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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 17 octobre 2017 2 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesNumérique

«IL FAUT DÉFINANCIARISER L'ÉCONOMIE» - Mélenchon

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15MélenchonFait
    « le financement de l'industrie n'est possible que par deux voies : les actions et les emprunts. »
  • 0:30MélenchonFait
    « Vous n'avez pas sur le marché de création nouvelle d'actions capables d'éponger les sommes qui sont mises en circulation par cette libération de charges sur le capital. »
  • 0:45MélenchonFait
    « celui-ci ne trouvera qu'un usage : s'investir sur des actions existantes et donc, ça s'appelle d'un nom que l'on connaît : de la spéculation et rien d'autre. »
  • 1:15MélenchonFait
    « la moyenne, c'est vingt secondes --. C'est votre gouvernement, en juin, qui a interrompu la taxe qui était en prévision en Europe sur les transactions financières. »
  • 1:30MélenchonFait
    « Vous pensez qu'en fluidifiant le capital, la ressource va s'allouer correctement à l'endroit où elle est nécessaire. »
  • 1:45MélenchonPromesse
    « Nous croyons au contraire -- je terminerai là-dessus -- que c'est en le contraignant et donc en libérant peut-être d'un maximum de charges sur le capital RÉINVESTI, ça oui, ça aurait un sens. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Puisque d'une certaine façon nous étions appelés à le faire, je voudrais dire à M. Lemaire que ce qui nous sépare, ce n'est pas ceux qui écrivent le projet, mais le contenu du projet et il est normal qu'on en débatte. Au fond, vous avez l'idée -- on a appelé ça la théorie du ruissellement; je sais que vous, vous rejetez cette idée, on va le prendre par un autre bout -- votre idée est que si l'on épargne la charge sur le capital, celui-ci, allégé, ira à l'investissement.

Voilà, c'est votre raisonnement. Il se trouve que cela n'est prouvé nulle part. C'est-à-dire que le financement de l'industrie n'est possible que par deux voies : les actions et les emprunts.

Vous n'avez pas sur le marché de création nouvelle d'actions capables d'éponger les sommes qui sont mises en circulation par cette libération de charges sur le capital. Par conséquent, celui-ci ne trouvera qu'un usage : s'investir sur des actions existantes et donc, ça s'appelle d'un nom que l'on connaît : de la spéculation et rien d'autre. Là, j'ai mis de côté l'aspect « banque ».

Oui, mais ce point-là a sa grande importance. Donc, si vous comptez sur le capital financier, c'est là qu'est notre séparation. Nous, nous croyons le contraire qu'il faut définanciariser l'économie et c'est la raison pour laquelle nous proposons sans cesse de couper les voies par lesquelles ce capital a une libre circulation qui lui fait envisager, par exemple, une propriété d'un titre d'actions -- aujourd'hui, la moyenne, c'est vingt secondes --.

C'est votre gouvernement, en juin, qui a interrompu la taxe qui était en prévision en Europe sur les transactions financières. C'est vous qui avez supprimé la taxe qui devait s'appliquer aux transactions quotidiennes en actions. Toutes choses qui ont une logique : la même que celle que vous venez de défendre avec la plus grande clarté à cette tribune, et de cela nous vous sommes reconnaissants parce qu'au moins c'est clair.

Vous pensez qu'en fluidifiant le capital, la ressource va s'allouer correctement à l'endroit où elle est nécessaire. Nous n'en croyons rien. Nous croyons au contraire -- je terminerai là-dessus -- que c'est en le contraignant et donc en libérant peut-être d'un maximum de charges sur le capital RÉINVESTI, ça oui, ça aurait un sens.

Mais ça n'en a pas de croire qu'un agent économique, par sa seule vertu, va déclencher une action positive pour l'économie. Ça, nous ne le croyons pas.

«IL FAUT DÉFINANCIARISER L'ÉCONOMIE» - Mélenchon — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote