qui étaient on avait 18 vecteurs aériens qui étaient engagés sur ce feu sur cette zone. 18 vecteurs aériens on avait 2500 sapeurs pompiers qui étaient engagés sur le feu, le traitement du feu de la Gironde. 2500 sapeurs pompiers.
Le 10 le le l'engagement des locaux du de des sapeurs pompiers de Gironde, c'est 600. Donc il y avait 1900 renforts qui provenaient soit de la zone soit voire même de départements de toute la France comme de nombreux reportages qui ont été diffusés l'ont montré. On avait 1500 militaires qui étaient engagés.
Je remercie encore une fois la ministre des armées. Euh 1500 militaires engagés sur le terrain à terre. On avait également des agents de la défense forêt contre les incendies la DFCI qui sont intervenus.
On a réquisitionné des moyens du BTP pour pouvoir intervenir et puis on a aussi eu des professionnels qui sont venus à notre en soutien des sapeurs pompiers dont de nombreux agriculteurs toujours sous coordination évidemment du directeur des opérations de secours. C'est important, faut surtout pas agir seul sur les incendies. Et qu'on fait toutes ces personnes ?
Mais toutes ces personnes ont travaillé avec des engins à terre. À terre. Travaill à terre, ça veut dire créer des coupes-feux qui peuvent être qui peuvent être donc de de créer des des bandes de de déforestation ou qui peuvent être de des tranchées parfois d'ailleurs les deux en même temps.
Ça peut consister à allumer les feux tactiques et ça consiste et ça consiste c'est en ça que le débat sur les Canadaires est absolument ridicule sur ce feu. Ridicule. Ça consiste aussi à projeter du produit retardant pour le but, c'est d'empêcher le feu de progresser.
On creuse des tranchées, on allume des feux tactiques, on on crée des zones de coupe feu et on projette du produit retardant, ce qui est le rôle évidemment des DH et de la 400M qui a été utilisée deux fois et qui valait être une troisième fois cet après-midi. Donc voilà le travail qui est opéré et c'est-à-dire ce qu'on ce qu'on ce qu'on ce qu'on nous présentant, ce qui est suivi de très près par le président de la République et le premier ministre. Voilà, le travail qui est opéré sur ce feu pour essayer de le stabiliser.
C'est un travail qui est essentiellement terrestre. Bien sûr qu'il y a le soutien et l'appui des moyens aérien sur certains secteurs, essentiellement d'ailleurs pour déverser du produit retardant. Mais euh voilà ce que je voulais vous dire sur ce feu qui est finalement un feu inédit euh assez extraordinaire mais qui montre bien que tous les moyens que nous avons mis en place et bien nous sommes en capacité de les déployer sur cet incendie totalement inédit, exceptionnel et dans les proportions que je vous ai donné.
Je vous les rappelle, on a 2500 sapeurs pompiers, 18 vecteurs aériens, 1500 militaires avec leurs engins avec leurs engins qui permettent en génie en génie de construire les tranchées dont je parlais. la mobilisation d'agriculteurs, la mobilisation d'entrepreneurs qui ont été de matériel d'entreprise qui ont été requis et euh qui nous permettent donc de euh traiter euh ce feu. Voilà ce que je voulais vous dire en quelques pour ne pas ne pas être trop long euh à la fois sur d'une manière générale la mobilisation exceptionnelle des moyens qui est la nôtre sur les feux de de forêt et les feux de végétation et puis le traitement plus particulier du feu de Giron.
Ce que je je voulais vous dire aussi également, c'est que évidemment la saison est loin d'être terminée, hein. Donc comme je l'avais annoncé d'ailleurs dès le début du mois de juin, on s'attend à une saison compliquée. On s'attend évidemment à ce que le reste de la saison soit très compliqué. ce qui pose évidemment la la question de la de de de la fatigue hein de nos effectifs et notamment des sapeurs pompiers qui je veux rendre évidemment un hommage appuyé euh et et et le soin qu'on doit apporter évidemment à renouveler à régénérer la ressource hein.
Donc voilà. Donc je voudrais remercier les sapeurs pompiers qui s'engagent, les militaires, euh les effectifs de la sécurité civile, les effectifs nationaux, l'ensemble de ceux qui viennent nous soutenir, les agriculteurs, les personnels soignants aussi qui en ce moment font un travail remarquable dans la région bordelaise comme vous le savez, il y a eu un certain nombre d'évacuations de personnes. 220000 personnes ont dû être évacué dans la dans la région de Bordeaux et donc il y a eu aussi des évacuations qui ont été faites de personnes qui avaient besoin de soins.
Je voudrais vraiment remercier les soignants, les élus locaux, hein, les maires qui ont activé l'ensemble de leurs plans communaux de sauvegarde. Euh voilà, remercier tous ces acteurs qui se sont impliqués et y compris les forces de sécurité intérieure, car dans cette manœuvre, il y a évidemment euh une démarche d'accompagnement des évacuations, de sécurisation des évacuations et surtout de sécurisation des bâtiments, des bâtis qui ont été euh évacués. Voilà.
Donc la saison s'annonce encore très compliquée. Donc il faudra euh il faudra évidemment il faudra évidemment euh que nous nous restions très mobilisés et surtout que nos concitoyens intègrent bien des conseils de la plus grande vigilance. 9 feux sur 10 sont d'origine humaine et sur ces 9 feux sur 10, un point nous été fait par les forces de sécurité intérieure en réunion ce matin autour du du président de la République en en en SIC.
Nous avons sur les les incendies volontaires un peu plus de la moitié plus de la moitié qui sont criminells. Nous sommes à cinq personnes qui sont incarcérées qui ont été condamnées pour des mises à feu sur ces dernières semaines et 15 personnes qui sont en détention provisoire en attente de leur jugement. Donc voilà, message de vigilance extrêmement fort et puis un message peut-être plus local, plus particulier, c'est de bien rappeler ce qui a été dit par le gouvernement, ce qui a été rappelé par madame la ministre Mode Bréon ce matin sur France info.
Il faut absolument éviter hein, c'est un message que je repasse. Il faut, tant que nous n'avons pas traité et réglé le feu de Gironde, il faut éviter hein de se rendre en Gironde. Absolument hein, il faut éviter de se rendre en Géronde.
Il y a des manœuvres de secours qui sont en cours et donc voilà, il faut éviter de de les perturber et donc je je réitère cette ce message de précaution. Voilà. Merci beaucoup.
Question Bonjour Valentin Valette pour TF1 LCI. Euh tout à l'heure vous disiez que le feu était stabilisé mais pas fixé. Est-ce que vous êtes rassuré maintenant ?
Est-ce qu'on peut dire que la situation n'est plus défavorable comme tout à l'heure ? Et j'aurais une deuxième question pour madame Brejon. Est-ce que il y aura une déclaration de catastrophe naturelle pour indénimiser notamment les personnes qui ont été touchées par ces incendies ?
Merci. Sur sur le le la caractérisation de ce qui s'est passé sur le feu de Gironde est très je le dis avec beaucoup de prudence, c'est déstabilisé. Ça veut dire qu'il n'a pas progressé dans la nuit hein.
C'est vraiment ça ce qui est essentiel à retenir. Il a pas progressé dans la nuit. On reste sur une superficie brûlée de 42000 hactares.
Il est pas fixé. Ça veut dire qu'il continue. Vous avez encore des effectifs qui au sol luttent contre ce feu et donc il n'est pas fixé.
Donc je ne je n'ai absolument pas être rassurant. Je tiens pas à l'être. Il faut qu'on reste très concentré, très déterminé pour partir à tout moment.
Hier l'incendie du Var, l'incendie qui a lieu dans le Var actuellement a à la faveur du mistral a dû a pu repartir en de nombreux endroits et ce sont 1000 hectares qui ont de nouveau été concernés par cet incendie qui lui non plus n'est pas fixé. Donc voilà, je reste très prudent. Stabilisé, ça veut surtout dire que cette nuit, il n'a pas progressé.
Maintenant, demain, nous savons que les températures vont remonter, qu'on va passer dans un épisode de de chaleur intense et donc voilà, il faut vraiment rester très prudent. Ce qu'il faut retenir, c'est ce que nous faisons actuellement pour enrayer sa progression et la mobilisation exceptionnelle qui est en cours. Aujourd'hui, la situation est toujours défavorable.
Je considère que la situation est toujours défavorable. C'est tant que le feu est pas fixé, la situation reste défavorable. Pardon ?
Et pour répondre à votre deuxième question, toutes les options sont évidemment sur la table. Vous savez qu'il y a un point qui est fait dans quelques minutes par le ministre de l'économie Roland l'escur où je me rendrai une fois ce contrer-endu terminé pour échanger avec l'ensemble des acteurs économiques. Le ministre de l'économie a par ailleurs eu une réunion dédiée avec les compagnies d'assurance et a pu s'exprimer à l'issue.
Ce que je suis en capacité de vous dire alors où on se parle, c'est que l'État et le gouvernement sera pleinement au côté des habitants, des populations, tant répondre aux enjeux de reconstruction qu'aux enjeux d'indemnisation. Et donc personne ne sera laissé sur le côté. Pour l'instant, sur la catastrophe naturelle, c'est pas d'actualité.
Je vous ai répondu. Bonjour mesdames les ministres, monsieur le ministre Christ Miral France Télévision. J'ai bien entendu, monsieur le ministre, ce que vous avez dit concernant les moyens aériens.
Quelques précisions cependant concernant les Canadaires, donc 7/ 12 sont actuellement à l'arrêt. Alors question très simple, très précise. Combien de temps vont encore durer les opérations de maintenance et par ailleurs, quand les SEP donc Canadaires seront disponibles sur le terrain ?
Et puis une question aussi sur la 4emme. Il y a moins de rotation possible en raison de la nature, la configuration de cet avion. Il y a eu peu de rotation, vous le disiez pour le moment.
Alors, que répondez-vous à ceux qui disent qu'il s'agit d'un pansement sur une jambe de bois ? Je vous remercie sur les sur les deux questions. Donc, d'abord l'indisponibilité des avions canadaires pour maintenance, c'est habituel.
C'est c'est pareil toutes les saisons hein. Nos 12 canadaires, je le redis parce que à force de se répéter, enfin la pédagogie c'est l'art de la répétition, mais nos 12 Canadaires sont de dernière génération. Nos 12 Canadaires sont de dernière génération. ce qui est pas le cas de toute la flotte des Canadaes, des pays européens.
Bon euh avec un taux de rotation qui est très élevé actuellement compte tenu de ce qu'on vit, le taux de rotation, il est x 3 par rapport à l'année passée. C'est-à-dire qu'en nombre de largage, en nombre de vols, donc il est normal qu'il y ait de la maintenance. cette maintenance, elle fait s'effectue, elle tourne et tous les jours vous avez tous les jours vous avez effectivement des appareils qui sont en maintenance et que l'on compense par des locations hein, que l'on compense évidemment par des locations notamment nos hélicos, nos avions Air Tractor.
Donc voilà, moi la le taux de maintenance tous les matins effectivement j'ai une cartographie de ce qui est dispo pas dispo. effectivement aujourd'hui d'ailleurs qui n'a pas vocation d'ailleurs à être rendue publique he mais je constate qu'elle l'est effectivement ce matin au démarrage cadaire sur 12 qui tourne sur l'ensemble des secteurs qu'on a dit mais ça n'est pas ça n'est pas l'entièreté de n fuyotte il faut vraiment le rappeler on se on se on se focalise sur les canadair ça n'est pas l'entièreté de notre flotte deuxièmement sur la 400 et généralement la maintenance ça tourne he je rappelle que nous avons 12 canadaires et nous avons autant le double encore de moteurs pour les remplacer quand il y a des avares plus importante. Donc ça aussi c'est de la prévision, de la précaution dans l'augmentation du budget de la sécurité civile.
Il y a eu ça aussi, il y a eu d'acheter, c'est un certain nombre de de matériel sur le A400M. Il son rôle précis hein c'est c'est ça ça n'a ça a toujours été dit comme ça. D'abord on l'expérimente.
C'est de projeter du produit retardant du liquide retardant sur les zones qui en ont besoin. Et ce ne peut pas être ce ça ne peut pas être des zones habitées et ça ne peut pas être des zones parcourues par le feu. He on le développe à titre préventif.
Donc c'est tout c'est tout sauf un pensement c'est tout sauf ça. Voilà. Donc au bout d'un moment il faut savoir de de quoi on parle.
Comment refuser ce de l'utilisation qui a été demandée par le premier ministre qui a été dont on a longuement parlé ce matin ? Comment refuser l'utilisation d'un avion qui est capable de projeter 20000 L de produit retardant ? Là où nos dashes, là où 8 dash à seul évidemment c'est 10000 L par dash, mais voilà, on a une capacité supplémentaire, il peut voler à plus basse altitude, il permet de faire des visées qui sont plus ciblées et c'est ce qui a été fait hier.
Je pense que si vous en parlez au maire de La Cano puisquehier il y a eu une projection pour protéger La Cano, je pense qu'il aura pas la même analyse que les polémistes qu'on entend sur les chaînes d'information ou autres qui s'expriment dans les médias et qui je pense ne savent pas forcément toujours de quoi il parle. Donc très concrètement, quand les Canadaires seront-ils à nouveau disponibles ceux qui sont en maintenance, c'est juste pour euh je je voilà le temps de la maintenance, le temps qu'il faudra. Mais je je si vous voulez, on peut publier tous les jours le taux de disponibilité de nos appareils.
Vous regardez comment ça se passe en Italie, en Espagne, en Grèce et vous verrez qu'il y aura le même taux de maintenance. Pourquoi ? Parce que ce qu'il y a derrière tout ça, c'est la sécurité de nos pilotes et c'est extrêmement essentiel.
Nos pilotes en matière de sécurité civile, ils font un travail remarquable. Ils sont très courageux, très courageux. vous savez, il s'engage au plus près du feu comme tous les sapeurs pompiers.
Et donc la priorité, notre priorité dans la lutte contre ces incendies, c'est aussi d'assurer la protection et bien sûr la protection de ceux qui interviennent pour protéger nos concitoyens et bien sûr de protéger la vie de nos concitoyens. Mais ça c'est important. Merci.
Merci. Bonjour Hugo Capelli pour BFM TV. Une question d'abord.
Quel quels ont été les propos du président Macron ? Que ce soit lors de la cellule de crise ou lors du conseil des ministres ? Est-ce qu'il faut s'attendre à un déplacement de sa part en Gironde euh aujourd'hui ou dans les prochains jours pour aller rencontrer les pompiers mobilisés ou les habitants aussi qui ont dû être évacués ?
Merci. Euh je ne m'exprimerai que concernant les propos du président de la République en conseil des ministres qui a ouvert ce conseil des ministres en salant l'engagement du gouvernement, l'engagement des services de l'État, des services déconcentrés de l'ensemble du corps préfectoral qui est bien sûr mobilisé et des forces d'intervention et de secours engageant bien sûr les uns et les autres mais c'est tout à fait naturel à rester pleinement mobilisé dans les heures dans les heures jours et semaines à venir. ministre de l'intérieur l'a dit, l'été n'est pas terminé, est loin d'être terminé et le mois d'août sera à non pas douter difficile.
Voilà. Et ensuite, le président de la République a très rapidement donné la parole aux différents ministres pour que les uns et les autres puissent s'exprimer dans leur domaine de compétence. Quant à la question d'un éventuel déplacement, je vous renvoie vers le service de presse de l'Élysée et je n'ai pas plus de commentaires à faire dessus.
Bonjour Jimmy Sen journaliste indépendant. Une question pour vous madame Bréon. Alors il y a quelques jours, le monde a révélé que le chef du gouvernement monsieur le cornu dont vous portez la parole devant moi aujourd'hui a convoqué les représentants des principales banques françaises dans le but d'assurer un prêt à madame Le Pen pour qu'elle puisse faire campagne dans la dans le cadre de la prochaine présidentielle.
Ma question est donc celle-ci : comment l'État et la puissance publique qu'il représente peut-il travailler à faire obtenir un prêt bancaire auprès de de d'entreprises privées des banques privées dans de s'emporter garant en faveur d'une candidate condamnée en appel pour détournement de fonds publics ? Les informations du monde sont évidemment biaisées et l'article était extrêmement orienté. Le premier ministre a repris un chantier qui avait été ouvert.
Vous vous en souvenez probablement par François Baou qui était J'ai vu qu'il y avait Monique Barbu qui était là. Je me demande ce qu'elle va dire. qui euh qui au fond euh bah elle démissionne cette semaine ou non ?
Le président a refusé cette démission. Oui. Oui, mais ça enfin il l'a convaincu.
Elle elle est plus démissionnaire là. Ben non, on lui on l'a convaincu de rester. Peut-être queils lui ont offert la ministre de l'environnement ça reboua prochainement avec un projet de loi dédié à la question des ingérences.
Tout ça est à prendre bien sûr d'un d'un si je puis dire ensemble. La question des ingérences se pose et pour lutter contre les ingérences et notamment les ingérences étrangères. Bien voilà une petite synthèse donc des décisions qui ont été prises ce matin.
Euh des informations communiquées à l'issue du conseil des ministres. Je vais tenter de vous les résumer. C'est le ministre de l'intérieur qui a pris la parole.
Monsieur Nugèz majoritairement pour dire incendie stabilisé mais pas fixé. 13500 départs de feu cette saison. 116000 malheureusement triste bilan 116585 hactares.
Le gouvernement dit-il avait prévu une saison de feu robuste, mobilisation et prépositionnement des moyens. Alors il revient sur les critiques qui sont faites au gouvernement et il les dénonce en indiquant que au contraire les moyens avaient été prépositionnés. Alors, il s'agit de moyen terrestre et aussi de moyen aérien.
Euh 540 engins de plus, c'est l'investissement consenti par le gouvernement, dit-il. 300 millions d'euros et puis 1 milliard d'euros de plus pour les 10. Ce sont les services de départementaux de lutte contre le l'incendie.
Il évoque une flotte aérienne puissante et diversifiée. Il y aura probablement beaucoup de commentaires hein autour de ce qui a été dit. Et il suggère, dernier élément, d'éviter la Gironde pour les vacances.
Je pense que tout le monde avait à peu près compris que de toute façon les routes sont fermées, qu'il faut éviter de se rendre dans cette dans cette direction. Autour de moi, Claire Deorme, journaliste météo LCI, Patrick Colombel, architecte ingénieur, Selma Hua vous représentez Oxfam et puis Alexandre Catab, vous êtes économiste, fondateur de Multiolarity Report. Vous pouviez pas le dire en français ?
Oui, ça fait réfléchi qu'en anglais. Voilà, exactement. OK.
Bon, tout le monde comprend ce que ça veut dire, hein. Euh alors euh le point donc de la de la situation, je vous le disais, journée de transition, journée importante hein, conditions météo à peu près favorables pour lutter contre l'incendie. Vous avez à l'image tous les moyens qui sont déployés.
Alors, sous réserve évidemment que je ne sois pas suffisamment informé, là vous avez un territoire qui a été brûlé. À moins qu'il ne s'agisse de contrefeu. Tous les moyens sont utilisés, hein.
Tous les moyens. aérien, terrestre et cetera. Les militaires sont là.
Vous avez vu tout à l'heure, ces bulldoers qui travaillaient à créer des tranchées. Alors, sont pas les tranchées de la guerre de 14, hein. Ce sont des través pratiquement.
Ce sont des espaces larges de plusieurs centaines de mètres euh dans la forêt pour éviter la propagation du feu, pour éviter ce qu'on appelle les les sautes de feu. Ça peut faire jusqu'à 200, 300, 400 m², je crois clair de mémoire la semaine dernière. Alors, ça devait être exceptionnel.
On a vu des sautes de feu de 600 m², des des pommes de pain poussées poussées par le vent euh qui sont chargées de gaz et qui projeté un petit peu plus loin provoque un incendie. Oui, oui, mais vous voulez dire en mètre pas en voilà parce que enfin c'est je comprenais pas 2 km² ou 2 m² enfin là on était passé de la superficie donc euh non des des mètres des mètres de distance et et même pour reprendre les les propos d'un pompier qui m'avait qui m'avait impressionné, il y a des sautes de feu qui peuvent aller jusqu'à 1 km 8. Donc effectivement le facteur dépendant c'est c'est le vent.
Donc là aujourd'hui, on a quand même beaucoup de chance. On a un vent qui est inférieur à 30 km/h. Donc ça c'est plutôt une bonne nouvelle et surtout des températures qui à nouveau sont en dessous des 30°.
Donc là, ça nous laisse une fenêtre de tir absolument formidable euh pour que bah pour que nos soldats du feu puissent tenter de de stabiliser, de contenir le feu. Mais dès demain à nouveau, ça va être une semaine noire qui va nous attendre avec la remontée des températures et c'est surtout le sud-ouest qui va être concerné en premier par ces très fortes chaleurs. Dès demain, on peut à nouveau avoir des pointes de 34° et mercredi, le thermomètre pourrait à nouveau flirter avec la barre des 40°.
Donc là, ça va rendre encore plus compliqué, ça va redevenir en effet défavorable. Surtout que le vent risque de changer de secteur au courant des journées. Là aujourd'hui, il est plutôt orienté secteur nord, nord-ouest.
Demain, il pourrait basculer à l'est et après-demain, mercredi, il pourrait tourner au sud. Donc, ça ferait que changer le dispositif des pompiers. Alors, nous sommes avec Michel Takovski, pompier.
Bonjour monsieur. Vous avez suivi le compte-rendu du conseil des ministres. Vous avez sans doute entendu le ministre de l'intérieur dire que le gouvernement avait massivement investi sur les moyens de lutte au sol, sur les 10 notamment 1 milliard d'euros de plus pour les les S10, les services départementaux de lutte contre contre l'incendie.
Qu'est-ce que Qu'est-ce que ça vous inspire ? J'ai pas du tout l'intention de faire de la polémique, hein. Je veux savoir simplement comment vous le ressentez-vous, hein.
Non, je je pas moi je On nous dit souvent qu'on fait de la polémique, mais on va pas faire de la polémique, on va être factuel. Euh leur investissement, où est-ce qu'il est ? Euh 2022, il y a eu un feu dans le même secteur.
Est-ce qu'on a tiré les conséquences de ce feu ? On se pose la question à l'heure actuelle. Au niveau des pompiers professionnels, on franchement au niveau des financements, on sait très bien que les 10 ils ne fonctionnent plus.
Le financement ne fonctionne plus. Tout le monde le dit, même l'État. Alors moi, je veux bien entendre qu'on a des financements, mais c'est pas à l'heure actuelle, c'est pas le cas.
Euh quand j'entends que les moyens aériens sont suffisants et que il y a que cinq Canadaires sur 12 qui peuvent fonctionner parce qu'ils ont 30 ans et qu'on a pas de pièces de rechange euh ça suffit pas. Ça c'est clair. Après euh sur les camions cin de feu de forêt, il faut savoir que on est juste revenu à hauteur des années 2000 et encore euh avec le procès gabant qu'on a eu l'an dernier pour euh des camions ces feu de forêt qui posaient problème.
De nombreux camions ces feu de forêt ont été mis hors service. Donc en fait on a rien gagné par rapport aux 540 qui ont été mis en service depuis le pack capacitaire. Et en fait, les financements sont juste insuffisants.
Les pompiers professionnels, on est insuffisant. En fait, on est insuffisant dans tout. On peut pas nous dire que on investit massivement dans la sécurité civile.
C'est pas vrai. On a le beau de la sécurité civile qui date d'il y a 2 ans. On a aucune aucune comment dire aucun horizon sur ce bouau de la sécurité civile à l'heure actuelle.
Et on a besoin d'un financement conséquent. Euh quand vous savez que les pompiers et la sécurité civile dans sa globalité avec les Canadaires, avec les personnels coûte 100 € par habitant à l'année, ben en fait euh on coûte trois fois moins cher que les ordures ménagères. Ben c'est pour vous montrer le financement où est-ce qu'il est à l'heure actuelle.
Il est pas chez les pompiers en beaucoup moins cher que les retraites aussi éventuellement. faudra qu'un jour on a un débat sur le la bonne affectation des ressources aux charges compte tenu notamment ça c'est un vrai débat de finance publique compte tenu notamment du fait que bah il y a de nouveau centre de dépenses qui apparaissent ça en fait partie hein lutter pardon clair là on est en plein été donc ça ça va paraître peut-être hors de saison mais enfin lutter contre les inondations l'hiver et au printemps vous rappelez quand même qu'on y a passé 15 jours hein l'hiver l'hiver dernier vous avez vous avez des milliers de gens qui étaient des réfugiés alors c'est moins grave que le feu si je puis dire hein parce que bon il y a moins potentiellement de victimes, il y a moins de dégâts, c'est peut-être plus facilement réparable. Mais là aussi euh inondation l'hiver, des piques de froid, des pics de chaud l'été, quoi.
Et encore quand vous dites l'hiver, c'est c'est donné une grosse fourchette car les premières inondations peuvent nous attendre dès fin août, début septembre avec les fameux épisodes méditerranéens. La Méditerranée est l'une des premières zones qui va être touchée justement par ça et ceci dû à cette fameuse sécheresse. Si les sols étaient gorgé d'eau, ils auraient cette capacité d'absorber les pluies qui deviennent de plus en plus diluviennes.
Mais là, on voit bien qu'on a une météo qui se dérègle complètement voire qui se radicalise. Il faut tenir compte de tout ça, monsieur Takovski, en réalité et donc il faudra pouvoir considérer les uns et les autres. Ce serait formidable qu'il y a une espèce de consensus politique quand même dans le pays hein, droite gauche, que on évite de dire euh bah les uns sont au gouvernement puis demain ce sera les autres et finalement ceux qui étaient là la veille critiqueront ceux qui étaient dans l'opposition.
Euh ce serait bien qu'on arrive à se dire que là c'est une affaire de sécurité et de santé publique. Mais il faut se rendre compte que nous quand on rencontre les députés, les sénateurs, les maires de France, les présidents des départements de France, ils nous disent tous la même chose. Il y a un manque de financement pour les pompiers.
Alors moi, j'arrive pas à comprendre le dialogue à l'heure actuelle et pourquoi on nous dit queon a assez de financement. C'est pas vrai. Et il faut s'en rendre compte.
On est les pompiers du climat, on est les pompiers qui font tout en France. On est le multicart de la société. Tout ce que les autres services ne font pas, on le fait.
À l'heure actuelle, on fait du secours à personne, on fait des inondations, on fait comme vous dites le feu de forêt, on fait tout. Et à l'heure actuelle, clairement les pompiers, on n' pas assez de financement. On le sait, tout le monde le sait mais a priori là c'est pas le discours que j'entends et ça me choque.
Ça me choque parce que on a perdu des collègues cette année sur les feux de forêt. On a trois collègues qui sont partis. On pense fort aux familles.
C'est dur et il faut comprendre que les pompiers on nen peut plus. Et les pompiers sur le terrain, ils en peuvent plus. Ils ont pas aussi les équipements adaptés.
Il faut savoir que là actuellement, on a beaucoup de pompiers qui reviennent avec des problèmes de santé liés aux intoxications, aux monoxyde de carbone et au fumé toxique. Ils ont par exemple la cagoule qui porte ne filtre aucune particule. Donc à l'heure actuelle, les pompiers ne sont pas protégés.
Et les pompiers professionnels pour euh clore le tout, il faut qu'ils posent des congés pour partir sur un statut de pompier volontaire. Mais où est-ce qu'on va ? à un moment euh il faut se poser les bonnes questions et il faut que le financement euh vienne dans de bonnes conditions et qu'on finance correctement les pompiers, qu'on embauche des pompiers professionnels et à un moment euh il faut pas se poser de questions et il faut que ça fasse un consensus comme vous venez de dire.
Merci monsieur Pakanovski. tous nos encouragements, transmettez notre notre affection, nos encouragements, notre affection collective he au aux pompiers, aux soldats du feu, à tout à tous ceux qui de près ou de loin apportent leur concours au règlement des difficultés que nous nous rencontrons. Je vous l'avais promis, un point régulier sur la situation.
Sylvia Amicon est là. Qu'est-ce qu'il y a ? Y a-t-il des choses de nouvelles depuis tout à l'heure ?
Alors, les pompiers ne sont toujours pas euh maîtroner points en Gironde, mais il y a moins de foyers actifs qu'ier, hein. Le ministre de l'intérieur vient de parler d'incendie stabilisé mais pas fixé, hein. Voilà, vous voyez d'ailleurs ici l'évolution des feux, hein, de ce qui se passe dans la région depuis le 22 juillet.
Un feu qui n'est donc pas stabilisé et le foyer le plus actif et bien il se trouve ici entre Marcheprime et Pierre Autottin. On va le voir dans un petit instant. marcheeprime qui est là-bas au bout et Pierrein qui se situe voilà Pirotin qui se situe plutôt ici.
Donc vous voyez il n'y a pas plusieurs zones actives mais essentiellement donc une zone très active selon les pompiers avec des conditions météo qui sont un peu plus favorables pour l'instant moins devant mais attention à la chaleur qui revient dès demain. C'est confirmé avec des pointes jusqu'à 40° dans le pays. La nuit elle a été stable.
La pluie qui est tombée a aidé mais n'a pas permis de changer la situation. C'est la journée qui va donc être décisive avec ce vent qui pousse les flammes vers l'intérieur des terres. On fait un point sur les hectares parcourus à présent 42000 hectares parcourus en Gironde qui est une zone d'enseignement peuplé.
On se rapproche de Bordeaux où vivent 850000 personnes. Nous sommes à 15 km de Bordeaux pour les premières incendies. 42000 hactares.
Vous vous donner une petite aidée l'an dernier sur toute la France et 35000 hectares qui avaient brûlé. Le ministre de l'intérieur va donner de nouveaux chiffres à 116000 hectares sur toute la France. C'était 70000 en 2022.
Au plus fort des incendies, on s'en souvient dans les landes. Petite amélioration, l'incendie de Biscaros et lui contenu mais pas encore fixé. 3600 hectares ont brûlé.
Pascal et Sylvia, où en est-on ? Des évacuations de population. Oui, première nuit sans évacuation, ça c'est important de le dire.
En Girande, il y a 23 communes au total qui ont dû être évacuées de manière euh préventive, dont à l'ouest de Bordeaux, la priorité et bien c'est de sauver des vies. 220000 personnes évacuées, c'est inédit. C'est la plus grosse évacuation hors conflit qui est connu la France des espaces euh comme on va peut-être le voir ici le parc des expositions de Bordeaux ont été aménagé. un millier de personnes s'y trouvent encore actuellement he pas question en tout cas de rentrer chez soi tant que le feu n'est pas stabilisé.
Voilà ce qu'a dit la préfet tout à l'heure. Il y a plus de 13000 également entreprises he qui ont dû évacuer en en Géronde et dans les landes parce qu'on fait un point aussi sur les évacuations dans les landes he 22000 personnes évacuées. On était à 30 milliards hein mais 8000 personnes ont pu rentrer chez elle.
Pas de victime mais des destructions importantes. On va voir des images 240 habitations qui ont été détruites par le feu environ 170 sur la seule commune du Porsche que l'on voit ici sur ces images là c'est 20 % des habitations 198 bâtiments dans l'élande. Un point sur les axes routiers s'il vous plaît.
Oui avec l'autoroute A63 qui est toujours fermée au sud de Bordeaux dans les deux sens. énormément de route également bloqué en Giron au niveau des incendies des départementales dans les landes. Du côté de la SNCF et bien le trafic est interrompu toujours hein vers Arcachon et jusqu'à Morson.
Vous pouvez échanger vos billets sans frais, vous faire rembourser. Il y a plus de ter hein dans la zone jusqu'au 29 juillet. Euh la préfecture conseille évidemment autoristes d'éviter la région et puis euh vous le voyez ici, prudence face à la pollution de l'air.
Voici une image satellite hein euh de ce qui se passe dans la région de euh Bordeaux. Il y a des seuils d'alerte qui ont été dépassés hier dans quatre départements. Alerte aux particules film, c'est la Gironde, l'andogne et le Lot Garon que vous voyez donc sur cette carte de la qualité de l'air.
Il faut sortir le moins possible he garder les fenêtres fermées, éviter les efforts et puis 2 millions et demi de masques FFP2 sont disponibles dans la région pour les populations fragiles. Bien. Euh je je voulais simplement qu'on garde cette image là la la toute dernière s'il est possible de de l'immobiliser hein.
C'est cette cette langue de de fumée de fumerol et cetera qui qui part des des incendies des foyers et qui traverse le pays maintenant. C'est extrêmement spectaculaire. Alors il y a des couleurs qui marquent l'intensité hein de de la nocivité j'allais dire probablement.
Alors, je serais incapable de vous dire ce qu'il y a à l'intérieur. Je pense que c'est pas très bon à respirer. Tout à l'heure, le professeur Megarban nous disait "Bon, pas de panique, hein, vous portez un masque, vous restez chez vous si vraiment c'est c'est très malodorant." Mais vous voyez que ça a traversé le pays, ça a traversé le département de la Gironde, celui des Landes, le 47, le Lot et Garon, la la Dordogne qui est qui est juste au-dessus, ça se chevauche hein pratiquement avec le le Lotte et Garon le département du Lotte, la région de Fijac notamment et puis ça redescend ensuite par l'Avyon jusqu'à l'hérou.
Donc ça ça constitue une espèce d'arc de c'est un arc de cercle qui va pratiquement du du bassin jusqu'à la la mer méditerranée. Clément Flagel est avec nous avec Alice Chumi. Ils sont à Somos.
Euh Charles, alors est-ce que vous êtes là pour le moment ? Bah écoutez, on va on va rester on va rester on va rester sur ces sur ces images qui sont à Marchep. Marche Prime donc c'est l'endroit où se trouvait tout à l'heure Brandon Warret notamment.
C'est cet endroit où les buldoires de l'armée ont tracé une grande cicatrice là dans la dans la forêt pour pour éviter les les sautes de feu, tenter d'arrêter le feu. Je voulais également qu'on revienne sur toutes les conséquences économiques de ce qui se passe aujourd'hui avec vous Alexandre Cateb. J'évoquéis tout à l'heure hein, c'est un dispositif important.
J'imagine que ça a été commenté au conseil des ministres. Euh j'évoqué le dispositif de chômage partiel pour les les entreprises dont l'activité s'arrête. Alors ça permet au aux salariés, ça permet aux entreprises de euh d'ouvrir une période de chômage partiel pour le salarié.
C'est-à-dire qu'au fond, c'est l'assurance chômage qui paye le salarié. Il y a une une baisse d'activité. Il y a un creux d'activité évidemment dans cette région.
Et puis il y a un autre élément, c'est que les assurances vont prendre en compte tout à la fois, je l'espère, tous les dommages subis pour ceux qui sont assurés. J'espère que ce sera vraiment le cas. Alors, pas d'illusion, on le perra tous, hein.
Vous savez, le le la prime 4AT nat catastrophe naturelle dans votre police d'assurance augmente de façon régulière. C'est lié au fait qu'il y a bah des inondations, des périodes de grand froid puis ce qu'on ce qu'on vit en ce moment. Euh mais également les frais de relogement seront pris en charge par les compagnies d'assurance.
Oui. Non mais je pense que là les compagnies d'assurance clairement elles jouent leur jeux. Euh c'est ce qu'on attendait d'elles.
C'est leur métier. Elles savent faire et elles peuvent mobiliser les moyens très rapidement. Donc là-dessus il y a pas véritablement de débat.
Effectivement ça va renchérir le coût pour nous tous. euh de de des assurances hein qu'on qu'on paye mais c'est quelque part aussi un geste de de solidarité qu'on effectue euh vis-à-vis des sinistré euh et puis ça va aussi renchérir probablement le coût pour l'état euh de de des fonds de réassurance qui devront évidemment aussi compenser euh les excès de pertes subis par les les assurances notamment si la situation devait si la crise devait durer. Donc en fait là on sait gérer mais le problème c'est est-ce qu'on saura gérer dans une autre situation où là on va avoir à répétition ce genre de phénomène dans les années prochaines parce que j'écouté le ministre qui parlait de l'incendie de 2022.
On a l'impression que tout ce qui a été fait jusqu'à présent en fait, c'était pour faire face à cet incendie dans l'ampleur et euh et et et de de de 5 à six fois plus faible que celui de qu'on vit aujourd'hui. Donc en fait, il y a toujours quelques un temps de retard dans dans l'adaptation et l'anticipation de de ce qui va se passer. Et moi, j'aime j'aimerais qu'on anticipe pour une fois ce qui va se passer dans les dans les années à venir et euh et on pourra en discuter dans le détail, mais il y a la punition va devenir bientôt plus pénalisante si je puis dire que la prévention on commence d'ailleurs on change véritablement quand c'est absolument mais il faut discuter aussi de l'organisation du système les fameuses 10 là qui sont dont on dit qu'on leur a attribué un milliard mais il faut savoir que c'est les départements et les communes qui financent à 80 % voire à 90 % ces c c'est ces dis services départ service de protection contre les incendies.
Là, l'État pour l'instant il c'est pas l'acteur central ni l'acteur principal. C'est le mauar. Oui, tout à fait.
J'aimerais le souligner. Chaque euro qui n'est pas investi dans l'adaptation ou dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre se paye beaucoup plus cher après. Il faut absolument, on garde bien ça en tête.
C'est plus rentable d'investir dans l'anticipation, dans la prévention, dans la gestion des forêts que dans la réparation. Après, on le voit aujourd'hui avec les dégâts économiques, que ce soit donc pour le tourisme, mais aussi les coûts sanitaires parce que toute cette fumée, elle va avoir des véritables impacts sanitaires sur la population. Les particules fines euh des forêts sont 10 fois plus nocives que les particules fines qu'on pourra avoir euh suite aux routes ou bien aux industrie.
Donc, on va avoir aussi des coûts sanitaires extrêmement élevés euh à payer collectivement. Donc, rappelons-le, il faut investir dans la prévention, il faut investir dans l'adaptation, dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour éviter d'avoir des des trous colossaux dans le dans le budget. Alors, Bandon Waret est toujours sur place.
Bandonne, tout à l'heure, on vous a quitté à Marche Prime. Vous étiez euh avec des civils, je sais pas comment les appeler, hein, des civils, mais qui sont là pour apporter un concours, substituer peut-être les les pompiers, traiter les chantiers un peu secondaires pour leur permettre d'affronter le feu aujourd'hui. Toujours toujours sur place, Brandon.
Effectivement Pascal, toujours sur place. Pourquoi ? parce que le feu n'est toujours pas fixé a dit Laurent Nunz il y a quelques minutes, il est stabilisé et regardez une conséquence notamment de ces images qui sont toujours impressionnantes avec ces nouveaux départs à l'instant ce sont ces ces brindisilles, ces ces fougères au sol qui crament assez rapidement.
C'est c'est un tapis combustible. Vous parliez de civil effectivement, ce sont des des bénévoles qui sont là sur le terrain depuis plusieurs jours avec regardez ces moyens rudimentaires sur ces images de titan boîteux. C'est une lance euh c'est un petit véhicule contenant 600 L avec notamment très peu de protection et ils euh arrêtent au maximum ses fumerolles.
Regardez cette végétation loin, extrêmement dense. Ses chaînes, ses pains, une grande partie qui a été grillée hein, vous avez encore juste en face de nous une partie protégée. Et je ne sais pas si vous voyez, vous apercevez à gauche de l'image, il y a une abatteuse qui s'en prend assez pe en train de de les abattre.
Pourquoi ? Parce que si on va encore un peu plus loin à gauche, il y a la départementale. Et c'est ça que redoutent beaucoup les les pompiers, c'est la même stratégie he qu'on vous évoque depuis plusieurs jours.
Évitez que les flammes gagnent cette partie de terrain parce que de l'autre côté il y a une énorme végétation très importante qui elle a été protégée, on la voit sur plusieurs centaines de mètres. Et donc la stratégie c'est de surveiller, c'est également d'être vigilant, euh de faire attention et d'attendre parce que là pour l'instant euh le vent ne s'est pas levé, ça reste plutôt calme. Situation favorable hein pour la première fois peut-être depuis le départ du feu, mais quand même euh on attend notamment le le vent qui se lève, ça pourrait arriver dans dans les prochaines heures.
Et des équipes comme celle-ci, ces bénévoles, c'est civil, on envoie partout le long de cette départementale. travail parcelle de manière minutieuse, étape par étape. Et puis on redoute une autre chose parce que là ça pourrait être sans doute le paramètre le plus compliqué dans les prochains jours, c'est c'est demain.
Situation qui pourrait être critique avec la hausse des températures et forcément complexifier le travail de toutes les équipes sur le terrain. Bien merci Brandon. noter que le président de la République, Emmanuel Macron, va se rendre en milieu d'après-midi dans le département de la Gironde.
Il rencontrera tout à la fois les secours, les pompiers, les forces civiles engagées, militaires également, les élus pour leur apporter d'abord son soutien, le soutien de la nation et pour les remercier pour l'engagement, leur engagement pour lutter contre le sinistre. Alors, je crois que Charles Flagel est prêt avec Alice Chauvi. Vous êtes à Somos et vous êtes Charles avec des pompiers.
Je vois des pompiers derrière vous. On me dit que ce sont des pompiers de Sain et Marne. Oui, exactement.
Ils sont une dizaine derrière moi des pompiers de Saint-Emarn qui sont venus. Ils sont été les premiers pompiers mobilisés pour ce feu en Girondisson à pied d'œuvre. Euh en ce moment même, on les a vu il y a quelques minutes en train de de déployer leur lance à eau à l'intérieur de cette forêt de pain maritime, vous le voyez, qui est complètement euh calciné.
Leur objectif de la journée, éteindre toute reprise de feu potentielle et noyer euh ces fumerolles, ces quelques fumées qui se dégagent du sol que vous voyez sur les images d'Alice Chomi. Ces fumerolles, elles s'échappent du sol. La brisse continue de brûler sous la terre, sous les racines.
Il suffit d'un d'un changement de vent pour qu'un feu reprenne. Donc les pompiers sont extrêmement vigilants et prudents. Ils vont rester une bonne partie de la journée avec les agriculteurs notamment que nous avons croisé sur le terrain qui sont également venus en renfort pour continuer de noyer la zone et protéger les habitations qui se situent juste derrière.
On est à quelques mètres donc ça reste quand même dangereux. Toute reprise de feu est une menace. On va s'approcher d'ailleurs de de ces sapeurs pompiers.
On est avec Grégory Damon adulent chef. Bonjour, vous êtes du chef des sapeurs pompiers de Saintmarnes. Est-ce que vous pouvez m'expliquer pourquoi c'est important d'être sur cette zone ici ?
Et on doit surtout s'assurer qu'il y ait pas une reprise de feu avec le vent qui pourrait se relever. On a réussi enfin à le calmer. Du coup, ce serait dommage que ça reparte.
Voilà, c'est un travail qui est long mais il faut qu'on a nos collègues qui ont déjà bien souffert. Voilà, vous allez rester une bonne partie de la journée ici. La journée, c'est notre dernier jour, on repart demain.
Voilà. Comment c'est au niveau de la fatigue ? Comment vous vous sentez ?
Ah le moral, on est on veut l'aider donc le moral est bon. Vous voulez continuer à à combattre ses flammes pour aider les collègues. Voilà, ça fait du bien cette températur qui sont un peu plus Oui.
Oui, ça va. Mais ça va, le moral est bon et de toute façon, on veut aider et du coup on tient le coup. Voilà.
Voilà. Merci beaucoup en tout cas. niveau de vigilance maximale encore pour les pompiers de Séma.
C'est une journée encore stratégique puisqu'il faut profiter de ces de ces températures qui sont en dessous des des 30° aujourd'hui. Mais ça ne va pas durer puisque mercredi les températures vont grimper. Niveau vigilance encore maximal.
Merci beaucoup Charles. Face aux incendies, aux situations d'urgence qui frappe le territoire, TF1 et LCI soutiennent la Croix-Rouge française qui se mobilise pour venir en aide aux victimes et accompagner les populations touchées, les aider à se préparer aussi sur le long terme pour permettre à ces bénévoles de poursuivre l'ensemble de leur mission partout où les besoins l'exigent. Nous vous incitons à soutenir la Croix-Rouge française pour faire un don de 10 €. envoyer don au SMS par SMS bien sûr au numéro 92 200 ou vous pouvez aussi vous rendre sur le site de la Croix-Rouge.
J'évoquéis tout à l'heure ces images là, ces images. Patrick Columbel me rappelait le l'épisode, alors je l'ai pas vécu directement, l'épisode de 1949, mais j'ai mis le nez dans les archives ce weekend. En 1949, un un sinistre à peu près comparable d'ailleurs ce ce produit dans la dans la région.
Alors, je passe les détails, mais les maires de la l'agglomération de Bordeaux et de la région tentent des contrefeux. Ça marche pas très bien d'ailleurs. Ils sont pris au piège.
Vous avez 80 morts. Je sais pas si vous rendez compte, 80 morts hein, en 1949, c'est pas c'est pas le haut Moyen-Âge. C'est c'est relativement récent.
Et finalement donc c'est le fait de noyer une partie de la forêt et puis c'est le fait que le feu arrivant sur des cultures qui était les cultures des agriculteurs donc en manque de carburant, c'est ce phénomène-là qui interrompt le le la marche en avant du du du feu. On va être obligé de repenser quand même la forêt parce que il y a cet épisode mais il y a 3 semaines on était à Fontainebleau. La semaine dernière on était dans le département du Var. euh on ne peut plus habiter la forêt de la où on ne pourra plus habiter la forêt de la même façon.
B au moins, il va falloir avoir un comportement qui est différent, notamment quand il va s'agir de regarder à la replantation et à comment dire à la la culture de la forêt d'une manière générale, mais au sens large, euh il va falloir euh vraiment regarder les choses différemment. Euh je j'en discutais avec un avec un botaniste, il il me racontait que les d'un derniers incendies qu'il y avait eu dans la région, ça s'était arrêté aux chaînes. H ouais pour être chaîne.
On est passé aux chaînes, ça s'est arrêté parce que aussi c'est en fonction des essences he je sais que vous êtes assez particulièrement intéressé par ces sujets là mais ce qui sont importants parce que c'est c'est là-dessus qu'il va falloir travailler. Il va falloir travailler sur l'environnement d'une manière générale et puis et puis regarder un petit peu comment on va habiter là-dedans. Si on continue habituer comme ça, habiter comme ça ou pas.
À mon avis, à mon humble avis, de dire demain matin qu'on va tout enlever tout ça, j'y crois absolument pas parce que de toute façon, on a plutôt intérêt à s'adapter que de faire l'inverse. En revenant sur une sur une problématique qui est celle assez ancienne de ce secteur là. C'était quand même des endroits qui étaient où c'était démarré.
C'était c'était inondé quasiment tout le temps avant. Bien sûr. Donc, est-ce qu'il va pas falloir repartir là-dedans et refaire un peu de zone humide et commencer à avoir une réflexion là-dessus ?
C'est des vraies questions qui vont se poser. Dès que dès que ça va s'arrêter, le débat va arriver là-dessus et je pense que ça doit être un débat intelligent qui doit être fait avec les gens au local. C'est à eux aussi de le décider et puis de trouver des moyens de de mettre ça en place intelligemment, faire de la biodiversité. les les forestiers eux-mêmes.
D'ailleurs, la Fédération des forestiers que nous avions la semaine dernière dans cette émission suggère tout à la fois de renforcer les obligations de débroussaillement. Je je pense d'ailleurs qu'il faut les contrôler aujourd'hui ces opérations de débroussaillement. Elles suggèrent également d'améliorer les pistes DFCI.
Alors, c'est ce que j'évoquais hein, c'est défense contre les incendies en forêt des FCI, c'est le sens. multiplier les réserves d'eau en forêt là où vous avez des nappes fréatiques qui affleurent. Alors, on est en Gascogne, hein.
Vous avez des nappes fréatiques qui sont pleines aujourd'hui pratiquement dans ces ces départements et puis euh peut-être un peu toiletter les codes de l'environnement, le code rural, ça se chevauche, il faut défendre des espèces protégées, mais finalement bah vous voyez là, les espèces protégées, elles ont complètement disparu. Euh est-ce que enfin il faut repenser tout ça et c'est compliqué ? Ben ça va être euh Ouais, c'est compliqué mais c'est une réflexion qu'il faut avoir.
C'est une réflexion qui doit être collective mais elle doit être surtout faite par les gens local en grande partie parce que faire confiance au à la proximité. Attendez euh si c'est euh enfin la la dans la mesure où vous avez une directive qui vous vient de l'Europe et qui vous dit comment vous devez habiter chez vous. Bon ça va 5 minutes quoi.
Un peu plein les bottes quoi. Non mais et c'est un peu la même chose lorsqu'elle vient de Paris aussi hein. Vous savez dans les provinces c'est comme ça qu'on le vit.
Moi, je vis en province. Euh, je peux vous garantir, il y a des moments, je j'en discutais avec un de mes fils qui est agriculteur, on lui demande, il veut faire un truc, on lui demande de remplir ça de papier, mais ils sont malades ou quoi ? Et pendant ce temps-là, on travaille pas aussi.
C'est aussi tout ça, on tient pas compte de ce que pensent les gens en local. Et ça, c'est un vrai sujet ça. Je le pense aussi. ou mais justement le propos de monsieur Colombel est extrêmement intéressant sur sur l'origine l'origine de de ce département c'était des marécages.
Donc là c'est l'occasion de pouvoir rendre un peu à la nature son côté originel car croyez-moi que si on avait eu ces zones qui avaient été préservées, jamais nous n'aurions eu de telles inondations le 12 et le 19 février dernier dans ces régionsl qui je le rappelle étaient déjà sinistré. Donc le but c'est il faut arrêter de faire ces ces ces cultures intensives mais de retrouver une forme d'équilibre et de diversification dans l'ensemble de ces paysages. Et je pense qu'il faut euh que l'ensemble euh dans l'ensemble de ces paysages au niveau des collectivités, au niveau des politiques publiques, absolument prendre en compte les projections climatiques qui sont fournies par les scientifiques, par les climatologues depuis longtemps.
Je pense notamment au plan d'urbanisme qui n'est plus à jour, qui qui exactement le plan d'urbanisme qui qui date de 1990 qui n'a pas été mis à jour alors qu'on n plus du tout dans le même climat. Donc il y a et pour le moment rien n'oblige en fait les les les politiques publiques de prendre en compte les projections climatiques et je pense que c'est ça qui fait qu'on arrive dans des situations où on est à ce point pas protégé et pas adapté. Alors qu'encore une fois, je me permets de le répéter, on savait que ça allait arriver.
Les scientifiques, les climatologues nous alertent depuis 30 ans sur les conditions météorologiques, sur les sécheresses, sur les canicules qui amènent à des feux de forêt. Parce que même si une une étincelle allume un feu, c'est des conditions climétiques qui font que ce feu se transforme en méga feu. On le savait.
Et donc, il faut absolument que ce soit pris en compte, que ces projections climatiques soient prises en compte par les décideurs au niveau local notamment. Alors, justement au niveau local et euh qui a qui a le pouvoir absolu sur les plans d'urbanisme et sur les permis de construire, évidemment, c'est les MAES. Les mères ont une responsabilité qui est euh colossale et comme vous discutez avec un maire dans un petit village, il vous dit "Vous savez, si on peut plus construire et qu'on a plus ce pouvoir-là, on a plus aucun pouvoir." En fin de compte, il vous explique gentiment que s'ils font pas ça, en fin de compte, ils gèrent que le quotidien qui sont quand même que des enverdements à gérer, quoi.
Le seul truc où ils peuvent avoir une marge de manœuvre, c'est ça. Donc ça c'est un premier sujet. Le problème qu'il y a c'est que moi j'ai mon père était bouché charcutier.
S'il avait été élhumaire, ce qu'il a jamais fait mais s'il avait été élhumaire le jour même il était urbaniste. Voyez ce que je veux dire ? Alors pourquoi je dis ça ?
Parce que alors qu'il avait pas la formation. Ah non mais c'est le cas aujourd'hui. Exactement.
Alors je dis pas que les maires sont idiots. Je dis pas ça. Je dis que le maire il ont des services.
On va dans les grandes communes. Les grosses communes dans les grandes communes c'est différent. C'est différent mais il reste avec un pouvoir absolu du maire.
C'est lui qui signe. Bon, moi c'est une chose sur lequelle je suis pas tout à fait d'accord. Je pense que ça devrait pas être d'abord le maire uniquement qui pourrait avoir le droit d'urbaniser comme il le veut.
Parce qu'aujourd'hui, c'est eux qui font les plans d'urbanisme, c'est eux qui disent aux urbanistes, vous devez faire comme ça, moi je veux mettre ça là. C'est pour ça que parfois sur des zones qui sont des zones artisanales ou je sais pas quoi, on fait on fait un tour autour d'un contour qui est inondable. On sait très bien mais on se met une zone là parce que il va pas inondé depuis longtemps.
Puis attendez moi comme j'ai jamais vu ça, ça fait 50 ans que je suis là, j'ai jamais vu ça. Le nombre de fois que j'ai entendu ça puis manque de peau, ça arrive tr fois de suite bien sûr. Donc ça c'est ça c'est un ça c'est un vrai sujet.
Je pense qu'il doit y avoir une réflexion en accord avec les élus. Il faut quand même pas marcher sur la tête des gens mais en disant voilà il faut faire ça aussi avec des gens qui sont des techniciens, avec des gens qui vont gérer aussi les problèmes de l'environnement et puis essayer de faire un truc un peu avec du local. Moi je pense que c'est les gens c'est là où on est confronté à un vrai problème.
Pardon. Vous avez une loi, vous avez le code de l'environnement, vous avez le code rural, vous avez des lois bon qui vous disent et code de l'urbanisme. Alors le code de l'urm est un pavé.
Alors, c'est autre chose. Mais on vous dit par exemple entretien de la forêt, faut pas toucher à telle ou telle espèce. Et donc si vous faites du débroussaillage, il faut le faire théoriquement de telle période à telle période.
Sauf que bah le le réchauffement climatique est arrivé là-dessus, que les saisons sont complètement décalées et que vos périodes vos périodes elles sont elles sont sorties du calendrier. Et donc alors vous avez c'est là vous avez tout à fait raison. Elle a tout à fait raison lorsqu'elle elle dit qu'il faudrait tenir compte de ça dans les réglementations qui sont qui sont en cours pour faire des updes complètes.
C'est la loi c'est à la loi et c'est à la loi et l'administration pardon de de s'adapter aujourd'hui parce que bah écoutez il faut suivre la nature c'est bien ce qu'on se dit non la nature la nature elle évolue. C'est pas il y a pas un calendrier déposé de la nature chaque année comme il y a un calendrier des PTT. En tout cas il faut qu'on fasse une adaptation collective là à l'échelle individuelle ça ne marchera pas. on peut pas, ça nous coûtera trop cher, ce sera pas possible.
Et une adaptation collective, ça amène que tout le monde soit autour de la table et qu'on puisse prendre des décisions à la hauteur de ce qu'on est en train de vivre. Une il va on va devoir aussi discuter où est-ce qu'on peut reconstruire, où est-ce qu'on ne peut pas construire. Il y en a qui qui risquent de perdre leur maison, qu'est-ce comment est-ce qu'on va compenser ?
Et ça ça peut seulement se marcher marcher de si on fait une adaptation préventive collective tous ensemble en prenant en compte aussi les personnes qui sont le plus touché. Une adaptation qui est différenciée en fonction des territoires. Alexandre Catem.
Oui oui, je pense qu'il faut aussi voir le le le vrai coût de la de la sécurité civile et notamment de la lutte contre les incendies qu'on aujourd'hui qu'on évalue pas parce que sur les 200000 sapeurs pompiers 80 % volontaires et et donc ne sont pas vraiment rémunérés à la hauteur. Ils continuent d'être payés par leur entreprise et j'ai cité alors j'ai retenu le nom de Décathlon euh mais il y a une autre grande entreprise son son nom peut-être qui délègue qui délègue des pompiers volontaires et qui continue de les les payer notamment. Le système n'est pas bien d'ailleurs, c'est un petit clin d'œil pour vous.
D'ailleurs, il y a il y a eu une décision de la Cour européenne de justice il y a quelques jours là qui a accordé le statut de travailleur au sapeur pompiers et volontaire. Donc on voit bien que aujourd'hui en fait l'État se défausse encore de cette responsabilité sur les sur les collectivités locales notamment sur les départements qui gèrent et financent les les 10 et les communes comme ça a été évoqué. Euh et là, il va falloir qu'il y ait un rééquilibrage, c'est-à-dire que l'État ne ne mette pas 1 milliard mais euh qu'il mettent 5 6 voire 10 milliards sur la la gestion des des catastrophes euh naturelles, la la prévention et la gestion des des crises.
Et il faut aussi que le sujet euh acquiètere, je dirais, une importance interministérielle au sens où vous savez, dans certains pays, il y a des ministres chargés des situations d'urgence. Oui, des des ministres de plein exercice et d'ailleurs pour certains qui qui ont un statut quasiment de vice-premier ministre euh et on devrait évoluer, je pense, dans cette direction parce que si on est vraiment sérieux et qu'on pense que ça va se reproduire et que ça va s'amplifier à l'avenir, et bien il faut il faut y mettre les moyens et il faut pas qu'on ait des des des caution au niveau des politiques environnementales comme ça a été fait ces dernières années où en fait il y a un décalage énorme effectivement entre le discours et la réalité des efforts qui sont faits et et là encore sur ce thème de la gestion des crises et bien là on s'est géré. Heureusement on a on a on a évité des victimes mais il se pourrait très bien qu'on soit débordé très très rapidement et d'ailleurs ça s'est fait assez naturellement.
Il y a une interministérielle qui a été déclenchée très tôt et donc il faut que cette interministérielle elle continue que ce soit pas seulement de la gestion de crise mais que ce soit aussi en de la prévention qui soit faite et que tous les ministres puissent travailler ensemble pour mettre en place cette prévention, cette adaptation et notre absolument les réductions des émissions de gaz à effet de serre qui sont la cause première de toutes les catastrophes que ce soit les canicules ou les feux que nous sommes en train de vivre cet été en France. L'une des grosses difficultés qu'on les services d'une manière générale, c'est comment voulez-vous être confronté ? Parce que ça c'est une vraie question.
Comment on peut être confronté à un truc pareil quand on l'a jamais vécu ? [grognement] Bah moi je vous dis il y a pas d'autres solution que d'aller voir comment ils font ailleurs. Ça je vous réponds directement au Portugal.
Au Portugal Portugal la Grèce Portugal Australie Australie Australie. Moi, j'irai pas au enfin les États-Unis peut-être pas en priorité parce que c'est peut-être pas les meilleurs, mais au moins les Australiens, ils ont une vraie culture parce que depuis très très longtemps, exactement depuis 2003, ils ont vraiment mis en place des choses parce que et ça a été catastrophique pour eux. C'est la ville de Cambbera qui a été encerclée quand même.
C'est quand même c'est allé loin. Une partie de la ville d'Hollywood aussi, Los Angeles a brûlé. Bien sûr, bien sûr.
Mais ce que je veux dire par là, c'est que c'est quand même il y a certaines choses que l'on peut trouver dans les pays quand même une pratique qu'on pourraitorter. Il faut pas les inventer. Il faut à mon avis pas les inventer.
Euh nous avec Archè d'urgence, on fait ça sur les tremblements de terre depuis très très longtemps, sur les inondations tsunami. On a fait on est partout à cause de ça. Même il y a des fois, moi j'étais il y a très peu de temps au Venezuela sur le tremblement de terre, on voit des choses qui sont extrêmement intéressantes qu'on pourrait imaginer en préventif pour chez nous, pour partout d'ailleurs et pour essayer de mutualiser ces choses-là.
Et je pense que ça ça c'est pas tellement la vision. Aujourd'hui, on a une vision très un peu statique voilà, on fait un peu du cours magistral et puis on a appris ça à l'école et on fait ça. Mais la vraie chose la vraie vie c'est pas ça.
La vraie vie c'est vous êtes avec les cultivateurs, vous êtes avec les gens, vous êtes les gars qui font le vrai boulot et puis c'est là où vous voyez que ça se passe. Quand vous voyez que pour sortir les gens des décombs ou alors pour aller débrouiller les gens, on se retrouve avec des gens qui sont avec des pickup qui sont des pickup de chantier, ce qui est très bien. Et ben c'est ça qu'il faut voir aussi.
C'est quand on voit ça qu'on comprend. Alors nous allons partir avec Sylvie Pinatal. Sylvie Pinatel qui est avec les civils, je les appelle les civils hein parce que je n'ai pas trouvé de mots plus adaptés.
Les civil, les citoyens, vous avez raison. C'est c'est un un acte de citoyenneté ce qui est fait en ce moment. Il y a de nombreuses personnes dans cette région qui accomplissent des actes de citoyenneté.
Les civils donc qui sont avec les pompiers sur le front. A CCF à remplir là dans l'CCF. CCF h camions 6 de pompiers à remplir.
Eux sont des civils. Bah c'est quoi que vous êtes en train de faire ? On a vu hier qu'il y avait énormément de énormément de moyens mais que l'eau arrivait pas toujours au bon endroit au bon moment.
Donc on essaie de mutualiser les communications pour amener l'eau au pompiers au bon endroit. Route de Lonton et ils nous attendent sur une piste à droite. Agriculteurs, platriers, paysagistes, ils sont partout sur les routes avec leur cuve et leur bonne volonté et même un groupe WhatsApp avec les pompiers pour s'organiser.
On se coordonne tous ensemble et ça nous ralentit absolument pas. La préfecture de la Gironde a salué l'aide des civils face aux incendies mais demande à ses bénévoles de ne plus intervenir de manière spontanée. Eux il ont passé toute la nuit.
On essaie d'éteindre ce qu'on peut. de faire ça. Vous êtes pompier ?
Pas du tout. Paysagiste. Paysagiste.
Mais bon, on a les cuves, on a les tuyaux, donc on vient aider comme on peut. Ce qu'on fait, les pompiers ont pas le faire et si on peut éviter une reprise, on essaie de le faire. Tu vois, c'était l'un des points stratégiques de la nuit dernière aux portes de la ville de Cestas.
Objectif pour Benjamin, couper la route du feu, lui enlever un maximum de combustible pour empêcher qu'il saute l'autoroute et avance vers Bordeaux. Là, en gros, on a la route et on a les premières habitations et c'est que de ça quoi. D'habitude, on fait plus un peu plus large, un peu plus propre, mais là c'est c'est tellement rapide que on essaie de faire au mieux. de feu de merde.
Ça y est, ça revient. Malgré la pluie, le sol fume encore, brûle les baskets de ces hommes venus spontanément en renfort à leurs risques et péril comme cet échafaudeur. Pas mal.
Je rafraîchis le sol. J'enlève toutes les petites bresses qui repartent. Mais aucun pompier dans les environs si le feu venait à reprendre brutalement.
Là, ils sont sur les gros fronts ou là où ça crame vraiment, où il y a des vraiment des des grandes de flammes quoi. Ils sont en plein cœur du bois, donc nous on peut pas y aller. On fait les lisières de forêt, les bords de route et pour vous protéger, on fait comme on peut.
Ça reprend là-bas apparemment. Et puis l'eau a fini par manquer vers 2h du matin. Un camion de pompiers s'arrête à leur hauteur.
Ils échangent des information. On finit les cubes là et on remplit pour demain. Et bien ils ont plus besoin de nous là en fait pour l'instant.
On verra demain. Quelques heures de sommeil pour chacun avant de reprendre le combat. Tout plutôt que de ne rien faire.
Voilà. Bravo à tous. Vous forcez l'admiration les professionnels mais aussi tous ceux qui leur apportent un concours.
L'information s'inscrit en bas de votre écran. Emmanuel Macron, le président de la République, sera au milieu d'après-midi en Gironde pour y rencontrer toute à la fois les élus, les services de secours et apporter les encouragements de de la nation, la reconnaissance de la nation pour tous ceux qui luttent contre le sinistre. Nous nous retrouvons dans juste 2 minutes.
À tout de suite. Le feu n'est pas maîtrisé. Stabilisation du feu mais pas de maîtrise du feu.
Le ministre de l'intérieur s'est exprimé tout à l'heure à la sortie du conseil des ministres. Le président de la République, Emmanuel Macron, accompagné d'ailleurs du ministre de l'intérieur, responsable [musique] de la sécurité civile, se rend cet après-midi dans la région pour y rencontrer les élus, les secours, évidemment, les pompiers, tous ceux qui participent à la lutte contre l'incendie pour leur témoigner la reconnaissance de la nation toute entière. 42000 hectares brûlés selon mes derniers chiffres. 200000 220000 personnes qui [musique] ont été euh euh évacué et un un nuage, un panage de fumée toxique en partie toxique bien sûr euh qui s'échappe de ces foyers d'incendie.
Donc vous voyez où est le bassin d'Arcachon, des incendies au nord et puis d'autres un petit peu au sud hein sur la carte on vous les a montré et cette espèce de de langue de fumée qui part vers vers l'est et qui a pratiquement maintenant rejoint la la mer méditerranée. Donc c'est un c'est un arc de cercle hein. Ce sont des polluants évidemment, des polluéants qui traversent les départements comme le Lot et Garon bien sûr les Landes bien sûr la Gironde mais aussi le Lotte et Garonne, le Lotte, la Dordogne, l'Avyon et l'héro à l'image là, nous sommes à MarchEpr dash qui lâchent pour certains soit du retardant, soit de l'eau, mais essentiellement du retardant.
La 400M a été utilisée pour la première fois. Alors, il arrive en en support, hein, de ce qui existe euh déjà. On parle beaucoup des DH, on parle beaucoup des Canadaires, il y a aussi des hélicoptères.
Puis il y a des des avions de plus petite taille, mais surtout des des hélicoptères. Les moyens au sol sont là pour lutter contre contre l'incendie. Pour le moment, il n'est pas maîtrisé.
J'ai compris que les sauveteurs cherchaient à créer une sorte de mur qui euh empêcherait le feu, les sautes de feu qui empêcheraiit le feu de progresser vers la ville de Bordeaux. Environ 16 km de large. Et nous rejoignons sur place Brandon Warret.
Brandon qui est avec des civils, des riverins probablement qui apportent leur leur concours aux pompiers. Alors la scène qu'on a derrière nous, donc je vois des pompiers, je vois des uniformes de pompiers là. Brandon, vous avez changé de localisation ?
Oui Pascal, nous étions avec les civils et les bénévoles il y a quelques instants avec Titon Boiteteux. Nous passions sur la départementale juste à côté et on a vu un convoi de pompiers mobilisés qui était en train de courir. Sergent chef-pierre, je vous dérange quelques instants, je sais que vous êtes en plein travail.
Racontez-moi ce que vous êtes en train de faire là. Il y a une reprise à l'intérieur du brûlet sur une partie non broulé le long de la route. Là, on va essayer de la traiter au maximum afin que ça ne reparte pas plus fort de l'autre côté.
Oui. Et ce que vous étiez en train de faire, c'était quand même intéressant à raconter. Il y avait votre long tuyau et vous avez rajouté une rallonge là de manière précipitée parce que les les flammes sont plus loin et votre véhicule qui est au côté de la départementale, vous pouvez pas pénétrer à l'intérieur.
Donc en fait, on est limité, on s'arrête à ce niveau, hein. On fait couper l'eau au fur et à mesure au fourgon afin de prolonger dans dans la partie qu'on a besoin de traiter. Là, on joue au cha à la souris 40 m chaque fois, on court un peu partout parce que ça ça part dans tous les sens. pour raconter aux téléspectateurs, nous étions à cet endroit tout à l'heure avec les bénévoles, cette partie est encore protégée et là, on voit ces fumerolles par dizaine.
C'est difficile sur le terrain. Ça va être très compliqué. Il va y en avoir pour un grand moment s'il pleut pas à traiter tout ça.
Et surtout une chose, pour l'instant ça va mais le vent le vent qui pourrait faire son retour cet après-midi ? Ben on fera avec, on fera au mieux, on traite, on traite. Voilà.
Bon, en tout cas, bon courage. Je vous laisse travailler parce queon sait que que vous avez beaucoup de pain sur la planche cet après-midi. Regardez derrière Pascal, cette végétation encore très dense qui a en partie été touchée.
C'est ses fougères, c'est un tapis de de combustible et c'est ça qui donne ce ce genre d'image. Et ces nouveaux départs de feu, les pompiers qui qui sont mobilisés un peu partout pour justement faire face à la situation, le vent et puis la hausse des températures. Là aussi, ce serait un paramètre attendu demain qui pourrait leur donner du du fil à retordre.
Bien, vous êtes à l'ouest du du bassin d'Arcachon. Nous rejoignons maintenant Charles Flagel et Alice Chauvi qui se trouvent à Somos. Alors Somos, c'est le point de départ des incendies la semaine dernière.
Je vois des gens qui travaillent derrière vous. Charles, racontez-nous. Oui, on était on est effectivement à Somos, là où s'est déclaré le feu mercredi dernier et on est dans une habitation qui est située à quelques mètres seulement d'une zone complètement incendie où il y avait on était avec les sapeurs pompiers de Saint-Emarnes, ils étaient en train de faire une opération de de noyage dans une forêt de pain complètement calcinée.
Et là, on est dans une habitation où les habitants, les voisins essayent de couper du bois pour éviter que le feu n'arrive jusque jusqu'ici. On est avec justement Corentin habitant ici. Racontez-nous un peu qu'est-ce que vous êtes en train de faire et pourquoi pourquoi c'est utile justement ?
Et ben là, c'est utile parce que il reprévoit encore des fortes chaleurs et que ça a brûlé tout autour. les gendarmes, les pompiers ont réussi à sauver un petit peu le plus gros, mais ça remenace toujours de de de brûler quoi autour des habitations. On a encore des sapins qui sont proches, des maisons.
Donc donc voilà, on essaie de tout couper pour réussir à évacuer. Quit à ce que ça brûle, faut que ça brûle mais que ça brûle plus loin plus loin que les maisons quoi. Donc donc voilà, restez vigilant, c'est toujours quel est votre quel est votre état d'esprit un peu aujourd'hui ?
Vous êtes inquiet dans les pour les jours à venir ? Bah inquiet, de toute façon on a passé le plus gros maintenant. Il faut toujours être vigilant.
Euh c'est même lorsqu'on croit que c'est terminé, ça reprend partout. Donc on a arrêté un peu de penser parce qu'avec la fatigue forcément euh comme tout le monde comme tout le monde voilà, on pense que on pense que c'est terminé et ça ça revient, les chaleurs reviennent. Voilà, vigilant.
C'est une journée assez assez calme. Le le vent est un peu tombé pour l'instant. Mais c'est ce qu'on se disait hier aussi.
Ouais, hier ça devait être calme. C'était parti pour être une journée calme et ça a fini un peu au fiasco sur les coups de midi 13h 14h aussi où ça reprenait partout. Donc donc voilà, il faut y être.
On a eu un peu de plus cette nuit mais pas suffisante. Euh voilà, tout le monde est monopolisé pour faire 200 maximum. Les tronins sont en route, les camions citerne, tout y est, quoi.
On est on est à quelques pas d'une zone à incendier. Votre maison a été sauvée, c'est ça ? Ouais, pour l'instant.
Ouais, du moins. Ouais. Moi, j'ai la chance, ma maison est encore là.
Ouais. Paris par grâce au pompiers, ça comment ça s'est passé ? Pompiers, bien sûr.
Ouais, les pompiers étaient là. Ben de toute façon, moi le feu en fait est parti ce qu'on appelle sur le grand boss à Somos, donc juste derrière. Moi ma maison qui est là est au petit boss.
Donc le vent est parti sur le Porsge, a fait tout le tour, tout balayé jusqu'à lège et remonter le lendemain vers ici et a fini de tout brûler quoi. Donc donc voilà, la maison est juste derrière. Voilà.
On fait du mieux qu'on peut. On fait du mieux qu'on peut. Exactement.
On fait ce qu'on peut. Merci en tout cas Corentin. On vous laisse continuer votre votre travail chez vous.
Les pompiers et les habitants qui restent encore très vigilants car des reprises de feu peuvent peuvent arriver à tout instant malgré des conditions météorologiques plutôt favorables aujourd'hui. Moins de vent et des températures en dessous des des 30°gr. Merci Charles.
Vous confirmez. Ange, bonjour. Merci d'être là.
Noiret euh spécialiste météo TF1 LCI. Est-ce que les conditions resteront favorables cet après-midi au moins ? Bah au moins cet après-midi, j'ai pas envie de le dire mais non, ce sera plus trop favorable en fait.
Là pour l'instant en effet, comme le reporteur l'a dit sur place, on est en dessous des 30°gr. Là, je regardais les derniers relevés météorologiques dans la zone. On est plutôt aux alentours des 24 25°gr Mais la chaleur commence à s'installer petit à petit.
Cet après-midi, on va se rapprocher du seuil de forte chaleur de 30°. Donc, il va faire de plus en plus chaud. C'est que le début hein.
Demain, après-demain, ça y est, vous êtes au courant, mais je vous en reparle. On va passer en situation de vague de chaleur caniculaire et on va se rapprocher des 40°grés sur zone progressivement jusqu'à mercredi. Et puis ce fameux vent dont on parle depuis le début de l'incendie, là c'est vrai qu'aujourd'hui il faiblit légèrement mais c'est pas tellement son intensité à ce vent que l'on craint, c'est plutôt son secteur puisque là, on est sur une bascule de vent, il commence à changer totalement d'orientation.
On était plutôt habitué à avoir un secteur ouest depuis depuis le début du weekend et donc j'imagine que toutes les lignes des pompiers se sont adaptées à ce vent qui venait globalement de l'océan. Et là à partir d'aujourd'hui, le vent faiblit mais en fait pendant qu'il faiblit, il commence à pivoter légèrement et j'oriente mes mains comme ça. Pourquoi ?
Parce qu'il va s'orienter nord en fait là petit à petit. Et c'est pas terminé parce qu'ensuite jusqu'à mercredi, au moment où les températures vont continuer de grimper, il va continuer de basculer cette fois-ci est ensuite sud. Donc en fait, on va avoir une rotation quasiment totale des vents et ça, je pense que pour les pompiers, ça va être très difficile à appréhender en plus des fortes chaleurs.
Bon, merci, restez avec nous parce qu'on fera le point sur la fin de semaine et puis j'espère que vous aurez de bonnes nouvelles à nous nous annoncer peut-être pour le début de la semaine prochaine. Xavier Blanquine est avec nous, il est austréiculteur. Bonjour monsieur Blanquin, merci de prendre un petit peu de temps pour échanger avec nous sur sur LCI.
Je, si j'ai bien compris, vous avez une dérogation. Alors le le territoire a été vidé, mais vous avez une dérogation pour poursuivre votre activité. Oui, c'est ça.
Bonjour à tous. Nous culteurs en fait vu qu'on travaille sur des produits vivants, ben actuellement on a la possibilité de reprendre et de retourner sur les parc et de faire les huîres pour ceux ceux qui ont des marchés où il y a encore possibilité de commercialiser. ça peut pas être commercialisé dans la région puisque enfin en tout cas dans la proximité immédiate puisque tout est les établissements qu'on a montré tout à l'heure était tous fermés hein qu' s'agisse de la pointe du Cap Ferré et et même d'une partie du du bassin.
Vous vous avez des moyens pour enfin pardon he l'expression n'est pas juste exporter cette production au-delà du de la proximité ? Non non. Alors moi je commercialise que de que dans des commerces qui sont fermés actuellement donc je pas de la commercialisation mais par contre ben là on est dans la poste des collecteurs parce que on met le frais des huîtres c'est c'est maintenant qu'il faut poser.
Donc on fait tout ce qui est poste des collecteurs et enti entretien et on s'occupe des jeunes huitres. Donc nous il faut qu'on puisse quand même continuer à travailler au maximum quoi. Malgré qu'on n pas de commercialisation.
Vous vousmême vous êtes domicilier à proximité là. Vous êtes au village du Canon. Ouais.
Et et d'accord donc vous vous n'avez pas quitté votre domicile, vous êtes toujours chez vous. Nous après, on a les bateaux, on a les bateaux en première ligne au corp mort. Donc nous pour évacuer, on a pour 2 minutes.
On prend l'annexe, on va au corps mort, on prend le bateau, on s'en va, on fait la traversée. Je pense qu'on serait les les plus rapidement à évacuer. Ce serait nous les astriculteurs à l'heure actuelle.
C'est c'est la première fois que vous voyez un un territoire déserté comme ça. C'est ça. Ça doit être enfin décrivez-nous ce qu'il y a autour de vous.
Euh ben mais autour de nous à part à part quelques-uns qui sont restés euh dans les cabanes et tout ça, après autour de nous non, nous on a juste des balles de pompiers et de gendarme qui passe à côté. Donc euh oui, surtout à cette période, on a il y a personne sur les plages. Il y a c'est le désert complet, quoi.
Ouais. euh avec un un une vigilance renforcée. C'est un sujet que je l'ai pas évoqué là depuis euh midi mais enfin je voulais en dire un petit mot aussi. vigilance renforcée parce que ben dès que les habitations ont été abandonnées par leurs occupements, il y a toujours des roueurs qui sont là et le le risque le risque de pillage.
Alors, je sais que les gendarmes euh je sais que les gendarmes qui viennent d'autres départements font des rondes euh là où les populations ont été évacuées. J'ai même vu des bateaux J'ai même vu des bateaux de la gendarmerie, je sais pas si c'est de la police ou de la gendarmerie qui qui sillonnent les bords de du bassin pour pour observer ce qui s'y passe. Oui, oui, nous nous on les a vu euh la gendarmerie maritime là, ils sont passés quand on était sur la plage là avec un voisin à moi qui est resté et ils nous ont dit justement que si on voyait quoi que ce soit de suspect ben de de leur téléphoner et que ils ils interviendraient.
Et après sur la route pareil, euh moi j'ai été faire une livraison de nourriture à des pompiers là et hier je me suis fait arrêter par les gendarmes. Ouais. Et ils nous ont dit que si on voyait quoi que ce soit de suspect, de leur passer un coup de fil et en fait ils essayent d'être mais d'être à tous les endroits où les gens les appellent quoi.
Bon très bien. Vous vous allez pouvoir sauver votre saison tout bêtement. Ah vous vous à titre personnel hein.
Non non non. Ce qui est perdu, on le récupère jamais. On fera les comptes à la fin de l'année.
Mais non, je pense ça fera ça va faire encore un problème de plus dans la profession qui n'avait pas forcément besoin de ça. Ça ça met en danger votre activité. Ça fait peser sur vous euh personne morale, c'est-à-dire l'entreprise un risque vital.
Ah ben forcément, mais toutes les entreprises du bassin, que ce soit tous ceux qui ont les dégustations ou moi qui travaille avec les grandes surfaces qui font énormément de volume, mais ça va être pareil pour ben pour le barman d'à côté, pour le vendeur de tabac, pour ça va être sur tout le monde l'impact. De toute façon, il y a plus personne sur la plus grosse saison de l'année, donc forcément ça va se ressentir hein. Bon, merci beaucoup monsieur Xavier Blanquin.
Merci de d'avoir pris un tout petit peu de temps et puis évidemment tous nos encouragements, j'allais vous dire qu'on est de tout cœur avec vous, mais c'est vrai qu'on on ressent tous le fait qu'il s'agit d'un drame national et que vous y êtes les uns et les autres exposés avec les les conséquences en série sur le terrain économique. Je veux simplement rappeler que bah il y a eu ce matin une cellule de crise, donc c'est en partie lié à ce que je viens de d'évoquer. D'abord un dispositif de chômage partiel pour les entreprises.
Imaginons que monsieur Blanquin est des collaborateurs et qu'il ait dû en mettre une partie au chômage. B c'est ces collaborateurs seront payés par le l'assurance chômage euh au au titre du du chômage partiel. Et puis euh on a confirmation aujourd'hui du ministre de de l'économie et des finances, monsieur l'escure, que les compagnies d'assurance prendront tout à la fois en charge ce ce qu'elles doivent prendre, hein, ce qui est dans les les contrats, mais aussi euh les frais de de relogement.
Vous avez alors j'ai plus le chiffre sous les yeux, si c'est 220000 2200 personnes qui ont été évacuées, vous avez vu à quoi ressemblait le le la cité des sports à Bordeaux. Euh c'est c'est pratiquement un camp de réfugiés militaire hein, enfin avec des lits picos. Vous avez connu ça hein, on connu ça tous les deux d'ailleurs hein.
Des lit picos, c'est des lits sur lesquels on dort euh en campagne hein, quand on est quand on est militaire et euh des un concours sanitaire euh en matière de santé comme on pourrait le pratiquer sur un champ de bataille. Oui ou j'écoute Patrick Colombal sur la comment dire la la notion financière, il y a il y a plusieurs choses et bon les compagnies d'assurance normalement sur tout ce qui est incendie donc les gens qui ont des dommages au niveau des incendies ça c'est pris en charge ça fait partie des contrats de base he généralement assuré derrière ça il y a aussi dans les contrats théoriquement la majorité des contrats je crois que c'est d'ailleurs obligatoire il y a une partie relogement qui comprise jusqu'à des périodes qui peuvent être assez longues parce qu'on peut être jusqu'à un an je crois et parallèlement à Ça, il y a quand même une chose comment dire sur le sur la notion de catastrophe catastrophe naturelle ou pas là dans ce sujet là, je pense pas qu'on soit d'après ce que j'ai compris dans un arrêté de catastrophe naturelle. C'estàdire ce serait pas le fond de catastrophe naturelle qui rentrera en ligne de compte mais celui d'assurance incendie qui globalement c'est un peu la même chose parce que c'est quand même nous qui payons à la fin c'est toujours c'est toujours la qui paye à la fin.
C'est toujours l'assuré qui paye mais c'est pas tout à fait la même cagnotte là. directement en les compagnies d'assur qui vont être qui vont être là pour substituer à tout ça et ça ce qui est assez normal et puis encore une fois les entreprises qui vont être assurées qui ont des des dommages parce qu'on peut avoir une perte pour le coup s'il y a plus de client une vraie perte surtout si les routes sont fermées parce qu'on leur voà il y a il y a perte d'exploitation alors vous savez que les contrats d'assurance c'est avec ou sans contrat perte d'exploitation il y a il y a une partie du contrat qui peut couvrir ce type de risque mais tout le monde tout le monde n'est pas sû parce que ça coûte cher ça. Bien sûr.
Et puis c'est pour ça que la notion de catastrophe naturelle est importante parce que c'est aussi des des niveaux d'exclusion sur certains type de problématique. Bon qu'on se demande qui a foutu le feu quand même un jour au départ vraiment qu'on réponde à cette question. Comment le réchauffement climatique ?
Oui. Non mais c'est pas le réchauffement qui a bien sûr je partage votre avis, ça a favorisé le le l'expansion de cette cet incendie. Mais vous savez en 1949, il y avait pas de réchauffement climatique et la la moitié de la Gironde a brûlé.
Donc il faut qu'il y ait un incendiaire au départ quand même. Bon enfin c'est un autre sujet. Vous vous avez levé le doigt parce que vous êtes bon élève.
C'était pour c'était c'était pour dire ça. C'était pour dire ça. C'était pour dire que il est quand même important de se concentrer sur les causes profondes de ces feux.
Certes, il y a un incendiaire, il y a une une étincelle, ce qui transforme un feu en mégafeu, c'est quand même les conditions météorologiques qui sont la conséquence du réchauffement climatique. On peut parler de sécheresse, de canicule. C'est quand même très important de le rappeler.
On est en train de vivre le réchauffement climatique. Alors, il y a eu déjà des feux en 1949. Après, là, on est quand même dans une période où les feux sont de plus en intenses, de plus en plus fréquents.
On peut parler de 2022, c'était il y a 4 ans seulement où on parlait déjà du feu du siècle, de l'incendie du siècle et là 4 ans plus tard, on a la même en cinq fois pire. Donc gardons bien en tête de ne pas oublier de nommer les causes profondes. La responsabilité de ce feu, c'est le changement climatique.
Il faut absolument absolument qu'on réduise nos émissions de gaz à pétard parce que le réchauffement climatique, il ne tombe pas du ciel. C'est lié aux activités climati. Il tombe pas du ciel.
Enfin, il tombe quand même un peu du ciel quand il vient quand il vient de quand il vient d'Inde, de Chine, des États-Unis, de Russie et cetera. On est plutôt bons élèves, hein. C'est pour ça que collectivement, il faut absolument qu'on continue à baisser nos émissions.
Et donc ça pas évidemment le but ce n'est pas de culpabiliser euh les citoyens mais c'est de demander à l'État de faire en sorte qu'on puisse décarboniser décarboner pardon, décarboner nos enfants, notre économie, décarboner nos vies. Ça passe notamment par investir dans les transports collectifs pour qu'on ne soit pas dépendant de notre voiture. Ça passe aussi par faire en sorte de pouvoir faire une transition agroécologique.
Il y a tout un tas de facteurs qui peut être mis en place et il faut absolument qu'on puisse éviter que ce soit pire demain. Je voudrais donner la parole au professeur M. Garbane.
Bonjour. Rebonjour professeur. Nous nous avons évoqué tout au long de ces ces 3 heures les conséquences des incendies. conséquences majeures, hein, montrer ce panage de fumée qui traverse désormais le pays, qui part de de l'arc atlantique pratiquement pour aller jusqu'à la Méditerranée puisque on en trouve des traces dans le département de l'héros.
On est à Montpellier là en réalité. Est-ce qu'il faut vraiment s'enquiéter professeur de ces fumées toxiques ? J'allais dire euh les fumées qui se dégagent des incendies de forêt contiennent des gaz toxiques et des microparticules.
Euh ces microparticules peuvent être véhiculées sur des centaines de kilomètres comme vous l'avez décrit. Et donc effectivement, il y a un risque potentiel notamment chez les personnes les plus vulnérables, c'est-à-dire les personnes âgées, les nourrissons, les femmes enceintes, mais aussi surtout les personnes porteuses de maladies chroniques, respiratoires, dermatologiqu voire cardio-vasculairire. Mais les personnes les plus à risque sont essentiellement les asthmatiques.
Pourquoi ? parce que ces microparticules vont pénétrer dans les voies respiratoires supérieures et vont irriter les bronchioles et provoquer une inflammation qui va donc entraîner une crise d'asthme aigu. Donc oui, il y a un danger et bien sûr, ce danger est d'autant plus important qu'on est proche du foyer d'incendie, c'est-à-dire on est dans une zone où la concentration dans l'air des microparticules est importante.
Maintenant, je crois qu'à Montpellier, cette concentration est suffisamment faible pour ne pas avoir de conséquences sur la santé humaine. Bon, il faudra il faudra suivre tout ça bien sûr euh euh rapidement simplement la ville de Bordeaux directement exposée. Pas pas de risque vital là non plus, pas de risque pardon, j'icipe peut-être hein de de d'évacuation non pas en raison des feux mais des fumées.
Alors je dirais euh bon c'est pas à mon échelle, je n'ai pas tous les paramètres pour pouvoir dire sil faut ou pas évacuer la ville. Je crois que les autorités sanitaires ont sont conscients des choses, notamment des des mesures dans l'air atmosphérique des différents gaz toxiques, de la quantité de particules flottantes sont effectuées. Ils prendront les bonnes décisions.
Euh ça a déjà été le cas de d'un certain nombre de villages comme vous le savez dans les départements concernés de façon préventive. D'ailleurs à ce jour, je ne crois pas qu'il y ait une victime de ces fumé d' pas eu. Bon, merci en tout cas professeur Megarban pour cette cet éclairage.
Un résumé de la situation mais dans quelques instants, Céline Pitler reviendra sur tous ces éléments. Le feu n'est pas maîtrisé. Nous sommes aujourd'hui lundi, il reste 36 he une fenêtre de tir assez limitée pour réduire au maximum ces incendies.
Au-delà. Pourquoi je vous pose la question ? Vous avez écouté Angiret tout à l'heure.
Bah parce que les grandes chaleurs reviennent parce que les vents sont tournoyants. Vous nous avez décrit pratiquement euh une rotation à 360°. Ouai. sur sur une sur une période certes un peu longue mais qui va compliquer la vie des des pompiers. euh plus de pratiquement 200000 personnes qui ont été euh évacuées, un territoire qui est fermé aujourd'hui.
Et donc chaque jour, les pompiers qui luttent pied à pied, le président de la République et le ministre de l'intérieur doivent arriver d'une minute à l'autre. Vous suivrez euh tout ceci sur euh LCI. Je vous souhaite une bonne journée.
Emmanuel Macron